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L’horloge de Miyazaki

On a retourné à Tokyo de Kyoto hier, et je suis tellement en retard en écrivant, parce que j’ai passé tout le trajet sur le Shinkansen (le seul train du monde meilleur que la SNCF) en écrivant des cartes postales. Alors plutôt que mon récit du Musée national de Tokyo, aujourd’hui vous aurez une très petite vignette de Hayao Miyazaki, le célèbre réalisateur d’anime.

La chanson du jour, c’est « Tonari no Totoro » (Mon voisin Totoro) par Joe Hisaishi :

Juste à l’extérieur de l’hôtel Villa Fontaine Shiodome se trouve une horloge géante dessinée par Miyazaki-sama (l’honorifique plus haut que -san). Plus tôt, je vous ai montré cette photo prise pendant la journée :

Cependant, ce soir, notre dernier au Japon, bien qu’il pleuve, j’ai tourné un clip pour vous :

Désolé, mais des gouttes d’eau sont tombées sur mon objectif, et je n’ai pas osé les essuyer pendant le tournage, alors ce n’est pas le meilleur. Mais si on regarde attentivement vers le bas, surtout après 3:20, vous verrez quelque chose de particulièrement Miyazaki, des yeux qui ouvrent là où vous ne vous les attendiez pas.

Le temple de Senso-ji à Asakusa

Après le jardin de Rikugien, notre prochain arrêt a été le temple de Senso-ji. On dit souvent « le temple d’Asakusa », tellement le quartier s’identifie avec ce monument du bouddhisme. Il y a un sentier un peu comme de celui de Saint-Jacques-de-Compostelle, le Bandō Sanjūsankasho, et ce temple en fait partie.

La chanson du jour, c’est « Flowers Blooming in the Church » (Les fleurs qui poussent dans l’église) par Nobuo Uematsu :

En arrivant à la station d’Asakusa, il y a tout un marché aux puces et petits restos. J’ai tourné un clip pour vous donner un sens de l’ambiance :

On a mangé dans un petit resto, un « trou dans le mur » (hole in the wall) comme on dirait en anglais, où les sushis sont servis par tapis roulant. On prend ce dont on a envie, et l’addition est calculée à la fin en regardant les couleurs des assiettes. J’ai tourné un clip de ça en plus :

Voici mes choix, du tamago (omelette japonais) et du thon. Plus tard, on parlera d’un plat de thon que j’aime tant que je vais essayer de le reproduire sur ce blog. Mais pour l’instant :

Il y a un portail géant dans le marché, pas loin du temple. Je ne suis pas sûr des caractères, mais ça ne dit pas Asakusa (浅草).

On tourne vers le temple. Ce bâtiment n’est pas le temple lui- même, mais plutôt une sorte de portail :

À gauche, il y a une pagode :

Après être passé sous le portail, il y a un autre marché juste devant Senso-ji, qui est en arrière-plan dans cette photo :

J’ai tourné un dernier clip dans cet endroit ; c’est bondé et bruyant, mais moins que le marché aux puces :

Vous avez peut-être remarqué un petit bâtiment au centre du chemin. C’est un brûleur d’encens. Moi, je ne suis pas trop fan de ces odeurs :

Voici la vue des marches en atteignant le temple :

Vous trouverez ces objets juste aux côtés des marches, mais je mentirais si je disais que je comprenais leur signification. Ça dit, même si je n’aime pas devoir le dire, veuillez rappeler que la croix gammée ici n’est pas le swastika allemand, et a sa propre signification en bouddhisme.

Voici un aperçu du plafond, avec des dragons et des bodhisattvas, les saints du bouddhisme. On va se plaindre que ce n’est pas une super analogie du tout, et cette personne aura raison, mais je ne suis pas experte.

La foule dans cette photo essaie d’atteindre un cloison qui sépare la foule de l’autel. Devant le cloison, il y a une boîte pour laisser des dons. J’y ai mis une pièce de 10 ¥ — pas grand-chose, mais pas rien — afin de vous présenter cette photo de l’autel :

Voici un détail du plafond de plus proche, l’une des bodhisattvas. Elle porte un chrysanthème dans les mains, une fleur très importante aux japonais.

À côté du temple principal se trouve plusieurs autres statues et autels. Celui-ci est un modèle de la pagode de Hokyoin-to, qui se trouve à Taito-ku, un autre quartier de Tokyo. Ku ne fait pas partie du nom du quartier — ça indique juste le niveau d’organisation.

Cette statue est le bouddha nommé Amida Nyorai, censé apprendre le bouddhisme aux âmes des mortes qui renaissent dans la Terre Pure (selon un panneau hors la photo ; je n’ose pas expliquer ça) :

Notre prochain arrêt sera le Musée national de Tokyo, où j’ai enfin atteint l’un de mes Graals personnels, une quête de 40 ans.

