La galette charentaise

Notre dessert charentais est quelque chose de spécial ! C’est plus ou moins facile, il n’y a pas d’ingrédients difficiles de trouver, et c’est vraiment facile à changer les quantités. Mais la chose la plus importante ? C’est délicieux !

Il y a peut-être autant de recettes pour cette galette que de charentais. Alors, il faut choisir quel genre de galette vous voulez faire — quelque chose moins grande ? Divisez la pâte en deux ou divisez les ingrédients par deux. Quelque chose plus «galette» que «gâteau» ? Utilisez juste farine de blé, pas 1/2 de blé et 1/2 de maïs. Quelque chose plus dur ? Utilisez 1/2 sachet de levure, pas le sachet entier. Il y a des recettes avec toutes ces astuces. À ma part, je dois Cuisine à la française, Audrey Cuisine, et Cooking-ez. Ma recette n’est pas exactement la même que n’importe quelle des leurs, mais elle est le résultat de suivre quelques idées de chacune.

Les ingrédients :

  • 250 grammes de farine de blé tamisée
  • 250 grammes de farine de maïs
  • 4 oeufs
  • 250 g de sucre semoule
  • 125 g de beurre de Charentes-Poitou
  • 1 pincée de sel
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à soupe de cognac (peut-être 2 — le goût avec 1 n’est pas du tout fort)

Les instructions :

  1. Dans un saladier, battre bien les oeufs, le sucre semoule, le sucre vanillé, et le cognac
  2. Ajouter la farine de blé et de maïs, le sel, et la levure chimique. Mélanger bien.
  3. Ajouter le beurre ramolli. Je vous préviens — ce sera l’étape le plus difficile. Mélanger avec une cuillère en métal, pas une maryse ou un fouet. SURTOUT pas un fouet, au moins vous adorez avoir du mal à nettoyer vos fouets. Regardez les photos avant et après le beurre pour voir quel état votre pâte devrait atteindre.
  4. Mettre la pâte dans un moule à tartes.
  5. Facultatif : dorer avec une jaune d’œuf. Je n’ai pas fait ça parce que j’ai pensé que la pâte était un peu molle, mais c’est clair maintenant que ça marchera.
  6. Saupoudrer de sucre cristallisé et faire des stries avec une fourchette.
  7. Faire cuire au four à 180° C pendant 30-40 minutes. Vérifier avec un cure-dent.

Votre galette poussera au four et rétrécira un peu quand elle sort du four. Alors, laissez-la reposer pendant 10 minutes avant de la sortir du moule.

Mon dîner charentais

J’ai eu de mal en choisissant ce que je voulais faire pour mon dîner charentais. J’ai trouvé quelques recettes des chefs étoilés sur leur site de tourisme, mais je suis là pour faire les recettes traditionnelles. J’ai enfin trouvé ma recette sur le site Cuisine à la française, dédié au patrimoine culinaire. Voici la Poularde de ferme à la poitevine :

C’est pas mal, mais un peu fade. Je vous conseille d’utiliser le beurre de Charentes-Poitou — je l’ai utilisé pour dorer le poulet, et c’est merveilleux ! C’est les légumes qui ont besoin de quelque chose de plus. J’ai aussi choisi un cognac Hennessy pour l’accompagner. C’EST PAS FADE ! En fait, c’est un peu trop fort pour moi, mais je le goûterai plus qu’une fois. Pour 34 $, on doit être sûr, non ?

Comme d’habitude, j’ai coupé la recette pour 1-2 personnes. Voici l’originale.

