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Alphaville

Ce soir, en souvenir de Jean-Luc Godard, j’ai regardé Alphaville. Puisque c’est disponible sur iTunes, où les sous-titres en anglais sont obligatoires, je vous offre mes excuses pour les graffitis dans plusieurs photos.

On commence avec l’arrivée de Lemmy Caution dans la « ville futuriste ». J’aime assez bien ce futur — il y a toujours les Galeries Lafayette (en arrière-plan) :

Il s’enregistre à son hôtel sous un pseudonyme. « Figaro-Pravda » est une signe que dans le futur, tout se mélangera. Le roman Dune suit la même stratégie, et on va parler de ses influences françaises plus tard. On entend parler qu’il vient des « Pays extérieurs », une autre galaxie.

La femme de chambre fait couler un bain pour notre héros, puis lui offre de le partager. Quand il dit non, il est attaqué par un inconnu, peut-être un autre espion. Ce service ne m’était pas offert à l’Hôtel Claude-Bernard Saint-Germain pendant mon voyage, et maintenant je suis un peu contrarié. L’hospitalité française n’est évidemment plus aux standards des années 1950s.

Après cette mauvaise rencontre, Lemmy demande à la femme de la prendre en photo.

Après, il reçoit un visiteur, Mlle Natacha von Braun. J’ai presque évanoui en la voyant fumer ! (Pas vraiment, mais je reste californien et on est obligés de dire de telles choses.)

Elle offre de l’accompagner à la grande fête de la ville. Il dit oui, mais aussi qu’il la soupçonne. Il accepte quand même un tour dans sa voiture jusqu’à sa prochaine destination. Là, il est agressé dans une cabine téléphonique.

Puis, il arrive dans un hôtel mal réputé. Là, il trouve une connaissance, un certain M. Dickson, qu’il a apparemment connu depuis des décennies mais n’a pas vu depuis longtemps. Ils parlent d’un « Professeur von Braun » (l’homme dans la photo), lié à Natacha, qui semble être chargé d’Alphaville. Dickson dit qu’il n’y a plus d’artistes, que tout le monde est obligé de soit penser d’accord soit se suicider soit être tué par les autorités. Il s’avère que von Braun est venu de leur pays, en dehors d’Alphaville.

Dickson est visité par une femme — une prostituée ? — et Lemmy les prend en photo avec un flash, malgré s’être caché quand elle est entrée. Dickson finit par supplier Lemmy à détruire Alpha-60, un ordinateur qui contrôle la ville.

Je pause pour mentionner que Dickson a été joué par Akim Tamiroff, l’un des acteurs préférés d’Orson Welles (et de moi aussi). Peut-être qu’un jour on parlera de Dossier secret, un film presque tout inconnu malgré un casting européen incroyable (dont Suzanne Flon, Michael Redgrave, Gert Fröbe et Katina Paxinou). M. Tamiroff est l’une des meilleures choses dans ce film-là.

Puis Lemmy se retrouve avec Natacha au Bureau de Programmation. On entend Alpha-60 dire le slogan « Personne n’a vécu dans le passé. Personne ne vivra dans le futur. ». C’est très 1984, un livre que j’ai relu une vingtaine de fois.

Ils assistent à un spectacle horrifiant autour d’une piscine. Des hommes qui se sont comportés « de façon illogique » sont exécutés, puis des nageuses font un tour de la piscine. À chaque fois, les spectateurs applaudissent. C’est évidemment logique aux habitants d’Alphaville !

Lemmy aperçoit le Professeur et lui demande de parler. On apprend qu’il s’appelait M. Nosferatu (nom d’un vampire !). Il fait arrêter Lemmy, qui finit par être interrogé par l’ordinateur. L’ordinateur lui commande de parler avec l’ingénieur en chef, qui lui dit « Ne dit jamais ‘pourquoi’ M. Johnson, seulement ‘parce que’. » Je me sentais à nouveau en Californie !

L’ingénieur et deux assistants, appelés Heckle et Jeckle (aussi les noms de deux corbeaux de dessin animé aux États-Unis avant le film), lui font un tour des équipements. Ils lui expliquent que l’ordinateur planifie tout — les horaires de train, la distribution de l’électricité, etc. C’est pendant cette scène que j’ai décidé que tout se déroulait sur Terre, et que les « Pays extérieurs » n’étaient pas d’autres planètes.

Il est autorisé à partir, et il rentre dans son hôtel. Une nouvelle femme arrive pour le séduire, mais il lui commande de partir. Natacha l’attend, contre ses propres ordres, et il remarque qu’elle a un tatouage d’un chiffre sur le cou, exactement comme les séductrices.

Ils parlent d’un livre, La Capitale de la Douleur par Paul Éluard. Je ne l’ai jamais lu, mais ce qui compte ici est qu’il y a apparemment un message secret ici, au-delà de leur conversation sur la conscience (un mot qu’elle ne connaît pas).

Il s’avère que ce mot, conscience, n’est pas dans « la Bible », qui est en fait un dictionnaire. Les mots disparaissent souvent et sont remplacés — on est bien dans 1984. Ou les États-Unis. Je dis ça, je dis rien. De toute façon, après une telle conversation, pas surprenant que la police arrivent pour arrêter Lemmy.

Lemmy est encore interrogé, mais cette fois-ci, il s’échappe et arrive enfin au laboratoire du Professeur von Braun. Il tire sur le Professeur, puis il vole une voiture et s’échappe encore. Il sauve Natacha et la sort du quartier-général du Contrôle Civil.

Les deux font leur fuite, et il s’avère que « l’espace » n’est qu’une autoroute. Il n’y a pas d’autres galaxies après tout.

