Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est le 1er, version mai 2026

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

Ce numéro de C’est le 1er était plus difficile d’écrire que d’habitude. D’une part, on dit rebonjour à une vieille amie du blog, bien-aimée de toute la communauté. D’autre part, en plus du décès de Louloute, le chat du Chat voyageur, on dit adieu à une autre vieille amie du blog qui a apparemment supprimé le sien sans trace. Et dites-don, ça fait belle lurette chez Jours d’humeur et Il Est Quelle Heure.

Si vous ne cliquez qu’un lien, laissez-le être le clip absolument étonnant de la Falkirk Wheel, mais il faudrait vraiment lire l’article d’Our Lake District Escapades en plus. Je n’ai jamais rien vu comme ça !

Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

Adieu :

Nouveaux à moi :

  • Rien.

Les habituels :

Actif ailleurs :

Mathilde’s little things n’a rien de nouveau.

À encourager :

Rien de nouveau chez Le journal des Jum’s, Planète Vegas, Planète Opalie, Il Est Quelle Heure, La tête dans le panier, Les Dédexpressions, Grain de Sable, Carnets d’une plume, Manonpatis, Le Stylo sous la Gorge, Jours d’humeur, Le site du Shifâ’, Bonheur des yeux et du palais, Thriller Addict , La lectrice en robe jaune, Et si Facebook disparaissait?, Bessie’s Bazaar, L’Atelier du Phoenix, et Bonheurs culinaires. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Poor-boire

« Poor », c’est le mot anglais pour « pauvre ». Gardez-le en tête.

Je dois räler sur les États-Uniens aujourd’hui. « Mais Justin », me dites-vous, « on croyait tous que vous détestiez ce mot. Changement d’avis ? Votre abonnement au fan-club de José Bové a été enfin validé ? » Nan, rien de ça — j’ai mangé chez McDo mardi, pour une chose — mais je réserve le droit d’utiliser ce mot pour mépriser mes con-citoyens depuis des années (ce que je crois est son intention, évidemment), et hier, quelque chose s’est passé qui m’a propulsé en orbite.

Mettons la scène. En 2022, j’ai écrit un article pour expliquer une tendance lamentable en ce qui concerne les pourboires aux États-Unis. En général, à mon avis, les européens comprennent mal les raisons derrière ce que l’on a fait pendant la période avant-Covid. Les pourboires étaient limités aux serveurs, barmans, coiffeurs et chauffeurs de taxis. (Ça fait mal aux yeux pour moi, d’écrire « barmans » au lieu de « barmen ».) Souvent, on laissait quelques dollars dans les chambres d’hôtel pour remercier le personnel d’entretien, mais pas comme les autres, ce n’était pas en fonction du montant. Mais comme j’ai expliqué dans cet article-là, c’était limité aux gens qui ne faisaient pas partie du SMIC pour des raisons historiques. C’était donc un sale tour après le Covid quand tout à coup, tout le monde avec un lecteur de carte de crédit a commencé à demander des pourboires simplement parce qu’il y avait des tablettes qui allaient avec. Tout genre de personne sans le droit aux pourboires — et il y a bien des lois sur ce sujet — a désormais la main ouverte, tandis que toute idée de service a bien disparu. On n’a jamais tant payé pour si peu.

Mais au-delà du fait que je considère cet article un must du blog, afin de ne pas se faire avoir aux États-Unis et aux « Quelques arpentes de neige », comme disait Voltaire, je ne comptais pas sur y revenir. La situation n’a pas changé. Au moins, c’était ce que je croyais.

J’AVAIS TORT. (Au cas où ce ne serait pas clair.)

Hier, j’ai dû m’inscrire à un événement pour le lycée de La Fille, un dîner qui aura lieu en mai, ouvert à toutes les familles qui participent aux groupes musicales de l’école. (C’est gratuit pour les élèves, 40 $ l’adulte.) Je n’ai jamais, jamais une fois de la vie, vu ce qui m’attendait à la caisse :

Capture d'écran du site Zeffy. Il y a un total de 40 $, suivi par une demande d'ajouter 17, 20 ou 22 % en paiement facultatif à Zeffy.

C’est une demande de pourboire, à presque exactement les mêmes pourcentages que dans les restos où 15 % était la norme jusqu’en 2020 (on voit habituellement 18 %, pas 17 %). Les frais en question vont uniquement à Zeffy, le site qui fait la facture — rien au lycée, ou au resto qui abritera l’événement.

Pour être bien clair, on voit souvent sur les sites qui aident les associations à but non-lucratif des demandes de payer les frais de traitement. Aux États-Unis, MasterCard et Visa facturent typiquement 3 % aux clients. Par contrat, on n’est pas censé récupérer ces frais au client. À chaque fois où on voit dans un resto « 3 % de plus pour payer avec une carte de crédit », c’est une violation du contrat entre les sociétés de crédit et les restos. Mais qui va vraiment s’en plaindre si une asso caritative veut ne pas payer ces frais et demande aux donateurs de faire un plus grand don à cet égard ? Personne, et ce n’est pas moi qui va écrire à MasterCard sur le sujet.

