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Mes 90 000 amis les plus proches

Je dois gagner au moins deux posts après un voyage en France, peu importe la durée (ou Ladurée). En plus, le concert était LA raison pour faire quelque chose de complètement fou. Alors, valait-il la peine ? D’abord, voilà une petite vidéo que j’ai fait avec mes moments préférés. Je dois vous prévenir qu’il y aura des publicités car YouTube reconnaît qu’Indochine a les droits. Sur la page YouTube, vous trouverez de nombreux liens vers tous les moments dans la description.

On va parler de ça en détail. Mais d’abord, une histoire dingue. Vous souvenez-vous de l’américaine qui m’a volé mon deuxième billet ? Elle m’a écrit jeudi pour demander si j’allais voyager. On dirait en anglais qu’elle a des couilles en laiton ! Non, je ne lui ai pas répondu. Je suppose qu’elle s’inquiétait que les sièges étaient côté à côte. C’était pas le cas.

On reprend le concert. D’abord, j’arrive au stade. C’est IMPRESSIONNANT, mais je suis au point de découvrir une grosse différence entre vos stades et les nôtres. On peut seulement entrer par la porte sur son billet. Aux États-Unis, on peut entrer les stades par n’importe quelle porte et marcher vers le bon bloc. Moi et les gardes de sécurité, nous avions un petit malentendu culturel sur ce sujet. Mais ils m’ont enfin fait comprendre. J’apprécie que malgré mon accent, comme le comédien anglais Paul Taylor, ils pensaient que j’étais Français mais con.

La vidéo commence avec le début du concert, quand le groupe monte sur scène. Il y avait une première partie, mais je l’ai ratée pour acheter un t-shirt (aussi à cause d’une autre raison, mais laissez-la tomber pour l’instant). Quelle queue !

Voici la vue en haut de l’escalier quand j’ai atteint le bon bloc.

La première chanson qu’ils jouent, c’est Nos Célébrations. Vu que la chanson est sortie le 26 mai 2020, après le début du confinement, je crois que c’est la première fois où cette chanson est joué devant une véritable foule. Il y avait le « concert très très privé », le « concert test », et un concert gratuit à Bruxelles — alors pas la première fois devant des spectateurs — mais la première fois dans un stade. Avez-vous remarqué qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec ma voix dans la vidéo ? Je sanglotais. Ce ne sera pas la seule fois. Pas du tout.

Je n’aime pas le clip officiel pour Station 13, mais j’adore la chanson. Quand ils l’ont joué, il y avait des explosions de confetti :

Y a-t-il autant que deux chansons d’Indochine que l’on reconnaît sans délai à cause de la batterie ? Non, c’est juste Miss Paramount. On trouve ce moment dans la vidéo aussi, mais ça m’a rappelé le jour magique, le 20 juin 2020, où je l’ai écoutée pour la première fois. Sauf pour Nos Célébrations, mes souvenirs d’Indochine ne sont pas les vôtres, mais ils sont également forts.

Dans la vidéo, les prochains moments sont Les Tzars, La Chevauchée des Champs de Blé et 3SEX. J’ai eu besoin de presque un an entier pour aimer vraiment Les Tzars. Je me suis trompé que la chanson fêtait Che Guevara, un homme que je n’admire pas du tout. Il fallait que je comprenne mieux le sens des paroles. Je trouve que ça reste une opportunité pour moi — il y a plein de chansons, de tous les groupes que j’écoute, où je suis toujours en train d’atteindre tout ce dont j’ai besoin pour les comprendre. C’est en fait la raison pour laquelle j’appelle Un Jour Dans Notre Vie « ma générique ». Mais on discutera ce sujet dans un autre post.

Mon avis sur 3SEX n’a pas changé. Mais c’est la seule version que l’on aura dans l’avenir, je crois. Dommage. Au fait, je préfère la version du clip officiel à la version de l’album.

Après ça, on passe à Alice et June. Il n’y a pas de June dans les paroles de cette chanson, et pas de Françoise dans la chanson de ce nom. Qu’est-ce qu’il y a, Nico ? De toute façon, si vous aviez écouté l’épisode 10 du balado, vous auriez déjà su pourquoi le moment à 4:05 dans la vidéo est précieux pour moi. Encore une fois, j’étais dépassé par le moment.

