Saison 5, Épisode 31 — 6 années de ça

D’abord, merci à tous pour les gentils mots d’hier.

Pour mettre un point d’exclamation à notre histoire de Pierre, le Goku français, M6 a diffusé un reportage sur les jeux vidéo faits par des fans pour montrer leur soutien. Vraiment, je ne peux pas imaginer de meilleur hommage.

Selon ce reportage de BFM, le ministère de l’Économie vient de publier un communiqué sur des préservatifs défectueux qui risquent d’éclater. Je ne dis pas qu’ils auraient dû faire autrement vu le rappel de 7 millions de ces produits, je suis juste surpris que ce gouvernement s’en soucie vu son programme juste avant la Saint-Valentin.

Voilà, la blague la plus « risquée » du blog comme on dit en anglais (c’est trop court pour être sa propre Langue de Molière).

J’ai découvert une série de dessins animés courts sur Instagram, Aristostoons. Ça met des personnages de l’époque avant la Révolution, ou napoléonienne, dans des situations hyper-modernes. Si vous vous êtes jamais demandé ce qui arriverait si une jeune duchesse disait « wesh » à sa mère la princesse, voici la réponse.

Sur ce sujet de wesh, sans faire trop de polémique, peut-on m’expliquer ce qui veut dire « Bismillah, c’est les ténèbres » ? Je comprends les mots individuels, mais la phrase semble vouloir dire quelque chose que j’ai complètement raté.

C’était Halloween samedi. Si Dracula avait l’habitude de tweeter, il dirait peut-être « J’irais bien boire un cou. »

Je ne sais pas si je vais partager le truc absolument choquant que mon ex a fait ce week-end quant à Halloween. Il nous reste 19 mois de garde partagée, mais ils ne peuvent pas aller comme les 16 dernières années et demi. Pas après ce week-end. Ceux qui sont liés à moi sur Facebook savent ce qui s’est passé.

Avez-vous entendu parler de « Singles’ Day » en Chine ? Littéralement, ça veut dire « La fête des célibataires », mais n’oubliez pas qu’en anglais, single veut dire aussi « 1 » comme quantité. C’est le 11 novembre, ou 11/11, car tous les chiffres sont 1, hihihi, si marrant. Alors, South Coast Plaza, le centre commercial le plus rentable du pays, propose une offre pour ce jour-là cette année :

Publicité qui dit :
Célébrez le Singles' Day les 10 et 11 novembre.
Dépensez 3 800 $ ou plus pour recevoir une carte-cadeau South Coast Plaza de 111 $, ou dépensez 28 000 $ ou plus pour recevoir une carte-cadeau South Coast Plaza de 888 $. Des conditions générales s'appliquent.

Le nombre 8 est chanceux pour les chinois, d’où les 888 $. Il y a des boutiques de Louis Vuitton, de Cartier, d’Audemars Piguet et d’autres marques d’hyper-luxe là-bas, alors ce n’est pas si difficile que ça. C’est à 15 km d’où j’habite maintenant (10 km avant mon déménagement), mais vraiment, c’est un autre monde.

Notre blague traite d’un entretien d’embauche. Nos articles sont :

Il n’y a pas de Bonnes Nouvelles cette semaine. Les gros-titres sont Chine et Non Lieu. Pas comme d’habitude le deuxième gros-titre n’a rien à voir avec l’article suivant, mais avec un autre de la semaine. J’aimais trop l’idée.

Sur le blog, il y a aussi Les kipferl de Christophe Felder, les biscuits de Noël nommés, Dragon Ball Nice, sur le Goku français, Le cookie à partager de Claire Heitzler, le cookie géant nommé et Bon 6e anniversaire au blog, sur l’anniversaire du blog non-nommé.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis laissés sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Bon 6e anniversaire au blog

Dans mon décor de campagne préféré de tout Donjons et Dragons, Ravenloft, il y avait un événement dit la Grande Conjonction où, avec assez de rituels immondes et coïncidences astrologiques, tout genre de chaos peut suivre, jusqu’au point où un créature attrapée dans le demi-plan de l’Effroi pourrait s’échapper et faire tout genre d’horreurs à l’univers. Telle est la situation aujourd’hui, avec l’anniversaire du blog, C’est le 1er et Dimanche avec Marcel en conflit et la balado à suivre. Puisque quelque chose doit perdre face à tout ça, Proust est annulé cette semaine (cris de joie viennent du Lot), la balado apparaîtra le 2, C’est pas le 1er le 3, puis Langue de Molière et le retour au quotidien.

L’année dernière, pour la première fois, j’ai raté le bon jour et l’anniversaire a apparu avec la balado. Mais il y a toujours des réflexions sur l’état du blog quand je fais ça (2021, 2022, 2023, 2024, 2025). L’année dernière, c’était un peu mélancolique, mais il y avait des réussites à fêter. Depuis ce temps-là… parlons-en.

