L’incorrigible

Ce week-end, j’ai regardé le dernier des films dans mon coffret Belmondo, L’incorrigible. Pendant la première moitié, je me préparais pour vous écrire que « j’ai eu de fous rires, mais aucune idée pourquoi ». Mais j’ai oublié la chose la plus importante — c’était un film sous les mains d’Audiard, et il a toujours des raisons pourquoi il fait tout. Alors :

Quand on rencontre Belmondo au début, il sort d’un prison et tout de suite, il commence à faire à nouveau des escrocs par le téléphone :

Et on voit qu’il ne manque pas de femmes avec qui il avait des relations, dont au moins un enfant en résultat :

Mais il y a quelqu’un de nouveau, un psychologue qui est aussi « assistante permanente postpénale » qui le suit. Il la convainc de déjeuner ensemble pendant qu’il fait encore un autre escroc contre des hommes politiques africains. Après, les deux vont à l’opéra, où Belmondo a encore une autre ancienne amante :

C’est pas exactement une relation professionnelle. Elle sait qu’il est un gros menteur, mais elle lui invite à visiter le Musée de Senlis, où ses parents sont chargés d’affaires. Ici, l’intrigue commence enfin. Il s’avère que c’est un escroc de la part de Belmondo pour que ses complices puissent cambrioler un triptyque.

Pendant qu’ils volent l’œuvre d’art, Belmondo doit distraire la jeune femme. Ils vont au lit, mais dès que le triptyque est volé, Belmondo fait semblant d’être en colère, puis il disparaît.

Mais Belmondo se rend compte que la femme l’aime vraiment après qu’elle ment pour lui aux journaux. Il lui rend visite et offre de faire une confession, mais elle refuse. Alors les deux volent la moitié de l’argent de la rançon — et refusent le reste, parce que ça sent une piège. À la fin, on les voit avec leurs complices

Je découvre le Gers

Pour la troisième semaine, on reste en Occitanie pour visiter le 32, le Gers. C’est le département le douzième moins peuplé, et les habitants se nomment Gersois. C’est notre sixième visite en Occitanie, et la troisième en l’ancienne Gascogne, mais seulement la première fois où je rends compte de ce dernier fait. La Gascogne faisait une grande partie de l’imagination des anglophones à propos de la France, à cause de Trois Mousquetaires, surtout d’Artagnan, et de Cyrano de Bergerac. En tout cas, leur site de tourisme nous promet des « Gerspériemces ». On verra.

On commence dans la préfecture, Auch, une petite ville de 22 000 personnes. Leur plus intéressante destination est la cathédrale Sainte-Marie (2 étoiles Michelin). Ne ratez surtout pas ce beau post de Flanel, plein de photos de l’intérieur de la cathédrale (et aussi d’autres lieux à Auch). À la cathédrale, on trouve un mélange des styles gothique et Renaissance. Dans le chœur, de 1552, on trouve plus de 1 500 sculptures en bois. Certains voudront visiter le Musée des Amériques (1 étoile), avec des collections de l’Amérique Centrale et du Sud, mais pour ma part, j’ai déjà eu 44 ans des Amériques. Ne ratez pas l’escalier monumental (1 étoile), qui lie les deux parts de la ville. Il y a aussi une statue de d’Artagnan, proche de l’escalier.

Il y a six des Plus Beaux Villages de France dans le Gers. À l’est d’Auch, on trouve le village médiéval de Sarrant. Le reste sont tous au nord/nord-ouest d’Auch. On commencerait par Lavardens, à environ 20 km d’Auch, où on trouve deux monuments classés historiques, le Château de Lavardens et l’église Saint-Michel. On continue vers les trois autres, Montréal-du-Gers, Fourcès, et Larressingle, tous à environ 50 km d’Auch et très proches les uns des autres. Ces villages font partie de la région d’Armagnac appelée Armagnac-Ténarèze (2 étoiles), l’une de trois régions où la boisson célèbre est produite. La ville de Condom est considérée comme la capitole de l’Armagnac-Ténarèze, et elle est au milieu de ces villages. On visite donc une distillerie comme le Domaine de Magnaut ou le Château de Courrejot. À Condom, on visite aussi la Cathédrale Saint-Pierre (1 étoile) et à Montréal-du-Gers, la villa gallo-romaine de Séviac (1 étoile)

