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Le Gabin que vous ne connaissez pas (2 de 2)

On a déjà rencontré les personnages de Moontide, Bobo (Gabin), son ami Tiny, et sa nouvelle amie Anna. Maintenant, on continue avec l’histoire.

Anna n’est pas du tout heureuse que Bobo l’a empêché de se noyer. Pour sa part, Bobo aurait apprécié un peu de gratitude :

Le lendemain, Bobo aide un docteur dont son bateau a tombé en panne.

Pendant ce temps-là, Anna range la péniche où Bobo travail et prépare du petit-déjeuner.

Maintenant, Tiny retourne en cherchant Bobo. Il veut toujours que Bobo quitte la ville avec lui pout aller à San Francisco, et il critique Anna comme quelqu’un sans valeur.

Tiny menace Bobo, parce qu’il sait son secret — quand Bobo est saoul, il se met facilement en colère, et a même étranglé quelqu’un comme ça.

Mais après cette conversation, Bobo parle avec Nutsy, un autre ami (joué par Claude Rains). Nutsy vole un chapeau, qu’il croit est une preuve que Tiny a raison. Bobo décide de quitter Anna, qui n’arrive pas à y croire :

Bobo revient au bar du début du film, où il se retrouve avec la femme qui était là avant. Mais elle lui dit quelque chose qui lui rappelle Anna.

Bobo revient à Anna, et ils décident de vivre ensemble. MAIS Bobo explique à Anna qu’il veut se marier avec elle, et tout doit être « parfait ». À cause de son caractère ou pour faire satisfait les censeurs ? C’est à vous de décider.

Quand Henry revient, Bobo lui dit qu’il ne veut plus être payé avec de l’alcool, juste de l’argent. Bobo et Anna font des plans pour leur mariage :

Mais pendant que Bobo est parti, Tiny retourne, et il menace Anna. Il lui parle de la mort de Papa Kelly, dont il dit que Bobo a tué pendant qu’il était saoul. C’est le chapeau de M. Kelly que Nutsy a brûlé. Mais Tiny ne sait pas encore qui Bobo et Anna se marieront.

Tiny revient au bar, où tout le monde boit pour célébrer les bonnes nouvelles de Bobo et Anna. Alors il découvre ce qui arrivera, et Nutsy lui conseille de quitter Bobo — il parle du poisson pilote, qui se colle aux requins pour voler leur nourriture, ce que Tiny fait avec Bobo.

Puis, c’est le jour du mariage (peut-être une semaine après leur rencontre !) Nutsy parle à Bobo de la tradition que le marié ne voit pas la mariée avant la cérémonie.

Et on voit la cérémonie :

Le docteur qui avait le bateau en panne parle à Bobo, et lui demande de régler encore son bateau. Ils partent, ensuite ils restent coincés longtemps en mer parce que le bateau a beaucoup de problèmes. Pendant qu’ils sont partis, ils parlent de l’amour et comment on sait que c’est réel.

En même temps, Tiny retourne chez Bobo et Anna. Il est bien ivre, et il menace encore Anna. Mais Anna se rend enfin compte que c’est en fait Tiny qui a tué Papa Kelly, et Tiny l’attaque.

Quand Bobo et le docteur arrivent, ils trouvent Anna, qui est gravement blessée. On voit Anna à l’hôpital, où Bobo attend avec Nutsy. Après une chirurgie, le chirurgien (pas le même docteur) dit à Bobo que c’est grave, et qu’Anna a seulement dit le mot « Tiny ». Bobo part pour le chercher.

Bobo et Tiny se retrouvent à l’extérieur de la maison. Tiny nie qu’il a blessé Anna, mais Bobo le poursuit jusqu’au bout de la jetée. Bobo ne touche pas Tiny, mais Tiny glisse et se noie.

Bobo revient à l’hôpital, où Nutsy lui dit qu’Anna survivra. Il s’avère qu’elle est devenue paralysée, mais à la fin, on découvre que Bobo a tout planifié, et le couple vivra heureux pour toujours.