Le jardin de Rikugien

Après nos aventures à Ginza et à Akihabara, le lendemain a commencé avec une visite au jardin de Rikugien. En ou koen en japonais veut dire parc ou jardin, alors vous trouverez souvent des jardins dont les noms se terminent par -en, -koen ou bien -gyoen, tous des formes du même mot, 園. ([Le m’as-tu-vu est en pleine forme. — M. Descarottes]) Au fait, toutes les photos suivantes sont à plus haute résolution que d’hab. Profitez-en !

La chanson du jour, c’est « Costa del Sol » par Nobuo Uematsu :

Rikugien veut dire « jardin de six poèmes » (Pas d’article, bon ? Les japonais ne les utilisent pas.). Il a été construit pour le 5e shogun de la famille Tokugawa, Tsunayoshi (le seul que vous connaissez, c’est probablement TOKUGAWA Ieyasu, le 1er de la famille). On dit que le jardin reproduit 88 scènes célèbres de ces poèmes, mais comprendre la poésie japonaise, ça dépasse mes compétences.

On entre de la rue par cette porte :

Au guichet, j’ai fait une erreur. J’ai demandé « Otona san-ri, kudasai » (3 adultes, svp). J’aurais dû plutôt dire « Otona no kippu san-mai, kudasai » (3 billets pour adultes, svp). Otona = adulte, kippu = billet, san = trois, et kudasai = svp. Le mot après san change selon le truc que l’on compte — « ri », c’est pour des personnes, et « mai », c’est l’un de plusieurs pour des objets. Dans le japonais, il faut savoir comment s’adresser même aux objets. Pour un obsédé de la politesse comme moi, c’est l’une des choses les plus séduisantes de la langue. C’est aussi un cauchemar d’apprendre. Heureusement, la femme au guichet était ravie simplement de ne pas devoir tout faire en anglais — on va en parler. Ce voyage me fait pleurer que j’ai fermé cette porte en désespoir il y a 30 ans, même si je sais au fond que j’avais raison.

Passons à l’entrée après le guichet. Là, il y a une carte du parc entier ainsi qu’une ombrelle idéale pour les photos. J’en ai une de La Fille, mais vous connaissez les règles.

On va voir beaucoup d’hortensias (je suis complètement nul en plantes, et j’ai dû chercher le nom).

On passe par ce portail pour entrer :

À côté du portail, il y a deux plaques de pierre recouvertes d’écriture japonaise. Même après 1 semaine avec un dictionnaire Nelson, je n’aime pas mes chances. (Il n’y avait pas de traductions.)

On passe par un autre portail pour atteindre le jardin central, autour d’un lac comme dans la carte ci-dessus.

Voilà. Au fond à droite, vous pouvez apercevoir le « chaya » où on a bu du thé vert traditionnel. Cha = thé, et ya = magasin. (Ces mots peuvent signifier d’autres choses avec d’autres kanjis, alors ne me citez pas trop fortement, mais vous n’allez pas les voir souvent avec d’autres significations.)

Alors, regardez au centre de cette photo, avec un rocher en forme d’arche. La collection s’appelle « Horajima » (shima = île ; ça devient souvent « jima » en combinaison). L’arche s’appelle « Garyu-seki », ou « dragon accroupi ». Ryu veut dire « dragon », et tout à coup, les jeux vidéo Street Fighter et Ninja Gaiden s’expliquent mieux, non ?

Ce panneau dit en anglais simplement : « Faites attention. » C’est évidemment beaucoup plus compliqué en japonais !

Si on reste très silencieux, on peut regarder la faune de proche. Autrement, ayez un iPhone 15 Pro avec un objectif zoom, hihihi :

Au chaya, j’ai payé 1 000 ¥ (environ 6 €) pour un thé vert froid et un mochi à la pâte de haricots rouges :

Du chaya, on peut voir un petit pont vers l’île au centre du lac, mais c’est fermé.

Il y a d’autres ponts à croiser. Ki wo tsukete ! (Faites attention !)

Je ne sais pas comment s’appellent ces tours, mais elles sont impressionnantes :

Vers la fin du sens de la visite, il y a un autre chaya :

Le tour finit sur un petit bosquet de bambous.

À la recherche du bon marché

La chanson du jour, c’est « Boutique » par Nobuo Uematsu :

J’avais planifié d’écrire sur toute une journée à la fois. Mais à vrai dire, avec plus de 600 mots juste pour décrire la moitié de notre première journée, c’est mieux de les diviser en deux. J’ai beaucoup à dire sur Akihabara tout seul quand même, alors ça va.

Pour une chose, la bonne prononciation selon ce que j’entends dans le métro, c’est a-ki-HA-ba-ra, l’accent sur la troisième syllabe. Moi, j’avais toujours dit A-ki-ha-BA-ra, et j’avais tort. Autre chose, j’avais toujours cru que c’était le paradis des appareils électroniques. Je manquais CRUELLEMENT d’imagination !

En allant à Akihabara, on est passés par Kenele Stand, une chaîne de boutiques dans les stations de métro où on peut tenter sa chance avec des distributeurs de capsules (j’espère que Google m’a donné le bon mot — on ne parle pas de café). Il y a tout genre de prix là-dedans : des auto-collants, des porte-clés, des bonbons, des jouets, et ainsi de suite. Les japonais sont absolument fous pour ce genre de truc — Kenele Stand est peut-être le plus grand, mais la concurrence est rude !