2026 n’est pas allé comme attendu, pour dire le moins :

Les 14 derniers mois du traffic -- une grosse chute en décembre, de 7 000 vues à 5 000, suivi par un rebondissement en été à 8 000 vues le mois. Puis en septembre, une chute énorme jusqu'à 5 000 encore une fois -- et un tiers de ce qui reste est de faux traffic venant de la Chine.

Ce n’est pas seulement que ce blog est devenu invisible par rapport à l’été, c’est que la situation est beaucoup pire qu’il ne le semble. Il n’y avait que 4 vues venant de la Chine en avril, et 0 en mai — et plus de 1 700 en octobre. C’est de l’IA, ça, pas de vrais lecteurs. Le traffic venant des États-Unis, anciennement mon deuxième plus grand « marché », est tombé de 1 000 vues par mois à 200 ; même la Belgique est tombée de 350 vues à 83. Et je n’ai même pas raconté de blague belge depuis belle lurette !

J’ai grosso modo perdu espoir pour mon manuscrit. Ça fait des mois que je ne le regarde même pas. J’avais essayé de préparer un petit gâteau pour cet anniversaire, comme d’habitude au passé, et très tard dans la journée, trop tard pour un autre essai, il est sorti du four complètement ruiné. On va parler de la recette, dans le livre d’un chef très bien connu, et vous n’allez pas croire combien d’erreurs existent juste dans le premier paragraphe de cette recette dans son livre censé être « le pro des pros ». (Ce n’est pas Pierre Hermé.) C’est un peu étonnant. Mais si les maisons d’édition n’ont pas envie de travailler sur le texte d’une vraie célébrité, pas étonnant ce qui est arrivé au mien. (Il m’énerve toujours que M. l’ancien président Sarkozy est allé de prison à publication en 8 semaines. Rien à voir avec ce qu’il a peut-être fait. Tout à voir avec un si comprimé horaire.)

Y a-t-il toujours des réussites ici ? J’aimerais bien y croire. Les mirlitons de Rouen étaient une triomphe, à mon avis. Je crois que les madeleines pour les tomes de Proust (chocolat-framboise, citron-amande-anis) étaient bien accueillies, et pareil pour le Napolitain chocolat-framboise. Mais le gâteau que je viens de rater, il va me falloir recommencer de zéro. C’est un peu le symbole du déroulement de cette année.

Cependant, rien n’est aussi important que mon but pour la fin de 2028 (ou début 2029, car j’aimerais démissionner de mes rôles chez l’OCA à l’Assemblée générale si possible) — déménager en France. Je ne sais plus si ce sera même possible. Je ne suis pas pessimiste à cause de mes attentes pour la prochaine présidentielle, même si je doute que ça m’aide. Je suis pessimiste car je vois ce qui se passe dans les rues et je me demande vraiment s’il y aura du travail pour un étranger, même dans l’enseignement de l’anglais. Je soupçonne que les attitudes seront un peu dures là, et franchement, je ne blâme personne pour ça.

Avec tout ça, en trois semaines, l’anniversaire que je redoute depuis des années — mes 50 ans — arrivera. Je n’en ai pas hâte. On en parlera au bon moment.

Je vous dois tous mes excuses. Cette dernière année n’était pas la meilleure, ni sur ce blog, ni dans la vraie vie, mais comme je dis depuis le début, on continue. J’espère faire mieux dans l’avenir.

Le cookie à partager de Claire Heitzler

Ça fait un moment depuis deux choses : la dernière fois où un grand chef a apparu dans ces pages, et la dernière fois où je suis allé à un événement de l’OCA. Ce dernier n’est pas de ma faute — plusieurs de mes événements mensuels ont été annulés en septembre au dernier moment ! De toute façon, je ne savais vraiment pas quoi faire pour cette soirée de jeux de plateau, mais je garde cette recette du chef Heitzler dans ma poche depuis six semaines déjà, alors je l’ai enfin testée. Sans plus d’attentes, son cookie à partager :

Gros-plan du cookie pour voir les bords dorés ainsi que des noisettes et des cercles de caramel au beurre salé.
Haute résolution en cliquant

Allons le préparer !

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Dragon Ball Nice

Il y a deux semaines, on a parlé des lacunes et des erreurs dans la presse américaine sur les émeutes récentes. En parlant d’un certain Pierre, gérant d’un magasin Micromania à Nice, qui avait affronté les pilleurs, je l’ai appelé un héros. Je n’avais vraiment aucune idée à quel point il serait adopté par les « nerds » du monde, et pour être clair, je me compte parmi leur nombre.