Qui sont les gersois les plus connus ? Sans doute le D’Artagnan historique, Charles de Batz de Castelmore d’Artagnan, Saint-Bernard-de-Comminges (dont on a découvert sa cathédrale la semaine dernière), la chanteuse anglaise surnommée Siouxsie Sioux, et le cible fréquent du Canard enchaîné, Jean Castex lui-même !

Quoi manger dans le Gers ? En tant que département du Sud-ouest, il y a beaucoup de plats que l’on reconnaît de l’Ariège ou de la Haute-Garonne, comme le cassoulet ou la croustade aux pommes. Il y a une soupe bien locale, remplie de viandes confites, la garbure gersoise. En dessert, on y trouve aussi le gâteau à la brioche, un produit artisanal cuit au feu. Pour boire, il y a bien sûr l’armagnac, mais aussi de nombreux vins locaux, comme les vins de l’IGP Gers et le floc-de-Gascogne.

Le fénétra, un dessert toulousain

On finit notre séjour en Haute-Garonne avec un dessert très toulousain, le fénétra. Originalement lié à Pâques, aujourd’hui ce gâteau fait partie d’une fête toulousaine appelée le Grand Fénétra. C’est confit de confiture d’abricots, de confit de citron, et de dacquoise, tout sur une base de pâte sablée. Voilà :

Je dois cette recette à Cuisine Actuelle, sauf la pâte sablée, qui vient d’une recette de Cook and Record. Le seul changement, c’est la taille. Tous les fénétras que j’ai trouvé ont des bords droits. Mais je n’ai pas de moule à tartes comme ça, alors j’ai essayé d’utiliser ma grosse cercle de pâtisserie. Il s’avère que ses bords sont trop hauts, alors, j’ai roulé ma pâte une deuxième fois, puis l’ai mise dans une plus petite cercle. J’ai trop travaillé ma pâte, je crois, alors les bords ont trop rétréci pendant la cuisson.

Vous connaissez déjà ma confiture, la plus chère marque de luxe de ce genre aux États-Unis (heureusement, trouvée en promotion). Pour le citron confit, j’ai suivi mon propre conseil, et j’ai utilisé des fruits confits d’ici. Pas de pastèque — ce sont des écorces de citron et d’orange, des cerises, et de l’ananas.

Les ingrédients :

  • 275 grammes de farine
  • 225 grammes de sucre
  • 150 grammes de beurre pommade (beurre laissé 1h à température ambiante)
  • 1 œuf entier
  • 4 blancs d’œuf
  • 300 grammes de confiture d’abricots
  • 1 citron confit
  • 70 grammes de poudre d’amande
  • Du sucre glace

Les instructions :

  1. Mélanger 250g de farine et 125g de sucre puis ajouter 150g de beurre pommade.
  1. Malaxer et sabler la pâte (jusqu’à ce que vous obteniez une pâte de texture sableuse).
  1. Ajouter un œuf entier et bien mélanger. Former une boule, puis laisser reposer au frigo au moins une heure :
  1. Chauffez le four th. 5-6 (175 ­°C). Étaler la pâte, puis la mettre dans un moule à tarte. Piquer le fond avec une fourchette. Couvrir avec un disque de papier de cuisson puis de billes ou de légumes secs. Enfourner pendant 15 min. Retirez le papier de cuisson et les billes/légumes. Laisser refroidir.
  1. Fouetter les blancs d’œufs en neige au robot. Dès qu’ils deviennent mousseux, ajouter 50 grammes de sucre en poudre. Continuer à fouetter jusqu’à ce que les blancs en neige soient fermes et verser les 50 derniers grammes de sucre en fouettant toujours.
  1. Incorporer doucement la poudre d’amandes et 25 grammes de farine avec une spatule souple. Verser dans une poche à douille.
  1. Étaler la confiture d’abricots sur le fond de tarte et parsemer de dés de citron confit.
  1. Recouvrir de la garniture à l’aide de la poche à douille et saupoudrer de sucre glace avec un tamis. Enfourner pendant 15 minutes de plus.
  1. Saupoudrer à nouveau de sucre glace et enfourner pour encore 15 minutes. Laisser refroidir, puis démouler.