Cependant, c’est une chose quand il s’agit d’une dépense légitime pour une association. Les taux des pourboires n’ont rien à voir avec les dépenses professionnelles des associations, ou les entreprises comme Zeffy qui les vendent des services. C’est juste que tout le monde ici s’habitue à voir une demande de payer 18/20/22 % à chaque fois où on paye par carte (peu importe si la demande est de coutume). Je trouve ça immonde et avide. J’allais même écrire une lettre. Puis j’ai décidé de vérifier si GoFundMe, le site le plus grand aux États-Unis pour organiser des cagnottes, demandait toujours 3 % pour les cartes de crédit comme dans mes souvenirs.

Capture d'écran du site GoFundMe. Après le total de 10 $, il y a une demande de pourboire en anglais, avec un montant initial de 16,5 %.

NOPE. Ils disent même que c’est un « tip » (pourboire), et qu’ils ne facturent rien aux associations. J’ai laissé le pourcentage exactement comme je l’ai trouvé. 16,5 %, c’est la pratique d’un bandit de grand chemin, pas la marge qui va avec les services pour les associations caritatives.

Par rapport, Leetchi — ce qui sonne à mes oreilles comme « leech », le mot anglais pour une sangsue — facture un peu si les dons dépassent 100 € :

Capture d'écran de Leetchi. Les frais sont 0 % pour moins de 100 €, 6 % de 100 € jusqu'à 10 000 €, et 1,5 % pour tout montant plus grand.
Capture d’écran

J’ai testé une cagnotte choisi par hasard, et je n’y ai pas vu une demande pour n’importe quel montant ; après les détails de paiement, il y a deux conditions à accepter et c’est tout.

Capture d'écran de paiement chez Leetchi. Après les détails de paiement, il n'y a que deux conditions à accepter, avec des cases à cocher pour dire oui ou non. Puis le bouton pour finaliser le paiement.

Je n’ai même pas de mot pour ces gens. Comme dirait mon ex, « Ça ne fait jamais du mal à demander ». Mais je ne suis pas d’accord avec madame. Il y a une telle chose que la honte. Au Japon, quand j’y ai visité en 1996, tous les employés à l’hôtel ont refusé des pourboires, car ce n’était pas la coutume. Au contraire de ce qui pensent certains de mes amis européens, il était une fois, avant 2020, les Américains qui n’avaient pas le droit aux pourboires auraient fait pareil. Mais maintenant, plus personne n’a honte de se faire passer pour un mendiant. Moi, je ne payerai jamais ces poor-boires.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Toi non !

Le 6 avril, la Blague de la Semaine a commencé ainsi :

C’est une dame qui rencontre un ancien copain de classe dans la rue. Vu sa tenue, il est évidemment devenu prêtre. Elle l’approche et lui dit : « Bonjour, Père, tu te souviens de moi ? » Le prêtre lui répond : « Marie ! Mais bien sûr ! Ça va ? » Et puisqu’il est prêtre, elle ne peut pas résister à avouer quelque chose.

Blague du 6 avril 2026

C’était plutôt long, mais plus tard, ça a continué :

Cinq ans plus tard, le prêtre est seul dans son bureau quand un homme frappe à la porte. Il a l’air bien épuisé, et il tient une enveloppe. Il dit au prêtre : « Bonsoir, mon Père. Je suis Paul. Il y a 5 ans, tu as allumé une bougie pour ma femme et moi, ça te parle ? » Le prêtre sourit et répond : « Mais oui ! Ça a marché, vous avez des enfants ? » Paul lui donne l’enveloppe en disant : « Oui, et voici un voyage payé à Rome. »

Alors, pourquoi est-ce que j’évoque ces deux parties ? À vrai dire, j’ai traduit cette blague d’une source anglophone, et l’a « francisée », une pratique qui explique environ 1/4 des blagues. Mais en faisant la traduction, j’avais une question sincère, et c’est ça le sujet de Langue de Molière aujourd’hui : comment est-ce que les gens s’adresseraient au prêtre ?

Évidemment, la femme du premier paragraphe le tutoierait car elle le connaissait jeune, et avait déjà une telle relation avec lui. Je peux imaginer des situations où ce ne serait pas le cas : s’il s’agissait d’un pape francophone, et les deux étaient en public, j’imagine que même une telle personne le vouvoierait, afin d’être respectueux dans un tel contexte, même si juste « pour encourager les autres » comme a écrit Voltaire. (Je n’ai même pas aimé Candide, mais je cite cette phrase en français depuis le lycée, je l’aime tant — et le reste des anglophones aussi !)

