Archives pour la catégorie La première fois

Un livr sans un lettr

Un ami anglophone m’a récemment demandé si je connaissais un écrivain français, Georges Perec. J’ai dû avouer que je n’ai jamais entendu parler de cet homme. Il s’avère qu’il a écrit un roman avec une propriété intéressante — il manque complètement le lettre « e ». Il s’appelle « La Disparition ».

J’ai tout de suite dit, « Il faut que ce livre se déroule dans le passé ! » Et c’est plus ou moins le cas, même s’il aurait pu l’écrire dans le futur.

Le protagoniste s’appelle « Anton Voyl ». Je l’ai vérifié sur Politologue — il y a environ 1 300 Busch en France, comme moi, mais aucun Voyl. C’est juste pour la blague.

J’ai trouvé une copie en ligne, mais je ne veux pas vous donner le lien, parce que je n’ai pas trop de confiance que le site est sûr. Mais je vais vous partager des citations pour vous donner une idée de l’experience :

On peut voir qu’il doit tricher un peu avec tous ces personnages historiques. Qui appelle l’ancien roi « Caroli Magni » au lieu de Charlemagne ? Ou « Timour Ling » au lieu de Tamerlan ? Mais ces trucs sont moins trompeurs que son idée de remercier :

Thank you ?!! Moi aussi, je pourrais écrire un roman entier sans une lettre si je changeais de langue à chaque fois où la lettre est inévitable !

Mais je ne veux pas vous donner la mauvaise idée. Je n’ai pas encore lu tout le roman, mais il est parfois très drôle. Et je comprends que la manque d’une sert à quelque chose dans l’intrigue. L’auteur était inspiré par un roman en anglais, Gadsby, où la même chose s’est passé seulement pour que son auteur s’amuse. Dans le roman français, il y a apparemment des conséquences quand les personnages se rendent compte de la manque d’une lettre dans leurs vies.

Le héros s’appelle Bob Morane

Pendant que j’étais en France, j’ai dû poursuivre autant de mes influences que possible. Alors, j’étais certain d’acheter un livre d’histoires de Bob Morane, dont j’ai déjà tant entendu grâce à Indochine.

Mon plus cher rêve est de faire partie d’une foule comme celle-ci de leur film de concert, Putain de Stade (la musique commence à 4:10) :

La foule entière connaît toutes les paroles sur Bob Morane. Je n’ai jamais vu rien comme ça dans ma vie ! Mais bonne chance si vous voulez lire n’importe quel de ces livres ici. En tout cas, mon livre est le premier tome de l’intégrale de la bande-dessinée. Il commence avec une rédaction sur l’origine du personnage. Voilà, sa première aventure est aussi le début de la chanson. Égaré dans la vallée infernale…

On apprend du livre d’où vient son nom. J’avoue que ça m’a confus parce que le seul aventurier français que je connaissais s’appelait aussi Bob — le mercenaire Bob Denard. Il s’avère qu’ils n’ont rien en commun sauf leur surnom. Selon le livre :

Il [Henri Vernes, l’auteur] le baptise Robert Ujac, avant de changer d’avis. Il trouve que « Morane » sonnera mieux. De plus, ce nom symbolise parfaitement le courage du héros : c’est ainsi que l’on appelle en Afrique le guerrier Masaï qui a tué son premier lion. Enfin, la mode étant aux prénoms anglo-saxons, Robert devient « Bob ».

Rédaction de Jacques Pessis

Il y a aussi un nom de famille irlandais, Moran, et je pensais qu’il était possible que le personnage soit irlandais. Après tout, son ami Bill porte un nom bien écossais, Ballantine.

Il n’y a que trois histoires dans ce livre, et malgré être le premier tome, La vallée infernale n’apparaît pas. Je suppose que la bande-dessinée ne suit pas le même ordre que les livres originaux. Les méchants qui apparaissent dans la chanson n’y sont pas non plus, l’Ombre Jaune et Miss Ylang-Ylang. C’est pas clair s’il existe un méchant appelé « Kali Jones » dans les livres, mais il y a une histoire, La marque de Kali.