Tout a commencé quand quelqu’un — je ne sais pas qui — a remarqué la ressemblance entre la façon de se tenir debout de Pierre et celle de Goku, le héros de la série de mangas et d’anime Dragon Ball, dont il y avait une affiche affichée sur la porte du magasin. D’abord, j’ai lu ça dans la presse française :

L’image des deux a vite fait le tour du monde :

Pierre, un homme barbu avec des cheveux longs et en surpoids, reste debout dans l'entrée de son magasin, à côté de la porte, où un dessin de Goku s'affiche.
Source

On la voit en espagnol :

On la voit en anglais :

Capture d'écran de la même photo de Pierre qu'avant, mais avec une légende en anglais.
Source

L’histoire a même atteint le Japon, où Masako Nozawa, la voix originale de Goku en japonais, une dame qui a déjà ses 90 ans, a dédicacé une figurine à Pierre.

Il faut dire que Pierre lui-même est un peu mal à l’aise avec l’attention. Dans cette interview, il essaye de remettre les manifs en vedette et assure qu’il n’est pas en colère, même après avoir pris un coup de pied dans le dos et ayant été la victime de cailloux jetés sur lui par la foule. Et je peux comprendre ça. Pour une chose, il y aura des procès à venir où il sera témoin. Autre chose : des gens ont lancé de fausses cagnottes pour se servir de sa réputation, et il ne veut pas que d’autres personnes soient victimes. Il a autorisé une cagnotte dans le but de minimiser les escroqueries, mais ne gardera rien pour lui-même :

Ce vendredi, une cagnotte ouverte par deux Niçois pour « aider le responsable Micromania Jean-Médecin Nice » a dépassé la barre des 27 000 euros de dons. La seule que Pierre a fini par accepter après avoir vu passer plusieurs fausses cagnottes en ligne.

Sur les conseils de l’enseigne, Pierre a annoncé des « axes d’utilisation » pour éviter les problèmes : « Si les gens veulent donner, ils donnent, mais je n’arrête pas de le dire : donnez aux autres. Mais si vous voulez me donner, j’en ferai ça : des cadeaux pour les gens avec qui je bosse, et s’il reste de l’argent, j’en profiterai, mais ce n’est pas pour le magasin. »

Midi Libre

Mais il n’est plus à lui si le reste d’entre nous le reconnaissent comme symbole. Les nerds du monde, nous reconnaissons les nôtres, et sans faire des commentaires sur son aspect, la situation qu’il a vécu, nous avons tous une histoire un peu similaire. Moi, j’ai pris des coups de poing d’une petite brute en 5e pendant des mois, un nommé Dan Lalanne (pas de confidentialité pour un tel). Un jour, j’en ai eu assez et je lui ai filé un coup de poing droit dans le visage. Le collège a puni qui ? Nous avons dû ramasser les déchets à la cantine — ensemble — pendant 3 jours, bien que les « adultes » n’aient rien fait face à mes plaintes. Je sais que chacun d’entre nous, nous avons regardé la photo de lui, prêt à défendre un magasin plein de jeux vidéo, et pourtant incapable de rendre aux agresseurs ce qu’ils méritaient, parce qu’il savait que la loi est conne, et nous nous sommes tous dit, « il se bat pour nous ». C’est pour ça que tous ces gens qui ne parlent pas la même langue en ont tous tiré la même conclusion.

Midi Libre se trompe gravement avec sa conclusion :

S’il y a toujours du monde devant la boutique, pas question de prendre la grosse tête. Pierre reste humble :« Je sais que ça s’arrêtera très vite, mais je trouve ça assez touchant, et puis si ça pouvait s’étendre à tous les commerçants… » En attendant que la notoriété passe, il garde les pieds sur terre : « Mes journées, c’est rangement, commissariat, tribunal, rangement. » Loin d’un héros de Dragon Ball.

Je me demande si l’autrice a vraiment regardé ou compris cette série. Goku est l’homme le plus puissant de son univers, mais il souffre, il prend plein de claques, et pourtant, il reste humble avec une âme d’enfant, un homme qui lutte seulement parce que les Freezer et les Cell refusent de foutre la paix à la Terre. Pierre n’a pas cherché ce titre, mais c’est exactement ça la raison pour laquelle il le mérite.

Les kipferl de Christophe Felder

J’étais désespéré. J’avais besoin d’une recette de Noël pour mon pauvre bulletin. Je ne savais plus quoi faire. Alors j’ai fait ce que fais à chaque fois où ça arrive — j’ai fait des recherches chez Péla. Toujours une valeur certaine, j’y ai trouvé mon astuce. Alors voici les kipferl selon le grand chef Christophe Felder.

Une douzaine de kipferls en trois rangs, vus en gros-plan
Haute rés en cliquant

Allons les préparer !