J’ai supprimé quelques commentaires que j’allais vous dire, pour ne pas faire trop la polémique. Disons seulement que ce film reste aussi pertinent de nos jours qu’en 1965.

Je dois finir par ajouter que je connaissais pas cette histoire raconté par Gérard Darmon jusqu’après avoir regardé le film. C’est au-delà des mes compétences en recherche de trouver tous les faits derrière l’histoire, et je ne suis pas du tout d’accord avec la tendance de mes compatriotes d’effacer du monde selon les mœurs du temps. Mais je n’ignore pas ce genre de truc non plus. Peut-être que le bon mot à la fin, c’est que la vérité reste la vérité même si elle sort de la bouche d’une personne désagréable, un fait que les contrôleurs d’Alphaville n’ont pas arrivé à comprendre.

En attendant Bojangles

On revient à nos films français avec l’un des deux films les plus tristes de ma liste, En attendant Bojangles. Week-end à Zuydcoote est l’autre. Il y a une raison pour laquelle je ne regarde que des comédies, et c’est que ma vie francophone est une évasion. Mais ce film était le choix de mon groupe chez l’Oramge County Accueil, et c’est vraiment important que je ne rate pas leurs événements. Voilà l’affiche au cinéma :

Le titre rappelle En attendant Godot, connu en anglais sous le nom « Waiting for Godot. » Mais ici, on attend pas au personnage mythique de la pièce de théâtre, mais plutôt le personnage d’une chanson des États-Unis des années soixante-dix. La version du film n’est pas authentique à l’époque mais vient plutôt d’un chanteur Néo-Zélandais. Si j’ai bien compris, elle a été faite exprès pour ce film :

Mais ce film a lieu pendant les années 50s et 60s en France, alors même la version originale ne serait pas authentique. Mais voici la version originale quand même :

Je ne veux pas trop dire car ce film vient de sortir ici, et 16 % de mes lecteurs sont aux États-Unis. Mais l’autre raison pour laquelle j’ai pas envie de trop dire, elle est parce que j’ai le cœur bien brisé après l’avoir vu. Il y a certains devoirs que tout le monde a quant à leurs enfants, et c’est finalement l’histoire de deux personnes qui ont bien échoué.

Notre histoire commence en France pendant les années 50s. Georges, un menteur façon « L’Incorrigible » de Belmondo, assiste à une fête et raconte de nombreux mensonges pour séduire les femmes. Il n’est pas en fait invité, mais il dit tous genres de n’importe quoi, comme qu’il est descendu de Dracula. La fête est d’un sénateur français, qui essaye de le sortir, mais il rencontre une femme, Camille, qui est son égale quant aux mensonges, et beaucoup plus.

Les acteurs dans ces rôles, Romain Duris et surtout Virginie Efira, sont des stars. Ils jouent leurs rôles avec passion et conviction. Et Solàn Machado-Graner, qui joue leur fils Gary, d’environ dix ans pendant la deuxième moitié du film, est superbe.

Georges et Camille se marient la même journée qu’ils se sont rencontrés. C’est peut-être le truc le moins fou qu’ils font. Mais pendant la première moitié, ils font un couple charmant, et drôle, et je voulais qu’ils trouvent un chemin — pas quelque chose de quotidien et ennuyeux, car c’est franchement pas eux, mais une façon de vivre qui leur convient.

Ça n’arrive jamais. Georges est un menteur, raconteur par excellence, et paresseux, mais au fond, il n’est vraiment pas fou. Camille, elle est toute autre chose. Je n’oserais jamais nommer le problème — et je dois ajouter qu’elle souffre dans l’hôpital psychiatrique où elle se trouve, avec des traitements heureusement abandonnés de nos jours. Mais il n’y a pas de question que ses démons la rendent inacceptable en tant que mère, parce qu’elle est vraiment un danger à elle-même et à ses proches.

Le sénateur, surnommé « L’ordure » devient ami de la famille. Il veut Camille pour lui-même mais accepte que ça n’arrivera jamais. Son rôle est de soutenir la famille, mais je ne suis pas sûr que c’était le bon choix à la fin. Grégory Gadebois est excellent dans ce rôle aussi.

J’ai franchement pas le cœur pour vous dire plus. J’ai rarement ri aussi fort dans ma vie que pendant les vingt premières minutes de ce film. Et je n’ai jamais hurlé contre un écran comme je l’ai fait dix minutes avant la fin. Si vous aimez les tragédies, ce film est bien ça.

La carrière en arrière-plan de Robert Dalban

Le 19 juillet était l’anniversaire de l’acteur Robert Dalban, mais je ne l’ai pas remarqué jusqu’à ce que j’aie vu un post dans un groupe de cinéphiles. Je me suis demandé combien de ses films j’avais vu, et la réponse m’a étonné : 12. Dans mon graphique de comptes de films par acteur, il mérite la place d’honneur à côté de Belmondo !

Pas vraiment, évidemment. Belmondo était la vedette de tous les films que j’ai vus avec lui, sauf Casino Royale (le vrai, pas la parodie avec Daniel Craig). La bonne comparaison est aux deux autres acteurs avec 12 films dans le graphique, le duo comique de Grosso et Modo. Robert Dalban jouait toujours dans des seconds rôles, dans plus de deux cents films. Mon histoire avec lui ne touche qu’à la seconde moitié de sa carrière, mais la liste de ses vedettes est impressionnante.