La décoration dans les stations de métro est plus moi que même les stations parisiennes. À gauche, il y a une pub pour le dernier jeu de Yoshi (le dinosaure de Mario). À droite, un BD avec deux personnages inconnus pour moi, Koro et Maru. C’est mignooooooon.

Une fois à la Gare d’Akihabara, on se trouve vite devant le Versailles de l’électronique, Yodobashi-Akiba. C’est la vedette d’une chaîne de magasins, Yodobashi Camera (lien en japonais), où se trouve tout ce qui m’intéresse de la vie qui n’a rien à voir avec la cuisine française. Ce bâtiment a plus de 9 étages ; Yodobashi est installé « uniquement » dans les 9 premiers.

Filimages se moquera de moi pour ça, et je sais qu’il a raison, mais je n’ai vraiment plus envie d’un appareil photo SLR. J’adorais mon Contax argentique comme rien d’autre, mais l’investissement en objectifs était déjà de la folie avant l’existence de tant de tailles de capteur. Je sais que l’objectif de mon Panasonic LUMIX regretté était nul par rapport à mes anciens objectifs Zeiss, mais j’ai payé beaucoup moins cher pour le petit Panasonic.

Tout ça, c’est à dire que puisque aucune Mizuho ou Sayaka ne tombera amoureuse de moi, voici le plus grand coup de cœur que j’aurai eu au Japon :

La Fille peut vous dire que je pleurais en testant ce LUMIX L10 — j’ai adoré le viseur, c’était naturel dans les mains comme jamais avec mon ancien appareil Panasonic, la bague de mise au point m’a rappelé mon vieux Contax — et le capteur 4/3 aurait été une amélioration merveilleuse par rapport au capteur 1″ de l’ancien Panasonic. Le prix était super aussi — 1300 $ contre les 1500 $ que je payerais aux États-Unis (c’est pareil en Europe). Ça dit, la vérité, c’est que j’ai dépensé cet argent juste pour aller au Japon. J’ai fait le bon choix en le laissant derrière moi. Mais quel étage de merveilles :

Avant de quitter l’étage d’appareils photos, regardez ces petits jouets :

Tous sont là taille d’un porte-clés, mais fonctionnent réellement !

L’étage consacré aux équipements stéréophoniques était aussi intéressant, avec des trucs inattendus. Il y a 35 ans, mes premiers équipements venaient de la marque Kenwood, mais elle a quitté les États-Unis juste après 2000. Voilà, elle existe toujours !

Tout genre d’enceinte de la marque danoise Bang & Olufsen est là — à des prix 10-15 % moins chers qu’aux États-Unis !

Mais le plus grand régal pour nous deux (mon père ne voulait pas visiter le magasin), c’était d’aller à l’étage avec les jeux vidéo. On n’a vraiment rien vu qui n’est pas disponible mondialement — l’époque des titres exclusifs au Japon appartient vraiment au passé — mais la décoration et les produits dérivés ont coupé le souffle ! Voici les escaliers mécaniques :

À gauche, on voit de l’art du dernier jeu de Sonic, le hérisson. à droite, c’est Kirby’s Air Riders (le japonais dit Kaabii no Ea Raidaa, une translittération plutôt qu’une traduction, encore un exemple de comment l’anglais a pris sa place au-dessus du japonais dans leur culture).

Sur l’étage, il y avait quelques produits liés à Final Fantasy, mais je ne suis pas arrivé à en acheter, car honnêtement, je n’étais pas sûr de quoi faire avec. Le truc à droite, je crois que c’était un sous-main pour le bureau, mais je ne travaille pas avec ce genre de chose. Ces personnages, des deux côtés, sont dans un style dit chibi — petit et mignon, mais une caricature des versions « réelles ».

Je devrais m’intéresser à ce jeu à venir, Les Aventures d’Elliot, car il y a très peu de personnages avec soit mon prénom soit mon deuxième prénom, mais à vrai dire, je n’ai pas les réflexes dont on a besoin. Heureusement, Square ne m’a pas oublié, et un nouveau Final Fantasy au combat tour par tour (qui permet au joueur de penser) sortira cette année après 20 ans d’attentes.

On a finalement quitté Yodobashi pour explorer ses alentours. Juste à côté, il y a un couloir avec beaucoup de petits restos et boulangeries. « Jack in the Donut » était un nom hilarant — un « Jack in the Box » est un diable à ressort. Les donuts avaient l’air excellents ! Le « croissant taiyaki » est une pâtisserie japonaise, le taiyaki, fourrée de pâte de haricots rouges, mais avec de la pâte feuilletée à la place de la pâte traditionnelle. Et « Manneken » vend des gaufres belges — sûrement vous avez la réf !

On a fini par dîner chez McDo, parce que tout comme en France, La Fille voulait l’expérimenter ailleurs. Le kiosque promet un « Samouraï Mac », deux galettes de bœuf avec du fromage et de la sauce soja. Je voulais pleurer — non seulement c’était le meilleur thé que j’aie jamais bu chez McDo, mais les prix : 770 ¥, c’est environ 5 $, contre les 13,50 $ que je payerais pour un burger, des frites et un thé chez moi !