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Portrait de Molière par Nicolas Mignard

J’ai 99 problèmes et le pluriel en est un

J’avais planifié tout autre chose pour Langue de Molière aujourd’hui, mais un débat intéressant se passe en ce moment à cause de quelque chose qui apparaît dans chaque numéro du bulletin de l’OCA depuis janvier 2025.

Pour les veinards qui n’ont pas la référence du gros-titre, elle est basée sur les paroles d’une « chanson » du rappeur Ice-T, « 99 Problems« , sortie en 1993. Une décennie plus tard, Jay-Z a sorti une chanson plus connue, avec le même refrain. Avec toute la misogynie typique de ce genre de musique, ça dit « I got 99 problems but a b—- (mot extrêmement offensif pour une femme) ain’t one. » Ça se traduit grosso modo, de façon plus propre, « J’ai 99 problèmes mais une chienne n’en est pas un. »

Alors, le bulletin. Je ne suis pas censé reproduire ses contenus en public, mais c’est largement car il y a des numéros de téléphone et des adresses e-mail là-dedans. On peut facilement voir sur la partie publique de notre site web qu’il y a deux événements intitulés « Soirée Nanas » et « Soirée Mecs ». Ce que vous ne pouvez pas voir, c’est que la soirée nanas date d’il y a une décennie, et la soirée mecs… son histoire commence début 2025 car l’organisateur — un chic type, pour être clair — se demandait pourquoi sa femme avait un événement pour laisser les enfants à la maison avec lui, mais il n’y avait rien dans l’autre sens.

Alors, il a écrit une description que j’ai mise dans le bulletin et pendant presque deux années, personne ne l’a jamais corrigée, jusqu’à maintenant. Je crois que citer cette petite partie ne pose pas de problèmes :

Les femmes ont eu leurs soirée nana…

Un membre du bureau a suggéré de corriger ça à :

Les femmes ont eu leur soirée nanas

D’abord, il faut dire que le nom de l’événement était « soirée nanas », alors rien que pour ça, il faut ajouter le « s » à la fin. Mais l’autre partie de la correction était de supprimer le « s » de « leurs », et là, je suis moins certain que c’est correct.

La pensée derrière ça, c’était que « je pense qu’il n’y avait qu’une seule soirée nanas ». Mais ça dépend de comment on compte !

Il n’y a qu’un événement tous les deux mois, toujours organisé par la même personne. Dans ce sens, c’est la série d’objets qui est seule et unique. On dirait donc « leur », parce qu’il y a plusieurs personnes auxquelles la série appartient, « les femmes » au début de la phrase, mais la série d’événements est un objet au singulier, alors on dirait « leur ».

Mais si on considère qu’il y a 6 soirées par année et que la personne lambda n’est pas un logicien qui va raisonner selon des catégories, ce qui appartient aux femmes est la soirée de février, la soirée d’avril, etc. — du point de vue de son calendrier, c’est plusieurs événements, alors on écrirait « leurs », car ce sont plusieurs objets qui appartiennent à plusieurs personnes.

C’est moins évident que l’on ne le pense, non ? Je peux le voir des deux points de vue — et c’est pour ça que je ne corrige que les erreurs les plus évidentes quand on m’envoie un texte, car même en tant que rédacteur, j’hésite à dire que je sais mieux.

Vraiment, ce document est le truc le plus travaillé au monde, avec 8 paires de yeux qui le lisent tous les deux mois, dont je suis de loin le moins éduqué en grammaire — pourtant, il reste des fautes ! Le français n’est pas une langue, c’est un casse-tête !

Au fait, puisque l’objet de la phrase est quelque chose qui continue sans début ni fin connus, dirait-on « les femmes avaient » plutôt que « les femmes ont eu » ?

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine avec l’histoire de la Révolution originalement planifiée pour cette semaine.

Occupez-vous de vos propres oignons, NFL !

J’ai complètement oublié de mentionner le spectacle gênant qui était le premier match de la NFL sur le sol français avec mon billet d’hier. Tant mieux pour moi ; j’allais simplement dire que malgré les liens faibles entre les Saints et la France (à cause de la Nouvelle-Orléans), je n’aurais jamais envoyé une si mauvaise équipe pour ce match. D’autre part, si je me souciais toujours de la NFL, j’aurais ajouté que vous étiez aussi chanceux de voir l’un des derniers matchs d’Aaron Rodgers, le quarterback des Steelers — par plusieurs mesures, il est le 3e meilleur joueur de tous les temps de son poste. Cependant, j’ai lu plusieurs tweets colériques sur tout autre chose hier, et j’ai dû sourire de façon mi-amère, mi-amusée, car vous veniez tous de découvrir exactement pourquoi la NFL peut aller en Enfer selon moi.

