Dimanche avec le prince de Foix

On reprend maintenant « Le Côté de Guermantes ». Cette fois, j’ai avancé de 40 pages.

Après avoir refusé plusieurs invitations de Mme de Guermantes, le narrateur accepte d’aller chez elle une fois qu’elle propose une soirée où il pourra rencontrer plus de comtes et de princesses. Pourtant il se dit :

L’amitié que me témoignaient « la tante Villeparisis » et Robert avait peut-être fait de moi pour Mme de Guermantes et ses amis, vivant toujours sur eux-mêmes et dans une même coterie, l’objet d’une attention curieuse que je ne soupçonnais pas.

Il se flatte comme seulement une autre personne que j’aie jamais connue.

Puisqu’il veut montrer que lui aussi, il peut laisser tomber des noms dans une conversation, il lui dit :

je connaissais aussi M. de Charlus, lequel « avait été très bon pour moi à Balbec et à Paris ».

Ça étonne madame, qui explique :

Avouez qu’il est drôle ! et, ce qui n’est pas très gentil de ma part à dire d’un beau-frère que j’adore et dont j’admire la rare valeur, par moments un peu fou.

Avec ça, Mme de Guermantes quitte la soirée et le narrateur réfléchit :

N’y avait-il pas eu un moment où je ne reprenais vie et force que si j’avais, échafaudant toujours de nouveaux projets, cherché quelqu’un qui me ferait recevoir par elle et, après ce premier bonheur, en procurerait bien d’autres à mon cœur de plus en plus exigeant ?

Avec ça, on atteint la fin de la deuxième partie selon l’édition originale de Gallimard, et commence la troisième et dernière partie. Naturellement, il revient immédiatement sur le sujet de Mme de Stermaria :

Les jours qui précédèrent mon dîner avec Mme de Stermaria me furent, non pas délicieux, mais insupportables. C’est qu’en général, plus le temps qui nous sépare de ce que nous nous proposons est court, plus il nous semble long, parce que nous lui appliquons des mesures plus brèves ou simplement parce que nous songeons à le mesurer. 

Moi aussi, je trouve l’attente insupportable. Ça fait plus de 800 pages depuis le moment où on a entendu parler de Mme S., et toujours pas un mot de sa part ! Le narrateur se met à la tâche de gâcher le Bois de Boulogne pour moi :

Posséder Mme de Stermaria dans l’île du Bois de Boulogne où je l’avais invitée à dîner, tel était le plaisir que j’imaginais à toute minute…l’île du Bois m’avait semblé faite pour le plaisir parce que je m’étais trouvé aller y goûter la tristesse de n’en avoir aucun à y abriter.

On saute 8 pages juste pour mentionner que ce cochon pense à inviter Albertine pour un rendez-vous après le rendez-vous, mais décide de ne pas le faire car :

Mme de Stermaria se donnerait dès le premier soir, je n’aurais donc pas besoin de convoquer Albertine chez moi, comme pis aller, pour la fin de la soirée. 

Mais il convoque Albertine pour aller avec lui avant le rendez-vous, pour choisir le menu ! Je ne plaisante même pas un peu.

Cependant, après tout ça, quand il envoie une voiture pour la retrouver, le chauffeur revient avec cette note :

« Je suis désolée, un contretemps m’empêche de dîner ce soir avec vous à l’île du Bois. Je m’en faisais une fête. Je vous écrirai plus longuement de Stermaria. Regrets. Amitiés. »

HAHAHAHAHAHAHA !

Comme un autre con de ma connaissance, le narrateur se pense :

Elle me dit qu’elle ne peut dîner avec moi à l’île du Bois. On pourrait en conclure qu’elle pourrait dîner avec moi ailleurs. Je n’aurai pas l’indiscrétion d’aller la chercher, mais enfin cela pourrait se comprendre ainsi.

Ne retenez pas le souffle, mon gars.Et peu après, il s’avère que j’ai raison :

Plus tard, j’appris un absurde mariage d’amour qu’elle fit avec un jeune homme qu’elle devait déjà voir à ce moment-là et qui lui avait fait sans doute oublier mon invitation. 

Mais quelle surprise, qui frappe à la porte juste au moment de cette déception ? Saint-Loup, son auteur (avec sa lettre farfelue). Ce même Saint-Loup, après un moment, annonce qu’il a mis sa graine de sel là où aurait dû se taire :

« Tu sais, j’ai raconté à Bloch, me dit Saint-Loup, que tu ne l’aimais pas du tout tant que ça, que tu lui trouvais des vulgarités. Voilà comme je suis, j’aime les situations tranchées », conclut-il d’un air satisfait et sur un ton qui n’admettait pas de réplique. J’étais stupéfait. Non seulement j’avais la confiance la plus absolue en Saint-Loup, en la loyauté de son amitié, et il l’avait trahie par ce qu’il avait dit à Bloch…

Je vous épargnerai les détails de leur dîner dans un café avec une foule de nobles qui font semblant d’avoir de l’argent. Mais là, il y a un certain prince de Foix, et on apprend que lui et Saint-Loup :

Mais le prince de Foix…appartenait non seulement à cette coterie élégante d’une quinzaine de jeunes gens, mais à un groupe plus fermé et inséparable de quatre, dont faisait partie Saint-Loup. On ne les invitait jamais l’un sans l’autre, on les appelait les quatre gigolos…

J’ai dû vérifier mon dictionnaire Oxford pour être sûr, mais c’est loin d’un compliment chez moi, ce surnom. C’est un curieux choix d’ami, Saint-Loup. Je ne suis pas sûr qu’il soit le chic type dont on a entendu parler au moment de sa présentation. Mais ils nous reste un peu plus de 3 tomes pour en savoir plus !