L’attaque de Gojira

La chanson du jour, c’est « Les Opprimés » par Nobuo Uematsu. On l’entend en promenant dans « Wall Market », le marché aux puces de Midgar (la grande ville de FF VII qui est vraiment un Tokyo fictif et dystopique). Wall Market, c’est une blague sur Walmart.

J’ai eu une vraie expérience du côté Midgar de Tokyo en prenant le chikatetsu (métro) pour aller vers le quartier Hibiya. Il y a des passerelles piétonnes suspendues près de notre hôtel, qui passent par cette horloge géante créée par Hayao Miyazaki, le célèbre réalisateur :

C'est une grosse horloge comme un réveil au centre, mais avec de petits bâtiments aux côtés qui pourraient bien venir d'un film tel que Mon voisin Totoro ou Le voyage de Chihiro.
Haute rés en cliquant

Mais quand on quitte le métro, sous un pont, c’est un Tokyo un peu sale, un peu pauvre, mais qui tente d’attirer votre attention avec des panneaux géants entourés de lumières. Ce resto de ramen pourrait bien se trouver à Midgar :

Il y a un panneau géant, presque la taille d'un étage avec le mot "RAMEN" en anglais, ainsi que les kanjis. Les lumières autour du panneau sont rouges. Il y a des bols de ramen en néons verts et marrons. Le premier étage, c'est le resto lui-même -- les prix sont bas (5-10 €), mais ça n'a pas l'air d'un endroit accueillant aux touristes.

Sûrement, vous connaissez tous le kaiju (grand monstre) nommé Godzilla. Il est largement connu seulement parmi les otaku (obsédés d’anime ou autrement de la culture japonaise), qu’en fait, c’est une mauvaise prononciation de Gojira, mais « god » veut dire « dieu » en anglais, et l’idée qu’un tel monstre est au niveau d’un dieu, ça lui donne l’air plus puissant, non ?

C’est ainsi que notre tout premier arrêt planifié, c’était pour voir la statue de Gojira devant le bureau de Toho, le studio qui produit ses films. Vous pensez que je plaisante, mais c’était la seule demande de mon père pour ce voyage. Bienvenue sur la place Godzilla !

C'est un place recouverte de plantes vertes avec un panneau qui dit "Godzilla Square". La statue de Godzilla est en haut d'un bâtiment en pierre marron, et derrière ça, il y a un gratte-ciel largement en verre.

Voici deux vues de plus proche de la statue — c’est en haut de l’entrée d’un garage, et on ne peut pas l’atteindre directement. Dans la deuxième photo, vous pouvez clairement voir le nom Toho.

On a pris le métro environ 2 km pour aller à Ginza, la capitale du « shopping » de Tokyo, de même façon que Rodeo Drive à LA, ou les Champs-Élysées à Paris. Voici un petit clip qui termine par une vue de Mitsukoshi, la plus vieille grande surface du Japon. La seule bonne comparaison est aux Galeries Lafayette Haussmann.

Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de photos de l’intérieur car il y a des panneaux partout pour l’interdire. Je fais une pause pour que vous puissiez arrêter de rire que le pays qui a donné les touristes japonais au monde pourrait se soucier de trop prendre en photo. C’est dommage, car il y a une super collection de produits artisanaux japonais au 7e étage. J’y ai fait un petit achat, mais c’est emballé jusqu’à ma rentrée.

Pour vous donner un peu de l’idée de Ginza, voici un autre clip du quartier. On peut y voir Coach, Boss, Prada et Cartier. On a aussi trouvé une boutique de Vacheron Constantin — vous comprenez maintenant à quel point c’est un quartier de luxe ?

Sur le toit de Mitsukoshi, il y a un petit jardin consacré au shintô. Là se trouve cette petite chapelle, dite Mimeguri. Il y en a une sur le toit de chaque Mitsukoshi.

C'est un petit autel avec un toit vert

Voici une vue de plus proche du panneau :

Panneau qui explique l'autel ; c'est une copie d'une chapelle ailleurs dans le pays

À côté, il y a une statue du genre « jizo », une icône de Dieu parallèle aux portraits de Jésus-Christ qui se trouvent dans les églises orthodoxes.

Statue "jizo"

Un moment émouvant pour nous se trouvait juste à gauche — une collection de petites statues jizo. J’expliquerai leur signification dans un billet à la fin du voyage. Disons qu’il s’agit de quelque chose d’important dans les jeux Zelda.

On a déjeuné chez Minori Cafe, aussi dans Mitsukoshi. Hélas, aucun prénom féminin ne m’a apporté plus de malheur de ma vie, mais La Fille voulait y manger. La soupe de kabocha (citrouille japonaise) et le thé étaient très bons ; le sandwich aux œufs et mayonnaise, beurk (il n’y avait que deux choix de sandwichs, et la formule comprenait un sandwich et une soupe).

