Archives pour la catégorie Musique

Une coïncidence amusante

Je vous ai récemment mentionné l’expression anglaise « We’re all in the same boat » (Nous sommes tous dans le même bateau). Voilà, dans la nouvelle vidéo de Moby avec Saint-Nicola-Sirkis :

Quant à la chanson, bof. C’est Nico, et j’écouterai tout et n’importe quoi qu’il sort. Mais Moby, également que Christine and the Queens, n’est pas mon truc.

La vie en chansons

Je crois que je n’ai jamais participé aux « tags » de blogs ; en général, il y a autant de colonnes régulières ici pour me garder bien occupé. Mais j’ai récemment vu celui-ci — décrivez votre vie par des titres de chansons — à La lectrice en robe jaune et à L’autodidacte aux mille livres, et je me suis pensé « D’un côté, je pourrais juste citer les Singles Collections d’Indochine. D’autre côté, j’ai peut-être des trucs à partager que personne d’entre vous ne connaît déjà. » Alors j’ai décidé de l’essayer de ma façon.

Vous voyez ce dernier lien ? Il y a beaucoup de la langue française que j’entends dans la tête par le moyen de chansons. Ou de films. Ce sont souvent la seule fois où j’ai entendu des mots à haute voix. On écrit « C’est comme ça » ; je l’entends dans la voix de Catherine Ringer. On écrit « Qu’est-ce qu’il y a ? » ; j’entends Bourvil dans Le Corniaud. C’est une relation que je n’ai avec aucune autre langue. Alors, on y va :

Décris-toi : Un jour dans notre vie, Indochine

Je ne suis qu’un type. Mais j’appelle celle-ci mon générique car pour moi, le message est qu’en un instant, tout peut changer.

Comment te sens-tu : Roads to Madness, Queensrÿche

On traduirait ce titre comme Des chemins vers la folie. Pour moi, le blog est une évasion, une opportunité de ne pas penser au fait qu’on m’en veut pour tout et n’importe quoi.

Décris là où tu vis actuellement : Costa del Sol, Nobuo Uematsu

Ouais, je l’appelle Elbe-en-Irvine car ça m’amuse. Mais celle-ci est exactement tout ce dont tout le monde pense quand on parle de la Californie du Sud. En français, on dirait Côte du Soleil.

Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu : Un été français, Indochine

Depuis le début, on est maintenant à 265 000 mots sur ce sujet et rien d’autre. J’ai même monté sur le toit de La Grande Arche de La Défense pour l’exprimer.

Ton moyen de transport préféré : Red Barchetta, Rush

L’une de leurs meilleures chansons de leur meilleur album, et basée sur une histoire qui est apparue dans le magazine Road & Track. (Une Barchetta est un vieux modèle de Ferrari.)

Ton / ta meilleur(e) ami(e) est : My Favorite Headache, Geddy Lee

Le titre signifie « Mon mal à tête préféré ». Je l’adore, et on parle tout le temps depuis 28 ans, mais…disons que l’on connaît très bien les conneries de l’autre !

Toi et tes amis, vous êtes : The In Crowd, Ramsey Lewis Trio

Hahahaha, je plaisante ! « The in crowd » est une expression qui veut dire les gens les plus « cool, » les plus populaires. On est vraiment des… tarés ? Intellos ? J’sais pas moi. Aux fêtes, on dirait « wallflower » en anglais, littéralement « fleur de mur ». Vous comprenez, sûrement, mais je voulais une excuse pour partager la chanson.

Comment est le temps : Hot, Hot, Hot, Buster Poindexter

« Hot » = chaud. Il fait 35°C pendant la journée cette semaine.

Ton moment préféré de la journée : Tonight, Tonight, Tonight, Genesis

Peut-être que vous connaissez celle-ci à cause de Phil Collins. « Tonight » veut dire « ce soir ». Le soleil et moi ne sont pas de grands amis car je suis pâle. Mais en fait ma chanson préférée de l’album est Invisible Touch.

Qu’est la vie pour toi : L’Aventurier, Indochine

J’ai fait tout ça juste pour l’écouter. J’ai au moins un peu le droit, même si à mon avis c’est mon amie rouennaise, expatriée deux fois, qui mérite vraiment le titre.