Alors, quoi penser de tout ça ? Franchement, je n’aime pas trop l’accent de Gabin en anglais, et souvent pendant le film, il me semblait qu’il a dû apprendre ses paroles phonétiquement. Mais les dix dernières minutes du film sont parmi les meilleures œuvres de Gabin, égales avec ses rôles dans La traversée de Paris ou Un singe en hiver. Si vous pouvez trouver « La péniche de l’amour » en français, ça vaut la peine. Sinon, j’ai fait ce post si détaillé pour que vous compreniez exactement ce qui s’est passé dans ce film presque perdu.

Le Gabin que vous ne connaissez pas (1 de 2)

En 1942, notre héros Jean Gabin a pris une décision très inhabituelle. Il a joué en anglais à Hollywood, dans un film appelé « Moontide. » Il est sorti plus tard en français sous le titre « La Péniche de l’amour ». C’est quand même presque tout inconnu dans les pays francophones. J’ai trouvé une copie de ce film en version originale, et après avoir vu la première demi-heure, j’ai décidé de faire quelque chose de différent. Au lieu de le regarder sur ma télé, je l’ai regardé sur mon ordinateur pour que je puisse vous donner un clip et des photos à meilleure qualité, ainsi que vous donner une description plus détaillée. Alors, cette fois, j’écris en deux parts.

Pour résumer, Gabin joue un débardeur, Bobo, qui voyage haut et bas à travers de Californie avec son ami, Tiny. Bobo est toujours complètement saoul. Voici le moment où il entre dans le film. Je vous donne une minute avec lui pour mieux comprendre son personnage.

Au début, on trouve Tiny dans un bar, où il cherche Bobo :

Quelques secondes plus tard, Bobo arrive. Il est déjà saoul, mais il va au bar pour plus d’alcool :

Après avoir bu du whisky, Bobo voit une femme et il sort le type qui la drague.

Mais son copain retourne et lui et Bobo se battent. Bobo le met KO :

Après le combat, il y a une séquence comme un rêve. Bobo boit de plus en plus avec la femme, et on lui voit passer dans un resto chinois. « Chop Suey » est un plat tout inconnu en Chine ; c’est un plat des immigrants chinois aux États-Unis :

Quand Bobo se réveille plus tard, il est devant un petit magasin qui vend des appâts pour la pêche :

Un type chinois, Henry, lui explique qu’ils buvait ensemble, et qu’il a offert un boulot à Bobo. Il répète son offre :

Bobo retourne à Tiny qui le convainc de partir à San Francisco :

Mais avant de partir, il se promène sur la plage avec un autre ami, et ils empêchent une nouvelle femme, Anna, de se noyer.

Maintenant, on a tous nos personnages importants. Demain, le reste du film.

Le Plan 9 du Moyen-Âge

Il y a un film très célèbre aux États-Unis que vous n’avez jamais entendu parler. Pourquoi ? Parce que tout le monde est d’accord que ce film-là, Le Plan 9 de l’Espace, est le pire film de tous les temps, donc inédit à l’étranger. (Au lien, en français, vous trouverez le titre « De nombreuses erreurs techniques ». C’est un petit goût de pourquoi il mérite sa réputation.) Je me sens comme je viens de voir le Plan 9 Français, vendu sous le nom « Les Visiteurs : La Révolution ».

C’est bien évident quel est le plus grand problème de ce film. Comme dit Yaourt dans La Folle Histoire de l’espace, « On se reverra dans la suite, la recherche de plus d’argent ». La seule raison de sortir ce film 18 ans après le précédent devait être l’espoir de l’argent, parce qu’ils ont eu une très bonne idée et n’ont rien fait !

Ce dernier film commence dans une magnifique église :

On aurait pu espérer que ce serait le début de quelque chose de merveilleux. Mais tout ce qui arrive, c’est que le roi menace un employé de Godefroy qu’il doit se produire ou il perdra son titre. Hélas pour Godefroy et Jacquoille, ils sont coincés dans le temps de la Révolution. Et c’est d’où vient notre prochain problème — le méchant est encore un descendant de Jacquoille, quelqu’un de stupide et de gourmand en même temps. Jacquoillet veut voler le château de Montmirail au nom de la Révolution :

Il y avait plus de blagues sur la langue :

Godefroy : C’est son « fillot ». Dis-leur andouille.

Jacqouille : C’est mon fillot qui nous a arrestés !

Juge : Qu’est-ce que ça veut dire un fillot ?

Autre juge : C’est son filleul.