Je sais que certains d’entre vous n’étaient pas heureux que j’ai lancé la chaîne YouTube avec La Marseillaise. Je l’ai appris sur la suggestion d’un ami, mais le choix et la responsabilité restent chez moi. Mais je ne regrette pas que je la connais, parce que j’ai rejoint la foule quand la version de Mireille Mathieu a été jouée avant Un Été Français. Vous n’avez aucune idée à quel point j’ai lutté pour avoir le droit d’y être. C’est la première fois en 12 ans où j’ai reçu un échange de garde de ma fille de mon ex. Il y a eu des mois d’effort et des frais d’avocat pour avoir le week-end. On peut douter que je sois sain d’esprit ([Pas besoin du subjonctif ici, bien compris. — M. Descarottes]). Mais jamais que l’envie et les larmes sont réelles. Le Coup de Foudre, ça vient du cœur.

C’était un plaisir complètement inattendu d’écouter Dizzidence Politik et en plus avec Dimitri Bodianski lui-même au saxophone. « Ici Moscou », effectivement.

Moi, je ne partage pas l’affection des Français pour J’ai demandé à la lune, apparemment la deuxième chanson préférée des Français. Honnêtement, l’album Paradize pas non plus. Mais je comprends que ça existe, alors c’est dans la vidéo.

Mais on conclut avec la deuxième dernière chanson du concert, la vraie raison pourquoi je voulais y être, L’Aventurier. Comme je vous ai dit, la performance dans Putain de Stade me fait pleurer à chaque fois, à cause de la foule. Je n’ai pas grandi avec Indochine, avec Bob Morane, avec L’Aventurier. Mais quand on écoute cette foule, on entend tous leurs souvenirs, tout leur bonheur. J’ai raté cette époque, mais je comprends parfaitement le sentiment. En ce moment, je n’étais plus l’étranger dingue. Je suis rentré chez moi pour partager un moment avec 90 000 de mes amis les plus proches.

La carrière francophone d’Ingrid Alberini

Il était une fois — en 2003, pour préciser — il y avait une chanteuse italienne qui a connu un succès incroyable aux États-Unis. Mais elle chantait… en français. Son nom était Ingrid Alberini, mais sur scène, elle était surnommée In-Grid. Sa chanson, « Tu es foutu », était en fait une plus grande réussite ici qu’en France. Son meilleur classement en France était #47, mais aux États-Unis, c’était #2 aux discothèques. À l’époque, cette chanson était disponible également en français et en anglais intitulé « You Promised Me. » Ce dernier est une traduction d’une parole, « Tu m’as promis ».

En fait, j’ai acheté une copie de la chanson à l’époque bien que je n’aie rien compris. Il y avait un album entier appelé Rendez-vous, et toutes les chansons étaient en français. Et oui, l’album est sorti mondialement, même aux États-Unis, de cette façon. Mais je n’exagèrerai pas ; je n’ai acheté que la seule chanson. Maintenant je vous dirais qu’elle se trompe de sa prononciation, mais je trouve sa voix toujours agréable.

In-grid continuait à sortir des albums en français jusqu’en 2010 — 5 en total. Mais elle n’a pas eu d’autres réussîtes sauf dans un pays inattendu — la Pologne, où elle avait 6 chansons classées dans leur top 10. Et 4 de ces 6 étaient en français. Les autres étaient en anglais et en italien. C’est un drôle de monde.

Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire maintenant ? Eh bien, il y a quelques jours, j’écoutais Tu es foutu et j’étais curieux si elle avait connu du succès en France. Mais quand j’ai fait des recherches sur Google, j’ai découvert qu’elle a sorti une nouvelle chanson en 2020. Et c’est peut-être la chanson la plus bizarre de sa carrière. C’est intitulé « Be Italian » (Soyez italien), c’est complètement en anglais, et bien que les paroles n’aient rien à voir avec le Covid, la vidéo est toute autre chose. Il faut la voir pour la croire.

Je découvre J-J Goldman

Cette semaine, j’ai suivi un autre cours de musique avec l’Alliance Française. Je suppose que ce titre est un peu l’escroc, parce qu’un bon ami m’a déjà partagé de nombreuses chansons de M. Goldman plus tôt. Mais il a un catalogue énorme, et tout ce que j’ai appris était nouveau pour moi.