On sent le ressenti

Le Canard enchaîné de cette semaine me rend un peu confus. Le gros titre de la première page parle de l’augmentation du prix d’essence (et je vous rassure — j’entends beaucoup parler sur ce sujet de mes amis français). En tant que californien, je paye le prix le plus haut d’essence aux États-Unis, alors je comprends bien (ça reste quand même environ 20 % plus haut en France qu’ici). Mais Le Canard mentionne le « ressenti météo » selon lequel « nous avons froid alors que la température indique qu’il fait chaud. Ou vice versa. ». Je ne suis pas trop sûr que je connais cette expérience. Mais je comprends bien leur frustration avec des mesures de pouvoir d’achat « sans énergie ». On fait la même connerie ici.

Ils parlent aussi d’un procès que je ne connais pas bien, les « sondages de l’Élysée ». Je comprends que ce procès a quelque chose à voir avec l’ancien président, un certain Paul Bismuth M. Sarkozy. Je suppose qu’il a dépensé de l’argent public pour faire des sondages à propos de lui-même et sa famille.

Le Canard s’est trompé d’une nouvelle aux États-Unis avec ce dessin. M. Powell est mort, mais il avait un cancer. Bien sûr, le covid n’a pas aidé sa situation, mais avec les drogues contre le cancer, je doute que son système immunitaire ait bien fonctionné. Et oui, je comprends que le gros titre n’est vraiment pas de quoi parle ce dessin.

Finalement, quelque chose qui m’intéresse toujours est l’histoire du Canard. Cette semaine marque soixante ans depuis le massacre du 17 octobre. Ils ont réimprimé un dessin de l’époque, contre le préfet de police, M. Maurice Papon. Selon l’article qui accompagne ce dessin, Le Canard était l’un de « rares journaux » qui a dénoncé la violence.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Mon dîner haut-garonnais

Pour ce dîner, j’ai un autre recette qui montre ce que l’on peut faire avec les produits du département. Mais on aura aussi un gâteau très traditionnel, surtout servi à Pâques. Voilà le souris d’agneau des Pyrénées confite au miel ; notre dessert suivra :

Je dois la recette de l’agneau au site départemental de la Haute-Garonne, et surtout à leur cuisinière, Nadine Barbottin (surnommée Mam’s Cook). Elle a fait une vidéo pour cette recette, et les instructions sont un peu différent que sur le site. J’ai suivi la vidéo, sauf pour la quantité d’échalotes et aussi de l’agneau.

Les ingrédients (pour 1-2 personnes) :

  • 1-2 souris d’agneau
  • 2-3 gousses d’ail
  • 2 échalotes
  • 2 carottes (ou une poignée de petites)
  • 50 ml de vin blanc
  • 1 branche de thym
  • 1 feuille de laurier
  • 1.5 cuillères à soupe de miel
  • 1.5 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
  • 1 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • Sel, poivre
  • Du bouillon de bœuf

Les instructions :

