Si vous êtes ici depuis longtemps, vous savez peut-être que je suis grand fan de la guide touristique Véro Savoye, qui écrit en anglais sous le nom France With Véro. Récemment, dans son groupe privé sur Facebook, elle a partagé ses pensées sur un post ailleurs, en anglais. Je considère qu’il serait une erreur de citer Véro directement, vu que son groupe est payant, mais le sujet me dérange, alors je vais partager l’original, et ce sera notre point de départ.

Ceci vient d’un groupe public, Expats move to France, mais j’ai coupé le nom d’utilisateur, car mon but n’est pas de le rendre célèbre. Je vous préviens, c’est bien con, mais je traduirai la majorité de ce post :
Toulouse, Lyon ou Bordeaux…
Nous déménagerons en octobre et choisissons entre ces 3 villes. C’est embêtant mais nous n’avons visité aucune, et nous déménagerons sans avoir vu. Le temps et des devoirs familiaux ne le permettront…
Nous cherchons une ville pleine d’espace pour promener les chiens, avec de bons transports, près de la nature, des gens sympas… des musées et des galeries, de beau temps et assez d’expatriés pour faire des amis anglophones, près des aéroports et du TGV. Une grande ville nous va bien tant qu’il y a des quartiers plus « village ».
Alors, je vais ajouter quelques détails biographiques tirés de son profil public : c’est une new-yorkaise, artiste, qui voyage parfois à Paris pour son travail. Dit autrement : bobo. (Comme si ce n’était pas déjà évident !)

Véro a été étonnée par ce post, et moi aussi. Ce n’est pas une collection de villes très évidente, autre que « nous ne voulons pas vivre dans le Nord du pays ». Mais comment peut-il arriver que l’on s’en fout d’où vivre, mais être si certain quant au temps ? (J’ai une théorie — ils veulent quitter les États-Unis avant la prochaine élection législative, en novembre 2026.)
Il me semble, vu leur liste de vœux, qu’ils cherchent New-York-en-France ; si je me sentais un peu plus grincheux, je dirais Paris, mais à vrai dire, ce serait injuste envers Paris. On peut certainement trouver tout ça à Paris, mais même si Montmartre a son côté « village », j’ai hâte de voir leurs visages en se promenant par le Moulin Rouge et voyant les commerces voisins ! Le film est trompeur !
Si vous avez l’impression d’avoir déjà rencontré ce couple, en 2024, on a parlé d’un autre couple très similaire, qui a fini par quitter Nîmes pour revenir aux États-Unis. Comme leurs prédécesseurs, il me semble qu’ils cherchent la France pour ne pas être les États-Unis, mais pas vraiment pour être la France.
Véro a donné sa propre liste de raisons pour ne pas aller vivre en France, mais je ne la partagerai pas. Disons que je la trouve un peu plus pessimiste que moi, même si je suis d’accord avec elle que les journaux sont pleins d’exemples de tout ce qu’elle dit. Franchement, je m’inquiète le plus sur établir une relation avec un docteur assez vite pour avoir des ordonnances pour mes médicaments. Mais autre que ça ? Si ce couple venait sur ce blog, ils découvriraient assez vite que les transports ne sont pas comme à Paris partout. Bien sûr, il faut savoir lire les commentaires, et il me semble que ni l’une ni l’autre ne parle français. Véro ajoute aussi qu’elle prédit que les deux auront une chaîne YouTube pour se plaindre des fonctionnaires français, et là, j’avoue que je sais de quoi elle parle. J’ai vu les expériences de certains amis avec des époux étrangers. Ça me fait aussi peur pour le titre de séjour.
Mais je reviens encore et encore à leur indifférence à connaître la ville avant de déménager. « Bordeaux, Toulouse, ça m’est égal » — quoi ? Je soupçonne qu’il s’agit d’un couple vegan — je n’ai pas de preuves, mais je crois que je connais le type. Je ne suis pas sûr qu’ils survivront au pays du cassoulet. La salade lyonnaise risque de ne pas convenir à leur goût non plus !
Je ne peux pas dire que je sais que je m’épanouirai en France. Je le crois, je l’espère, mais jusqu’au moment où je suis là, qui sait vraiment ? Mais ces deux ? J’aimerais dire qu’il y a un couple à Nîmes qu’ils devraient consulter, mais c’est déjà trop tard pour ça.





