J’ai découvert qu’il y avait aussi un dessin animé dans les années 90s, sur Canal+. La générique est parfaite :

Je ne sais pas encore si je poursuivrai plus d’histoires de Bob Morane. Ces livres sont lourds, alors chers à livrer. Mais c’était au moins important de le trouver, et je suis heureux de l’avoir fait.

Les aventures du Capitaine Flam

Pendant que j’étais en France, j’ai acheté l’intégrale d’une série des années 70s, Capitaine Flam. Ce week-end, au lieu de mon film habituel, j’ai décidé de regarder les deux premiers épisodes.

Il y a 3 boîtes au-dedans de la grande boîte. On peut voir au dos des petites boîtes plus d’infos sur la série, dont son titre original en anglais, Captain Future :

Ça vient d’un magazine américain des années 40s, mais j’avoue que je le connaissais pas :

Couverture d’un numéro du magazine, Dessiné par Earle K. Bergey, CC BY-SA 4.0

J’ai dû regarder cette série parce que BEAUCOUP de mes amis l’adorent. Et pour ma part, je me suis lancé un défi — je vais tout regarder sans sous-titres. Si un enfant de dix ans peut tout comprendre, moi, je devrais faire la même chose. Après tout, c’est pas Les Tontons Flingueurs — il y a des noms inconnus, mais pas d’argot.

Il y a plus de 1400 minutes de vidéo dans la boîte, alors je ne parlerai de tout — ce sera ennuyeux, bien que je parle encore plus tard de la série. En ce moment, je partagerai juste quelques renseignements.

On commence avec le titre. Je parle japonais, et je peux vous dire que ça dit « Kyaputein Fyutchaa, » la romanisation des mots japonais ici. C’est écrit dans l’alphabet « katakana », que les japonais utilisent pour les mots étrangers.

Voici les crédits, écrit dans leurs deux autres alphabets, le « hiragana » et le « kanji ». Le katakana et le hiragana servent le même but — écrire les mots d’une façon phonétique. Le kanji est le système de dessins compliqués qui sert à représenter des mots entiers. Il faut apprendre environ 2 000 kanji pour lire un journal, alors la plupart de japonais n’arrivent pas à faire ça jusqu’à ce qu’ils deviennent lycéens. Pour cette raison, c’est commun de donner les hiraganas sur les lettres kanji — regardez ce que j’ai encerclé en rouge :

Je peux comprendre tout ce qu’ils disent, sauf les deux robots, qui parlent avec des voix métalliques :

Voyez-vous le jeune enfant ? Au début, Capitaine Flam refuse de lui permettre de rejoindre son équipe. C’est donc bien évident qu’il il se faufilera à bord de la fusée.

Tout ça se déroule dans un environnement bien familier.

En tout cas, je m’intéresse suffisamment à cette série que je sais que je la finirai !

Des dessins que j’ai ratés

Le jour de mon départ, je n’ai pas oublié d’acheter un souvenir que j’avais beaucoup voulu :

J’ADORE le dessin sur la couverture, et je mettrai le magazine en cadre quand je finis de le lire. Mais on commencera à la fin, dans le « cahier spécial » sur la pandémie.

Il y a 12 pages de dessins, et elles commencent au début de 2020. Je ne me suis pas abonné jusqu’au mois de septembre, et les premiers dessins du Canard n’ont pas apparus ici jusqu’en novembre. Alors, je vais partager des dessins — en couleur ! — du début de la pandémie, et aussi certains dont je ne me souviens pas.

OMD, on ne peut RIEN publier comme celui-ci aux États-Unis !

Les blagues sur les masques ont commencé tout de suite !

Le premier déconfinement est arrivé en France plusieurs mois avant les États-Unis. Souvenez-vous du slogan « Déconfinement, je reste prudent » ? Il me semble que le bon slogan était « Plus ça change, plus c’est la même chose » !

