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Je découvre la Haute-Garonne

On reste en Occitanie pour le prochain arrêt de notre tour, le 31, la Haute-Garonne. C’est le département le onzième plus peuplé et les habitants se nomment Haut-Garonnais. (Il n’y avait jamais une Basse-Garonne, alors pourquoi la Haute ? Personne ne me dit rien.) C’est notre cinquième tour en Occitanie.

La préfecture de la Haute-Garonne est Toulouse, bien connue pour son port sur la Méditerranée, le Terminal Maritime de Toulouse. Qu’est-ce que vous dites ? Que Toulouse est à 150 km de la mer ? Ben, le lien est bien réel, c’est donc pas la seule fois où on trouvera de la confusion géographique en France. En fait, c’est le résultat d’un accord entre Toulouse et Barcelone, et les services du « Terminal Matitime » sont en fait par chemin de fer.

Mais sérieusement, si vous pensiez que Nîmes était deja impressionnant, Toulouse est un autre régal. On commence à la Place du Capitole (2 étoiles Michelin), avec sa grande croix occitane et les signes du zodiaque dessinés en face du Capitole. Puisqu’on est là, prenez un tour du Capitole lui-même (1 étoile), si vous voulez. Mais on est là pour le Vieux Toulouse (3 étoiles), plein du grand patrimoine de la Haute-Garonne. On y trouve le Couvent des Jacobins (2 étoiles), avec son église en brique, la maison des reliques de Saint-Thomas-d’Aquin. Puis on continue au Musée des Augustins (2 étoiles), dans un ancien couvent, avec plus de 4 000 œuvres du Moyen-Âge au présent.

On continue maintenant vers un bâtiment extraordinaire, l’Hôtel d’Assézat (3 étoiles), de 1555. De même taille que le Louvre, on y trouve un autre musée extraordinaire, la Fondation Bemberg (3 étoiles), avec des collections de la Renaissance, et de peintures françaises des XIXe et XXe siècles. Êtes-vous épuisés après toutes ces merveilles ? Mauvaise chance, les amis, parce que l’on marche maintenant à la Basilique Saint-Sernin (3 étoiles), l’une des étapes du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et, selon le Guide Michelin, « [la] plus grande et la plus belle église romane du Midi, élevée du 11e au 14e s., est aussi la plus riche de France en reliques ». Il y a 3 autres musées étoilés 2 fois à Toulouse, mais moi, je vous conseille de vous balader au long du Canal de Garonne (1 étoile). Si vous profitez des canaux, visitez aussi la péniche Maison Nougaro, consacré au chanteur Claude Nougaro, qui a chanté « Ô Toulouse ».

On quitte Toulouse maintenant et conduit vers le sud-ouest du département, près de la frontière espagnole, pour le village de Saint-Bertrand-de-Comminges. On y trouve la Cathédrale Sainte-Marie (1 étoile) et son cloître (2 étoiles). Les trésors du cloître valent la peine ; selon le Guide Michelin, ils comprennent « des tapisseries de Tournai du 16e s., des chapes brodées datant de 1309, des ornements épiscopaux et la crosse de saint Bertrand, prélat français mort en 1123 ». À côté à Valcabrère, on trouve la Basilique Saint-Just (1 étoile), du XIe siècle. Finalement, parce que l’on est si proche aux Pyrénées, pensez à faire de la randonnée dans les montagnes — le Comité du Tourisme vous propose de nombreuses idées.

Qui sont les personnages bien connus de la Haute-Garonne ? Nous avons déjà mentionné le chanteur Claude Nougaro, mais il y a aussi le philosophe thomasien Jacques Maritain, le chimiste Paul Sabatier (gagnant du Prix Nobel), le sculpteur Augustus Saint-Gaudens, et l’actrice Patricia Karim, qui a joué l’épouse de Pierre Mondy dans le dernier 7e Compagnie. Et au cas où elle lirait cet article, mon coup de cœur Émilie Mazoyer y étudiait.

Quoi manger en Haute-Garonne ? Nous sommes encore dans le Sud, alors le cassoulet, bien sûr. Il y a la saucisse de Toulouse, bien connue comme ingrédient principal dans le plat célèbre, le gloubi-boulga. On y trouve aussi le mounjetado, un plat comme le cassoulet qui vient de leurs voisins ariégeois. En dessert, il y a une croustade aux pommes, très similaire au plus célèbre dessert de ce blog, et la pescajoune, une sorte de crêpe aux pommes. Il y a 4 produits protégés du département, l’ail violet de Cadours (AOC), l’agneau des Pyrénées (IGP), le porc noir de Bigorre (AOC), et les vignerons du Frontonnais (AOP).

Je découvre le Gard

On continue maintenant avec le 30, le Gard. C’est le département le trente-et-unième plus peuplé, et les habitants se nomment gardois. C’est notre quatrième séjour en Occitanie. Il y a des fois où je dois travailler dur pour trouver assez de trucs à faire. Pas cette fois-ci. Préparez-vous, ce voyage sera extraordinaire !