  1. Dans une cocotte, faites revenir les souris d’agneau dans l’huile d’olive. Retirez-les.
  1. Dans la même cocotte mettez les échalotes et laissez colorer.
  1. Déglacez avec le vin blanc.
  1. Remettez les souris dans la cocotte, puis ajoutez le miel, les gousses d’ail entières, et le vinaigre balsamique.
  1. Une différence entre la vidéo et la recette écrite — la vidéo dit d’utiliser du bouillon, pas juste de l’eau. Alors, j’ai fait 240 ml de bouillon de bœuf :
  1. Ajoutez le bouillon, puis de l’eau jusqu’à mi-hauteur, les carottes, le laurier, et le thym. Salez et poivrez.
  1. Portez à ébullition, puis baissez le feu. Couvrez la cocotte et laissez mijoter à feu doux jusqu’à ce que les souris soient tendres, soit 2 à 3 heures. Après 1 heure, j’ai ouvert la cocotte et tourné la souris. Pour moi, 2 heures de cuisson a suffit.
  2. Retirez les souris de la cocotte, conservez-les au chaud ; la dernière photo de cette étape vous montre la cocotte en enlevant le couvercle. Retirez la liquide, les gousses d’ail, et les échalotes. Mélangez-les tous avec un batteur plongeant. Dressez et servez.

On peut voir du riz sur mon plat. J’ai encore beaucoup de riz de Camargue. C’est au moins aussi du Sud, n’est-ce pas ?

Un vieux souvenir musical

Ce soir, j’ai trouvé mon plus vieux CD français. Non, je ne parle pas de quelque chose que j’ai acheté en 2020. Je parle d’un disque que j’ai reçu en cadeau d’anniversaire en 1997. Je doute que vous ne le connaissiez. Ça s’appelle « Digital Test », et c’est le résultat d’une collaboration entre un magazine qui n’existe plus et un label qui n’existe plus non plus. Voilà :

Cet album de deux disques a sorti en 1988, et il est rapidement devenu le premier choix pour les audiophiles qui voulaient tester leur équipement. Même aux États-Unis, c’était commun de lire dans nos magazines que les disques de Pierre Verany faisaient partie de leurs tests. En haut du boîtier, vous pouvez voir le nom « Compact : La revue du disque laser », un magazine qui n’existe pas depuis les années 90s.

De toute façon, qu’est-ce que l’on y trouve ? Dans le premier disque, il y a des extraits musicaux :

J’adore surtout « Dear Old Dixie, » une chanson de notre genre de « bluegrass, » mais jouée par des musiciens français. Je l’ai trouvé sur Internet, de son disque original (la vidéo devrait commencer à 4:22) :

Le deuxième disque est intéressant, mais quelque chose que je vous conseille fortement de ne pas utiliser à moins que vous sachez l’utiliser. On pourrait abîmer votre équipement avec certaines choses sur ce disque — tout ce qui dit « 0 dB » :

Pierre Verany n’existe plus — le label a été acheté par Arion, un autre label français. Mais vous pouvez trouver la grande majorité de leur musique dans le catalogue d’Arion. Et il existe encore un disque de tests vendu par Arion (avec de la musique, comme le mien) que l’on peut acheter chez eux. C’est moins dangereux, mais il faut quand même faire attention à ne pas jouer de bruits roses ou blancs à des niveaux élevés. Moi, j’utilise d’autres choses pour tester mon équipement maintenant. Mais je voulais partager ce disque pour que vous soyez fiers de savoir que c’était un label français qui a vaincu le monde des audiophiles.

Mon livre jamais utilisé

Peut-être le meilleur pâtissier français dont vous n’avez jamais entendu parler est François Payatd. Il vient de Nice, et il a été stagiaire à Paris, mais ça fait déjà 31 ans depuis qu’il est venu à New York. Toute sa carrière a déroulé aux États-Unis. Moi, je le connais grâce à son ancienne pâtisserie à Las Vegas. (Hélas, elle est disparue en 2017.) En tout cas, ce soir j’ai redécouvert l’un de ses livres, que j’ai acheté il y a des années, et gardé au cas où j’apprendrais à utiliser une poche à douille. Voilà :

Ce livre a été écrit en 1999, mais il y a des trucs au-dedans qui semblent venir d’un autre monde. Par exemple, il y a une douzaine de soupes à dessert dans le livre, et je sais qu’il était une fois, ce genre de dessert était très populaire. Il y en avait plusieurs dans mon livre de Pierre Hermé au même époque. Mais je n’ai vu aucune soupe comme ça nulle part en France ; ce n’est plus à la mode. Voilà sa soupe à la mangue :

Ma fille adore la mangue ; peut-être que l’on la goûtera.