Saddam Hussein, le père des Bret’s

D’abord, merci d’avoir été attrapé par le pire piège à clics de l’histoire de ce blog. Cependant, cette semaine, j’ai vu un clip de l’INA où il s’est avéré qu’en fait, il y a un lien important entre l’ancien dictateur et les chips bretonnes. Alors, pour commencer, le voilà :

Je suis largement l’histoire présentée dans le clip, mais où il mentionne juste que « quelque chose » s’est passé, j’offre plus de faits et de noms spécifiques.

Notre histoire commence en 1987. Cette année-là, une association de 2 300 producteurs de pommes de terre bretons a signé un accord pour fournir 15 000 tonnes de leurs produits à l’Irak.

Passons maintenant en 1990. Un jeune Justin est en train de mourir d’ennuis car il est en soi-disant « vacances » avec ses parents et son petit frère dans le New Jersey. Tous les jours, la famille rend visite à encore une autre famille de cousins dont il n’en a jamais entendu parler. Puis, un jour pendant son séjour, l’Irak envahit son voisin, le Koweït. C’est partout dans les actus, et Justin doit remercier ce M. Hussein, parce que ses parents éteignent la chaîne de radio nostalgique –finalement ! — pour écouter les nouvelles. Les producteurs bretons ont tout autre avis, parce que l’embargo qui suit leur coûte 60 % de leur marché.

Saddam Hussein avec le Premier ministre du Koweït, M. Alaa Hussein Ali, en 1990, Photo par Iraqi News Agency, Domaine public

En 1993, après plusieurs années de ventes catastrophiques, les producteurs autour de Pontivy, dans le Morbihan, décident de montrer leur colère en versant des milliers de tonnes pommes de terre dans la rue devant la préfecture. Pourquoi cette année et pas en 1992 ? Dans le clip, André Dorval, à l’époque responsable de pommes de terre pour le Conseil départemental de jeunes agriculteurs de Finistère, explique qu’après la chute du marché iraquien, environ 130 000 tonnes de pommes de terre ont trouvé un nouveau marché en Algérie. Mais — et je sais que ce sera choquant — en 1993 en Algérie il y a un état d’urgence, qui commencera par le jugement au tribunal de 79 militaires pour sympathie islamiste, passera par l’assassinat d’un ancien chef d’État, et finira par la fermeture des ambassades étrangères. Alors le taux d’importations baissera de 90 %.

C’est donc en 1994 qu’un industriel breton, Alain Glon, fond la société Altho pour transformer les pommes de terre sur place en Bretagne. En 1995, sa première usine ouvre ses portes à Saint-Gérand, aussi dans le Morbihan, et pendant sa première année, transforme environ 5 000 tonnes de pommes de terre en chips pour d’autres marques.

C’est seulement en 2010, qu’Altho commercialise ses chips sous sa propre marque, les célèbres chips aromatisées Bret’s. Au fil des années, la marque lance des chips au goût de pastis, de brie, de sauce barbecue — si vous pouvez l’imaginer, c’est fort probable qu’ils aient déjà testé l’idée !

Alors, on peut clairement voir que sans Saddam Hussein, il n’y aurait jamais eu des chips Bret’s. Et vous pensiez jusqu’à maintenant qu’il n’était qu’un bon à rien !

Ici et là

S’il y a une chose sur laquelle on peut compter, c’est qu’aucun Français ne fête pas le 14 juillet le jour même. En France elle-même, c’est bien connu que l’on la fête le soir de la veille, le 13. Naturellement, aux États-Unis, les expatriés font tout dans l’autre sens, ayant appris cette habitude des Américains, et c’est comme ça que nous aurons le pique-nique de l’OCA samedi le 18.

Je suis en plein panique car comme d’hab, tout le monde s’attend à un dessert de ma part. Pourtant, je ne sais vraiment pas quoi faire. Il y a 2 ans, j’ai fait un gâteau forêt-noire, alors je ne vais pas le répéter. Un Napolitain géant serait exactement ce que j’ai fait il y a 3 mois pour le dîner des bénévoles. Les tartes aux fruits du pique-nique de la rentrée l’année dernière n’étaient pas bien accueillies — je suis rentré avec une tarte entière cette fois-là.

Il y aura une cinquantaine d’invités et la moitié seront des enfants, comme au pique-nique de la rentrée. J’aime bien le Paris-Deauville, mais il n’y aura assez que pour une douzaine de personnes si c’est le choix. En plus, il fera 28 °C samedi, exactement comme à Paris ou Rouen, alors il ne faut rien faire avec de la chantilly ou d’autres crèmes.