Sa carrière des années 30s jusqu’aux années 50s appartient à un monde tout inconnu chez moi. Mais en 1961, il a joué dans Le cave se rebiffe, en tant que l’un des inspecteurs qui poursuivent « Le Dabe » (Jean Gabin). Et cette année-là, il a joué dans 9 films en total — un horaire inimaginable aujourd’hui ! Au fait, quand j’ai acheté cette disque au Leclerc à Orléans, c’était suffisant que la couverture a mentionné Gabin, Françoise Rosay, et Bernard Blier — je ne savais pas toujours que le film faisait partie d’une trilogie.

©️Gaumont

On se revoit en 1963 avec Les Tontons Flingueurs, dans le rôle de Jean, majordome de la maison de Fernand (Lino Ventura). C’est lui qui tient le pistolet pendant cette scène célèbre avec Ventura, Bernard Blier, et Jean Lefebvre :

De 1964 à 1966, il jouait aux côtés de Jean Marais et Louis de Funès dans les trois Fantômas d’André Hunebelle. Son rôle était l’éditeur du journal où travaille Fandor, le journaliste joué par Jean Marais. Ici, il ne dit rien pendant que Louis de Funès fulmine, mais la scène est quand même inoubliable :

Aussi en ’66, il a joué dans Le Grand Restaurant, comme l’un des conspirateurs. Puisque je l’ai loué sur iTunes bien avant le début du blog, pas de photo, hélas.

En 1968, Dalban a joué dans Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages, en tant que le chauffeur de Léontine, jouée par Françoise Rosay. Ici, les deux sont rejoints par la merveilleuse Marlène Jobert, dans seulement son cinquième rôle. Dalban sert le déjeuner, mais il ne dit rien :

©️Gaumont

L’année prochaine, il apparaît dans Le Cerveau avec Bourvil et Belmondo, cette fois en tant qu’un soldat enrhumé. Il tousse, qui attire l’attention de David Niven, et les deux se regardent, mais il ne dit rien :

©️Gaumont

Dans les années 70s, il a joué un paysan deux fois dans les deux premiers films 7e Compagnie. Ici, dans Mais où est donc passé la 7e Compagnie ?, on le voit avec Pierre Mondy (dos tourné), Aldo Maccione, et encore une fois, Jean Lefebvre. Cette fois-ci, il parle avec tous les trois :

©️Gaumont

Après les deux 7e Compagnie, on lui retrouve dans L’Incorrigible, encore une fois avec Belmondo. Cette fois, il joue un bandit, Freddy, qui a un coup de fil avec Vauthier, le personnage de Belmondo :

©️Studiocanal

Mon dernier rencontre avec lui jusqu’à maintenant est venu dans La Boum, un film qui m’a inspiré à dîner chez La Coupole pour ma première nuit en France. Encore une fois, loué sur iTunes, alors pas de photo. Mais ce film a mis en vedette Sophie Marceau pour la toute première fois, et elle reste une vedette jusqu’à nos jours.

J’ai découvert un fait incroyable en recherchant ce post. La toute première apparition de Robert Dalban sur l’écran a eu lieu en 1934. Il a joué dans L’Or dans la rue avec une jeune Suzy Delair. (Vous la connaissez comme Germaine Pivert, la femme de Victor Pivert dans Rabbi Jacob, le film qui m’a lancé dans le cinéma français.) C’est époustouflant qu’un tel fil lie Sophie Marceau à un film tourné juste 5 ans après le tout premier film parlant français !

Le trou normand

Ce soir, mon film hebdomadaire était Le trou normand, avec Bourvil et une actrice complètement inconnue chez moi, une certaine Brigitte Bardot. Bien sûr, je connaissais le nom, mais que vous me croyiez ou pas, c’est mon tout premier film avec elle. Vu qu’elle jouait dans quelques films hollywoodiens, ouais, c’est un peu surprenant. Au fait…

Oh là là, mais Mme Bardot a une page intéressante sur Wikipédia ! Peut-être que l’on y reviendra. De toute façon, le film :

Bourvil jouait souvent de vrais cons, des gens où on devait se demander comment ils se souvenaient de respirer. Pensez au Corniaud, au Bossu, au Capitan. Mais cette fois-ci, son rôle d’Hippolyte Lemoine était presque trop pour moi. Je déteste voir les bons gens souffrir, et dans ce rôle, même s’il est un légume ambulant, il n’a absolument rien de méchant.

Au début, on rencontre le maire, l’instituteur M. Pichet, et le barman M. Testu. Ils parlent de la mort d’un certain Célestin Lemoine. Il y a un dialogue qui met l’honneur à l’éducation dès le départ :

Testu : Qui va hériter de l’auberge ?

Pichet :Non, hériter l’auberge.

Maire : Notre instituteur a raison. C’est un puriste.

Puis on rencontre sa tante Augustine et sa fille, Javotte. Elles vont aux funérailles de Célestin et s’attendent à hériter son auberge. Augustine est peut-être la pire méchante à jamais dans une comédie. Le temps que le film soit fini, je l’ai DÉ-TEST-ÉE.

Au fait, il est impossible qu’il y ait eu une Javotte en France à l’époque, au moins de cet âge. Voilà Politologue — aucune Javotte n’est née entre 1900 et 1970. J’avoue, les prénoms sont une obsession chez moi. On va y revenir en environ un mois, je pense.

De toute façon, Javotte est très méchante avec Hippolyte. Elle l’appelle « un bouseux », ce que j’ai dû chercher. Malgré le fait qu’ils sont des cousins germains, et l’attitude de Javotte, Hippolyte espère que les deux se marieront. À ce point, je commençais à me sentir que je connaissais un peu trop bien ce gars, qui manquait de bon sens.

après les funérailles, le testament de Célestin est lu à haute voix par le notaire. Il s’avère que l’auberge passera à Hippolyte, mais seulement s’il réussit son certificat d’études. C’est pas exactement un doctorat duquel on parle.

