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La France dans les jeux vidéo

À mon avis, il n’y a pas une meilleure technique pour un étranger de déranger les Français que parler de Paris comme si c’est tout le pays. Et il y a de bonnes raisons ! Je crois que l’émission « Emily in Paris » dérangeait tout le monde parce qu’ils savaient tous qu’il n’y aurait jamais d’émission « Emily in Clermont-Ferrand » ou « Emily in Lille ». Tant que l’émission sera vendue aux États-Unis, elle aura toujours lieu à Paris.

C’est plus ou moins la même chose dans les jeux vidéo, mais il y a parfois des exceptions. On parle aujourd’hui des exemples.

On commence avec quelque chose de spécial, un jeu vidéo de 2013 appelé Bloodmasque. C’était un jeu sur les vampires, et oui, il a eu lieu à Paris. Mais ce jeu avait une bande-sonore extraordinaire, surtout une chanson appelée « Paris in Crimson ». J’espère que ce soit authentique, parce que c’est la chanson de mon imagination depuis la première fois où je l’ai entendue. C’est impossible de trouver en ligne — alors j’ai cherché quelques vieux clips (le jeu est disparu depuis longtemps), et j’ai ajouté la chanson pour la partager. (Il y a des pubs à cause d’avoir utilisé de la musique protégée par le droit d’auteur.)

Dans l’imagination de Nintendo, Paris est plus mignon, façon Mario. Ça vient du jeu « Mario Kart Tour », qui se déroule dans des villes du monde entier. Remarquez l’architecture haussmannienne :

©️Nintendo, capture d’écran personnelle

Parfois ils se moquent un peu de la culture française. Dans le jeu « Bowser’s Inside Story », il y a deux personnages appelés « Broque Monsieur » et « Broque Madame ». En anglais, c’est un calembour sur le mot « block » (bloc), parce que les jeux Mario sont pleins de blocs, mais c’est aussi une blague sur les sandwiches croque monsieur et madame.

Dois-je ajouter qu’ils parlent avec des accents très ridicules, plein de « ze » for « the », ce genre de truc ? Voilà :

©️Nintendo

On trouve rarement des efforts de parler plus sérieusement en français pour un public anglophone. Mais ça existe ! Dans le jeu vidéo Dragon Quest IV : L’Épopée des élus, on trouve deux sœurs qui habitent dans un village appelé « Laissez Fayre ». Voilà leur gérant — il utilise au moins des vrais mots comme « petite amie » et « mes filles ». Et correctement !

Bien sûr, tous ces exemples proviennent de jeux faits en anglais pour un public anglophone. Je ne veux pas dire que ces exemples sont insultants, parce que tout est caricatural dans les jeux Mario, mais c’est également vrai de dire que l’on ne voit pas souvent un traitement respectueux. Bloodmasque est le seul exemple que je connaisse dont la culture et la langue ne sont pas du tout exagérées pour faire des blagues.

C’est quoi un nom de famille français ?

J’ai récemment visité un bureau pour une réunion dont cette affiche était sur un mur :

Je connaissais déjà M. Massenet, mais franchement, je ne connais que rarement ceux qui écrivent les livrets. C’est difficile de lire, mais l’affiche dit aussi « Opéra en 5 actes de Catulle Mendès ». Je ne lui ai pas du tout connu, alors j’ai cherché Wikipédia. Dans sa biographie, j’ai appris qu’il a été en couple avec une écrivaine appelée Augusta Holmès. Et ça m’a bien arrêté. « Holmès ? » je me suis dit, « quelqu’un plaisante. »

Mais c’est vrai ! Son père est né en Irlande, et il s’est appelé Charles Holmes. Plus tard, elle a ajouté l’accent pour sonner plus français. Et cette recherche m’a mené à une découverte étonnante :

L’Insee recense[1] plus de 1,4 million de noms de famille différents, une personne sur deux portant un nom de famille très rare (moins de 50 porteurs vivants au moment du recensement) et huit personnes sur dix un nom rare (moins de 500 porteurs vivants au moment du recensement)[2]. Environ 300 000 personnes en France seraient les uniques et derniers porteurs de leur patronyme, alors qu’un nombre équivalent de Français se partagent le nom de famille le plus fréquent : Martin[2].