Cette poubelle au café a une grosse faute d’anglais — c’est « comestibles » (nourriture), pas « combustibles » !

Notre prochain arrêt était la place Marunouchi, où se trouve la Gare de Tokyo. Moi voilà :

Et la gare, qui date de 1914 :

On est finalement passés par Akhibara, la capitale des trucs électroniques. Mais je finis ce post dans le métro en allant vers autre chose, et pour avoir assez de temps pour ça, on arrête ici.

Dépêchez-vous pour attendre

Bonjour de Tokyo ! Je suis à 7 heures en avance sur vous pendant ces vacances, mais pour garder ma séquence de jours de suite, je continuerai de publier au même moment par rapport au fuseau horaire californien. Alors, même si, le temps que vous vous réveillez, j’aurai déjà visité mes deux premiers arrêts. Plutôt que confondre les jours pour mes récits, le blog sera donc en retard d’où je suis.

La chanson du jour, c’est « Hurry! » (Dépêchez-vous) par Nobuo Uematsu :

Si vous avez un homme adulte dans votre famille, autre que moi, car je suis — je le crois presque 100 % sincèrement — le seul d’avoir atteint l’éclaircissement sur ce sujet et devenu le Bouddha du voyage ([Avec le ventre pour aller avec. — M. Descarottes])… il y a un obsédé dans votre famille qui croit qu’il faut non seulement arriver 3 heures à l’avance pour les vols domestiques, mais encore plus tôt pour les vols à l’étranger. « À cause de la sécurité, bla-bla-bla. » (On n’est plus 2002. Ça fait plus de deux décennies depuis la dernière fois où j’ai fait la queue pendant plus de 20 minutes, peu importe 1 heure.) C’est ainsi qu’à cause de mon père, nous sommes partis d’Elbe-en-Irvine à 11h pour aller à LAX (une distance de 50 km), pour un vol partant à 17h15.

Alors, quand nous sommes arrivés à LAX, il s’est avéré que le comptoir pour s’enregistrer chez All Nippon Airways (ANA) ne s’ouvre que jusqu’à 14h15. La bonne nouvelle et la mauvaise nouvelle ont donc été la même chose — nous ne pouvions pas déjeuner derrière la sécurité, mais la seule option devant la sécurité était quand même ce que l’on aurait choisi, W Pizza par Wolfgang Puck (pendant la grande majorité de ma vie, considère le meilleur chef aux États-Unis).

Les prix sont toujours de folie aux aéroports, mais cette fois, bien qu’une « cheese pizza » (au fromage et à la sauce tomate) coûte 22,09 $, le « spécial passager » était cette même pizza ainsi qu’un soda pour seulement 18,50 $. C’est le truc le plus proche d’un bon rapport qualité prix que vous trouverez dans un aéroport, et en fait, je suis grand fan des pizzas du chef Puck, même si j’aurais préféré la margherita. À vrai dire, deux pizzas entre nous 3 auraient suffi — nous nous attendions à de petits trucs insultants pour le prix, et ce n’est pas du tout ce qui s’est passé !

Moi voilà, assis chez W Pizza :

Moi dans un polo gris, avec la grande salle du terminal derrière moi. Il y a une plante vérité à ma gauche, et je ne regarde pas directement dans la photo car je me concentrais sur les contrôles pour la selfie.

Il y a tout genre de magasin intéressant dans le terminal international, à ne pas dire que les prix sont raisonnables si vous pouvez attendre. Par exemple, ce magasin ne stocke que du scotch Macallan, en général considéré le meilleur. La Fille ne m’a pas autorisé d’entrer.

Un resto rapide dit « Beecher’s Handmade Cheese » promet des sandwichs dont les fromage est « fait à la main » (d’où le nom). Selon son site, leur fromage dit « Flagship » passe 15 mois en cave. Peut-être que j’y serais allé si j’avais su — c’est mieux que les 2-3 heures de nos fromages typiques !

J’ai fait une crise cardiaque en voyant ceci :

Malgré étant une épicerie à LAX, pas en France, le panneau dit Relay.

C’est juste le nom ! Il n’y a aucun numéro du Canard ou sac de Savaroises là-dedans !

On peut y trouver des macarons de mauvaise qualité à des prix de folie — 4 $ chacun et la moitié sont brisés !

Les boutiques dites « Duty Free » sont sans impôts — mais vous payerez si cher là-dedans qu’il n’y a aucune économie ! Par exemple, les sacs de chocolats Ghirardelli à gauche coûtent 37 $ chacun, mais 25 $ au supermarché ! Ça dit, le panneau dit 2 achetés, 1 offert, alors avec 3, on réalise une petite économie. À droite, je ne connais pas le scotch Glengoyne. Mais 1150 $ pour une bouteille de 26 ans dans le fût ? Il fût vraiment l’aimer !

Dans l’avion, il y avait de belles vues de la Californie — à gauche, Los Angeles disparaît sous les nuages, à droite, on voit la côte près de San Francisco :

Voici nos deux repas ; le dîner, à gauche, était une sorte de poulet grillé ; le petit-déjeuner, à droite, était un curry au bœuf — on est loin de la viennoiserie ! Mais ke riz, c’est pire pour mon taux de glycémie qu’un croissant !