Augustine est certaine, sorcière qu’elle soit, que ce ne posera aucun problème pour elle :

Maria (de laquelle je n’étais pas sûr de la relation) lui donne un cartable et Hippolyte va à l’école. L’instituteur charge sa fille, Madeleine, d’aider Hippolyte :

Plus tard, Javotte — qui est censée être en deuil pour son oncle — va à une danse. Elle rencontre Jean-Marco, un impresario avec de mauvais motifs.

Hippolyte lui retrouve, et les deux se fâchent l’un contre l’autre. Elle annonce à tout le monde quel genre d’imbécile est Hippolyte, puis la foule sort Hippolyte de la danse :

De nombreux complots s’ensuivent où les parties essayent d’utiliser la presse pour s’embarrasser mutuellement.

Il semble qu’Hippolyte réussira, mais Augustine a une idée cruelle. Elle ment à Hippolyte que Javotte l’aime, et suggère qu’il faudrait rater l’examen du certificat pour lui faire un cadeau de l’auberge.

Ai-je vous dit à quel point je la déteste ? Malheureusement, ce genre de sacrifice me rappelle quelqu’un. Au fait, bien que je ne connaisse pas les lois françaises, le mariage de cousins germains est interdit à la moitié des États-Unis. C’est légal dans des états comme la Californie, le New York, et le Massachusetts, et illégal au Texas et dans le Kansas. La carte au lien n’est pas du tout ce que vous vous attendiez. En plus, même dans le film, Hippolyte a presque deux fois les ans de Javotte (dans la vraie vie, il n’y avait aucun « presque »). Ce mariage serait une mauvaise idée.

Mais Hippolyte est trop con même pour rater l’examen. Il donne toutes les bonnes réponses et réussit son certificat — mais d’abord, il croit qu’il l’a échoué et déprime quand Javotte lui dit la vérité.

À la fin, il s’avère que Célestin ne s’était vraiment pas attendu qu’Hippolyte pouvait réussir le certificat, et il hérite quand même l’auberge, qu’il réussisse ou pas.

J’ai souffert un peu trop au nom d’Hippolyte en regardant ce film. Comme je vous ai dit, je déteste voir souffrir des gens comme lui. Je suis content de la fin heureuse, mais j’aurais préféré regarder un film moins méchant.

Un bocaal d’aanchois

Hier soir, j’ai fait une grosse erreur. J’ai regardé Kaamelott : Premier Volet sans avoir vu la série. D’habitude, je continue de regarder les films avec des sous-titres en français pour les sourds où possible ; sinon, en ce cas j’aurais eu aucune idée de ce qui se passait. Mais franchement, même avec de nombreuses pauses pour consulter mon dictionnaire (vous n’aimeriez pas regarder un film avec moi), j’étais bien perdu. Et oui, je connais un peu les mèmes comme « le graal est un bocal d’anchois ».

Notre histoire commence sur un bateau bordé par des mercenaires à la recherche d’un bijou. Leur chef, Alzagar, tue le capitaine avec une arbalète, pour encourager les autres, comme disait Voltaire. Les marins insistent qu’il n’y a que des dattes dans le bateau, mais il s’avère qu’un marin porte le bijou.

L’intrigue tourne vers le château de Kaamelott, où le tyran Lancelot-du-Lac négocie avec des mercenaires saxons. Je n’arrive même pas à croire que je tape ces mots. J’ai la tête pleine de Chrétien de Troyes et Thomas Malory depuis que j’ai 5 ans. On est très loin de mon Roi Arthur. Je comprends bien que cette série est une comédie, genre Monty Python : Sacré Graal !, mais ce choix en particulier, c’est ouf. De toute façon, le pacte entre les Saxons et Lancelot a des effets magiques, et alerte Alzagar de chercher le bateau. Il trouve un monsieur Venec, qui se cache dans un tonneau rempli de dattes..

Alzagar et Venec rendent visite à un marchand d’esclaves qui a apparemment vendu Arthur. Le marchand menace Alzagar, qui quitte rapidement le domaine du marchand. Le marchand et Venec partent pour trouver les Wisigoths qui ont acheté Arthur. Quand ils arrivent, Alzagar est là, et il capture Arthur et Venec.

Puis il y a une scène que je trouve presque incompréhensible sans avoir vu la série. Une femme, Fraganan, rend visite à son frère Léodagan. Les deux ne s’entendent pas du tout, mais elle veut qu’il reprenne la résistance contre Lancelot. Avec l’hydromancie, elle découvre qu’Arthur est de retour. C’est ici où le film commença à partir en brioche pour moi.

Je n’ai pas pris de photos, mais Alzagar rencontre des soldats du duc d’Aquitaine. On est dans la Bretagne française ou la Grande-Bretagne ? J’étais perdu. Arthur, libéré d’Alzagar par le duc, ne s’intéresse pas trop à mener la résistance contre Lancelot.

Puis on rencontre la résistance, une bande de cons qui creusent des tunnels vers n’importe où.

L’intrigue se déplace vers le château de Ban, où Guenièvre est prisonnière de Lancelot. Il la soupçonne d’avoir reçu une lettre d’Arthur, mais elle nie tout.

On voit pour la première fois un souvenir d’Artbur en tant que légionnaire romain. Il est tombé amoureux d’une fille, Shedda, à l’époque. Ces souvenirs guideront son comportement plus tard dans le film, mais en ce moment-là, ils étaient mystérieux.

À Kaamelott, Lancelot est « attaqué » par des Burgondes, mais il s’avère qu’ils ne savent pas utiliser leurs engins de siège. J’étais encore une fois bien perplexe.