Avez-vous entendu que le révolutionnaire Marat a été tué dans sa baignoire ? Non, vous êtes le seul ? Eh bien, ce film va raconter une centaine de blagues à propos de ce sujet, jusqu’à ce que vous soyez prêt à devenir royaliste. Voilà ce qu’il dit à propos de la température : « Le bain est glacé, je vais attraper la mort. »

Depuis le premier film, c’est clair que Jacquoille aime l’idée de l’égalité. Godefroy est horrifié par la nouvelle de Robespierre, mais Jacquoille l’applaudît. On aurait pu écrire un film TRÈS intéressant sur ce sujet, mais tout ce qui fait Jacquoille est se moquer de Godefroy et faire semblant d’être un noble. Marie-Anne Chazel, qui joue dans un nouveau rôle, lui dit « On a de l’hygiène à Paris, on pisse dans la rue ! »

Quand ils rencontrent enfin Robespierre, l’homme célèbre est aussi terrifiant comme il devrait être, et il menace beaucoup de monde avec la guillotine. Mais il a mal au estomac à cause d’un mauvais boudin, et la scène devient stupide.

Il y avait une idée intéressante au début du film pour expliquer leurs âges — plus qu’ils évitent leur propre temps, plus qu’ils vieillissent vite. Mais au lieu de finir par retourner à leur propre temps, à la fin, les deux arrivent dans les années 40s. J’étais déjà bien prêt pour le film à finir, alors même le drapeau allemand et des soldats comiques ne m’intéressaient pas. En fait, après avoir vu quelques secondes plus tôt qu’ils mourraient sans retourner au Moyen-Âge tout de suite, cette scène est plus homicide que drôle.

Ce film n’est vraiment pas aussi mal que Plan 9. Ce film-là a été tourné pendant une semaine sans budget. Mais les premiers deux Visiteurs avaient 2 des personnages plus intéressantes du cinéma et beaucoup de moments drôles. Cette fois, c’est juste les mêmes gags encore et encore, et l’idée est toute épuisée.

Les couloirs du temps

Ce soir, j’ai regardé la suite des Visiteurs, Les couloirs du temps. C’était drôle, mais c’est un film qui aurait été encore plus drôle s’il avait duré 15 minutes plus court.

On commence avec nos héros être revenus dans le Moyen-Âge. Dès le départ, on reçoit une autre leçon de vocabulaire ancien :

L’accent circonflexe, comme en « août » veut dire qu’il y avait anciennement un « s », alors « aoust ». Ouais, je suis si malin pour savoir ça ! Ou pas. Franchement, ça rend le mot plus proche à sa signification en anglais, « August, » de sorte qu’il n’y a pas besoin d’explication.

Peut-être que vous vous souvenez que la mauvaise personne est revenue en place de Jacqouille, et il a vite des problèmes :

L’intrigue est donc que Godefroy doit retourner au présent, retrouver Jacqouille, et revenir des joyaux volés à son beau-père. Pas trop compliqué — est c’est d’où qui viennent les problèmes du film.

Encore et encore, on voit Jacqouille en train de faire des bêtises, surtout en bouffant. C’est clair que le réalisateur s’attendait que c’est ce qui voulait le public :

Il y a toujours des moments drôles qui viennent de la décalage du temps. Béa appelle la télévision la « boîte à troubadours » en parlant à Ginette, parce qu’elle croit que Ginette vient du Moyen-Âge. Et quand Jacqouille entend un pompier qui crie « Coupez l’eau », il fait ça — littéralement :

Un renseignement sur la relation entre l’anglais et le français. Jacquoille dit « Je n’ouïs plus ! » après avoir détruit la boîte à troubadours. Je n’ai jamais entendu le verbe ouïr, mais je savais tout de suite que ça voulait dire « entendre » parce que c’est « oir » en espagnol, lequel je parle déjà. Mais on dit aussi « Oyez » en anglais ! C’est pour annoncer le début d’un procès dans certains de nos tribunaux. (Le lien est en anglais.) J’avais toujours pensé que ça venait du latin, mais en fait, ça date à Guillaume le Conquérant, selon l’article.