Football américain, photo par Washington Redskins, Domaine public

Je vous rappelle qu’anciennement, je prenais un certain plaisir en mentionnant les échecs des Los Angeles Chargers. Mais après un certain temps, il me semblait que ça n’intéressait vraiment personne. Il y a des fans de la NFL en France — voici un compte Twitter dédié aux New Orleans Saints — mais quand on lit les entrées sur Wikipédia liés au jeu, c’est clair que le vocabulaire reste si étranger que rien n’est traduit. Ça ne vaut pas la peine de l’expliquer.

Sans question, mon article préféré sur le match lui-même vient de 20 Minutes, même si je soupçonne que l’auteur a regardé autant de matchs de football américain que moi de rugby. Il a écrit d’Aaron Rodgers :

La chevauchée du vieillard Aaron Rodgers : A deux minutes de la fin du match, alors que les Steelers sont mis sous pression par la défense des Saints, Rodgers arrive à sortir de sa poche, prendre son déambulateur et parcourir la dizaine de yards nécessaires pour avoir trois nouvelles tentatives et enterrer La Nouvelle-Orléans. À bientôt 43 ans, ça tenait presque du miracle.

Hihihi, son déambulateur ! Je meurs ! En fait, M. Rodgers est l’un des meilleurs quarterbacks à jamais quand il s’agit de courir avec le ballon (sa responsabilité principale est de le lancer). Mais je ne lis pas la presse française pour ses analyses de ce sport. Et ce n’est pas pourquoi on parle du match maintenant.

J’entends souvent des européens : « Mais pourquoi chanter l’hymne national avant les matchs ? » Ça date du XIXe siècle avec le baseball ; que vous l’aimiez ou pas, ça fait partie du caractère national et ça ne changera pas. Cependant, il faudrait s’attendre à ce que ce soit fait de manière respectueuse. À partir de 2017, à cause d’un quarterback de merde, Colin Kaepernick (lien en français), beaucoup de joueurs — et de chanteurs — ont commencé à manquer de respect pendant l’hymne. Et la NFL supportait ça.

Ça nous amène à ce qui s’est passé au Stade de France avec La Marseillaise. La NFL a embauché une chanteuse canadienne pour l’hymne française, et elle a décidé de remplacer « qu’un sang impur » avec « qu’un sang uni ». Selon Le Parisien, ça a provoqué un débat parmi les internautes :

« La chanteuse canadienne Nina Tonji s’est cru autorisée à changer les paroles de la Marseillaise, car elle n’aime pas le mot impur » peste un usager. « Remplacer le sang impurdes ennemis par un sang uni ne veut strictement rien dire », souligne un deuxième. Un autre prend sa défense : « Je pense sincèrement que ce n’est pas un acte malveillant. Nina Tonji aime beaucoup la France », souligne un autre usager.

« Qu’un sang uni abreuve nos sillons » : la Marseillaise modifiée d’un mot au Stade de France fait polémique, Le Parisien

Le journal note aussi qu’il pourrait y avoir une amende pour ça :

Des internautes rappellent même le cadre légal. « Le fait, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques, d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7 500 euros d’amende », stipule l’article 433-5-1 du Code pénal. Le texte ne précisant pas si le changement d’un mot est considéré comme un outrage.

Mais qu’est-ce qu’elle voulait dire par ça ? Il me semble très évident que le « sang impur » parle des ennemis de la France, mais que la raison pour le dire « impur » est en raison d’être ennemi, pas à cause d’être de la mauvaise race. Madame Tonji, qui étudie actuellement à Paris — et si c’était à moi, aurait déjà son invitation à revenir au Canada en forme d’un OQTF — ne comprend pas ça. Un critique américain essaye de comprendre son sens souhaité, et pense qu’elle imagine que son changement veut dire que le sang sert comme un engrais, alors quelque chose de bien. Il ne compatis avec elle pour être clair — sa conclusion est que la NFL devrait mettre dans les contrats une exigence que les chanteurs ne changent pas les paroles. Mais son effort de montrer de la charité me semble inutile — après tout, pourquoi dire « aux armes » contre l’unité ?

Le vrai problème, selon moi, c’est que la NFL s’habitue depuis une décennie à faire tout sauf montrer du respect pendant les hymnes nationaux. Je vous rassure, ce n’est pas comme ça aux matchs de baseball. Je suis certainement d’accord avec la suggestion du critique américain — interdire les changements — mais tout ça part du fait que la NFL est complètement pourrie à cet égard même à la maison.

Saison 5, Épisode 30 — Un dragon dans l’hôtel

Commençons avec un mème que j’ai vu juste avant le week-end, la soi-disant route des manifs pour le 24 :

C'est un trajet au centre de Paris, avec des étapes labellisées Dior, Apple, Louis Vuitton, etc.

Malgré l’humour noir, il me semble que par rapport au week-end précédent, celui-ci est assez bien allé. Attention, je n’ai pas dit « complètement paisible », mais mieux qu’avant.