Pendant ce temps-là, Arthur rencontre une bande de résistants. Ils sont tous pris par surprise par des Saxons. Il me semblait que cette scène était un gag de la série, à cause d’un sifflet suivi par de la musique dramatique, mais je ne l’aurais pas reconnu du tout. De tout façon, Arthur est fait prisonnier.

À ce point, j’ai plus ou moins arrêté de prendre des photos. Des résistants sortent Arthur de la prison, et il va sauver Guenièvre. Puis ils vont tous au rocher ou Excalibur attend le bon roi. Dans les contes originaux, l’épée dans le rocher n’était pas Excalibur, mais laissez tomber. Arthur est obligé de jouer un jeu très bizarre avant d’atteindre le rocher, et je n’ai rien compris. C’était un moment très Monty Python.

Il gagne avec l’aide de la Dame du Lac, qui ne vit évidemment plus dans le lac, et qui est apparemment en colère contre Arthur à cause des événements de la série. Arthur retrouve enfin Excalibur.

Arthur finit par aider les Burgondes à assiéger le château de Kaamelott, il se bat contre Lancelot, et reprend contrôle. À la fin, on voit Lancelot devant son château, et un fantôme apparaît, évidemment pour annoncer le prochain film.

Sans avoir vu la série, il y avait beaucoup de moments que j’étais sûr étaient des références, mais je n’ai rien reconnu. Il faut que je trouve un moyen plus fiable pour voir les nombreuses chaînes de 6play. Naturellement, puisque je l’ai mentionné, vous pouvez vous rassurer que la recherche est déjà en cours.

Pourquoi Louis de Funès ?

C’est le 25 juin, le deuxième anniversaire du jour où j’ai regardé mon tout premier film français, Les aventures de Rabbi Jacob. À cause d’avoir regardé presque tous les films de Louis de Funès les plus importants avant de lancer ce blog, je n’ai jamais écrit sur certains moments inoubliables pour moi. Des moments qui expliquent pourquoi je suis si amoureux de Louis de Funès. On a regardé les mêmes films, mais mes expériences sont très différentes que les vôtres.

Et si je vous disais que mon premier voyage en France était à la recherche de Rabbi Jacob ? Ce n’est rien que la vérité — j’ai dîné aux Deux Magots, j’ai visité la Rue des Rosiers, et j’ai passé par Les Invalides. Tout pour suivre le chemin de Pivert et de Slimane. Je n’avais jamais autant ri que la première fois où j’ai regardé ce film, même si j’étais tout seul pendant le confinement.

Quand j’ai fait mon dîner girondin, c’était carrément sous l’influence de L’Aile ou la cuisse. Mais il y a une réplique au milieu de la scène culte avec « Mister Young » qui me parle d’une façon différente qu’à vous. Je connais cette scène par cœur, et pas seulement l’extrait ici :

Serveur : J’écoute.

Mister Young : Salad of tomatoes, and a entrecôte bordelaise. (Il aurait dû dire « an, » pas « a ».)

Serveur : Avec du Coca-Cola ?

Mister Young : Hohoho, no. With Beaujolais Nouveau !

La première fois où j’ai vu ça, j’ai dû rembobiner le film une dizaine de fois, car je ne pouvais pas le croire. Avec juste 3 mots, il a complètement expliqué exactement ce que nous croyons que vous pensez de nous. Quand j’ai vu cette scène, je l’ai vue comme une critique des attitudes françaises — et il m’a étonné que vous puissiez tant estimer un tel film. C’est un crédit énorme chez vous.

Puis il y avait Le Gendarme à New York. À mon avis ce film serait parfait si c’était environ quinze minutes plus court — la chasse à la fin dure beaucoup trop longue. Mais ici, on parle de la leçon d’anglais à bord du paquebot :

Je connais un peu les manuels d’anglais de ma génération — « Brian is in the kitchen. » (Gad Elmaleh a un sketch très drôle sur ce sujet.) Je n’imiterais jamais le « the » qui dit Jean Lefebvre ici, car je n’ai aucune intention de me moquer de vous. Mais encore une fois, cette scène capture exactement comment nous vous entendons.

Je vais avouer quelque chose. Autant que je peux vous écouter tous toute la journée — lisant l’annuaire téléphonique à haute voix, comme je le dis parfois — je n’aime pas l’accent français en anglais. Ce qui m’a étonné, c’est de découvrir que vous le saviez déjà et que vous vous moquiez de vous-mêmes à cause de ça. Bien sûr, si vous avez des commentaires sur mon accent, dites-les-moi — vous êtes les bienvenus. Soyez honnêtes. (J’ai hâte d’ajouter que tout ça n’a rien à voir non plus avec mon dîner au Procope.)

Revenons au Gendarme. En plus de la leçon d’anglais, le film parle honnêtement de ce que vous pensez de notre cuisine (je pense aux scènes de la glace et du steak). Et n’oubliez pas que ce blog est nommé pour une scène de la suite, Le gendarme se marie, quand le coup de foudre est aussi littéral que figuratif — une autre scène que je connais par cœur. Je ferai le dialogue entre Cruchot et Gerber pour le balado.

J’ai raconté cette histoire avant, mais La Soupe Aux Choux mérite une place d’honneur. J’ai fait de la soupe pour regarder le film, et mon amie F. m’a demandé quel vin j’avais choisi. Je n’y avais jamais pensé ! Encore une fois, une expérience avec de Funès a changé ma vie — c’est à cause de ce moment que je cherche toujours des vins locaux pour mes dîners.

Parlons finalement sur La Grande Vadrouille. C’était mon sixième film français. Comment puis-je me souvenir de ça ? Il y avait seulement 5 films avec de Funès sur iTunes aux États-Unis à l’époque, alors pour continuer j’ai dû faire ma toute première commande chez FNAC. Et le premier film que j’ai regardé de ce colis était La Grande Vadrouille.

