Je découvre l’Indre

On continue le tour avec le 36, l’Indre. C’est le département le quinzième moins peuplé, et les habitants se nomment indriens. C’est notre troisième séjour dans la région du Centre-Val de Loire (si on ne compte pas que j’ai passé une belle journée dans le Loiret). En plus, c’est notre deuxième séjour dans l’ancienne province du Berry, et je dois vous dire — ils ont le meilleur site web touristique que j’ai vu. (Contrairement à tous les autres, on peut emprunter leurs photos !)

Encore une fois, on commence donc en dehors de la préfecture, cette fois au Château de Valençay (3 étoiles Michelin), l’ancienne maison du plus grand homme politique de tous les temps, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, dit simplement Talleyrand chez les anglophones. Si vous n’êtes pas d’accord sur sa grandeur, considérez qu’il n’a perdu la tête ni sous l’ancien régime, ni sous Robespierre, ni sous Napoléon. C’est comme M. Machiavel — même si on n’est pas d’accord avec ses choix, impossible de nier son talent. Dans le château, on trouve les salons où M. Talleyrand accueillait des diplomates, des souvenirs du Congrès de Vienne, un parc et des jardins exceptionnels, et les cuisines où travaillait le chef légendaire Antonin Carême. (Un nom plutôt malheureux pour un chef, non ?)

Château de Valençay, Photo par Krzysztof Golik, CC BY-SA 4.0

Très peu au sud de Valençay, on trouve le Château de Bouges (2 étoiles), à Bouges-le-Château. J’ai failli le visiter juillet dernier. Comment ? Eh bien, c’est une réplique du Petit Trianon à Versailles ! Bien sûr, c’est pas une copie exacte — il y a leurs propres collections de meubles et d’art, mais à l’extérieur, c’est en fait Versailles ici ! Puis on conduit environ 60 km vers l’ouest pour visiter le Château d’Azay-le-Ferron (1 étoile), un château qui a eu de nombreux propriétaires entre le XVe et XXe siècles et a donc de nombreux styles architecturaux aussi.

Très proche à Azay-le-Ferron, on trouve le Parc naturel régional de La Brenne (2 étoiles), où on trouve plus de 3 000 étangs et 100 000 de tortues ! Après avoir passé un jour au parc, on conduit un peu vers l’est, pour visiter l’Abbaye de Fontgombault (1 étoile), du XIe siècle, avec une église du style roman. Leur communauté religieuse a même fondé un nouveau monastère aux États-Unis, Notre-Dame de Clear Creek dans l’Oklahoma. Notre plus long trajet — 90 km à l’est — nous amène à Nohant-Vic pour visiter la Maison de George Sand (1 étoile), consacré comme musée de l’écrivaine célèbre (de son vrai nom Aurore Dupin) et ses connaissances, comme Balzac, Delacroix, Liszt, et Chopin — à l’honneur de ce dernier, on y trouve le Festival Chopin tous les juins. Pendant que vous êtes là, ne ratez pas non plus les Fresques de Vic (2 étoiles), du XIIe siècle, dans l’Église Saint-Martin. On finit à Issoudun, pour visiter le Musée de l’Hospice Saint-Roch (2 étoiles), avec une collection très inhabituelle, dont deux sculptures de l’Arbre de Jessé, de l’art océanienne, et du patrimoine, dès l’époque gallo-romaine.

On a fait un tour autour de la préfecture, Châteauroux, sans la visiter. Ça n’arrive jamais ici, je veux donc vous dire que j’aime bien ce que j’ai trouvé de cette ville-là. Il me semble que je pourrais être très heureux d’y vivre. Mais en tant que destination touristique, je trouve que les bonnes addresses de l’Indre sont en dehors.

Qui sont les personnages les plus connus de l’Indre ? Il faut qu’on commence avec le prince Talleyrand et l’écrivaine George Sand. Le réalisateur Jacques Tati a tourné le film Jour de Fête à Saint-Sévère. L’acteur Gérard Dépardieu est né à Châteauroux, Le prince infâme italien César Borgia était seigneur d’Issoudun,

Quoi manger dans l’Indre ? Ils partagent leur cuisine avec leurs voisins berrichons du Cher, alors on y trouve le truffiat, une galette pleine de pommes de terre que nous avons déjà goutée — également pour le gâteau moelleux aux noix du Berry. La lentille verte est un produit local Label Rouge, et ça fait partie de nombreux plats, dont la crème de lentilles vertes et la velouté de lentilles vertes. Il y a deux fromages AOP de l’Indre, le fromage chèvre de Valençay, et le Pouligny-Saint-Pierre. Les vins de Châteaumeillant viennent également de l’Indre que du Cher, mais je ne peux pas les acheter ici. Parce que j’ai déjà fait un dîner très typique du Berry, peut-être qu’on fera des recettes du chef Carême. On verra.

Le héros que j’admire

Ça y est ; j’ai enfin trouvé le personnage français dont j’ai le plus envie d’imiter ! C’est Hubert Bonisseur de la Bath, qui se comporte exactement comme moi (pourtant, il est en meilleure forme). Dans « Le Caire, nid d’espions » il dit beaucoup de choses qui pourraient être des phrases sur ce blog ! Mais avant de parler du film, je vous dois mes excuses — je l’ai loué sur iTunes aux États-Unis, alors il y a des sous-titres en anglais.

