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Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

La balade extraordinaire

Après mes visites à Versailles et au Louvre, j’ai eu encore trois heures avant une réservation tres spéciale dans un resto. Alors, j’ai fait une balade pour réussir à quelques de mes buts avec ce voyage.

Après être parti du Louvre, j’ai visité une boutique de Ladurée. Vous savez que j’adore les macarons — je fais certainement beaucoup — alors je ne pouvais pas rater celle-ci :

Je dois vous dire — j’ai encore beaucoup à apprendre sur les garnitures, mais mes coques sont déjà TRÈS similaire à celles de Ladurée. Pas du tout proche de celles de Pierre Hermé, mais je suis parti de chez Ladurée bien satisfait que je suis sur la bonne route.

Après Ladurée, je suis passé par le Centre Pompidou. Quand j’étais petit, ce bâtiment étais la deuxième chose que je voulais voir après la Tour Eiffel. Deux rêves depuis longtemps pendant dix minutes.

J’ai continué par la Rue Rambuteau — je vous conseille de passer par cette rue ; c’est plein de boutiques et restos sympas — jusqu’à ce que j’arrive à la Rue des Rosiers. Pourquoi voulais-je trouver ce quartier ? C’est où Rabbi Jacob a dansé ! J’étais là pour chercher le bon lieu.

Le quartier a tellement changé, et il n’y a plus beaucoup de magasins juifs, mais ces photos vous donneront une idée de ce qui reste :

La rue des Rosiers est bien étroite, et j’ai passé par toute la rue. Enfin, j’ai trouvé mon erreur. J’étais au bon endroit spirituellement, mais selon Wikipédia, Gérard Oury lui-même a choisi de refaire le quartier à Saint-Denis :

La rue des Rosiers, trente ans après le film (elle avait en réalité été reconstituée à Saint-Denis, Gérard Oury appréhendant les problèmes de circulation lors du tournage).

Les Aventures de Rabbi Jacob — Wikipédia

En cherchant ce quartier, j’ai fait plusieurs découvertes tristes. Vous pouvez déjà imaginer ce que j’ai trouvé, mais ce post est pour mes moments heureux. On parlera plus tard de ce sujet.

Avant d’aller dans le métro pour ma dernière destination, j’ai passé par un magasin Picard. On n’a RIEN comme ça aux États-Unis, et j’ai du le voir !

Hélas, j’ai pris trop de photos et le propriétaire m’a sorti du magasin. Il n’a pas du tout arrivé à croire qu’un touriste s’intéresserait à un tel magasin.

Finalement, c’était le temps pour un dîner très spécial. J’ai pris le métro pour aller dans un resto de l’un de mes chefs préférés, Pierre Gagnaire. À Las Vegas, il a un resto appelé Twist, et c’est l’un des trois meilleurs de ma vie. Bienvenue chez Gaya (1 étoile Michelin) :

Voici la carte :

Moi, j’ai choisi la marinière de coquillages. Et la carte de desserts, d’où j’ai choisi les « Simone Amarelli » :

Tout était merveilleux, surtout le fromage Comté à 36 mois. J’adore le Comté, mais tout ce que je peux trouver ici, ne passe que 3 mois en cave. Je vais vous dire une autre histoire sur ce plat de fromages une autre fois. Vous serez fiers de votre pays.

Demain, la fin triste du voyage, mais il y aura plusieurs posts de plus pour parler de certaines expériences sur mon chemin. La France me manque tellement.

Jeudi, c’est donc Versailles et le Louvre

En 1969, il y avait un film américain, Mardi, c’est donc la Belgique (If It’s Tuesday, This Must Be Belgium). Avec un horaire aussi agressif que le mien, je me sentais plus ou moins comme ce titre-là. Tout s’est passé trop vite !

Je vous parlerai plus tard de mes mésaventures dans les transports publics parisiens ce matin-là. En ce moment, on parlera juste de la visite. Et quelle visite ! Même après avoir vu beaucoup de photos avant d’arriver, rien ne m’a préparé pour le premier aperçu de Versailles.