On commence dans la préfecture, Nîmes, pleine d’antiquités. Et les plus grandes antiquités sont les Arènes (3 étoiles Michelin). Si vous connaissez déjà le Colisée à Rome, vous avez une idée de ce que vous trouverez ici. Les arènes fonctionnent toujours pour certains spectacles, surtout une reconstitution historique appelée Les Grands Jeux Romains — au moins quand il n’y a pas de Covid. (Avec une capacité de 20 000 spectateurs anciennement, c’est plus grand que leur stade actuel, avec 15 000.) Face aux Arènes, on y trouve le Musée de la Romanité (2 étoiles), consacré aux temps romains et l’histoire de Nîmes. On continue à la Maison Carrée (3 étoiles), le temple romain le mieux conservé du monde, qui date au Ier siècle avant J.-C. Puis on visite les Jardins de la Fontaine (2 étoiles), érigés à l’ordre de Louis XV par son ingénieur royal, Jacques Philippe Mareschal.

Au sud de Nîmes, à Saint-Gilles, on arrête pour visiter l’abbatiale, et surtout sa célèbre façade (2 étoiles) du XIIe siècle. Encore plus au sud, on y trouve Camargue (3 étoiles) — une grande territoire pleine de marais, partagée entre le Gard et les Bouches-du-Rhône. De la partie gardoise, on trouve le célèbre riz de Camargue et la station balnéaire de Port Camargue. Il y a aussi la ville d’Aigues-Mortes, avec leurs remparts (2 étoiles) et la Tour de Constance (2 étoiles), les restes d’une grande forteresse construite par Louis IX. Au nord de Nîmes, on trouve l’un des plus grands trésors du Gard, le Pont du Gard (3 étoiles). J’y visiterais juste pour voir cet aqueduc du Ier siècle. Après le Pont du Gard, on conduit vers l’ouest à Uzès pour passer une journée au Vieil Uzès (3 étoiles). Ceux qui aiment les bonbons Haribo voudront visiter le musée Haribo (les propriétaires Allemands ont acheté une ancienne entreprise locale, Zan). Pour ma part, je vous conseille de ne pas rater cette histoire ridicule qui parle de la Police de Paris et les fraises Tagada.

Avant de partir d’Uzès, on visite la Tour Fenestrelle (2 étoiles), le seul et unique clocher de plan circulaire en France. Puis on conduit vers l’ouest pour visiter l’un des sites les plus inhabituels, la Bambouseraie à Générargues (2 étoiles). C’est un parc exotique avec plus de 200 variétés de bambous. On finit en conduisant quelques minutes de plus vers le nord-ouest, à Mialet, et on y trouve la Grotte de Trabuc (2 étoiles), où les camisards (des Huguenots locaux) se cachaient.

Qui sont les personnages les plus connus du Gard ? Il y avait le pape Clément IV, Louis Perrier, un médécin connu pour son eau, le Général Montcalm (connu aux États-Unis pour son rôle dans la Guerre de Sept Ans), le chanteur Julien Doré, très populaire avec les jeunes, le rabbin et scientifique Levi ben Gershom, dit Ralbag, l’écrivain Jean Racine vivait à Uzès pendant plusieurs ans, et l’acteur Jean-Louis Trintignant y vit maintenant.

Quoi manger dans le Gard ? C’est un département très riche en produits de terroir, moins en plats originaux. Il y a 5 « Sites Remarquables du Goût » du Gard : les figues de Vézénobres, les oignons doux des Cévennes, l’olive et huile d’olive de Nîmes, les Taureaux de Camargue AOP, et les truffes noires du Pays d’Uzès. En plus à Camargue, on y trouve le fleur de sel (le mien est de Camargue, pas de Guérande) et le riz de Camargue IGP. Il y a aussi la fraise de Nîmes IGP, le fromage Pélardom AOP, et bien sûr, des vins. On y trouve l’AOC Costières de Nîmes et l’AOP Côtes du Rhône. Selon Keldelice, leurs plats typiques sont l’agrillade saint-gilloise, le manoul, et la pouteille. En dessert, il y a les croquignoles d’Uzès et la minerve. Heureusement, le département a un site excellent, Militant du Goût, qui propose beaucoup de bonnes idées pour utiliser tous ces produits.

Je découvre le Finistère

On continue maintenant avec le 29, le Finistère. Il faut que je fasse un maximum d’efforts, parce que c’est la maison de l’un de mes blogueurs préférés — si vous ne connaissez pas Jours d’humeur, visitez-le. Non, mais sérieusement — tout de suite ! En tout cas, le Finistère est le département le vingt-quatrième plus peuplé, et les habitants s’appellent finistériens. C’est notre deuxième séjour en Bretagne.

Le nom Finistère vient de « fin de la terre », et c’est carrément le cas vers l’Atlantique. Pour l’Hexagone. Tant que la Guadeloupe et la Martinique existent, c’est pas la longitude la plus à l’ouest, n’est-ce pas ?