Au fait, j’ai vu une vidéo il y a des jours qui a changé ma vie. C’est un Meilleur Ouvrier de France, Stéphane Glacier, qui explique comment faire un croquembouche. Ça fait plus de 2 heures, et je suis loin de fini, regardant des morceaux ici et là, mais même quand on fait les mêmes choses, comme de la crème pâtissière, il n’y a rien en commun.

Il a des équipements que je n’en ai pas, mais pour la crème, c’est vraiment juste une question de technique. La sienne, c’est lisse et complètement sans grumeaux. Je n’ai pas de tête gonflé et dis souvent qu’il y en a toujours plus à apprendre, mais vraiment, c’est un bon rappel que je n’ai rien maitrisé.

Je sais que vous êtes tous épuisés du Japon, mais il y a un compte Instagram francophone hilarant à mentionner à cet égard. Il s’appelle Ohta Média, et une belle partie des posts sont consacrés aux traductions marrantes. Par exemple, dans ce post, vous verrez non seulement la « Pâtisserie N’importe Quoi », mais aussi le resto « PiPi ». Si le niveau n’est pas très haut, les rires sont quand même réels.

Finissons avec une vieille BD de Dilbert que je viens de retrouver dans mes archives en cherchant tout autre chose :

BD de 3 cases où Dilbert et Dogbert parlent. Traduction dans le texte de l'article.
©️United Feature Syndicate

Ça dit :

Dogbert : Désormais, je ne tenterai plus de raisonner avec les idiots que je croise. Je les congédierai d’un geste de la patte et en disant « BAH ! »

Dilbert : Ce n’est pas parce que quelqu’un ne pense pas comme toi que c’est un idiot, Dogbert.

Dogbert, faisant un geste de la patte : BAH !

Il y avait des raisons pour lesquelles Dogbert était l’un des modèles pour M. Descarottes ! Et puisque je n’ose pas utiliser l’une des BDs les plus populaires au monde comme photo de couverture, ayez une vieille photo de M. Descarottes à sa place :

C'est M. Descarottes avec son nez contre les barres de sa cage, en attendant à une carotte

110 ans du Canard

Je sais, je sais, je ne suis pas censé partager des images du Canard enchaîné jusqu’à une semaine après publication, mais cette semaine, la une est quelque chose de vraiment spécial. Pour fêter les 110 ans du meilleur journal au monde (selon moi) ou de « opposition contrôlée » (selon un internaute qui a répondu au tweet d’annonce), la une contient de nombreux dessins de personnages historiques et actuels — et très heureusement pour moi, une légende pour tout déchiffrer. Je vous offre une version à résolution trop basse pour pirater :

En haut, une bannière dit « Déjà 110 ans ! ». Le gros titre dit : « 14 juillet et incendiés : Après le défilé militaire, vite un cessez-les-feux ! » Autour des bords, il y a des caricatures d'une vingtaine de personnages.
La une du Canard du16/7/26, ©️Le Canard enchaîné

Je vais partager le texte de « Qui est qui ? » pour aider à les reconnaître :

De haut en bas et de gauche à droite, vous aurez reconnu Mongénéral (de Gaulle), les plombiers de la DST, Pom Pom-pidou, Tonton (Mitterrand), Macron, Mélenchon, Bardella, Poutine, Marine Le Pen, le pape, les Fillon, un appelé de la guerre d’Algérie, Trump, Clemenceau, Sarko, Nanard Tapie, Chirac – qui n’aurait pas manqué de dire: « Putain, 110 ans! » -, Le Pen père à la gégène, Anastasie et ses ciseaux de censure, et, dans son avion renifleur, Giscard et ses diamants.

À vrai dire, avec leurs becs et pieds de canard, et vu le fait que je ne les connaissais pas tous quand même, je n’ai reconnu que M. Macron (les lunettes de soleil sont inoubliables, for sure), Mme Le Pen (c’est les cheveux), le Pape, M. Mélenchon (aussi les cheveux) et M. Trump. Une fois que l’on a dit lequel était M. Chirac, les sourcils étaient aussi reconnaissables. Pareil pour M. Sarkozy et les cheveux (la boîte sur laquelle il reste debout, c’est un peu méchant, non ?).

J’ai donc fait quelques recherches, mais vos souvenirs sont absolument les bienvenus en plus.

Les plombiers de la DST fait référence à un scandale de 1973, dit Watergaffe ; j’adore que vous avez emprunté l’autre moitié de Watergate, plutôt que d’ajouter « -gate » à tout. Dans ce cas, le Canard avait publié les feuilles d’impôt du Premier ministre, M. Chaban-Delmas, et le ministre de l’intérieur a fini par demander à la Direction de la Surveillance du territoire de faire l’enquête. Je laisse Wikipédia l’expliquer :

Le soir du 3 décembre 1973 vers 22 h 15, André Escaro, dessinateur et administrateur du Canard enchaîné, sort d’un cinéma et vient récupérer sa voiture garée non loin du 173, rue Saint-Honoré à Paris… Il y aperçoit de la lumière. Devant l’entrée, il surprend deux faux agents de la paix en uniforme (mais de vrais policiers) munis de talkies-walkies et au troisième étage deux « plombiers » en pleins travaux.. Ceux-ci sont en réalité des agents de la DST occupés à installer des mouchards dans les bureaux afin, par exemple, d’identifier les personnes communiquant des informations sensibles au Canard enchaîné.

