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Mon dîner chérien

Ce soir, j’ai passé beaucoup de temps en faisant mon dîner chérien. Ces recettes ne sont pas compliquées, mais on doit travailler. J’ajouterai que vous pouvez faire quelque chose que je ne peux pas faire moi-même — acheter des pâtes feuilletées au supermarché. C’est vrai que je préfère faire tout de zéro, mais ce dîner ne serait jamais pratique pour un jour de la semaine sans les pâtes fabriquées en usine. En tout cas, voici le truffiat et le gâteau moelleux aux noix du Berry :

Mais je dois vous dire — si vous vous trouvez dans le Cher et vous avez encore faim, c’est de votre faute. La cuisine chérien n’est comme rien que j’ai jamais goûté — je suis aussi farci qu’un turducken ! Après avoir mangé ce dîner, il est possible que je ne mange pas demain, sérieusement. Quand ils disent que le truffiat suffit pour 6 personnes et le gâteau pour 8, ils mentent. 12 et 16, peut-être ! Et si vous me connaissiez dans la vraie vie, vous sauriez que toutes mes connaissances disent que je coupe toujours des parts trop grandes de TOUT !

Un mot sur le vin — c’est un Sauvignon Blanc de Sancerre. Je l’ai beaucoup aimé ; bien qu’une bouteille de vin soit trop d’alcool pour moi tout seul, je boirai tout.

On commence avec le truffiat. Il n’y a pas de truffes dans ce plat — selon le site de Berry Province, le nom vient « De son ingrédient principal, les « treuffes » (pommes de terre) auxquelles ont été rajoutés de la crème fraîche, des fines herbes et de l’oignon. » Et j’avoue, je l’ai choisi à cause de la prochaine phrase : « La célèbre émission « La Meilleure Boulangerie de France » diffusée sur M6 a mis en avant ce plat typiquement berrichon en proposant aux candidats de le réaliser dans la plus pure tradition. » On ne doit que dire « tradition » et « La Meilleure Boulangerie de France » et je suis là ! Pour faire les pâtes feuilletées, j’ai suivi la recette de Cook and Record pour la galette des rois — ça suffit exactement pour mon moule à tartes.

Les ingrédients du truffiat :

  • 2 pâtes feuilletées
  • 1kg de pommes de terre
  • 2 gros oignons jaunes
  • Persil plat
  • Fines herbes
  • 1 jaune d’œuf
  • Sel
  • Poivre
  • Crème fraîche épaisse

Cette recette ne précise pas suffisamment les quantités d’ingrédients. J’ai utilisé trop de « sour cream » (quelque chose proche de crème fraîche), alors les pommes de terre n’étaient pas assez cuites. Je n’ai pas pu trouver du chervil au supermarché, mais j’ai utilisé au moins de l’estragon et de la ciboulette. J’ai utilisé des feuilles de coriandre au lieu du persil plat, mais ce n’était pas grande-chose.

Les instructions pour le truffiat :

  1. Préchauffer le four à 180°C en chaleur tournante.
  2. Étaler la première pâte feuilletée dans un moule à tarte. Piquer le fond de tarte avec une fourchette.
  3. Peler les pommes de terre et tailler des rondelles fines (pour une cuisson plus rapide et uniforme). Couper les oignons en rondelles et ciseler le persil plat, que vous aurez rincé au préalable.
  4. Disposer une première couche de pommes de terre sur le fond de tarte, puis ajoutez une partie des oignons. Ajouter les herbes, saler, poivrer puis recouvrir de crème. Répéter l’opération jusqu’à ce que le niveau de pommes de terre dépasse le haut du moule. — N’utilisez pas trop de crème ; ce n’est pas important qu’on couvre complètement les pommes. Elles ne cuisineront pas assez si vous utilisez trop de crème.
  5. Etaler ensuite la seconde pâte feuilletée sur les couches de pommes de terre. Sceller les bords en repliant la pâte du dessous sur la pâte du dessus, puis finaliser en faisant des stries avec une fourchette sur le pourtour de la tarte.
  6. Mélanger dans un bol un jaune d’œuf et un fond d’eau puis badigeonnez la tourte du mélange. Ne pas oublier les bords.
  7. Faire un petit trou puis insérer une cheminée (Vous pourrez utiliser une chute de papier cartonnée roulée en tube) pour que la vapeur de cuisson s’échappe un peu. Enfourner la tourte, pendant 50mn. Surveiller la cuisson des pommes de terre en plantant un couteau. — J’ai utilisé un bâton de sucette pour faire la cheminée, et il a bien fonctionné.