J’ai une demande bizarre à poser. J’ai vu ce clip sur Instagram. Il s’agit de ce qui semble être une émission pour enfants québécoise, avec des marionnettes. Rien de dégoûtant ne passe à l’écran. Mais j’ai l’impression que le langage est peut-être tout autre chose. Si on peut le croire, l’émission s’appelle « Passe dans mon trou ». Douteux au maximum. Google n’offre rien, mais certains dans les commentaires croient qu’il s’agit d’une ancienne émission française, peut-être détournée ou doublée. Je ne peux comprendre même pas un mot entre la mauvaise qualité de l’enregistrement et les accents québécois. Si on le reconnaît, je serais très curieux d’en savoir plus. (Si c’est une escroquerie à la sauce IA, j’aimerais savoir ça aussi.)

J’ai passé quelques heures dimanche au centre commercial dit Irvine Spectrum, à la recherche de jouets pour les enfants d’une amie en France. Maman est au bout du rouleau car ses filles sont amoureuses de quelque chose difficile à trouver là-bas, Polly Pocket. Ce n’est pas à dire que c’est facile à trouver chez moi non plus ! Les collectionneurs de Polly Pocket vident les étagères où qu’ils trouvent la moindre marchandise. Mais il m’étonne quand mon amie me dit des choses comme « Peux-tu passer par Hot Topic, car ils ont un truc en édition limitée ? ». Comment est-ce qu’elle connaît même cette chaîne ? La réponse, c’est Instagram, mais c’est un peu comme si un Américain disait, « Dites-donc, avez-vous vu la boutique pop-up d’Indochine à Paris ? »

Capture d'écran d'un post que j'ai fait dans un groupe de fans d'Indochine sur Facebook en août 2020, à la recherche d'un certain t-shirt avec l'art de l'album « Alice et June ».

Quoi ? C’était avant de lancer ce blog ! J’étais censé faire quoi exactement ? (J’ai fini par le commander sur Indoshop.) Il m’amuse toujours que c’était juste 5 mois après ma toute première leçon.

Mais puisque j’étais là, deux photos pour vous amuser. D’abord, je suis sûr qu’Il Est Quelle Heure et Jours d’humeur, de grands fans des Kévin, aimeraient cette bijouterie :

C'est une bijouterie nommée "Kevin Jewelers"

On n’est même pas encore Halloween, mais c’est déjà Noël là-bas :

C'est un grand arbre de Noël, presque certainement artificiel, d'environ 30 mètres, bien plus haut que le bâtiment de 2 étages derrière l'arbre.

Et juste pour finir sur une bonne nouvelle, avec la fin enfin de la canicule ici, mes progrès avec Pikmin Bloom ont amélioré :

37 178 pas pendant la semaine précédente.

Notre blague traite d’une touriste américaine. Nos articles sont :

Il n’y a pas de Bonnes Nouvelles cette semaine. Les gros-titres sont Chevalier Noir et Chambre d’hôtel.

Sur le blog, il y a aussi On a tort sur Internet, sur de fausses nouvelles à l’étranger, OC Japan Fair, sur la foire nommée, Ici et là, des nouvelles personnelles et Le dernier soldat du Troisième Reich, l’histoire de Georg Gärtner.

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Madeleines au citron et aux amandes

Dimanche avec la camériste

On reprend maintenant « Sodome et Gomorrhe ». Cette fois, j’ai avancé de 18 pages.

Ayant quitté Albertine pour les semaines à venir, le narrateur nous menace avec un deuxième « À l’ombre des jeunes filles en fleurs » :

Certes ces causes d’erreur étaient loin d’être les seules, mais je n’ai plus le temps, avant mon départ pour Balbec (où, pour mon malheur, je vais faire un second séjour qui sera aussi le dernier)…

Je rêve — sincèrement — de dîner chez Le Balbec au Grand Hôtel, mais seulement s’il y a une autre avec moi, et si cette personne est prête à quitter Cabourg tout de suite après. C’est trop traumatisant autrement.

Quelqu’un d’horrible va rentrer dans l’histoire :

quand, avec l’efflorescence prodigieuse des ballets russes, révélatrice coup sur coup de Bakst, de Nijinski, de Benoist, du génie de Stravinski, la princesse Yourbeletieff, jeune marraine de tous ces grands hommes nouveaux, apparut portant sur la tête une immense aigrette tremblante inconnue des Parisiennes… on put croire que cette merveilleuse créature avait été apportée dans leurs innombrables bagages, et comme leur plus précieux trésor, par les danseurs russes ; mais quand à côté d’elle… nous verrons Mme Verdurin, nous pourrons répondre aux gens du monde qui crurent aisément Mme Verdurin fraîchement débarquée… que cette dame avait déjà existé dans des temps différents, et passé par divers avatars dont celui-là ne différait qu’en ce qu’il était le premier qui amenait enfin… le succès si longtemps et si vainement attendu par la Patronne.