Les ingrédients :

  • 1 poularde de 1 Kg
  • 10 cl d’eau ou de bouillon de volaille
  • 2 carottes fanes
  • 1 jeune poireau moyen
  • 1 oignon jaune (de poitou si possible)
  • 0.5 kg de bettes
  • 1/2 petit chou
  • 50 grammes de beurre de Charentes-Poitou
  • 1 gousse d’ail 
  • 1 1/2 c. à soupe de farine 
  • 50 cl de crème fraîche
  • 1 jaune d’oeuf 
  • 8 g de gros sel
  • 2. 5 g de poivre noir en grains au moulin

Les instructions :

  1. Dans un faitout, faire chauffer de l’eau salée et poivrée.
  2. Couper les carottes et les poireaux en tronçons épais, les oignons en deux.
  3. Eliminer les feuilles de bettes et détailler les côtes en gros morceaux.
  4. Couper le 1/2 chou en quatre.
  5. Mettre 30 g de beurre à fondre dans une cocotte.
  6. Bien faire dorer la poularde sur toutes ses faces.
  7. La retirer de la cocotte et la plonger dans le faitout.
  8. Ajouter les carottes, le poireau, l’ail et les côtes de bettes.
  9. Dès l’ébullition, baisser le feu, couvrir et laisser mijoter pendant 1 heure — pendant ce temps, faire le chou pour qu’il soit prêt à la fin de l’heure.
  10. Faire bouillir de l’eau salée dans une casserole.
  11. Y plonger les quartiers de chou pendant 10 minutes.
  12. Les égoutter, les passer sous l’eau froide.
  13. Ajouter alors le chou blanchi et faire cuire encore 30 minutes.
  14. Faire un roux avec le reste du beurre et la farine.
  15. Ajouter peu à peu 25 cl du bouillon de cuisson de la poularde en mélangeant bien.
  16. Verser ensuite la crème, mélanger et laisser cuire 3 ou 4 minutes feu doux.
  17. Dans un bol, délayer la jaune d’oeuf avec quelques cuillérées à soupe de sauce.
  18. Reverser le tout dans la casserole en fouettant vivement pour qu’il ne coagule pas.
  19. Laisser cuire la sauce 2 minutes à feu très doux en mélangeant sans arrêt.
  20. Rectifier son assaisonnement.
  21. Découper la poularde sur le plat de service.
  22. Bien égoutter les légumes.
  23. Les disposer autour des morceaux de volaille et napper avec la sauce après l’avoir filtrée avec un chinois.
  24. Servir bien chaud.

Les dessins clandestins

La semaine dernière, je vous ai dit que je n’étais pas bien informé du scandale des restos clandestins. Pendant ces derniers jours, et surtout après avoir vu le nouveau numéro du Canard Enchaîné, j’ai appris que j’avais vraiment sous-estimé la puissance de cette nouvelle. C’est partout — dans les journaux, sur Topito, sur C à vous. Je crois que je comprends mieux maintenant — nous avons eu un scandale similaire plus tôt en Californie, quand plusieurs hommes politiques avaient eu des dîners dans notre meilleur restaurant, «The French Laundry». C’était un grand secret, et maintenant notre gouverneur risque perdre son emploi (lien en français) parce que tout le monde est en colère contre lui. (Il y a plus de raisons, ce n’est pas seulement à cause des dîners.) En tout cas, les restos clandestins sont devenus un autre thème :

Et aussi :

Et enfin :

À ma part, il était une fois, j’ai rencontré le chef qui fait partie de notre version de cette histoire, Thomas Keller. Voici une photo de moi, de lui (à gauche), et de son boulanger (à droite) :

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De quand vient votre prénom ?

Je participe souvent à un groupe de conversation le samedi après-midi ici, où il n’y a qu’un francophone natif. Ce week-end, il m’a demandé si je préfère qu’il prononce mon prénom à la façon française où l’américaine. Bien sûr, je lui ai dit «en français, s’il vous plaît». J’avais deux raisons — l’une sérieuse et l’autre amusante.

Quand j’étais au lycée et j’ai commencé à étudier l’espagnol, j’ai dû choisir un prénom espagnol. Je peux vous dire que c’est absolument impossible pour les hispanophones de prononcer soit mon prénom soit le quartier de mon enfance (Scripps Ranch). J’ai passé un mois en Espagne, et la mère de ma famille d’accueil est devenue obsédée avec tous les deux. Alors, j’ai passé une décennie sous le nom «Diego» en espagnol, et même si je ne l’utilise plus, si quelqu’un m’appelle Diego, je répondrai encore.