Mais il me restait la question de ce qui dirait le mari, qui n’a pas connu le prêtre. Alors, j’ai recherché la question, et ça m’a mené à un sermon par un prêtre catholique suisse, Vincent Lafargue, intitulé « Ah, ces gens qui tutoient le prêtre ! ». Je ne connais guère la Messe en français, seulement en anglais et moins en latin. (Il y avait une Messe en cours pendant ma visite à la Basilique Sacré-Cœur en 2023 — j’étais bluffé par la similitude avec la Messe latine. Je n’enregistrerais jamais une Messe aux États-Unis, mais si ce que j’ai vu en 2023 était typique, il n’y a rien en commun.)

Vu le titre, j’avais raison de soupçonner qu’il faudrait vouvoyer le prêtre. Cependant, il dit :

Quelle est cette phrase ? Vous avez une idée, cette phrase que vous répétez plusieurs fois à la messe ? …Et avec votre Esprit !

Et avec votre Esprit… D’ailleurs, si on tutoie le prêtre dans la vie courante, est-ce qu’on a le droit de dire « et avec TON Esprit », du coup ? …

Mais bien sûr que si ! Bien sûr que si. C’est tout à fait autorisé.

Alors, il semblerait que l’on pourrait dire soit l’un soit l’autre dans la vie courante, mais à vrai dire, même si je ne connais pas la Messe en français, ça m’a mis mal à l’aise. Mais il ajoute quelque chose auquel je n’avais pas du tout pensé :

Et d’ailleurs je vous le signale au passage que la langue française est l’une des seules langues au monde dans laquelle on vouvoie le prêtre à la messe ! En allemand, en anglais, en italien, en espagnol, en portugais, on dit : « et avec TON Esprit, qu’on le tutoie dans la vie courante ou pas.

J’étais ravi de voir qu’il est d’accord avec moi, que la seule traduction de « you » en anglais est « tu », pas « vous ». Mais en espagnol ? J’ai dû vérifier :

El Señor esté con vosotros.

Y con tu espíritu.

Ordinario de la Misa, Diócesis de Córdoba

Il a raison — le prêtre dit « vosotros », vous dans le sens pluriel (c’est littéralement vos otros, vous autres), et les gens le tutoient en réponse. Il note que c’est en fait ce que l’on fait en latin :

Eh ben pas de bol, en latin, on tutoie le prêtre ! « Et cum spiritu TUO », même si c’est le Pape, hein ! Si vous allez célébrer sur la place Saint-Pierre à Rome, vous dites « et cum spiritu TUO » à Léon, vous lui dites « tu » en latin.

Pourtant, c’est du rituel, pas de la vie courante. Hors ce contexte, on vouvoierait sûrement le Pape, non ? J’ai trouvé un prêtre pour le vouvoiement, mais sans faire la polémique sur la FSSPX, je ne vais pas la mettre au même niveau. Mais là, j’ai appris qu’en français, on tutoie Dieu (je le savais déjà) pourtant on vouvoie Marie (je n’avais aucune idée). Et ça pourrait être (mais ne le sera pas) tout autre article.

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine semaine pour remettre quelqu’un dans sa place.

Le cœur, et le bol, brisés

Il y a des années, je vous ai raconté l’histoire d’un saladier que vous avez vu dans presque chaque recette ici. Il y a 273 posts dans la catégorie de recettes, mais vu mes habitudes du Tour, certainement plus de 300 recettes individuelles (car j’ai publié beaucoup de recettes départementales deux à la fois). Je suis sûr que vous l’avez donc vu au moins 250 fois (si vous êtes ici depuis le début). Non, je ne vais pas compter.

Dimanche, je l’ai mis dans le lave-vaisselle comme j’ai fait des centaines — des milliers ? — de fois au fil des 30 dernières années. Et voici ce que j’ai trouvé quand je l’ai ouvert :

Saladier sens dessus-dessous dans le lave-vaisselle. C'est brisé en deux au long d'une fissure au sens de la largeur.

Pendant une belle 30 secondes, j’ai regardé, fixé sans bouger, parce que je ne pouvais pas croire ce que je voyais. Il n’y avait pas de fissure. Je n’ai rien fait différemment. Je n’avais absolument aucune idée de ce qui s’est passé. Puis, j’ai commencé à pleurer. Comme j’ai écrit sur Facebook, la version courte du post lié ci-dessus :

Je suis au point de larmes. En 1996, j’ai acheté ce bol pour faire des brownies en cadeau pour la Saint-Valentin pour le grand amour de ma vie. Comme toutes les autres, elle m’a rejeté, mais je l’ai gardé pendant 30 ans comme mon seul souvenir d’elle. Vous pouvez le voir dans centaines de mes recettes. Et maintenant, je n’ai plus rien.

Un peu plus tard, sans espoir de le réparer, je l’ai mis sur ma table pour voir si je pouvais au moins comprendre ce qui s’est passé. Les deux parties ne rentrent pas très bien, l’une dans l’autre ; pourtant, je n’ai trouvé qu’un petit morceau de verre au fond du lave-vaisselle :

Il me semble donc que c’était quelque chose de thermique, que la chaleur l’a fait briser en se dilatant, et qu’en refroidissant, les deux gros morceaux de verre n’avaient plus le même contour.

