Ici et là

Aimeriez-vous une bonne nouvelle qui est un peu en conséquence de la perte de mes données ? Je vous ai dit que j’ai perdu mes deux prochains poissons d’avril. Mais en expliquant la situation à un ami anglophone — qui ne parle pas du tout le français et visite ce blog de temps en temps uniquement pour des photos de la pâtisserie — il m’a donné une idée si brillante, si amusante, que j’ai tout de suite commencé à travailler sur le brouillon ce même jour-là, pendant le déjeuner. Je lui ai envoyé un peu en anglais, et nous sommes d’accord que ce sera parmi les meilleures réussites du blog.

Oubliez tout ça maintenant ; tout va le mieux quand vous oubliez tous que c’est le 1er avril.

Malheureusement, j’ai découvert trois nouvelles conséquences de la perte, quand une lectrice m’a envoyé une annonce sur cet hommage de Taratata à Catherine Ringer (lien valable jusqu’au 23 septembre — pas trop longtemps !). Il faut faire quoi pour regarder des clips sur le site de France TV ? « Connecter avec un logiciel pour faire semblant d’être dans l’Hexagone », me dites-vous ? Oh, bravo, vous êtes tous si attentifs ! Oui, mais après ça, il faut se connecter avec un… (roulement de tambour)… mot de passe ! J’ai perdu mes mots de passe pour France TV, TF1 et M6. Je sais, ce sont faciles à réinitialiser, c’est vraiment pas grave, mais je déteste devoir le faire encore et encore. Il reste peut-être autant que 50 mots de passe à régler.

J’ai fait une farce contre La Fille sans l’avoir voulu, et je le regrette. Le 18 octobre, elle passera le PSAT, un examen très important pour son futur. Mercredi, on a reçu une invitation de son lycée pour passer une version pratique samedi à 9h, offert par une entreprise qui aide les élèves à préparer. Cependant, je ne l’ai enregistrée jusqu’à vendredi après-midi. Au lieu d’aller au lycée pour passer l’examen à 9h, elle devra se réveiller tôt pour le passer de chez nous en ligne — à 6h. Je me sens énormément coupable.

Vendredi soir, nous sommes allés au ciné pour regarder La Fin d’Oak Street, toujours dans des salles de ciné ici et là en France. Ce film porte ma recommandation la plus haute. Au moins si vous aimez des films tels que Jurassic Park et un peu de sang ne dérange pas trop. Je ne veux pas donner des divulgâcheurs — mais il s’agit un peu de voyage dans le temps et de dinosaures, et beaucoup d’une famille sous pression. Les spectateurs d’Allociné ne l’ont donné qu’une note moyenne de 2,8 — peut-être que les nombreuses références culturelles aux États-Unis de 1982 pendant les 10 premières minutes les ont laissés perplexes. Je ne savais même pas que les acteurs principaux étaient Ewan MacGregor et Anne Hathaway, mais peu importe — ce qui compte, c’est que la famille au centre de l’histoire est sur le point de l’effondrement au début et ils doivent apprendre à travailler ensemble et résoudre leurs problèmes afin de survivre.

Le centre commercial n’a guère de magasins — regardez comme c’est vide :

Nous allons bientôt regarder Coyote vs. ACME, ce qui risque de ne pas sortir en France, sauf en VO dans quelques cinés à Strasbourg le 26 septembre. C’est une réussite critique aux États-Unis, l’histoire d’un procès intenté par Vil Coyote contre le fabricant de toutes ses pièges pour Bip Bip qui ne marchent pas comme prévues.

Google a encore une fois décidé de tuer la page de blagues — voici une réduction par 3/4 de son trafic au fil des 5 derniers jours :

Mais pour finir sur une meilleure note, voici la coupe glacée que l’on a partagé après le film hier. On a tant souffert, évidemment !

De la glace "cookie dough" à la sauce au chocolat avec plein d'éclats de cacahuètes.

L’égout d’Internet

Il y a une vingtaine de références sur ce blog au site web Quora, ce que je suivais à partir de 2012 en tant que responsabilité professionnelle (c’était un peu un concurrent à l’époque), puis en tant qu’utilisateur. Pour ceux qui ne le connaissent pas, l’idée était (accent sur le caractère passé de ce propos) que des internautes pouvaient y poser des questions sur tout genre de sujet, et d’autres utilisateurs, bien informés, y répondraient. On mettait habituellement ses qualifications avec son nom d’utilisateur afin de montrer pourquoi on pouvait faire confiance à la réponse.

Égout romain en Allemagne, Photo par Raimond Spekking, CC BY-SA 4.0

J’ai arrêté d’y écrire en 2017 parce que c’était devenu un cloaque complètement sans normes de comportement (« Sois gentil, sois respectueux » était anciennement la première règle du site). Puis, j’y suis revenu brièvement en 2020 et 2021, également en français qu’en anglais, pour écrire sur mes expériences en tant qu’élève de français. La version en français était moins nulle qu’en anglais, mais de même façon qu’un accident en cuisine est moins nul que la catastrophe de Bhopal. C’était en partie des expériences malheureuses sur Quora en français qui m’a convaincu qu’il fallait lancer un blog pour m’exprimer — ici, la communauté de lecteurs est respectueuse et il n’y a pas de gens qui voient un article par hasard et décident de jouer au méchant juste pour s’amuser.

