De bonnes nouvelles pour une fois ?
Il y a deux jours, dès que j’ai fini la traduction de mon manuscrit, je l’ai envoyé à Véro de France with Véro, pour demander le droit de recruter des lecteurs dans son groupe. Après tout, si je vais publier en anglais, mon marché est exactement le genre de personne qui paye une cotisation mensuelle pour suivre les contenus d’une guide touristique. Vendredi matin, j’ai reçu son autorisation, et une heure plus tard, j’ai posté ma demande.
Plus tard ce matin, j’aurai une réunion virtuelle avec une éditrice de livres de recettes qui fait partie de ce groupe-là. Je veux faire attention à ne pas en parler trop, mais elle a déjà lu une belle partie et m’a dit qu’elle trouvait mon style « vivant, attachant et authentique ». J’en suis ravi ! ([Et verbeux. Vous alliez dire autre chose ? — M. Descarottes])
Alors que j’étais en train d’écrire ce billet, La Fille a frappé à ma porte vers 22h30 — après s’être couchée — pour me dire : « Euh, j’ai oublié d’enregistrer à haute voix un devoir pour mon cours de français, et je dois le rendre avant minuit. » Oh, super. On a testé sa rédaction, et il lui a fallu 4m30 pour tout lire, mais la limite n’était que 3 minutes. On devait tout d’abord couper beaucoup de choses. Même après avoir coupé 1/4 de sa rédaction, elle devait toujours la lire plutôt vite pour respecter les délais.
À vrai dire, elle me rappelle beaucoup la première année avec la balado. La rédaction était plutôt répétitive, alors la couper n’était pas trop difficile, mais elle pense qu’elle doit parler à 200 mots la minute, et honnêtement, plus d’erreurs se produisent ainsi. Elle s’inquiétait toujours à la fin que c’était très mauvais, mais je sais mieux. Sa rédaction est probablement deux fois plus long que la deuxième rédaction la plus longue. Et même à grande vitesse, sa prononciation reste assez bonne. Je reconnais qui a hérité ma tendance perfectionniste ainsi que ma tendance à être très sévère avec moi-même.
Je lui dois mes excuses les plus sincères, mais si vous voulez savoir pourquoi c’est elle qui sera la présidente du club de français de son lycée l’année prochaine — je ne plaisante pas — voici la raison. Je sais qu’elle est bien au-delà le niveau des autres élèves. Elle devrait en être fière.
En parlant de La Fille, je lui ai demandé hier si elle connaissait l’argot « pick me » en anglais. Elle m’a dit oui, alors je lui ai posé la question « Alors, comment dit-on ça en français ? » Elle a deviné — logiquement — « choisis-moi », la traduction littérale. Mais elle avait tort. En fait, c’est « être une pick me ». C’est-à-dire une personne qui essaie trop dur de se faire aimer par le sexe opposé. Avec ça en tête, voici un panneau dans mon pas super-marché :

Ça dit « Pick me, je suis célibataire. » Évidemment, ce sont des bananes individuelles dans le panier au-dessous du panneau, mais tel est le sens de l’humour des employés.
Alors, dans un autre supermarché, une nouvelle énervante :

Dans cette photo de produits en vrac, il y a deux conteneurs de ce que l’on appelle « trail mix », un mélange de M&Ms, de raisins secs et de cacahuètes. La seule différence entre les deux, c’est qu’un est salé, et l’autre est sans sel ajouté. J’achète toujours celui sans sel, bien que je préfère celui avec. Si je dois prendre des cachets pour mon cœur, je ne vais pas manger plus de sel. Mais ce n’est pas la nouvelle énervante. C’est les panneaux rouges sur les deux conteneurs.
Le gros-titre sur chacun dit « Healthy savings » ; je suppose que l’on pourrait traduire ça par « Rabais bon pour la santé » ou « Économies saines ». Puis ils mentionnent que le prix est 8,99 $ par livre, coupé de 9,99 $ par livre. Sauf que je n’ai pas la mémoire d’un poisson rouge, alors je me souviens qu’il y a deux semaines, 8,99 était le prix « normal », et qu’il était de 7,99 $ pendant les soldes.
Dans le roman « 1984 », on devait remercier le gouvernement pour hausser la ration hebdomadaire de chocolat, de 250 grammes jusqu’à 200 grammes. « Mais ce n’est pas une augmentation ! » me dites-vous. Ah, puis vous n’êtes fait pour être ni dictateur communiste ni gérant d’un supermarché américain.
Au moins c’est la bonne saison pour les œufs. Quels œufs ? Les œufs au chocolat de Cadbury, bien sûr ! Il faut saisir les bonnes nouvelles là où on peut les trouver !



























