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Une heure d’Indochine

Ce matin (pour moi, c’était 21h pour la grande majorité de vous), un ami m’a conseillé d’écouter à RTL pour Bonus Track, une émission où l’animateur, Éric Jean-Jean, parle des grands tubes d’avant, et raconte des anecdotes. Son invité aujourd’hui a été Thomas Chaline, qui a sorti un livre sur Indochine en 2018. Vous pouvez l’écouter en replay ici. On peut aussi s’abonner à cette émission en forme de podcast — je l’ai fait.

Si vous connaissez déjà bien l’histoire d’Indochine, il n’y a pas trop de nouvelles dans cet épisode. Mais j’ai appris que Nicola Sirkis lui-même n’aime pas sa performance dans la chanson « L’Aventurier ». Est-il fou ? On n’a que regarder la foule pendant sa performance dans le concert « Putain de Stade » pour bien comprendre que cette performance-là a touché des millions de personnes. Je voudrais faire un si gros gâchis une fois dans ma vie ! La première fois où j’ai regardé ce clip, j’ai pleuré comme un bébé. À votre tour !

La fois où mon groupe préféré a visité la France

Je sais — « Justin, êtes-vous sérieux ? Indochine est ici tout le temps ! » Mais avant Indochine, pendant presque 30 ans, mon groupe préféré était du Canada. Malgré une carrière de plus de 40 ans et 40 millions d’albums vendus, personne parmi mes amis français les connaît. D’autre part, mes amis canadiens les connaissent très bien. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la seule fois où ils ont joué un concert en France. Voilà :

©️Rush

Cette affiche vient de 1992.pour un album appelé « Roll the Bones. » C’est une expression idiomatique qui veut dire « lancer les dés » — en anglais, « bones » signifie « os », mais on appelle aussi les dés « bones. »

Il y avait deux autre fois plus tôt où ils ont essayé de jouer en France, mais les concerts ont été annulés. En 1979 :

©️ Rush

Et aussi en 1983 :

©️ Rush

Leur plus célèbre chanson, « Tom Sawyer », a été écrite avec l’aide d’un musicien québécois appelé Pye Dubois. On peut écouter certaines des mêmes choses dans leur musique que j’adore chez Indochine, surtout dans l’album « Un Jour Dans Notre Vie » :

Faites attention et vous verrez un panneau pour « Le Studio » au Québec.

Ils sont aussi célèbres dans le monde anglophone pour leur chansons instrumentales. Tous les trois membres du groupe ont reçu beaucoup de palmarès au cour de leurs carrières, façon « meilleur musicien » de leurs instruments. Je ne pardonnerai jamais nos prix Grammy pour ce qui s’est passé en 1981, quand une chanson de The Police a battu Rush pour « Meilleure chanson de rock instrumentale », parce que la chanson de Rush était un chef d’œuvre qui utilisait le code Morse pour l’aéroport à Toronto, YYZ, et la chanson de Thé Police était une blague stupide que Sting lui-même détestait.

Ils restent mon groupe préféré, mais c’est aussi vrai qu’ils ont disparu depuis 2015. Rush est la meilleure partie de mon passé — avec Indochine, le rêve continuera !

C’était votre choix, Madame !

Je viens de suivre un autre cours de chanson française avec l’Alliance Française. Cette fois, on a parlé de Marie Laforêt, et surtout sa chanson « Mon amour, mon ami ». J’ai des questions.

D’abord, il y a un question de grammaire — elle chante « Je ne peux vivre sans toi », et je suis absolument certain que cette phrase veut dire « Je ne peux pas » vivre de cette façon. Mais les livres de grammaire (au moins ceux que j’ai lu) disent toujours qu’on ne peut laisser tomber que le « ne » dans cette situation. La prof nous a dit qu’on peut faire ça pour être plus poétique, mais je ne suis pas encore satisfait avec cette explication. (Ce n’est pas du tout sa faute ; ce ne serait pas là première règle dont la vérité est plus compliquée.)

Mais après avoir dit qu’il n’y a qu’un homme sans lequel elle ne peut pas vivre, elle nous dit qu’elle l’a quitté !