Il me soulage juste un peu de savoir que ce n’était probablement pas de ma faute. Au lycée et à la fac, j’étais une légende pour la quantité de vaisselle que j’ai brisée en faisant des expériences dans les labos de chimie. Je ne sais pas ce qui a changé, mais cette habitude n’a pas duré après — j’ai brisé exactement deux assiettes et un verre pendant ces 15 ans et demi d’être célibataire, et par rapport au passé, il faut considérer ça comme une réussite.

Cependant, il ne me restait que ce souvenir de la femme qui m’a rendu ce que je suis — si vous n’avez pas lu le premier article, on a fini par parler les mêmes 4 langues, j’ai changé ma matière principale à la même que la sienne, et bien sûr, on partageait dès le début le même amour du poète britannique Samuel Coleridge. Sauf pour l’enfant que l’on partage, il n’y a aucune preuve d’un effet pareil de la part de mon ex.

Le 14 février 1996, je me suis senti comme si une partie de moi était morte. Dimanche, je me suis senti exactement pareil, même si ça faisait plus de 30 ans depuis la première fois. Je n’ai pas encore jeté les deux gros morceaux de verre — je me sens comme si ce serait mettre Dana elle-même dans une benne à déchets, et je n’arrive pas à faire ça.

Saison 5, Épisode 6 — Ne faites toujours pas la fête

Notre gros titre vient du jeu Lylat Wars.

Il s’est avéré que le Lakitu qui me suit gardait sa pire malediction pour dimanche après-midi. Le truc de fou, c’est que je ne sais même pas s’il agit de ce qui a fait mon ex hier, ou de la perte de mon bien le plus précieux. (Je sais, vous pensez à Gollum, et je le suis, certainement, mais je suis sérieux.) Certains savent déjà de quoi je parle ; le reste d’entre vous en sauront plus demain. Quant à mon ex… aucun être humain ne mérite ce traitement, c’est tout ce que je peux dire.

Peut-être que certains d’entre vous sont déjà au courant, mais l’une des plus vieilles amies du blog est de retour après presque deux ans d’absence. C’est le 1er fera la fête cette semaine. C’est pour ça que je n’abandonne jamais espoir avec la liste en bas de chaque numéro.

Un miracle s’est produit samedi. Il n’arrivera plus jamais cette année, et probablement pas de ma vie. Pendant une journée uniquement, les San Diego Padres, mon équipe de baseball préférée, ont eu le meilleur record de toute la ligue. Franchement, il n’y a pas assez de talent chez eux pour ça, Mais voici la preuve :

Statistiques qui montrent que les Padres ont un record de 18-8. Seulement celui des Braves d'Atlanta est aussi bon, 19-9.

Naturellement, ils ont perdu dimanche. Mais c’était un beau rêve.

Duolingo m’a fait dire quelque chose que le vrai Justin ne dirait jamais. Je suis donc un extra-terrestre profanateur.

Ça dit : « Tu ne ferais pas un saut en parachute avec moi ? »

Ni un saut à l’élastique, ni du deltaplane, ni du parapente… j’aime tellement le sol, où il est impossible de tomber d’une grande hauteur.

Je vous ai dit que j’étais à une soirée de tarot samedi soir. J’ai fait un fondant baulois, une recette que j’ai apprise de Péla. Mais il s’est brisé en le démoulant. La honte :

Vous êtes tous trop gentils et me direz certainement, « Mais le goût, toujours pas mal, non ? » Ouais, c’est ce qui disaient les invités. Mais je me mesure contre les Pierre Hermé et les Claire Heitzler, même si je suis très loin de leur niveau. « Assez bien » ne l’est jamais. J’ai appris ça de qui ? De vous.

Notre blague traite d’un rendez-vous chez le médecin. Nos articles sont :

Il n’y a pas de Bonnes Nouvelles cette semaine. Les gros-titres sont Cadran Solaire et Trompé.

Sur le blog, il y a aussi Ô non, canon !, sur Le Canon français, Clare V., l’histoire d’une boutique américaine avec des racines françaises, Ici et là, des nouvelles personnelles et C’EST ASSEZ, sur le dernier attentat aux États-Unis.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur AppleGoogle PlayAmazonSpotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis laissés sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

C’EST ASSEZ

Je sais à quoi vous vous attendiez. Mais ce soir, juste quand j’étais en train de partir pour une soirée de tarot (où j’ai gravement perdu, car on a appelé aux rois dans mon jeu pour une garde et une garde sans, mais ces deux n’avaient pas assez pour ces paris), j’ai entendu la nouvelle à la radio — troisième attenant contre le président Trump. Je suis rentré et j’ai commencer de lire les nouvelles que j’avais ratées ainsi que les commentaires.

