Je continue d’utiliser Duolingo pour pratiquer le japonais, mais depuis 3 ans déjà, les extraits de son pour apprendre la prononciation sont tous de l’IA (ils étaient tous de vrais enregistrements de personnes réelles quand j’apprenais le français). Je veux que vous voyiez exactement pourquoi ça vaut moins qu’avant. Il n’est pas important que vous parliez japonais ; tout sera évident. Douloureusement évident. Voilà :
Vous voyez les romaji — désolé, les lettres de l’alphabet latin — en haut ? Ça dit « Hai, daisuki desu » ; oui, je l’aime beaucoup (sauf qu’il n’y a vraiment pas de « l’ » en japonais). Mais ce que vous entendez, c’est plutôt « Hai, oosuki desu », ce qui ne veut rien dire, car « oosuki » n’est pas un mot. Le problème, c’est le kanji 大, ce qui veut dire « gros ». En chinois, ça se prononce… on s’en fout, car on ne parle pas de chinois. Mais en japonais, il y a plusieurs prononciations possibles, selon ce qui suit. Tout seul, ça se prononce avec un long « o », habituellement écrit soit « oo » soit « ō » en caractères latins. Mais devant d’autres kanji, ça se prononce « dai » ou « tai ». Ici, c’est devant 好き, ce qui se prononce « suki », ce qui veut dire « j’aime » (franchement, juste « aime », car il n’y a pas de conjugaisons selon la personne). Dans ce cas, c’est donc « dai ».
Mais l’IA ne reconnaît pas toujours les combinaisons de caractères et génère le son pour un à la fois, ce qui mène à des bêtises comme celle-ci. Je le savais déjà, alors j’ai reconnu l’erreur. Cependant, un vrai débutant ne saurait pas quel est le bon mot. Croyez-moi, je vois takusan — désolé, beaucoup — d’erreurs comme ça. C’est choquant et je ne peux vraiment pas recommander l’appli comme ça.
J’aurais tellement aimé voir le nouveau film « Ni vue, ni connue » avec Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain, qui jouera ce soir à LA, pendant The American-French Film Festival. Mais vu le traffic, il est bien possible que j’utiliserais plus de 6 gallons d’essence pour l’aller-retour, ce qui coûterait environ 35 $. C’est avant les 14 $ pour le billet (après impôts). Le réalisateur, Marc Fitoussi, sera là. Je regrette cette décision, et si vous aimeriez essayer de me convaincre autrement, je ne m’en plaindrai pas. Cependant, si l’on ajoute 35 $ juste pour manger chez Mel’s Drive-In, ce que je fais chaque fois où je suis dans ce quartier (1 fois par année au maximum), c’est beaucoup plus d’argent que je n’aimerais dépenser. Ne rien manger à LA pendant un si long trajet serait dommage aussi.
Il est plus possible que je l’aie cru que ce film sortira sur iTunes plus tard. Regardez tous ces résultats pour Sandrine Kiberlain dans ma région !




Honnêtement, je suis étonné.
Ça nous amène à une actrice française qui fait polémique chez les anglophones cette semaine, Léa Seydoux. Ouais, elle fait polémique chez moi car elle a participé à la pire parodie de James Bond de l’histoire, Mourir peut attendre. Mais les autres sont en colère car elle était franchement… comment dire ça… très français dans ce clip :
Ça a presque 18 millions de vues en ce moment. C’est tout en anglais, alors je l’explique. Le magazine Elle UK lui a posé des questions sur « ce dessert-ci ou ce dessert-là ? », un genre tout à coup très populaire sur les réseaux sociaux (voici Pierre Hermé dans une telle vidéo). Dans ce genre de vidéo, on choisit entre deux choses encore et encore, et le « gagnant » de chaque choix fait partie de la prochaine paire, jusqu’à ce que tout soit épuisé. Ce n’est donc pas un problème qu’elle rejette presque tout. C’est ses commentaires.
Par exemple, elle critique le pain au chocolat au début : « Il n’est pas frais et ne contient pas assez de chocolat. » Puis, d’un macaron : « Les macarons ne sont vraiment pas mes préférés. Je ne sais pas pourquoi tout le monde en est si fou. » Puis, d’un éclair : « Il y a quelque chose là-dedans, alors ce n’est pas un vrai éclair. C’est un éclair britannique. » Nan, mais sérieusement ? Quels éclairs ne sont pas fourrés ?
À vrai dire, à part l’éclair, ce que je trouve simplement bizarre, c’était juste qu’elle était très, très franche, ce que l’on ne voit pas chez les anglophones. Oh là là, on ne le voit pas comme ça ! Mais Léa — on utilise des prénoms entre nous deux, j’en suis sûr — pour info, je le trouve charmant !