Wikipédia : Liste des noms de famille les plus courants en France

300 000 personnes avec des patronymes uniques ? Et la moitié du pays a des noms où il ne reste que moins de 50 porteurs vivants ? Il y a beaucoup plus de Busch que ça (selon Politologue, environ 869).

Je ne peux plus le trouver, mais l’année dernière, j’ai lu quelque chose d’intéressant sur ce sujet. Un écrivain français a dit dans cet article-là qu’il n’y a vraiment pas de noms étrangers parmi les citoyens français. Selon lui, si on est français, son nom est également français. Bien sûr, il ne disait pas qu’à cause de la magie, les noms avaient changé d’origine. C’était un commentaire plus métaphysique, que l’on ne divise pas les citoyens par leurs origines.

Je n’ai rien à ajouter. Mais je fais attention.

Le donut « français » qui n’existe pas en France

De nos jours, je mange beaucoup moins de donuts qu’avant — il faut réduire sa consommation de choses comme ça quand on fait autant de desserts que moi ! Mais je vois parfois une boutique lilloise grâce à Cook and Record où les donuts ne ressemblent pas du tout aux nôtres, et ça me donne des QUESTIONS. Surtout celle-ci : « le « French cruller » existe-t-il en France ? »

À moins que vous ne l’ayez vu aux États-Unis, je doute que vous ayez vu ce donut. C’est plus ou moins juste de la pâte à choux, frite à l’huile. Voici le meilleur exemple que je connais près de chez moi, du Donuttery à Huntington Beach (si j’ai jamais des invités français et ils veulent goûter un donut américain, c’est LE bon endroit) :

©️The Donuttery

Mais même si c’est à base de pâte à choux, je ne trouve aucune pâtisserie française que les fait. Voici la carte de Royal Donuts, la chaîne française la plus proche des donuts américains. Il n’y a rien comme le French cruller. Et voici la carte de Boneshaker Donuts, un café à Paris géré par deux américains — pas de French cruller ! The French Donuts, aussi à Paris ? Même chose ! J’ai l’impression que ce donut est aussi français qu’un French dip sandwich !

Selon Wikipedia (en anglais), malgré le nom et la pâte, c’est en fait une pâtisserie d’origine hollandaise. « Cruller » vient du mot « krullen », qui veut dire boucler. Wikipedia dit aussi que la même pâtisserie existe en Suède et en Norvège. Il n’y a pas d’infos sur pourquoi elle est appellée « French », mais je suppose que c’est peut-être à cause de la pâte. En tout cas, je ne passerai pas de temps en cherchant des donuts en France — il faut déjà que je visite les boutiques de Pierre Hermé, de Philippe Conticini, Ladurée, Fauchon… j’ai peur de devenir un ballon !

Le français pour les soldats

Grâce à l’un de mes groupes sur Facebook, Secrets d’Histoire, j’ai découvert un petit livre intéressant, publié par le Ministère de la Guerre des États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il s’appelle « French : A Guide to the Spoken Language » (Le Français : Guide de la langue parlée). On peut le trouver sur l’Archive Internet. Voici des exemples :

Celui à gauche me rappelle une scène de « Mais où est donc passée la 7e Compagnie ? » — « Nous vouloir du vin rouge ! Vous avez du à l’ail ? »

Il y a quatre parts du livre. Une court introduction (p. 1-6), des mots et phrases utiles (p. 7-21), des phrases où on peut remplir quelque chose, façon « je veux _____ » (p. 22-33), puis un dictionnaire (p. 34-62). Ce que je trouve le plus intéressant, c’est les changements dans ce que l’on enseigne aux élèves.

Par exemple, on ne trouve presque jamais « Mademoiselle » dans Duolingo :

Les questions pour demander « c’est quoi ? » ont bien changé — quand je les ai appris l’année dernière, j’ai appris « c’est quoi ? », « qu’est-ce que ça ? », et « qu’est-ce que c’est que ça ? ». En 1943, c’était plus formel — pas de « c’est quoi ? » !

On voit beaucoup d’expressions qui ne sont pas trop utiles sans guerre — « Faites-moi un croquis. » et « Mettez-vous à l’abri ! ».