Alors, quand j’ai commencé avec le français, je pensais à adopter un surnom. Puis, j’ai découvert un site très intéressant, Politologue, et ça m’a convaincu que je n’avais pas besoin d’un nouveau prénom. Voilà :

Capture d’écran de Politologue

C’était un prénom presque tout inconnu en France au moment de ma naissance (1976), et j’ai un peu de peur qu’il est devenu plus populaire à cause de soit Justin Timberlake soit Justin Bieber. Mais j’ai surtout l’impression en regardant ce graphique que c’est un prénom un peu «vintage». Et je n’ai que de l’affection pour le passé, n’est-ce pas ?

Mais je vous ai dit que j’avais aussi une raison amusante pour garder mon prénom en français. J’ai enfin trouvé une langue où personne va se tromper ! En anglais, tout le monde m’appelle «Jason» ou «Dustin», deux prénoms avec des prononciations trop similaires au mien. Sauf pour quelques ans dans les 90s, j’ai appris grâce à Politologue qu’il n’y a pas de Jasons en France. Et la situation avec les Dustin est encore mieux — il n’y a que 115 dans tout le siècle dernier ! FINALEMENT ! Je m’en fiche si les voyelles changent, j’ai au moins mon propre prénom.

Bien sûr, quand je découvre un outil comme celui-ci, je pose des questions comme «Est-ce que mes amis ont des prénoms communs ?» et «Est-ce qu’on a raison aux États-Unis que tous les hommes français s’appellent soit Jean soit Jacques, et les femmes s’appellent toutes Marie ?» J’étais vraiment surpris que ni Jacques ni Jean est commun depuis les années 70s, et Marie même plus tôt. Ça explique pourquoi je ne connais personne avec ces prénoms !

J’avoue, je passe beaucoup trop de temps à Politologue. Vous avez les mêmes tendances que nous maintenant — les garçons sont tous des Liam, Lucas, et Noah, et les filles sont toutes des Emma et Mia. Mais vos plus vieux prénoms sont vraiment beaux, comme Aurélie ou Marius. J’espère que l’influence de la langue anglaise ne fait pas de mal à vos noms !

Une chanson charentaise

Pour continuer avec la chaîne YouTube, l’un de mes buts est de partager aussi des chansons traditionnelles. On trouve souvent du vocabulaire régional, c’est donc une opportunité pour parler des différentes langues qui existent en France. Par exemple, cette chanson — «La Pibole» — est de 1730 en français (et plus vieux en poitevin — rappelez qu’à l’époque, la région était Poitou-Charentes), et il y a des mots du patois poitevin dans les paroles.

Selon la Bibliothèque Nationale de France :

‘La Pibole’ : chanson régionale, d’origine poitevine, remontant à l’époque des guerres de religion et créée par les protestants de la Charente lors du passage de Catherine de Médicis et de ses enfants (la mère Ajhane représentant Catherine de Médicis et le petit Ajhanon, le duc d’Anjou) ; l’ « ageasse » signifie la pie en patois poitevin, ses petits sont des « ageassons » ; les paroles françaises ont été créées vers 1730 ; la pibole serait également un instrument à vent qui ressemble à la cornemuse et dont on se servait pour accompagner les danses paysannes au XVIème et XVIIème siècles.

Je n’ai aucune intention de recommencer les guerres de religion ici ! (Il est possible si je chante des chansons de supporters de football !) En tout cas, si vous voulez écouter des autres versions, il y a celle-ci, celle-là, et celle-ci pour les enfants.

Ma connexion charentaise bizarre

Pendant que j’ai fait mes recherches pour mon post «Je découvre la Charente», j’ai trouvé que l’acteur Éric Laugérias vient de Cognac. J’ai pensé que son nom a eu l’air familier, mais j’ai vérifié sa filmographie, et j’étais sûr que je n’ai rien jamais vu. Alors, je ne l’ai pas inclus dans le post. Mais tout à coup, je me suis enfin souvenu !