À l’extérieur, il y a une statue équestre du Roi Louis XIV. Avec un bâtiment comme celui-ci, pas surpris qu’il s’appelait le Roi Soleil !

Si j’ai une plainte sur soit Versailles soit le Louvre, elle est qu’il y a beaucoup de fenêtres à tous les deux, et le soleil se reflète des peintures. Alors, mes excuses pour les photos avec trop de reflets ici.

On commence dans l’entrée de Versailles, par la Chapelle Royale. Près de la chapelle, il y a un musée du château, avec de nombreux tableaux qui montrent l’histoire de Versailles.

Bien sûr, tout le monde connaît la galerie des glaces :

Voici les chambres du Roi (à gauche) et de la Reine (à droite) :

Mais presque la moitié du château est consacrée à Napoléon et l’histoire de la France, et avec raison. Y a-t-il une histoire plus glorieuse parmi les nations ? Je le doute. On ne peut être que fier de la France quand on regarde la galerie des Batailles :

On y trouve aussi beaucoup de bustes de grands hommes. Il y a tellement d’hommes que j’admire, surtout Michel de Montaigne, et le Maréchal Ney :

Dans la salle de l’Empire, j’ai trouvé une peinture complètement inattendue, Le Premier Consul Passe Les Alpes, par Jacques-Louis David. J’aurais deviné qu’elle était au Louvre. Bien sûr, il y a 5 versions, et celle-ci n’en est qu’une, mais pour moi, ça reste toujours l’un des moments les plus spéciaux de la semaine.

On passe maintenant à l’extérieur pour une visite trop brève au jardin. Je n’ai pas pu visiter les Trianon (à cause de mon horaire ; ils n’étaient pas fermés). J’aurais bien aimé y passer plus de temps.

J’ai dû vite aller au Louvre, parce que mon billet était pour 14h. Si on a plus d’une demi-heure de retard, on perd sa place.

Je dois vous dire la vérité. Je suis devenu grand chauvin français, et je ne critique rien fortement, mais j’aurais préféré passer plus de temps à Versailles. Je ne regrette pas du tout d’avoir visité le Louvre, mais à mon avis, le musée des Offices à Florence et les musées du Vatican sont toujours de meilleurs musées. En tant que collection de peinture française, il n’y a rien de mieux, mais les italiens ont la chance d’avoir encore plus de grandes peintures de la Renaissance Italienne. Et franchement, ce qui se passe avec La Joconde est probablement inévitable, mais ce n’est pas du tout comment je veux voir les meilleures peintures.

J’avoue, je m’attendais à ne pas aimer la pyramide, mais c’était pas mal. Le palais du Louvre lui-même est très élégant.

J’ai commencé avec la collection de sculptures grecques et romaines :

Un régal spécial est la Victoire de Samothrace :

Comme j’ai dit, il n’y a pas de collections de peintures françaises mieux que celle-ci. Je n’arrive pas encore à croire que j’ai pu voir Le Radeau de la Méduse et Le Serment des Horaces sans faire la queue.

Comme le tableau de Napoléon dans les Alpes, La Mort de Marat était un moment très spécial pour moi. David est l’un de mes peintres préférés depuis mes années au lycée.

Et quelle collection d’art française serait complète sans un tableau de Jeanne d’Arc, en ce cas par Ingres ?

Quelques autres de mes préférés :

Christ à la Colonne, par Antonello de Messine
Le Christ en croix adore par deux donateurs, par El Greco
Galerie de vues de la Rome antique, par Giovanni Panini

Il faut faire la queue pour juste un tableau, La Joconde. Tout le monde prend des selfies avec elle, alors moi aussi. Mais ça me dérange.

Il y a aussi de l’art du reste du monde, mais je ne trouve pas que c’est au même niveau que l’art européen.

Après presque quatre heures au Louvre, j’ai fait une balade inoubliable. Mais c’est notre prochain post.