On commence dans un avion à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Hubert (OSS 117) et son ami Jack volent des plans pour les fusées V-2 et tuent un colonel nazi.

Dix ans plus tard, on rencontre OSS 117 à Roma, où il vole une enveloppe à la Princesse Al Farouk, qui tombe amoureuse de lui. Leur conversation est marrante :

Princesse : Avant de partir, sale espion, fais-moi l’amour.

OSS 117 : Je ne crois pas, non.

Princesse : Pourquoi ?

OSS 117: Pas envie. Je n’ai pas aimé le truc sur les vaches.

Princesse : Je le retire.

Notre héros revient à Paris, où il reçoit ses ordres pour aller au Caire. À l’aéroport, il retrouve Larmina, le secrétaire de son ami Jack.

Au canal de Suez, il y a une scène culte. OSS 117 nous montre qu’il ne se soucie d’aucune culture en dehors de la France. Et on trouve combien de posts sur des autres cultures ici ? Exact.

OSS 117: Construire pareil ouvrage il y a quatre mille ans, il fallait être visionnaire.

Larmina : Le canal a été construit il y a seulement quatre-vingts six ans.

Puis OSS 117 et Larmina arrivent au bureau de la Société Cairote d’Élevage de Poulets, où Jack travaillait. Ils retrouvent Moeller, un concurrent allemand, et OSS 117 nous montre qu’il ignore n’importe quel indice, comme le mot « Kapov » écrit dans un paquet d’allumettes.

À son hôtel, OSS 117 est pris en embuscade par la princesse et son acolyte. Il est très doué en combat ! On voit un exemple de la pauvre qualité de la traduction — en français, OSS 117 dit qu’il a un « pistolet », et la traduction dit « revolver. » C’est en fait un semi-automatique.

Plus tard, il y a une autre mauvaise traduction du dialogue suivant :

Larmina : Mais ce sera surtout l’occasion de rencontrer le gratin Cairote.

OSS 117 : Et non pas le gratin de pommes de terre ! … Nan, parce que ça ressemble à carotte, Cairote. Le… le légume, puisque vous avez dit gratin… Gratin de pommes de terre… C’est, c’est une astuce…”

La traduction parle de beurre et de crème, pas de légumes. Je ne connaissais pas ce sens du mot gratin. En anglais, on dirait « la crème de la crème » — oui, avec des mots français. En tout cas, lui et moi, nous racontons des blagues de même qualité .

À la fête de laquelle ils parlaient, OSS 117 dit des choses insultantes à propos de l’Islam parce qu’elle ne boit pas d’alcool. Mais ensuite, Larmina lui donne, à mon avis, le plus grand compliment possible :

Plus tard, il est capturé par des militants islamistes qui essayent de le noyer.

Après s’être échappé, lui et Moeller se retrouvent et Moeller l’emmène dans une pyramide.

Il s’avère que Moeller est un ancien colonel Nazi, et il a des plaintes :

Moeller : C’est marrant que c’est les Nazis qui ont les mauvais rôles

Après qu’OSS 117 ait attrapé les Nazis, Larmina lui demande comment il a trouvé le bon bouton pour fermer la porte. Et il répond avec une réplique qui pourrait être le slogan de ce blog :

Larmina : Comment avez-vous fait ça ?

OSS 117 : Ma chère, quand on s’intéresse à une culture, on en apprend la langue.

(Peu importe que ça contredise son attitude d’avant.)

Au fait, j’étais bien curieux de sa montre — il s’est avéré que c’était une Tissot. Ça me surprend parce qu’à l’époque du film (1955), les Bréguet étaient toujours fabriquées en France (jusqu’en 1987). Un tel chauvin français n’aurait dû porter rien d’autre.

De toute façon, OSS 117 découvre que c’est en fait son ancien ami Jack qui est derrière toutes les intrigues du film. La princesse tue Jack, puis elle se bat contre Larmina. OSS 117 et Larmina finissent par détruire les armes qui étaient la raison pour la mission au début.

OSS 117 rentre en France, et déjeune avec son chef à propos de sa prochaine mission, en Iran.

Chef : Je vous envie, Hubert. L’Iran est un beau pays et je crois que les Occidentaux y sont fort appréciés.

OSS 117 : Vous savez, les Occidentaux sont appréciés partout à condition qu’ils y mettent un peu du leur.

Voyez-vous ? Comme on dit, « Qui se ressemble, s’assemble ». Pas surprenant que j’adore OSS 117 !

Le con stéréophonique

J’imagine souvent une conversation entre quelqu’un comme moi et un Français :

Français : Tu vas où en vacances ?

Américain : Je visiterai Colères.

Français : Tu n’es pas sérieux ! Où est-ce ?

Américain : T’es con, toi ? C’est la préfecture du 49 !

Français : C’est toi le con ! C’est Angers !

Américain : Ouais, et ma carte est en anglais, et « anger » est « colère » en français. C’est quoi le problème ?