Cette question reste controversée aux États-Unis :

Notre Disneyland — à juste 20 km de chez moi — est resté fermé beaucoup plus longtemps que le vôtre :

Finalement, plusieurs confinements (ou reconfinements) plus tard :

J’ai déjà su que Le Canard Enchaîné est l’un des plus grands plaisirs de ma vie. Mais il y a toujours quelque chose de spécial à avoir la vraie chose en main.

On peut acheter le dossier ici.

Votre quotidien, mon Disneyland

La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer.

Sylvain Tesson

D’abord, je veux juste vous dire : APPRÉCIEZ ce que vous avez. Ah bon, on continue.

Pendant cet an dernier, j’utilisais tout le temps le site de Carrefour pour vérifier si les mêmes ingrédients étaient disponibles. D’ailleurs la FNAC, Pierre Hermé, et Picard, il n’y avait aucun magasin dont j’avais plus envie de visiter. J’ai donc pris beaucoup de photos de mon supermarché habituel avant de partir, pour faire une comparaison. Ici, je fais mes courses chez Ralphs. C’est un supermarché typique, et rien de spécial. Pour cet article, j’ai visité le Carrefour à 79 Rue de Seine, 75006 Paris.

Au début, il faut que je vous montre la vérité — il y a presque autant de ketchup chez vous que chez moi :

À gauche, Ralphs ; à droite, Carrefour

Pourquoi est-ce que je commence avec le ketchup ? C’est pourquoi je lis parfois des plaintes sur Quora (le plus grand site de rencontres pour râleurs dans le monde entier) qu’il n’y a rien que du ketchup dans nos supermarchés. Voilà un exemple. (En fait, je connais un peu l’auteure de cet article ; elle n’est vraiment pas une râleuse, ni menteuse, mais elle exagère un peu pour ses compatriotes. Ses photos sont de chez Walmart, pas un supermarché.) Elle parle aussi de la mayo et des pickles comme s’il y a des rayons entiers pour ces trucs ici. C’est vraiment pas le cas — les deux dans mon supermarché :

Voulez-vous savoir ce dont on en a beaucoup trop ? De la sauce barbecue — je n’ai rien trouvé chez Carrefour :

Ce qui m’a étonné chez Carrefour — il n’y avait pas plus de moutarde qu’ici. À Ralphs, c’est à côté du ketchup — et c’est pas si différent.

Une autre chose vraiment similaire, les rayons de confiture. Mais en France, Bonne Maman est quelque chose de quotidien — aux États-Unis, c’est une marque de luxe !

On tourne maintenant vers les bonbons. Il y a des choses en commun — les M&M, les barres de chocolat Lindt, mais il y a aussi beaucoup de différences. Il y a plus de tailles différentes pour les sacs aux États-Unis. D’abord, Ralphs :

Et Carrefour :

Je ne vais pas vous mentir. J’ai goûté des Carambar Fruits, et je ne les ai pas aimés. J’ai aussi acheté un sac des Petit Oursons Guimauve, mais je ne les ai pas encore goûtés. J’ouvre très lentement mes sacs de bonbons parce que j’ai tellement mal au cœur. Vous n’avez aucune idée.

S’il y a quelque chose qui me fait VRAIMENT mal au cœur, c’est le rayon magique, les biscuits. D’abord, nos déchets industriels :

Vous seriez surpris — cette photo ne manque pas trop de ce que vous trouverez ici. Juste quelques biscuits de Pepperidge Farm (pas mal, mais rien de spécial).

Je voulais en acheter un de chacun chez Carrefour :

Mais ce qui m’a le plus blessé :

Moi, je paye 6 fois ce prix pour les Napolitain aux États-Unis ! Je pleure encore juste à cause de me souvenir de ce moment.

Les viandes ne sont pas trop différentes. D’abord, Ralphs :

Puis Carrefour :

Les choses surgelées sont aussi similaires. D’abord, Ralphs :

Puis Carrefour :


Et s’il y a quelque chose dont mes amis français ont envie de visiter nos supermarchés, c’est les céréales. Voilà d’abord Carrefour :

Puis Ralphs :

Mais les beurres, oh non, je vais encore pleurer.