Ta peur : I’ll Sue Ya, « Weird Al » Yankovic

Le meilleur parodiste en anglais depuis les années 80s. Le titre veut dire « Je te poursuivrai ». Relis la deuxième entrée pour mieux comprendre.

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Everybody Plays the Fool, Aaron Neville

C’est-à-dire littéralement « Tout le monde joue l’idiot ». J’en suis un expert.

Pensée du jour : Eat Steak, Reverend Horton Heat

« Mangez du steak ». Toujours un bon conseil. Aussi une chanson très drôle.

Comment aimerais-tu mourir : Everything Must Go, Steely Dan

On peut traduire ce titre comme « Tout doit partir », mais on dit ça en anglais surtout quand un magasin doit fermer et se débarrasse de tout. Je n’aimerai pas trop ce moment.

La condition actuelle de mon âme : Every Day I Have the Blues, Joe Williams

« Tous les jours j’ai les blues ». Mais il faut comprendre que l’on parle de la musique et son attitude, pas vraiment d’être dépressif. Et M. Williams est à mon avis notre meilleur chanteur du XXe siècle. Je pleure quand je considère que vos radios ne jouent que de nos cons comme Jay-Z et Eminem. Il y a une meilleure tradition musicale ici.

Vraiment, j’aurais pu écrire une liste avec seulement Indochine, Les Rita Mitsouko, Marie Laforêt, et Pascal Obispo, mais j’espère que celle-ci était plus intéressante !

Le Trio des Déesses

Aujourd’hui, on fête le lancement du nouvel album de Laurence Manning, bien connue aux lecteurs ici car ce blog n’existerait pas sans son influence. Cette fois-ci, c’est une occasion spéciale (bon, c’est toujours le cas quand il s’agit de la musique de Laurence) parce qu’elle est rejointe par deux collaboratrices pour la première fois. On souhaite la bienvenue à la violoniste Daphnée Sincennes Richard et la violoncelliste Lou Dunand-Vincent. Leur album, « Trio of the Goddesses » (Le trio des déesses) est disponible à partir de maintenant sur la boutique de son site et également sur le site Bandcamp. Avec l’autorisation de Laurence, il y aura en bas quelques petits extraits de l’album. (Pour être clair, j’étais supporter de la campagne Kickstarter qui a payé cet album, mais je n’ai aucun intérêt financier dans son succès.)

©️Laurence Manning Productions

D’abord quelques informations d’arrière-plan. Cet album est un hommage à la musique de la série de jeux vidéo « The Legend of Zelda. » Selon l’histoire de la série, il y a trois déesses — Din, Farore, et Nayru — qui sont chargées de la magie dans le monde d’Hyrule (où la série a lieu). Elles ont créé trois artefacts magiques, les Triforces du Pouvoir, du Courage, et de la Sagesse, et les intrigues se déroulent souvent autour de ces artefacts. Il y a d’autres versions de l’histoire avec seulement une déesse, Hylia, mais laissez tomber — même avec un livre de 276 pages, l’histoire d’Hyrule est bien compliquée. Pour l’instant, ce qui compte est la signification du numéro trois dans cette série et les déesses qui empruntent leurs noms au disque.

Il y a 17 morceaux sur l’album, tous composés originalement par des employés de Nintendo, mais adaptés pour le trio par Laurence. Elle a déjà sorti de nombreux morceaux de cette série en tant que pianiste soliste, mais pour ce disque elle a fait de tous nouveaux enregistrements, même quand elle a revisité certaines chansons. Par exemple, voici sa version originale de « Midna’s Lament » du jeu « Twilight Princess » :

Et voilà la version de la même chanson en trio :

Ce que j’ai toujours apprécié le plus chez Laurence, c’est son sens de ce qui servira la musique, de ce qu’on peut ajouter sans perdre son caractère. Ses arrangements sont toujours très fidèles aux originaux, peu importe à quel point ses compétences dépassent les structures simples des plus vieux morceaux. Voici un clip de la générique originale du tout premier jeu :