J’ai de plus en plus la même pensée sur des mots en anglais. Pour une conférence, on dit « conference, » sans l’accent, et « convention » est le même mot dans tous les deux, mais on dirait aussi pour les deux « con. » C’est encore plus drôle pour « téléconférence », parce que l’on dit « telecon, » et c’est habituellement un coup de fil avec plusieurs cons en même temps. Je vous dis tout ça parce que jusqu’à il y a 2 semaines, j’allais assister à un événement aujourd’hui appelé « Audio Con LA. »

En fait, cet événement pour des mélomanes est géré par deux québécois, qui gèrent aussi le Salon de l’Audio de Montréal, et personne ne peut me convaincre qu’ils n’ont déjà eu cette pensée. De toute façon, Audio Con est annulé à cause d’Omicron. Et je suis tellement triste parce qu’il y aurait été beaucoup de liens entre l’événement et ce blog. Oubliez les déchets comme Sony ou Samsung ; certains des meilleurs équipements au monde viennent de France. Je parle de marques comme Focal, Micromega, et Jadis. Mais il s’avère que j’ai quand même une histoire de son et d’un produit français.

Depuis mes jours au lycée, je suis toujours fier du fait que tout mon équipement est fabriqué aux États-Unis. Beaucoup de monde croient que tout ce genre de truc vient du Japon ou de la Chine, mais c’est pas vrai. Quand je dis tout mon équipement, c’est la vérité — l’amplificateur, les haut-parleurs, même deux des trois lecteurs de disques (pour mes films français, j’ai dû acheter un produit de Sony). J’ai le même casque depuis 1996, qui vient d’une entreprise à New York City :

Le casque marche parfaitement toujours, et d’habitude, je ne fais pas de changements juste pour l’avoir fait. Mais c’est mon loisir le plus important, et j’espérais qu’en assistant à Audio Con, j’aurais eu l’opportunité d’écouter certains produits français. Je veux que ça fasse partie de toute ma vie.

Par hasard, en même temps que l’évènement a été annulé, j’ai eu une très rare opportunité, d’acheter un casque audio de Focal — d’un revendeur autorisé, mais arrêté par le fabricant — pour un tiers de son prix d’origine. J’ai pris le risque. Voilà :

Et croyez-moi, je l’ai enregistré avec Focal dans la bonne langue :

Comment est-ce ? Si vous connaissez bien les casques, il y a deux sortes, ouverts et fermés. Mon ancien, c’est ouvert. Le nouveau, c’est fermé. Je dirais que le nouveau est plus différent que meilleur, mais c’est également le cas que mes jeans du Temps des Cerises ne sont vraiment pas meilleurs que les jeans Polo. Ce sont plutôt une expression d’identité, et pour la deuxième fois cette semaine, je ne regrette rien.

JE QUITTE LE GROUPE !1!!

Il y a un genre d’humour sur Internet à propos des groupes sur Facebook et le drame entre leurs membres. Ce mème est typique et partout sur Facebook, je n’ai donc pas une source particulière :

L’addition d’un mélange de points d’exclamation et le numéro 1, c’est de l’humour typiquement anglophone à propos du même sujet. Je le mentionne pourquoi ?

Hier, j’ai parlé de M. Macron et son commentaire « Un irresponsable n’est plus un citoyen » et je vous ai dit que j’ai eu une nouvelle triste. Je ne me souviens pas de l’avoir mentionné, mais pendant toute l’année dernière, je faisait partie d’un groupe de conversation hebdomadaire sur Zoom. C’est tout en français et je l’ai rejoint parce que leur organisateur m’a trouvé sur Quora (pas ici) et m’a invité. De leur description sur le site Meetup :

Comme d’habitude, notre réunion du Samedi est une conversation à bâtons rompus, entièrement en français avec un hôte français, autour d’une variété de sujets touchant à la France: films, court-métrages, livres, voyages, jeux de la ville mystère, gastronomie, …

Ce qui arrive le plus souvent n’a rien à voir avec ces sujets. C’est plutôt le virus et la politique. Samedi dernier, plusieurs heures après la dernière séance, j’ai envoyé un courriel à l’organisateur que je ne reviendrai plus, et je lui ai expliqué pourquoi.

D’habitude, il n’y a qu’un français natif dans ce groupe (parfois des invités aussi). La plupart du reste sont des américains ; il y en a plusieurs qui passent leurs appels depuis l’étranger. Je vous dis ça pour que vous compreniez que quand ce groupe parle de la politique française, presque personne n’est vraiment bien au courant sur le sujet (je crois que je suis le seul qui lit un journal français). Mais ce que certains adorent, c’est utiliser des anecdotes françaises pour marquer des points sur notre politique nationale.