La moitié des « beurres » chez Ralphs sont en fait de la margarine. Vous savez déjà que j’ai conduit environ 120 km juste pour l’un des beurres chez Carrefour. Et les fromages ! Il n’y a RIEN comme ça ici :

Il y a des mois, j’ai fait cette photo avec l’aide de Photoshop. Ce sont les croissants de 3 supermarchés différents ici, dont Ralphs :

Toutes ces boîtes coûtent environ 5-6 €. Aucun croissant n’est comme ce que l’on trouve ici :

Lisez les panneaux sous les viennoiseries. Ils disent tous la même chose : « Viennoiserie au pur BEURRE AOP Charentes-Poitou ». J’ai acheté deux pains au chocolat pendant ma visite chez Carrefour. Ils étaient presque aussi bons que ceux de Moulin ici. Mais à Moulin, je paie 3,5 € le pain au chocolat. À Carrefour, 1,55 € pour les deux.

Écoutez BIEN ce que M. Tesson a dit au début de ce post. Pour vous, tout ça n’est que le quotidien. Pour moi, il n’y a qu’UNE chose que je n’échangerais pas contre le droit d’y faire les courses tous les jours.

L’exposition de de Funès

J’ai passé deux jolies heures à la Cinémathèque Française dès que je suis arrivé à Paris. Aujourd’hui, je voudrais partager ce que j’y ai trouvé. C’était le meilleur début que j’aurais pu vouloir, et je remercie mon lecteur Bernard pour m’avoir parlé de cette exposition.

Parce que les réseaux sociaux choisissent toujours la première photo, voici l’un de mes souvenirs préférés, le fameux uniforme :

Voilà la Cinémathèque :

De Funès est très connu pour ses grimaces et ses bruits drôles, alors l’exposition a commencé avec un mur plein de références :

Juste après, on y trouve un vieux projecteur qui appartenait à Louis de Funès.

Et voici quelque chose d’intéressant, un écran où on peut voir des exemples de tous les visages de de Funès :

Souvenez-vous des trois films Fantômas ? Bien sûr ! Voici une lettre que Louis de Funès à écrit à l’actrice Mylène Demongeot :

Et deux pages du scénario de La Traversée de Paris. Plus important, d’une scène avec Jambier :

Le carnet de sa service militaire :

On retourne au meilleur des films Fantômas (à mon avis), Fantômas se déchaîne. Voici un dessin pour le Citroën DS qui vole, et une partie de la voiture :

J’avoue, je ne comprends pas bien la fois où Coluche a essayé de gagner la présidentielle. Mais avec le costume de La Denrée, on trouve des affiches pour Coluche :

Pour accompagner le célèbre costume, une affiche originale de La Soupe Aux Choux :

Une petite histoire sur La Soupe Aux Choux. J’ai vu ce film-là le 6 août 2020. À l’époque, j’ai fait de la soupe aux choux pour mon dîner :

Mon amie, F, m’a demandé quel vin j’avais bu avec la soupe, et la réponse vraie était que je n’ai même pas pensé au vin. Puisque j’ai fait assez de soupe pour plusieurs jours, j’ai acheté une bouteille de vin français pour la première fois :

Je voudrais mentionner quelque chose de spécial. Les polonais ont une grande tradition d’affiches, et il y avait 3 de leurs affiches pour les films de de Funès :

Le Corniaud
La Grande Vadrouille
L’Aile ou la cuisse

De La folie des grandeurs, voici la machine infernale et la robe de la reine :

Et des Aventures de Rabbi Jacob, une réplique du costume de Rabbi Jacob, et sa barbe originale :

La baguette originale de Stanislas Lefort dans La Grande Vadrouille :

Faut-il vraiment que je vous dise ce que c’est ?