Je dis souvent qu’à mon avis, c’est le troisième meilleur film de tous les temps, derrière Le 3e homme et Citizen Kane. Je le crois vraiment. Mais quand vous le regardez, c’est un film plein des grimaces et bruits pour lesquels de Funès est justement célèbre, et aussi un film qui parle honnêtement des difficultés de la vie sous les voisins au nord. Pour ma part…essayez de vous souvenir des relations entre la France et tous les deux les États-Unis et le Royaume-Uni en 2020. C’était pas le meilleur moment. Souvenez-vous que je viens du pays des « freedom fries » — et qu’en ce moment-là en 2003, je l’ai trouvé drôle.

Ce que j’ai trouvé, parmi « Tea for Two, » « J’étais Big Mustache, » et une intrigue qui se déroulait entièrement autour de sauver quelques anglophones… Je savais déjà qu’il y avait pas mal de français qui m’accueillaient chaleureusement car je faisais des efforts et ils étaient curieux. Mais ce soir-là, sachant que celui-ci était le film préféré des Français jusqu’à la sortie de Bienvenue chez les ch’tis, j’ai découvert que je m’étais gravement trompé sur vous, que l’attitude des Français vers les anglophones est en fait tendre où il compte vraiment. C’est La Grande Vadrouille qui m’a appris que ce serait bien de vous aimer.

Le retour d’OSS 117

L’année dernière, quand j’étais en France, les affiches pour OSS 117 : Alerte Rouge en Afrique Noire étaient un peu partout. Le film n’allait pas sortir jusqu’après que j’ai dû partir, mais j’étais horriblement curieux. Ce n’était que plus tard que j’ai regardé les premiers deux films, et je ne vais pas mentir — j’avais peur que la magie soit partie avec le deuxième film. Mais ce soir, j’ai quand même regardé le troisième, et je suis heureux de ne pas avoir quitté la série.

En tant que fan de James Bond, je dois d’abord dire que ce film doit beaucoup au dernier film de la série Bond, Meurs un autre jour. Comme sait tout le monde, personne appelé Daniel Craig n’a jamais joué dans la peau de James Bond QUI N’EST PAS LE FRÈRE D’ERNST STAVRO BLOFELD. Ce serait de la hérésie, mais heureusement, ça n’a jamais arrivé. Mais revenons à nos moutons.

Ce film doit beaucoup à Meurs un autre jour. Le début établit qu’au passé, l’espion était prisonnier des communistes, et pendant ce temps, il a gravement blessé le sbire du méchant principal, qui est devenu après un peu cyborg en résultat. Cette fois, ça se passe en Afghanistan, où OSS 117 est prisonnier des moudjahidin alliés aux soviétiques :

Il dit à ses ravisseurs que « C’est absurde. Tout le monde rêve d’être français, à commencer par vous. » Ah, notre héros est de retour ! Ils veulent qu’il fasse une vidéo pour demander des armes au gouvernement français, mais il fait au lieu de ça un discours ridicule qui parle de « tous ces produits qu’on nous envie comme le bourgogne, le beaufort, le nougat, les calissons, le kouign-amann ». Ça lui donne assez de temps pour briser les cordes qui l’attachent et s’échapper.

Revenu en France, il passe par des affiches pour M. le Président Giscard d’Estaing et un certain François Mitterand. Il dit « bonjour, patron » au premier.

Dans le bureau de son chef, Armand, les deux méprisent de M. Mitterand comme ça :

Armand: Vous imaginez Mitterand président ?

OSS 117 : La fin de la propriété privée, les queues devant les magasins vides…

Armand : Pas d’eau, pas d’électricité.

Il y a un nouvel agent, Serge — dit OSS 1001 — qui est aussi là. Armand envoie Serge en Afrique et donne une nouvelle mission à OSS 117 — apprendre l’informatique.

Il suit la blague la plus moi de tous mes films français. Je ne suis pas sûr si plus de deux lecteurs ici l’ait compris au ciné (désolé, c’est juste que je ne connais que deux d’entre vous d’être aussi des informaticiens) :

Programmeur : Hé, de la Bath, tu sais ce que c’est un développeur UNIX qui n’a jamais fait des conneries sous root ?

OSS 117 : Non.

Programmeur : C’est un mec qui n’a jamais pissé une ligne de code !

OSS 117 regarde L’Île aux enfants à la télé dans le labo d’informatique. Ça va retourner plusieurs fois dans ce film ; heureusement, je le connais déjà.

Envoyé en Afrique pour retrouver OSS 1001, il fait des recherches sur l’Afrique selon sa façon :

Après y être arrivé, il reçoit un accueil pas du tout discret, et rencontre M. le Président Bamba, ses sosies et sa femme Zéphyrine :

OSS 117 et le président chantent ensemble une chanson que je ne connaissais pas, Les Sucettes de France Gall. C’était un coup de Gainsbourg, et plutôt cruel vers Mlle Gall à mon avis :

Il y a une rencontre malheureuse avec une Française qui travaille dans son hôtel, Micheline, où il se comporte avec ses charmes habituels. Ce soir-là, on met un serpent dans sa chambre, qu’il apprivoise en sifflant le générique de l’Île aux enfants :

L’autre blague la plus moi du film se passe quand OSS 117 soupçonne un serviteur du président car il parle allemand. Il lui demande « Que faisiez-vous vers 1940 ? »

Puis il trouve enfin OSS 1001 en prison. Les deux sortent après un malentendu :

Il s’avère que Léon, le serviteur qui parle allemand est en fait agent soviétique. Quand OSS 117 apprend ça, il dit « J’en étais sûr. On ne parle jamais allemand par plaisir. » Cette info lui sert bien quand les deux agents rencontrent un lion et OSS 117 le fait sortir en lui parlant en allemand :

Les agents trouvent le camp des soviétiques et le font sauter avec des matériels qui étaient à OSS 117 mais livrés aux soviétiques par accident :

Après cette mission, OSS 1001 fait le discours magistral contre OSS 117 qu’on attend depuis le dernier film, mais il est mangé par un crocodile :

Il s’avère que Zéphyrine est leader des rebelles contre son mari. Elle passe la nuit avec OSS 117 mais après des commentaires racistes, elle décide de lui donner à Kasimir, l’agent soviétique du début. Encore L’Île aux enfants !