Le modérateur a joué une vidéo de l’AFP avec des nouvelles sur M. le Président Macron et son commentaire. Puis un monsieur a commencé à expliquer comme il est d’accord, comme c’est une bonne idée. Je connais trop ce monsieur. Il ne sait rien de la France sauf la langue, mais il adore insulter n’importe qui qui n’est pas d’accord avec lui. Et franchement, il y a une mauvaise tendance aux États-Unis pour que tout le monde soit d’accord avec la personne la plus folle dans une conversation de peur que l’on ne soit dénoncé. Alors ce qu’il disait vraiment, c’était son espoir que beaucoup de monde perdraient leur citoyenneté. C’est la recette d’une nouvelle Guerre civile, et n’imaginez pas du tout que c’est seulement un parti qui a des pensées comme ça ici. C’était pas la première fois où j’ai entendu de la haine dans sa bouche, j’ai donc raccroché.

Je savais déjà que je ne pourrais contredire cette personne. Alors j’ai passé plusieurs heures en réfléchissant, puis j’ai écrit mon courriel et j’ai quitté leur groupe privé sur Facebook. Je n’ai dit rien à personne d’autre ; c’est pas mon style de faire du drame. J’ai déjà un bon fournisseur pour ça.

J’aimerais toujours avoir un groupe pour discuter les mêmes sujets sur lesquels j’écris. Celui-là n’était pas le bon.

Faut pas emmerder les Français

On commence avec une blague que j’ai entendu l’année dernière. Je dois l’écrire de mémoire.

C’est un Allemand, un Britannique, un Américain, et un Français qui ne veulent pas se faire vacciner. Le médecin dit à l’Allemand « Mais c’est une commande de l’État ». Et l’Allemand s’est fait vacciner. Le médecin dit au Britannique, « Mais j’ai lu dans les tabloïds que la famille royale s’est fait vacciner ». Et le Britannique s’est fait vacciner. Puis le médecin dit à l’Américain, « Mais vos voisins se sont tous déjà fait vacciner ». Et l’Américain s’est fait vacciner.

Finalement, le médecin dit au Français, « Vous n’avez pas le droit de vous faire vacciner ». Et le Français s’est fait vacciner.

Bien sûr, c’est Le Canard qui m’a rappelé celle-là :

Savez-vous qui se sent aussi emmerdé cette semaine ? La gestion chez Kärcher. Hier, ils ont demandé aux candidats français d’arrêter d’utiliser leur marque.

Mais c’est vraiment pas M. Jadot qui les a provoqués, mais plutôt ces deux :

Cette histoire est assez choquante — un député LREM a été agressé devant chez lui dans l’île de Saint-Pierre-et-Miquelon. Moi, j’étais surpris par la langue de l’article : « Un élu de la République lynché devant son domicile familial. » (Souligné par moi.) En anglais, « lynch » comme verbe veut dire tué par une foule. Ce serait mal pour moi de critiquer l’usage en dehors de l’anglais, mais si vous utilisez ce mot avec un anglophone, sachez que ça veut dire quelque chose de plus lourd qu’en français.

On va parler plus de ce commentaire demain, que certains ne sont plus des citoyens. J’ai une triste nouvelle lié au commentaire de M, le Président Macron, mais je vous dirai en ce moment que je ne regrette rien.

Finalement, ce dernier rappelle la citation célèbre de M. Staline, « Le Pape, combien de divisions ? ». L’article lié (sur la citation seulement) est de l’un de mes anciens suivants sur Twitter, Brice Couturier. J’étais choqué quand un journaliste m’a suivi ; je me demande toujours ce que j’ai fait pour le faire changer d’avis.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Mon dîner bretillien

On finit — très en retard — notre séjour dans l’Ille-et-Vilaine avec LE plat bretillien, et un dessert typiquement breton. Voilà la galette saucisse et le kouign-amann, façon « S ».

C’est quoi, la façon « S » ? Eh bien, j’ai une amie qui me dit souvent après avoir lu mes posts qu’elle ne peut pas goûter mes desserts parce qu’elle a besoin d’aliments sans gluten. Vous savez qu’ici, on respecte toujours la tradition et les produits traditionnels, mais c’est une question de la santé, pas d’être difficile. En plus, elle m’a dit il y a des mois qu’elle aimerait voir ce que je pourrait faire avec les kouign-amanns. En son honneur, j’ai décidé que je ferais de petits kouign-amanns selon ses besoins — mais aussi avec une garniture de son enfance. Voilà la confiture aux salmonberries (ronces remarquables), qui viennent de notre état d’Alaska :

En 2002, j’étais en Alaska pour ma lune d’enfer (c’est comme une lune de miel, mais avec votre ex futur) et j’ai goûté ce genre de confiture pour la première fois. Je regretterai pour toujours l’une de ces choses. Peut-être que Dieu me punit pour ne pas avoir suffisamment apprécié cette confiture-là. Et maintenant, vous savez pourquoi ça fait plus d’un mois pour ce dîner — j’ai fait de nombreuses expériences, mais je n’ai jamais arrivé à faire une pâte sans gluten avec assez de structure. Je continuerai d’essayer, mais je ne le permettrai plus d’empêcher notre Tour des Départements.

Je dois la recette de la galette bretonne au Journal des Femmes. On peut lire comment faire une galette saucisse à Recettes Bretonnes, mais tout ce qui est important, c’est qu’il faut griller la saucisse, pas la faire cuire dans une poêle. Ne mettez pas d’autres assaisonnements. Les bretilliens se moqueront de vous ! (Ne prenez pas ma parole mais plutôt celle de l’Association de la Sauvegarde de la Galette Saucisse Bretonne.)