Si Jésus-Christ avait nourri les 5000 avec un truffiat au lieu de poisson et de pain, tout le monde aurait dit « Évidemment — c’est la bonne quantité de personnes pour un truffiat »

Avant de vous donner le gâteau moelleux, des astuces : 1) Cette pâte serait DIFFICILE de travailler. N’hésitez pas à utiliser un batteur plongeant, et des cuillères en métal. 2) La faveline est impossible de trouver au moins que vous habitez à côté d’un moulin. Utilisez de la farine de sarrasin. 3) J’ai fait ma propre poudre de noix ; ça n’existe pas dans nos supermarchés, mais c’est facile avec un robot. Je dois aussi cette recette au site de Berry Province.

Les ingrédients pour le gâteau moelleux aux noix du Berry :

  • 200 grammes de beurre doux ramolli (non fondu)
  • 200 grammes de sucre blond de canne
  • 5 œufs,
  • 150 grammes de farine de blé type 65
  • 50 grammes de faveline (ou à défaut de farine de sarrasin, de seigle, de blé type 150…)
  • 200 grammes de poudre de noix
  • 2 cuillères à soupe de rhum ambré (facultatif)
  • Du sucre glace
  • Quelques cerneaux de noix du Berry — ou des noix de supermarché

Voilà, ma propre poudre de noix. C’est facile :

Les instructions disent aussi d’utiliser du papier sulfurisé dans votre moule. Je vous donnerai des photos avec et sans — parce que je l’ai essayé, mais j’ai décidé que ça ferait une mauvaise forme. Avec un moule anti-adhésive, il n’y a pas de raison pour utiliser du papier sulfurisé.

Les instructions pour le gâteau moelleux aux noix du Berry :

  1. Préchauffez le four à 170 °C. Dans un grand saladier, fouettez le beurre ramolli avec 150 g sucre jusqu’à ce que le mélange soit crémeux.
  2. Cassez les œufs et mettez les blancs de côté. Incorporez les jaunes au mélange beurre-sucre en fouettant.
  3. Avec une cuillère en bois, ajoutez la farine et la faveline (ou farine de sarrasin).
  4. Incorporez la poudre de noix et le rhum ambré si vous le souhaitez.
  5. Montez les blancs en neige bien fermes en commençant à les battre lentement. Quand ils deviennent bien blancs, incorporez en pluie le reste de sucre (50 g) jusqu’à qu’ils deviennent bien fermes.
  6. Incorporez  délicatement cette meringue à la pâte à l’aide d’une spatule souple, en trois fois.
  7. Versez la pâte dans un moule chemisé de papier sulfurisé. Faites cuire 45 minutes, sans ouvrir le four.
  8. Attendez que le gâteau refroidisse avant de démouler. Décorez avec du sucre glace.
  9. Pour réaliser des noix caramélisées : versez une c. à s. de sucre dans une petite casserole (n’ajoutez surtout pas d’eau) et faites chauffer à feu modéré. La poudre va peu à peu se liquéfier. Ajoutez alors une autre c. à s. de sucre et ainsi de suite jusqu’à l’obtention d’un caramel doré. Versez les cerneaux de noix dedans et mélangez pour bien les enrober de caramel. Disposez-les noix caramélisées sur le gâteau.

Je découvre le Cher

On continue maintenant avec le 18, le Cher. Il est le département le vingt-cinquième moins peuplé et les habitants se nomment — très exceptionnellement — deux choses : chérien et berrichon. Le Cher faisait autrefois partie de la province du Berry, d’où vient le nom berrichon. Ne les confondez pas avec les bonnychons, leurs voisins. C’est notre première visite dans la région Centre-Val de Loire.

J’ai un petit lien heureux et surprenant avec le Cher. Au lycée, quand j’ai suivi un cours d’histoire de l’art, mon œuvre préféré était le manuscrit Très Riches Heures du duc de Berry, un livre d’heures commandé par Jean 1er de Berry, premier duc de l’ancienne province du Berry. La ville de Bourges était sa capitale. Aujourd’hui, le livre fait partie de la collection du musée Condé à Chantilly. (On parlera plus sur ce musée plus tard — ça fait partie de l’un des plus grands trésors de France.) Pendant ce temps-là, tout ce qui reste de la province du Berry est un site pour tourisme, partagé par les départements qui en faisaient partie.

Extrait des Très Riches Heures du duc de Berry, domaine public

En parlant de Bourges, elle reste encore la plus grande ville du Cher, et elle est sa préfecture. Il était une fois, Bourges était la ville romaine Avaricum, et on y trouve encore des remparts romains (1 étoile Michelin). La chose la plus incontournable est la cathédrale Saint-Étienne (3 étoiles) qui date au XIIe siècle. Ne ratez pas aussi le Palais Jacques-Cœur (2 étoiles) construit au XVe siècle par l’argentier du roi Charles VII. Et dans les mois de mai à septembre (sauf l’août), on peut visiter le Jardin de Marie à Neuilly-en-Sancerre, près de Bourges. Il y a aussi des musées intéressants, comme le Musée des Meilleurs Ouvriers de France (0 étoiles, les cons) et L’Hôtel Lallemant (1 étoile) avec une collection de la Renaissance.

