Archives pour la catégorie Recettes

Une Chandeleur marocaine

Désolé, mais j’ai oublié que j’avais déjà une recette à faire pour aujourd’hui. Je vous jure que Langue de Molière réapparaîtra demain.

Aujourd’hui étant Chandeleur, j’ai dû faire quelque chose de nouveau (voici 2021 et 2022 ; le dernier est la réussite des 2). Heureusement, mon amie rouennaise, qui m’envoie des idées presque tous les jours, m’a envoyé cette recette il y a un mois, et dès que je l’ai vue, je lui ai dit « Ce sera ma recette de Chandeleur » ! Voilà, les msemen :

L’autrice, qui utilise seulement son « nom d’Internet », Deli Cuisine, les décrit comme des « crêpes feuilletées », mais je les trouve plus proches du naan indien qu’aux crêpes. Mais dès que l’on dit « feuilletée », je dois au moins essayer. Et pas comme le naan, on mange les msemen avec du beurre et de la confiture. De toute façon, voici un lien vers sa vidéo.

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Mon dîner oisien

Il y a des fois où j’ai franchement aucune idée de ce que je cuisinerai pour un département après son « Je découvre », pourtant le dîner finit par devenir un vrai coup de cœur. Je pense surtout à la Corse-du-Sud, à l’Eure, à l’Isère… et désormais, à l’Oise. J’adore les deux plats de ce dîner, qui feront partie de ma quotidienne. Tous les deux sont plutôt faciles, mais ont l’air d’un million de dollars, comme on dirait en anglais. Voici le potage Crécy et la mousse au chocolat et au Cointreau avec de la crème Chantilly :

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Mon dîner nordiste

Je vous ai dit qu’il y a certaines choses que j’ai gardées depuis le début du blog, en attendant les bons moments. Aujourd’hui, c’est l’un d’entre eux. Très peu de temps après avoir trouvé Laurène Lefèvre, j’ai vu sa vidéo sur les merveilleux, un dessert lillois. Dès que j’ai créé le Tour, j’ai su que les merveilleux seraient mon dessert nordiste. Pour aller avec, voici le waterzooi de poulet :

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La galette des rois de Valrhona

Langue de Molière est reportée jusqu’à demain, parce que j’ai HÂTE de partager cette recette avec vous avant le 6 janvier. Profitez de cette photo, puis on parlera plus.

Mais, qu’est-ce que l’on trouve au-dedans ? Oubliez la frangipane, les amis, cette fois-ci, c’est un brownie, façon Valrhona !

Je dois cette recette à Valrhona, surtout au chef David Briand de l’École Valrhona à Tain-L’Hermitage. Mais vous n’allez pas croire dans quelle langue la version originale est écrite. Ouaip. Je l’ai reçu de leur bulletin par courriel en anglais. J’ai cherché leur deux sites en français (Valrhona.com et Valrhona Ensemble), mais c’était pas là.

Alors, quelques changements de l’originale (car j’ose me mêler dans les affaires d’un MOF) : La version originale emploi plusieurs fruits de coque ; ma fille ayant un appareil dentaire, je les ai remplacés par de la poudre d’amande et une hausse de la quantité de pépites de chocolat. L’originale ne mentionne pas dorer la galette ; je l’ai fait. Vu mon désir de baisser les coûts de recettes ici, j’ai utilisé une sorte de Valrhona, pas deux. Mais l’astuce secrète, ce qui l’a poussée autant, ça vient de mon ancienne prof de cuisine à l’Alliance française, et c’est du clickbait sans honte que vous devrez cliquer sur « lire la suite », pour la découvrir.

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Les brownies au beurre de cacahuètes

Peut-être que vous vous souvenez des brownies de fête de Pierre Hermé pour le dernier Réveillon. C’est pas une tradition de faire des brownies chez moi pour la fête, mais complètement par hasard, ma fille m’a montré une recette de « peanut butter brownies« , brownies au beurre de cacahuètes, par le même génie qu’avant. Ne cliquez pas sur la recette, ou au moins, je vous ai prévenu et c’est pas ma faute. Elle verse de la pâte à cookies Reese’s industrielle sur une plaque, verse des mini cups Reese’s au-dessus, puis de la pâte à brownies industrielle, et si c’est pas assez, finit par tout saupoudrer avec des Reese’s pieces. Niveau de qualité, ZÉRO. Et moi, j’aime même les bonbons Reese’s, mais ces pâtes sont des nullités.