En tout cas, on commence dans la préfecture, Quimper. Quelle chance pour nous — Quimper et ses alentours sont également intéressants ! D’abord, on visite la Cathédrale de Saint-Corentin (2 étoiles Michelin) dont je suis complètement bouleversé par leur collection de vitraux. Visitez Wikimedia pour en voir beaucoup plus que je peux vous montrer ici — c’est dingue ! Après, on visite le Musée de Beaux-Arts (2 étoiles) pour leurs collections d’art italien, espagnol, et flamand, et plus récemment, des décors des cafés bretons. Avant de partir, faites une balade le long des vire-court de l’Odet (2 étoiles, mais pas de photos sans droites). Au sud, on trouve la ville close de Concarmeau (2 étoiles), avec ses remparts du XIVe siècle. Au nord de Quimper, on trouve le beau village de Locronan, son église Saint-Ronan (2 étoiles) et la place en face de l’église (aussi 2 étoiles) , pleine de maisons de granit de la Renaissance.

On conduit maintenant vers le nord-ouest, jusqu’à la plus grande ville du Finistère, Brest. Mais avant d’y arriver, on arrêt à Crozon pour visiter le Pointe de Dinan (2 étoiles, à ne pas le confondre avec le Dinan dans les Côtes-d’Armor), avec son arche naturelle. On peut aussi visiter la presqu’île de Crozon (3 étoiles), mais à mon avis l’arche naturelle est plus intéressante. Nous sommes maintenant très proche à l’une des meilleures vues du Finistère, le Pointe de Penhir (3 étoiles). Ne ratez pas les trois rochers dans la baie.

Peut-être que l’on arrêt à Landerneau, pour visiter une exposition d’art contemporain au Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture (2 étoiles) — vérifie leur site pour l’horaire. On arrêt sans question au Calvaire de Plougastel (2 étoiles), une sculpture impressionnante du XVIIe siècle avec environ 180 personnages. À Plougastel, il y a aussi le Pointe de Kerdéniel (2 étoiles), mais j’ai envie de continuer à Brest. On y trouve un aquarium exceptionnel (3 étoiles) et un conservatoire botanique (2 étoiles) plein de plantes rares. On passe par le Château de Brest (0 étoiles), tout ce qui rest de la ville d’avant-guerre, à cause de nos amis allemands, et on conduit sur le Pont de Recouvrance (0 étoiles) avant de visiter le Musée national de la Marine (1 étoile) dans une part du château.

On suit la côte nord pour finir en visitant Roscoff et Morlaix. Roscoff est célèbre pour ses oignons AOP, et Morlaix est une commune qui date du temps romain. On visite la Maison des Johnnies à Roscoff pour apprendre l’histoire des fermiers qui voyageaient en Angleterre tous les ans pour vendre leurs oignons. À Plouezoc’h, on prend un bateau pour visiter le Château du Taureau (2 étoiles), située au milieu de la belle Baie de Morlaix (2 étoiles). Je suis toujours un corniaud pour tout ce qui concerne les viaducs, alors on finit à Morlaix avec une visite à leur viaduc du XIX siècle (1 étoile).

Qui sont les personnages les plus connus du Finistère ? Il y a le réalisateur Alain Robbe-Grillet, le footballeur Gonzalo Higuain, l’ancien Ministre de la Défense Charles Hernu (qui a coulé le bateau Rainbow Warrior de Greenpeace), et le fondateur d’E. Leclerc Édouard Leclerc.

Quoi manger dans le Finistère ? On se régale ! La Bretagne est très bien connue pour tous genres de crêpes, de blé noir ou de froment, ou même sucrées. En viandes, il y a le kig-ha-farz, un peu comme un pot-au-feu, et le ragoût bigouden, plein de lard, de saucisses, de chou, et de carottes. (M. Descarottes veut que je fasse ce plat, mais comme les cassoulets, il y a trop de viandes pour une personne.) En tant que département côtier, on y trouve tous genres de fruits de mer et de poissons, comme les cassolettes de Saint-Jacques et crevettes ou la soupe à la tête de congre (c’est pour vous). Mais les desserts — oh, je suis à la maison ! — le farz buan (comme le far breton), le gâteau breton, le kouign-amann, les palets bretons au caramel au beurre salé, les crêpes dentelles… punaise, j’ai un rendez-vous chez le médecin la semaine prochaine. Mais après les tests sanguins, on mange !

Je découvre l’Eure-et-Loir

On revient maintenant dans la région Centre-Val de Loire, dans le 28, l’Eure-et-Loir. C’est le département le cinquante-septième plus peuplé et les habitants se nomment euréliens. C’est notre deuxième visite dans la région après le Cher (au moins, dans le Tour — j’ai déjà visité le Loiret).

On commence encore dans la préfecture, Chartres. QUELLE CATHÉDRALE ! Notre-Dame de Chartres (3 étoiles Michelin) date du XIIe siècle, et est un magnifique exemple d’architecture gothique. Ne ratez surtout pas ses vitraux, appelés par Michelin « la plus importante collection de France ». Pendant que nous sommes là, nous visitons aussi le Centre international du vitrail (0 étoiles), le seul musée de son genre en France, consacré aux vitraux. Parce que l’on est toujours obsédés par la SGM, on arrête pour lire l’histoire de La Tondue de Chartres, symbole de la libération en 1944, et l’histoire de Jean Moulin, héros de la Résistance. En dehors de Chartres, on visite maintenant Maintenon, pour son beau château (1 étoile) et son aqueduc (1 étoile) de Louis XIV, qui voulait « parvenir les eaux de l’Eure jusqu’aux fontaines de Versailles ».