En ce cas, le tempo s’est ralenti, mais la musique va mieux avec l’idée d’une cour royale où on rencontrerait une princesse comme Zelda (qui a un destin beaucoup plus lourd que la Princesse Peach des jeux Mario) :

Ici, le trio joue « The Dark World » (Le Monde des Ténèbres) du jeu « A Link to the Past« . Le tempo est un peu plus lente que la version originale. Mais comme je vous ai dit, les arrangements de Laurence servent toujours la musique. Cet endroit dans le jeu est stressant pour le héros, et l’effet est obtenu dans la bande-sonore avec un tempo très rapide car franchement, les instruments synthétisés manquent la sonorité requise. Laurence comprend très bien ce qui est l’essentiel et réussit à obtenir le même effet par la puissance des cordes :

Un vrai régal dans ce disque, un morceau peu connu avant chez moi car j’ai raté « Twilight Princess, » c’est quand Daphnée Sincennes Richard est mise en vedette pour « Orchestra Piece #1 » (version originale). Même si vous ne l’avez jamais entendu, vous serez d’accord que c’est une performance époustouflante :

En résumé, ce disque est un grand tour de la musique de Zelda, où la moitié de la série est représentée, toute jouée à haut niveau. Bien que Laurence fasse toujours ses meilleurs efforts, il y a certaines séries pour lesquelles elle a clairement quelque chose de spécial — surtout Mario, Castlevania, et Zelda. Avec Daphnée et Lou, elle a trouvé une nouvelle formule qui lui servira très bien, j’attends donc avec impatience son prochain album. Disons qu’il y a déjà des indices.

Mes 90 000 amis les plus proches

Je dois gagner au moins deux posts après un voyage en France, peu importe la durée (ou Ladurée). En plus, le concert était LA raison pour faire quelque chose de complètement fou. Alors, valait-il la peine ? D’abord, voilà une petite vidéo que j’ai fait avec mes moments préférés. Je dois vous prévenir qu’il y aura des publicités car YouTube reconnaît qu’Indochine a les droits. Sur la page YouTube, vous trouverez de nombreux liens vers tous les moments dans la description.

On va parler de ça en détail. Mais d’abord, une histoire dingue. Vous souvenez-vous de l’américaine qui m’a volé mon deuxième billet ? Elle m’a écrit jeudi pour demander si j’allais voyager. On dirait en anglais qu’elle a des couilles en laiton ! Non, je ne lui ai pas répondu. Je suppose qu’elle s’inquiétait que les sièges étaient côté à côte. C’était pas le cas.

On reprend le concert. D’abord, j’arrive au stade. C’est IMPRESSIONNANT, mais je suis au point de découvrir une grosse différence entre vos stades et les nôtres. On peut seulement entrer par la porte sur son billet. Aux États-Unis, on peut entrer les stades par n’importe quelle porte et marcher vers le bon bloc. Moi et les gardes de sécurité, nous avions un petit malentendu culturel sur ce sujet. Mais ils m’ont enfin fait comprendre. J’apprécie que malgré mon accent, comme le comédien anglais Paul Taylor, ils pensaient que j’étais Français mais con.

La vidéo commence avec le début du concert, quand le groupe monte sur scène. Il y avait une première partie, mais je l’ai ratée pour acheter un t-shirt (aussi à cause d’une autre raison, mais laissez-la tomber pour l’instant). Quelle queue !

Voici la vue en haut de l’escalier quand j’ai atteint le bon bloc.

La première chanson qu’ils jouent, c’est Nos Célébrations. Vu que la chanson est sortie le 26 mai 2020, après le début du confinement, je crois que c’est la première fois où cette chanson est joué devant une véritable foule. Il y avait le « concert très très privé », le « concert test », et un concert gratuit à Bruxelles — alors pas la première fois devant des spectateurs — mais la première fois dans un stade. Avez-vous remarqué qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec ma voix dans la vidéo ? Je sanglotais. Ce ne sera pas la seule fois. Pas du tout.