Ma drôle d’histoire de pass sanitaire

Je suis VRAIMENT en retard avec Le Canard Enchaîné cette semaine. On aurait pensé que dans son propre pays, je l’aurais lu tout de suite mercredi. Mais j’ai passé mercredi à Orléans, et je ne regrette pas du tout ce que j’ai fait au lieu. Les prochains deux jours ont été presque également occupés. Mais il s’avère que le thème du Canard cette semaine avait beaucoup à voir avec mon voyage ! Regarde, les mésaventures du pass sanitaire :

Maintenant, je vais vous montrer ma carte de vaccination, provenue du CDC (Centers for Disease Control) du gouvernement américain. J’ai supprimé ma date de naissance, pas à cause d’être secret, mais pour ne pas aider aux arnaques avec quelque chose de facile à reproduire.

Pouvez-vous voir pourquoi un français penserait que c’est fait maison par un con ? À plusieurs lieux, des gens m’ont dit que le 5 décembre n’est pas encore arrivé ! Mais ma deuxième dose était le 12 mai. C’est parce que l’on n’utilise pas le même format de dates. Je n’ai pas arrivé à convaincre tout le monde de ça, comme il y a des français qui croient que personne n’a jamais écouté Johnny Hallyday.

Je n’ai vraiment pas eu de mauvaises expériences avec les serveurs parisiens. En fait, je vous parlerai plus tard cette semaine de pourquoi je les adore ! Mais mercredi soir, j’ai eu ma seule VRAIMENT MAUVAISE expérience avec un serveur, quand il a refusé d’apporter l’addition pendant une heure. Il était en colère contre moi parce que c’était bien évident que j’ai détesté mon dîner, la seule fois de la semaine. C’est bien lui, je suis sûr :

Personne ne m’a demandé mon pass sanitaire aux restos, mais je peux bien imaginer que celui-ci arrivera bientôt :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Orléans, ville magnifique

Il y a des mois, avant de planifier ce voyage, j’ai dit que si j’avais l’opportunité, je choisirais l’une de Rouen, Orléans, et Amiens. Sans le concert d’Indochine, j’en ai pu choisir deux. Et c’était un choix facile, parce que j’ai de bons amis dans tous les deux, Rouen et Orléans. Pour protéger la vie privée de mon ami à Orléans, je l’appellerai C (la prochaine lettre, rien à voir avec son nom).

Vous avez une chance de deviner qui on trouve partout à Orléans, et ce n’est pas Mireille Darc.

Statue de Sainte-Jeanne-D’arc

Oui, c’est Sainte-Jeanne-D’arc, bien sûr. C et moi nous sommes retrouvés dans la gare, et tout de suite nous avons commencé avec un lieu très précieux pour Sainte-Jeanne, la Cathédrale Sainte-Croix (2 étoiles Michelin).

Après la cathédrale, nous sommes passés par l’ancienne Université d’Orléans où étudiait un jeune catholique appelé Jean Calvin (peut-être que ça aurait pu mieux se passer pour ses profs), et le beffroi, qui date des années 1450s. Selon un livre duquel on parlera plus en bas, le beffroi a coûté « 1264 livres, 17 sous, et 10 deniers parisis », suffisamment d’argent pour avoir acheté (à l’époque) 572 vaches, 969 porcs, ou « bien encore 37 788 poulets ». Mais les Orléanais ont préféré leur beffroi — et avec raison ! C’était, selon le même livre, « le symbole des libertés communales obtenues face au suzerain ». Il y a des choses plus importantes que du pain.

Ensuite nous sommes passés par l’ancienne maison de Jeanne d’Arc — hélas, une réplique des années 60s, l’originale avoir été détruite par les Allemands pendant la bataille de France en 1940. En face de la maison, on trouve aussi la tour Saint-Paul, construit au XVIIe siècle, tout ce qui reste d’une église du même nom, aussi détruite par les Allemands pendant la bataille de France. (Peut-être que vous avez remarqué que je ne suis pas grand fan des Allemands sur ce blog. Je ne m’excuse pas pour ça.)