Après Chartres, on conduit vers le sud, à Châteaudun pour voir leur château des XVe-XVIe siècles (2 étoiles). C’est connu pour être chez Jean de Dunois, « le bâtard d’Orléans » et ami de Jeanne d’Arc. Ne ratez surtout pas les statues de sa Sainte-Chapelle (il y en a 15). Un peu plus loin au sud-ouest, on trouve la Domaine de Montigny-le-Gannelon (1 étoile), un château de la Renaissance, avec de jolis jardins. Puis, on conduit au nord pour visiter le village Illiers-Combray, où le jeune Marcel Proust a passé son enfance. Il y a un musée consacré à Proust dans l’ancienne maison de sa Tante Léonie.

Notre tour est presque fini. On continue vers l’ouest, à La Ferté-Bernard, pour visiter l’Église Notre-Dame-des-Marais (2 étoiles), avec de nombreux bustes en relief et des verrières du XVIe siècle. Au nord, on passe par le Manoir de Courboyer (1 étoile), qui fait partie du Parc Naturel Régional du Perche, et on finit par passer le reste de la journée dans le parc (1 étoile)

Qui sont les gens les plus connus de l’Eure-et-Loir ? Nous avons déjà parlé du soldat Jean de Dunois. L’Eure-et-Loir est aussi le lieu de décès de plusieurs rois de France (ou des Francs), dont Hugues Capet et Philippe VI. Henri IV, le premier roi Bourbon, fut sacré en la cathédrale de Chartres (le seul !). Le château de Maintenon appartenait à Françoise d’Aubigné, connu sous le nom Madame de Maintenon, dernière épouse de Louis XIV. C’est pas chez Marcel Proust, mais il y vivait pendant sa jeunesse. Françoise Rosay, l’une de mes actrices préférées, y est inhumée.

Quoi manger en Eure-et-Loir ? Il y a des plats locaux de Chartres, comme le rata beauceron, un ragoût de pommes de terre, de la poitrine de porc, et d’oignons, et la poule au pot, lié au roi Henri IV. La baguette retrodor, connue partout en France, est originalement de Chartres. En dessert, il y a le cochelin, une pâtisserie en forme de garçon, et le Mentchikoff, un bonbon au gianduja, après un prince russe. Il n’y a pas de produits AOP du département, mais il commence récemment à élever des vignes pour produire à nouveau des vins, dont du champagne. (Je plaisante — c’est carrément du vin pétillant !)

Je découvre l’Eure

J’avoue, rien ne me plait comme revenir en Normandie. On continue avec le 27, l’Eure. C’est le département le quarante-deuxième plus peuplé, et les habitants se nomment eurois. C’est seulement notre deuxième séjour en Normandie., mais je suppose que j’ai triché par ayant déjà visité la Seine-Maritime dans la vraie vie. Je ne m’excuse pas.

On commence comme souvent dans la préfecture, Évreux. Ils ont une cathédrale, Notre-Dame (2 étoiles Michelin) qui date au Xe siècle bien qu’elle ait eu besoin de plusieurs siècles pour construire ; on y trouve donc plusieurs styles d’architecture. On y trouve aussi le Musée d’art, histoire, et archéologie (2 étoiles), dans un ancien palais épiscopal de 1500, avec des collections gallo-romaines et d’art plus moderne. On remercie nos amis allemands pour avoir raté la Tour de l’Horloge (0 étoiles), du XVe siècle, quand ils ont détruit beaucoup de la ville. Finalement, on visite l’Église Saint-Taurin (0 étoiles) pour voir la châsse de Saint-Taurin, en argent et émaux

Mais on a hâte de voir le reste de l’Eure, parce que c’est plein de beaux villages et d’autres trésors. On commence au Plessis, au sud d’Évreux, pour voir la Côte des Deux-Amants (2 étoiles). Selon la légende :

Edmond, un jeune écuyer, sauve la belle Caliste, la fille de son maître le Baron Rulphe (Seigneur de Pont-Saint-Pierre) de l’attaque d’un sanglier. Edmond demande la main de celle qu’il aime. Le Seigneur y consent, à une condition : « Vois la hauteur de ce mont escarpé. Gravis-le en portant ta bien-aimée ». Edmond se soumet à l’épreuve. Mais, succombe à l’effort. La jeune fille, désespérée, succombe à son tour.

Source

Puis, on conduit vers l’est, au village de Giverny, chez Claude Monet. Sa maison et ses jardins (2 étoiles) sont les stars du village, mais il faut aussi visiter le Musée des impressionnismes (1 étoile) pour des expositions qui changent fréquemment. Puis on conduit à la ville de Vernon, pour voir la Collégiale Notre-Dame de Vernon (1 étoile) et sa façade impressionnante en forme de rose.