Je n’aime pas le clip officiel pour Station 13, mais j’adore la chanson. Quand ils l’ont joué, il y avait des explosions de confetti :

Y a-t-il autant que deux chansons d’Indochine que l’on reconnaît sans délai à cause de la batterie ? Non, c’est juste Miss Paramount. On trouve ce moment dans la vidéo aussi, mais ça m’a rappelé le jour magique, le 20 juin 2020, où je l’ai écoutée pour la première fois. Sauf pour Nos Célébrations, mes souvenirs d’Indochine ne sont pas les vôtres, mais ils sont également forts.

Dans la vidéo, les prochains moments sont Les Tzars, La Chevauchée des Champs de Blé et 3SEX. J’ai eu besoin de presque un an entier pour aimer vraiment Les Tzars. Je me suis trompé que la chanson fêtait Che Guevara, un homme que je n’admire pas du tout. Il fallait que je comprenne mieux le sens des paroles. Je trouve que ça reste une opportunité pour moi — il y a plein de chansons, de tous les groupes que j’écoute, où je suis toujours en train d’atteindre tout ce dont j’ai besoin pour les comprendre. C’est en fait la raison pour laquelle j’appelle Un Jour Dans Notre Vie « ma générique ». Mais on discutera ce sujet dans un autre post.

Mon avis sur 3SEX n’a pas changé. Mais c’est la seule version que l’on aura dans l’avenir, je crois. Dommage. Au fait, je préfère la version du clip officiel à la version de l’album.

Après ça, on passe à Alice et June. Il n’y a pas de June dans les paroles de cette chanson, et pas de Françoise dans la chanson de ce nom. Qu’est-ce qu’il y a, Nico ? De toute façon, si vous aviez écouté l’épisode 10 du balado, vous auriez déjà su pourquoi le moment à 4:05 dans la vidéo est précieux pour moi. Encore une fois, j’étais dépassé par le moment.

Je sais que certains d’entre vous n’étaient pas heureux que j’ai lancé la chaîne YouTube avec La Marseillaise. Je l’ai appris sur la suggestion d’un ami, mais le choix et la responsabilité restent chez moi. Mais je ne regrette pas que je la connais, parce que j’ai rejoint la foule quand la version de Mireille Mathieu a été jouée avant Un Été Français. Vous n’avez aucune idée à quel point j’ai lutté pour avoir le droit d’y être. C’est la première fois en 12 ans où j’ai reçu un échange de garde de ma fille de mon ex. Il y a eu des mois d’effort et des frais d’avocat pour avoir le week-end. On peut douter que je sois sain d’esprit ([Pas besoin du subjonctif ici, bien compris. — M. Descarottes]). Mais jamais que l’envie et les larmes sont réelles. Le Coup de Foudre, ça vient du cœur.

C’était un plaisir complètement inattendu d’écouter Dizzidence Politik et en plus avec Dimitri Bodianski lui-même au saxophone. « Ici Moscou », effectivement.

Moi, je ne partage pas l’affection des Français pour J’ai demandé à la lune, apparemment la deuxième chanson préférée des Français. Honnêtement, l’album Paradize pas non plus. Mais je comprends que ça existe, alors c’est dans la vidéo.

Mais on conclut avec la deuxième dernière chanson du concert, la vraie raison pourquoi je voulais y être, L’Aventurier. Comme je vous ai dit, la performance dans Putain de Stade me fait pleurer à chaque fois, à cause de la foule. Je n’ai pas grandi avec Indochine, avec Bob Morane, avec L’Aventurier. Mais quand on écoute cette foule, on entend tous leurs souvenirs, tout leur bonheur. J’ai raté cette époque, mais je comprends parfaitement le sentiment. En ce moment, je n’étais plus l’étranger dingue. Je suis rentré chez moi pour partager un moment avec 90 000 de mes amis les plus proches.

La carrière francophone d’Ingrid Alberini

Il était une fois — en 2003, pour préciser — il y avait une chanteuse italienne qui a connu un succès incroyable aux États-Unis. Mais elle chantait… en français. Son nom était Ingrid Alberini, mais sur scène, elle était surnommée In-Grid. Sa chanson, « Tu es foutu », était en fait une plus grande réussite ici qu’en France. Son meilleur classement en France était #47, mais aux États-Unis, c’était #2 aux discothèques. À l’époque, cette chanson était disponible également en français et en anglais intitulé « You Promised Me. » Ce dernier est une traduction d’une parole, « Tu m’as promis ».

