Les mentchikoffs

Voici le dessert qui prend le plus de temps du blog, jusqu’à maintenant. Les mentchikoffs sont des bonbons chartrains. Le nom vient d’un prince russe, et les bonbons sont crées à l’honneur d’une alliance entre les français et les russes en 1893. Je suis bien satisfait du goût de ce dessert, mais la technique est difficile à maîtriser. La coque est de « meringue suisse » — facile à faire, mais un cauchemar à utiliser !

La recette veut du pralin, mais bonne chance à trouver ça dans des magasins aux États-Unis. Puisque la recette veut aussi 3 autres genres de chocolat, j’ai décidé de remplacer le pralin en augmentant les 3 autres. Il y a du gianduja et de la praliné dans cette recette, alors il y a toujours assez de noisette dans mes mentchikoffs. Je vous donnerai la recette avec mes ingrédients, mais vous pouvez trouver l’originale ici

Voilà les chocolats que j’ai utilisés. Le gianduja et le praliné viennent de Cacao Barry et sont disponibles en France. Les Ghirardelli sont nos meilleurs chocolats de supermarché, mas pas de la qualité de Valrhona. En tout cas, je vous conseille d’utiliser quelque chose de meilleur que Nestle.

J’ai fait quelques expériences au cours de faire ces bonbons, et je les décrirai dans les instructions.

Les ingrédients pour les mentchikoffs :

  • 170 grammes de praliné noisette
  • 250 grammes de gianduja
  • 200 grammes de chocolat noir
  • 180 grammes de chocolat au lait
  • 250 g de sucre glace
  • 4 blancs d’œufs

Les instructions pour les mentchikoffs :

  1. Au bain-Marie, faites fondre le chocolat noir et le chocolat au lait. Ajoutez le gianduja et le praliné noisette. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte bien homogène.
  1. Sur une plaque recouverte de papier cuisson, étalez la pâte de façon à réaliser un rectangle d’1 cm d’épaisseur. Laissez croûter pendant 24 heures. — Ici, vous pouvez gagner du temps. J’ai mis le chocolat dans le frigo pendant la nuit, environ 12 hours. Après, je l’ai enlevé du frigo puis l’ai mis au comptoir pendant 2 heures. Le chocolat est devenu mou, pas liquide, et je crois qu’il a obtenu la bonne cohérence.
  1. Pour l’enrobage des mentchikoff : le lendemain, mélangez au bain-Marie les blancs d’œufs avec le sucre glace, et fouettez le tout jusqu’à ce que le mélange atteigne les 50°C. — L’enrobage est le truc difficile de cette recette. Pas cette étape, mais ce qui suit. Les photos ici montrent le progrès à 30, 40, et 50 ºC. Les différences ne sont pas grandes.
  1. Quand les 50°C sont atteints, retirez le saladier du bain-Marie et continuez de fouetter pour faire revenir les blancs d’œufs à température ambiante.
  1. Pour le montage : découpez la plaque de bonbon en carrés de 3cm x 2cm. — J’ai dû séparer le chocolat en deux plaques. Je crois que c’était un peu trop épais, mais c’était vraiment pas le problème avec la meringue. Le chocolat absorbera de la meringue !
  1. Avec un pinceau, badigeonnez la moitié supérieure de chaque bonbon avec la meringue suisse et disposez-les à nouveau sur la plaque de papier sulfurisé. Laissez les bonbons sécher pendant 24 heures. — La meringue n’a vraiment pas besoin de 24 heures de sécher. 6-8 heures à température ambiante suffira. J’ai mis une plaque dans le frigo. Après deux heures, c’était bien clair que ça a retardé le sèchement de la meringue, alors j’ai retiré cette plaque-là du frigo. Il n’y avait aucune différence à la fin.
  1. Le lendemain, renouvelez l’opération mais cette fois en recouvrant l’autre moitié des bonbons. Laissez sécher à nouveau pendant 24 heures. — Voilà ma dernière expérience. Vous pouvez voir que la meringue ne s’est pas étalé également le long du chocolat. Alors j’ai suivi cette instruction pour une plaque. Pour l’autre, j’ai fait plus de meringue, puis j’ai utilisé une pince pour tremper les chocolats dans la meringue. Franchement, il n’y avait aucune différence réelle.