Dans les années 90s, mon émission préféré était « The X-Files » (en France, «X-Files : Aux frontières du réel»). Il y avait un épisode avec l’acteur Burt Reynolds, appelé «Improbable» (c’est le même mot soit en français soit en anglais). Et cet épisode avait une bande sonore très inhabituelle — toutes les chansons sont venues d’un album par l’animateur français Karl Zéro ! L’album s’appelle «Songs for Cabriolets and otros tipos de vehiculos». À l’époque je suis devenu obsédé par une chanson italienne dans l’album, intitulée «Io mammate e tu». M. Zéro avait un autre chanteur avec lui quand il a enregistré la chanson — et ce chanteur était Éric Laugérias. Voici l’extrait de l’épisode avec la chanson :

Et voici la chanson entière :

Il y a une diction en anglais : « All roads lead to Rome, » ou «Tous les chemins mènent à Rome». Peut-être. Mais je dirais plutôt que tous mes chemins mènent à la France !

La 7e Compagnie au clair de Lune

Je viens de regarder le dernier film de la trilogie 7e Compagnie. C’est un film vraiment différent que les deux précédents — tous les trois parlent des trois soldats qui sont échappés, mais le dernier n’a rien à voir avec le reste de la compagnie.

Quelque chose qu’ils ont tous en commun est qu’il y a beaucoup de machinations avant d’arriver à une scène vraiment drôle. Dans le premier, c’était la scène de l’épicerie avec le collaborateur. Dans le deuxième, c’était le tunnel au-dessous du château. Dans, celui-ci, c’était la chapelle abandonnée, où les trois soldats ont fait semblant d’être résistants anglais.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce film est la performance d’André Pousse. Je lui ai rencontré pour la première fois dans «Faut pas prendre…». Il est toujours charmant et j’ai envie de regarder plus de films avec lui. Je remarque qu’il y a beaucoup d’acteurs français que je suis toujours heureux de voir maintenant, et que je n’ai jamais connu avant : Jean Lefebvre, Paul Préboist, Jean Carmet, Henri Guybet, Pierre Mondy, Lino Ventura, et beaucoup d’autres. Ce n’est plus juste Louis de Funès et Bourvil — c’est un monde entier !

La Révolution dans les magasins

L’un des plus grands changements chez moi est que je suis devenu sensible quand n’importe qui se moque des Français ici. Mais chez nous, tout le monde est devenu hyper-sensible à tout, et c’est l’une de nos mauvaises qualités. Alors, quand j’ai récemment trouvé ce truc dans un magasin ici appelé «Sur La Table», j’avais des questions. Malgré le nom, le magasin vient des États-Unis. (En tant que n’importe quel truc en plastique, le produit vient de Chine.)

Je trouve que ça manque de bon goût. Mais j’avoue, la forme est utile et elle sert à couper les bagels.

Dans le même magasin, on trouve les produits Silpat, qui sont bien français. Quand je prends des photos avec mes tapis Silpat, je fait exprès de montrer qu’ils disent «Made in France», parce que je veux que tout le monde le voie. En France, ils sont emballés comme ça, sans slogan :

©️Sasa Demarle

Mais si vous visitez le site Silpat pour les États-Unis, c’est une longue série de blagues révolutionnaires :

Ça veut dire «Une Révolution Française de la Pâtisserie»
Les titres disent «La libération de la cuisine», puis «Liberté. Pâtisserie. Boulangerie.» Il faut imaginer que «Liberté» rime avec «Pâtisserie».

On voit la même chose avec la vodka. Voici le site d’une marque de vodka française appelée «Guillotine» :

Le titre dit «La coupe».

Je ne pouvais pas trouver une version de leur site en français, mais c’est au moins aussi vendue en France.

J’étais curieux si quiconque avait osé vendre un produit comme la «Bagel Guillotine» en France, alors je suis allé rechercher dans les sites de plusieurs magasins français.

Chez Carrefour, j’ai trouvé 6 produits, mais rien qui se moque de la Révolution. Celui-ci fonctionne à la même façon que la guillotine :

Capture d’écran du site Carrefour

Chez les Galléries Lafayette, 2 produits :

Capture d’écran du site Galléries Lafayette

On ne peut rechercher ni le site Aldi ni le site Lidl. (Pour info, ici Aldi est connu sous le nom «Trader Joe’s».) Finalement, chez Monoprix, aucun résultat :

Capture d’écran du site Monoprix

Je conclus de ces exemples que ce n’est pas un faux pas de mentionner la guillotine du tout, mais j’ai l’impression que c’est au moins inhabituel de voir des pubs comme celles de la vodka Guillotine en français. Aux États-Unis, il est impossible de dire si les publicités sont créées par des agences françaises ou américaines. Mais je crois que les pubs de Silpat en anglais ne seraient pas acceptables en France.