Bourges est célèbre pour quelque chose d’autre, le quartier général du sirop de Monin. Aux États-Unis, ils ont une usine en Floride, j’ai donc pensé que c’était un produit américain à cause de l’adresse dans l’étiquette. J’avais tort ! En 2018, on pourrait faire un tour de leur usine, mais je ne peux pas trouver aucune preuve que ça reste le cas. Mais je vous rassure, on verra bientôt ce sirop dans le blog !

En dehors de Bourges, il y a beaucoup d’autres trésors ! La village de Sancerre et ses environs (2 étoiles) est célèbre pour ses vins du cépage Sauvignon Blanc et le fromage AOP Crottin de Chavignol. À Meillant, il y a un magnifique château du XVe siècle (2 étoiles), à Bruère-Allichamps on trouve l’Abbaye de Noirlac (2 étoiles), et à Apremont-sur-Allier, il y a un joli parc floral (2 étoiles).

Qui sont les personnages les plus connus du Cher ? Selon le Lancelot-Graal, le roi Uther Pendragon, père du Roi Arthur de Grande-Bretagne, est né à Bourges, et qui suis-je pour discuter ? Plus récemment que le Ve siècle, il y a les rois de France Charles VII et Louis XI, le théologien Jean Calvin y vivait, la peintre Berthe Morisot, et l’écrivain très célèbre Antoine de Saint-Exupéry a passé « quelques mois à l’école militaire d’Avord ». On peut dire que les grands personnages du Cher viennent de son passé, mais on doit se souvenir que c’est maintenant un département agricole — et quel grand passé !

Qu’est-ce qu’ils mangent dans le Cher ? Nous avons de la chance cette semaine — le site Berry Province nous offre une jolie collection de recettes ! Il y a la blanquette de poule noire de Berry, les oeufs à la couille d’âne (pas vraiment, c’est juste un nom !), le coq en barbouille, et le pâté berrichon. En produits locaux, on a déjà trouvé le crottin de Chavignol, le vin de Sancerre, et le sirop de Monin, mais il y a aussi les lentilles vertes et les truffes noires. On peut très bien manger dans le Cher !

Mon dîner charentais-maritime

Quoi ? Le jour après le « Je découvre » ? Oui, il n’y avait plus de recherches à faire, parce que les Charentes partagent un site de tourisme, et j’ai déjà lu sur tous les deux au même temps. J’imagine que ça arrivera encore en Corse, mais pas trop souvent ! Alors, je vous présente notre plat charentais-maritime, les Saint-Jacques poêlées avec l’écrasé de panais, et notre dessert, le parfait au Cognac :

Je dois la première recette à une source inhabituelle — un magazine départemental officiel ! Je crois que la Charente-Maritime est le premier département où j’ai trouvé un magazine comme ça. Quelle bonne idée !

En tout cas, les Saint-Jacques sont sans doute mes fruits de mer préférés. Mais ce que fait ce plat l’un de mes préférés jusqu’à maintenant, c’est l’écrasé de panais. Cuit au lait avec des noix de muscade, c’est très simple et si délicieux que je pourrais manger juste une assiette entière de panais, avec rien d’autre !

On peut trouver la recette originale en page 27 de ce numéro. Désactivez votre bloqueur de contenu, ou vous n’arriverez pas à voir le magazine. Il dit qu’on doit la recette au chef Bernard Bouguen du collège La Fayette à Rochefort. Est-ce que vos collégiens mangent vraiment comme ça ? Si oui, on doit parler. Je ne sais pas s’il y a un mot comme « pinard » pour les aliments, mais si ça existe, nos déjeuners à l’école le méritent !

J’ajouterai qu’il n’y a pas de châtaignes dans nos supermarchés, et le mien n’avait plus d’échalotes quand j’ai visité. Je les ai gardés dans la recette, mais je ne pouvais pas les utiliser. J’ai coupé cette recette pour une personne, pas deux, parce que les Saint-Jacques sont chers.

Les ingrédients pour les Saint-Jacques :

  • 3 noix de Saint-Jacques
  • 1 panais
  • 1 échalote
  • 12 cl de lait
  • 3 cl de crème liquide
  • 1 œuf
  • 1 châtaigne
  • Du beurre demi-sel
  • Du sel et du poivre
  • De la muscade moulue

Les instructions :

  1. Préchauffer le four à 220° C. Griller la châtaigne au four environ 20 minutes et les éplucher. Les concasser et réserver.
  2. Ciseler l’échalote et le faire revenir dans une noix de beurre. Réserver.
  3. Laver puis éplucher le panais.
  4. Le couper en gros morceaux et le faire cuire dans le lait. Porter le lait à ébullition puis réduire à feu moyen. Vous aurez besoin d’environ 10 minutes après avoir atteint l’ébullition.
  5. Assaisonner avec le sel, le poivre, et la muscade.
  6. Une fois cuit, écraser le panais grossièrement. Ajouter ensuite la crème et l’échalote.
  7. Réduire légèrement et hors de feu, ajouter l’œuf et la châtaigne.
  8. Réserver au chaud.
  9. Saisir les noix de Saint-Jacques au beurre, saler et poivrer.
  10. Dans une assiette, déposer l’écrasé et les Saint-Jacques.