L’originale :

Avec la pince :

Dans les photos de la recette originale, on voit une coque qui ressemble à une coque en chocolat. Dans cet autre exemple, la meringue est carrément beaucoup plus épaisse. À mon avis, on a besoin de plus de meringue, mais je ne suis pas sûr de la quantité ou de la bonne technique. Je crois que le pinceau n’est pas la meilleure chose, mais j’ai vérifié une douzaine de recettes sur Internet, et elles venaient évidemment toutes de la même source. J’ai hâte d’ajouter que le goût n’est pas un problème. Ce bonbon vaut le coup et je ferai plus d’expériences pour vous livrer une recette avec une meilleure apparence.

Des sous pour les marins

Je commence à comprendre l’expérience d’être Jean Castex. Toutes les semaines j’ai peur de ce qui dise le Canard enchaîné, même si c’est pas ma faute ! C’est juste ce qui m’arrive encore et encore ce mois en tant que lecteur américain.

Au cas où vous auriez passé la semaine dernière au lit, je parle de l’affaire des sous-marins, le grand thème du Canard :

Pensiez-vous que je plaisantais de M. Castex ? C’était pas non plus sa faute ! (Quelle coïncidence malheureuse.) Sérieusement, je n’ai vraiment pas d’avis sur ce monsieur, mais je ne l’envie pas.

Il y a plus de dessins sur ce sujet, mais je veux en passer à deux autres. D’abord, il y a un nouveau monument en l’honneur de Johnny Hallyday qui a reçu beaucoup de critiques, toutes bien méritées. J’ai vu ailleurs une blague dégoûtante que je ne reproduirai pas ici avec la même chose pour Claude François et une baignoire.

Finalement, il y aura bientôt un débat entre Messrs. Mélenchon et Zemmour. Il y a plusieurs dessins sur ce sujet dans le numéro, mais celui-ci m’a fait rire plus que les autres. J’ai dû rechercher ça — aucun article dans le Canard ne le mentionne — et il s’avère que c’est bien passé ! Ce que je trouve encore plus drôle — les journalistes ne pouvaient pas distinguer Ricky Martin (36 ans à l’époque) et Dick Rivers (63 ans en même temps). Je suis complètement nul avec les visages, mais moi, je n’aurais pas fait cette erreur-là !

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Un message du propriétaire

Bonjour, les amis. J’espère que vous profitez bien des posts ici. Mais pendant que vous attendez le prochain dessert du gros con, moi, le vrai chef de son appartement, veux me présenter. Moi, je suis M. Descarottes, et je suis chargé de ses affaires.

Pensiez-vous qu’un seul homme peut manger tous ces légumes ? Non, et en fait, c’est à cause de moi qu’il n’achète jamais de grosses carottes. C’est parce que l’on partage les petites carottes qu’il achète dans des gros sacs. Quand il vous dit d’utiliser 1/2 d’un chou, qui mange l’autre moitié ? Exact.

Peut-être que vous ne l’avez pas deviné, mais c’est en fait aussi moi que lui a appris l’impératif, dont le subjonctif. Tous les jours, je lui donne des instructions :

  • Il faut me donner à manger.
  • Il faut que vous nettoyiez ma cage.
  • Il vous faut remplir ma bouteille.

Voyez-vous ? Mon français est parfait, mais d’habitude, je ne parle jamais sauf quand on est seuls ensemble. Sinon, il voudrait me mettre à la télévision pour gagner de l’argent, et c’est lui qui bosse pour moi, pas l’envers.

Moi et sa fille, nous l’avons complètement sous notre emprise.

Mon dîner eurélien

Ce soir, j’ai fait mon dîner façon Eure-et-Loir, la poule au pot. Mon dessert prend quelques jours pour préparer, alors veuillez patienter. Sachez que c’est un plat lié avec le roi Henri IV, alors quand vous mangez celui-ci, vous mangez comme un royal ! (En fait, c’était son rêve pour les laboureurs, pas lui-même.)

Je dois cette recette à Madame Figaro. Je dois aussi vous dire que mon faitout est de 6.3 L. Après avoir fait ce plat, je vous recommande au moins 8 L, pour couvrir complètement la poule avec de l’eau. J’ai tourné la poule plusieurs fois pour être sûr que c’était tout cuit. Je n’ai pas coupé les ingrédients sauf les navets.