J’ai déjà écrit plusieurs fois sur d’autres attentats aux États-Unis depuis 2024 — la première fois contre Trump, le meurtre du PDG d’une compagnie d’assurance de santé, le meurtre de Charlie Kirk ainsi qu’une immigrée ukrainienne. J’ai sauté le deuxième tentative contre le président, mais un troisième est beaucoup trop loin, et je ne vais pas penser à autre chose ce soir.

Le temps que je suis rentré, beaucoup de monde avait déjà posté des théories complotistes. Par exemple :

Capture d’écran

Ça dit : « Ses sondages d’opinion sont si mauvais qu’il a monté une autre tentative d’assassinat pour se sortir du dîner des correspondants de la Maison Blanche. » En soi, ça ne mérite pas de réponse — mais plus de 38 milliers de personnes ont déjà montré qu’elles sont d’accord.

Voici un autre commentaire d’un auteur célèbre, Don Winslow, #1 sur la liste de romans à succès du New York Times, un homme avec presque 1 million d’abonnés :

Capture d’écran

Ça dit :

FAUX DRAPEAU :

Une opération sous faux drapeau est UNE ACTION CLANDESTINE —comme une attaque—CONÇUE pour donner l’impression qu’elle a été perpétrée par une autre partie.

Ces opérations visent à créer un prétexte fallacieux pour une action militaire ou à MANIPULER L’OPINION PUBLIQUE.

C’est de la merde. On ne sait toujours pas le mobile de Cole Thomas Allen (lien en anglais), alors quand ce connard grand cru dit que c’est un faux drapeau, ce qu’il veut dire est « Je suis sûr que c’est quelqu’un qui est d’accord avec moi, mais je nierai tout tant que c’est contre mes adversaires. »

En dehors du dîner, il y avait des manifestants qui portaient des pancartes souhaitant la mort du président :

Photo par Katie Pavlich sur X

La pancarte dit « Mort au tyran ». Alors, est-on responsable de ses mots ou pas ?

Je veux que vous compreniez exactement ce que je veux dire. Je ne parle plus à aucune connaissance anglophone sur Facebook que je connaissais avant 2020. L’une des raisons pour ça, c’est que non seulement pendant les émeutes, mais pendant les deux premiers attentats, elles ont toutes soutenu la violence politique, toujours dans le même sens. Personne n’a le droit à tuer un homme politique et je me fous des soi-disant « raisons ». Les manifs doivent rester pacifiques ; sinon, c’est du terrorisme.

Apres le premier attentat contre M. Trump, je vous ai donné de nombreux exemples de menaces de violence de la part de ses adversaires. Je vais finir avec quelque chose que j’ai vu ce soir, la première fois où j’ai vu un membre de ce parti-là exprimer ce sentiment directement, sans qualification :

Capture d’écran

Marie Gluesenkamp Perez est une députée Démocrate de l’État de Washington. Son post dit simplement : « Veuillez arrêter d’assassiner le président. » Il n’y a pas de mot pour dire « Même s’il le mérite bien » ou « Bien sûr, je doute que l’on l’ait tenté. » Et c’est exactement ce dont ce pays a besoin en ce moment. Pas besoin de dire que l’on va voter pour adopter ses lois, ou de dire qu’il est un chic type après tout. Mais il faut absolument que ses adversaires disent au moins ça, clairement et sans aucune ambiguïté. Sinon, les trois prochaines années seront parmi les plus terrifiantes de l’histoire américaine.

Je ne garde plus espoir à cet égard.

Ici et là

Je crois, très sincèrement, qu’il y a un Lakitu qui me suit partout. Vous ne le connaissez pas ? C’est une petite tortue dans un nuage qui vole ici et là au-dessus de Mario et lui tire dessus des œufs de Spiny, ou comme ils sont connus en français, Pic-Pic. Une fois sur le sol, les œufs deviennent des Spiny, en français Hériss. C’est le cauchemar. Pour moi, Lakitu ne jette pas d’œufs, mais des malédictions. Quelque chose de mauvais m’est arrivé chaque jour cette semaine.

Dessin d'un Lakitu pour le jeu New Super Mario Bros.
Lakitu, Source, ©️ Nintendo

Mais c’était surtout à Celle-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom (ou si vous le préférez, Celle-qui-doit-être-obéie, d’après le roman britannique Elle). Il y a des mois, elle m’a demandé un échange de garde de La Fille en juin, pour aller en vacances. Il y a une semaine, elle a décidé qu’elle voulait prendre d’autres vacances, aussi en juin, et que je devrais déplacer mes plans (pas encore réservés) en juillet. Sauf que l’on était censés garder l’horaire de juillet vide pour que La Fille puisse être bénévole quelque part. Alors, elle a insisté que je devais faire quelque chose qu’elle utiliserait pour me blâmer plus tard. Pour m’encourager, il y a eu des menaces de revenir dans le tribunal des affaires familiales. C’est heureusement fini vendredi soir, mais après presque 16 ans, rien ne s’est amélioré.