En dessert, nous avons le parfait au Cognac. C’est au moins le très bien. Parfait est un mot très fort, n’est-ce pas ? Sérieusement, c’est bon mais vous trouverez de nombreuses versions et ils ne sont pas toutes d’accord. Il y a celles avec de la vanille liquide et celles sans. Il y a celles avec des pruneaux, et celles sans. Et n’oubliez pas de l’angélique, un légume des marais salants en Charente-Maritime — ne vous inquiétez pas si vous ne pouvez pas le trouver. À vos goûts. Je dois ma recette à tous ces liens, qui ont plus ou moins la même idée pour les ingrédients les plus importants.

Les ingrédients du parfait au Cognac :

  • 240 grammes de crème liquide entière
  • 3 cuillères à soupe de Cognac
  • 1 jaune d’œuf
  • 50 grammes de sucre glace

Les instructions :

  1. Dans un robot, fouetter la crème liquide comme pour une crème Chantilly.
  2. D’autre part, délayer le jaune d’œuf avec le sucre glace et le cognac. 
  3. Mélanger délicatement les deux préparations.
  4. Verser dans plusieurs coupes et les mettre dans la congélateur pendant au moins 1 1/2 heures.

Je découvre la Charente-Maritime

On continue maintenant avec le 17, la Charente-Maritime. C’est le département le quarantième plus peuplé, et les habitants s’appellent les charentais-maritimes.

La Charente-Maritime n’est pas du tout « Charente part deux ». Elle fait historiquement partie de la même région, mais elle est moins rurale, et la culture et le patrimoine sont plus influencés par la mer. Par exemple, à La Rochelle, on trouve beaucoup de phares et de tours fortifiées comme celle-ci, la Tour de la Lanterne (2 étoiles Michelin) :

Photo par Jebulon, Domaine public

La Rochelle est la plus grande ville de Charente-Maritime, mais il n’y a que 76 000 habitants. C’est l’un des ports les plus importants de l’Atlantique depuis le XIIe siècle, quand Guillaume X, duc d’Aquitaine, a construit un mur pour faire entourer le port. Un peu plus tard, Aliénor d’Aquitaine (dit « Eleanor » en anglais) épousée Henri II d’Aquitaine, qui est devenu roi d’Angleterre, et La Rochelle est devenue le lieu de commerce avec les Anglais. Aujourd’hui La Rochelle est plus important comme port de pêche et port de plaisance. En tout cas, je vous conseille fortement de visiter le Vieux Port (3 étoiles) :

Photo par Mister Brown, CC BY-SA 3.0

D’ailleurs du port, La Rochelle a une grande collection de musées : de l’histoire naturelle (2 étoiles), du Nouveau Monde (1 étoile), de la vie maritime (1 étoile), des automates, des Beaux-Arts, et du Bunker de La Rochelle pendant la Seconde Guerre Mondiale (1 étoile). Il y a aussi un célèbre aquarium (2 étoiles), mais à ma part, j’ai déjà assez de grands aquariums en Californie.

Mais la Charente-Maritime n’est pas du tout juste La Rochelle ! À Saintes, on trouve un centre historique magnifique avec la Cathédrale Saint-Pierre (0 étoiles — même le guide Michelin fait parfois des erreurs), et aux alentours, Rue de la Belle-au-Bois-Dormant, comme un conte de fées, on trouve le Château de la Roche-Courbon (2 étoiles — qu’est qu’il y a, Michelin ?). Pas trop loin de Saintes, à Rochefort, on trouve la Corderie Royale (2 étoiles) et son Quartier de l’Arsenal (aussi 2 étoiles), deux lieux où l’équipement de l’armée et la marine a été fabriqué. À Royan, le Guide Michelin vous dira qu’on doit voir l’Eglise Notre Dame de Royan, à laquelle ils donnent 3 étoiles. Je vous dirais que cette église est l’une des plus moches bâtiments du monde, et que vous devriez plutôt aller au Zoo de La Palmyre (aussi 3 étoiles).