Les ingrédients pour la galette bretonne (pour 4 personnes) :

  • 264 grammes de farine de sarrasin
  • 8 grammes de gros sel
  • 60 cl d’eau froide
  • 1 œuf

Les instructions pour la galette bretonne :

  1. Dans un saladier, mélanger la farine et le gros sel.
  1. À l’aide d’un fouet, verser l’eau en deux ou trois fois, tout en mélangeant la préparation. On obtient une pâte lisse et épaisse à laquelle on ajoute un oeuf pour donner une belle coloration à la cuisson.
  1. Filmer et laisser reposer 1 à 2 heures au réfrigérateur.
  2. Graisser la crêpière avec une coton imbibé d’huile. Verser une louche de pâte, attendre que la galette colore pour la décoller à l’aide d’une spatule et la retourner. La laisser cuire encore 1 minute environ.
  1. Faire griller des saucisses. Les envelopper dans des galettes. Répéter. C’est tout.

Je dois la recette des kouign-amanns au site Food Wishes. J’ai recherché de nombreuses recettes, mais j’ai choisi celle-ci car j’ai trouvé sa technique avec le beurre intéressante. Puisque ce dessert est une réussite, je trouve qu’il a raison, même s’il parle anglais dans sa vidéo au lien. Je recommande fortement que vous regardez cette vidéo-là avant de faire cette recette.

Les ingrédients pour les kouign-amann :

  • 230 ml d’eau tiède
  • 1 cuillère à café de levure boulangère
  • 1 cuillère à soupe de sucre
  • 15 grammes de beurre doux, fondu
  • 325 grammes de farine T65
  • 1 cuillère à café de gros sel
  • 130 grammes de sucre
  • 10 grammes de gros sel
  • 250 grammes de beurre demi-salé, froid
  • De la confiture (facultatif)

Les instructions pour les kouign-amann :

  1. Dans un gros saladier, mélanger l’eau tiède, la levure boulangère, et 1 cuillère à soupe de sucre. Laisser reposer pendant 10 minutes.
  1. Ajouter le beurre fondu, puis environ 275 grammes de farine, puis 1 cuillère à café de gros sel. Mélanger avec une cuillère en bois jusqu’à ce que le mélange devienne une boule pâte assez collante.
  1. Mettre le reste de la farine sur votre plan de travail. Rouler la pâte dans la farine en la pétrissant. Quand la boule a un extérieur sec et est devenue homogène, vous êtes fini, même si vous n’avez pas utilisé toute la farine.
  1. Mettre la boule de pâte dans un bol beurré et couvrir avec un torchon. Laisser reposer pendant 90 minutes à température ambiante.
  1. Sortir la pâte du bol, sur un plan de travail fariné. Étaler en forme de rectangle, 3-5 mm d’épaisseur.
  1. Avec une râpe à fromage ou un Microplane, râper la moitié du beurre partout, sauf près des bords. Fariner les mains puis presser le beurre dans la pâte. Plier par tiers, couvrir avec du film à contact et laisser reposer au frigo pendant 30 minutes.
  1. Sortir la pâte du frigo et répéter avec l’autre moitié du beurre. Cette fois, ne remettez pas la pâte dans le frigo après l’avoir étalée. Étaler et plier par tiers encore deux fois. ENSUITE, couvrir la pâte encore une fois avec du film à contact, et laisser reposer au frigo pendant au moins 1 heure.
  1. Pendant ce temps, préparer le sucre salé et le moule. Pour le sucre, mélanger 130 grammes de sucre avec 10 grammes de gros sel dans un bol. Puis beurrer le moule, mettre du sucre salé dans chaque créneau, et secouer pour faire couvert les bords des puits.
  1. Sortir enfin la pâte. Ne farinez pas le plan de travail, mais plutôt saupoudrer avec du sucre salé. Mettre la pâte sur le sucre salé et saupoudrer avec plus de sucre salé. Étaler un gros rectangle de même taille comme avant, et saupoudrer à chaque fois où le sucre salé est incorporé.
  1. Couper les bords, puis couper un nombre de bouts de pâte égale au nombre de puits dans votre moule. Remplir avec de la confiture si vous avez envie, puis plier afin que le 4 coins se touchent.
  1. Mettre les kouign-amanns dans le moule et saupoudrer encore une fois avec du sucre salé. Laisser reposer à température ambiante pendant 10 minutes et préchauffer votre four à 190°C. Faire cuire pendant 25-30 minutes.
  1. Il faut démouler tout de suite les kouign-amanns pour qu’ils ne collent pas au moule. Je l’ai fait avec une pince. Laisser refroidir sur une grille. Dois-je vous dire que les miennes sont fabriquées en France ?
  1. Montrer les kouign-amanns à votre famille et/ou à des invités. Ils n’ont pas vous aidé ? Ne partagez rien !