Il y a des changements nécessaires à l’époque. Vous reconnaîtrez sûrement ce gâteau, mais M. Payatd nous dit d’utiliser de la crème liquide, pas de yaourt. En 1999, il n’était pas encore possible de trouver le bon yaourt aux États-Unis.

Il y a aussi des changements surprenants dans ce livre. Par exemple, sa recette de frangipane : du sucre, des amandes, du beurre, des œufs, de la farine. La vraie recette, selon beaucoup de sources, c’est la moitié cette crème et la moitié de la crème pâtissière.

C’est un livre un peu ambitieux pour le cuisinier à foyer :

Mais il s’avère que ce livre a rentré dans ma vie au bon moment. En trois semaines, j’aurai besoin d’un gâteau pour un événement spécial. J’ai trouvé exactement le bon gâteau dans ce livre. (Ce n’est pas celui en haut.) Vous saurez quand vous le verrez !

Je découvre la Haute-Garonne

On reste en Occitanie pour le prochain arrêt de notre tour, le 31, la Haute-Garonne. C’est le département le onzième plus peuplé et les habitants se nomment Haut-Garonnais. (Il n’y avait jamais une Basse-Garonne, alors pourquoi la Haute ? Personne ne me dit rien.) C’est notre cinquième tour en Occitanie.

La préfecture de la Haute-Garonne est Toulouse, bien connue pour son port sur la Méditerranée, le Terminal Maritime de Toulouse. Qu’est-ce que vous dites ? Que Toulouse est à 150 km de la mer ? Ben, le lien est bien réel, c’est donc pas la seule fois où on trouvera de la confusion géographique en France. En fait, c’est le résultat d’un accord entre Toulouse et Barcelone, et les services du « Terminal Matitime » sont en fait par chemin de fer.

Mais sérieusement, si vous pensiez que Nîmes était deja impressionnant, Toulouse est un autre régal. On commence à la Place du Capitole (2 étoiles Michelin), avec sa grande croix occitane et les signes du zodiaque dessinés en face du Capitole. Puisqu’on est là, prenez un tour du Capitole lui-même (1 étoile), si vous voulez. Mais on est là pour le Vieux Toulouse (3 étoiles), plein du grand patrimoine de la Haute-Garonne. On y trouve le Couvent des Jacobins (2 étoiles), avec son église en brique, la maison des reliques de Saint-Thomas-d’Aquin. Puis on continue au Musée des Augustins (2 étoiles), dans un ancien couvent, avec plus de 4 000 œuvres du Moyen-Âge au présent.

On continue maintenant vers un bâtiment extraordinaire, l’Hôtel d’Assézat (3 étoiles), de 1555. De même taille que le Louvre, on y trouve un autre musée extraordinaire, la Fondation Bemberg (3 étoiles), avec des collections de la Renaissance, et de peintures françaises des XIXe et XXe siècles. Êtes-vous épuisés après toutes ces merveilles ? Mauvaise chance, les amis, parce que l’on marche maintenant à la Basilique Saint-Sernin (3 étoiles), l’une des étapes du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et, selon le Guide Michelin, « [la] plus grande et la plus belle église romane du Midi, élevée du 11e au 14e s., est aussi la plus riche de France en reliques ». Il y a 3 autres musées étoilés 2 fois à Toulouse, mais moi, je vous conseille de vous balader au long du Canal de Garonne (1 étoile). Si vous profitez des canaux, visitez aussi la péniche Maison Nougaro, consacré au chanteur Claude Nougaro, qui a chanté « Ô Toulouse ».