Je lui ai donc dit, « Je n’en peux plus ! Tu arrêteras de me faire voir ces âneries, et je te préparerai de bons brownies de ce genre pour le Réveillon ». L’un d’entre nous a tenu parole. Voici un brownie au beurre de cacahuètes maison comme il le faudrait. Cette photo est plus grosse que d’hab afin que vous puissiez la magnifier car ça, c’est de la qualité, avec 3 formes de beurre de cacahuètes — des pépites (vous pouvez utiliser ceux de Reese’s), du beurre lui-même, et un glaçage au beurre de cacahuètes.

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Mon Noël savoyard, 2e partie

Après notre chanson de Noël savoyarde, il est le temps de faire ce que l’on fait de mieux chez Un Coup de Foudre — dessert ! Il m’est venu dans l’esprit de faire une bûche de Noël aux goûts savoyards. Non, pas un bûche à la raclette. J’ai consulté leur site de tourisme et Keldelice, et j’ai choisi des poires (d’après leurs rissoles aux poires), de l’orange (d’après la pogne de Saint-Genix), et du biscuit de Savoie, un gâteau typiquement en forme plus proche d’un kouglof. Les deux chocolats qui vont avec ne sont pas particulièrement savoyards, mais on a besoin d’un véhicule pour donner la forme de bûche, n’est-ce pas ?

C’est donc une crème de poires au centre, entourée par une mousse au chocolat et à l’orange, sur une base de biscuit de Savoie et le tout recouverte avec une ganache au chocolat.

Comme d’hab, je vous blâme tous pour le fait qu’il y a trop de manger pour une personne, car je ne ferais jamais tout ça si vous n’étiez pas là. Faut me rendre visite, les enfants ! (Sérieusement, si vous passez par Orange County, dites-moi. Vous allez vous régaler !) En fait, cette recette fait 2 bûches, alors apportez vos amis.

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Le gâteau aux trois laits

Aujourd’hui est un jour très spécial chez Un Coup de Foudre, l’anniversaire d’une chère amie qui habite à Rouen. « Euh, Justin » vous me dites, « ce gâteau n’a pas l’air familier. Êtes-vous sûr qu’il se mange à Rouen ? » Ah, mais vous ne connaissez pas cette amie ! Elle est aventurière, et s’est expatriée deux fois, dont au Mexique où elle a rencontré son mari. Ils sont le couple avec lequel j’ai passé la journée à Rouen. On s’entend si bien car nous parlons toutes les mêmes langues, et il y a d’autres expériences qui vont avec ça. Elle est tellement amoureuse de la cuisine mexicaine, je suis donc certain qu’elle aimerait ce gâteau typiquement mexicain, « El pastel tres leches », ou comme nous dirions, le gâteau aux trois laits.

Vous pouvez tout trouver à Carrefour (j’ai vérifié), mais les tailles typiques de vos boîtes à conserve ne sont pas exactement les mêmes comme ici. Ne vous inquiétez pas des différences ; achetez et utilisez « 1 boîte » où la recette la dit. Aussi, faites ce gâteau la veille — finir avec la chantilly le jour où vous allez le servir, mais ce gâteau a vraiment besoin de temps pour reposer.

Je n’ai que deux regrets avec cette recette. L’un, c’est que mon plat en verre est plus grand (10″x14″, ou 25×36) que la recette demande (9″x13″, ou 23×33), alors la couche de gâteau est plus fine que j’aimerais. L’autre, c’est que je ne peux pas le livrer à la famille. Vous pouvez en régler un pour vous-mêmes.