Et un autre trésor des Gendarmes, une partition de la marche, signé par Raymond Lefèvre lui-même. Avouez-le, vous sifflez cette chanson maintenant :

Et à la sortie, une affiche qui m’a dit que je fais partie du club, parce que moi, je comprends quoi veut dire « l’or de partir ». Mais où est Yves Montand ?

C’était toujours mon premier jour en France, mais après 30 films avec Louis de Funès, je me sentais que cette exposition était aussi mon histoire.

Ma chanson d’amour

Hélas, ce post est l’histoire de mon dernier jour en France. Je commencerai par dire que j’ai trouvé tout ce que j’avais espéré, et beaucoup de plus. Avant ce voyage, on aurait pu dire que je n’avais que des fantasmes, mais pas plus. Ce post est long, mais je vous conseille au moins de ne pas rater la fin.

Mon hôtel n’était qu’à 350 m du Panthéon, alors je savais dès le départ que je pouvais le visiter à la fin. Mais avant d’y aller, j’avais toujours des courses.

J’ai commencé par visiter le plus proche Carrefour pour acheter des bonbons, et pour un projet que je partagerai la semaine prochaine. Faut patienter, mais je vous promets que ça vous amusera beaucoup.

Exactement à 10h, j’ai fait la queue au bureau de poste. Pensiez-vous que j’ai oublié ma lettre à Indochine ? J’espère que mon rêve réussira.

Désolé, faut supprimer les codes QR. On ne sait jamais ce qui se passe sur Internet.

Ensuite, j’ai fait mes derniers achats chez Pierre Hermé. Je ne mange guère du petit déjeuner, mais après avoir attendu 24 ans depuis le jour où je l’ai découvert, je m’en fichais !

Le « shortcake Ispahan » n’est pas aussi bon que son macaron du même nom.

Finalement, le temps du Panthéon. J’étais dépassé par le moment. Je défie tous ceux qui aiment la France de lire les mots sur la façade sans les larmes aux yeux.

Aux Grands Hommes, La Patrie Reconnaissante

À l’intérieur, on trouve des scènes inoubliables de l’histoire de la Patrie. Bien sûr, on y trouve la vie de Jeanne d’Arc, la sainte patronne de ce voyage.

Un moment d’humour — le tableau de Charlemagne parle des mêmes choses que la première chanson de France Gall, les écoles !

On descend maintenant dans la crypte. J’admire tellement Louis Braille, alors j’étais content de voir un monument écrit avec son alphabet.

On y trouve aussi les Curie :

Et Voltaire, qui j’admire, sauf pour sa critique injuste de Leibniz dans Candide :

Et Dumas père, Zola, et Hugo :

Saviez-vous qu’il y a un prix littéraire très prestigieux aux États-Unis à l’honneur de Victor Hugo ?

Je voulais que mon dernier arrêt soit le même que la fin de Rabbi Jacob, alors j’ai pris le métro jusqu’à l’Hôtel des Invalides. En route, j’ai eu un coup de fil avec F, une amie à qui je dois tellement. Pendant toute l’année dernière, elle m’a soutenu, et m’a même aidé de corriger ce blog au début. Si je vous dis que l’un des buts de ce blog est de la faire rire, ce n’est que la vérité.

Rabbi Jacob, Slimane, moi voilà !

C’était déjà 13h, et mon vol décollera à 18h25. Est-ce que j’avais le temps pour vivre un dernier rêve ? Peut-être que vous avez remarqué que je cite souvent mon hymne, Un Été Français ? Le clip officiel se déroule à la Grande Arche de La Défense. Marche vite, Justin !

Je rêve de ce moment depuis la première fois où j’ai regardé cette vidéo-là. Ce n’est pas mon meilleur travail comme chanteur, mais c’est un moment bien authentique. C’est ma chanson d’amour.

La balade extraordinaire

Après mes visites à Versailles et au Louvre, j’ai eu encore trois heures avant une réservation tres spéciale dans un resto. Alors, j’ai fait une balade pour réussir à quelques de mes buts avec ce voyage.