Affaire des plombiers

Je le trouve plus qu’un peu scandaleux que ces faits sont connus, mais malgré ça, plusieurs cours ont soutenu un jugement de non-lieu. Les « plombiers » de Watergate ont fini par aller en prison.

La Maison des arts Georges & Claude Pompidou offre une série d’ateliers dite « Les Rendez-vous Pom-Pompidou », mais au-delà ça, rien ne éclaircit la référence.

Il me semble que M. Bardella s’admire dans cette caricature, mais je ne sais pas s’il est particulièrement réputé pour sa vanité.

J’imagine que les Fillon sont François et Pénélope, et j’ai entendu parler de l’affaire Fillon, mais j’ai du mal à les reconnaître, même avec des photos.

Quant à « l’appelé de la guerre d’Algérie », il marche dans l’autre sens du panneau qui montre la direction vers l’Algérie, alors je suppose qu’il s’agit d’un refus de servir, pareil à ce qui s’est passé aux États-Unis pendant la guerre du Vietnam.

J’ai appris de mon dictionnaire que « nanard » veut dire « vieillard », mais je ne me souviens pas de ce mot en ce qui concernait M. Tapie.

Le dessin de M. Le Pen le montre en uniforme, de manière qui rappelle surtout le soldat avec le fil rouge et le bouton rouge dans le film On a retrouvé la 7e compagnie. Je n’ai pas la référence à cet égard. Cependant, en lisant ça, j’ai appris que « Chez Gégène » de mon dîner val-de-marnais n’avait rien à voir avec un prénom comme je le croyais. Selon Wiktionnaire, « gégène » veut dire un dynamo électrique pour alimenter les téléphones de campagne (ce qu’il semble utiliser) ou un instrument de torture. Un nom curieux pour un restaurant !

Pour finir, l’affaire Bokassa est un moment bien-aimé du blog — d’abord à cause des dessins hilarants du Canard (Giscarat, c’est drôle !), mais aussi à cause de la scène culte qui termine OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire, où OSS 117 a une valise de diamants à donner en cadeau au président Giscard, mais son chef l’empêche en disant que ce serait une mauvaise idée.

On ne l’a pas dit depuis longtemps, mais si vous avez profité de ce dessin, abonnez-vous au Canard enchaîné !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Pantalon intelligent

Il y a des mois, la blogueuse de Quelques notes de culture m’a envoyé ce post sur Instagram dans l’espoir qu’il servirait comme base d’un post de Langue de Molière :

Ce sont 7 mots peu connus qui existent en français et se trouvent dans les dictionnaires de référence : ergastule (une prison souterraine), hiémal (qui concerne l’hiver), palimpseste (un texte réécrit sur un ancien, comme souvent avec des rouleaux de papyrus), smaragdin (vert émeraude), sérendipité (découverte par hasard mais chanceuse), concupiscent (des désirs charnels) et épistolier (un qui écrit des lettres). L’idée est que l’on doit être bien éduqué si on les connaît.

Moi, j’en ai reconnu 4 sans besoin d’un dictionnaire. Mais c’est parce que je suis grand tricheur — « palimpsest », « concupiscent », « serendipity » et « epistolary » sont tous des mots en anglais et veulent dire exactement les mêmes choses. Néanmoins, je me suis dit « Vous êtes un petit ‘smarty-pants’, vous ! » suivi directement par « Dites-donc, comment dit-on ça en français ? »

Et ça nous amène au film récent, Toy Story 5. Je ne l’ai pas vu, mais impossible d’échapper aux publicités ici. Alors, dans ce film, il y a un nouveau personnage, Smarty Pants, un jouet électronique parlant en forme de rouleau de PQ. Vous pouvez le voir ici :

Tweet en anglais qui dit : « First look at Smarty Pants in ‘TOY STORY 5’

Described as a potty training toy voiced by Conan O’Brien. »

C'est donc une image du personnage "Smarty Pants", un jouet en forme de rouleau de PQ parlant.
Source

Littéralement, « smarty pants » se traduirait par « pantalon intelligent ». Cependant, ce n’est pas du tout ce que l’on veut dire par ça — c’est plutôt quelqu’un d’intelligent, mais en même temps, un peu trop suffisant. La traduction en VF ne donne aucun sens de cette blague ; le personnage est connu sous le nom de « Rouleau Pote ». Pour ce qu’il vaut, mon dictionnaire Oxford le rend comme « gros malin ». Mais il me semble qu’en fait, je viens d’entendre la traduction parfait grâce à Filimsges, qui a mentionné le guide dit « Petit Futé ». C’est exactement ça.

Mais au fait, le Petit Futé ne l’est pas du tout. Je voulais tout de suite connaître ses avis sur la Californie :

Dans les grandes villes, le budget sera plus important. Comptez 150 US$ par jour pour les petits budgets, dont 80 US$ d’hébergement : les budgets moyens tourneront autour de 250-300 US$ par jour. Dans les petites localités et les zones rurales, une chambre coûte autour de 100 US$ et les repas ne sont pas chers du tout. 

