Hier, j’ai mentionné un exemple d’une fois où ce n’était pas évident aux membres d’un groupe pour les expatriés que je suis un imposteur. Pour être clair, si les règles d’un groupe disaient clairement qu’il fallait être un citoyen de tel ou tel pays pour le rejoindre, je ne l’essaierais pas — mais si elles ne disent que « Pas de promo gratuite ou spam », même si le groupe s’appelle « Les Français d’Orange County, CA », je ne vois pas de problème (ce post n’implique pas ce groupe). Cependant, il ne m’est jamais venu à l’esprit que je n’étais pas le seul — ni aux autres non plus !

Il y a des mois, une femme habitant à Paris a rejoint l’un de mes groupes qui ciblait la Californie du Sud. Elle pensait à déménager dans le comté d’Orange pour le travail. Les Français de l’Hexagone font exactement ça tout le temps, et j’essaie d’être accueillant et répondre aux questions qu’ils posent dans ces groupes. Je ne veux pas donner son vrai nom, mais disons qu’elle avait un prénom assez commun en France, encore plus que Justin quand même. Pour commencer, elle a posé la question la plus fréquente dans ces groupes : c’est où le quartier francophone ici ? (Il n’y en a pas.) En tant que membre du bureau d’une association pour les expatriés, je considère que c’est toujours important à aider ceux que pourraient devenir des membres.
Puis-je ajouter quelque chose de très américain sur ce sujet ? Quand il s’agit d’une femme qui paraît être sur le point de déménager seule, il y a toujours beaucoup de réponses de la part des hommes pour dire « contacte-moi en MP ». Je fais toujours attention à donner un lien vers le site officiel de notre association et dire « Soyez la bienvenue à contacter soit moi soit n’importe quel membre de notre équipe. » Peut-être que la plupart de ces messages n’ont pas de programme secret, mais je veux toujours être au-dessus de tout reproche.
De toute façon, la grande majorité de ces gens ne posent plus de questions. On ne sait jamais s’ils viennent ou pas, mais je suis satisfait que je fais ce que je devrais. Mais cette fois, la semaine dernière, cette personne a été de retour avec une question très particulière : «Y-a-t-il des domaines viticoles à visiter en Californie du Sud et lesquelles, vers LA et Irvine CA? » Vous n’avez jamais entendu parler de ça de ma part, pour de bonnes raisins raisons. Comme j’ai tout de suite répondu, « Si vous aimez le goût du soufre, Temecula est à ne pas manquer. » La vallée de Temecula est la région locale pour faire du vin, et tout venant de là est complètement nul. Je ne servirais jamais un vin de Temecula, même pas comme farce.
La vérité, c’est que malgré notre histoire de Don Luis del Aliso, le sol ici est très mauvais pour le vin. C’est un désert, après tout. Il y a de bons vins à Santa Barbara, pas loin de Los Angeles, et ceux de Paso Robles, à 400 km au nord de chez moi, sont de même classe que ceux de Napa ou de Sonoma, les régions prestigieuses du nord de l’État. Mais les vins de LA, d’Orange, ou de San Diego ? Une blague pourrie. Je lui ai donné quelques conseils dans la région quand même, et ça a apparemment attiré son attention.
Vendredi matin, j’ai reçu un message privé inattendu. Étais-je dispo soit ce soir-là soit samedi matin ? Madame était ici pour ses activités professionnelles, et voulait aller dans un bar à vin avant de rentrer en France. La Fille était chez moi, alors je n’allais pas dire oui pour ça — comme ça a fait mal au cœur ! — mais j’ai offert de nous retrouver chez Moulin le lendemain pour le petit-déjeuner avant son départ. Pour des raisons pas importantes à l’histoire, rien n’est arrivé comme ça, mais on a fini par discuter pendant 20 minutes.
Ai-je mentionné que toutes nos conversations se sont déroulées en français ? Je ne sais pas quel a été enfin le bon indice, mais elle m’a enfin demandé, « Alors, vous êtes Américain ? » Je ne le nie jamais si on me pose la question ; c’est juste que je ne l’évoque pas. Et c’est comme ça que j’ai découvert que nous étions en fait deux Américains dans cette conversation.
On n’a pas changé en anglais.