Après être parti du Louvre, j’ai visité une boutique de Ladurée. Vous savez que j’adore les macarons — je fais certainement beaucoup — alors je ne pouvais pas rater celle-ci :

Je dois vous dire — j’ai encore beaucoup à apprendre sur les garnitures, mais mes coques sont déjà TRÈS similaire à celles de Ladurée. Pas du tout proche de celles de Pierre Hermé, mais je suis parti de chez Ladurée bien satisfait que je suis sur la bonne route.

Après Ladurée, je suis passé par le Centre Pompidou. Quand j’étais petit, ce bâtiment était la deuxième chose que je voulais voir après la Tour Eiffel. Deux rêves depuis longtemps pendant dix minutes.

J’ai continué par la Rue Rambuteau — je vous conseille de passer par cette rue ; c’est plein de boutiques et restos sympas — jusqu’à ce que j’arrive à la Rue des Rosiers. Pourquoi voulais-je trouver ce quartier ? C’est où Rabbi Jacob a dansé ! J’étais là pour chercher le bon lieu.

Le quartier a tellement changé, et il n’y a plus beaucoup de magasins juifs, mais ces photos vous donneront une idée de ce qui reste :

La rue des Rosiers est bien étroite, et j’ai passé par toute la rue. Enfin, j’ai trouvé mon erreur. J’étais au bon endroit spirituellement, mais selon Wikipédia, Gérard Oury lui-même a choisi de refaire le quartier à Saint-Denis :

La rue des Rosiers, trente ans après le film (elle avait en réalité été reconstituée à Saint-Denis, Gérard Oury appréhendant les problèmes de circulation lors du tournage).

Les Aventures de Rabbi Jacob — Wikipédia

En cherchant ce quartier, j’ai fait plusieurs découvertes tristes. Vous pouvez déjà imaginer ce que j’ai trouvé, mais ce post est pour mes moments heureux. On parlera plus tard de ce sujet.

Avant d’aller dans le métro pour ma dernière destination, j’ai passé par un magasin Picard. On n’a RIEN comme ça aux États-Unis, et j’ai du le voir !

Hélas, j’ai pris trop de photos et le propriétaire m’a sorti du magasin. Il n’a pas du tout arrivé à croire qu’un touriste s’intéresserait à un tel magasin.

Finalement, c’était le temps pour un dîner très spécial. J’ai pris le métro pour aller dans un resto de l’un de mes chefs préférés, Pierre Gagnaire. À Las Vegas, il a un resto appelé Twist, et c’est l’un des trois meilleurs de ma vie. Bienvenue chez Gaya (1 étoile Michelin) :

Voici la carte :

Moi, j’ai choisi la marinière de coquillages. Et la carte de desserts, d’où j’ai choisi les « Simone Amarelli » :

Tout était merveilleux, surtout le fromage Comté à 36 mois. J’adore le Comté, mais tout ce que je peux trouver ici, ne passe que 3 mois en cave. Je vais vous dire une autre histoire sur ce plat de fromages une autre fois. Vous serez fiers de votre pays.

Demain, la fin triste du voyage, mais il y aura plusieurs posts de plus pour parler de certaines expériences sur mon chemin. La France me manque tellement.

Jeudi, c’est donc Versailles et le Louvre

En 1969, il y avait un film américain, Mardi, c’est donc la Belgique (If It’s Tuesday, This Must Be Belgium). Avec un horaire aussi agressif que le mien, je me sentais plus ou moins comme ce titre-là. Tout s’est passé trop vite !

Je vous parlerai plus tard de mes mésaventures dans les transports publics parisiens ce matin-là. En ce moment, on parlera juste de la visite. Et quelle visite ! Même après avoir vu beaucoup de photos avant d’arriver, rien ne m’a préparé pour le premier aperçu de Versailles.

À l’extérieur, il y a une statue équestre du Roi Louis XIV. Avec un bâtiment comme celui-ci, pas surpris qu’il s’appelait le Roi Soleil !