En fait, j’ai acheté une copie de la chanson à l’époque bien que je n’aie rien compris. Il y avait un album entier appelé Rendez-vous, et toutes les chansons étaient en français. Et oui, l’album est sorti mondialement, même aux États-Unis, de cette façon. Mais je n’exagèrerai pas ; je n’ai acheté que la seule chanson. Maintenant je vous dirais qu’elle se trompe de sa prononciation, mais je trouve sa voix toujours agréable.

In-grid continuait à sortir des albums en français jusqu’en 2010 — 5 en total. Mais elle n’a pas eu d’autres réussîtes sauf dans un pays inattendu — la Pologne, où elle avait 6 chansons classées dans leur top 10. Et 4 de ces 6 étaient en français. Les autres étaient en anglais et en italien. C’est un drôle de monde.

Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire maintenant ? Eh bien, il y a quelques jours, j’écoutais Tu es foutu et j’étais curieux si elle avait connu du succès en France. Mais quand j’ai fait des recherches sur Google, j’ai découvert qu’elle a sorti une nouvelle chanson en 2020. Et c’est peut-être la chanson la plus bizarre de sa carrière. C’est intitulé « Be Italian » (Soyez italien), c’est complètement en anglais, et bien que les paroles n’aient rien à voir avec le Covid, la vidéo est toute autre chose. Il faut la voir pour la croire.

Je découvre J-J Goldman

Cette semaine, j’ai suivi un autre cours de musique avec l’Alliance Française. Je suppose que ce titre est un peu l’escroc, parce qu’un bon ami m’a déjà partagé de nombreuses chansons de M. Goldman plus tôt. Mais il a un catalogue énorme, et tout ce que j’ai appris était nouveau pour moi.

On a commencé avec « Comme toi ». Il n’y avait aucune mention de la Seconde Guerre mondiale dans les paroles, mais le genre de personne qui avait écrit ces posts (voilà, voilà, et voilà) a tout de suite compris.

On a aussi écouté « Là-bas », en duo avec une chanteuse brittanique, Sirima. Elle a une histoire bien triste, avoir été tuée par son compagnon. La chanson traite d’un couple dans un pays en voie de développer où l’homme a envie d’émigrer mais la femme veut rester en place.

Nous avons enfin écouté « Quand la musique est bonne ». C’était un grand tube en France (tube ? Vous avez du vocabulaire bizarre parfois ; c’est ça un tube.), mais à mes oreilles, c’est comme une centaine de telles chansons des années 80s. Il a fallu y être, je suppose.

Je remarque qu’on a des sens de l’humour très similaires. Il voulait appeler ses deux premiers albums « Démodé » et « Minoritaire », mais sa maison de disques a trouvé ces titres trop négatifs. Il a donc fait quoi en réponse ? Son troisième album est intitulé « Positif ». BONNE RÉPONSE (en la voix de Laurent Ruquier). Et je dois mentionner cette publicité pleine de critiques négatives qu’il a mis dans Libération et a signé « Merci d’être venus quand même ».

Source

Mon ami qui m’a parlé de Goldman m’a montré son côté qui traite des États-Unis et ses collaborations anglophones. Je m’intéresse à — non, je suis obsédé par — les histoires des expatriés. J’ai d’autres trucs à dire sur ce sujet, mais la question à laquelle je pense la plus, c’est certainement « Pourquoi ont-ils voulu quitter la France ? » « Long is the Road » offre l’une des réponses, l’argent — mais d’où vient l’espoir d’une meilleure vie ? Est-ce seulement que l’herbe est toujours plus verte ailleurs, comme on dit ?

M. Goldman est aussi bien connu pour son travail avec une chanteuse américaine, Carole Fredericks, et un guitariste gallois, Michael Jones. Voilà une chanson que mon ami m’a partagé ; c’est un hommage à la musique rock d’antan.