Les ingrédients :

  • 1 poule
  • 8 carottes
  • 4 navets
  • 1 rutabaga
  • 200 g de riz long
  • 1 branche de céleri
  • 1 oignon
  • 2 clous de girofle
  • 25 grammes de beurre
  • 25 grammes de farine
  • 1 œuf
  • 2 cuillères à soupe de crème fraîche
  • Du gros sel
  • Du sel et du oivre
  • 1 bouquet garni
  • 4 verts de poireaux

Les instructions :

  1. Déposer la poule dans un grand faitout, la couvrir d’eau froide. Porter à ébullition et retirer les premières écumes.
  1. Éplucher, laver et couper les légumes en gros morceaux.
  1. Une fois le bouillon de poule bien clair, plonger les carottes, les navets, le rutabaga, le céleri, l’oignon piqué de clous de girofle et le bouquet garni.
  1. Saler légèrement au gros sel. Laisser cuire 30 à 35 minutes et ajouter les verts de poireaux ficelés. Poursuivre la cuisson 1 heure.
  1. Verser une partie du bouillon de poule dans une casserole, porter à ébullition, y cuire le riz 20 minutes. — On devrait utiliser deux fois d’eau que de riz, alors j’ai mesuré 200 grammes d’eau et 100 grammes de riz. N’oublie pas de baisser le feu et couvrir la casserole après avoir ajouté le riz.
  1. Faire fondre le beurre, ajouter la farine.
  1. Mélanger et cuire à feu doux 2 minutes.
  1. Délayer petit à petit avec 50 cl de bouillon de poule jusqu’à ce que la sauce soit bien homogène.
  1. Porter à ébullition. Mélanger le jaune d’œuf à la crème fraîche.
  1. Hors du feu, verser ce mélange dans la sauce chaude, fouetter énergiquement. Ne pas reporter à ébullition. Vérifier l’assaisonnement. — J’ai trouvé que j’ai eu besoin de plus de bouillon pour faire une sauce liquide — pendant cette étape, j’ai ajouté 50 cl de plus de bouillon, deux fois, alors 150 cl total.
  1. Découper la poule, la servir avec les légumes, napper de sauce blanche. Accompagner du riz.

Montjoie, Saint-Denis !

L’un de mes achats chez Leclerc était l’intégrale des Visiteurs. Ce soir, j’ai regardé le premier film de la série. C’était un peu difficile à cause de la langue ancienne, mais tellement drôle !

On a commencé pendant le Moyen-Âge, pendant une liaison romantique :

Un peu plus tard, les crédits me rappellent l’une des habitudes les plus françaises — la réorganisation constante ! Il n’y a plus de région Languedoc-Roussillon — elle fait partie maintenant de l’Occitanie, depuis 2016.

Notre héros, Godefroy, cherche un moyen de voyager dans le temps pour corriger une grave erreur, le résultat de la potion d’une sorcière. Mais il arrive dans nos jours à cause d’une erreur par un sorcier :

Lui et son écuyer ont du mal avec les choses modernes, comme les voitures :

Quand les gendarmes sont arrivés pour les arrêter, j’ai enfin compris quelque chose qui est arrivé à M. le Président Macron :

Après beaucoup de mésaventures, sa descendance enfin arrivé à croire qu’il est vraiment son ancêtre. Mais pas avant qu’il gaspille une bouteille de Chanel No. 5 qui a coûté 6 000 Fr, environ 1300 € de nos jours (selon la calculatrice d’INSEE).

En même temps, Godefroy n’aime pas nos jours et veut retourner à ses propres. Pourquoi ? La Révolution :

Béatrice : Il était contre les privilèges et pour le partage des terres…Robespierre lui a fait couper la tête.

Godefroy : Quel bon sens, ce Robespierre !

Pendant ce temps-là, son écuyer découvre qu’il est très utile de savoir les secrets d’un château de 1 000 ans plus tôt !

Il s’avère que le descendant du sorcier est prête pour aider les deux hommes du Moyen-Âge à retourner à leur temps.

Mais l’écuyer ne veut pas retourner, et il échange son descendant pour lui-même. C’est pas clair si ça changera le futur, ou si c’est ce que le sorcier s’attendait.