Y a-t-il une leçon dans toutes ces recherches ? Je ne pourrais pas le dire. Sinon, il est mon but de ne jamais rien faire comme les pubs de Silpat ici.

Un jour sombre

Le Canard Enchaîné a deux thèmes cette semaine. L’un des deux est également une histoire importante aux États-Unis — la question des employés chez Amazon. Est-ce qu’ils ne peuvent vraiment pas aller aux toilettes ?

Hélas, ce dessin parle des photos réelles :

Je dirais simplement que je préfère faire les magasins soit chez la FNAC soit dans les magasins locaux. On aurait pu voir dans mon post hier que je n’ai plus besoin d’acheter ma levure chimique Alsa chez Amazon.

Il y a une autre histoire que je connais moins bien, la question de «dîners clandestins» à Paris :

Il y a aussi plusieurs autres dessins sur ce sujet cette semaine, mais j’avoue que je ne suis pas bien informé sur celui-ci.

Il n’y a pas de question que l’histoire française la plus importante pour moi était leur titre :

Pourquoi ? Je ne recevrai pas le vaccin au Stade de France, n’est-ce pas ? Bien sûr, mais quand la nouvelle des vaccinodromes est apparue il y a quelques jours, je me suis rendu compte que cette nouvelle d’hier suivrait :

J’ai pleuré quand j’ai vu les nouvelles dates. Ça n’a rien à voir avec le fait d’être reporté. Tout le monde savait que ça arriverait. Je ne peux pas du tout dire que je suis choqué. Mais ils ont choisi une nouvelle date pour Paris qui est absolument impossible pour moi. Comment est-ce que je peux en savoir avec 13 mois d’avance ?

C’est parce que mon ex-femme contrôle mon horaire depuis une décennie, à cause de notre fille. Elle refuse d’échanger aucun jour où notre fille habite avec moi, même si elle me demande la même chose tout le temps. J’avais besoin d’un jour sous le vieil horaire ; j’ai besoin de 6 avec la nouvelle date. Ça ne marchera pas. Les seules dates qui pourraient marcher sont à Marseille et à Lyon. Je n’ai pas beaucoup d’espoir.

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«Nous vouloir du vin rouge!»

J’ai tout oublié de mentionner le week-end dernier j’ai regardé «Mais où est donc passée la 7e compagnie ?» Ah bon, ce week-end, j’ai regardé la suite, «On a retrouvé la 7e compagnie», alors je parlerai des deux à la fois.

L’idée de ces films me rappelle Papa Schultz (connu aux É-U sous le nom «Hogan’s Heroes») — la plupart du scénario a lieu parmi des prisonniers de guerre. Ça m’intéresse parce que c’est plus facile à penser à vos compatriotes comme des héros plutôt que comme des prisonniers. De tous les films que j’ai vus qui ont lieu pendant la Seconde Guerre Mondiale, c’est souvent le cas que les héros sont au moins libres, s’ils ne sont pas des soldats.

La scène la plus intéressante dans le premier film est sans doute quand les soldats français rencontrent un épicier collaborateur. Les soldats font semblant de parler mal le français à cause d’être allemands. Ils disent alors des choses comme «nous vouloir du vin rouge» et «le chef veut du à l’ail !» C’est drôle, mais j’ai l’impression que ça a dû prendre longtemps avant que quiconque puisse faire des blagues sur les collaborateurs.

Le deuxième film n’a pas de moments aussi drôles, mais c’était quand même intéressant. Cette fois, les soldats sont prisonniers dans un vieux château. Il y a une femme qui commence par vouloir aider les français, mais elle les trahit avec les Allemands. Un autre sujet que j’imagine n’était pas tout agréable quand le film a été tourné.