En même temps, Quora m’offrait parfois un microphone grand format, où je pouvais m’adresser à un public beaucoup plus grand qu’ici. Quand j’ai râlé sur un échange méchant sur ce site-là en 2023, c’était quelque chose qui m’est arrivé parce que 110 000 francophones avaient vu mon écriture dans un courriel :

Félicitations, nous avons mis votre réponse en vedette dans la Sélection Quora de plus de 110 000 personnes !

Malgré l’accueil plutôt positif pour certaines choses, je ne regrette pas que j’aie quitté le site. L’une des raisons principales, c’est que de temps en temps, on trouve une vieille réponse de ma part et m’écrit quelque chose de vraiment malpoli qui arrive dans mes courriels par surprise.

C’est ainsi que l’on a trouvé une veille réponse — écrit en 2021 — et en a profité pour me traiter de piñata. Voici ce que j’avais écrit :

Question : Est-il difficile de vivre aux États-Unis sans voiture ?

Réponse : Ça dépend. Où?

J'habite à Irvine en Californie. C'est impossible de vivre ici sans voiture. Il y a des transports publics, mais ceux ne visitent jamais la plupart des quartiers. L'école de ma fille est à 12 km de chez moi. Nous n'allons jamais marcher!

À New York City, c'est très courant de ne pas avoir de voiture. Presque tout le monde utilise le métro.

Au milieu du pays c'est aussi impossible de vivre sans voiture. Il y a beaucoup de fermes, et les villages sont souvent éloignés les uns des autres. On a besoin d'une voiture pour aller aux centres commerciales, aux restos, ou chez le médecin.
Capture d’écran

Vous voyez le moindre mot sur la France ? Quelque chose de grossier ? Moi non plus. Mais voici le commentaire du jour :

Reste aux USA et nous fait pas chier avec ton bouffon jaune. Dis à tes kon-citoyens qu'on ne veut plus des ricains. Est-ce clair ?

C'est suivi par une fausse photo de Trump et Pourine en train de s'embrasser.

Pour être clair, cette fausse photo n’est pas la seule dans son commentaire. Le type a mis 5 photos manipulées après son texte.

J’ai dit avant qu’environ 10 % des internautes inconnus se comportent comme ça sur Quora, et que le taux est acceptable, car c’est encore pire dans la vraie vie. J’essaie quand même de soigner les plaintes de ceux qui ont une dent contre tout Américain, car j’espère — follement — qu’il s’agit simplement de ne pas en connaître.

Votre méchanceté n'est en réponse à rien que j'ai dit. Il n'y a aucune critique de la France ici, et en plus, vous parlez à un type qui a écrit plus de 1,3 millions de mots sur le pays pendant les 7 dernières années. Veuillez découvrir mon Tour des Départements, où j'ai écrit quelque chose sur chacun, et peut-être que vous apprendrez à ne pas juger par les origines : (lien vers la page du Tour)

Je ne sais pas pourquoi je me fais perdre du temps comme ça. Il le justifie :

Les USA sont la PLAIE du monde. Comment tant de ricains ont pu voter pour un bouffon tel que "Trompe molle"?

Rien que ça, ce n'est pas de la méchanceté c'est de la LUCIDITÉ !! Que cela plaise ou pas (tant mieux!). Pays de merde !!

Et ce sentiment anti USA n'est seulement de moi ! La France entière et l'Europe en a assez de votre koku qui foit le monde à mal. D'où sort il toutes ses konneries et mensonges ? Il a un groupe spécial konneries mensonge dans sa maison jaune ???

Vous ne pouvez pas le voir, mais il devait revenir pour ajouter le dernier paragraphe. Seulement les deux premiers étaient dans la notification originale dans mes courriels.

Dois-je vous dire que je n’ai jamais une fois cherché l’écriture d’un Français en anglais pour lui dire « Restez en Europe » ? Ce serait malpoli. En plus, tel ou tel internaute ne parle pas pour son pays entier — et n’est pas responsable pour son gouvernement non plus. (Si l’internaute s’appelait Jean-Noël Barrot, ben, il parlerait pour le pays, mais je suis sûr qu’il n’est pas un troll sur Quora. Enfin, j’espère.)

Je ne veux pas que vous pensiez qu’il s’agit d’un problème uniquement français. En août, on a trouvé quelque chose que j’ai écrit en 2020 sur un rendez-vous catastrophique en 2013 (le seul de ma vie avec une femme qui n’était pas mon ex), et m’a laissé ce bijou :

Traduction dans l'article
Capture d’écran

Ça dit : « Est-il possible qu’elle plaisantait et que tu paniques comme un chat effrayé ? » On parle de quelqu’un qui a passé une heure en disant encore et encore qu’elle avait hâte d’adopter La Fille. C’était pourtant notre première rencontre !