Qui sont les personnes les plus connus du département ? Bien sûr, Aliénor d’Aquitaine, mais aussi l’explorateur Samuel de Champlain (qui a découvert le Québec), le peintre Wililiam Bouguereau, le philosophe Maurice Merleau-Ponty (qui je n’aime PAS DU TOUT, mais c’est bien connu parmi les philosophes), Joseph Guillotin — un médécin avec des idées bizarres sur les soins de santé, et peut-être le français le plus célèbre aux États-Unis après Napoleon, Armand Jean du Plessis de Richelieu, dit ici « Cardinal Richelieu ». (Je vous rassure, c’est à cause des Trois Mousquetaires, pas parce qu’on est de bons étudiants.)

Finalement, qu’est-ce qu’on mange en Charente-Maritime ? Il y a beaucoup de produits locaux. Ici, on trouve les huîtres Marennes-Oléron et les marais salants. Il y a aussi les moules de bouchot, un fromage appelé la jonchée d’aunis, et le melon charentais (un genre de cantaloup). Leurs plats sont plus ou moins les mêmes qu’en Charente, surtout les escargots de toutes sortes.

La galette charentaise

Notre dessert charentais est quelque chose de spécial ! C’est plus ou moins facile, il n’y a pas d’ingrédients difficiles de trouver, et c’est vraiment facile à changer les quantités. Mais la chose la plus importante ? C’est délicieux !

Il y a peut-être autant de recettes pour cette galette que de charentais. Alors, il faut choisir quel genre de galette vous voulez faire — quelque chose moins grande ? Divisez la pâte en deux ou divisez les ingrédients par deux. Quelque chose plus «galette» que «gâteau» ? Utilisez juste farine de blé, pas 1/2 de blé et 1/2 de maïs. Quelque chose plus dur ? Utilisez 1/2 sachet de levure, pas le sachet entier. Il y a des recettes avec toutes ces astuces. À ma part, je dois Cuisine à la française, Audrey Cuisine, et Cooking-ez. Ma recette n’est pas exactement la même que n’importe quelle des leurs, mais elle est le résultat de suivre quelques idées de chacune.

Les ingrédients :

  • 250 grammes de farine de blé tamisée
  • 250 grammes de farine de maïs
  • 4 oeufs
  • 250 g de sucre semoule
  • 125 g de beurre de Charentes-Poitou
  • 1 pincée de sel
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à soupe de cognac (peut-être 2 — le goût avec 1 n’est pas du tout fort)

Les instructions :

  1. Dans un saladier, battre bien les oeufs, le sucre semoule, le sucre vanillé, et le cognac
  2. Ajouter la farine de blé et de maïs, le sel, et la levure chimique. Mélanger bien.
  3. Ajouter le beurre ramolli. Je vous préviens — ce sera l’étape le plus difficile. Mélanger avec une cuillère en métal, pas une maryse ou un fouet. SURTOUT pas un fouet, au moins vous adorez avoir du mal à nettoyer vos fouets. Regardez les photos avant et après le beurre pour voir quel état votre pâte devrait atteindre.
  4. Mettre la pâte dans un moule à tartes.
  5. Facultatif : dorer avec une jaune d’œuf. Je n’ai pas fait ça parce que j’ai pensé que la pâte était un peu molle, mais c’est clair maintenant que ça marchera.
  6. Saupoudrer de sucre cristallisé et faire des stries avec une fourchette.
  7. Faire cuire au four à 180° C pendant 30-40 minutes. Vérifier avec un cure-dent.

Votre galette poussera au four et rétrécira un peu quand elle sort du four. Alors, laissez-la reposer pendant 10 minutes avant de la sortir du moule.

Mon dîner charentais

J’ai eu de mal en choisissant ce que je voulais faire pour mon dîner charentais. J’ai trouvé quelques recettes des chefs étoilés sur leur site de tourisme, mais je suis là pour faire les recettes traditionnelles. J’ai enfin trouvé ma recette sur le site Cuisine à la française, dédié au patrimoine culinaire. Voici la Poularde de ferme à la poitevine :

C’est pas mal, mais un peu fade. Je vous conseille d’utiliser le beurre de Charentes-Poitou — je l’ai utilisé pour dorer le poulet, et c’est merveilleux ! C’est les légumes qui ont besoin de quelque chose de plus. J’ai aussi choisi un cognac Hennessy pour l’accompagner. C’EST PAS FADE ! En fait, c’est un peu trop fort pour moi, mais je le goûterai plus qu’une fois. Pour 34 $, on doit être sûr, non ?

Comme d’habitude, j’ai coupé la recette pour 1-2 personnes. Voici l’originale.