La chose la plus difficile, c’était que beaucoup de mots de ce film n’existent ni dans Google Translate ni dans le Collins-Robert. Heureusement, j’ai déjà connu « ne point » grâce aux leçons C1, alors je n’étais pas confus par cette réplique :

Godefroy : On ne torture point les femmes chez moi, la brûler suffira !

Mais voilà des exemples dont j’avais du mal :

  • Gougnafier
  • Gueux
  • Pont-levis
  • Oubliettes
  • Maroufle
  • Nobliau

J’ai pu deviner pont-levis parce que c’était évidemment le genre de pont que l’on ne trouve jamais sauf aux châteaux. Et nobliau n’est pas trop loin de « noble » en anglais. Le reste, je pouvais trouver dans le Robert (mais pas la version bilingue).

Pas dans mon Bescherelle Conjugaison :

Au début du film, une femme dit aussi :

Je me réjouis, Sire Fulbert, que mon fils espousaille votre douce fillote.

Il me semble que cette conjugaison « -aille » est une forme du subjonctif, mais ça n’existe pas dans mes livres. C’était assez évident que ces répliques voulaient dire.

En tout cas, j’ai deux films de plus à regarder de cette série. Ils seront mes plus récents films. J’aurais aimé regarder le nouveau OSS 117, mais j’étais en France trop tôt. Je ne veux pas dire au revoir à de Funès, Bourvil, ou Belmondo, mais j’ai l’impression que c’est presque le temps de vous rejoindre dans le présent.

Les Journées européennes du Patrimoine

La grande majorité de vous peuvent faire quelque chose ce week-end qui me rend jaloux — visiter des endroits historiques pour les Journées européennes du Patrimoine. Je ne connaissais pas cet événement jusqu’à cette année, mais on peut visiter beaucoup de lieux tout gratuit.

Le Ministère de la Culture propose des idées pour toutes les régions. Par exemple, si vous êtes en Île-de-France, ils suggèrent le Musée Camille Pissarro à Pontoise :

Si vous avez la chance d’être proche de Rouen (je pleure ; stupides souvenirs parfaits), visitez leur Cimetière Monumental :

Tombe d’Étienne Nétien, Photo par Totorvdr59, CC BY-SA 4.0

Si vous êtes dans les Hautes-Pyrénées, visitez le Pic du Midi pour leur Planétarium — c’est gratuit samedi !

Observatoire au Pic du Midi, Photo par Christophe Jacquet, CC BY-SA 2.5

« Mais Justin », vous me dites, « je suis à l’Outre-mer ». Le Ministère de la Culture ne vous a pas oublié ! Si vous êtes à la ville du Tampon en Réunion — pourquoi riez-vous ? — visitez La Chapelle de l’ex-Apeca pour voir les vitraux de Guy Lefèvre :

Photo par Hervé Douris, ©️ Guy Lefèvre

Ou si vous êtes à Mayotte, vous pouvez visiter les archives départementales.

Il y a beaucoup plus de choses à faire — voici la liste entière. Si vous faites quelque chose, laissez-moi un commentaire — je suis si jaloux de ne pas pouvoir visiter !

Bébel derrière le Rideau de fer

Pendant ces dernières deux semaines, comme le reste du monde, moi, je lis n’importe quoi que je trouve sur Belmondo. Mais j’ai trouvé un article très intéressant pour partager. Il vient de Radio Prague International, et je suis sûr que c’est des nouvelles pour vous aussi qu’ils ont une service en français. Il s’appelle Adieu, Bébel, l’As des as de tous les Tchèques.

Selon Jiří Dědeček, « écrivain, musicien et traducteur du français » :

Parce que les réalisateurs comme Godard étaient considérés comme des hommes de gauche, et que les films de Claude Zidi et Philippe de Broca étaient des comédies, alors ils pouvaient être montrés ici..

Ça explique donc comment ils pouvaient regarder les films de Belmondo. Mais pas seulement lui ! L’intervieweur demande :

Ici, et sans doute en Slovaquie aussi puisque tous ces films étaient vus dans la Tchécoslovaquie d’alors, dans le panthéon cinématographique populaire des Tchèques, il y a trois noms : Jean-Paul Belmondo, Louis de Funès et Annie Girardot.

Et il s’avère que les tchèques sont bien éduqués sur les films français. M. Dědeček répond :

J’ajouterais aussi Lino Ventura et Alain Delon.