Après un certain point, laisser des commentaires sous de vieux contenus, c’est plus du graffiti que du dialogue. Mais quand on nage dans l’égout d’Internet, c’est tout ce à quoi on peut s’attendre.

M. Descarottes trouve son verbe

Il n’y a pas assez de matière ici pour déclarer ce billet une Langue de Molière, mais cette semaine, j’ai trouvé ce qui aurait été sans doute le verbe préféré de M. Descarottes.

M. Descarottes à ses 2 ans, dans sa cage, la tête posée au-dessus d'une gamelle rouge pleine de croquettes et quelques petites carottes.

D’abord, je dois vous présenter l’un des comptes les plus marrants d’Instagram, Wakaka le lapin. L’humour est, disons, pas élevé — dans chaque clip, Wakaka, qui est un lapin en peluche, essaye de « cuisiner » un plat typique français, mais le rate en prenant le nom dans le mauvais sens. Il y a une dame qui réagit à ses bêtises, jamais nommée mais qui fait toujours mine exaspérée.

Par exemple, dans ce clip, il promet de vous montrer comment préparer une « tarte aux herbes de Provence », ce qu’il « réussit » en prenant un train de Paris jusqu’en province pour acheter ses herbes :

Oui, c’est une blague bien pourrie et presque tous ses clips sont à ce niveau. Mais il a récemment promis d’expliquer comment faire un « carrot cake ». Voilà :

Selon lui, il faut repérer une personne qui a un cake et attendre à un moment où elle ne fait pas attention. Puis — je cite — « tu carottes le cake ».

Naturellement, je devais vérifier mon dictionnaire Oxford :

C'est l'entrée pour carotter du dictionnaire Oxford. Le premier sens est « extorquer », en anglais, "cheat". L'autre sens est technologique, d'enlever un échantillon d'un rocher ou un glacier pour l'analyser.

C’est bien là, mais le sens donner est plus « extorquer » que « voler ». Dans les trois exemples, quelqu’un se fait tricher, pas exactement la même chose que ce qu’il fait dans le clip. Mais c’est assez proche vu son style.

Bien sûr, j’ai montré ce clip à La Fille. C’était exactement son sens de l’humour et si j’ai bien compris, sa classe fera la connaissance de Wakaka plus tard aujourd’hui.

Je regrette horriblement que je n’ai pas connu ce mot pendant la vie du pauvre M. Descarottes. Il aurait tellement profité des calembours qui allaient avec !

Adieu, Mme Ringer

En 2020, une fois que j’avais découvert Indochine, j’ai posé la question à mon groupe de nostalgiques des années 80 : « Quoi d’autre devrais-je écouter ? » Parmi les noms les plus cités était Les Rita Mitsouko. J’ai donc écouté « Les Histoires d’A », et je dois vous dire la vérité : je ne l’aimais pas du tout et je l’ai mise de côté. On est juillet de cette année-là, je crois ; je me souviens pas de ce qui s’est passé, mais je doute que je puisse trouver le bon post sur Génération 80s.

C'est Catherine Ringer dans une robe rouge, les cheveux en chignon. Elle tient un micro dans la main droite sous sa tête.
Catherine Ringer aux Vieilles Charrues en 2021, Photo par Thesupermat, CC BY-SA 2.0

Je ne me souviens pas d’exactement ce qui a changé, mais en novembre 2020, j’ai commandé The No Comprendo de la FNAC. Je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas mentionné ici à l’époque — le blog avait moins de deux semaines au moment de la livraison, et je n’ai pas publié de critique. Mais j’ai certainement communiqué mon enthousiasme aux anglophones sur Facebook :

Ça dit :

J’écoute le disque qui est arrivé hier, The No Comprendo par Les Rita Mitsouko. C’est de 1986. Dites-moi que ça n’aurait pas convenu PARFAITEMENT sur la MTV de l’époque. Catherine Ringer, la chanteuse, sonne comme Annie Lennox après des leçons de chant avec Johnny Rotten. L’album a été produit par Tony Visconti, qui vous connaissez de David Bowie et Paul McCartney. Tout ce que j’espérais.

Même ça n’arrive pas à capturer mon admiration pour cet album, ce que j’appelle souvent l’un des deux albums parfaits de ma connaissance, l’autre étant Moving Pictures de Rush. Oui, il n’y a même pas un album d’Indochine où j’adore toutes les chansons sans exceptions.