On quitte Toulouse maintenant et conduit vers le sud-ouest du département, près de la frontière espagnole, pour le village de Saint-Bertrand-de-Comminges. On y trouve la Cathédrale Sainte-Marie (1 étoile) et son cloître (2 étoiles). Les trésors du cloître valent la peine ; selon le Guide Michelin, ils comprennent « des tapisseries de Tournai du 16e s., des chapes brodées datant de 1309, des ornements épiscopaux et la crosse de saint Bertrand, prélat français mort en 1123 ». À côté à Valcabrère, on trouve la Basilique Saint-Just (1 étoile), du XIe siècle. Finalement, parce que l’on est si proche aux Pyrénées, pensez à faire de la randonnée dans les montagnes — le Comité du Tourisme vous propose de nombreuses idées.

Qui sont les personnages bien connus de la Haute-Garonne ? Nous avons déjà mentionné le chanteur Claude Nougaro, mais il y a aussi le philosophe thomasien Jacques Maritain, le chimiste Paul Sabatier (gagnant du Prix Nobel), le sculpteur Augustus Saint-Gaudens, et l’actrice Patricia Karim, qui a joué l’épouse de Pierre Mondy dans le dernier 7e Compagnie. Et au cas où elle lirait cet article, mon coup de cœur Émilie Mazoyer y étudiait.

Quoi manger en Haute-Garonne ? Nous sommes encore dans le Sud, alors le cassoulet, bien sûr. Il y a la saucisse de Toulouse, bien connue comme ingrédient principal dans le plat célèbre, le gloubi-boulga. On y trouve aussi le mounjetado, un plat comme le cassoulet qui vient de leurs voisins ariégeois. En dessert, il y a une croustade aux pommes, très similaire au plus célèbre dessert de ce blog, et la pescajoune, une sorte de crêpe aux pommes. Il y a 4 produits protégés du département, l’ail violet de Cadours (AOC), l’agneau des Pyrénées (IGP), le porc noir de Bigorre (AOC), et les vignerons du Frontonnais (AOP).

Une question de confession

Je ne peux pas éviter le scandale de la semaine dans ce numéro du Canard enchaîné, le rapport Sauvé et l’abus dans l’Église. C’est l’un de leurs thèmes principaux, et c’est un sujet qui continue de recevoir beaucoup d’attention ici aussi. Mais il y a certaines blagues que je ne publierais jamais même s’il n’y a pas d’enfants qui lisent ce blog. Alors :

Un sujet plus proche au sein du blog, c’est le Nutri-Score, et le combat des producteurs traditionnels contre ce qu’ils croient est de la discrimination. Selon cet article :

« Des produits industriels ultra-transformés avec des conservateurs peuvent avoir A ou B alors que nos produits du terroir très naturels sont stigmatisés », a regretté ce lundi 11 octobre Sébastien Vignette, qui s’exprimait depuis le siège de la confédération, à Millau.

La Dépêche

Il y a encore un conflit sur les droits de pêcher entre la France et le Royaume-Uni. Voilà le résultat inévitable :

Et finalement, j’ai essayé de rechercher ce dessin avec plusieurs moteurs de recherche, mais je crois je c’est juste une blague sur Mme. le Maire Hidalgo :

Bien sûr, il y avait ce monument à Johnny, mais je ne pouvais rien trouver d’une statue neuve pour Belmondo.

Comme d’habitude, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Le Gabin que vous ne connaissez pas (2 de 2)

On a déjà rencontré les personnages de Moontide, Bobo (Gabin), son ami Tiny, et sa nouvelle amie Anna. Maintenant, on continue avec l’histoire.

Anna n’est pas du tout heureuse que Bobo l’a empêché de se noyer. Pour sa part, Bobo aurait apprécié un peu de gratitude :

Le lendemain, Bobo aide un docteur dont son bateau a tombé en panne.

Pendant ce temps-là, Anna range la péniche où Bobo travail et prépare du petit-déjeuner.