Je savais déjà qu’elle jouera un rôle très important ; je me demandais seulement sous quelle porte elle allait glisser comme un serpent. On lit, étonnés, que :

Certes, le petit clan des Verdurin avait actuellement un intérêt autrement vivant que le salon légèrement nationaliste, plus encore littéraire, et avant tout bergottique, de Mme Swann. 

Madame Swann, littéraire ? Je meurs ! Mais il s’avère que les Verdurin sont des dreyfusards, alors que :

Pour Mme Swann, les antidreyfusards lui savaient, au contraire, gré d’être « bien pensante », ce à quoi, mariée à un juif, elle avait un mérite double.

Même avec cette vue en arrière, je refuse de croire que les Verdurin auraient pris parti de quelqu’un condamné par le gratin de la société. C’est contre leur caractère. C’est une fausse note, Proust ; je ne le crois pas du tout.

L’hilarité augmente vite :

Pour Odette, au commencement, quelques hommes de la plus haute société, curieux de connaître Bergotte, avaient été dîner chez elle… Ils parlèrent d’elle à quelques femmes de leur monde capables de s’intéresser à tant de nouveauté. Elles étaient persuadées qu’Odette, intime de Bergotte, avait plus ou moins collaboré à ses œuvres, et la croyaient mille fois plus intelligente que les femmes les plus remarquables du faubourg…

Arrête, Marcel, JPP ! J’ai lu Du côté de chez Swann ; c’est trop ! Pourtant :

« Quand nous ne nous doutions pas même qu’elle avait commencé à monter, se dit-on d’Odette, au moment où on vit entrer la comtesse Molé dans la loge, elle a franchi le dernier échelon. »

Bonjour, c’est le SAMU américain. On a retrouvé M. Busch dans le coma chez lui. On l’a ressuscité en lui lisant le suivant :

De sorte que Mme Swann pouvait croire que c’était par snobisme que je me rapprochais de sa fille.

Ça, c’est La Recherche que je connais ! Et ça continue :

Mais même le dreyfusisme de Swann était utile à Odette… Swann… ne se gênait pas, s’il voyait Odette se faire présenter à quelque dame nationaliste, de dire : « Ce serait une platitude de votre part de vous faire présenter à des antisémites. Je vous le défends. »… Pour la première fois ils voyaient quelqu’un qui se croyait « plus » qu’eux…Les hommes distingués pensaient que le fait que Mme Swann connût peu de gens du grand monde tenait à ce qu’elle devait être une femme supérieure…

Cette comédie d’erreurs, c’est La Recherche telle que l’on la connaît !

On passe ici à quelque chose entre les premier deux chapitres, intitulé « LES INTERMITTENCES DU CŒUR ». On est maintenant à Balbec.

Le directeur était venu en personne m’attendre à Pont-à-Couleuvre… Du reste, au fur et à mesure qu’il apprenait de nouvelles langues, il parlait plus mal les anciennes.

Il procède à mal prononcer beaucoup de français, comme « fixures » pour « fissures ».Ce qui suit est un peu un chef-d’œuvre de traduction, car le traducteur devait inventer tous autres jeux de mots pour remplacer ce qui n’aurait aucun sens en anglais.

On a bel et bien le bon narrateur encore une fois. Il est à Balbec en partie parce que :

les Verdurin… y avaient invité Mme Putbus. Le soir où je l’avais appris (à Paris), j’envoyai, en véritable fou, notre jeune valet de pied s’informer si cette dame emmènerait à Balbec sa camériste… D’ailleurs elle aurait peut-être meilleure idée de moi encore en sachant que je connaissais, non seulement les bourgeois locataires de la Raspelière mais ses propriétaires, et surtout Saint-Loup qui, ne pouvant me recommander à distance à la femme de chambre (celle-ci ignorant le nom de Robert), avait écrit pour moi une lettre chaleureuse aux Cambremer.

Oui, il est là pour draguer la camériste, tout parce qu’il avait entendu parler à Paris que son employeuse serait à Balbec en compagnie des Verdurin. Il est exactement l’homme que l’on ne le pense.

Le dernier soldat du Troisième Reich

Ça fait belle lurette sans une histoire de la Seconde Guerre mondiale ici, mais je viens d’entendre parler d’exactement le genre d’histoire que j’aime, alors c’est notre sujet du jour.