Quel budget pour voyager en Californie ?

80 $ d’hébergement dans les grandes villes ? JE MEURS ! Dans les quartiers bidonvilles, peut-être ! Et dans les zones rurales, « les repas ne sont pas chers du tout » ? J’ai payé presque 70 $ pour notre repas chez Red Lobster, à Bakersfield, l’année dernière (ce qui aurait coûté 40 $ il y a 5 ans).

Il faut que les écrivains chez le Petit Futé se mettent son pantalon intelligent !

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine avec de vieilles insultes.

Le Paris-Deauville

J’ai quelque chose de nouveau pour vous tous, un dessert inconnu pour moi jusqu’au mois dernier. C’était une amie qui est la source de beaucoup de mes idées qui m’a envoyé un clip sur cette invention du grand chef Éric Frechom. Alors je me suis dit que j’allais le préparer pour un événement de l’OCA, et c’est exactement ce que j’ai fait. C’était très bien accueilli. Voici le Paris-Deauville :

Paris-Deauville entier -- c'est un anneau de 26 cm qui ressemble à une crème caramel

Allons le préparer !

Lire la suite

Saison 5, Épisode 15 — La gêne, c’est à portée

Cette semaine était dure. Commençons avec le pire.

Personne ne remarque jamais les mots finaux des épisodes, alors c’est à moi de mentionner que le dernier épisode s’est terminé sur :

Merci de m’avoir écouté, sachez que je vous adore tous, et cette semaine, c’est le match de foot le plus important de l’histoire américaine, alors je suis heureux qu’il ne fasse pas de polémique.

Je plaisantais, mais… J’ai failli démissionner de mes postes chez l’OCA à cause de la conversation qui a eu lieu le jour même. J’ai décidé de ne pas en faire un billet, mais je ne suis pas du tout amusé par l’idée que je suis censé encourager un autre pays contre les États-Unis — et surtout pas la Belgique — juste parce que certains n’aiment pas le président. Paradoxalement, c’est exactement le fait que la moitié du pays est souvent prête à faire ça quand le président n’est pas celui pour qui elle a voté (et quelle moitié change tous les 4-8 ans) qui me donne envie de déménager ailleurs. Sans en dire plus, comprenez-vous mieux pourquoi j’évite d’exprimer des avis sur la politique française ?

Puis, le lendemain, j’ai reçu cette notification — Mario Kart Tour, mon péché mignon depuis 6 ans, disparaîtra fin septembre :

Notification que le jeu ne fonctionnera plus après le 29 septembre.

Vous l’avez vu ici dans de tels posts que La France dans les jeux vidéo et Saison 3, Épisode 42 — Marcel et moi. Honnêtement, ce n’était pas super, mais le prix était bon (gratuit).

Vu la popularité de la Croustade de Couserans sur ce site au fil des années, je remarque avec une certaine tristesse la disparition de Francine Domenc, reconnue en Ariège comme la maîtresse de cette spécialité. Je ne peux pas prétendre à avoir été influencé par ses réalisations, n’ayant pas en entendu parler jusqu’à plus tard, mais elle représente exactement l’esprit du Tour — quelqu’un qui n’est pas pro, mais adore les traditions.

Vous aurez demain un dessert très, très inhabituel, d’un grand chef français. Je l’ai préparé pour une soirée de tarot samedi. En fait, je l’ai préparé vendredi soir pour une soirée samedi soir, car le seul défaut de cette recette, c’est qu’il faut la laisser reposer 12 heures au frigo. Mais le bon mot en anglais pour le résultat, c’est « showstopper » (mon dictionnaire le rend « clou d’un spectacle »). Certains savent déjà ce que c’est, mais personne n’a vu le produit final à moins qu’elle ait assisté à la soirée.

On a eu un visiteur dans notre appartement ce week-end :

C'est un lézard de peut-être 4 cm.

Je ne sais pas comment il a fait son entrée, mais c’était du boulot de le chasser de l’intérieur sans le blesser. J’ai pris cette photo sur l’escalier une heure après son départ. Mais quand un ami m’a appelé en plein combat, il m’a dit de le prendre en photo tout de suite. Comme si c’était le plus important ! Comme moi, il n’aura que 10 ans jusqu’à la fin.

Notre blague traite de l’armée. Nos articles sont :

Il n’y a pas de Bonnes Nouvelles cette semaine. Les gros-titres sont Extra-terrestres et Maurice.

Sur le blog, il y a aussi Le Japon vous aime, sur les influences françaises dans le pays, La mousse glacée aux cookies de Péla, la recette nommée, Little Tokyo à LA, notre visite au quartier japonais de LA, et Ici et là, des nouvelles personnelles.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur AppleGoogle PlayAmazonSpotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis laissés sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Dimanche avec un poisson

On reprend maintenant « Le Côté de Guermantes ». Cette fois, je n’ai avancé que de 17 pages.

