Dans mon décor de campagne préféré de tout Donjons et Dragons, Ravenloft, il y avait un événement dit la Grande Conjonction où, avec assez de rituels immondes et coïncidences astrologiques, tout genre de chaos peut suivre, jusqu’au point où un créature attrapée dans le demi-plan de l’Effroi pourrait s’échapper et faire tout genre d’horreurs à l’univers. Telle est la situation aujourd’hui, avec l’anniversaire du blog, C’est le 1er et Dimanche avec Marcel en conflit et la balado à suivre. Puisque quelque chose doit perdre face à tout ça, Proust est annulé cette semaine (cris de joie viennent du Lot), la balado apparaîtra le 2, C’est pas le 1er le 3, puis Langue de Molière et le retour au quotidien.
L’année dernière, pour la première fois, j’ai raté le bon jour et l’anniversaire a apparu avec la balado. Mais il y a toujours des réflexions sur l’état du blog quand je fais ça (2021, 2022, 2023, 2024, 2025). L’année dernière, c’était un peu mélancolique, mais il y avait des réussites à fêter. Depuis ce temps-là… parlons-en.
2026 n’est pas allé comme attendu, pour dire le moins :

Ce n’est pas seulement que ce blog est devenu invisible par rapport à l’été, c’est que la situation est beaucoup pire qu’il ne le semble. Il n’y avait que 4 vues venant de la Chine en avril, et 0 en mai — et plus de 1 700 en octobre. C’est de l’IA, ça, pas de vrais lecteurs. Le traffic venant des États-Unis, anciennement mon deuxième plus grand « marché », est tombé de 1 000 vues par mois à 200 ; même la Belgique est tombée de 350 vues à 83. Et je n’ai même pas raconté de blague belge depuis belle lurette !
J’ai grosso modo perdu espoir pour mon manuscrit. Ça fait des mois que je ne le regarde même pas. J’avais essayé de préparer un petit gâteau pour cet anniversaire, comme d’habitude au passé, et très tard dans la journée, trop tard pour un autre essai, il est sorti du four complètement ruiné. On va parler de la recette, dans le livre d’un chef très bien connu, et vous n’allez pas croire combien d’erreurs existent juste dans le premier paragraphe de cette recette dans son livre censé être « le pro des pros ». (Ce n’est pas Pierre Hermé.) C’est un peu étonnant. Mais si les maisons d’édition n’ont pas envie de travailler sur le texte d’une vraie célébrité, pas étonnant ce qui est arrivé au mien. (Il m’énerve toujours que M. l’ancien président Sarkozy est allé de prison à publication en 8 semaines. Rien à voir avec ce qu’il a peut-être fait. Tout à voir avec un si comprimé horaire.)
Y a-t-il toujours des réussites ici ? J’aimerais bien y croire. Les mirlitons de Rouen étaient une triomphe, à mon avis. Je crois que les madeleines pour les tomes de Proust (chocolat-framboise, citron-amande-anis) étaient bien accueillies, et pareil pour le Napolitain chocolat-framboise. Mais le gâteau que je viens de rater, il va me falloir recommencer de zéro. C’est un peu le symbole du déroulement de cette année.
Cependant, rien n’est aussi important que mon but pour la fin de 2028 (ou début 2029, car j’aimerais démissionner de mes rôles chez l’OCA à l’Assemblée générale si possible) — déménager en France. Je ne sais plus si ce sera même possible. Je ne suis pas pessimiste à cause de mes attentes pour la prochaine présidentielle, même si je doute que ça m’aide. Je suis pessimiste car je vois ce qui se passe dans les rues et je me demande vraiment s’il y aura du travail pour un étranger, même dans l’enseignement de l’anglais. Je soupçonne que les attitudes seront un peu dures là, et franchement, je ne blâme personne pour ça.
Avec tout ça, en trois semaines, l’anniversaire que je redoute depuis des années — mes 50 ans — arrivera. Je n’en ai pas hâte. On en parlera au bon moment.
Je vous dois tous mes excuses. Cette dernière année n’était pas la meilleure, ni sur ce blog, ni dans la vraie vie, mais comme je dis depuis le début, on continue. J’espère faire mieux dans l’avenir.