Après ces monuments, on est arrivé sur la Place du Martroi, l’un des incontournables d’Orléans. Ici, on trouve la statue équestre de Jeanne d’Arc en haut de ce post. Un renseignement intéressant — « la statue est fondue à partir de vieux canons anglais », selon notre livre. Près de la Place, on trouve l’Église Saint-Pierre du Martroi, la seule construite avec des briques rouges à Orléans :

On continue à côté de l’église à l’Hôtel Groslot, l’ancienne mairie. On y trouve une autre statue de Jeanne d’Arc, fait par la princesse Marie d’Orléans, la fille du Roi Louis-Philippe, une sculptrice talentueuse. Faut-il vraiment que je vous dise qui l’a abîmée par des balles en 1944 ? L’hôtel a un joli petit jardin où on peut encore se marier (l’actuelle mairie est juste en face), et à l’intérieur, on y trouve de jolies décorations façon « gothique troubadour » (encore, selon notre livre).


Je veux que vous fassiez attention à cette peinture de Jeanne d’Arc dans l’Hôtel Groslot — vous pouvez lire que c’est un cadeau de l’empereur :

On a déjeuné chez La Dariole, un petit resto très sympa. L’andouillette de poissons de mer était vraiment excellente, et l’éclair aux framboises aussi :

Après le déjeuner, C m’a emmené au quai pour faire un tour en bateau de la Loire.

Et après ça, on est allés au Parc Floral de la Source (2 étoiles), nommé pour la source du Loiret. On y trouve aussi de beaux jardins et une serre aux papillons :

C et moi sommes allés dans une excellente boulangerie pour le goûter. Finalement, avant de partir, C m’a emmené chez Leclerc, ou j’ai fait des achats pour des DVDs et d’autres choses. J’ai trop acheté, et Air France m’a fait payer cher pour ma valise au retour. On parlera de ça plus tard !

Et le livre duquel j’ai parlé, et qui m’a aidé d’écrire ce post ? C’est un cadeau de C !

Je vous dis souvent — j’ai les meilleurs amis !

Je découvre… la France !

J’ai beaucoup de travail pour organiser mes centaines de photos. Pendant ce temps-là, j’ai quelque chose de spécial pour vous.

Je rêve d’un été français

Un été parfait

Où rien ne pourra m’arriver

Et tu verras

Qu’un jour dans notre vie

On nous illuminera

Qu’un jour dans nos esprits

Le rêve continuera

Que nous nous emporterons

Vers nos célébrations

Qu’une nuit dans notre vie

Nous nous illuminerons

Un jour magique

Aujourd’hui, j’étais à Rouen. Il pleuvait pendant beaucoup de la journée. Et…je m’en fiche ! C’était l’un des meilleurs jours de ma vie ! Il faut que je vous dise que j’ai des larmes aux yeux, un problème que j’ai depuis le moment où j’ai monté dans le train pour partir.

Je parle souvent de la bienveillance des Français, de tous les gens incroyables dont j’ai la chance de les connaître. Il est absolument impossible pour moi d’accepter n’importe quelle déclaration au contraire. J’ai passé toute la journée ensemble avec une amie que j’ai rencontré il y a un an grâce à Facebook, et son mari. Je veux protéger leurs vies privées, alors je n’utiliserai pas leurs noms. On les appellera A et B ; A est mon amie, et B est son mari.

Il y a un an, A m’a parlé de Rouen pour la première fois. Elle m’a montré des photos de la Gare de Rive Droite et de la cathédrale. Depuis ce moment-là, j’ai rêvé de voir tout ça. Aujourd’hui, voilà la gare :

Après ça, on a passé par le donjon de Rouen (0 étoiles Michelin), où Jeanne d’Arc a été emprisonnée par les anglais. On ne peut pas entrer en ce moment.

Le donjon faisait partie d’un plus grand Château de Rouen qui n’existe plus :

On a continué vers la Cathédrale Notre-Dame de Rouen (3 étoiles). C’est tout ce dont je rêve depuis un an. Absolument incroyable.