On ne sait jamais jusqu’où ira l’amour

Et moi qui croyais pouvoir t’aimer toujours

Oui je t’ai quitté et j’ai beau résister

Je chante parfois à d’autres que toi

Un peu moins bien chaque fois.

Pardon ? Qui a vous dit qu’il vous faut le quitter ?

J’avoue, je fais partie du mauvais public pour ce genre de chanson. En fait, j’ai bien profité de celle-ci, même si nous n’en avons pas parlé longtemps :

Ce qui compte, c’est continuer à explorer la culture.

Interview avec Laurence Manning

Laurence Manning, ma pianiste préférée qui reste toujours mon inspiration pour avoir commencé ce voyage, a un nouvel interview avec la chaîne québécoise MAtv. Au début, c’était mon but à regarder des clips comme celui-ci :

https://matv.ca/sorel-tracy/mes-emissions/lezarts-sorel-tracy

(Mise à jour : le lecteur ne foncionne pas correctement sur ce site, je l’ai donc remplacé avec le lien.)

Cet interview est sur son nouvel album qu’on peut trouver sur son site.

Je découvre Alain Souchon

J’ai pris un autre cours en musique avec l’Alliance Française. Cette fois, nous avons discuté la musique d’Alain Souchon. Nous avons commencé avec cette chanson, «L’amour à la machine» :

J’avais du mal à la comprendre, parce qu’on doit savoir quelques choses qui ne sont pas toutes claires si vous n’avez pas grandi dans la culture: quel genre de machine qui peut faire bouillir d’eau (à laver, pas à café !), et que l’eau de Javel n’est pas d’eau.

Il y avait aussi celle-ci. C’est «Le baiser», mais pas l’une d’Indochine :

J’étais étonné. On ne peut plus raconter une histoire comme celle-ci aux États-Unis — un baiser d’une inconnue !

Qu’est-ce qu’il a pris ?

Dans ma boîte aux lettres aujourd’hui, un livre appelé «Kissing My Songs». Il traite des premiers 11 albums d’Indochine, et il est une collection d’interviews entre Agnès Michaux et Nicola Sirkis.

Il n’est pas le genre de livre qu’on doit lire de l’avant vers l’arrière. Chaque chapitre commence avec un interview bref sur l’enregistrement d’un album, puis des questions sur chacune des chansons dans l’album. J’espérais que ce livre m’aiderait de mieux comprendre certaines de leurs paroles. J’ai encore la plupart du livre à lire, mais je peux vous le dire déjà : il est parfois très utile, mais pas tout le temps. Des exemples :

J’appelle «Un jour dans notre vie», «Un été français», et «Nos célébrations» la trinité parce qu’elles sont les trois chansons les plus importantes pour moi. Ce livre est sorti avant les dernières deux, mais j’avais hâte d’apprendre plus sur «Un jour dans notre vie». Et je n’étais pas du tout déçu. Grâce à ce livre, j’ai appris que le texte «Illuminations» de Rimbaud et l’album «Teenage Depression», du groupe britannique Eddie and the Hot Rods, étaient les inspirations de cette chanson. Pensez-vous que je les étudierai ? Bien sûr !

La discussion de «3e sexe» vaut également le prix du livre pour moi. Je n’ai pas grandi avec Indochine, mais quand on regarde cette vidéo de «Putain de Stade», on comprend tout à coup :

Honnêtement, je ne peux pas regarder cette vidéo sans pleurer, ni celle-ci ni celle de «L’Aventurier». Ces chansons n’appartiennent plus à Indochine, mais à toute la francophonie. Dans ce livre, il parle de l’inspiration des Beatles et « I wanna hold your hand » pour «On se prend la main», même s’il préfère les Rolling Stones.

Par contre, il n’a rien à dire sur «Miss Paramount», sauf que sa copine a fait les choses dans la chanson pendant qu’ils ont regardé «Shining» ensemble. Je crois qu’il a emprunté le nom d’un personnage des histoires de Bob Morane, mais le livre ne nous dit pas. Il n’a pas non plus rien à dire sur la chanson «Alice & June». J’aurais voulu apprendre pourquoi la chanson est appelée «Alice & June», mais il n’y a pas de June dans les paroles !

Ce livre a donc ces fautes, mais je le recommande aux fans d’Indochine quand même. Quand c’est bon, c’est merveilleux !