On a commencé avec « Comme toi ». Il n’y avait aucune mention de la Seconde Guerre mondiale dans les paroles, mais le genre de personne qui avait écrit ces posts (voilà, voilà, et voilà) a tout de suite compris.

On a aussi écouté « Là-bas », en duo avec une chanteuse brittanique, Sirima. Elle a une histoire bien triste, avoir été tuée par son compagnon. La chanson traite d’un couple dans un pays en voie de développer où l’homme a envie d’émigrer mais la femme veut rester en place.

Nous avons enfin écouté « Quand la musique est bonne ». C’était un grand tube en France (tube ? Vous avez du vocabulaire bizarre parfois ; c’est ça un tube.), mais à mes oreilles, c’est comme une centaine de telles chansons des années 80s. Il a fallu y être, je suppose.

Je remarque qu’on a des sens de l’humour très similaires. Il voulait appeler ses deux premiers albums « Démodé » et « Minoritaire », mais sa maison de disques a trouvé ces titres trop négatifs. Il a donc fait quoi en réponse ? Son troisième album est intitulé « Positif ». BONNE RÉPONSE (en la voix de Laurent Ruquier). Et je dois mentionner cette publicité pleine de critiques négatives qu’il a mis dans Libération et a signé « Merci d’être venus quand même ».

Source

Mon ami qui m’a parlé de Goldman m’a montré son côté qui traite des États-Unis et ses collaborations anglophones. Je m’intéresse à — non, je suis obsédé par — les histoires des expatriés. J’ai d’autres trucs à dire sur ce sujet, mais la question à laquelle je pense la plus, c’est certainement « Pourquoi ont-ils voulu quitter la France ? » « Long is the Road » offre l’une des réponses, l’argent — mais d’où vient l’espoir d’une meilleure vie ? Est-ce seulement que l’herbe est toujours plus verte ailleurs, comme on dit ?

M. Goldman est aussi bien connu pour son travail avec une chanteuse américaine, Carole Fredericks, et un guitariste gallois, Michael Jones. Voilà une chanson que mon ami m’a partagé ; c’est un hommage à la musique rock d’antan.

Je tuerais pour un accent aussi bien en français que celui de M. Goldman en anglais. Véronique Sanson est encore plus incroyable de cette façon, mais M. Goldman n’est pas mal du tout !

On ne parlera pas cette fois de sa collaboration avec Johnny Hallyday. Il me rend surpris qu’après 1 1/2 ans, il n’y a pas toujours un post ici qui parle de Johnny ; je réglerai cette situation une autre fois. On conclut plutôt avec un autre collaboration, encore une fois avec Michael Jones, « Je te donne ».

Ce qui m’étonne le plus chez Jean-Jacques Goldman, c’est son empathie. Je fais toujours plus d’attention quand les Français parlent ou chantent de nous. Parfois, c’est pas trop gentil. D’autres fois, c’est très affectueux. M. Goldman n’a jamais vécu aux États-Unis (le Royaume-Uni, c’est autre chose, mais après avoir pris la retraite). Mais il raconte des histoires des relations entre nous qui n’ont pas de jalousie ni de sentiments guimauves. Je le trouve rafraîchissant.

Bonne question, Indo

Hier, le meilleur groupe du rock au monde entier (puisque Rush n’existe plus) a demandé une question importante sur Twitter :

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Je connais exactement ma réponse depuis que j’ai vu une certaine vidéo il y a 1 1/2 ans. Le bon stade, la bonne chanson :

Cette vidéo vient de leur film de concert, Putain de Stade. J’ai une copie du disque, bien sûr, depuis septembre 2020 en fait, mais je n’ai jamais fini de le regarder. Comment ?

Croyez-moi, j’ai essayé. Plusieurs fois. Mais c’est impossible. Et la raison, c’est complètement contenue dans cette vidéo. N’écoutez pas Nico, n’écoutez pas les guitares. Écoutez plutôt la foule. Il n’y a personne qui ne connaît L’aventurier par cœur. En plus, c’est plus qu’une chanson pour chacun d’entre eux. C’est une expérience, une vie partagée par tous. Au premier regard, j’ai tout de suite su que j’ai trouvé la communauté que je cherchais pendant toute ma vie. Ça fait mal au cœur de la reconnaître à 9 000 km ; c’est les larmes aux yeux qui m’empêchent de regarder.