Nous sommes à un hôtel d’une chaîne nommée « Villa Fontaine ». Vous allez voir pendant les prochains jours exactement à quel point la France est prestigieuse ici — mais surtout, veuillez ne pas vous plaindre de l’authenticité. Sinon, vous risquez d’être gravement déçus !

Le japonais avec Duolingo

Je pars bientôt pour le Japon, alors on va se concentrer sur ce sujet pendant les deux semaines prochaines. Je vous promets que pas du tout comme mes mésaventures à Boston,quand je ne pouvais penser qu’à la France, vous n’entendrez parler que du Japon et de la culture japonaise. Il y aura quand même des liens — et si je vous disais que le mot japonais pour le pain, c’était « pan », pourriez-vous deviner d’où ça venait ?

Ah oui, je vous ai dit ça il y a trois ans. Alors je vous rappellerai l’autre truc que j’ai dit en même temps:

Mais on dit en japonais « arubaito » pour le boulot, d’après l’allemand « arbeit ». (Savez-vous où on trouve ce mot ? Je dis ça, je dis rien.)

En fait, je vais essayer de fermer la bouche sur la Seconde Guerre mondiale cette fois. J’avais un grand-oncle qui a servi dans le Pacifique à l’époque, et disons que j’ai des avis forts dans ce cas. Mais moi et ma grande gueule, nous nous sommes déjà trop coûtés à cet égard, à commencer par la fille de l’histoire du meurtrier que je connaissais. Elle avait plein d’autres raisons pour me haïr, racontées au lien, alors je dirai simplement : ne tombez jamais amoureux d’une fille venue d’un pays dont vous n’êtes pas prêt à chanter ses louanges. Parce que la vie est drôle comme ça, il y en a eu 3 autres par le passé, mais après la première, j’ai appris à fermer la bouche. Pourtant, ça n’a rien amélioré, donc moi voilà.

Pendant la semaine dernière, j’ai étudié furieusement avec Duolingo. Si je savais où trouver mes vieux manuels, ce serait une meilleure utilisation de mon temps — Duolingo épuise vite « l’énergie » dans chaque lesson alors même sans faire d’erreurs, il faut regarder beaucoup de pubs.

Alors, je vais vous donner un petit goût d’apprendre le japonais, façon hibou vert. C’est dommage qu’au contraire du français, Duolingo n’explique pas les formes des verbes. Où les verbes français se terminent tous en -er, -ir, -re, etc., il y a beaucoup plus de formes en japonais — -mu, -bu, -nu, -ru, -ku, etc. — mais beaucoup moins de conjugaisons. Par exemple :

Exercice pour lire les caractères du verbe "yomu", conjugué dans le présent

Ici, on voit le verbe « yomu », qui veut dire « lire ». Duolingo veut juste que l’on apprend à lire les caractère, mais ce n’est pas complètement évident comment ça se fait. En haut, il y a le kanji, prononcé « yo », suivi de 3 caractères dans l’alphabet hiragana : mi, ma, su. On prononce donc ce verbe « yomimasu ». « Mais Justin », me dites-vous, « où sont les romaji, les caractères de l’alphabet latin ? » Bonne question ! Alors que l’on tape sur le clavier latin, Duolingo remplace chaque paire de caractères par son équivalent en hiragana. Alors, j’ai tapé « yo », et sur l’écran a apparu le premier des 4 caractères que je pouvais taper. 3 en sont pareils à l’exemple car Duolingo teste ma connaissance de l’alphabet en faisant ça. Je n’ai jamais oublié la grande majorité des lettres.

Mais le verbe n’est pas « yomimasu » ; c’est « yomu ». -imasu, c’est la conjugaison du présent — pour toutes les personnes ! Dans ces deux exemples, on apprend à dire « Je joue au foot/basket », et le verbe est juste « shimasu », le présent de « suru ». Duolingo ne le mentionne pas.

Remarquez qu’il y a un caractère entre les noms et les verbes, prononcé « o ». Ça s’appelle une « particule » — on les utilise pour indiquer le rôle du nom précédent. Dans ce cas, c’est l’objet. Au fait, il n’y a pas de sujet dans ces phrases, alors on sait qu’il s’agit de la personne qui parle. On pourrait dire « watashi wa » pour indiquer ça (watashi = moi, et wa = sujet), mais c’est facultatif et aucun autochthon ferait pareil.

Quand plusieurs noms partagent le même rôle, on ajoute « to » entre les noms (« et »), et la particule apparaît après le dernier. Ici, Eddy dit « Oui, je regarde la télé et des films ». Sauf qu’il dit « terebi » (télé) et « eiga » (film) sans pluriel ni article. On n’utilise ni l’un ni l’autre dans de tels cas.