Vous avez probablement entendu parler de Hiro Onoda, souvent cru le dernier soldat japonais restant après la guerre, ayant refusé de se rendre jusqu’en 1974. En fait, et je ne le savais pas jusqu’au moment de faire ces recherches, il était le deuxième dernier — mais le dernier de nationalité japonaise. Le vrai dernier était Teruo Nakamura, trouvé en Indonésie plus tard qu’Onoda, aussi en 1974 — mais il n’a pas reçu le même accueil au Japon car il était en fait un aborigène taïwanais. (C’est pour des raisons pareilles que j’ai compris que je n’avais pas d’avenir au Japon.) Mais la question se pose : qui était son homologue allemand, le dernier à se rendre ? Et il s’avère que c’est une histoire bien américaine.

Georg Gärtner était un soldat dans le Deutsches Afrikakorps sous Erwin Rommel. Je ne dirais jamais qu’il y avait un Nazi à admirer, sauf peut-être von Stauffenberg, mais Rommel était un soldat, pas un criminel. Il était aussi l’inspiration de l’une des meilleures répliques du ciné américain quand le général Patton, dans le film qui porte son nom, cri : « Rommel, espèce de salaud magnifique, j’ai lu ton livre ! » En réalité, le général Patton ne l’a jamais dit, mais c’est le genre de chose qu’il aurait dit. De toute façon, cet article n’est sur ni Patton ni Rommel, mais je veux mettre l’accent sur le fait qu’un soldat qui servait sous Rommel n’était presque certainement pas un criminel de guerre.

Dennis Whiles, Photo par FaKK, Domaine public

Alors, M. Gärtner. Né en Basse-Silésie, le territoire qui passait anciennement entre l’Allemagne et la Pologne, à ses 19 ans en 1940, il a rejoint l’armée et a servi sous Rommel en Tunisie. Mais en 1943, il a été capturé par les britanniques — alors naturellement, il a fini comme prisonnière aux États-Unis jusqu’à la fin de la SGM.

Mais en 1945, il s’est rendu compte qu’il allait être renvoyé en Basse-Silésie. Et ça ne pourrait avoir que deux résultats catastrophiques : soit elle restait allemand, alors il serait à nouveau en Allemagne, soit c’est devenu communiste, et ça, c’était presque aussi nul.

Ils s’est donc échappé de son camp au Nouveau-Mexique pour jouer à La Vache et le Prisonnier. Mais dans ce film-là, en sautant entre les trains, Fernandel s’est renvoyé en Allemagne. M. Gärtner était chanceux d’une façon — aucun train n’allait vers un camp allemand — mais il avait quand même oublié qu’il y avait quelque chose de pire que la Pologne ou bien l’Allemagne :

La Californie.

C’est comme ça que M. Georg Gärtner s’est trouvé en Californie sans papiers en 1945. Heureusement pour lui, c’était le début de la longue affaire amoureuse entre le gouvernement et les sans-papiers, alors sous son nouveau nom en anglais de Kevin — non, je plaisante, il était soldat allemand, pas con — son nouveau nom de Dennis Whiles, il pouvait aider le regretté président Franklin Roosevelt dans sa quête de réussir où Hitler avait échoué : faire faillite les États-Unis. Oui, notre Dennis tout neuf a reçu une carte de Sécurité sociale. (Ça videra les coffres d’ici 2033 — lien en anglais.) Il a inventé une nouvelle histoire où il avait grandi dans un orphelinat, et si vous connaissiez bien le Midwest, surtout les états de Minnesota et de Wisconsin, un accent un peu allemand serait même logique à vos oreilles.

« Dennis Whiles » a épousé une américaine — pauvre con — en 1964, Jean Clarke (ici, c’est un prénom féminin, calmez-vous). Complètement par hasard, c’était la même année où l’armée avait abandonné sa recherche pour le trouver. Mais le FBI continuait de le considérer « Most Wanted », ce qui voulait dire que des affiches avec sa photo (de 1945) étaient dans tous les bureaux de poste du pays !

Après des années comme ouvrier du bâtiment et moniteur de ski en Californie du Nord, Dennis a déménagé à Hawaï avec Jean. Mais était mécontente car il ne voulait pas demander un passeport et elle voulait voyager. En 1984, elle était sur le point de demander un divorce, et Dennis lui a enfin dit la vérité. Les deux ont contacté un historien, Arnold Krammer, qui a écrit un livre avec Dennis/Georg, Le dernier soldat d’Hitler en Amérique. Au courant enfin de sa présence, mais considérant qu’il n’était pas dangereux, le gouvernement a décidé de laisser tout tomber et lui donner sa carte verte. Cependant, pour le spectacle, il « s’est rendu » officiellement sur le plateau du JT « The Today Show », toujours diffusé tous les matins. M. Whiles est décédé en 2013 dans le Colorado.

Contraint de vivre aux États-Unis sans voyager à l’étranger pendant plus d’une décennie, ça me rappelle quelqu’un… ([Je le savais, Justin est un soldat nazi ! — Mon ex])