Où nous avions arrêté la dernière fois, notre héros était sur le point d’embrasser Albertine, puis s’est arrêté pour demander un « bon pour un baiser » plus tard. Et on dit que moi, je raconte des salades. Il réfléchit :

je n’avais pas songé que l’homme, créature évidemment moins rudimentaire que l’oursin ou même la baleine, manque cependant encore d’un certain nombre d’organes essentiels, et notamment n’en possède aucun qui serve au baiser. À cet organe absent il supplée par les lèvres

Je ne sais même pas où commencer avec lui. On n’a rien de bon à utiliser pour manger, alors on utilise plutôt la bouche, c’est ça ? Mais après deux pages de telles réflexions, il remarque :

tout d’un coup, mes yeux cessèrent de voir, à son tour mon nez s’écrasant ne perçut plus aucune odeur, et sans connaître pour cela davantage le goût du rose désiré, j’appris à ces détestables signes, qu’enfin j’étais en train d’embrasser la joue d’Albertine.

La pauvre.

Albertine était censée partir pour dîner avec une autre personne après cette visite, mais au lieu de ça, elle reste parce que :

Elle semblait gênée de se lever tout de suite après ce qu’elle venait de faire, gênée par bienséance

Le narrateur fait une comparaison entre elle et Françoise à cet égard, et laisse tomber cette pépite :

De Françoise, qui devait pourtant bientôt devenir sa mortelle ennemie…

Je suis certain qu’en fait, Françoise essaiera de sauver Albertine d’elle-même en lui disant de garder sa distance de ce type.

Naturellement, quand elle part enfin, le chien nous révèle que ses pensées sont déjà ailleurs :

— Puisque vous m’y autorisez, quand je pourrai je vous ferai chercher.

Je n’osai lui dire que je voulais tout subordonner à la possibilité de voir Mme de Stermaria…

Françoise m’apporta une lettre qui me remplit de joie, car elle était de Mme de Stermaria, laquelle acceptait à dîner.

Pour ceux qui comprennent l’anglais, il me faut recommander ce clip du Muppet Show, « Quand je ne suis pas près du poisson que j’aime, j’aime le poisson près duquel je suis. »

Ça dit, le narrateur, lui aussi, était censé être ailleurs, chez Mme de Villeparisis. Il y arrive juste à temps pour entendre des ragots à propos du duc et de la duchesse de Guermantes : qu’ils se sont séparés. Il pense aux mots de sa mère :

« Ne continue pas tes sorties pour rencontrer Mme de Guermantes, tu es la fable de la maison. D’ailleurs, vois comme ta grand’mère est souffrante, tu as vraiment des choses plus sérieuses à faire que de te poster sur le chemin d’une femme qui se moque de toi »

La sagesse est à portée.

Il s’avère qu’il avait abandonné ses balades matinales à cause de ça, mais vient de les reprendre, ce qui l’amène à une découverte :

Ce qui me faisait de la peine c’était d’apprendre que presque toutes les maisons étaient habitées par des gens malheureux. Ici la femme pleurait sans cesse parce que son mari la trompait. Là c’était l’inverse. 

Il nous dit ça parce qu’avec la nouvelle de la séparation des Guermantes, il ajoute :

Mais je n’avais pas songé que ma guérison, en me donnant à l’égard de Mme de Guermantes une attitude normale, accomplirait parallèlement la même œuvre en ce qui la concernait et rendrait possible une amabilité, une amitié qui ne m’importaient plus.

Pourtant, comme une dame de ma connaissance qui en se rompant avec son mari a fini par chercher un autre homme avec 10 ans de moins, Mme de Guermantes a tout à coup d’autres idées :

Mme de Guermantes m’aperçut sur ma bergère, véritable indifférent qui ne cherchais qu’à être aimable…

— Non, ne vous dérangez pas, vous permettez que je m’asseye un instant à côté de vous ? me dit-elle…

Mme de Villeparisis passa à ce moment-là.

— Mais je ne veux pas déranger votre conversation avec Oriane, ajouta-t-elle… Vous ne voulez pas venir dîner mercredi avec elle ?

C’était le jour où je devais dîner avec Mme de Stermaria, je refusai.

— Et samedi ?

Ma mère revenant le samedi ou le dimanche, c’eût été peu gentil de ne pas rester tous les soirs à dîner avec elle ; je refusai donc encore.

— Ah ! vous n’êtes pas un homme facile à avoir chez soi.

— Pourquoi ne venez-vous jamais me voir ? me dit Mme de Guermantes quand Mme de Villeparisis se fut éloignée…

— C’est ennuyeux de ne jamais se voir que chez les autres. Puisque vous ne voulez pas dîner avec moi chez ma tante, pourquoi ne viendriez-vous pas dîner chez moi ?

Je meurs. On a passé des centaines de pages où telle ou telle personne nous raconte que la duchesse déteste le narrateur, et maintenant, elle n’est qu’une de 3 balles qu’il jongle avec. De tous les rebondissements de La Recherche, celui-ci est de loin le dernier auquel je m’attendais !

Ici et là

Ça fait un moment depuis la dernière entrée dans cette série, non ?