Chapelle Sainte-Catherine
Chapelle Sainte-Marguerite
Le cœur du roi d’Angleterre, Richard Cœur-de-Lion
J’aurais aimé entendre cet orgue

Après la cathédrale A et moi avons rencontré avec B, son mari, et on a tous visité l’Historial de Jeanne d’Arc (1 étoile, mais ils ont tort — ça mérite 2). À cause de tous les écrans et projecteurs, je ne peux pas vous montrer la plupart de l’exposition, mais je partagerai ce que je peux.

Après l’Historial, nous avons déjeuné dans le plus vieux restaurant de France, La Couronne (depuis 1345). Il n’y a personne dans le monde entier avec qui j’aurais préféré partager ce repas, sauf ma fille. A et B sont deux personnes très spéciales.

Elle est TRÈS bien connue sur la télé aux États-Unis.
Et il est peut-être le Français le plus connu en ce moment !

En face de La Couronne, sur la Place du Vieux-Marché (1 étoile), il y a l’Église Sainte-Jeanne-d’Arc (2 étoiles), un bâtiment des années 1970s. C’est IMPRESSIONNANT ! Le plafond est en forme d’un bateau Viking.

On n’est pas encore fini ! Puis, nous trois sommes passés par la rue d’Eau-de-Robec (0 étoiles), une jolie rue où un ruisselet est encadré par le trottoir et de nombreux tout petits ponts :

Finalement, on est passé sous le Gros Horloge (2 étoiles), du temps de Louis XIV. J’ai pris des photos des deux côtés, mais je suppose qu’ils sont identiques.

Ma dernière photo de Rouen, je garderai caché. C’est moi et mon amie. Malgré tous ces lieux incroyables et étoilés, c’est vraiment mon plus précieux souvenir de Rouen. Vraiment, je ne peux pas du tout exprimer suffisamment ce qui est dans mon cœur. Le plus précieux trésor de ma France, ce qui me fait faire tout ça, c’est mes amis.

Ma grande vadrouille

Hier n’était pas la plus longue marche de ma vie — mais c’était PROCHE. Et il y avait de bonnes surprises complètement inattendues !

J’ai commencé par visiter la Basilique du Sacré-Cœur. Il pleuvait quand je suis arrivé, et j’avoue que j’avais peur de monter tous ces escaliers mouillés.

Mais ça a valu la peine ! J’ai déjà visité la Cité du Vatican, et il n’y a pas de cathédrales plus impressionnantes que la Basilique de Saint-Pierre, mais celle-ci est très, très proche. J’ai eu un moment très spécial quand j’ai découvert une relique de Saint Jean-Paul II, l’un de mes héros d’enfance.

Inutile de dire que la basilique est pleine de trésors :

Il y avait des drôles de changements pour nos jours :

J’ai continué par visiter le cimetière de Montmartre. En route, j’ai passé par le Moulin Rouge…et de mauvaises addresses.

Au cimetière, j’ai trouvé quelques de mes héros : l’acteur Michel Galabru, le musicien Adolphe Saxe (je suis aussi saxophoniste !), et le musicien Fred Chichin, des Rita Mitsouko. On peut voir qu’il attend Catherine Ringer — ça m’a rendu triste.

Après le cimetière — Rabbi Jacob, je suis arrivé ! Je dois vous dire — Les Deux Magots n’est rien de spécial comme resto (l’excellent millefeuille est à Pierre Hermé), mais c’était tout ce que je voulais. Être dans un endroit qui signifie quelque chose de vraiment spécial, c’est un rêve devenu réalité.

Après Les Deux Magots, c’était enfin le temps pour la Tour Eiffel. Je ne suis pas le genre de touriste qui pense que la Tour est la seule chose en France, mais il faut quand même la visiter. Je souhaite que j’aurais pu prendre plus de photos, mais à ce moment-là, mon portable n’avait pas trop d’énergie.