On est presque fini — dommage, parce que l’on peut continuer pendant des jours. On traverse la Seine vers Les Andelys, pour voir le Château-Gaillard (2 étoiles), ancien château du roi Richard Cœur de Lion (on a déjà trouvé son cœur à Rouen). Pendant que l’on est là, on visite aussi la Collégiale de Notre-Dame des Andelys (1 étoile), une église façon Renaissance. Au nord, on trouve les ruines de l’Abbaye de Fontaine-Guérard (1 étoile), et on finit par visiter la Forêt de Lyons (2 étoiles) à Lyons-la-Forêt — ne me regardez pas comme ça, c’est l’adresse ! — où on trouve 10 000 ha d’arbres avec souvent plus de 20 m de hauteur et des châteaux comme celui de Vascoeuil.

Qui sont les personnages les plus connus de l’Eure ? Bien sûr, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion à cause de son château, et Claude Monet, le peintre célèbre. Mais aussi le peintre Nicolas Poussin, le compositeur Maurice Duruflé, mon héros le pâtissier Gaston Lenôtre, le journaliste Henri Gault (l’un des fondateurs du guide Gault et Millau), et le cible fréquent du Canard Enchaîné, Bruno Le Maire.

Quoi manger dans l’Eure ? Nous sommes toujours en Normandie, alors vous savez déjà que ça veut dire la pomme sous toutes ses formes — du jus, du cidre, du Calvados, et du pommeau. (J’entends parler que l’on peut aussi manger des pommes crues, mais c’est juste une rumeur.) Il y a plus de Calvados dans le Calvados, bien sûr, mais en fait, il y a aussi une distillerie dans l’Eure. On y trouve beaucoup de fromages AOP — Camembert, Livarot, Pont-l’évêque. On ne peut pas oublier la sole normande, un plat si célèbre qu’il est devenu le nom du resto dans La cuisine au beurre (et ce dernier, un livre pour les enfants). En dessert, la tarte normande, la teurgoule (une sorte de riz au lait), et le flan normand, comme le flan pâtissier, mais aux pommes. Oui, je ne manque PAS d’idées pour ce dîner !

Je découvre la Drôme

On continue le tour avec le 26, la Drôme. C’est le département le cinquante-deuxième plus peuplé et les habitants se nomment drômois. C’est notre cinquième visite en Auvergne-Rhône-Alpes, et après le Cantal et l’Ardèche, j’ai de grands espoirs. (Faut peut-être que je revienne dans l’Ain et l’Allier, je n’ai vraiment pas trouvé mon style à l’époque.)

Comme d’habitude, on commence avec la préfecture, Valence. Cette ville ne manque pas de patrimoine, mais quand on est là, il faut commencer avec la nature, parce qu’ils ont des lieux incroyables. Mais on va conduire de l’Ardèche pour commencer. Allez donc à Tournon-sur-Rhone d’abord, pour prendre la Corniche du Rhône (3 étoiles Michelin) vers Valence. Sur cette route magnifique, il y a des vues incroyables. Passez par la montagne de Crussol (2 étoiles) et son château pour plus de vues époustouflantes.

En ville, on commence avec Le Musée de Valence, art, et archéologie (2 étoiles), dont ses collections des écoles flamandes et hollandaises du XVe au XVIIe siècle et d’art français du XIXe siècle. Il y a beaucoup de gens d’origine arménienne à Valence, alors on visite le Centre du patrimoine arménien (1 étoile). On continue par La maison des têtes (1 étoile), où le nom vient de 4 sculptures sur la façade, plein d’expositions sur l’histoire de Valence. Finalement, on visite la Cathédrale Saint-Apollinaire (0 étoiles)

En dehors de Valence, on visite plusieurs villes connues pour leurs produits. D’abord, on va à Romans-sur-Isère, pour visiter le Musée international de la chaussure (1 étoile). Dans les années 70s, la ville était connue pour les marques de luxe comme Kélian, Charles Jourdan et Clergerie (seulement cette dernière est encore fait à Romans-sur-Isère). On peut également visiter des ateliers à la Cité de la Chaussure. Passez aussi par la Collégiale Saint-Barnard (1 étoile), une église de la XVIe siècle.

On passe maintenant à Montélimar, chez le nougat. Malheureusement, grâce à un commentaire de mon lecteur Bernard, j’ai acheté de ce nougat avant de quitter la France. Pourquoi malheureusement ? PARCE QUE C’EST DÉLICIEUX ET MAINTENANT JE SUIS ACCRO ! (Heureusement, cette marque, Trois Abeilles, est disponible chez moi grâce à myPanier.)

Ça vient de Nougats Chabert et Guillot

Alors, on commence au Musée du Nougat, aussi la plus vieille fabrique à Montélimar. Mais il faut être sûr que l’on trouve le meilleur nougat, alors on passe aussi par Diane de Poytiers, Nougat Doulce France, et l’usine de L’artisan Nougatier, Avec nos achats de six nougatiers, il faut que l’on fasse du sport, alors on prend un tour du Château de Montélimar (1 étoile), du XIIe siècle. Ensuite, on visite le Musée de Montélimar (1 étoile), avec une grande collection de miniatures et de poupées, ou on se promène le long des allées Provençales (1 étoile).