Vous reconnaissez sûrement le panneau à gauche, mais pas le resto qui va avec :

La porte du resto Knife Pleat. Le nom est à droite. À gauche, un panneau rouge dit : Michelin, 1 étoile, 2025.

Knife Pleat était le seul resto français à Orange County à porter même une étoile Michelin. Mais depuis fin juin, pas plus. Je suppose que ce n’est pas malhonnête à afficher un panneau qui dit qu’ils avaient une étoile en 2025 — mais j’ai pris cette photo plusieurs jours après l’annonce, et je suis mal à l’aise avec l’idée de suggérer que ça dure. Vous n’avez jamais lu une critique ici et ça ne changera pas, car il coûte plus de 100 $ la personne pour y manger depuis son début, et je ne vais pas dépenser une telle somme pour moi-même tout seul. Et ça, c’est juste pour le déjeuner — le dîner, c’est plutôt plus de 200 $ après la taxe de vente.

Pour emprunter une expression à quelqu’un, ceci n’est pas un macaron :

Biscuit sandwich en forme de Kirby ; le visage war tamponné sur le haut avec un colorant. Il y a un carré rose de chocolat au goût de fraise au centre, plus grand que le biscuit rond.

Nous avons acheté cette boîte de 6 biscuits chez Kirby Café au Japon :

J’en ai goûté un, et ce n’est certainement pas un macaron, mais j’ai du mal à décrire le biscuit lui-même. Le centre est un carré de chocolat au goût de fraise ; j’imagine qu’avec un sac de Valrhona Inspiration Fraise, je pourrais faire pareil, mais c’est coûteux même par rapport aux autres produits de Valrhona (environ 75 € le kg ici de nos jours).

Voici une traduction de Google du texte de l’intérieur du carton :

Bienvenue au Kirby Café ! Des biscuits moelleux parfumés à la fraise et au beurre fermenté. Du chocolat fouetté à la fraise, à la fois sucré et acidulé. Du chocolat au lait aromatisé à la fraise. Dessinez un visage rond de Kirby sur un « Burger aux fraises » pour savourer le goût de la fraise et obtenir un « Burger sucré de Kirby » ! Bon appétit !

Je serai à une soirée tarot ce soir pour la première fois en 3 mois plus tard aujourd’hui. J’ai déjà fabriqué mon dessert, quelque chose de jamais vu ici, mais il n’est pas prêt à démouler — il doit passer au moins 12 heures au frigo. Alors je ne sais pas encore si c’est une assez grande réussite pour l’apporter, ou s’il me faudra le remplacer avec autre chose. J’ai toujours peur de démouler les choses qui prennent tant de temps, car c’est dommage quand elles échouent au dernier moment. J’espère que ça réussira ; si oui, vous en saurez plus la semaine prochaine.

En parlant de cuisine, si jamais je tourne des vidéos pour mes recettes, vous ne verrez jamais ce qui se passe dans celle-ci :

Elle goûte son appareil — puis elle continue de remuer avec la même cuillère. Je sais, elle ne va pas partager le résultat avec une autre personne, mais je m’en fous. Si vous saviez combien de fois je lave les mains en cuisine, peu importe les ustensiles, vous m’appelleriez Lady Macbeth !

Alors, pour finir, quelque chose d’amusant ? Il y a des semaines, j’ai vu ce dessin sur Instagram par une artiste, Héloïse Weiner (c’est la deuxième partie d’une série de deux) :

Fillette dans une robe rose qui crie : « Eh bon je t'inviterai pas à mon anniversaire ! »
Source

Quand La Fille avait ses 4 ans, j’ai vu une affiche chez son médecin avec des bornes du développement de l’enfant. À 12 mois, ramper, 16 mois, marcher, vous avez l’idée. À 4 ans, l’affiche a ajouté que les enfants commenceraient à menacer tout le monde avec « Tu ne peux pas venir à mon anniversaire » quand ils étaient mécontents. Et voilà, j’avais déjà commencé à remarquer exactement ça non seulement chez elle, mais parmi ses copains de classe. J’adore qu’il s’avère que ce comportement est universel !

Little Tokyo à LA

Hihihi, vous avez tous cru que nous avions fini avec le Japon, mais la vérité, c’est que c’était juste le pays lui-même. Deux jours après notre retour, je me suis retrouvé chez Mitsuwa, une chaîne de supermarchés en Californie du Sud, à la recherche d’un paquet de chocolats Crunky, une bouteille de chocolat froid Georgia, quoi que ce soit. Les symptômes de sevrage étaient graves.

J’ai manger de la cuisine authentique après la déception de tous ces repas à l’américaine. Alors :

Bol de légumes tempura sur un lit de riz blanc

C’est de la tempura, bien sûr, même si aux goûts américains — pas de feuilles de shiso ou de racine de lotus, juste des carottes, des pommes de terre, et des crevettes. À noter, c’est lourdement plus frit que chez Kakaya — plus de panure, et frit à une couleur beaucoup plus foncée. Il y a une leçon, là.