Le moment de la destruction de la télé, et le feu qui suit, sont quand même drôles :

Et il y a un moment qui n’a rien à voir avec l’intrigue, ou Godefroy et Jacquoille font peur à un jeune qui ne fait que jouer aux jeux vidéo :

Mais des moments comme celui-ci n’avance pas l’histoire, et il y a trop de ces détours. Après une heure et demie, j’étais tout prêt pour la fin du film, mais je ne m’attendais pas du tout ce qui s’est actuellement déroulé. Ils arrivent au temps de la Révolution !

Et ça, c’est enfin quelque chose de nouveau, alors j’ai hâte de regarder le dernier film de la série. Ça arrivera donc la semaine prochaine.

Montjoie, Saint-Denis !

L’un de mes achats chez Leclerc était l’intégrale des Visiteurs. Ce soir, j’ai regardé le premier film de la série. C’était un peu difficile à cause de la langue ancienne, mais tellement drôle !

On a commencé pendant le Moyen-Âge, pendant une liaison romantique :

Un peu plus tard, les crédits me rappellent l’une des habitudes les plus françaises — la réorganisation constante ! Il n’y a plus de région Languedoc-Roussillon — elle fait partie maintenant de l’Occitanie, depuis 2016.

Notre héros, Godefroy, cherche un moyen de voyager dans le temps pour corriger une grave erreur, le résultat de la potion d’une sorcière. Mais il arrive dans nos jours à cause d’une erreur par un sorcier :

Lui et son écuyer ont du mal avec les choses modernes, comme les voitures :

Quand les gendarmes sont arrivés pour les arrêter, j’ai enfin compris quelque chose qui est arrivé à M. le Président Macron :

Après beaucoup de mésaventures, sa descendance enfin arrivé à croire qu’il est vraiment son ancêtre. Mais pas avant qu’il gaspille une bouteille de Chanel No. 5 qui a coûté 6 000 Fr, environ 1300 € de nos jours (selon la calculatrice d’INSEE).

En même temps, Godefroy n’aime pas nos jours et veut retourner à ses propres. Pourquoi ? La Révolution :

Béatrice : Il était contre les privilèges et pour le partage des terres…Robespierre lui a fait couper la tête.

Godefroy : Quel bon sens, ce Robespierre !

Pendant ce temps-là, son écuyer découvre qu’il est très utile de savoir les secrets d’un château de 1 000 ans plus tôt !

Il s’avère que le descendant du sorcier est prête pour aider les deux hommes du Moyen-Âge à retourner à leur temps.

Mais l’écuyer ne veut pas retourner, et il échange son descendant pour lui-même. C’est pas clair si ça changera le futur, ou si c’est ce que le sorcier s’attendait.

La chose la plus difficile, c’était que beaucoup de mots de ce film n’existent ni dans Google Translate ni dans le Collins-Robert. Heureusement, j’ai déjà connu « ne point » grâce aux leçons C1, alors je n’étais pas confus par cette réplique :

Godefroy : On ne torture point les femmes chez moi, la brûler suffira !

Mais voilà des exemples dont j’avais du mal :

  • Gougnafier
  • Gueux
  • Pont-levis
  • Oubliettes
  • Maroufle
  • Nobliau

J’ai pu deviner pont-levis parce que c’était évidemment le genre de pont que l’on ne trouve jamais sauf aux châteaux. Et nobliau n’est pas trop loin de « noble » en anglais. Le reste, je pouvais trouver dans le Robert (mais pas la version bilingue).

Pas dans mon Bescherelle Conjugaison :

Au début du film, une femme dit aussi :

Je me réjouis, Sire Fulbert, que mon fils espousaille votre douce fillote.

Il me semble que cette conjugaison « -aille » est une forme du subjonctif, mais ça n’existe pas dans mes livres. C’était assez évident que ces répliques voulaient dire.

En tout cas, j’ai deux films de plus à regarder de cette série. Ils seront mes plus récents films. J’aurais aimé regarder le nouveau OSS 117, mais j’étais en France trop tôt. Je ne veux pas dire au revoir à de Funès, Bourvil, ou Belmondo, mais j’ai l’impression que c’est presque le temps de vous rejoindre dans le présent.

Bébel derrière le Rideau de fer

Pendant ces dernières deux semaines, comme le reste du monde, moi, je lis n’importe quoi que je trouve sur Belmondo. Mais j’ai trouvé un article très intéressant pour partager. Il vient de Radio Prague International, et je suis sûr que c’est des nouvelles pour vous aussi qu’ils ont une service en français. Il s’appelle Adieu, Bébel, l’As des as de tous les Tchèques.