Et ce sera une GROSSE erreur de rater Tain-L’Hermitage, chez plusieurs vins AOC, dont le Crozes-hermitage et l’Hermitage. C’est aussi chez la Cité du Chocolat Valrhona. Euh, Justin, vous nous avez dit que c’est en Ardèche, n’est-ce pas ? Ben oui, mais c’est le site de tourisme d’Ardèche qui m’a trompé !

Alors, faut visiter encore Valrhona (1 étoile), puis continuer à prendre un tour sur le Petit Train des Vignes pour visiter 3 vignes et déguster leurs vins.

Qui sont les personnages le plus connus de la Drôme ? Il y a d’abord la cheffe Anne-Sophie Pic, qui a un restaurant avec 3 étoiles à Valence , Jean Aurenche, le scénariste de La traversée de Paris, le créateur Charles Jourdan, et le physicien Augustin Fresnel, connu pour l’optique (j’ai étudié le Principe de Huygens-Fresnel à l’université).

Quoi manger en Drôme ? D’habitude, je ne recommande jamais des restaurants, parce que je ne les ai jamais goûtés, mais une amie qui habite à Lyon jure que Joe A Les Crocs vaut la peine de conduire 100 km ! En plus, c’est de la cuisine américaine ! Mais nous sommes des chauvins français ici, alors on veut des spécialités régionales. Il y a du nougat, bien sûr, mais aussi la daube dauphinoise, la daube provençale, la défarde, un plat aux tripes d’agneau, et le gratin de pommes de terre dauphinois. En dessert, on y trouve la couve de Crest, une galette pleine d’écorces d’orange, la croquette aux amandes, et de nombreuses recettes au nougat, comme la crème au nougat. Il y a beaucoup de fromages locaux, comme le picodon, le bleu de Vercors-Sassenage, et le banon. Il y a aussi de truffes noires et d’olives de Nyons AOP. Carrément, on mangera bien en Drôme !

Je découvre le Doubs

On continue notre tour avec le 25, le Doubs. C’est le département le quarante-neuvième plus peuplé, et les habitants se nomment doubiens ou doubistes.

Avant Jésus-Christ, le Doubs était peuplé par des gens gaulois, les Séquanes. Peut-être que vous avez entendu parler d’un livre de Jules César, Les commentaires sur la Guerre des Gaules ? Dans le Doubs, il a vaincu les Séquanes sous leur chef, Arioviste. Pendant le Moyen-Âge, le Doubs faisait partie du duché de Bourgogne, et depuis 1678, il fait partie du royaume de France, puis la république.

On commence comme souvent dans la préfecture du Doubs, sa plus grande ville, Besançon. Il ne faut surtout pas rater la citadelle Vauban (2 étoiles Michelin), classée au patrimoine de l’UNESCO. Construite au XVIIe siècle, elle accueille maintenant 3 musées : le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon (1 étoile), le Musée comtois (1 étoile), et le Muséum de Besançon (1 étoile), consacré à l’histoire naturelle. Il y a aussi un autre excellent musée à Besançon, le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie (2 étoiles). Grâce à ces 4 musées, on peut explorer beaucoup de l’histoire et la culture de Besançon. (Mais disons que l’on ne trouvera pas DEUX photos de M. Pétain sur ce blog.)

Je pourrais écrire pendant des jours sur Besançon, mais dans le Doubs, on trouve aussi mon herbe à chat, ce qu’ils appellent le « Pays Horloger ». Avant de partir de Besançon, on visite le Musée du Temps (1 étoile), situé dans le Palais Granvelle (1 étoile) du XVIe siècle. On y trouve plus de « 1 500 montres, ébauches et boîtes ». (Savez-vous ce qui veut dire « ébauche » en horlogerie ? C’est la partie mécanique.) Puis, on va à la ville de Morteau pour le Musée d’Horlogerie et le Musée de la Montre. Il y a aussi de beaux sites naturels là-bas, surtout le Saut du Doubs (3 étoiles) et le Roche du Prêtre (3 étoiles), d’où on peut regarder la Cirque de Consolation (2 étoiles) et la vallée du Dessoubre.

Je ne crois pas que je fasse ça, mais on est tellement proches, alors : si vous êtes comme moi, grand fan de l’horlogerie, sautez la frontière suisse et visitez aussi le Musée international de l’Horlogerie (2 étoiles) à La Chaux-de-Fonds, et peut-être aussi le Musée d’Horlogerie du Locle (1 étoile). La collection du Musée international est pleine de pièces maîtresses. Et Le Locle reste l’une des villes les plus importantes pour l’horlogerie de nos jours — c’est la maison d’Ulysse Nardin, de Tissot, de Zénith, et de Montblanc. Je ne vous conseillerai JAMAIS de visiter l’Allemagne quand on est en Alsace, et je blâme le guide Michelin pour m’avoir montré ces tentations, mais je ne peux pas résister. Je me sens comme un traître.

On retourne dans le Doubs (sans avouer que l’on a voyagé en Suisse) pour deux escales de plus. D’abord, on visitera le pays Montbéliard. On commence avec une visite dans un musée très spécial pour moi — l’Aventure Peugeot (2 étoiles) ! Les voitures de Peugeot n’ont pas réussi aux États-Unis quand j’étais jeune, mais les moulins Peugeot sont très prestigieux. Voilà ce que j’utilise dans ma cuisine depuis une décennie :

Ouais, je suis fan !