Un mois plus tard, j’ai vu Catherine Ringer sur Taratata pour la première fois. Je ne l’avais pas planifié — j’étais là parce qu’Indochine allait avoir une demi-heure juste pour eux-mêmes. Cependant, j’étais ravi de découvrir l’émission. Encore une fois, c’était toujours Facebook où j’ai exprimé ça :

Capture d'écran d'un post sur Facebook où j'ai partagé un clip de Taratata en ajoutant la légende, « La grande dame, Catherine Ringer ! »

Heureusement, même si cette performance ne marche pas toujours sur le site de Taratata (ça marche pour moi dans l’appli de Facebook, mais pas dans un navigateur), il nous reste l’enregistrement officiel sur YouTube de « C’est Comme Ça » sur le plateau de Taratata en février 2020. Elle l’avait toujours, même à ses 63 ans.

Bourré de ce que j’entendais, j’ai profité du Covid pour la voir deux fois de plus pendant les mois suivants :

Le 17 décembre 2020, elle est apparue sur France Inter avec Benjamin Biolay et Alain Souchon. C'est une capture d'écran de l'annonce sur son compte FB.
Capture d'écran de l'annonce de son « Concert Très Très Privé » sur RTL2 le 26 février 2021.

Je dis souvent que 2020 n’était pas aussi mauvais pour moi que le reste du monde, et ça vous donne le goût de pourquoi, encore plus que les archives du blog. Tous les jours il y avait quelque chose de nouveau à découvrir, et Catherine Ringer faisait une grande partie de ça.

Au fil de 2021, j’ai commandé le reste des albums des Rita Mitsouko, d’abord Système D, puis les 4 autres d’un coup. « Y’a d’la haine » est devenue l’une de mes références préférées pendant les deux années suivantes (voilà et voilà). Si je dois avouer que je suis moins fan de Marc et Robert et Cool Frénésie que de leur autre travail, il faut aussi dire qu’avec Fred Chichin, Catherine Ringer n’a jamais cessé à prendre des risques.

Impossible de ne pas remarquer qu’elle n’a vraiment jamais guéri de cette perte. Il y avait beaucoup moins de nouveautés sous son propre nom après la mort de Fred, et elle chantait souvent sous le nom « Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko ». Quand j’ai visité le cimetière de Montmartre en 2021, j’ai dit du tombe : « On peut voir qu’il attend Catherine Ringer — ça m’a rendu triste. »

Pierre tombale de Fred Chichin avec son nom, les dates 1954-2007 et le mot « Musicien ». Il y a beaucoup d'espace sous son nom, assez pour plusieurs autres personnes.

Il faut vraiment connaître l’œuvre des Rita Mitsouko pour comprendre la France moderne. Sans connaître « Andy », je n’aurais jamais compris ce gros-titre du Canard, même si j’étais choqué à l’époque :

C'est un article sur un scandale dans l'handisport intitulé « Dis-moi oui, Handi ! ».

Elle était le sujet de l’une des premières Langues de Molière, à cause de sa chanson « Rendez-vous avec moi-même » — en partie à cause des verbes réfléchis, mais en partie car dans cette chanson, elle évoque la prononciation de son nom de famille polonais. Ça nous amène à mon dernier point.

J’ai fait des recherches dans des journaux étrangers pour voir si sa mort était remarquée de même façon que Belmondo. La réponse était non — sauf dans un pays, Israël :

C'est un article de The Times of Israël intitulé : « Décès de Catherine Ringer, célèbre voix juive du groupe rock des Rita Mitsouko »
Capture d’écran

Dans cet article, j’ai appris qu’elle y avait de la famille et y avait donné un concert en 2019. Ça dit aussi qu’elle n’avait pas grandi dans la religion, mais ce n’est pas mon sujet. C’est plutôt que ses origines n’ont jamais été un obstacle à son succès en France, à son statut d’icône de la chanson française. Je vous ai dit récemment que c’est 1934 aux États-Unis, et la situation serait très différente si elle était morte ici, mais dans les commentaires sous tous les articles que j’ai lus hier, il n’y avait que des hommages et des souvenirs d’une grande artiste française.

C’est la France à son meilleur, et c’est comme ça que je me souviendrai de Catherine Ringer.

Les problèmes se multiplient

Ça fait 10 jours maintenant avec le nouveau portable, et je continue à découvrir les récompenses de ne pas avoir mes données les plus récentes. Voici des exemples :

J’ai un compte pour La Fille, et sans divulguer le nom de l’institution financière, disons que c’est quelque chose comme le Livret A. Je n’ai donc pas besoin de le vérifier tous les jours. Cependant, j’ai l’appli de la banque en question sur mon portable, et puisque j’avais laissé Apple générer un mot de passe, devinez ce qui s’est passé…

Ouaip.

Pas de problème, l’appli sera heureuse de me laisser réinitialiser le mot de passe tant que j’ai… nan, mais sérieusement… l’appareil sur lequel le compte a été établi, car ils y ont envoyé un message. Heureusement, ils pouvaient aussi envoyer un texto à mon numéro de téléphone, et ça a marché. Mais c’est ça la récompense de laisser Apple choisir mes mots de passe.

Je sais que j’avais environ 80 mots de passe sauvegardés par Apple avant. Certains ne sont pas du tout importants — le site web où j’ai commandé un t-shirt pour La Fille, mais dont c’est peu probable que j’y passe une autre commande, par exemple. Mais on est loin de atteindre la fin.