À la fin, OSS 117 sauve le président et rentre avec une valise pleine de diamants en cadeau pour M. le Président Giscard d’Estaing. Armand lui dit que ce serait une mauvaise idée. Un coup de Bokassa !

Les Souvenirs

Ce post est à propos d’un film comme arrive souvent les week-ends chez moi. Mais il n’y aura qu’une photo parce que c’est aussi à propos de quelque chose que j’ai fait pour la toute première fois. Ce soir, avec une vingtaine de membres de l’Orange County Accueil (dont quelques époux américains), j’ai regardé Les Souvenirs, un film de 2015 avec Michel Blanc, Chantal Lauby, et Annie Cordy. Puis la moitié de nous avons sorti pour dîner ensemble. C’était environ les deux tiers de ce dont je rêvais.

Vous pouvez voir qu’on était dans une salle de ciné, mais celle d’un club privé. Avec un tel groupe, je n’allais jamais demander de faire des pauses pour prendre des photos comme d’habitude. ([Mais pourquoi pas ? Vous êtes un vieux cinglé ! — M. Descarottes]) Alors je ne décrirai que brièvement l’intrigue.

Michel Blanc et Chantal Lauby jouent un couple marié, Michel et Nathalie, et au début du film, il prend sa retraite. En même temps, il décide de mettre sa mère, jouée par Annie Cordy, dans un EHPAD. Elle ne l’aime pas du tout, et s’échappe de l’EHPAD pour poursuivre certains vieux souvenirs. Son petit-fils, Romain, la trouve dans un hôtel qu’elle aimait. Pendant ce temps, Nathalie quitte Michel. Il n’en peut plus, et devient un peu fou. Il croit que sa femme le trompe avec son prof de yoga (je n’étais pas sûr si c’était vraiment le cas), et il crie « J’ai passé ma vie avec un cougar ! Un cougar ! »

Romain amène sa grand-mère à l’école primaire où elle assistait, et elle passe une journée avec les élèves. Quand ils reviennent dans l’hôtel, elle a une crise cardiaque et meurt à l’hôpital quelques heures plus tard. J’ai eu du mal à comprendre exactement ce qui s’est passé à la fin, mais Michel et Nathalie se réconcilient et Romain et la prof à l’école primaire commencent une nouvelle relation.

Ce film est plutôt doux-amer en comparaison avec les films typiques ici. Si vous êtes comme moi, et Michel Blanc n’est rien d’autre que Jean-Claude Dusse, c’est un peu difficile de le voir dans un rôle plus sérieux. Mais Chantal Lauby est charmante comme toujours, et Annie Cordy est merveilleuse aussi (c’est mon premier film avec elle).

Mais je vous ai dit que cet événement était les deux tiers de ce dont je rêvais. Pourquoi ? Avant le film, il y avait une réception d’environ une demi-heure. Je me suis présenté à tout le monde, et je passais un bon moment avec eux, complètement en français. Absolument personne ne m’a demandé de parler anglais jusqu’au dîner — à ce point, j’étais à côté d’un couple mélangé, anglophone et francophone. Je ne suis pas du tout le genre de con qui exclurais quelqu’un dans une telle situation.

Non, la seule raison pour laquelle c’était moins qu’une réussite complète, c’est qu’il y a beaucoup de monde qui ont le même âge que moi dans cette association, mais presque personne d’entre eux n’est venue. Mais laissez tomber. C’était une foule merveilleuse, je me sentais complètement à l’aise avec eux, et encore une fois, je suis parti en pensant que je suis à la maison avec vous.

Le Capitan

Hier soir, c’était Le Capitan avec Jean Marais et Bourvil, d’une façon la suite spirituelle du Bossu d’André Hunebelle, qui a également réalisé les deux. C’est une histoire toute différente, mais la même formule — un film de cape et d’épée avec Bourvil dans un rôle comique. C’est une bonne formule, et je vous recommande fortement ce film ! Au fait, c’est mon 80e film français.

L’intrigue commence sans délai. Notre héros, François de Capestang, joué par Jean Marais, arrive à un château où un combat se déroule entre deux groupes d’épéistes. On sait rien en ce moment de pourquoi. Mais M. de Capestang rejoint vite le combat. On voit un homme barbu qui tire sur des soldats ; c’est Rinaldo, l’aide du Premier Ministre, Concini, qui nous avons rencontré dans un court « prologue » (un mot en anglais qui veut dire « prologue » ). Juste une fois, pour les nouveaux, j’expliquerai que c’est mon sens de l’humour tout pourri — j’aime faire semblant de ne pas reconnaître quand l’on a emprunté un mot à vous.

M. Capestang est blessé, et un soldat est sur le point de le tuer, mais une femme inconnue tire sur le soldat et sauve la vie de Capestang.

La femme lui aide, puis disparaît. Elle est remplacé par Béatrice, une femme blonde qui s’occupe de ses blessures. Quand Capestang guérit, il demande au gouverneur du province d’aller à Paris pour demander de l’aide à Concini. Il ne sait pas toujours que c’est une mauvaise idée.