Les statues sont de Gustave Eiffel et l’inventeur américain, Thomas Edison. Edison lui a rendu visite dans son appartement au sommet de la tour.

Je suis parti de la Tour et j’ai marché par l’Avenue George V vers les Champs-Élysée. J’ai arrêté à l’hôtel George V pour brancher mon portable. Après 20 minutes, je suis parti à l’Arc de Triomphe. On ne peut pas visiter l’extérieur de l’Arc en ce moment — le gouvernement est en train de le préparer d’être vandalisé emballé par l’ « artiste » Christo. Je n’ai visité que le musée à l’intérieur — c’était quand même très intéressant ! Il y a une grande exposition sur les tombeaux des soldats inconnus partout dans le monde. Et il y avait une histoire TRÈS française derrière le tombeau français — il n’y avait pas de plans pour le tombeau après la Première Guerre Mondiale, jusqu’au moment où quelqu’un dans le gouvernement a appris que les anglais construisaient un tombeau de ce genre. Tout à coup, les Français ont construit le leur avant les anglais !

J’ai aussi trouvé ces livres très drôles à cause de leurs titres. En espagnol et en allemand, le nom de l’Arc est traduit — mais pas la version en anglais !

J’aurais aimé visiter la Maison Louis Vuitton aux Champs–Élysée — c’est un rêve depuis longtemps. Mais également avec leurs magasins aux États-Unis, il faut faire la queue à cause de Covid. Je n’ai pas eu assez de temps pour patienter.

J’ai essayé de finir par visiter la Grande Arche de La Défense, mais Google m’a trompé sur la bonne route, et j’ai perdu trop de temps. Au lieu de ça, j’ai visité mon autre magasin préféré, Le Temps Des Cerises, pour acheter plus de jeans. La vendeuse m’a donné quelques masques en cadeau avec mes achats !

Je dois vous dire, je suis vraiment en colère en ce moment contre mes compatriotes pour leurs mensonges sur les parisiens. Presque tout le monde a été très sympa avec moi, et personne n’est vraiment impoli. J’entends parfois la même chose des Français. C’est injuste. Je ne suis pas sous le sortilège parisien — ça devrait être clair, j’adore le pays entier — mais je n’ai que de bonnes choses de dire sur tout le monde.

Sauf quatre. J’ai failli être arrêté dans le métro par des policiers au métro. Je me suis perdu en cherchant la sortie, et j’ai suivi un panneau sans remarquer que le tunnel est devenu interdit. Tout à coup, quatre policiers m’ont encerclé, et m’ont demandé où j’allais. Quand j’ai expliqué, c’était clair qu’ils pensaient que j’étais soit menteur soit con. (C’est les deux, les amis !) Ils m’ont laissé partir, mais c’était un moment effrayant.

C’était un jour très long, et bien fatigant. Mais j’ai réussi à visiter beaucoup des lieux dont j’avais envie. Selon mon portable, j’ai marché 22 km, et c’était éteint pendant environ 20% de la journée !

Hâte de vous dire ce qui a suivi aujourd’hui à Rouen !

Cendrillon cherche sa citrouille

J’avoue, j’avais peur quand je suis arrivé ce matin. Dans l’avion, la moitié des stewards étaient heureux de me parler en français, et les autres ne voulais pas me parler en anglais. Je savais que je pourrais arrêter de m’inquiéter quand j’ai enfin parlé avec la police aux frontières. Je l’ai dit « Bonjour », il m’a demandé en anglais « Do you speak French? », et nous avons eu une conversation très agréable. Dès que ce moment est arrivé, j’ai su — ce sera une bonne journée !

J’ai commencé par laisser mes bagages à l’hôtel. C’est TRÈS proche à Notre-Dame.

Après, je suis allé à la Cinémathèque Française pour l’exposition sur Louis de Funès. J’écrirai beaucoup plus sur cette exposition plus tard. J’avoue, j’ai un peu pleuré. Elle ne sera pas la dernière fois, je vous rassure.