Qu’est-ce qu’il y a, Mickey ?

Je sais que je parle beaucoup trop d’un seul épisode de Taratata, mais elle m’a donné tellement d’idées que je ne suis pas encore fini de les trouver. Ce soir, j’ai encore écouté M. Mickaël Furnon, bien connu sous le nom Mickey 3D. Et cette chanson — on a un problème, Monsieur ?

Ça commence avec les paroles «Je n’ai pas peur des américains». Et pourquoi est-ce qu’on doit avoir peur des américains ? Je ne mords pas !

Je plaisante, mais ce serait très étrange, s’il y avait une chanson en anglais avec ce sentiment sur des autres gens.

Le bon choix pour le concours Eurovision

Aux États-Unis, nous ne participons pas au concours Eurovision. Mais les gagnants deviennent parfois très connus ici. Par exemple, en 1974 quand ABBA a gagné avec «Waterloo» (quel mauvais titre, hein !), la chanson est devenue # 6 dans notre classement. La mème chose s’est passé en 1976 avec la chanson britannique «Save Your Kisses for Me». Je ne veux pas que vous pensiez qu’une chanson en français ne peut pas réussir ici — «Tu es foutu» par In-Grid était #2 en 2002 (il y a avait des versions en anglais et français — j’ai acheté l’une en français à l’époque !) et «La Vie En Rose» était #23 en 1947. Mais c’est vrai que ça n’arrive pas trop souvent, et jamais avec les chanson françaises d’Eurovision.

Ce week-end, Barbara Pravi a gagné le concours en France, et sa chanson «Voilà» représentera le pays au concours Eurovision. Je l’ai trouvé sur Taratata en décembre, et je suis tombé amoureux de sa voix à l’époque. Je ne connais pas les autres, mais je sais qu’elle est un très bon choix, et vous pouvez être fier d’elle.

Une biographie de Nico

Il y a presque un mois, j’ai commandé quelque chose de spécial. (Je vous ai dit juste un peu quand j’ai écrit sur le sujet d’Amazon et PayPal.) L’un des meilleures choses depuis que j’ai commencé à parler avec des gens sur les réseaux sociaux est que j’ai rencontré beaucoup de monde qui veulent m’aider dans mon voyage. Parmi ces gens est la journaliste Helena Mora, qui écrit pour le site MagMusic. Nous nous avons rencontré quand j’ai rejoint un groupe de fans d’Indochine.

Helena m’a aidé avec beaucoup de choses quand je ne comprenais pas encore assez le français pour trouver des choses comme leur concert chez NRJ ou l’interview de Nico sur C à vous. Vraiment, je n’ai rien fait pour mériter son attention — il y a plus de 35K personnes dans ce groupe-là de fans — mais je l’apprécie beaucoup.

Alors son livre, Nico : Vivre encore plus fort. C’est une collection d’histoires, d’interviews (avec Nico et d’autres), et de photos. Je vais vous donner deux exemples. En premier, un peu de son introduction à Nico, et après, un peu sur Helena elle-même.

Plus de Rita Mitsouko, plus de bonheur

Avec mon dernier colis de la FNAC, il y avait aussi un autre album des Rita Mitsouko, Système D. Je suis encore en train de l’écouter. C’est difficile à finir parce que j’adore tellement cette chanson :

C’est plus qu’un peu bizarre — je passe beaucoup de temps à regarder des films et à écouter de la musique en français, et tout à coup, je ne peux pas m’arrêter d’écouter une chanson en anglais !

Mais c’est grâce à cette chanson et cet album que j’ai appris une expression intéressante. Le «D» du titre veut dire «débrouille». Pour mes lecteurs anglophones, voici une belle explication en anglais. Pour mes lecteurs francophones, cette chanson exprime bien en anglais l’idée de «système D» — plus d’années, moins d’excuses. Il faut avoir un sentiment d’urgence en vieillissant.

Je profite aussi d’écouter la prochaine chanson de l’album, celle-ci :

Je suppose que tous mes lecteurs francophones se rient de moi pendant des moments comme ça — «OMD, je viens de découvrir quelque chose d’ancien !» Je vous rassure qu’on fait la même chose en anglais chaque fois qu’un ado découvre Led Zeppelin !