Ce samedi, nous sommes censés aller à Anaheim — je sais, ça a l’air alsacien, mais c’est malheureusement en Californie du Sud — pour voir un autre concert de Weird Al Yankovic. Hier, j’ai téléchargé les billets dans l’appli Cartes, car Ticketbâtard — désolé, Ticketmaster — n’accepte plus les billets imprimés, même si le code barre est identique. Ils ont le droit aux données de publicité de votre portable ! Je ne suis pas certain, mais je crois que je n’avais pas encore fait ça avec le vieux portable. J’ai reçu ce message charmant :

Capture d'écran d'une erreur, traduite dans l'article

Ça dit :

Passe désactivée

Cette passe est liée à un autre compte Apple. Consulte Ticketmaster pour résoudre ce problème.

Super. J’ai deux comptes Apple pour des raisons stupides, mais l’un d’entre eux ne s’utilise jamais. Je suis connecté aux deux en même temps, mais le compte primaire est le même maintenant que pendant les 20 dernières années. Je n’arrive donc même pas à comprendre de quoi ils parlent. Je vais appeler Ticketmaster plus tard aujourd’hui. Si ça peut être « résolu » par télécharger l’appli de Ticketmaster, je ne serai pas du tout amusé.

Moins grave, mais pas moins énervant, j’avais un vieux jeu de Sonic the Hedgehog sur mon portable, pas pour le jouer, mais pour utiliser les autocollants virtuels qui allaient avec dans mes conversations avec La Fille sur l’appli Messages. En quelque sorte, le portable a gracieusement installé les versions de janvier 2024 de toutes les applis — alors j’ai dû mettre 104 applis à jour APRÈS la restauration — mais celle-ci n’est plus disponible, alors les autocollants sont perdus.

Il y a une expression en anglais pour cette expérience, et j’aimerais bien savoir s’il y a un équivalent en français. On dit « the gift that keeps on giving », le cadeau qui continue de s’offrir. Parfois elle s’utilise de façon sincère : « Il m’a donné une plante de basilic ; c’est le cadeau qui continue de s’offrir car je ne dois plus acheter de basilic. » Mais plus souvent, il s’agit d’un mal qui refuse de vous quitter : « Apple a zappé 3 ans de mes données ; c’est le cadeau qui continue de s’offrir chaque fois où je visite un autre site web. » Vous avez l’idée — je serai heureux si je ne reçois plus jamais un autre tel cadeau !

Saison 5, Épisode 24 — Des fleurs pour Mégatron

J’ai mentionné que je faisais des madeleines pour un piqué-nique de l’OCA ce week-end. Les voilà :

Il faisait jusqu’à 43° C cette semaine chez moi — ce n’était pas aussi mal que ça le week-end, mais c’était assez chaud que le chocolat a commencé à fondre dans mon appartement, avant de partir pour le pique-nique. Je les ai mises dans le congélateur pour arrêter ça, et les ai apportées au pique-nique dans une glacière, mais vous pouvez voir les dégâts sur la surface du chocolat. Vivement l’hiver ! (Ici, l’automne, c’est toujours trop chaud pour mes goûts.)

À South Coast Plaza ce week-end, il y avait un événement annuel pour récolter de la nourriture pour des banques alimentaires locales. Des équipes d’artistes, d’ingénieurs et d’architectes font des sculptures avec des boites de conserve, puis elles sont données aux banques. Voici deux des sculptures de cette année : le Docteur Fatalis (de Marvel) et Grogu (de Star Wars). C’est toujours impressionnant :

Je dois vous recommander ce clip sur Instagram, je crois par un américain, qui montre son amour de la SNCF. Dans les commentaires, j’ai même découvert un autre américain qui utilise l’ancien son de la SNCF comme la sonnerie pour ses textos. Je me sens moins seul !

Je n’arrive toujours pas à croire que la semaine dernière, j’ai écrit :

On en parlera plus plus tard en plus.

et personne n’a mordu à l’hameçon. Saviez-vous que « Buffalo buffalo buffalo Buffalo buffalo. » est une phrase complètement acceptable (si inutile) en anglais ? Pouvez-vous deviner ce que ça veut dire ? (Les majuscules sont importantes.)

Vous souvenez-vous de Maison Hirose, La pâtisserie japonaise en Alsace que j’ai mentionné la semaine prochaine ? J’ai eu un échange avec le propriétaire ; c’est l’un de mes moments préférés du blog. Oui, j’ai écrit tout mon texte dans la photo à gauche moi-même. La photo à droite est une traduction automatique ; c’est assez fidèle :

J’ai vu cet argument dans les commentaires d’un post sur Instagram, selon lequel Belmondo n’aurait pas tourné Peur sur la ville pour trois millions de francs. Est-ce vrai, le dernier commentaire, que l’on disait trois millions pour trente mille ? « Brique », je croyais que ça voulait dire dix mille.