Les prononciations sont plus logiques qu’il n’y paraît. Quand on voit « YAWNG » et « LWANG » en haut, l’idée n’est pas à dire que l’on devrait tout finir par un « g ». C’est qu’il veut dire avec force « utilisez des voyelles nasales » (l’auteur explique ça au début du livre). C’est facile pour ceux de notre Côte Est, mais pas pour le reste du pays.

Il y a une partie de moi qui veut acheter un livre de ce genre avant de partir. Mais j’essayerai de survivre sans anglais ni traduction tous les jours sauf un (mon ami à Orléans aime me parler en anglais). Tant que je n’ai pas besoin de « Vous serez récompensé », je crois que tout ira bien !

Mon horaire est (presque) complet

Je savais que je pourrais compter sur mes connaissances de remplir vite mon horaire ! La vraie question, puis-je tout faire vraiment ? J’sais pas moi, mais j’essayerai !

  • Samedi : Je pars de Los Angeles, la meilleure chose que quiconque peut faire avec cette ville-là. (Je suis de San Diego. On déteste LA.)
  • Dimanche : J’arrive à Paris le matin, je laisse les valises à l’hôtel, et je visite le Louvre.
  • Lundi : Le matin, c’est le Sacré-Cœur, puis le Panthéon. Je déjeune aux Deux Magots, puis c’est la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe. Je fais du shopping aux Galeries Lafayette plus tard dans l’après-midi.
  • Mardi : Je passe la journée à Rouen avec des amis. Il faut que je revienne à Paris ce soir-là, parce que…
  • Mercredi : Je passe la journée à Orleans avec des autres amis. C’est le tour de Jeanne d’Arc !
  • Jeudi : Le matin, je suis à Versailles. L’après-midi, il faut que je visite la Cinémathèque pour une exposition sur Louis de Funès. QUELLE CHANCE ! Je visite aussi l’Hôtel des Invalides, à cause de Rabbi Jacob.
  • Vendredi : Le deuxième pire jour de ma vie. Il faut que je parte. (Quand votre ex kidnappe votre enfant, c’est le pire pour toujours.) Quelque chose de bête — je passerai la nuit à Amsterdam, mais j’arrive juste assez tard, et je pars juste assez tôt le lendemain, pour que je ne fasse rien.

J’ai dit que cet horaire est « presque » complet. Je ne pense pas à ajouter plus de monuments. Ce sera déjà difficile. Mais je n’ai pas encore acheté les billets pour le Louvre ou la Cinémathèque. Je ne suis pas sûr si je doive échanger les dates pour les deux. Si vous avez d’avis sur ce sujet, je suis curieux. J’ai aussi besoin d’un test Covid avant mon retour, et je suppose que je devrais le faire avant d’aller à Orléans. J’ai trouvé une chaîne de labos où je peux prendre rendez-vous à partir de 7h30. Si vous avez des conseilles pour ça, je les apprécierai aussi.

Il y a des autres choses que je ferai au fur et à mesure que je trouverai les opportunités. Je veux visiter : Pierre Hermé, Fauchon, Ladurée, Carrefour, FNAC, et — ne rigolez pas — Picard (il n’y a RIEN comme ça aux États-Unis). Si j’avais le temps, je visiterais l’adresse la plus précieuse pour moi dans la France entière — 2 Rue des Champarts, 91300 Massy, France, chez FNAC Logistique. TOUT ce que j’ai commandé pendant l’année dernière vient de cette adresse. Je suis une sorte de touriste bizarre !

Le Canard change mes ingrédients

Revenons maintenant à nos moutons, jusqu’au moment où je prévois plus.

J’ai fait une découverte surprenante ce soir à cause d’un vieux article du Canard Enchaîné. En janvier, j’ai remarqué un article qui a dit :

En effet, plutôt que d’utiliser des écorces d’orange, des cerises ou des abricots confits, la plupart des industriels du cake donnent le change avec des « cubes de végétaux confits », en général de la pastèque…

Eh bien, j’avais acheté des fruits confits français pour mon pain d’épices, alors j’ai vérifié les ingrédients, et j’ai reçu plusieurs surprises.

#1, ce sont de pastèque et écorces d’orange. Les écorces, pas de problème. Mais Le Canard n’a pas tort, c’est décevant de le voir. #2, « Les fruits ne sont pas français ». Sont-ils sérieux ? J’ai payé plus pour des faux fruits français ? #3 n’a rien à voir avec la qualité des fruits, mais ils viennent de la ville avec LE plus drôle nom pour un anglophone dans la France entière.