Le Magnifique

J’ai recommencé mes films dans le nouvel an avec l’un des meilleurs que j’ai vus — Le Magnifique, avec Jean-Paul Belmondo et Jacqueline Bisset. J’ai passé 4 heures pour regarder ce film, parce que j’ai fini par l’étudier comme presque rien d’autre. En tant que fan de James Bond, ce film mérité encore plus d’attention qu’Austin Powers ! (Le premier, pas les suites.) Je suis complètement sérieux.

Si on est un fan de James Bond — pas les parodies avec Daniel Craig, mais les vrais de Sean Connery à Pierce Brosnan — Austin Powers est un hommage de première qualité. Le film ne se prend pas du tout sérieusement, mais c’est carrément l’œuvre des élèves qui ont étudié de près tous les films Bond jusqu’en 1997. C’est une farce, mais aussi une lettre d’amour. Le Magnifique vient du même esprit. Si vous pouvez lire anglais et vous aimez ce qui suit, je recommande fortement la nouvelle « The Secret Life of Walter Mitty, » par James Thurber. (C’est apparemment disponible en traduction, mais un si haut prix pour une si courte œuvre !)

On commence au Mexique, dans un endroit qui pourrait être n’importe quelle « Vieille Ville » (on dirait « Old Town) du sud-ouest des États-Unis, celles qui ont un patrimoine mexicain du XVIIIe siècle. Vous devez comprendre que cette scène m’a fortement rappelé mon enfance, surtout à cause des musiciens, appelés « mariachis » :

L’intrigue commence avec un agent secret, Rodriguez, quand il entre dans une cabine téléphonique. Un hélicoptère enlevé la cabine. Ça m’arrivait aussi de temps en temps, et c’est pourquoi j’ai enfin acheté un portable.

Rodriguez meurt d’une façon ridicule — la cabine est tombé dans l’océan. On se serait attendu qu’il se noierait, mais des plongeurs l’attrapent, et le mettent dans une cage avec un requin, qui le mange. Ça rappelle fortement une scène du film « Opération Tonnerre », où des plongeurs récupèrent une bombe atomique sous l’océan.

Prochainement, on trouve Bob Saint-Clare (je suis les sous-titres pour son nom), l’héros, en train de se battre contre des méchants inconnus. Il reçoit des ordres pour aller au Mexique.

Au Mexique, il rencontre Tatiana, la « femme fatale » (une expression en anglais qui veut dire femme fatale) et ils partent en voiture. Ce qui se passe maintenant est un hommage à deux films de James Bond en même temps, « Goldfinger » et « Bons baisers de Russie » — c’est donc l’un des meilleurs moments dans n’importe quel film pour moi. Saint-Clare et Tatiana conduisent jusqu’en haut d’une colline pour tirer contre un ennemi, exactement comme Tilly Masterson dans Goldfinger. Et Saint-Clare utilise une valise qui déguise son fusil, avec les mêmes couleurs que la valise qui sert à la même chose dans Bons baisers de Russie. Voilà :

Au fait, on peut toujours acheter une copie exacte de la valise de James Bond chez Swaine Adeney Brigg, le fournisseur original du film. Ça coûte cher. (Swaine Adeney Brigg a également fabriqué le célèbre chapeau d’Indiana Jones, et les meilleurs parapluies de la planète.)

Comprenez-vous à quel point ce film est un trésor pour moi ?

Bob et Tatiana arrivent dans un hôtel à Acapulco, où son dent creuse avec une pilule de cyanure tue accidentellement des nageurs dans la piscine. Cette scène me rappelle l’hôtel Fontainebleau à Miami, dans Goldfinger.

Mais après une lutte sur une plage où on voit une femme de ménage qui passe l’aspirateur entre des guerriers, il s’avère que Bob Saint-Clare est un personnage fictif même dans le film :

Et que son auteur, un François Merlin, met des personnes qu’il rencontre dans la vraie vie dans ses contes. Comme j’aimerais faire ça avec certains !

L’histoire de Bob continue dans un pyramide qui ressemble fortement (à l’intérieur) le repaire du Docteur No dans « James Bond 007 contre Dr. No », où il rencontre Karpov, son ennemi.

Le fils de François interrompt l’histoire et finit par lui suggérer plus de sang, un conseil pris au pied de la lettre.

Un rencontre malchanceux avec un plombier par François devient la prochaine évasion pour Bob :

Sa voisine Christine, qui est son inspiration pour Tatiana, rencontre enfin François et lui emprunte des romans. François a des idées bizarres sur l’Alaska, mais peu importe.

Ensuite, cet agent américain est écrasé dans sa voiture, façon Goldfinger :

Mais la situation devient plutôt John le Carré, qui a fini par détester ses personnages et les détruire dans « Les Gens de Smiley », quand François et Christine se disputent. François décidé de rendre Bob malade et ridicule, puis le tuer.

Ils se réconcilient, et François pardonne Christine de l’avoir insulté. (François a apparemment oublié qu’il l’avait draguée. J’entends parler que les hommes ont de mauvaises mémoires.) Mais après il voit par la fenêtre une fête avec son éditeur. Charron, dans l’appartement de Christine, François décide encore une fois de se venger, cette fois-ci avec un combat où Tatiana tombe amoureuse de Karpov, puis Karpov et Bob se tombent amoureux ! Tatiana ne peut que regarder, choquée !