Je vous encourage tous à cliquer ce lien vers Facebook. Là, il y a un court clip publié par la police d’Irvine (police irvinoise ?) d’un type en train de voler 2600 $ de vin à un supermarché haut-de-gamme, Gelson’s. En fait, je fais des achats à ce supermarché exactement une fois par an , à Pâques; ils ont une boulangerie excellente, mais les prix sont de folie. Les queues de homard pour mon dîner parisien venaient de chez Gelson’s. J’y achète assez peu de choses que je me souviens de tels faits.

J’ai vu quelque chose de dégueulasse sur Facebook hier. Mme Bergé a présenté une médaille de chevalier de l’Ordre National du mérite à une écrivaine qui avait perdu 3 de ses 4 enfants. Je trouve ça un moment touchant. Pourtant, la réaction la plus commune ? Les rires. Je sais qu’elle n’est pas la tasse de thé de tout le monde (j’ai déjà avoué que c’est la mienne) — quel homme ou femme politique l’est ? — mais bon sang, faut pas se moquer de Mme Julliand !

La Fille et moi étions chez Costco mardi aprèm, où on a fait la découverte de quelque chose d’étonnant, jamais vu dans les supermarchés ici avant :

On en a goûté 1 chacun mardi soir et elle est partie mercredi comme d’hab. Après, j’ai découvert qu’il n’en restait que 7 dans le carton. La vilaine ! Soit elle est sortie de sa chambre après s’être « couchée », soit elle s’est réveillée tôt pour un petit-déjeuner pas comme les autres ! Je comprends — ces cornets sont follement bons — mais j’aurai des problèmes si elle dit « Je peux avoir des cornets de glace le matin chez mon père » à quelqu’un !

([Elle va découvrir qu’il en reste moins de 7 dans le carton. Quel hypocrite, celui-ci. — M. Descarottes])

Duolingo ne me manquera pas quand je finirai la dernière leçon à nouveau. Voici son avertissement sur mes « erreurs » :

C'est une phrase, notée comme correcte : « Celui qui a gagné le tournoi a été récompensé par le roi. » Sauf qu'il y a un avertissement pour me dire qu'il ne devrait pas y avoir des accents sur « gagné » ou « été ».

Ouais, le hibou vert s’est plaint que j’avais mis les accents correctement !

Finissons sur quelque chose de super, non ? Hier, un ami m’a envoyé ce clip d’une Française qui a 93 ans et s’implique toujours dans la production familiale du cidre. Que nous ayons tous tant d’énergie au même âge !

Clare V.

Je n’écris pas souvent sur la mode, et surtout pas la mode pour les femmes. Pour moi-même, je vais chez Macy’s, me plains que c’est pas Galeries Lafayette ici, choisis quelques chemises Polo et des jeans Levi’s, puis je sors. L’affaire ne dure qu’une demi-heure, max. J’ai mon « look », c’est aussi figé que l’ambre fossile, et ça me convient. La Fille fait ses achats avec sa grand-mère, alors je n’en sais rien, moi, et ça épuise mes connaissances chez les dames.

Mais il y a des jours, cette même grand-mère m’a appelé pour me dire : « Il faut que l’on aille dans une boutique à Newport Beach pendant que La Fille est au lycée. C’est une urgence. » Une urgence façon Les Real Housewives d’Orange County, bien sûr, mais n’importe quoi. C’est comment je me suis retrouvé chez Clare V. Et je vous promets, c’est bien dans les attributions du blog. Je dois mon récit de sa biographie largement à cet article du Los Angeles Times (lien en anglais).

Clare V. est une chaîne de boutiques nommée d’après sa fondatrice, Clare Vivier, née Clare Guerrero en Indiana. Après avoir été diplômée à l’Université de San Francisco, elle a déménagé à Paris sans parler la langue et s’est faite embaucher à une société de production de films documentaires. C’est là où elle a rencontré un journaliste, Thierry Vivier, qui elle a épousé avant de déménager à Los Angeles en 2001. (On s’est peut-être croisés sans le savoir ?)

À LA, elle s’est retrouvée encore une fois dans le secteur de films, cette fois en tant que responsable d’accessoires. C’est comme ça qu’elle a commencé à faire ses propres sacs à main, et après avoir reçu des commentaires admiratifs, elle a lancé sa propre gamme en 2007 avec un sac dit La Tropézienne. Avec l’aide d’une usine à Burbank (la même banlieue où se trouve les studios de Disney), elle a commencé à vendre ses sacs à d’autres boutiques, et a fini par ouvrir sa première boutique en 2012. Ça a attrapé l’attention de la société italienne Tod’s, qui a les droits à la marque française Roger Vivier. Tod’s l’a poursuivi pour les droits au nom Vivier, alors elle a changé le nom de son entreprise à « Clare V. ». Ça fait, elle a grandi sa chaîne jusqu’à une quinzaine de boutiques aux États-Unis, dont celle que j’ai visitée.