Je suis fier du fait que ce blog soit « tous publics », façon Disney, pas Peur sur la ville. Alors je ne veux pas dire pourquoi c’est si drôle. On dirait que l’on trouve cette ville dans le rayon à Carrefour appelé « Premiers soins », mais c’est pas pour des blessures.

À cause de cette découverte — la pastèque, PAS le nom — j’ai cherché d’autres fruits confits. Je trouve que ceux-ci suivent la description du Canard :

©️Paradise Fruit Company

Il n’y a pas de pastèque — c’est tout des écorces, des cerises, et d’ananas. Ça vient de Floride, mais c’est plus proche de la tradition française que le produit fait en France. Je doute que je dirai ça deux fois sur ce blog !

Google est NUL

Je remercie Anne-Marie de Carry the Beautiful pour cet info. Ça explique beaucoup. J’espère que ce post pourra aussi vous aider.

Pendant ces derniers mois, le trafic du site baissait comme un soufflé dont les jaunes sont trop cuits. Je n’écris pas pour l’argent ou pour l’attention — dans un sens, ce blog n’est que la plus longue liste de courses au monde. (Je fais du shopping pour quoi ? Vous ne l’avez pas déjà deviné ?) Mais plus de lecteurs, plus d’idées, alors je veux que des nouveaux lecteurs découvrent surtout les posts « Je découvre ».

Grâce à ce tweet d’Anne-Marie, j’ai découvert la console de Google Search. Et ce que j’ai appris m’a choqué — il n’y a que 3 de 23 départements qui sont indexés par Google ! Et de plus de 250 posts sur ce site, la moitié ne sont pas non plus indexés, mais Google dit qu’il n’y a rien de mal sur ces pages.

Ça m’énerve beaucoup, mais au moins je peux peut-être améliorer la situation.

Les deux Tours

J’avoue, je ne faisais pas trop attention au Tour de France cette semaine. Depuis Lance Armstrong et Floyd Landis, je m’intéresse autant au cyclisme qu’au football américain — pas du tout. (Pensez-vous que c’est étrange, cette comparaison ? J’étais un GRAND fan du football américain, ensuite mon équipe préférée a quitté la ville de ma naissance. Ils ont tourné le dos, donc moi aussi.) Mais j’avoue également qu’une question m’intéresse beaucoup — connais-je maintenant les endroits du Tour ?

Je viens d’écrire sur les Côtes-d’Armor, et la deuxième étape du Tour de France passe par ce département-là. Après, il ne croise plus mon tour qu’à la treizième étape, qui passe par l’Aude. La quatorzième passe par l’Ariège, puis le Tour revient en l’Ariège dans la seizième étape. Et c’est tout ; sinon, les deux tours de France n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

Ça me surprend un peu. J’ai donc vérifié quelques villes dans des départements sur lesquels j’ai déjà écrit. Il s’avère que c’est parfois très rare que le Tour visite — par exemple, la dernière fois où le Tour a visité Laon, la préfecture de l’Aisne, c’était en 1938 :

C’est la même chose avec l’Allier — le Tour de France n’a jamais visité sa préfecture, Moulins, ou Vichy depuis 1952. Il a visité Montluçon dans l’Allier beaucoup de fois, mais ça fait parfois des décennies entre les visites :

Vous pouvez vérifier les escales du Tour ici, mais il n’est pas possible de faire d’autres liens que vers la page de recherche elle-même.

Tout ça c’est à dire qu’il y a des lieux plus populaires pour le Tour que d’autres. D’ici l’année prochaine, je suis sûr que mon tour et LE Tour auront plus en commun !

La manufacture royale de Charleville

J’ai appris une nouvelle (pour moi) connexion française avec la Révolution américaine ce week-end. Voici une exhibition au Centre de Visiteurs de Lexington, connu pour la première bataille de la Révolution.

C’est une réplique d’un mousquet que les révolutionnaires ont utilisé. Mais qu’est-ce que dit la pancarte ?

