J’imagine que certains d’entre vous mourraient de curiosité sur ce que l’on a mangé pendant ce voyage. Surtout puisque pendant notre voyage en France, je vous ai dit que l’on a mangé trop de trucs américains. Et je vous ai dit tout au début que nous sommes passés par chez McDo.
Parlons d’abord des repas à bord l’avion d’ANA, une compagnie aérienne japonaise. On y a mangé le dîner et le petit-déjeuner. Pour le dîner, ils nous a servi du poulet grillé avec du riz blanc, du tofu, et 3 trucs au vinaigre dont je n’ai eu aucune envie.

Le petit-déjeuner contenait une leçon :

Sous les œufs, il y a un curry de bœuf sur un lit de riz blanc. Il y a aussi un muffin sur le plateau, mais il s’est avéré que c’était plutôt typique des japonais.
Tournons maintenant à un sujet que j’ai évité en France il y a 3 ans, le petit-déjeuner quotidien. Pendant oute ma vie, alors probablement avant en plus, mon père à insisté sur manger dans l’hôtel chaque matin. Moi, qui ai abandonné le petit-déjeuner en 2006 à cause de la diabète, je n’ai jamais eu cette attitude même quand je mangeais ce repas, mais en France, c’était particulièrement ridicule, à cause de toutes les excellentes boulangeries et pâtisseries que nous n’avons pas visitées.
Mais au Japon, c’est tout autre chose. On a passé les 4 premières nuits, ainsi que la dernière, chez Villa Fontaine Grand Shiodome. On n’aurait jamais trouvé quelque chose comme ça à prix raisonnable ailleurs. En plus du yakitori (poulet grillé) et les pommes de terre en forme de visage souriant (en haut à gauche) et les pruneaux au vinaigre (en haut à droite), il y avait du curry de bœuf tous les jours, ainsi que des gâteaux roulés :




J’étais bien surpris à trouver ce panneau qui disait que les viennoiseries étaient fabriquées à base de beurre de Charentes-Poitou AOP ! Les pâtisseries elles-mêmes n’étaient même pas au niveau de ce qui vend Carrefour sous son propre nom, mais si vous pensez que je me plaignais, vous n’avez pas remarqué la longue durée depuis mon dernier voyage en France :


Je me suis vite adapté à l’habitude de manger du curry tous les matins — j’adore le curry japonais, très peu à voir avec ce que l’on mange en Inde — ainsi que du tamago, l’omelette japonaise :


À vrai dire, j’adopterais le curry au riz tous les matins avec plaisir, sauf que le riz blanc monte mon taux de glycémie en flèche encore plus que les viennoiseries !
Et si je vous disais que le petit-déjeuner était encore plus impressionnant à l’hôtel DoubleTree à Kyoto ? D’abord, je vous présenterai des choses qui n’ont pas besoin d’explication :






Je soupçonne que les viennoiseries et petits pains de la dernière photo venaient du même fournisseur que ceux de la Villa Fontaine. La baguette était très bonne, au fait.
Il y avait tout genre de trucs au vinaigre ou au tofu que j’ai pu sauter sans difficulté :




Mais il y avait aussi des choses familières faites avec du thé matcha. Il me faudra essayer de copier le cake au matcha, et peut-être les brownies au matcha — meme les mochis au matcha étaient excellents !

Les cônes ? Oui, il y avait de la glace au matcha !

Mais le plus grand coup de cœur, c’était une spécialité locale, les onigiris kujo miso. Ce sont des boules de riz blanc, parfois fourrées d’algue, parfois assaisonnées avec du miso. Je doute que j’achète les bons équipements, mais je les ai adorés.



À Shinjuku, on a mangé chez Kakaya, un resto qui ne sert que des nouilles udon — c’est très typique pour les restos japonais de ne servir qu’un genre de plat. J’ai eu un plat dont je refuse de taper le nom, car c’est un mot qui a un sens brutalement pornographique et je ne veux pas apparaître dans les résultats pour ça, même pas par hasard. Mais il y a une photo de la carte ici, où les 3 genres d’udon sont expliqués à droite. Le mien, c’était le dernier des trois. Cette photo est à plus haute résolution pour aider à la lisibilité.




J’ai honte de vous dire que nos deux dîners à Kyoto ont été dans des restos de deux hôtels, avec des menus hyper-américains/européens. La première nuit, j’ai eu du poisson et frites :

Cependant, il faut que je partage le papier pour emballer les frites. Aux États-Unis, ce genre de truc est habituellement imprimé avec des images de vieux journaux britanniques. Ici, c’est autre chose :


Je n’ai pas de photo de l’autre dîner ; j’étais franchement en colère.
Mais juste avant de partir de Kyoto, entre nos visites à Kyoto-Gyoen et la Tour de Kyoto, on a eu un repas spectaculaire, dans un resto avec exactement une chose sur la carte (les choix sont la taille et les boissons). Il s’appelle Gyukatsu Motomura, dans la Gare de Kyoto. Gyulatsu veut dire gyu, bœuf, et katsu, escalope. C’est du bœuf (ici faux-filet ; d’autres restos proposent plus de choix), pané avec un peu d’œuf et de la chapelure panko, frit dans de l’huile neutre jusqu’à mi-saignant. Si vous n’aimez pas cette température, il y a une petite grille sur la table pour le faire cuire plus longtemps. Mais il sortira toujours de la cuisine mi-saignant. Ce sont mes gens. Dans le bol avec le couvercle, il y a de la soupe miso.

Si vous ne pouvez pas trouver quelque chose à manger à la Gare de Kyoto, c’est de votre faute — regardez tous ces choix (il y en a 40) !

Revenus à Tokyo, j’ai goûté le dashi-chazuke, une sorte de soupe au riz, ici avec des crevettes et un légume inconnu à la tempura. Le bouillon est sert séparément, dans une théière ; vous pouvez ajouter autant que souhaité.


Notre dernier repas « officiel » était chez McDo. J’ai enfin goûté le burger local, un « Samouraï Makku » — c’est au fromage et à la sauce soja, mais une sauce soja forte. Il y a autant de sel dans ce burger que dans les salines de Salins-les-Bains. Je n’ai aucune restriction, mais aucune boisson est assez grande pour aller avec. Vous pouvez voir que le ticket dit « Samurai Mac » en anglais dans la première photo.


À l’aéroport, encore une fois avec 3 heures pour rien faire, La Fille et moi avons quitté mon père pour explorer. Nous avons trouvé un bar à sushis. Il n’y a eu plus de thon, mais ces kappa maki (roulades au concombre) étaient magnifiques. Et tout ça, avec deux thés chauds compris et deux thés glacés, n’a coûté que 14 $. Dans un aéroport ! Je voulais pleurer.

Demain, on aura C’est le 1er, suivi de mes achats avec un compte rendu des merveilles du terminal international à Haneda, puis nos deux colonnes de réflexions, et ce sera enfin la fin des aventures japonaises. Jusqu’à ce que je maîtrise plusieurs recettes pour partager !


















































































































































































































