Voici l’entrée :

Vitrine avec le nom Clare V.

Le magasin est principalement consacré aux sacs à main en différentes tailles, mais il y a un portant à vêtements avec quelques chemises et pulls (il y a plus de vêtements sur son site que ce qui se trouve en magasin) :

On remarque vite un certain style, d’ajouter des expressions françaises partout :

Comme Louis Vuitton, elle aime faire un motif damier en cuir, mais c’est tissé plutôt qu’imprimé ou tamponné comme ce qui se trouve chez LV. (Il sait plus sur la mode que vous ne le pensiez — mais uniquement quand il s’agit de Louis Vuitton. Fallait faire attention.)

Il y a des affiches vintage comme décoration, pour la même raison que chez moi :

Affiche d'une exposition de 1977 sur l'artiste Robert Delaunay à la Bibliothèque nationale.

Elle vend même des bougies, mais aucune n’était allumée :

Trois bougies, chacune sous un verre

J’aurais tué ma mère si elle avait acheté quelque chose de cette collection pour donner à La Fille :

Des sacs et des chemises en bleu foncé, imprimés avec « Maman, je t'aime »

Quand on fait ses achats, le sac dit « Merci beaucoup » :

Sac blanc imprimé avec les mots « Merci beaucoup » en noir

Je ne peux pas vous montrer ce qui a acheté ma mère pour La Fille. Son anniversaire arrivera bientôt, mais c’était vite emballé alors que je prenais des photos. Le service dans le magasin était efficace, et je sais que vous savez tous même sans avoir rencontré ma mère que je m’attendais à une visite beaucoup plus longue.

Évidemment, je suis content de partager tout ça car cette entreprise a des liens avec la France même si la propriétaire n’est pas une expatriée. Alors je mentionnerai aussi qu’elle expédie des colis en Europe et on peut payer en euros sur son site (les prix comprennent les impôts et les frais d’expédition dans ce cas — je l’ai testé et ils sont augmentés par environ 10 % par rapport aux prix en dollars). Le site reste en anglais peu importe le choix. Voilà :

Capture d'écran de préférence de pays

Je n’ai rien reçu pour cet article et personne ne savait que j’allais l’écrire. Mais quand il s’agit de la culture française, pas besoin de me payer !

Les 2 000 Coups de Foudre

Aujourd’hui marque une étape de folie pour ce blog. C’est le 2 000e article publié sur Un Coup de Foudre. Voici les statistiques d’hier :

J’aime les gros chiffres ronds, et je remarque toujours les multiples de 500, parce que c’est beaucoup de travail (500, 1000, 1500). Puisque je ne peux pas lancer une autre balado ou chaîne YouTube comme la première fois, ces étapes sont toujours le moment pour un bilan et comme dites vous les anglophones, un « best-of ».

À noter, en moyen, je n’ai jamais raté un jour, mais ce n’est pas vrai — j’en ai raté peut-être une vingtaine pendant tout ce temps. Mais aujourd’hui, on est aussi à 2 000 jours depuis la première publication :

Calculatrice d’Ouest-France

Deux projets ont eu lieu complètement pendant ce temps : la lecture de Proust, lancée en janvier 2025, et l’écriture de mon propre livre. Ils restent en cours, et vous entendez assez souvent parler des deux. C’est assez pour dire que j’apprécie tellement le soutien que je reçois dans les deux cas, même si, pour des raisons différentes, il y a autant de larmes que de sourires autour des deux projets.

Mes recettes préférées depuis les 1 500 : Les vraies baguettes sont la recette la plus importante quand on cuisine à la française et n’a pas de boulangerie à prix raisonnable. Les madeleines à la framboise et au chocolat, créées pour lire Proust, sont mes madeleines préférées parmi tous les parfums testés ici. Les mirlitons de Rouen sont une réussite aussi traditionnelle que technique. La bûche « Truffe framboise », une originale du blog, est parmi mes plus grandes réussites. Le « king cake » de la Nouvelle-Orléans, n’a pas plu beaucoup de lecteurs, mais la Nouvelle-Orléans est au cœur de ce blog encore plus que l’originale, et travailler rigoureusement dans ses traditions est autant un plaisir que n’importe quelle recette. Adapter la « tarte à la crème de Boston » était un défi que je me suis mis avec plaisir — qu’un jour je la fasse pour quelqu’un de spécial ! Le macaron Saint-Valentin, format gâteau est le chef-d’œuvre des macarons du blog, celui qui fait tourner les têtes.