Si j’ai une plainte sur soit Versailles soit le Louvre, elle est qu’il y a beaucoup de fenêtres à tous les deux, et le soleil se reflète des peintures. Alors, mes excuses pour les photos avec trop de reflets ici.

On commence dans l’entrée de Versailles, par la Chapelle Royale. Près de la chapelle, il y a un musée du château, avec de nombreux tableaux qui montrent l’histoire de Versailles.

Bien sûr, tout le monde connaît la galerie des glaces :

Voici les chambres du Roi (à gauche) et de la Reine (à droite) :

Mais presque la moitié du château est consacrée à Napoléon et l’histoire de la France, et avec raison. Y a-t-il une histoire plus glorieuse parmi les nations ? Je le doute. On ne peut être que fier de la France quand on regarde la galerie des Batailles :

On y trouve aussi beaucoup de bustes de grands hommes. Il y a tellement d’hommes que j’admire, surtout Michel de Montaigne, et le Maréchal Ney :

Dans la salle de l’Empire, j’ai trouvé une peinture complètement inattendue, Le Premier Consul Passe Les Alpes, par Jacques-Louis David. J’aurais deviné qu’elle était au Louvre. Bien sûr, il y a 5 versions, et celle-ci n’en est qu’une, mais pour moi, ça reste toujours l’un des moments les plus spéciaux de la semaine.

On passe maintenant à l’extérieur pour une visite trop brève au jardin. Je n’ai pas pu visiter les Trianon (à cause de mon horaire ; ils n’étaient pas fermés). J’aurais bien aimé y passer plus de temps.

J’ai dû vite aller au Louvre, parce que mon billet était pour 14h. Si on a plus d’une demi-heure de retard, on perd sa place.

Je dois vous dire la vérité. Je suis devenu grand chauvin français, et je ne critique rien fortement, mais j’aurais préféré passer plus de temps à Versailles. Je ne regrette pas du tout d’avoir visité le Louvre, mais à mon avis, le musée des Offices à Florence et les musées du Vatican sont toujours de meilleurs musées. En tant que collection de peinture française, il n’y a rien de mieux, mais les italiens ont la chance d’avoir encore plus de grandes peintures de la Renaissance Italienne. Et franchement, ce qui se passe avec La Joconde est probablement inévitable, mais ce n’est pas du tout comment je veux voir les meilleures peintures.

J’avoue, je m’attendais à ne pas aimer la pyramide, mais c’était pas mal. Le palais du Louvre lui-même est très élégant.

J’ai commencé avec la collection de sculptures grecques et romaines :

Un régal spécial est la Victoire de Samothrace :

Comme j’ai dit, il n’y a pas de collections de peintures françaises mieux que celle-ci. Je n’arrive pas encore à croire que j’ai pu voir Le Radeau de la Méduse et Le Serment des Horaces sans faire la queue.

Comme le tableau de Napoléon dans les Alpes, La Mort de Marat était un moment très spécial pour moi. David est l’un de mes peintres préférés depuis mes années au lycée.

Et quelle collection d’art française serait complète sans un tableau de Jeanne d’Arc, en ce cas par Ingres ?

Quelques autres de mes préférés :

Christ à la Colonne, par Antonello de Messine
Le Christ en croix adore par deux donateurs, par El Greco
Galerie de vues de la Rome antique, par Giovanni Panini

Il faut faire la queue pour juste un tableau, La Joconde. Tout le monde prend des selfies avec elle, alors moi aussi. Mais ça me dérange.

Il y a aussi de l’art du reste du monde, mais je ne trouve pas que c’est au même niveau que l’art européen.

Après presque quatre heures au Louvre, j’ai fait une balade inoubliable. Mais c’est notre prochain post.

Orléans, ville magnifique

Il y a des mois, avant de planifier ce voyage, j’ai dit que si j’avais l’opportunité, je choisirais l’une de Rouen, Orléans, et Amiens. Sans le concert d’Indochine, j’en ai pu choisir deux. Et c’était un choix facile, parce que j’ai de bons amis dans tous les deux, Rouen et Orléans. Pour protéger la vie privée de mon ami à Orléans, je l’appellerai C (la prochaine lettre, rien à voir avec son nom).