Puis on rencontre Cagolin (Bourvil) un baladin qui fait aussi des tours de magie. Il joue dans un spectacle, où il devine une carte choisie par une spectatrice mais est aussi taquiné par son cheval.

Sur la route en dehors de la ville, il est agressé par des brigands, qui lui volent son cheval et sa carrosse. Capestang lui retrouve et les deux continuent ensemble.

Dans une auberge, Capestang revoit la femme qui l’a sauvé, mais elle part avant qu’il puisse apprendre son nom. Sa carrosse est attaquée par d’autres brigands, mais Capestang arrive juste à temps pour la sauver. Elle s’échappe encore une fois sans qu’il apprenne son nom.

Capestang et Cagolin arrivent à Paris, où Concini est en train de faire chanter Béatrice. Capestang lui présente à Concini, qui dit « C’est Capitan qu’il faudrait dire, le Capitan de la comédie italienne au sabre de bois ». C’est insultant. Capestang refuse de servir en tant qu’espion pour Concini, et après une lutte avec les sbires de Concini, il part.

Concini ne connaît pas Cagolin alors Capestang fait un plan pour apprendre où est la femme qui l’a sauvé au début. Les deux font semblant d’attaquer Concini, et Cagolin l’empêche. Cagolin gagne donc une opportunité de jouer au Louvre (toujours un palais, pas un musée). Cagolin rencontre une femme de ménage italienne, joué par Pierrette Bruno, une chanteuse qui travaillait souvent avec Bourvil. Cagolin apprend que Concini a envoyé la femme au Château de Clairfond, une prison.

Ne ratez pas la chanson, Pour se parler d’amour :

La rescousse est dingue. Pendant que Capestang grimpe le château pour trouver la femme, Cagolin joue un peu On a retrouvé la 7e compagnie avec un fil rouge et de la poudre à canon pour faire sauter le pont-levis. C’est une réussite, mais la femme est blessée en s’échappant du château. Au fait, le château est en réalité le Château de Val, dans le Cantal, mais con que je suis, je l’ai mis en Corrèze. Encore une faute de géographie.

Les trois reviennent à Paris pour empêcher un complot de Concini. La reine mère et lui planifient à empoisonner le roi, mais un garde trouve Cagolin avec le vin empoisonné, le boit, et meurt. Il s’avère que la femme mystérieuse, Gisèle d’Angoulême, fait partie d’un autre complot pour mettre le duc d’Angoulême sur le trône.

À la fin, il y a un grand combat entre les soldats de Concini et ceux du duc. Capestang tue Rinaldo, le roi arrive et fait exécuter Concini, et Capestang finit par recevoir la main de Gisèle par ordre du roi. Encore une fois après Le Bossu où je dois regarder Jean Marais, qui ne s’intéressait même pas un peu…laissez tomber. C’est l’un de mes films préférés et je vous le recommande sans question.

Le Bossu

Ce soir, je suis revenu sur un film que j’ai déjà essayé de regarder. Sans sous-titres même pour les sourds, Le Bossu restait difficile à comprendre pour moi, mais cette fois-ci, j »ai tout regardé. Il faut dire qu’en tant que film de cape et d’épée, on pourrait bien profiter de celui-ci même si le son est éteint.

On commence en regardant une berline sortir d’un certain château célèbre :

Au-dedans, le prince Philippe de Gonzague parle avec son cousin, le duc Philippe de Nevers. Le prince dit au duc qu’il faut se marier avec une nièce du roi.

Mais plus tard, il s’avère que le duc a déjà une épouse, Isabelle, et une jeune fille, Aurore. (Est-ce La Belle au bois dormant ici ?). Le prince promet de tout régler avec le roi, mais il a d’autres plans en secret.

Puis on rencontre Henri de Lagardère (Jean Marais) et son serviteur, Passepoil (Bourvil). Il y avait une lutte dans les ombres où je n’ai rien compris avant cette scène :

Nevers arrive pour dire ses adieux à Isabelle :

Pour sa part, Isabelle dit ses adieux au bébé :

Lagardère accompagne le duc de Nevers pour partir en exil. Mais des agents du prince tuent le duc. Lagardère et Passepoil s’échappent avec le bébé, et arrivent dans une taverne. Passepoil demande à une serveuse du lait pour le bébé.

Des soldats le reconnaissent et poursuivent Lagardère et Passepoil à cheval :

Après une jolie chasse, les trois arrivent en Espagne. Passepoil trouve enfin du lait :

J’ai énormément profité de sa réaction en atteignant l’Espagne :

Quand Aurore a cinq ans, des soldats à la recherche de la fille trouvent Passepoil dans un marché et suivent son âne pour attaquer la maison où les trois vivent :

Plus tard, Aurore a grandi, et sa mère espère qu’elle la trouvera encore vivante. J’ai eu du mal avec cette partie, mais il me semblait qu’il y avait une date limite pour ça, et si ce ne s’est pas passé, le prince aurait eu le droit de faire quelque chose d’horrible. De toute façon, il y aura un bal masqué (ohé ohé) chez le duc d’Orléans. Pendant qu’un bossu fait la connaissance du prince de Gonzague, Passepoil prépare Aurore pour assister au bal et se retrouver avec sa mère.

Mais elle est kidnappé par des agents du prince. Le bossu arrive pour la secourir.

Le prince et le bossu se battent et il s’avère que le bossu est Fantômas Lagardère. Il tue le prince de Gonzague et reçoit la main d’Aurore. C’est un peu bizarre car il a deux décennies plus qu’elle !