Les moments les plus hilarants : Entendre mon ex parler en français à La Fille, je ne l’aurais jamais deviné ! Lire des blagues en français dans Final Fantasy V, je ne m’attendais pas à ça non plus — et surtout au fait que j’ai raté la référence aux Tortues ninjas (une tortue qui mange de la pizza) ! Il y avait la fois où j’ai dû expliquer à La Fille que l’on n’utilise pas « d’accord » comme Jacquouille avec OK. Personne n’oubliera le meilleur poisson d’avril du blog, où j’ai été « démasqué » comme éboueur à Clermont-Ferrand. Et même si j’avais un but sérieux, je vous ai raconté l’histoire la plus drôle que j’ai lue dans un magazine américain.

Les moments les plus touchants ou tristes : Je dois dire que pendant cette période, j’ai été plus franc sur les coulisses — il y a eu plein de drame pendant les deux premières années, mais je l’ai caché. Deux semaines après les 1 500 posts, on a dit adieu à M. Descarottes — puis on devait attendre deux mois de plus pour ses funérailles. Il me manque tous les jours. J’ai raconté une histoire que j’ai gardée secrète pendant presque 30 ans, sur la rencontre ratée avec une Française qui aurait pu changer ma vie. On a dû parler d’un autre épisode de « Restez aux États-Unis ». Je me suis lancé avec Podcasthon pour soutenir la Fédération française de la cardiologie ainsi que la Fédération des aveugles et amblyopes de France. J’étais tellement fier des efforts de La Fille pour apprendre les croissants ainsi que les macarons — et d’écrire son propre article. J’ai accueilli enfin des amis expatriés chez moi, un moment fier comme rien d’autre.

Les coups de cœur culturels : Le moi qui aura 10 ans à jamais ai adoré la reprise moderne du Comte de Monte-Cristo. J’ai tellement aimé écrire sur Julien Clerc, Sandrine Kiberlain et Julie Zenatti pour le Projet 30 Ans de Taratata. (Et j’étais étonné quand Juliette a deviné quelque chose qui m’a posé des problèmes au moins deux fois dans la vie.) J’adore partager les histoires des Français aux États-Unis, et j’espère que celles de Don Luis del Aliso et des Simplot vous ont plu. Voir Paul Taylor en live, l’un des héros de cette histoire, était un rêve devenu réalité. Et même si seulement par Internet, j’étais ravi de revoir Indochine en concert.

Comme je dis à la fin d’une diffusion hebdomadaire — mais personne ne le sait selon les statistiques de Spotify — merci de m’avoir lu. Ça reste le plus grand plaisir de ma vie.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Chercher midi chez Paul Bismuth

Il y a deux semaines, l’auteur de qui je suis le plus jaloux, un certain Paul Bismuth, a apparu à la une du Canard enchaîné. Je vous rappelle que je dis parfois que j’espère ne jamais apparaître à la une du Canard, car ça veut dire que l’on a fait une grosse boulette. Mais voilà, dans le dialogue des canards :

Canard à gauche : Sarko clame son innocence en appel.  « Arrêtez de chercher… »

Canard à droite : « Libye à 14 heures ! »

Évidemment, il s’agit de l’expression « chercher midi à 14h ». Ça veut dire, selon notre vieil ami, le site dit La langue française :

Chercher un problème là où il n’y en a aucun ; chercher quelque chose à sa mauvaise place.

Chercher midi à quatorze heures

J’avoue que malgré le fait que je la connais depuis 5 ans déjà, je suis absolument incapable de l’utiliser moi-même. Ça fait mal aux oreilles même quand on l’explique. Et c’est quoi l’explication ? Selon eux, ça vient :

D’une coutume encore en vigueur dans plusieurs villes d’Italie, consistant à compter les 24 heures à partir du coucher du Soleil. Ainsi, midi ne peut jamais coïncider avec 14h, mais seulement, au minimum, avec 16h. Chercher midi à quatorze heures, ce serait donc rechercher un jour où le Soleil se couche à 22h, chose impossible en France métropolitaine ou en Italie.

À vrai dire, ça ne me parle pas du tout. Vous et votre habitude de compter les heures 24 à la fois, je suppose. N’oubliez pas qu’aux États-Unis, 14h se prononce « 2h — de l’après-midi ». Mais ça me rappelle au moins une blague, trop bête pour être la Blague de la Semaine :

Un policier voit un homme ivre sur ses quatre pattes, en train de chercher quelque chose au-dessous d’un lampadaire. Il lui demande ce qui se passe, et l’ivre lui répond qu’il cherche ses clés. Le policier décide de l’aider, mais après quelques minutes sans succès, lui demande s’il est sûr de les avoir perdues dans cet endroit. L’ivre dit que non, et en fait, il les a perdues dans un parc au bout de la rue. Le policier lui demande donc pourquoi il les cherche sous le lampadaire.

Vient la réponse : « Car la lumière est meilleure ici. »

Effet lampadaire, Wikipedia (ma traduction de l’anglais)

Je n’ai pas dit que c’était une bonne blague. Mais c’est ce que l’expression me rappelle.

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine avec un détail d’une blague qui était assez bonne pour être celle de la semaine.