Je dois cette version à Ana Frias de Muy Delish. J’ajouterai que bien que vous n’alliez jamais trouver un plus grand snob chauvin de la cuisine française que moi, je parierais toute ma réputation sur ce gâteau. « El tres leches », c’est l’un de mes préférés depuis mon enfance. C’est pas compliqué du tout mais j’adore ! ([Qui êtes-vous, et qu’est-ce que vous avez faites à Justin ? Mais vous m’apporterez aussi des carottes, non ? — M. Descarottes])

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La flamusse aux pommes

On penserait qu’avec un tel titre, on serait en Normandie (❤️), mais en fait, c’est notre dessert nivernais, 100 % bourguignon. Excusez-moi un moment…(allez-vous-en, M. le moniteur de glycémie, il n’y a que 50 grammes de sucre dans cette recette, alors taisez-vous !). Comme je vous disais, c’est une recette très bonne pour la santé — lisez la fin, je plaisante pas pour une fois — même si pas autant pour nos amis chez Béghin Say ou C&H (mon sucre habituel). Voilà, notre flamusse aux pommes :

Je dois cette recette au site 750g. Il y en a plein sur Internet, mais elles ont toutes quelques choses en commun : environ 50 grammes de sucre et de farine, beaucoup d’œufs, et une belle quantité de lait. La plupart demandent de faire cuire les pommes avant de verser l’appareil ; voici une version qui ne le fait pas.

Mes seuls changements sont moins de pommes et plus de temps de cuisson (j’ai oublié de le saupoudrer avec du sucre vanillé à la fin, mais c’est pas un changement exprès). La recette originale demande 4 pommes, mais 2 pommes Gala étaient assez pour complètement remplir ma poêle (avant la cuisson). On sait jamais la taille, alors je vous recommande de tester votre poêle contre les pommes jusqu’à ce que ce soit assez.

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Mon dîner nivernais

Ça fait longtemps depuis la dernière fois où il y a eu une bouteille de vin sur ma table. D’une part, je déteste boire seul. D’autre part, on a passé par de nombreux départements où leurs vins ne sont pas disponibles chez moi. Avec la Nièvre, j’ai trouvé une recette sur leur site de tourisme qui m’a donné envie, et je dois vous dire, ce Pouilly-Fumé, c’est super. Alors, voilà, le saumon braisé au Pouilly-Fumé.

On va apprendre une nouvelle technique cette fois. Il y a un risque que j’ai mal compris, car franchement, elle m’a fait peur. Ma seule vraie erreur avec cette recette, c’est que j’étais terrifié de mettre le feu à mon appartement ([Je m’en fichait, car je suis en vacances chez ses parents, qui me donnent plus de légumes — M. Descarottes]), alors j’ai arrêté une partie de la cuisson trop vite. Mais je crois que cette recette est quand même bonne, et tout sera expliqué. Il est bien possible que je me sois gravement trompé d’une instruction. Vous allez me dire.

Je dois la recette à Nièvre Tourisme, qui la doit à leur tour au chef Dominique Fonseca du Coq Hardi à Pouilly-sur-Loire. Bien que je ne recommande jamais des restos où j’ai jamais visité, ses prix me semblent très raisonnables, surtout pour un Meilleur Ouvrier de France.

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Le croque-monsieur

Ça fait longtemps depuis ma dernière recette avec l’Alliance française. Pendant les derniers mois où mon ancienne prof était là, j’avais des conflits d’horaire, puis la nouvelle prof a commencé avec une tarte Tatin, déjà fait ici. Mais aujourd’hui, on a fait des croques-messieurs (quel est le bon pluriel en ce cas ?).

C’est un plat généralement disponible aux États-Unis, mais moi, je me souviens d’une soirée très tard, de retour de Rouen à Paris, où j’ai passé par un petit bistrot appelé Le Départ Saint-Michel (lien de Yelp, pour manque de leur propre site), à travers la Seine de Notre-Dame (la sortie du métro est face à leur porte). Il devait être 22h, et j’étais épuisé. Pour la première fois de ma vie, j’ai commandé un croque-monsieur — je m’étais fait une promesse de commander seulement des plats authentiques cette semaine-là. Ce resto n’avait vraiment rien de spécial sauf son horaire, mais en ce moment, c’était le meilleur plat au monde. Si vous pouviez me voir en train d’écrire ça, vous diriez que c’était mon croque-monsieur de Proust. Et au fait, il est le premier écrivain à avoir mentionné ce plat dans toute la littérature.

Peut-être que certains d’entre vous se souviendront du personnage Broque Monsieur des jeux Mario. Je trouve son « accent » plein de « ze » complètement inacceptable de nos jours. Personne n’a le droit de se moquer de vous chez moi. Mais laissez tomber ; à nos fourneaux !

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