Les ingrédients :

  • 1 poularde de 1 Kg
  • 10 cl d’eau ou de bouillon de volaille
  • 2 carottes fanes
  • 1 jeune poireau moyen
  • 1 oignon jaune (de poitou si possible)
  • 0.5 kg de bettes
  • 1/2 petit chou
  • 50 grammes de beurre de Charentes-Poitou
  • 1 gousse d’ail 
  • 1 1/2 c. à soupe de farine 
  • 50 cl de crème fraîche
  • 1 jaune d’oeuf 
  • 8 g de gros sel
  • 2. 5 g de poivre noir en grains au moulin

Les instructions :

  1. Dans un faitout, faire chauffer de l’eau salée et poivrée.
  2. Couper les carottes et les poireaux en tronçons épais, les oignons en deux.
  3. Eliminer les feuilles de bettes et détailler les côtes en gros morceaux.
  4. Couper le 1/2 chou en quatre.
  5. Mettre 30 g de beurre à fondre dans une cocotte.
  6. Bien faire dorer la poularde sur toutes ses faces.
  7. La retirer de la cocotte et la plonger dans le faitout.
  8. Ajouter les carottes, le poireau, l’ail et les côtes de bettes.
  9. Dès l’ébullition, baisser le feu, couvrir et laisser mijoter pendant 1 heure — pendant ce temps, faire le chou pour qu’il soit prêt à la fin de l’heure.
  10. Faire bouillir de l’eau salée dans une casserole.
  11. Y plonger les quartiers de chou pendant 10 minutes.
  12. Les égoutter, les passer sous l’eau froide.
  13. Ajouter alors le chou blanchi et faire cuire encore 30 minutes.
  14. Faire un roux avec le reste du beurre et la farine.
  15. Ajouter peu à peu 25 cl du bouillon de cuisson de la poularde en mélangeant bien.
  16. Verser ensuite la crème, mélanger et laisser cuire 3 ou 4 minutes feu doux.
  17. Dans un bol, délayer la jaune d’oeuf avec quelques cuillérées à soupe de sauce.
  18. Reverser le tout dans la casserole en fouettant vivement pour qu’il ne coagule pas.
  19. Laisser cuire la sauce 2 minutes à feu très doux en mélangeant sans arrêt.
  20. Rectifier son assaisonnement.
  21. Découper la poularde sur le plat de service.
  22. Bien égoutter les légumes.
  23. Les disposer autour des morceaux de volaille et napper avec la sauce après l’avoir filtrée avec un chinois.
  24. Servir bien chaud.

Je découvre la Charente

On continue maintenant le tour avec le 16, la Charente. C’est le département le trente-cinquième moins peuplé et les habitants se nomment charentais. C’est notre premier voyage dans la région de Nouvelle-Aquitaine.

Il n’y a aucune doute du produit le plus célèbre de la Charente — le beurre de Charentes-Poitou ! Quand j’ai vu la vidéo de Cook and Record pour faire des croissants pour la première fois, mon cœur s’est serré quand elle a dit qu’on avait besoin de ce beurre. J’ai trouvé quelques beurres aux États-Unis avec plus de gras, alors similaire, mais tous beaucoup plus durs. Juste avant d’écrire ce post, j’ai enfin trouvé un fournisseur pour ce beurre à 60 km de chez moi.

J’entends parler qu’il y a des gens qui sont plus amoureux de leur autre produit agricole, une boisson appelée cognac. Je plaisante, mais c’est vrai que je n’ai pas encore bu du cognac pendant toute ma vie. J’apprécierais vos suggestions — mais pas Louis XIII ! C’est trop cher !

La plus grande ville de Charente est Angoulême, avec 41 000 d’habitants. Il n’y a qu’une autre ville en Charente avec plus que 10 000, Cognac. L’histoire d’Angoulême commence il y a environ 14 000 ans, avec des êtres humains paléolithiques. Beaucoup plus tard, elle était une ville romaine, puis assiégé par le roi Clovis Ier en 508. Elle fait partie du territoire anglais pendant la Guerre de Cent Ans. Un renseignement intéressant — quand le navigateur italien Verrazano à découvert l’endroit qui est devenu New York, il l’a donné le nom Nouvelle-Angoulême. Dommage que le nom a changé — j’aurais aimé regarder «Le gendarme à Nouvelle-Angoulême» !

Il y a un lieu près d’Angoulême que j’aimerais beaucoup visiter — le foyer ancestral de la famille La Rochefoucauld. Bien sûr, c’est parce que j’admire tellement François VI, Duc de La Rochefoucauld — et il a passé la plupart de sa vie à Paris ! Mais c’est quand même un magnifique château, avec une histoire qui date au Xe siècle. Et leur bibliothèque a une copie originale de l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert !

Photo par Jack ma, CC BY-SA 3.0.

Il y a plein d’autres beaux lieux pour visiter en Charente. À Angoulême, on trouve la Cathédrale Saint-Pierre (2 étoiles) du XIIe siècle, et beaucoup plus récemment, La Cité de la bande-dessinée (2 étoiles) — ne ratez pas leur collection INCROYABLE avec des planches originales de Tintin, de Popeye, de Batman… c’est fou ! Aubeterre-sur-Dronne est l’un des Plus Beaux Villages de France, et c’est plein d’artisans. Ne ratez pas leur église souterraine du VIIIe siècle ! (Aussi 2 étoiles.) À Charroux, on trouve une abbaye fondée par Charlemagne lui-même (1 étoile) pour garder une relique de la Vraie Croix. Et bien sûr, il faut visiter une maison de cognac, comme Martell ou Rémy Martin à Cognac. (Bien sûr, quand j’arriverai, je goûterai de Louis XIII !)