Je tuerais pour un accent aussi bien en français que celui de M. Goldman en anglais. Véronique Sanson est encore plus incroyable de cette façon, mais M. Goldman n’est pas mal du tout !

On ne parlera pas cette fois de sa collaboration avec Johnny Hallyday. Il me rend surpris qu’après 1 1/2 ans, il n’y a pas toujours un post ici qui parle de Johnny ; je réglerai cette situation une autre fois. On conclut plutôt avec un autre collaboration, encore une fois avec Michael Jones, « Je te donne ».

Ce qui m’étonne le plus chez Jean-Jacques Goldman, c’est son empathie. Je fais toujours plus d’attention quand les Français parlent ou chantent de nous. Parfois, c’est pas trop gentil. D’autres fois, c’est très affectueux. M. Goldman n’a jamais vécu aux États-Unis (le Royaume-Uni, c’est autre chose, mais après avoir pris la retraite). Mais il raconte des histoires des relations entre nous qui n’ont pas de jalousie ni de sentiments guimauves. Je le trouve rafraîchissant.

Bonne question, Indo

Hier, le meilleur groupe du rock au monde entier (puisque Rush n’existe plus) a demandé une question importante sur Twitter :

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Je connais exactement ma réponse depuis que j’ai vu une certaine vidéo il y a 1 1/2 ans. Le bon stade, la bonne chanson :

Cette vidéo vient de leur film de concert, Putain de Stade. J’ai une copie du disque, bien sûr, depuis septembre 2020 en fait, mais je n’ai jamais fini de le regarder. Comment ?

Croyez-moi, j’ai essayé. Plusieurs fois. Mais c’est impossible. Et la raison, c’est complètement contenue dans cette vidéo. N’écoutez pas Nico, n’écoutez pas les guitares. Écoutez plutôt la foule. Il n’y a personne qui ne connaît L’aventurier par cœur. En plus, c’est plus qu’une chanson pour chacun d’entre eux. C’est une expérience, une vie partagée par tous. Au premier regard, j’ai tout de suite su que j’ai trouvé la communauté que je cherchais pendant toute ma vie. Ça fait mal au cœur de la reconnaître à 9 000 km ; c’est les larmes aux yeux qui m’empêchent de regarder.

Bien que je préfère Un jour dans notre vie (un avis partagé par très peu de Français vu les ventes), je reconnais la signification culturelle de L’aventurier. Il n’y aurait plus d’Indochine sans J’ai demandé à la lune, mais il n’y aurait jamais eu Indochine sans le héros appelé Bob Morane. Je n’exagère pas du tout si je vous dis que tout ce que je fais ici, c’est pour mériter bien de faire partie de cette foule.

Quand on prie Electrastar

Peut-être que vous vous souvenez de mon dernier jour à Paris, quand j’ai envoyé une lettre à mes héros. Franchement, j’avais perdu tout espoir. Ça fait déjà 8 mois. Mais je viens de vérifier ma boîte aux lettres, et j’ai vu une enveloppe familière. Je me suis dit, « C’est bizarre, je me suis envoyé quelque chose ? C’est mon écriture ! » Tout à coup, je me suis rendu compte :

Ce n’est pas la photo que je les avais envoyé, mais je ne me plains pas du tout. Voici l’autre côté :

C’est la seule et unique fois de ma vie où j’ai envoyé une telle lettre. Je ne sais pas encore quel cadre j’utiliserai, mais il n’y a aucune doute que ça trouvera un lieu spécial chez moi !

(Pour ceux qui ne comprennent pas mon titre, c’est une combinaison de deux chansons, Quand on prie la bonne étoile de Disney — en anglais, « When You Wish Upon a Star » — et Electrastar d’Indochine.)

Mon idée folle

Un miracle vient d’arriver hier soir. Je gardais encore un billet pour Indochine à Paris, le 21 mai. Mais cette semaine-là, ma fille sera chez moi. Je l’adore, mais… ça fait déjà 9 ans depuis la dernière fois où sa mère a accepté un changement d’horaire pour m’aider. (Par contre, ça fait 4 mois depuis la dernière fois où j’ai accepté une telle chose. Le corniaud, c’est moi.) Vous pouvez déjà deviner quel est le miracle, mais d’abord, une histoire.

