Ça fait belle lurette depuis la dernière critique d’un film ici, avec Monsieur Aznavour en septembre. Je ne pensais pas que j’allais assister à la soirée ciné de l’OCA hier, car c’était déjà complète il y a une semaine. Cependant, l’organisatrice m’a appelé hier aprèm pour me dire qu’il y avait des annulations, alors aimerais-je y aller ?
Alors, ça ne m’a laissé que 3 heures pour préparer un dessert. Avec si peu de temps, je me suis dit : « Ben, vous n’avez pas trop d’ingrédients. Faites des brownies d’après la recette inratable de la dernière bûche de Noël. » Puis, mon miroir m’a répondu : « D’abord, je ne m’appelle pas Ben. Autre chose, la dernière fois que vous avez apporté des brownies à un tel événement, tout le monde a fait des commentaires, ‘Oh, tu cuisines à l’américaine maintenant ?’ Vous aimez ça, vous ? »
Alors, les voilà :

Autre chose ? Le saligaud avait raison. Désormais, tout abonnement à Un Coup de Foudre vient avec une poêle du Creuset gratuite. Vous êtes simplement obligés à me cogner sur la tête si je pense même un instant à faire une autre recette américaine. Je m’inquiète depuis le début que tout le monde pense, « Bof, le Yankee imperialist veut tout changer chez nous », raison pour laquelle j’essaie de cuisiner uniquement des recettes françaises.
De toute façon, le film.

Il n’y a pas de photos, parce que c’était un film en groupe, alors pas de pauses. J’essaierai de décrire l’intrigue, mais j’ai raté certaines choses à cause de… raisons.
Le film commence dans un musée. Une belle poignée de personnes qui n’auront aucune importance à l’intrigue sont en train de tourner… un clip ? Un Instagram reel ? Peu importe… dans un musée avec des peintures impressionnistes. L’une d’entre eux reçoit un message qu’il doit assister à une réunion, car la région de… Normandie ? Île-de-France ? L’une des deux, peu importe… veut condamner la maison de son ancêtre, une certaine Adèle Meunier, pour la remplacer avec des panneaux solaires. Mais à cause de… raisons… il y a des questions de qui est le propriétaire, alors ils ont recherché tous les descendants de cette personne pour avoir une réunion et décider avec qui ils doivent négocier. Ou quelque chose.
Il y a environ deux douzaines d’héritiers, mais personne ne semble avoir la moindre idée de qui était Adèle, leur arrière-arrière-grand-mère selon un graphique. Ils choisissent 4 personnes pour représenter le groupe. Ces 4 vont visiter la maison en Normandie, dont personne ne vit depuis 80 ans, retrouver les biens là-dedans, s’il y en a, puis ils voteront sur quoi faire.
Ils doivent utiliser une hache pour ouvrir la porte. Une fois à l’intérieur, il y a des dizaines de vieilles photos en noir et blanc sur les murs, ainsi que ce qui semble être un tableau impressionniste. Puis, les voyages dans le temps commencent.
Tout à coup, on est 1895, et Adèle quitte sa maison. Elle s’habille comme si c’est un personnage d’un film de Jane Austen, malgré le fait qu’elle n’a pas beaucoup d’argent. Gaspard, son copain, poursuit le wagon qui l’apporte vers un quai où elle prendra un bateau à Paris. Gaspard est bien habillé mais peur courir comme Sonic le hérisson pour joindre le wagon d’un endroit à presque 500 mètres quand il l’aperçoit.
Sur le bateau, Adèle fait la connaissance de deux jeunes hommes qui vont à Paris. Elle leur dit qu’elle va chercher sa mère, qui elle n’a jamais connu. Elle la trouve, mais… maman est prostituée ou quelque chose, c’est pas important, alors Adèle, qui n’a pas de logement ou d’argent, cherche les hommes pour rester chez eux, avec leur mère.
On passe encore et encore entre le présent et le passé alors que les gens du présent essaient de découvrir qui était Adèle vraiment. À chaque fois où ils regardent une autre photo, on revient vers le passé pour voir les évènement qui ont eu la photo pour résultat.
Le film dure 2h. À 1h10, je me suis endormi pendant 10 minutes. Ça n’a eu aucun effet quant à ma compréhension de l’histoire. Disons qu’à la fin, Adèle se révèle probablement la fille de Claude Monet, mais c’est pas important.
Et c’est ça le problème avec ce film, exactement comme En corps, l’autre film de M. Klapisch que j’ai vu. Il y a beaucoup trop de personnages et de fils à suivre, et on n’a jamais l’impression que leurs choix ont la moindre importance. Adèle n’a absolument rien mais est à Paris toute seule ? N’importe quoi, ça ira. Elle va chez deux hommes qu’elle ne connaît vraiment pas sans s’en soucier même un peu. Elle sourit tout au long du film, peu importe la situation — presque exactement comme Marion Barbeau dans En corps ! C’est donc la faute au réalisateur.
Après être rentré, j’ai recherché le film. Et j’ai trouvé cet article de France Inter, avec les avis de 4 critiques. Les réactions ? « C’est lourd. » « On n’y croit pas une seule seconde. » « C’est très mauvais. » « Un bon docu fiction. » Trois des critiques ont raison ; l’autre a besoin d’une poêle sur la tête.
Cédric Klapisch a beaucoup de style, et la photographie est vraiment superbe, mais si je vous dis « Je vais tenter ma chance avec un autre de ses films », considérez ça pareil à faire des brownies pour des Français. Vous savez maintenant quoi faire.

Ce n’est pas le genre de film qui m’attire. Comme toi, je me serais endormi pendant la séance. 🥱
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Moi non plus, tous ces aller-retours entre passé et présent, et ces personnages qui n’ont pas vraiment de rôle… ce film ne m’attire pas.
Au moins, les brownies ont sauvé ta soirée avec tes amis !
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