« 3 M de francs en 1975 (l'année du film) =
2,84 M d'euros en 2026, pour dire. »

« T'y vas fort sur l'inflation là »

« Non c'est bien ça, il y a un petit outil qui calcule cela sur INSEE.fr »

« Probablement pas : on disait couramment 3 millions pour dire 30.000 francs (on parlait très souvent en ancien francs). Selon cette hypothèse, ça représenterait 25.000€ aujourd'hui. »

Au fait, si vous vous intéressez à la calculatrice d’INSEE mentionnée ici, voici le lien. Attention, jouer avec des calculatrices d’inflation risque de vous faire pleurer. La Fille ne me croit pas quand je lui dis que pendant ma vie d’adulte, j’ai pu acheter une pizza, un thé glacé et un dessert chez California Pizza Kitchen et récupérer dea monnaies sur un billet de 20 $. Ce serait presque 40 $ de nos jours !

Notre blague traite de deux touristes. Nos articles sont :

Il n’y pas de Bonnes Nouvelles cette semaine. Les gros-titres sont Mégatron et Vanille.

Sur le blog, il y a aussi Deux poids, deux mesures, sur les menaces de mes voisins, Le con et son ‘phone, sur le remplacement catastrophique de mon portable, Les madeleines au citron, aux amandes et à l’anis, les dernières madeleines de Proust et Ici et là, des nouvelles personnelles.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur AppleGoogle PlayAmazonSpotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis laissés sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Dimanche avec des orchidées

On reprend « Sodome et Gomorrhe ». Cette fois, j’ai avancé de seulement 20 pages, mais elles étaient parmi les plus dures à lire de tout le roman. Que l’on me cogne avec un manuel botanique plutôt que relire cette partie !

Pour les fans des restos américains, je dois citer cette pépite qui suggère qu’il était une fois, les choses étaient pareilles aux deux côtés de l’Atlantique :

il y a des extrémistes qui… sont servis, avec une politesse sous laquelle couve l’indignation, par un garçon qui, comme les soirs où il sert les dreyfusards, aurait plaisir à aller chercher la police s’il n’avait avantage à empocher les pourboires.

Je ne veux pas vous donner l’idée que l’on a fini avec l’homosexualité. Loin de ça :

Laissons pour le moment de côté ceux qui… méprisent les femmes, font de l’homosexualité le privilège des grands génies et des époques glorieuses…

Il continue son obsession avec son idée que les homosexuels sont en quelque sorte des femmes :

Sans doute le jeune homme qui a cette tête délicieuse ne dit pas : « Je suis une femme. » Même si… il vit avec une femme, il peut lui nier que lui en soit une, lui jurer qu’il n’a jamais eu de relations avec des hommes. Qu’elle le regarde comme nous venons de le montrer, couché dans un lit, en pyjama, les bras nus, le cou nu sous les cheveux noirs. Le pyjama est devenu une camisole de femme, la tête celle d’une jolie Espagnole… Du reste, même à son exigeante maîtresse, il a beau ne pas avouer (si elle n’est pas gomorrhéenne) : « Je suis une femme »

Il suit un passage que je ne peux pas comprendre du tout où il essaye d’expliquer les jalousies entre des hommes homosexuels quand l’un d’entre eux fait des amis avec une lesbienne. Au moins, c’est ce que j’en tire. Je dirais seulement que Proust croyait probablement qu’il épatait la bourgeoisie avec cette discussion, mais pour le lecteur moderne anglophone affronté par plusieurs milliers de genres (je ne plaisante même pas un peu, mais je vous préviens qu’il s’agit d’une culture très en ligne, et que très peu de ça est connu du grand public), c’est presque pittoresque.

Je ne vais même pas expliquer pourquoi il a écrit ça :

Méduse ! Orchidée !

Sachez juste que l’on est toujours dans son discours sur l’homosexualité. Mais il revient à l’orchidée qu’il était en train d’observer :

M. de Charlus m’avait distrait de regarder si le bourdon apportait à l’orchidée le pollen qu’elle attendait depuis si longtemps, qu’elle n’avait chance de recevoir que grâce à un hasard si improbable qu’on le pouvait appeler une espèce de miracle. Mais c’était un miracle aussi auquel je venais d’assister…

Je ne sais pas en quoi un rendez-vous anonyme est un miracle, mais Proust n’a jamais entendu parler du SIDA.

Je partage ça juste pour vous emmerder :

Par là les invertis, qui se rattachent volontiers à l’antique Orient ou à l’âge d’or de la Grèce, remonteraient plus haut encore, à ces époques d’essai où n’existaient ni les fleurs dioïques, ni les animaux unisexués, à cet hermaphrodisme initial dont quelques rudiments d’organes mâles dans l’anatomie de la femme et d’organes femelles dans l’anatomie de l’homme semblent conserver la trace. 

Vingt… pages… de ça. Que l’on revienne aux soirées interminables des Guermantes !