Après l’exposition, je suis allé aux Galeries Lafayette Hausmann. Personne ne peut me dire que ce magasin n’est rien que le meilleur grand magasin du monde — et oui, j’ai visité Bloomingdales à New York, Neiman-Marcus à San Francisco, Harrod’s et Fortnum & Mason à Londres, et Mitsukoshi à Tokyo.

Après tout ça, comme la voiture de Cendrillon, je suis revenu en forme de Citrouille dès que 20h a sonné. À La Coupole, j’ai mangé un bon dîner, mais quand j’ai demandé à l’hôtesse où trouver le métro, j’ai dit le nom du mauvais arrêt. Et quand j’ai passé par la FNAC pour une prise, j’ai complètement oublié le mot et ils avaient dû m’aider en anglais. Tellement gênant !


J’ai déjà beaucoup plus d’histoires, mais c’est un nouveau jour, et j’ai beaucoup de choses à faire. À bientôt !

Ça commence !

Je suis à l’aéroport à Los Angeles. On peut prendre des vols, bien sûr, mais quelque chose ne va pas ici — presque tous les magasins et restos sont fermés ! Je suis arrivé habillé pour dire « Bonjour, vous pouvez me parler en français », mais tous les employés d’Air France que j’ai rencontrés sont anglophones. Voilà :

Mais qu’est-ce que vous vous attendez trouver dans un terminal international américain ? Hermès, Dior, et Moncler, bien sûr !

Si les stewards et le pilote ne font pas la grève, j’arriverai à 11h demain. Ai-je peur ? Un peu, oui. Mais comme j’ai dit à une amie, c’est le temps pour enlever les roulettes et voir ce qui se passe !

Mon livre de Jeanne d’Arc

Quand j’étais à l’école maternelle, c’était une école Montessori. Si vous ne connaissez pas la professeure italienne Maria Montessori, elle avait une théorie selon laquelle les enfants apprendraient très vite si on les laissait faire les activités que les intéressaient. Je vous dis ça pour expliquer qu’à l’époque, je voulais lire. Il y avait une petite bibliothèque avec environ 100 « Ladybird Books » — et je les ai tous lus ! Parce que je ferai le « Tour de Jeanne d’Arc » à Rouen et Orléans, j’ai trouvé une copie de mon livre deuxième préféré (désolé, la famille royale d’Angleterre m’intéressait encore plus). Je parle de « Joan of Arc », comme on l’appelle en anglais.

Pour un livre d’une édition britannique, c’est très juste vers la cause française, et surtout vers Jeanne elle-même. Il se vante un peu au début sur Henry V et Agincourt, mais franchement, il faut laisser les élèves britanniques se sentir bien, parce que ça devient vite une histoire de victoires françaises. Voici l’introduction :

Ma traduction :

Jeanne d’Arc était une paysanne profondément religieuse, avec le bon sens de quelqu’un qui a grandi en travaillant dans une ferme. Les soldats anglais croyaient qu’elle était une sorcière et avaient peur d’elle ; les soldats français croyaient qu’elle était une sainte et la suivaient ; les courtisans et les évêques français étaient jaloux d’elle et l’ont trahi. Qui peut dire qui avait raison ; tout ce que l’on dire est qu’elle a sauvé la France.

À mon avis, c’est juste. L’auteur, L. Du Garde Peach, a eu un doctorat en belles-lettres. Il n’était pas historien, mais son histoire appelle le Duc de Bourgogne « despicable » (méprisable) pour avoir vendu Jeanne d’Arc aux anglais.

Je ne traduirai pas plus du livre, parce que c’est long, mais je vous dirai deux choses : 1) on ne trouve plus ce genre d’histoire en anglais — ses visions sont traitées avec respect, pas comme les illusions d’une folle, et 2) ce livre ne prend pas ses lecteurs pour des cons — il dit franchement à la fin qu’elle a été brûlée pour la sorcellerie.

Je conclus en partageant avec vous quelques photos du livre. J’espère qu’elles vous donneront une idée de ce qui m’inspire.