Il y a beaucoup de pratique pour les kanjis, dont le bon ordre pour les traits, mais sans expliquer que les parties comptent pour quelque chose. Voici des captures d’écran qui montre qu’il y a de moins en moins d’instructions à suivre. C’est le « yo » de « yomu » que l’on a déjà vu. Dans les deux premières captures, il y a des guides pour chaque trait, et l’appli vous montre où commencer. Dans la troisième, il y a juste où commencer. On finit par « Souvenez-vous de tout, tout seul ! »

Je ne suis pas sûr que Duolingo soit aussi efficace pour le japonais que le français. J’ai sauté 10 % du cours avec ce que je savais déjà. Mais il y a plein de règles très régulières en japonais, et l’appli ne fait rien pour apprendre ça aux élèves.

Des réflexions sur Lyhanna

Ce week-end, j’ai suivi les mêmes nouvelles que le reste d’entre vous. Je ne croyais pas que j’allais les mentionner, parce que ce n’est pas en général un blog d’actualités, sauf que j’ai vu quelque chose qui m’a fait pleurer. Je n’exagère pas du tout. Et après, j’ai décidé que c’était trop important pour laisser tomber.

Ne vous trompez pas à cause du fait que c’est l’humoriste Arnaud Demanche qui apparaît dans l’aperçu de ce clip. Il prête son compte Instagram à une jeune femme, Olympe, pour qu’elle puisse parler franchement de son propre cauchemar :

Ces histoires me brisent le cœur. J’ai lutté pour rester dans la vie de La Fille, une bataille qui m’a coûté comme vous ne le comprendrez vraiment. C’est pour ça que je pouvais bien comprendre quand plusieurs amies, des mères toutes, ont posté des appels pour la peine de mort pour les Jérôme Barrella du monde. Certainement, je comprends le père au Texas qui a surpris un inconnu en train de violer sa fille de 5 ans — et a tué ledit inconnu (lien en anglais) avec des coups de poing. Je ferais pareil sans regret.

Ça devient plus compliqué quand le parent décide plus tard de se venger du criminel. En 1984, en Louisiane, un certain Jeffrey Doucet a kidnappé un garçon de 11 ans, Jody Plauché, et l’a emmené en Californie, où il l’a violé. Heureusement, il a été reconnu par un citoyen qui a fait appel à la police, qui l’a renvoyé en Louisiane pour être jugé. Mais le père de Jody, Gary Plauché, est allé à l’aéroport local et a tiré sur M. Doucet, qui est mort un jour plus tard. Gary Plauché a été reconnu coupable, mais a reçu 7 ans de prison avec sursis, alors il n’est jamais allé en prison. Ça ne me dérange pas, mais il faut avouer que c’est imprudent de tirer sur d’autres personnes dans un espace public. Et s’il avait tué la mauvaise personne ?

Néanmoins, le temps que ces tragédies arrivent, c’est déjà trop tard pour les enfants. On ne manque pas d’histoires pareilles aux États-Unis où les soi-disant responsables pour protéger les enfants échouent horriblement. En Virginie-Occidentale en 2025, Miana Moran (lien en anglais), une fillette de même âge que Lyhanna, est morte pour manque de nourriture — car sa « belle »-mère refusait de la nourrir, et elle ne pesait que 20 kg au moment de sa mort. L’office dit « Child Protective Services » (Service de la protection des enfants) avait visité la famille sans rien faire. Dans le Michigan, il y a 3 mois, deux garçons ont été sauvés (lien en anglais) après que CPS a ignoré 8 plaintes pendant les 3 années précédentes — c’était seulement l’intervention d’un hôpital qui a enfin mis une terme aux mauvais traitements. Il y a 2 ans, à Baltimore, Gerald et Bernice Byrd (lien en anglais) ont été arrêtés après la mort de leur fille de 5 ans, Zona, qui ne pesait que 8 kg. 3 autres enfants mal nourris ont été trouvés à la maison en même temps. Cette histoire est particulièrement horrible parce que les parents gardaient plein de nourriture dans un coffre-fort dans leur chambre. Selon une députée, CPS était au courant des problèmes depuis 5 ans sans agir.

Je ne mentionne pas ces histoires pour dire « Voilà, c’est pire ici. » C’est plutôt parce que M. Darmanin lui-même a dit que c’était en même temps un « immense échec » mais pas « un manque de moyens ». Je suis mal placé à évaluer ces propos, ainsi que celui d’Olympe ci-dessus, qu’il y a 70 000 dossiers exactement comme le sien. Ce que je sais avec certitude, et je peux multiplier les exemples toute la journée sans problème, c’est que ce genre de problème, où les autorités en sont bien au courant, mais ne font rien jusqu’à ce que ce soit trop tard, c’est universel. Les britanniques ont certainement un mot à dire sur le sujet.

Puisque M. Barrella a été placé en garde à vue — et apparemment, son frère aussi — j’espère que la famille ne se débrouillera pas de façon Gary Plauché. Ça dit, si quelque chose arrive à ce monsieur et il meurt avant le début du procès, ce n’est pas moi qui posera des questions. Mais ce que l’on doit à Lyhanna, à Zona — à Olympe, pour qui il n’est pas trop tard — c’est d’exiger mieux partout.