Mais à la fin, François découvre que Christine est en fait amoureux de lui, et les deux disent adieu à Charron. C’est peut-être la fin de Bob, mais pour le couple, on verra.

Comme je vous ai dit, j’ai étudié ce film ! J’ai lu sur Wikipédia qu’il y a d’autres sources, surtout OSS 117. Je peux louer les films OSS 117 chez iTunes (seulement ceux avec Jean Dujardin, donc sortis après Le Magnifique), alors ce sera notre prochaine série.

Je suis sauvé !

Ma fille a goûté la galette des rois d’hier. Je suis sûr que vous êtes surpris qu’elle a trouvé le fève.

« Justin, » vous dîtes « vous avez triché, bien sûr. » Oui et non, je peux répondre, en toute confiance. D’une part, je n’ai fait aucune marque. D’autre part — je n’ai pas eu besoin. Regardez encore une fois la photo de la galette après la cuisson :

J’ai déjà su parce que cette partie a été au-dessus les mots « made in France » sur mon tapis. Et à cause du fait que les marques n’étaient pas du tout régulières, c’était très simple de se souvenir d’où couper.

En tout cas, bien qu’elle n’aime toujours pas la frangipane, elle m’a dit qu’elle a aimé la galette, et qu’elle serait heureuse d’en avoir une autre l’année prochaine. Je suis bien satisfait de ce résultat.

La galette de Miraculous

Oui, c’est un jour en retard pour publier quelque chose à propos des galettes des rois, mais j’en ai fait un ce soir pour vendredi. Pourquoi ? C’est pour ma fille, qui est un grand fan de la meilleure émission pour les enfants, Miraculous. Je vous ai dit qu’il y a un épisode qui traite des galettes, et elle m’a demandé de lui faire une galette. Avec plaisir. (La decoration aurait pu mieux se passer.)

C’est la première fois où j’ai mis un fève dans une galette (il dit ça comme s’il a fait plus de 4 galettes des rois dans sa vie entière — M. Descarottes). Et je suis sûr que vous me comprenez quand je vous dis que l’on n’a pas de fèves dans nos magasins. Alors je suis allé dans plusieurs bijouteries à la recherche de quelque chose de la bonne taille et pas trop cher. 30 $ plus tard, voilà :

Mais on va parler un peu plus de Miraculous, surtout sur l’épisode « Chère famille », et pourquoi ça a capturé l’imagination de ma fille.

Peut-être que vous saviez déjà que le père de l’héroïne est boulanger, et que la famille a leur propre boulangerie. Mais au moins en traduction, c’est rarement le cas que les épisodes parlent fortement de la culture française. Tout se déroule à Paris, souvent en haut de la Tour Eiffel, mais la grande majorité de l’émission pourrait avoir lieu dans n’importe quelle grande ville. C’est donc un événement très inhabituel quand une fête ou des traditions uniquement françaises prennent la parole. (En traduction, l’Épiphanie n’est pas mentionnée en tant que telle ; les personnages parlent plutôt du « Jour des galettes ».)

Ça se passe de manière plutôt spectaculaire ! Il y a de petites créatures magiques, appelées Kwamis, d’où viennent les pouvoirs des héros. Si un Kwami utilise ses pouvoirs tout seul, sans un être humain, il y aura une catastrophe. Et cette fois, quand un Kwami veut manger une galette des rois, son vœu crée une galette géante qui remplit le ciel entier au-dessus de Paris !

Capture d’écran du trailer officiel de Chère Famille, ©️ ZAG-Method

À chaque fois où le méchant, Papillon, veut attaquer les héros, il jette un sort à quelqu’un pour en faire un nouveau méchant. Cette fois, il choisit 4 membres de la famille de Ladybug (l’héroïne, mais il ne le sait pas), dont son père, qui devient « Boulangerix ». Il ressemble fortement à Obelix, non ?

Capture d’écran du trailer officiel de Chère Famille, ©️ ZAG-Method

Alors, elle est curieuse parce que cette épisode est plutôt plus française que d’habitude, et moi, je veux l’encourager, bien sûr.

J’ai suivi la même recette de Cook&Record que l’année dernière, mais j’ai essayé quelque chose de stupide pour la décorer. J’avais eu l’idée que je pouvais utiliser l’emporte-pièce papillon d’hier pour couper des lignes au-dessus, au lieu d’un couteau. Voilà, des photos :

J’aime bien l’idée, mais je crois que ça a fait des trous qui n’étaient pas égales partout. À cause de ça, une partie de la galette est devenue plus gonflée que le reste. Oups.

Je vous dirai ce qu’elle pense de la galette. Franchement, je suis stressé. Je veux tellement qu’elle l’aime.

Les haguignettes

On verra enfin pourquoi j’ai dû faire de la pâte feuilletée. Les haguignettes sont une tradition normande pour l’Épiphanie, surtout liée à Rouen. Vous savez exactement qui m’a donné cette idée.