Je n’ai rien trouvé de ma liste, mais j’ai vu ces produits avec plus de « envie d’être français » sur l’emballage. Ce sont tous les deux des langues de chat, mais à gauche, il y a un nom ridicule, « Couque D’asses », alors que les autres promettent simplement d’être des rangu do sha — langue de chat. « Asses » ressemble au pluriel de « ass » en anglais, ce qui veut dire soit « âne » soit « cul ».

Déçu, j’ai dit à La Fille, « Vendredi de cette semaine, tu n’as rien à faire, alors on partira pour Little Tokyo à Los Angeles, à la recherche des choses qui nous manquent ! » En plus, le Square Enix Café et Boutique venait d’ouvrir ses portes, le 20 juin en fait. J’ai donc eu une autre raison pour y aller !

On s’est garé au parking de « Japanese Village Plaza », le centre commercial qui est aussi le centre du quartier. À l’extérieur de trouve une fresque :

Fresque de Little Tokyo

Voici l’entrée. Ça dit clairement « Japanese Village Plaza » :

6 caractères japonais qui donnent le nom

Ben, ça dit Nihon Mura Puraza, où Nihon = Japon, Mura = Village, et Puraza est simplement la translittération du mot anglais « plaza ». On peut dire « place » en français. À côté, il y a une tour en forme de pagode, le point de repère phare du quartier :

Tour rouge avec un toit en forme de pagode

On est passés d’abord par une boutique plein de jouets et d’autres souvenirs, Maneki Neko (les chats qui apportent de la chance). Au-dedans, il y a des trucs de Gundam et d’Evangelion, parmi d’autres :

Vous souvenez-vous des onigiri kujo miso que j’ai découverts à Kyoto ? Le supermarché là, Nijiya, a tout genre de boule de riz comme ça — mais comme Mitsuwa, rien de nos souhaits. Je crois que ces choses ne sont pas du tout importés aux États-Unis. Hélas.

Des centaines de boules de riz triangulaires, avec de nombreux parfums. Chacune est emballée pour être vendue seule.

Voici quelques photos des boutiques. Il y a une boulangerie, Yamasaki (rien à voir avec la société derrière Vie de France), une glacerie, des boutiques de thé, et un resto rapide coréen, Two Hands, qui vend des « corn dogs » (saucissons à bâtonnet, selon les Québécois) :

Derrière ces boutiques, un bâtiment s’appelle « Le Petit Akihabara », d’après le quartier de Tokyo célèbre pour les appareils électroniques :

Entrée du « Petit Akihabara » : un escalier mené à des boutiques au 1er étage, et il y en a aussi au RDC

Comme au Japon, il y a des machines à capsule à go-go :

Boutique Bandai Gashapon, pleine de machines à capsule

Mais aussi une boutique temporaire — les Français disent « pop-up » — consacré à Sega, et les personnages de Sonic, le hérisson :

Quelque chose de spécial pour vous tous : vous savez peut-être que Goldorak était originalement une série japonaise, Grendizer. À son tour, Grendizer faisait partie d’un plus grand univers, Mazinger. Le créateur de Mazinger, Go NAGAI, est passé par cette boutique. En plus de la statue du robot Mazinger, voici un dessin qu’il a fait pour la boutique, ainsi qu’une photo de lui avec son robot :

La boutique de Square Enix est au coin de la rue du Petit Akihabara. Dans son parking, il y a une fresque qui adapte les mascottes de ses deux grandes séries, Chocobo de Final Fantasy et Slime de Dragon Quest, à la vie californienne :

Voici le « café et boutique » lui-même :

Entrée du Café Square Enix

« Mais Justin », me dites-vous, « il n’y a pas de tables ? » Il y a une porte en arrière-plan, au fond de la pièce — le café est par là. C’était fermé au moment de notre visite. Mais je sais que vous voulez voir les peluches dans la vitrine de plus proche :

Vitrine avec deux peluches : Chocobo et Slime en forme de cube

Il n’y avait pas grand-chose dans la boutique — des t-shirts, des Thermos, des peluches — mais j’ai pu poser pour une photo avec Chocobo et Slime :

Moi, portant un polo orange et un jean, à côté d'une statue de Chocobo et Slime

Cependant, il y avait aussi des bandes-sonores. C’est ainsi que j’ai enfin trouvé ce que je cherchais sans succès au Japon, la BO de Final Fantasy VII Rebirth :

Couverture de la BO de FF7 Rebirth

Il y a 7 disques et l’art dans le carton est vraiment superbe, alors voici des photos à haute résolution :

Le reste du quartier a vu de meilleurs jours :

Avant de partir, nous avons déjeuné chez Sushi Gala. Je ne peux pas le recommander — le bœuf teriyaki était mauvais, et même si les sushis de La Fille étaient bons, 50 $ pour le tout était franchement scandaleux :

Il faut finir avec une fresque géante de quelqu’un qui vous ne reconnaîtrez pas. Shohei Ohtani est un joueur de yakyuu — désolé, baseball — pour les Dodgers de LA. Il est peut-être le meilleur joueur de tous les temps — certainement, le seul comparaison qui reste est Babe Ruth, des années 1920. À 10 étages de hauteur vous pouvez voir à quel point ils sont fiers de le revendiquer.

Fresque géante de Shohei Ohtani avec une batte de baseball dans les mains