Le Système D en action

Juste un petit mot avant Proust, car je suis à une soirée de jeux après un après-midi pas comme les autres. J’allais faire des éclairs au chocolat. J’ai préparé ma pâte à choux et j’ai essayé de pocher des éclairs plus fins que d’hab, façon L’Éclair de Génie :

Mais entre ça et mon four trop imprévisible quand la température est supérieure à 180 °C, c’était la catastrophe :

Mais j’avais déjà préparé de la crème pâtissière ! Quoi faire quand il ne reste que 2 heures avant l’événement ? On ne panique pas, on fait de la pâte sucrée, on la met au frigo, et on part au supermarché pour des fraises. Le temps que je suis revenu, c’était toujours un peu plus mou que souhaité, mais on fait ce que l’on peut. Voici le résultat final :

Je n’ai pas eu le temps de dîner, mais quand tout le monde s’attend à vos pâtisseries, il faut faire des sacrifices, n’est-ce pas ?

Re-adieu, hibou vert

Je suis malgré moi-même un gros menteur au sujet de Duolingo. En 2022, je vous ai dit « C’est fini ». En 2023, j’ai dit « Adieu, hibou vert ». Et oui, j’étais de retour en 2025 d’abord pour aider une utilisatrice aveugle, mais quand une chère amie m’a demandé d’y rester pour l’aider avec un « friend streak » (une séquence de jours de suite en partenaire avec un ami), je ne pouvais pas lui dire non. ([Voulais et pouvais sont parfois des synonymes. — M. Descarottes]) J’aurais dû apprendre la leçon de Sean Connery devant un assez grand tas d’argent pour reprendre le rôle de James Bond : « Jamais plus jamais ». Ou comme on a dit dans Le Secret de Brokebacl Mountain, « J’aimerais savoir comment te quitter. » (Hyper-romantique, ça ; je vous jure que je ne l’ai pas écrit !)

Mais j’ai trouvé une « bonne » raison pour retourner. À l’époque quand j’ai fini le cours la première fois, il n’y avait pas de « Duolingo score », un chiffre entre 1 et 130 censé montrer le niveau de l’utilisateur. Avec mes vieilles données, Duolingo a décidé que le mien n’était que 108. Je n’accepte pas ça. Je reste un membre de mon groupe d’utilisateurs, je sais donc ce qui veut dire un 130, et croyez-moi, si une personne qui pose des questions telles que « là ne peut pas signifier ‘ici’, non ? » a un 130, l’échelle ne vaut rien — mais je ne suis pas derrière ce type. Alors, voilà, je ne le suis plus :

C’est mignon, ce champignon atomique, hein ? Je suis sǔr que les utilisateurs japonais l’apprécient vraiment. Mais la légende m’a fait rire : « Je peux communiquer au travail ! » Pas si vous ne savez pas comment utiliser ‘là’, les amis. Et pour aller avec, ce graphique pour partager, qui dit : « J’ai terminé le cours de français sur Duolingo. »

Comme à chaque autre fois, revisitons ce que l’on appelle en français le « best-of » de ce retour.

On dit que la flatterie ne mène à rien. Chez moi, c’est absolument le contraire ! On dirait que Duolingo a bien compris le tout premier post de ce blog :

Pourtant, l’appli n’a pas bien compris que parler aux animaux est exactement ce que l’on fait ici :

À quoi bon parler français à mon chat ?

([Cobaye. Pas chat. Et je ne suis pas le tien. C’est l’envers. — M. Descarottes])

On sait apparemment que j’ai presque suivi un chemin italien :

Allez, finies les siestes et fini le repos, je me mets à l'italien !

Finies les histoires stupides sur Eddy, le personnage que je déteste le plus, qui rate tous ses rendez-vous et est complètement nul en cuisine. On dirait qu’il est exactement ce que les Américaines pensent des pères célibataires :

Vraiment, cette appli aime taquiner les célibataires de façon cruelle ; au moins, pas gentille — qui veut ceci ?

C'est l'association de ceux qui aiment être seuls.

Ce qui me manquera le moins, c’est les erreurs. Dans cet exemple, Duolingo dit que j’ai tort car j’ai choisi « him » (pronom pour un homme ; d’habitude, « lui ») au lieu de « her » (pronom pour une femme ; « elle » comme sujet, mais « lui » en français comme COI). Dans ce cas, les deux sont également possibles car le français ne donne aucune idée du genre :

Exercice de traduire : « Il put lui parler sur le parvis. » J'ai reçu une mauvaise note pour traduire « lui » comme homme plutôt que femme.

Mais l’appli a bien compris ce qui compte :

Ça en vaudra la peine quand je mangerai des croissants.

Peut-être que certains d’entre vous se souviendront que c’est comment j’ai redécouvert Moulin — après quelques leçons, je voulais manger un vrai croissant pour la première fois en une décennie !

Et pour conclure avec le hibou vert ([Pour l’instant. — M. Descarottes]), ce que je désire toujours le plus, même si c’est dans la bouche d’Eddy :

Je vais en France pour approfondir ce que j'ai appris.