Ça m’a rendu curieux — trouverait-on la même chose dans d’autres pays d’Europe de l’Est ? Voilà, en Pologne :

« Escalier en carton, adieu à Jean-Paul Belmondo et à un dieu à moto. Une journée en images »

En Hongrie :

« Le nom de Jean-Paul Belmondo était connu de tous, et la nouvelle de sa mort a secoué le monde. Maintenant, il s’est avéré qu’il était prêt à passer. »

En Lettonie :

« Entre les saints et les fous : Jean Paul Belmondo commémore Pierre fou, fou, dit Ferdinand Griffon. La nihiliste Michelle de Paris. Adrien, un pilote arrivé à Rio. Egalement légionnaire français énigmatique des débuts de la servitude au Casino Royale (1967). Ce ne sont là que quelques-uns des plus de 70 films de Jean Paul Belmondo (1933-2021). Il y a quelques jours, l’un des acteurs les plus importants du cinéma français et mondial est décédé à l’âge de 88 ans. »

Selon la Radio publique arménienne :

« Jean-Paul Belmondo est décédé »

L’article le plus détaillé que je pouvais trouver est carrément celui des tchèques. Mais c’est bien clair que notre héros est suffisamment connu pour qu’ils écrivent tous à propos de lui. Je peux vous dire qu’aucun article ici n’est une traduction de quelque chose de AFP ou franceinfo.

Non, je ne parle aucune de ces langues. Mais on peut faire de petits miracles avec Google, Wikipédia, et quelques devinettes chanceuses !

Je découvre l’Eure-et-Loir

On revient maintenant dans la région Centre-Val de Loire, dans le 28, l’Eure-et-Loir. C’est le département le cinquante-septième plus peuplé et les habitants se nomment euréliens. C’est notre deuxième visite dans la région après le Cher (au moins, dans le Tour — j’ai déjà visité le Loiret).

On commence encore dans la préfecture, Chartres. QUELLE CATHÉDRALE ! Notre-Dame de Chartres (3 étoiles Michelin) date du XIIe siècle, et est un magnifique exemple d’architecture gothique. Ne ratez surtout pas ses vitraux, appelés par Michelin « la plus importante collection de France ». Pendant que nous sommes là, nous visitons aussi le Centre international du vitrail (0 étoiles), le seul musée de son genre en France, consacré aux vitraux. Parce que l’on est toujours obsédés par la SGM, on arrête pour lire l’histoire de La Tondue de Chartres, symbole de la libération en 1944, et l’histoire de Jean Moulin, héros de la Résistance. En dehors de Chartres, on visite maintenant Maintenon, pour son beau château (1 étoile) et son aqueduc (1 étoile) de Louis XIV, qui voulait « parvenir les eaux de l’Eure jusqu’aux fontaines de Versailles ».

Après Chartres, on conduit vers le sud, à Châteaudun pour voir leur château des XVe-XVIe siècles (2 étoiles). C’est connu pour être chez Jean de Dunois, « le bâtard d’Orléans » et ami de Jeanne d’Arc. Ne ratez surtout pas les statues de sa Sainte-Chapelle (il y en a 15). Un peu plus loin au sud-ouest, on trouve la Domaine de Montigny-le-Gannelon (1 étoile), un château de la Renaissance, avec de jolis jardins. Puis, on conduit au nord pour visiter le village Illiers-Combray, où le jeune Marcel Proust a passé son enfance. Il y a un musée consacré à Proust dans l’ancienne maison de sa Tante Léonie.

Notre tour est presque fini. On continue vers l’ouest, à La Ferté-Bernard, pour visiter l’Église Notre-Dame-des-Marais (2 étoiles), avec de nombreux bustes en relief et des verrières du XVIe siècle. Au nord, on passe par le Manoir de Courboyer (1 étoile), qui fait partie du Parc Naturel Régional du Perche, et on finit par passer le reste de la journée dans le parc (1 étoile)

Qui sont les gens les plus connus de l’Eure-et-Loir ? Nous avons déjà parlé du soldat Jean de Dunois. L’Eure-et-Loir est aussi le lieu de décès de plusieurs rois de France (ou des Francs), dont Hugues Capet et Philippe VI. Henri IV, le premier roi Bourbon, fut sacré en la cathédrale de Chartres (le seul !). Le château de Maintenon appartenait à Françoise d’Aubigné, connu sous le nom Madame de Maintenon, dernière épouse de Louis XIV. C’est pas chez Marcel Proust, mais il y vivait pendant sa jeunesse. Françoise Rosay, l’une de mes actrices préférées, y est inhumée.