Selon Jiří Dědeček, « écrivain, musicien et traducteur du français » :

Parce que les réalisateurs comme Godard étaient considérés comme des hommes de gauche, et que les films de Claude Zidi et Philippe de Broca étaient des comédies, alors ils pouvaient être montrés ici..

Ça explique donc comment ils pouvaient regarder les films de Belmondo. Mais pas seulement lui ! L’intervieweur demande :

Ici, et sans doute en Slovaquie aussi puisque tous ces films étaient vus dans la Tchécoslovaquie d’alors, dans le panthéon cinématographique populaire des Tchèques, il y a trois noms : Jean-Paul Belmondo, Louis de Funès et Annie Girardot.

Et il s’avère que les tchèques sont bien éduqués sur les films français. M. Dědeček répond :

J’ajouterais aussi Lino Ventura et Alain Delon.

Ça m’a rendu curieux — trouverait-on la même chose dans d’autres pays d’Europe de l’Est ? Voilà, en Pologne :

« Escalier en carton, adieu à Jean-Paul Belmondo et à un dieu à moto. Une journée en images »

En Hongrie :

« Le nom de Jean-Paul Belmondo était connu de tous, et la nouvelle de sa mort a secoué le monde. Maintenant, il s’est avéré qu’il était prêt à passer. »

En Lettonie :

« Entre les saints et les fous : Jean Paul Belmondo commémore Pierre fou, fou, dit Ferdinand Griffon. La nihiliste Michelle de Paris. Adrien, un pilote arrivé à Rio. Egalement légionnaire français énigmatique des débuts de la servitude au Casino Royale (1967). Ce ne sont là que quelques-uns des plus de 70 films de Jean Paul Belmondo (1933-2021). Il y a quelques jours, l’un des acteurs les plus importants du cinéma français et mondial est décédé à l’âge de 88 ans. »

Selon la Radio publique arménienne :

« Jean-Paul Belmondo est décédé »

L’article le plus détaillé que je pouvais trouver est carrément celui des tchèques. Mais c’est bien clair que notre héros est suffisamment connu pour qu’ils écrivent tous à propos de lui. Je peux vous dire qu’aucun article ici n’est une traduction de quelque chose de AFP ou franceinfo.

Non, je ne parle aucune de ces langues. Mais on peut faire de petits miracles avec Google, Wikipédia, et quelques devinettes chanceuses !

Le Guignolo

Il n’y avait vraiment pas un autre choix cette semaine — j’ai dû regarder un film de Belmondo. J’ai eu deux films de lui dont je ne les ai pas encore regardés, alors j’ai choisi Le Guignolo. J’ai maintenant une question : POURQUOI EST-CE QUE PERSONNE NE ME L’A RECOMMANDÉ ? C’est peut-être le meilleur Belmondo que j’ai vu, encore plus que L’homme de Rio ou Le cerveau !

Au début du film, on trouve Alexandre Duoré (Belmondo) dans une situation plutôt bizarre. Il est prisonnier en France, mais aussi un agent du gouvernement français. On le voit en train de cambrioler une peinture, mais quand la maîtresse de maison l’attrape, elle le séduit :

Après cette scène, il monte sur une croisière où il fait plusieurs escrocs en faisant semblant d’être un maharadjah. Le premier ne marche pas, et la deuxième fois, il s’avère que son victime fait aussi un escroc ! Le moment le plus drôle du film — Belmondo utilise du parfum Chanel No. 5 comme sels !

Les deux décident de travailler ensemble contre un noble allemand. Ils font semblant d’être frère et sœur, et pendant qu’elle séduit le noble, il prétend de se suicider à cause de faire faillite. Ce moment m’a fait flipper parce que je pensais que Belmondo étouffait vraiment ! (Je sais qu’il a bien survécu, mais je me demande si cette scène est un peu trop réaliste.)

Aprzès ça, il vole à Venise, une ville qui me donne des émotions contradictoires. D’une part, elle est très jolie. D’autre part, elle coûte chère pour visiter. En tout cas, il est recruté pour apporter une mallette à une femme qu’il pense est la maîtresse d’un scientifique. Le scientifique est assassiné, et Dupré se rend compte qu’il est en danger à cause d’un tireur.