Beaucoup de révolutionnaires américains ont apporté des mousquets de Charleville. Cette platine à silex de calibre 0.69 a été produit en France surnommé grâce à la manufacture d’armes à Charleville-Mézières. Participants à des reconstitutions historiques de batailles révolutionnaires utilisent des répliques de mousquets comme celle-ci.

Je savais déjà qu’il y a beaucoup d’aide des français pendant la Révolution, mais Lexington était la toute première bataille, avant n’importe quel traité. Alors j’avais dû faire plus de recherches. Il s’avère que la manufacture royale de Charleville existait depuis 1675, jusqu’en 1836. Selon une source que j’ai trouvé, la première livraison de mousquets du gouvernement français est arrivée en 1777. Alors, ces mousquets-là n’ont pas fait partie d’une bataille en 1775. Mais les mousquets étaient déjà commun en Amérique-du-Nord grâce à la Guerre de Sept Ans. Encore selon Wikipédia :

Le fusil Charleville, dans ses différents modèles, a servi aux troupes françaises sur les champs de bataille européens, mais aussi en Amérique du Nord, notamment pour les troupes commandées par le maréchal de Montcalm tué au siège de Québec par les Anglais en septembre 1759, et à la bataille de Yorktown en octobre 1781, où le lieutenant général de Rochambeau envoyé par Louis XVI à la tête de 10 800 Français, et le général américain George Washington, assisté d’ingénieurs du génie de Mézières, avec 6 500 hommes, battirent les Anglais de Lord Cornwallis, ce qui mettra fin à la guerre d’indépendance américaine, qui durait depuis 1775. 

Évidemment, rien produit en 1781 n’a fait partie de la bataille en 1775. Mais c’est clair d’où venaient tous ces armes — voici quelque chose des Articles de capitulation de Québec en 1759 :

Que l’artillerie et munitions de guerre ſeront remiſes de bonne foi, et qu’il en ſera dreſſé un inventaire. —- Accordé.

Articles de Capitulation

On voit que les colons, en tant que soldats britanniques, auraient participé à la capture de munitions françaises, dont les mousquets de Charleville. Les soldats britanniques utilisaient déjà un mousquet britannique, appelé « Brown Bess ». Alors, il est possible que les colons aient utilisé les mousquets de Charleville juste à cause de les avaient capturé plus tôt.

Le marquis que l’on adore

Aux États-Unis, on entend souvent parler que l’on n’aime pas la noblesse, que nous sommes tous égales en tant que citoyens. C’est tout faux, bien sûr. La chanteuse « Beyoncé » est surnommée « Queen B » (la Reine B), la chanteuse Aretha Franklin était « Thé Queen of Soul » (la Reine de la Musique Soul), et on écrit de nos acteurs de la même façon que les britanniques sur leur famille royale. On adore la noblesse, c’est juste un changement d’avis sur la question d’où viennent leurs droits. SAUF UN !

On aime tous Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de La Fayette. Pendant la Révolution américaine, il est arrivé aux États-Unis, à l’âge de 19 ans, et il a rejoint l’armée. George Washington lui-même l’a nommé général. On peut lire plus de ses exploits sur le lien. Ce que je veux partager est ce panneau, dont je l’ai trouvé en me promenant sur le « Freedom Trail » (Sentier de la liberté) à Boston aujourd’hui :

C’est dans un champ appelé « Boston Commons », l’un des lieux importants de la Révolution américaine. Ça dit en partie (ma traduction) :

Cette place nommée en l’honneur du Marquis de Lafayette, soldat français distingué, major-général dans la Guerre d’indépendance américaine et illustre patriot de la Révolution Française…Invité officiellement par loi de Congrès de revisiter les États-Unis en 1824 en tant qu’invité de la nation, accueilli avec tous les honneurs en passant par cette place. Il a mis la première pierre du monument à Bunker Hill [première bataille à Boston].

Et pour preuve que cet homme est connu par tous, on enseigne à nos enfants un discours du Colonel Charles Stanton, 140 ans après notre Révolution, pendant la Première Guerre mondiale. Il a visité le tombeau du grand homme, et il a dit « Lafayette, we are here ! » (Lafayette, nous voilà !) Peut-être que ça changera parce que nos écoles appartiennent maintenant aux ingrats, mais chacun d’entre ma génération et celle de mes parents connaissent cette histoire.