Connaissez-vous l’auteur américain O. Henry (de son vrai nom William Sydney Porter) ? Dans sa nouvelle « Le Cadeau des rois mages », il a raconté l’histoire d’un couple très pauvre. En secret, ils font des sacrifices pour l’autre pour Noël. Le mari a mis en gage sa montre pour acheter une pince à cheveux pour sa femme. En même temps, elle s’est fait couper les cheveux pour les vendre et acheter une chaîne pour la montre de son mari. Un joli bordel, hein ?

Vous avez peut-être deviné ce que cette histoire a à voir avec le concert. Sa mère a enfin eu assez de besoin de plusieurs changements d’horaire qu’elle m’a enfin aidé. J’ai maintenant 3 jours autour du concert. Mais pendant ces derniers 12 mois, elle me poursuit en (in-)justice pour changer notre accord de garde de notre fille, et ça continue. (Pour être clair, il n’y a aucun risque de perdre ma fille.) Ça coûte cher. Quand j’ai voyagé en France l’année dernière, c’était déjà une mauvaise idée à cause de l’argent. À l’époque je n’ai jamais cru que ce jour arriverait. Et maintenant que j’ai mon petit miracle, je ne sais pas si je devrais — si je peux — l’utiliser.

J’aurais besoin de voler, écouter, et retourner le lendemain. Malheureusement, Air France coûte deux fois ce que j’ai payé l’année dernière pour voler en mai. En juillet, en août, c’est le même qu’avant. Mais pas en mai. Il y a des choix moins chers, mais ils ont leurs propres risques, comme arriver trop tard, ou des arrêts que j’aimerais éviter au Moyen-orient. Alors je dois bientôt prendre une décision dont j’ai vraiment pas envie.

Je découvre Renaud

Aujourd’hui, j’ai suivi encore un autre cours de musique avec l’Alliance Française. Cette fois-ci, nous avons parlé de Renaud, et surtout de sa chanson « Mistral gagnant » :

J’étais heureux que la prof nous a donné une liste de vocabulaire, parce que sinon j’aurais été bien perdu. Il y a certains mots qu’aucun logiciel n’enseigne, et les journaux non plus.

Mais je connaissais au moins la plupart des bonbons ! Les Carambar, je les a déjà achetés l’été dernier. J’ai lu sur les Cocos Boer grâce à Génération 80s. Et les roudoudous, je viens de les trouver à myPanier. Franchement, autant que je vous adore…êtes-vous sérieux ? Les roudoudous sont dangereux !

Mais je n’avais aucune chance de connaître les Mistrals gagnants. Ils n’existent pas depuis des décennies. Haribo existe ici, mais le Car en Sac n’est pas vendu. Nous avons un bonbon assez similaire, le Good&Plenty. Je me demande pourquoi il est un si grand fan de la réglisse. Je l’aime, mais pas comme ce monsieur !

De toute façon, quand ses enfants ne sont plus des bébés, on commence à comprendre pourquoi cette chanson reste si populaire. Bien que je n’aie pas grandi avec les mêmes références, la nostalgie, c’est logique. Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment une telle voix est devenue aussi populaire. J’adore écouter presque n’importe qui quand on parle français, mais… Nous n’avons pas écouté Molly Malone pendant le cours, mais je l’ai fait après, et j’étais…surpris. Je comprends que c’était plutôt vers la fin de sa carrière, mais surpris quand même.

Mais nous avons écouté deux autres chansons, Fatigué et Amoureux de Paname. J’ai bien aimé cette dernière.

Un ami m’a envoyé celle-ci avant. Avouez-le, vous étiez en train d’écrire un commentaire pour la mentionner vous-mêmes.

D’habitude, j’achète quelque chose des chanteurs que je rencontre grâce à ces cours. Cette fois, je doute que je fasse ça. Mais il reste le cas qu’il faut connaître Renaud pour comprendre la culture française.