Belmondo visite l’ambassade des arabes qui veulent l’invention du scientifique. Ça se passe très mal, mais il s’échappe. Grâce à la scène avec le piano, je sais maintenant qu’une composition célèbre dont je n’ai jamais connu le nom est la marche funèbre de Frédéric Chopin :

Après s’être échappé, Belmondo fait deux escrocs en même temps avec l’aide de vieux amis. C’est un régal de voir Henri Guybet et Michel Galabru ensemble ; je les adore tous les deux. Un autre moment très drôle — un bijoutier dit qu’il vient de « Arcleef et Van Pels », une blague de Van Cleef et Arpels.

La police arrive après un appel du personnel de l’hôtel, ensuite il y a une jolie chasse. Ne ratez pas la Piazza San Marco, le meilleur site touristique à Venise.

Belmondo revient en France, où il y a une autre jolie chasse avec les arabes et la police, et un combat dans une usine de pain :

À la fin, il s’avère que son personnage travaillait avec la police tout le temps (exactement comme Flic ou Voyou, par le même réalisateur, Georges Lautner), et Belmondo finit par recevoir la Légion d’Honneur. Il n’y a même pas un moment ennuyeux pendant le film entier, à cause de tous les escrocs et cascades.

Une seul chose d’ajouter. Avant de regarder le film, j’ai essayé de trouver la signification du mot « guignolo ». Rien sur Google Translate. Rien dans le dictionnaire bilingue Collins-Robert. Et rien dans le Trésor de la Langue Française. Une amie me l’a expliqué, mais je suis étonné qu’il n’y a rien dans les dictionnaires !

Adieu, Bebel

Les nouvelles d’aujourd’hui sont tristes. Tout le monde ne parlera que de Jean-Paul Belmondo cette semaine, et c’est bien mérité. Pour ma part, je ne connaissais Belmondo que pour son petit rôle dans « Casino Royale » (le vrai film, pas la parodie avec Daniel Craig) jusqu’à l’année dernière. Mais il m’a tellement marqué. J’ai dû visiter les Galeries Lafayette Haussmann juste à cause de cette scène :

Nom, je n’ai pas essayé de lui copier. (Source)

On a parlé de lui dans Le cerveau, Peur sur la ville, L’homme de Rio, Flic ou voyou, Week-end à Zuydcoote, et juste le week-end dernier, Les mariés de l’an deux. Mais avant le blog, mon premier film dont Bebel est la star était L’as des as. Ce film a l’une de mes répliques préférées, où le leader allemand est interviewé par une journaliste, et il dit « Je veux massacrer les français ! » Il y a une pause un peu trop longue, puis il ajoute « Aux Jeux Olympiques, naturellement ! » Ce moment-là n’appartient pas à Belmondo lui-même, mais c’est typique de son humour, et c’est impossible de croire qu’il existerait sans lui.

Les mariés de l’an deux

Ce soir, j’ai regardé Les mariés de l’an deux, un film de 1971 avec Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert. Personne ne m’a pas recommandé, mais je l’ai acheté dans une boîte avec L’as des as. Il s’avère que celui-ci était très marrant, mais en même temps, très déroutant.

Au début, deux enfants entendent qu’ils auront des destins intéressants. On voit qu’ils sont les jeunes versions des personnages de Belmondo et Jobert. Mais quand on voit Belmondo, il arrive en Caroline du Sud, aux États-Unis.

C’est juste avant la Révolution Française. Il devient riche et il va se marier avec une nouvelle femme, jusqu’au moment quand quelqu’un d’autre se plaint qu’il est déjà marié. Une émeute suit.

Il y a un moment où son nouveau beau-père discute avec un curé sur obtenir un divorce, comme ça :

Beau-père : Divorcer ! Tu plaisantes ? En France, ça n’existe pas.

Curé : C’est la Révolution là-bas. La République. La première loi qu’ils ont faite, le premier jour, c’est d’autoriser le divorce

Je ne sais pas s’il exagère — le premier jour, vraiment ? — mais Belmondo revient en France pour demander à sa femme un divorce. Tout de suite, il se trouve dans un attentat contre un officiel de la Révolution, après avoir assisté à une « messe » de la culte de la Raison :

Il s’échappe avec l’aide d’un ami, puis il rejoint les royalistes. Mais il ne veut vraiment pas faire partie de leur cause, et il annonce qu’il est en fait révolutionnaire. Il y a plusieurs chasses, et il me semble que tous les hommes changent d’avis chaque minute quelle femme ils veulent marier. C’est la partie très déroutant.