Vous avez une chance de deviner qui on trouve partout à Orléans, et ce n’est pas Mireille Darc.

Statue de Sainte-Jeanne-D’arc

Oui, c’est Sainte-Jeanne-D’arc, bien sûr. C et moi nous sommes retrouvés dans la gare, et tout de suite nous avons commencé avec un lieu très précieux pour Sainte-Jeanne, la Cathédrale Sainte-Croix (2 étoiles Michelin).

Après la cathédrale, nous sommes passés par l’ancienne Université d’Orléans où étudiait un jeune catholique appelé Jean Calvin (peut-être que ça aurait pu mieux se passer pour ses profs), et le beffroi, qui date des années 1450s. Selon un livre duquel on parlera plus en bas, le beffroi a coûté « 1264 livres, 17 sous, et 10 deniers parisis », suffisamment d’argent pour avoir acheté (à l’époque) 572 vaches, 969 porcs, ou « bien encore 37 788 poulets ». Mais les Orléanais ont préféré leur beffroi — et avec raison ! C’était, selon le même livre, « le symbole des libertés communales obtenues face au suzerain ». Il y a des choses plus importantes que du pain.

Ensuite nous sommes passés par l’ancienne maison de Jeanne d’Arc — hélas, une réplique des années 60s, l’originale avoir été détruite par les Allemands pendant la bataille de France en 1940. En face de la maison, on trouve aussi la tour Saint-Paul, construit au XVIIe siècle, tout ce qui reste d’une église du même nom, aussi détruite par les Allemands pendant la bataille de France. (Peut-être que vous avez remarqué que je ne suis pas grand fan des Allemands sur ce blog. Je ne m’excuse pas pour ça.)

Après ces monuments, on est arrivé sur la Place du Martroi, l’un des incontournables d’Orléans. Ici, on trouve la statue équestre de Jeanne d’Arc en haut de ce post. Un renseignement intéressant — « la statue est fondue à partir de vieux canons anglais », selon notre livre. Près de la Place, on trouve l’Église Saint-Pierre du Martroi, la seule construite avec des briques rouges à Orléans :

On continue à côté de l’église à l’Hôtel Groslot, l’ancienne mairie. On y trouve une autre statue de Jeanne d’Arc, fait par la princesse Marie d’Orléans, la fille du Roi Louis-Philippe, une sculptrice talentueuse. Faut-il vraiment que je vous dise qui l’a abîmée par des balles en 1944 ? L’hôtel a un joli petit jardin où on peut encore se marier (l’actuelle mairie est juste en face), et à l’intérieur, on y trouve de jolies décorations façon « gothique troubadour » (encore, selon notre livre).


Je veux que vous fassiez attention à cette peinture de Jeanne d’Arc dans l’Hôtel Groslot — vous pouvez lire que c’est un cadeau de l’empereur :

On a déjeuné chez La Dariole, un petit resto très sympa. L’andouillette de poissons de mer était vraiment excellente, et l’éclair aux framboises aussi :

Après le déjeuner, C m’a emmené au quai pour faire un tour en bateau de la Loire.

Et après ça, on est allés au Parc Floral de la Source (2 étoiles), nommé pour la source du Loiret. On y trouve aussi de beaux jardins et une serre aux papillons :

C et moi sommes allés dans une excellente boulangerie pour le goûter. Finalement, avant de partir, C m’a emmené chez Leclerc, ou j’ai fait des achats pour des DVDs et d’autres choses. J’ai trop acheté, et Air France m’a fait payer cher pour ma valise au retour. On parlera de ça plus tard !

Et le livre duquel j’ai parlé, et qui m’a aidé d’écrire ce post ? C’est un cadeau de C !

Je vous dis souvent — j’ai les meilleurs amis !