Qui sont les habitants le plus connus de Charente ? Nous avons déjà parlé du Duc de La Rochefoucauld, mais il y a aussi l’un des fondateurs de l’UE Jean Monnet, le Président de la République François Mitterand, le Saint patron des ingénieurs électriciens (pas vraiment, mais l’un des plus importants) Charles-Agustin Coulomb, l’actrice Anouk Aimée, et l’écrivain Paul Valéry.

Finalement, qu’est-ce qu’on mange en Charente ? Il y a beaucoup de produits locaux, comme l’esturgeon de Gensac (rien à voir avec mon actrice préférée), le fromage Manslois, les truffes de Jarnac, et la poule de Barbezieux. En plats principaux, il y a les tripes à l’angoumoise (euh…) et les cagouilles à la saintongeaise (un genre d’escargot ; j’ai déjà mangé), et en dessert, on trouve la cornuelle, un «biscuit triangulaire en pâte sablée constellé de grains d’anis roses et blancs» et la galette charentaise, «aromatisée avec la plante emblématique du marais poitevin : l’angélique confite». (Aucune idée où je trouverai l’angélique confite !)

Le dernier «Je découvre»

C’est beaucoup de travail, écrire quelque chose de nouveau tous les jours. Puisque je suis sûr que les autres départements sont tous pareils, on va les passer et terminer le tour des départements avec le 999, l’Île aux enfants. Avec moins de 100 habitants, c’est le département le moins peuplé, et les habitants se nomment casimirus. Voici des habitants :

©️ORTF – Telfrance

La plus grande ville de l’Île est la préfecture, appelée Le village dans les nuages. Dans le village, on se trouve la maison des extra-terrestres et aussi des êtres humains :

Qui sont les personnages les plus connus de l’Île aux enfants ? Bien sûr, le citoyen le plus connu est sûrement Casimir le dinosaure, mais il y a aussi le facteur Émile Campagne, la marchande de bonbons Julie, la botaniste Edmée Futaie, l’impresario Albert Travling, et l’artiste Fulbert Anselme du Snob.

Qu’est-ce qu’ils mangent chez les casimirus ? Leur plat le plus célèbre est sans doute le gloubi-boulga avec des bananes écrasées, du chocolat râpé, de la moutarde très forte et de la saucisse de Toulouse. Voici une vidéo avec la recette :

Et finalement, il y a leur autre plat bien connu, le poisson…d’avril !

Les cornets de Murat

On termine notre séjour dans le Cantal avec un dessert bien cantalien, les cornets de Murat. Murat est un petit village d’environ 1900 personnes dans le Cantal. On peut trouver beaucoup de recettes pour ce dessert — avec du rhum ou du sirop d’orgeat au lieu du sirop de sucre — et c’est parfois une entrée au lieu d’un dessert ! On trouve également qu’il y a beaucoup de garnitures différentes — parfois de la chantilly, parfois de la crème pâtissière ou quelque chose d’autre. J’ai décidé de les faire avec de la crème pâtissière au chocolat, parce qu’il y a plusieurs recettes â la crème pâtissière dans notre répertoire, mais aucun avec du chocolat.

Je dois vous dire — j’ai fait beaucoup de recettes plus compliquées, mais il n’y en a pas trop aussi bonnes que celle-ci. Ma fille a adoré ce dessert !

Pas mal, hein ?

Je dois ma version à deux autres recettes, celle de Cuisine Actuelle et celle de Cuisine à la française. L’idée de crème pâtissière au chocolat est la mienne, mais tous ces deux m’a aidé choisir les quantités pour les cornets. Pour faire ce dessert, on a besoin du sirop de sucre, qui est facile à préparer, alors d’abord, nous commençons avec la recette du sirop, puis la crème pâtissière, puis les cornets et le montage. Les instructions du sirop viennent de Cuisine facile. Aussi, je dois tout ce que je sais de la crème pâtissière à Cook and Record (voici l’une de plusieurs recettes qui utilisent de la crème), bien que les quantités soient les miennes. Il y a assez de crème pâtissière ici pour remplir les cornets deux fois.

Les ingrédients pour le sirop de sucre :

  • 125 grammes de sucre en poudre
  • 125 ml d’eau

Les instructions pour le sirop de sucre :

  1. Mettre sur feu vif en remuant avec une cuillère pour mélanger le tout.
  2. Une fois que c’est bien mélangé, faire venir à ébullition et laisser bouillir environ 30 secondes. Retirer du feu, c’est prêt.