À la fin, Belmondo décide de rester en France et annuler son nouveau divorce. Heureusement pour lui, il perd les papiers dans la mer. C’est plutôt ridicule, mais comme j’ai dit, très marrant.

Papy fait de la résistance

Ce soir j’ai regardé mon dernier film du Splendid, après les deux Bronzés, et Le père Noël est une ordure. J’ai acheté ce film il y a presque un an, mais il manque complètement de sous-titres ou de doublage, alors je l’ai laissé tomber. J’avais espéré que j’étais prêt, mais ce film reste très difficile à comprendre.

Au début, Jean Carmet joue dans le rôle d’Andre Bourdelle, un résistant qui meurt par accident quand un Allemand qui joue au tennis frappe une grenade qu’il avait lancée, et le grenade atterrit près de lui. Ça, j’ai compris.

Plus tard, nous rencontrons sa famille, qui possède un hôtel où les allemands se sont installés. La mère de la famille est une chanteuse. Ils chantent La Marseillaise, qui attire l’attention des Allemands. Pas trop intelligent !

Je n’ai pas du tout compris ce qui s’est déroulé, mais plusieurs membres de la famille finissent par être dans un bureau de l’armée allemande, où ils rencontrent un soldat britannique. Il tue un Allemand — apparemment sans faire trop de bruit — et ils s’échappent.

Prochainement, l’un des généraux allemands reçoit un chat, un moment bizarre juste pour faire ce gag, je crois.

Il s’avère que l’un de la famille est un homme un peu « Batman », qui s’appelle le « Super-Résistant ». Il fait également des conneries que des actes sérieux :

L’un des soldats allemands tombe amoureux avec la fille de la famille Bourdelle, et il me semble qu’elle n’est pas trop dérangée malgré son rôle en tant que soldat. Mais il n’est pas un mauvais homme comme le collabo joué par Gérard Jugnot.

J’aurais pensé que cette relation serait trop scandaleuse pour un public français, mais à la fin ils finissent par se marier. Je m’intéresserais fortement à ce que les critiques disaient à l’époque.

Ce que je ne comprends pas du tout est le titre. « Papy » n’a pas de rôle trop grand dans le film. Franchement, j’ai eu du mal à le comprendre, malgré le fait que d’habitude je n’ai pas de mal avec Michel Galabru. Beaucoup de personnages ont VITE parlé, et souvent à voix basse, comme ça :

Il y a un moment VRAIMENT bizarre vers la fin où Jacques Villeret, en tant que maréchal allemand, chante une chanson d’amour à la mère des Bourdelle. Je ne pouvais pas du tout comprendre les paroles, mais c’était évident vu le contexte. Après, Super-Résistant réapparaît, et le maréchal se bat contre lui avec une épée. Mais pourquoi les soldats allemands ne l’abattent-ils pas ? Aucune idée.

Au final, il s’avère que tout le film jusqu’à ce moment-là était un film vu par les mêmes personnages plusieurs décennies plus tard. L’animateur Alain Jérôme, qui reprend son travail dans la vraie vie, interviewe les personnages, et presque tous nient leur part dans l’histoire.

J’ai fortement l’impression que ce part du film faisait partie d’un débat national sur qui a eu le droit de raconter l’histoire de ce temps-là. Cette scène est devenue trop bruyante, mais c’était bien évident que tout le monde avait des avis forts sur les actions des autres.

En tout cas, je me rappelle qu’un ami m’a dit il y a longtemps que les films du Splendid seraient « trop français » pour un étranger. Avec les 3 autres, je ne suis pas d’accord. Je n’ai pas aimé Les Bronzés parce que je déteste ce genre d’humour n’importe où. Le Père Noël, j’ai aimé. Avec Papy, je ne veux pas exactement dire qu’il avait raison (parce que je résiste l’idée qu’il y a quelque chose trop français pour moi), mais je me sens que celui-ci est le produit d’un moment très particulier, et il fallait être là pour tout comprendre.