Quoi manger en Eure-et-Loir ? Il y a des plats locaux de Chartres, comme le rata beauceron, un ragoût de pommes de terre, de la poitrine de porc, et d’oignons, et la poule au pot, lié au roi Henri IV. La baguette retrodor, connue partout en France, est originalement de Chartres. En dessert, il y a le cochelin, une pâtisserie en forme de garçon, et le Mentchikoff, un bonbon au gianduja, après un prince russe. Il n’y a pas de produits AOP du département, mais il commence récemment à élever des vignes pour produire à nouveau des vins, dont du champagne. (Je plaisante — c’est carrément du vin pétillant !)

Emballez plutôt Christo

Cette semaine est le début de ma deuxième année comme abonné du Canard enchaîné. Quand je me suis abonné au début de septembre l’année dernière, je n’ai rien dit à personne pendant deux mois, de peur qu’ils ne se mettent en colère contre moi. Aux États-Unis, ça arrive souvent juste à cause de lire des publications que vos amis n’aiment pas. Il s’est avéré que j’avais complètement tort. Et vous vous demandez pourquoi je vous aime tant.

Je n’étais jamais grand fan du « artiste » Christo avant de ses aventures avec l’Arc de Triomphe. Franchement, son projet m’a mis en colère parce que je n’ai pas pu voir l’extérieur de l’Arc. Et vous avez payé 14 millions d’euros pour le droit de le regarder pendant un mois ! J’étais donc heureux de trouver des dessins à propos du sujet dans le dernier Canard :

Et quelqu’un a lié ce truc à l’autre grande nouvelle du mois :

Mais le reste de ce numéro se préoccupe trop de la prochaine présidentielle pour moi. Ce n’est pas à dire que ce n’est pas un sujet important, c’est juste quelque chose de difficile à suivre pour moi. Par exemple, je sais que la maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé sa candidature. Je sais aussi que beaucoup de monde que je suis sur Twitter lui blâme pour ce qu’ils appellent « #saccageparis », le remplacement des bancs et des lumières par des trucs moins beaux. Mais je n’ai jamais lu sa côté de l’histoire, alors je ne juge pas. Je ne connais pas non plus M. Benalla, même si j’ai une idée de ce qui veut dire ce dessin :

Au moins celui-ci m’a fait rire. C’est la mauvaise croisière ! (Mais ça rappelle un peu la fin de Docteur Folamour.)

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Un renseignement à propos de l’argent

Peut-être que vous vous souvenez d’une série appelée « L‘Homme qui valait très millards » ? Ce titre m’a toujours rendu confus, parce qu’en anglais, c’est « The Six Million-Dollar Man, » ou « L’Homme qui valait 6 millions de dollars ». Je ne l’ai jamais vue en français, mais j’aurais pensé que la quantité d’argent n’avais pas besoin d’être changé. En tout cas, aujourd’hui j’ai vu ce post dans l’un de mes groupes sur Facebook :

Je ne veux pas dire que j’ai été offensé, mais dès que j’ai vu ça, je pensais que c’était peut-être une différence de devise. En tout cas, ça a provoqué une conversation intéressante.

Un homme a répondu que c’était en centimes, ou anciens francs :

Un autre a demandé s’il s’est trompé de francs :

Alors j’ai fini par apprendre quelque chose de nouveau, ce qui veut dire « la brique » (d’argent) :

Pour comparaison, le premier film Fantômas avec de Funès est sorti en 1964, et une collier de diamants dans ce film-là à coûté 5.500.000 francs :

Le chèque ne dit que des francs, pas ancien ou nouveau, mais je penserais qu’en 1964, ça voulais dire nouveaux francs, parce que le changement avait été lieu en 1960. Et franchement, si ça voulait dire 55 000 nouveaux francs, il me semble que ça ne valait pas les efforts de Fantômas.

Mais en 1975, est-ce que l’on dirait toujours anciens francs ? Aucune idée. C’est pas difficile d’imaginer que toutes les prosthèses coûtent 600 fois un collier. Je sais, c’est pas grand-chose. Mais j’aimerais penser que nous ne vous avons pas fait une si grande arnaque !