Bien que je préfère Un jour dans notre vie (un avis partagé par très peu de Français vu les ventes), je reconnais la signification culturelle de L’aventurier. Il n’y aurait plus d’Indochine sans J’ai demandé à la lune, mais il n’y aurait jamais eu Indochine sans le héros appelé Bob Morane. Je n’exagère pas du tout si je vous dis que tout ce que je fais ici, c’est pour mériter bien de faire partie de cette foule.

Quand on prie Electrastar

Peut-être que vous vous souvenez de mon dernier jour à Paris, quand j’ai envoyé une lettre à mes héros. Franchement, j’avais perdu tout espoir. Ça fait déjà 8 mois. Mais je viens de vérifier ma boîte aux lettres, et j’ai vu une enveloppe familière. Je me suis dit, « C’est bizarre, je me suis envoyé quelque chose ? C’est mon écriture ! » Tout à coup, je me suis rendu compte :

Ce n’est pas la photo que je les avais envoyé, mais je ne me plains pas du tout. Voici l’autre côté :

C’est la seule et unique fois de ma vie où j’ai envoyé une telle lettre. Je ne sais pas encore quel cadre j’utiliserai, mais il n’y a aucune doute que ça trouvera un lieu spécial chez moi !

(Pour ceux qui ne comprennent pas mon titre, c’est une combinaison de deux chansons, Quand on prie la bonne étoile de Disney — en anglais, « When You Wish Upon a Star » — et Electrastar d’Indochine.)

Mon idée folle

Un miracle vient d’arriver hier soir. Je gardais encore un billet pour Indochine à Paris, le 21 mai. Mais cette semaine-là, ma fille sera chez moi. Je l’adore, mais… ça fait déjà 9 ans depuis la dernière fois où sa mère a accepté un changement d’horaire pour m’aider. (Par contre, ça fait 4 mois depuis la dernière fois où j’ai accepté une telle chose. Le corniaud, c’est moi.) Vous pouvez déjà deviner quel est le miracle, mais d’abord, une histoire.

Connaissez-vous l’auteur américain O. Henry (de son vrai nom William Sydney Porter) ? Dans sa nouvelle « Le Cadeau des rois mages », il a raconté l’histoire d’un couple très pauvre. En secret, ils font des sacrifices pour l’autre pour Noël. Le mari a mis en gage sa montre pour acheter une pince à cheveux pour sa femme. En même temps, elle s’est fait couper les cheveux pour les vendre et acheter une chaîne pour la montre de son mari. Un joli bordel, hein ?

Vous avez peut-être deviné ce que cette histoire a à voir avec le concert. Sa mère a enfin eu assez de besoin de plusieurs changements d’horaire qu’elle m’a enfin aidé. J’ai maintenant 3 jours autour du concert. Mais pendant ces derniers 12 mois, elle me poursuit en (in-)justice pour changer notre accord de garde de notre fille, et ça continue. (Pour être clair, il n’y a aucun risque de perdre ma fille.) Ça coûte cher. Quand j’ai voyagé en France l’année dernière, c’était déjà une mauvaise idée à cause de l’argent. À l’époque je n’ai jamais cru que ce jour arriverait. Et maintenant que j’ai mon petit miracle, je ne sais pas si je devrais — si je peux — l’utiliser.

J’aurais besoin de voler, écouter, et retourner le lendemain. Malheureusement, Air France coûte deux fois ce que j’ai payé l’année dernière pour voler en mai. En juillet, en août, c’est le même qu’avant. Mais pas en mai. Il y a des choix moins chers, mais ils ont leurs propres risques, comme arriver trop tard, ou des arrêts que j’aimerais éviter au Moyen-orient. Alors je dois bientôt prendre une décision dont j’ai vraiment pas envie.

Je découvre Renaud

Aujourd’hui, j’ai suivi encore un autre cours de musique avec l’Alliance Française. Cette fois-ci, nous avons parlé de Renaud, et surtout de sa chanson « Mistral gagnant » :

J’étais heureux que la prof nous a donné une liste de vocabulaire, parce que sinon j’aurais été bien perdu. Il y a certains mots qu’aucun logiciel n’enseigne, et les journaux non plus.

Mais je connaissais au moins la plupart des bonbons ! Les Carambar, je les a déjà achetés l’été dernier. J’ai lu sur les Cocos Boer grâce à Génération 80s. Et les roudoudous, je viens de les trouver à myPanier. Franchement, autant que je vous adore…êtes-vous sérieux ? Les roudoudous sont dangereux !