En fait, l’idée est plutôt similaire à la galette des rois, parce qu’elle vient de la tradition. Anciennement, les boulangers faisaient les haguignettes avec les restes de la pâte pour les galettes. Ce sont en forme d’animaux, qu’on fait maintenant avec l’aide d’une emporte-pièce. Les boulangers chantaient une chanson pour les vendre :

Moi, j’ai choisi une emporte-pièce en forme de papillon, parce que les papillons sont le symbole du méchant de Miraculous. Ah bon, je plaisante, mais en fait je ferai une galette pour le retour de ma fille vendredi, parce qu’une galette des rois fait partie de son épisode préféré de Miraculous. Elle est donc devenue très curieuse à propos des galettes, et je veux l’encourager.

Je ne trouve pas que cette recette donne beaucoup de haguignettes. Peut-être que mon emporte-pièce est trop grande, mais je n’ai pu en faire que trois. J’ai coupé les ingrédients pour les deux garnitures par deux, et c’était une bonne idée. Je crois que l’auteur ne s’attend pas à ce que nous ne fassions que l’une des deux. De toute façon, voilà la recette originale au site Culture Crunch.

Le plan des ingrédients :

  • 1 pâte feuilletée
  • De la compote aux pommes
  • De la crème aux amandes

On peut trouver la recette de la pâte feuilletée ici. On continue avec la compote aux pommes.

Les ingrédients pour la compote aux pommes :

  • 2 ou 3 pommes (en préférence, des reinettes ; j’ai utilisé des Fuji)
  • 1 à 2 cuillères à soupe de cassonade
  • 1 pincée de cannelle en poudre ou filet de jus de citron
  • 1 noix de beurre

Les instructions pour la compote aux pommes :

  1. Laver, éplucher, évider puis couper les pommes en morceaux.
  1. Faire fondre une noix de beurre dans une casserole et mettre les morceaux de pommes à cuire.
  1. Ajouter la cassonade, la cannelle ou ou un léger filet de jus de citron. — Je ne vais pas mentir : j’ai renversé la cannelle !
  1. Bien mélanger le tout.
  1. Laisser compoter à feu doux. — J’ai essayé d’utiliser une presse-pomme de terre, et ça n’a pas trop aidé. Alors j’ai utilisé une « machine miracle » (mixeur plongeant) après avoir coupé le feu.
  1. Mettre hors du feu et laisser refroidir.

Les ingrédients pour la crème aux amandes :

  • 50 grammes de poudre d’amandes
  • 37 grammes de sucre en poudre
  • 25 grammes de beurre
  • 1/2 oeuf (veuillez lire les instructions)

Les instructions pour la crème aux amandes :

  1. Faire ramollir le beurre au bain-marie. Ou faire comme moi et laisser le beurre à température ambiante pour qu’il devienne ramolli.
  2. Verser la poudre d’amandes et le sucre en poudre dans un bol.
  1. Ajouter un œuf, le beurre et l’extrait d’amandes amères. — Pour utiliser un 1/2 œuf, je l’ai mis tout seul dans un bol, puis je l’ai battu avec une fourchette. Après, j’ai mis la moitié de la liquide dans la crème. Voilà, 1/2 œuf.
  1. Mélanger au fouet jusqu’à l’obtention d’une crème lisse et homogène.

Les ingrédients pour le montage :

  • 1 jaune d’oeuf
  • 1 œuf entier
  • 1 cuillère à soupe de lait

Les instructions pour le montage et cuisson :

  1. Etaler la pâte feuilletée sur un plan de travail fariné et abaisser sur 3 mm.
  1. Découper en double les formes de 10 à 18 cm à l’emporte-pièce. — C’est inhabituel de couper la pâte feuilletée de cette façon. FAITES ATTENTION !
  1. Disposer les faces inférieures sur une plaque de cuisson munie de papier sulfurisé (ou un tapis en silicone).
  1. Etaler la garniture de son choix sur la pâte en laissant une bande libre sur le pourtour d’environ 5 mm. — Moi, j’ai utilisé moins. Il s’est avéré que c’était difficile de fermer les haguignettes quand même.
  1. Humidifier les bords au pinceau avec un mélange de jaune d’œuf et de lait.
  1. Poser la face supérieure et sceller les bords.
  1. Pratiquer trois ou quatre petits trous avec un cure-dent pour que la pâte ne gonfle pas trop lors de la cuisson. — Oui, les trous sont là. Faut loucher.
  1. Faire quelques dessins sur la face supérieure à l’aide d’un couteau. — J’ai essayé, mais j’ai trop peur pour faire de beaux dessins.
  1. Laisser reposer 30 min au réfrigérateur.
  2. Dorer le dessus avec un mélange d’oeuf et de sucre glace. — Moi, je n’utilisais qu’un œuf entier.
  1. Fixer les yeux en raisins secs ou chocolat. — Oups, je l’ai oublié !
  2. Préchauffer le four à 180° C et enfourner durant 30 min jusqu’à ce que ce la pâte soit gonflée et bien dorée.

Mes papillons ne ressemblent pas trop à l’animal. C’est difficile de garder la forme de la pâte. Mais ça vaut la peine et vous aurez quelque chose de différent à table !