Ô Françoise, je meurs :

« Ah ! c’est un si bon homme que le baron, ajoutait-elle, si bien, si dévot, si comme il faut ! Si j’avais une fille à marier et que j’étais du monde riche, je la donnerais au baron les yeux fermés. »

Non, mais sérieusement, Françoise :

« Le baron et Jupien, c’est bien le même genre de personnes. »

(Elle ne sait rien de ça.)

Avec ces mots, on atteint la fin de la première partie, un point d’arrêt naturel :

En tout cas, ce jour-là, avant ma visite à la duchesse, je ne songeais pas si loin et j’étais désolé d’avoir, par attention à la conjonction Jupien-Charlus, manqué peut-être de voir la fécondation de la fleur par le bourdon.

Je ne peux que rejoindre le célèbre Nelson Muntz des Simpson, avec sa riposte immortelle :

HA HA.

Ici et là

Vous savez déjà que je me fais… (il consulte le dico — punaise, mais on a déjà une nouvelle Langue de Molière)… contraindre de temps en temps à cuisiner pour les cours de français de La Fille. Mais d’habitude, j’ai un peu de préavis. Jeudi matin, j’ai reçu un texto de La Fille : « J’ai besoin de croque-monsieurs (croque-messieurs ?) pour demain. » Ah, pour combien de personnes ? « 13 élèves plus la prof. »

Super, j’adore les commandes sans beaucoup de temps pour préparer ! Je suis allé chez Walmart, car avec ces quantités, non, je ne vais pas faire de la brioche de zéro, ni payer du fromage importé. Il m’a fallu environ 35 $ d’ingrédients pour ça tel quel (pas mal pour nourrir 14 personnes, non ?). J’ai utilisé la recette telle que je l’ai apprise chez l’Alliance française. Voici quelques photos juste pour vous donner le goût de l’affaire :

Parce que j’insiste sur livrer le produit le plus frais possible, je me suis réveillé à 5h30 hier pour tout faire. Les derniers sandwichs sont sortis du four à 7h52 et le lycée commence à 8h18. Heureusement, ce n’est pas un problème — le nouvel appartement est à 2,7 km du lycée.

Mais dites-moi, y a-t-il deux parents au lycée qui feraient pareil ? J’en doute.

J’aimerais vous offrir tous mes excuses pour une bêtise de WordPress. Agathe m’a signalé que cette supplication apparaît pour les utilisateurs de navigateurs :

Pub pour offrir un plan WordPress à l'auteur

Je suppose que c’est parce que j’ai annulé le renouvellement automatique, qui arrive deux mois avant la fin du plan de 12 mois. Je trouve ça inacceptable — si j’ai payé 12 mois, je dois recevoir 12 mois, pas 10 ! Je vous rassure, ce site est gratuit ([Et vaut chaque centime. — M. Descarottes]), et je payerai la facture — mais quand c’est dû, pas à l’avance. Veuillez l’ignorer.

Plus tard aujourd’hui est le Grand Pique-Nique de la Rentrée de l’OCA. Cette fois, je fais des madeleines de Balbec — euh, je veux dire des madeleines à l’orange et au chocolat, celles que j’ai faites pour le deuxième tome de Proust. Les madeleines elles-mêmes sont prêtes — j’ajouterai le chocolat plus tard ce matin.

Peut-être que vous avez entendu parler du nouvel iPhone 18 Pro, annoncé ces jours après mon achat du 17. Je croyais qu’il me fallait acheter le 17 pour utiliser avec l’étui, car Apple a l’habitude de changer souvent la taille de ces trucs juste pour vous faire acheter de nouveaux accessoires. J’ai eu tort. Les deux sont identiques à moins d’un mm près. Mais je ris jusqu’à la banque quand même, comme on dit en anglais, car comme je m’attendais, mon iPhone 15 a perdu de la valeur dans l’espace d’une semaine, comme par magie. Il m’a valu 1100 $ pour le 17 — c’est-à-dire que je ne paye rien — mais il m’aurait valu 930 $ pour le 18. J’aurais donc dû payer 270 $, même si je pouvais le payer sur 36 mois, 7,50 $ chaque fois. Je suis content du résultat. C’est juste mes données qui me manquent.

Ai-je mentionné que j’ai perdu les fichiers de sauvegarde qui prouvaient que j’ai fini Final Fantasy V ? Ouais. J’ai l’impression qu’il me reste plusieurs autres belles surprises comme ça.

Mais finissons sur une bonne nouvelle. Je sais que Julie reconnaîtra cette bête à mauvaise haleine :

C'est un dinosaure avec une bouche ouverte, plus grande que l'enfant Link.
Source, ©️Nintendo

Ça ne vous parle pas ? Il s’agit d’un King Dodomgo du jeu Ocarina of Time. Mais pas la version originale de 1998. En novembre, il y aura une toute nouvelle version et la bande-annonce promet déjà qu’il sera le jeu de l’année :

Pour moi, le meilleur Zelda est Tears of the Kingdom, mais je crois que la grande majorité des fans préfère Ocarina. Comme a dit La Fille après notre visite au jardin de Rikugien, c’est bien évident que le Japon est basé sur le royaume de Hyrule, et on a hâte de le revoir !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Pour punir et asservir

Quelque chose que je dis plusieurs fois par année, c’est que ceci est un blog tous publics, genre La Guerre des robots, pas Peur sur la ville. Mais ce n’est pas à dire que les Transformers, les robots du film nommé, ne peuvent pas parfois dépasser légèrement les limites du terrain.