Mais je n’avais aucune chance de connaître les Mistrals gagnants. Ils n’existent pas depuis des décennies. Haribo existe ici, mais le Car en Sac n’est pas vendu. Nous avons un bonbon assez similaire, le Good&Plenty. Je me demande pourquoi il est un si grand fan de la réglisse. Je l’aime, mais pas comme ce monsieur !

De toute façon, quand ses enfants ne sont plus des bébés, on commence à comprendre pourquoi cette chanson reste si populaire. Bien que je n’aie pas grandi avec les mêmes références, la nostalgie, c’est logique. Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment une telle voix est devenue aussi populaire. J’adore écouter presque n’importe qui quand on parle français, mais… Nous n’avons pas écouté Molly Malone pendant le cours, mais je l’ai fait après, et j’étais…surpris. Je comprends que c’était plutôt vers la fin de sa carrière, mais surpris quand même.

Mais nous avons écouté deux autres chansons, Fatigué et Amoureux de Paname. J’ai bien aimé cette dernière.

Un ami m’a envoyé celle-ci avant. Avouez-le, vous étiez en train d’écrire un commentaire pour la mentionner vous-mêmes.

D’habitude, j’achète quelque chose des chanteurs que je rencontre grâce à ces cours. Cette fois, je doute que je fasse ça. Mais il reste le cas qu’il faut connaître Renaud pour comprendre la culture française.

Un détour musical

On fera un petit détour aujourd’hui. J’ai un rendez-vous chez l’anesthésiste demain — espèce de colonne vertébrale maudite ! — et je doute que je sois capable d’écrire. On verra. J’aimerais penser à quelque chose d’agréable, alors une petite histoire que j’adore. C’est du même esprit que ce blog.

Vous savez que j’aime chanter. Pendant dix ans, je faisais partie d’une chorale. En 2006, j’ai reçu un CD du directeur, avec l’enregistrement de l’une de mes parties. Mais il l’a enregistrée sur son ordinateur, alors le disque contenait du n’importe quoi pour ses données d’identité. Mon ordinateur a essayé de l’identifier quand même, et il m’a dit que le disque contenait une chanson par un groupe de rock polonaise, Elektryczne Gitary (Guitares électriques). Voilà le clip :

« Nie jestem soba » est polonais pour « je ne suis pas moi-même », mais à l’époque je ne le savais pas. Je savais juste que ce clip est l’une des choses les plus drôles que j’ai vues. J’ai donc dû trouver le disque. Et c’est là que notre histoire devient folle.

Il s’est avéré que la chanson est venue de la bande-sonore d’un film, appelée « Kiler-ow 2-och ». C’est-à-dire « Les deux tueurs », et c’est la suite d’une autre film, « Kiler » (Tueur). C’est un jeu de mots polonais — « killer » en anglais est « tueur », et « kiler » en polonais est la même chose — mais c’est aussi un nom de famille polonais ! L’intrigue des films, c’est qu’un certain Jurek Kiler, un conducteur de taxis, est pris pour un tueur par des gangsters. Il décide de pretender qu’il l’est vraiment, d’où vient la comédie.

D’abord, j’ai dû trouver le disque. En 2007, c’était pas facile — il n’y avait pas trop d’importations chez Amazon, et bonne chance si vous vouliez chercher des disques polonais à Los Angeles ! Mais après quelques mois de recherches, je l’ai trouvé au site d’une boutique dans le Wisconsin.

Je dois vous dire — bien que le disque vienne de 1999, c’est d’un style plutôt 1960s, sauf avec un accordéon ainsi qu’un saxophone, de la batterie, et des guitares. Et je l’adore. Le chanteur n’est pas trop doué — ou peut-être que la langue polonaise manque de quelque chose pour chanter — mais la musique, c’est parfait.

Mais après avoir tout écouté, je voulais — vous le saviez déjà — regarder le film. Et ça prendrait des efforts. J’ai passé deux ans en cherchant (pas tout le temps !), et j’ai enfin décidé que je le chercherais en polonais. Et hop ! Je l’ai trouvé dans le site d’un magasin en Pologne — une boîte avec tous les deux films, en fait. Et oui, je l’ai commandé en polonais. Je ne pouvais pas lire le site — mais en tant qu’informaticien, j’ai su lire le code source de la page et deviner où j’ai dû taper mon nom, ma carte de crédit, etc. Ne prenez pas ma parole. Voici mon ticket par courriel :

Mais peut-être que je suis menteur. Aux yeux francophones, ce courriel est plus de n’importe quoi. Alors, voilà les disques, toujours avec moi !