On peut acheter beaucoup de choses que je n’ai jamais vues dans leur boutique. Après, on visite le château des ducs de Wurtemberg (0 étoiles), où on trouve un musée avec des collections sur l’histoire naturelle, la présence gallo-romaine dans la région, et l’histoire de Montbéliard. Peut-être que l’on visitera l’usine de la Société Cristel pour acheter des casseroles 100 % fabriqués en France. On finit par visiter la Saline Royale d’Arc-et-Senans (2 étoiles) pour son architecture incroyable, et la Grande Saline à Salins-les-Bains (2 étoiles) pour apprendre l’histoire du sel en France.

Qui sont les personnages connus du Doubs ? Oh, c’est une liste impressionnante ! L’auteur Victor Hugo et les Lumière, inventeurs, sont tous nés à Besançon. Le peintre Gustave Courbet est venu d’Ornans, près de Besançon. John Acton, grand-père du célèbre homme politique Lord Acton, est né à Besançon ; aussi l’anarchiste Pierre-Joseph Proudhon qui a dit « La propriété, c’est le vol ! » (nos gouvernements sont évidemment bien d’accord avec lui). Trop de Peugeot pour compter, et le réalisateur américain Frank Darabont est né à Montbéliard. C’est pas un crédit, à mon avis, mais le « héros » de l’un de mes romans moins préférés, Julien Sorel du Rouge et le Noir vient aussi du Doubs.

Quoi manger dans le Doubs ? D’abord, deux de mes fromages préférés, le Comté et le Morbier. On peut y suivre la route de l’absinthe. En plat principal, on y trouve l’escalope de veau comtoise, la carpe grillée, la potée comtoise, et le râble de lièvre à la jurassienne. Pour quelque chose de différent, il y a un genre d’omelette aux pommes, les crâpés, ou un plat aux champignons, la croûte aux morilles. En dessert, il y a le gâteau de ménage, le gâteau de fête, et l’omelette soufflé au kirsch.

Je découvre… la France !

J’ai beaucoup de travail pour organiser mes centaines de photos. Pendant ce temps-là, j’ai quelque chose de spécial pour vous.

Je rêve d’un été français

Un été parfait

Où rien ne pourra m’arriver

Et tu verras

Qu’un jour dans notre vie

On nous illuminera

Qu’un jour dans nos esprits

Le rêve continuera

Que nous nous emporterons

Vers nos célébrations

Qu’une nuit dans notre vie

Nous nous illuminerons

Je découvre la Dordogne

On retourne maintenant en Nouvelle-Aquitaine pour la cinquième fois, mais c’est drôlement notre première visite en la vieille Aquitaine. La Dordogne, le 24, est le département le cinquante-septième plus peuplé et les habitants se nomment également Périgourdins, Périgordins, Dordognots, et Dordognais.

D’où vient le nom « Périgourdins » ? Il y a deux mil ans, il y avait un peuple gaulois appelé les Pétrocores. Ils vivaient dans la territoire qui est devenue la Dordogne. On peut voir la relation entre Pétrocore et Périgord, mais c’est pas clair que le mot original signifie.

C’est difficile de choisir où commencer en Dordogne. Le département a 10 villages classés parmi les plus beaux villages de France ! Même Topito, qui se moque de tout, ne peut que l’admirer ! Mais on va quand même commencer avec la préfecture Périgueux, parce que c’est pas seulement la plus grande ville (environ 30 000 d’habitants), mais c’est aussi l’une de 3 villes classés « d’art et d’histoire » dans le département !

Les Pétrocores donnent à la ville un héritage gallo-romain, et on commence avec le musée Vesunna, après leur ancienne ville (3 étoiles Michelin). L’autre grand trésor de Périgueux est la cathédrale médiévale (XIIe siècle) de Saint-Front (2 étoiles), reconstruite pendant le XIXe siècle. Ne ratez pas également le quartier Saint-Front (2 étoiles), plein de façades Renaissance. Le Musée d’art et d’archéologie du Périgord (1 étoile) mérite une visite pour ses collections médiévales et de Beaux-Arts. Finissez par visiter le Temple de Vésone (1 étoile), une autre ruine gallo-romaine, du IIe siècle.

Les deux autres villes d’art et d’histoire sont Sarlat, une cité médiévale, et Bergerac, connu pour ses vins (et un certain Cyrano). Le guide Michelin pense au voisinage de Sarlat, appelé Périgord noir, comme un grand incontournable de 3 étoiles. Il y a beaucoup de beaux lieux, comme le Vieux Sarlat (3 étoiles), dont la Cathédrale Saint-Sacerdos (1 étoile), et la Vallée de la Dordogne (3 étoiles). Près de Sarlat, à 10 km, on trouve les ruines du Château de Commarque (3 étoiles), et du Château de Castelnaud, dont un musée (2 étoiles). À Bergerac, il y a une grande Route des Vins avec 130 domaines, alors on commence au Quai Cyrano, un espace dédié à tous les vins. Choisissez quelques vignerons pour visiter ; le Château de Monbazillac (1 étoile) est très charmant. Pour quelque chose de différent, essayez le Musée du Tabac (1 étoile) !