Les ingrédients pour la crème pâtissière :

  • 2 œufs
  • 100 cl de lait
  • 100 grammes de chocolat
  • 100 grammes de sucre en poudre
  • 30 grammes de maïzena
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide

Les instructions pour la crème pâtissière :

  1. Dans un robot pâtissier, bien battre les œufs et le sucre en poudre, jusqu’à ce que la mélange double de volume. Ajouter la maïzena et bien mélanger.
  2. Dans une casserole, mélanger le lait et la vanille liquide et porter à ébullition.
  3. Couper le feu et ajouter le chocolat. Mélanger jusqu’à ce que le chocolat soit bien mélangé.
  4. Ajouter progressivement le lait aux œufs. Après avoir tout mélangé, mettre encore la crème dans la casserole. Faire épaissir sur un feu moyen.
  5. Mettre du film alimentaire sur une plaque. Mettre la crème sur le film, puis couvrir la crème avec plus de film.
  6. Réserver la crème au frigo pendant 30 minutes.

Les ingrédients pour les cornets :

  • 1 œuf
  • 60 grammes de sucre en poudre
  • 60 grammes de farine de blé
  • 1 cuillère à soupe de sirop de sucre

Les instructions pour les cornets :

  1. Préchauffer le four à 180 °C. 
  2. Dans un saladier, fouetter les œufs entiers avec le sucre. 
  3. Le mélange doit devenir crémeux. 
  4. Incorporer ensuite la farine et le sirop de sucre. 
  5. Beurrer une plaque. 
  6. Verser la pâte liquide en 4 cercles d’environ 15 cm de diamètre. 
  7. Cuire au four pendant 6 à 7 minutes. 
  8. Dès la sortie du four, rouler chaque cercle de pâte autour d’un cône afin qu’il prenne la forme d’un cornet. 
  9. Les réserver dans un endroit stable. 
  10. Laisser refroidir. 

Montage :

Mettre une douille cannelée dans une poche à douille. Remplir la poche à douille avec la crème pâtissière. Remplir les cornets.

Mon dîner cantalien

Comme les Ardennes, ce que fait spécial la cuisine du Cantal n’est pas les recettes originales, mais les produits locaux. J’ai trouvé nombreuses recettes «cantaliennes» qui sont vraiment auvergnates en général. Ce n’est pas une critique ! Je trouve que c’est souvent le cas que les recettes sont des régions, et les produits sont les vraies choses typiques d’un département. Dans ce cas, d’où vient la soupe au fromage est une question… controversée.

Soupe au fromage, bleu d’Auvergne, et un biscuit canadien

Selon le site Cantal Passion, la soupe au fromage est bien cantalienne, et ils disent qu’on devrait la préparer avec du fromage Cantal. On trouve la même chose chez Cuisine à la Française, où ils recommandent le fromage Tomme (aussi du Cantal). Mais selon les aveyronnais, elle est leur soupe, et on la prépare avec du fromage Laguiole. C’est en tout cas une soupe bien Auvergnate, et on peut dire que cette soupe appartient à l’un ou l’autre selon votre choix de fromage. Naturellement, j’ai donc utilisé du Gruyère, parce que je n’ai ni Cantal ni Laguiole.

Mais j’ai au moins trouvé un vrai fromage auvergnat pour ce repas. C’est le bleu d’Auvergne :

Je ne suis pas grand fan des fromages bleus, j’ai donc choisi un biscuit canadien aux noix de pécan et aux raisins secs pour l’accompagner. Le fromage est fort, et ces biscuits coupent le fromage avec juste un peu de sucre :

Avant de vous donner la recette, je devrais vous dire — j’ai changé mon avis sur la quantité de bouillon après avoir vu qu’elle n’a pas suffit de couvrir le fromage. Après j’ai fini, j’ai su que j’avais tort. Alors j’ai utilisé 0.75 L de bouillon, et j’aurais dû utiliser environ 0.4 L. Je dois le site Cuisine à la française — j’ai coupé leur recette pour celle-ci :

Les ingrédients :

  • 100 g de Tomme de Cantal
  • 1 oignon
  • 150 g de pain de campagne rassis
  • 0.4 L de bouillon de volaille
  • Du sel
  • Du poivre

Les instructions :

  1. Faire blondir 50 g d’oignons dans une poêle avec très peu de matière grasse. — J’ai utilisé un peu de beurre doux.
  2. Couper le pain de campagne en dés.
  3. Porter à ébullition le bouillon de volaille.
  4. Couper le fromage en dés, le répartir dans une soupière au dessus du pain.
  5. Répartir les oignons sur le fromage.
  6. Poivrer au dessus des oignons.
  7. Versez le contenu de la casserole dans la soupière.
  8. Couvrir, laisser mitonner 10 minutes.
  9. Remuer pour faire filer le fromage.