Maintenant, Tiny retourne en cherchant Bobo. Il veut toujours que Bobo quitte la ville avec lui pout aller à San Francisco, et il critique Anna comme quelqu’un sans valeur.

Tiny menace Bobo, parce qu’il sait son secret — quand Bobo est saoul, il se met facilement en colère, et a même étranglé quelqu’un comme ça.

Mais après cette conversation, Bobo parle avec Nutsy, un autre ami (joué par Claude Rains). Nutsy vole un chapeau, qu’il croit est une preuve que Tiny a raison. Bobo décide de quitter Anna, qui n’arrive pas à y croire :

Bobo revient au bar du début du film, où il se retrouve avec la femme qui était là avant. Mais elle lui dit quelque chose qui lui rappelle Anna.

Bobo revient à Anna, et ils décident de vivre ensemble. MAIS Bobo explique à Anna qu’il veut se marier avec elle, et tout doit être « parfait ». À cause de son caractère ou pour faire satisfait les censeurs ? C’est à vous de décider.

Quand Henry revient, Bobo lui dit qu’il ne veut plus être payé avec de l’alcool, juste de l’argent. Bobo et Anna font des plans pour leur mariage :

Mais pendant que Bobo est parti, Tiny retourne, et il menace Anna. Il lui parle de la mort de Papa Kelly, dont il dit que Bobo a tué pendant qu’il était saoul. C’est le chapeau de M. Kelly que Nutsy a brûlé. Mais Tiny ne sait pas encore qui Bobo et Anna se marieront.

Tiny revient au bar, où tout le monde boit pour célébrer les bonnes nouvelles de Bobo et Anna. Alors il découvre ce qui arrivera, et Nutsy lui conseille de quitter Bobo — il parle du poisson pilote, qui se colle aux requins pour voler leur nourriture, ce que Tiny fait avec Bobo.

Puis, c’est le jour du mariage (peut-être une semaine après leur rencontre !) Nutsy parle à Bobo de la tradition que le marié ne voit pas la mariée avant la cérémonie.

Et on voit la cérémonie :

Le docteur qui avait le bateau en panne parle à Bobo, et lui demande de régler encore son bateau. Ils partent, ensuite ils restent coincés longtemps en mer parce que le bateau a beaucoup de problèmes. Pendant qu’ils sont partis, ils parlent de l’amour et comment on sait que c’est réel.

En même temps, Tiny retourne chez Bobo et Anna. Il est bien ivre, et il menace encore Anna. Mais Anna se rend enfin compte que c’est en fait Tiny qui a tué Papa Kelly, et Tiny l’attaque.

Quand Bobo et le docteur arrivent, ils trouvent Anna, qui est gravement blessée. On voit Anna à l’hôpital, où Bobo attend avec Nutsy. Après une chirurgie, le chirurgien (pas le même docteur) dit à Bobo que c’est grave, et qu’Anna a seulement dit le mot « Tiny ». Bobo part pour le chercher.

Bobo et Tiny se retrouvent à l’extérieur de la maison. Tiny nie qu’il a blessé Anna, mais Bobo le poursuit jusqu’au bout de la jetée. Bobo ne touche pas Tiny, mais Tiny glisse et se noie.

Bobo revient à l’hôpital, où Nutsy lui dit qu’Anna survivra. Il s’avère qu’elle est devenue paralysée, mais à la fin, on découvre que Bobo a tout planifié, et le couple vivra heureux pour toujours.

Alors, quoi penser de tout ça ? Franchement, je n’aime pas trop l’accent de Gabin en anglais, et souvent pendant le film, il me semblait qu’il a dû apprendre ses paroles phonétiquement. Mais les dix dernières minutes du film sont parmi les meilleures œuvres de Gabin, égales avec ses rôles dans La traversée de Paris ou Un singe en hiver. Si vous pouvez trouver « La péniche de l’amour » en français, ça vaut la peine. Sinon, j’ai fait ce post si détaillé pour que vous compreniez exactement ce qui s’est passé dans ce film presque perdu.