Je peux passer des semaines en parlant des villages, alors je ne mentionnerai que deux, Beynac-et-Cazenac, avec un château incontournable (2 étoiles) et Domme, où on trouve la Bastide de Domme (1 étoile), des vieilles fortifications du XVe siècle.

Il faut finir par mentionner la grotte de Lascaux, pleine de peintures préhistoriques. On ne peut pas visiter la grotte elle-même. Il y a un musée au village de Montignac, où on trouve des reproductions des peintures de la grotte.

Qui sont les personnages les plus connus de la Dordogne ? Sans doute, LE plus connu est l’écrivain et soldat Savinien de Cyrano de Bergerac, connu grâce à la pièce de théâtre d’Edmond Rostand. Le chanteur Pascal Obispo, connu chez moi pour 1980, est né à Bergerac. Aussi, la chanteuse américaine Joséphine Baker y vivait pendant des années. Il y en a des centaines que l’on trouve sur Wikipédia, mais je ne les connais pas du tout.

Qu’est-ce que l’on mange en Dordogne ? Il y a le pâté de Périgueux, à base de foie gras, de porc et de truffe ; le boudin périgourdin, fait avec de la tête de porc (merci, mais vous pouvez le déguster pour moi) ; et la sauce Périgueux, à base de truffe. Comme leurs voisins corréziens, ils mangent aussi de la mique. Il n’y a qu’un fromage local, le trappe d’Echourgnac. Il y a plein de produits locaux : les truffes, les noix du Périgord AOP, la fraise du Périgord, et la pomme du Limousin AOP.

Je découvre La Creuse

Je me demande si je devrais écrire le « Je découvre » pour le 75 avant de mon voyage, et peut-être le 45 et le 76 aussi. L’idée était de rechercher ce que je voulais voir sans avoir visité. Je sais qu’il y a beaucoup plus de choses que je peux faire, alors je continuerai au moins avec le 23, la Creuse. Il est le département le deuxième moins peuplé, et les habitants se nomment creusois. Ça fait notre quatrième séjour en Nouvelle-Aquitaine.

Comme le Cantal, la Creuse est RURALE. Il n’y a qu’une commune avec plus de 10 000 habitants, la préfecture de Guéret. Il n’y a qu’une autre commune avec plus de 5 000 habitants, La Souterraine. Mais il faut visiter les plus petites communes pour voir la vraie Creuse !

On commencerai avec les très intéressants villages d’Aubusson et Felletin, maison de la tapisserie. On s’y trouve la Cité internationale de la tapisserie (2 étoiles Michelin), également un musée consacré à l’art de la tapisserie et un atelier pour la formation de nouveaux lissiers. Il y a aussi le Château de Villemonteix (1 étoile), du XVe siècle, où on se trouve une intéressante collection de tapisseries et de porcelaine. On peut aussi visiter la Manufacture Royale Saint Jean, avec de nombreux ateliers, de tissage, de peinture, et de restauration.Et à Felletin, visitez la filature de laines Terrade, pour voir comment les fils sont faits. Et ne ratez pas l’Église de Saint-Quentin-la-Chabanne, du XIIIe siècle.

Dans le Nord-Est de Creuse, on trouve plusieurs autres intéressants endroits. Mon préféré est la Tour Belvédère à Toulx-Sainte-Croix — avec « une vue panoramique exceptionnelle de 100 km alentours s’étendant sur sept départements ». On y trouve aussi le Château de Boussac (1 étoile), où se déroule le roman Jeanne de l’auteur George Sand. L’abbatiale et église Sainte-Valérie (1 étoile), originaires du XIe siècle, sont pleins de trésors religieux.

Qui sont les personnages les plus connus de la Creuse ? George Sand est certainement la plus célèbre, mais elle n’y est pas née. Le cycliste Raymond Poulidor, et le général (et compagnon de Jeanne d’Arc) Jean de Brosse y ont vécu. Il y a le cas étrange du mathématicien Jean-Pierre Portmanteau, dont on a un théorème de probabilité — mais ce monsieur n’est qu’un canular dans un cahier de texte de mathématiques ! Il y a plein d’autres mentionnés dans Wikipédia, mais ils ne sont pas connus en dehors de France.

Finalement, qu’est-ce que l’on mange en Creuse ? Pour la deuxième fois, après leurs voisins en Corrèze, il n’y a aucune recette locale sur Keldelice. Ils ne manquent pas de produits locaux, comme les myrtilles, la viande limousine, la bière, des fromages limousins — mais il n’y a pas de produits AOP ou AOC qui viennent de la Creuse. Comme en Corrèze, il y a un dessert local où la recette est un secret des boulangers locaux, appelé le gâteau creusois. Selon les locaux, ce gâteau vient d’une recette du XVe siècle, mais la recette était perdue, puis redécouverte en 1969. Ça serait la seule recette départementale, j’ai donc mes doutes sur la vérité de cette histoire. En tout cas, Internet ne manque pas de versions de cette recette, alors je vous en ferai une !