Remontons le temps jusqu’en 2007. Je suis à Westwood, un quartier de Los Angeles, pour aller à ma salle de sport habituelle ([Vous n’auriez jamais deviné en le regardant, n’est-ce pas ? — M. Descarottes]) Mais ce jour-là, les rues sont bloquées — il y a une poignée de robots géants, car le nouveau film des Transforners aura sa première ce soir-même à Westwood. Malheureusement, je travaillais toujours pour une société de la défense, alors j’étais interdit d’avoir un portable avec un appareil photo. Alors, je ne peux pas vous montrer ce que j’ai vu ce jour-là.

Dans le film, il y avait une voiture de police appartenant aux méchants, les Decepticons, un robot nommé Barricade. Il faut savoir que le slogan de la police de LA depuis les années 60, c’est « To protect and to serve », en français « Pour protéger et servir ». Barricade était peint pour ressembler à une voiture de cette brigade de LA — mais au lieu du slogan traditionnel, on voyait sur ses portes un slogan plus méchant, « To punish and enslave », d’où mon gros-titre.

Il s’avère que Barricade a un grand fan en France, qui a fait des efforts extraordinaires pour acquérir exactement la bonne voiture, une Ford Mustang de 2006 avec des modifications par le célèbre mécanicien Steve Saleen (cette voiture est aussi connue sous le nom Saleen S281, et on pouvait l’acheter directement de sa boutique — à Elbe-en-Irvine !). Ce monsieur a peint la voiture presque exactement comme dans le film. La voilà :

Une Ford Mustang Premium 2006, au look de la voiture de « Barricade » (Transformers) en Essonne, Photo par Poudou99, CC BY-SA 4.0

À noter, et probablement pour éviter des conflits avec le studio, seulement les mots « to punish » apparaissent sur cette version, pas le slogan entier. Je suis quand même admiratif.

« Mais Justin », me dites-vous, « c’est censé être Langue de Molière aujourd’hui. Ben, il y a deux jours déjà. Quel rapport ? » Bonne question !

Il y a des semaines, j’ai appris quelque chose que j’aurais probablement dû deviner il y a 6 ans, si pas en 2007. La grande majorité des mots anglais qui se terminent par « -ade » — marinade, arcade, parade, facade, et ainsi de suite — viennent du Vieux Français (tous les liens sont en anglais). Pas tous — shade, c’est-à-dire « ombre », vient de l’allemand, par exemple. Mais vous savez probablement où je vais. Ce que j’ai appris, c’est que ce M. Barricade porte un nom bien français.

Selon le dictionnaire Merriam-Webster :

Capture d'écran de l'étymologie de barricade en anglais, traduite dans l'article
Capture d’écran

Ça dit :

Nom emprunté au français, allant jusqu’au Moyen français, de « barrique» (tonneau, baril), un élément typique de barricades (emprunté au gascon barriqua, probablement allant jusqu’à pré-latin *barrica + ade

En repassant sur la liste de robots qui apparaissent dans ce film, il me semble que Barricade est le seul et unique à porter cet honneur — Optimus Prime, Bumblebee, Jazz, Megatron, Shockwave, pas un Français parmi le tout. Mais tant pis, car les scénaristes ont raté un autre bon nom français de l’histoire des Transforners, Ravage (un robot panthère) :

C'est l'oiseau robot Laserbeak (bec à laser) qui vole dans l'air pendant que le panthère Ravagé court. Ravage a un torse noir et des jambes grises.
Laserbeak (en haut) et Ravage (en bas), Capture d’écran, ©️Hasbro

Ne me croyez pas sur parole, Le Robert donne presque exactement la même signification qu’en anglais !

Malheureusement, vous savez quel autre fichier a été perdu avec les données de mon portable ? Ouais — toute idée pour Langue de Molière depuis janvier 2024 ! Ce billet sera donc en vacances pour le reste de septembre, car il me faut en général 3-4 semaines pour rassembler une liste d’idées.

Les madeleines au citron, aux amandes et à l’anis

Puisque je suis en retard avec deux choses, commençons avec celle qui est la plus facile à écrire. Samedi, après avoir découvert la catastrophe du portable, je devais toujours préparer des madeleines pour le prochain tome de L’Histoire sans fin Proust. Le titre explique tout, alors voilà :

Gros-plan de 16 madeleines -- seulement les deux rangs au centre sont complètement visibles -- rangées comme un échiquier
Haute résolution en cliquant

Allons les préparer !

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