Heureusement pour moi, j’avais déjà un lecteur DVD que pouvait jouer des disques PAL, et il y avait des sous-titres en anglais. Je n’ai aucune idée si on peut les trouver en version française, mais ce sont deux films presque aussi hilarants que Rabbi Jacob ! En particulier, les stars, Cezary Pazura et Jerzy Stuhr, sont parmi les meilleurs comédiens que j’ai vus. Mais maintenant, vous comprenez — je n’ai jamais laissé les frontières m’empêcher !

Les coups étonnants

Cette semaine, j’ai suivi un autre cours de musique avec l’Alliance Française. (Vraiment, j’ai pas envie d’imaginer ma vie sans eux.) Cette fois-ci, on n’a pas parlé d’un seul musicien, mais de trois coups étonnants, des musiciens qui n’avaient qu’un seul tube. (Et pourquoi est-ce que l’on dit « tube » pour une telle chanson ? Vous aimez autant Mario et Luigi ? )

On a commencé avec Desireless, un nom bien calculé pour me déranger. C’est un adjectif anglais, parce que l’on ajoute « -less » aux noms pour dire « sans <le nom> », mais il y a des fois où ça ne marche pas et on dirait plutôt « without <le nom> ». On peut le trouver dans des dictionnaires — ça existe tout court — mais je n’ai jamais connu personne qui l’utilise. Selon les dictionnaires, c’est de l’anglais britannique, pas l’américain. (C’est quand même mieux que l’album japonais intitulé « Vitaminless », du vrai n’importe quoi en anglais. « L’Engrish » est plus gênant que le franglais.) La chanson « Voyage, Voyage » est peut-être le truc le plus « années 80s » que j’ai écouté :

Elle me rappelle beaucoup la chanteuse Annie Lennox. Mais aussi le personnage de jeu vidéo Guile. Faut que je vous montre une photo :

Guile de Street Fighter II, ©️ Capcom, Tous droits réservés

En tout cas, je l’aime assez bien, et je suis surpris qu’elle n’ait pas d’autres réussites.

Notre prochain coup étonnant était Les Démons de Minuit, par Images :

La vidéo est plutôt bizarre, avec des vieux qui dansent en chantant. C’est pas évident des paroles pourquoi ça se passe.

Notre dernier coup étonnant était Besoin de rien, envie de toi, par Peter et Sloane :

Je ne comprendrai jamais l’habitude de prendre des noms anglais parmi certains acteurs et chanteurs européens. Sloane est vraiment nommée Chantal Richard, Eddy Mitchell est Claude Moine, Bud Spencer était Carlo Pedersoli, etc. Dans le cas de ceux qui voulaient réussir aux États-Unis, c’est logique — Ennio Morricone s’est fait appelé « Dan Savio », Sergio Leone était « Bob Robertson », etc. Mais s’il y avait encore des magasins de disques et j’ai vu une vitrine, serait-il plus probable que j’achèterais un disque de « Sloane » ou de « Chantal Richard » ? Voilà mes « ajouts récents » (ça fait quelques mois) :

C’est vraiment pas une question. (« Mais Justin », vous dites, « vous êtes un hurluberlu ». Et alors ?)

En tout cas, voulez-vous voir quelque chose de drôle ? Regardez ce qui est disponible sur iTunes aux États-Unis. Faites attention aux numéros 3, 4, et 6 :

Qui se ressemble, s’assemble. Sérieusement.

Petite mise à jour

Je viens de recevoir un courriel de PayPal à propos de mon billet volé. La voleuse a gagné :

Ça dit :

%#*+€ … chez les grecs !

Grosses bises,

PayPal

Dans un français moins honnête :

Mise à jour du cas

L’institution financière de votre acheteuse nous a informé que le cas suivant a été décidé en faveur de l’acheteuse

C’est la récompense d’être gentil — elle avait déjà reçu un très bon marché. J’aurai bientôt plus de mauvaises nouvelles à propos de ce concert maudit, mais c’est assez en ce moment.