Archives pour la catégorie Musique

Petite mise à jour

Je viens de recevoir un courriel de PayPal à propos de mon billet volé. La voleuse a gagné :

Ça dit :

%#*+€ … chez les grecs !

Grosses bises,

PayPal

Dans un français moins honnête :

Mise à jour du cas

L’institution financière de votre acheteuse nous a informé que le cas suivant a été décidé en faveur de l’acheteuse

C’est la récompense d’être gentil — elle avait déjà reçu un très bon marché. J’aurai bientôt plus de mauvaises nouvelles à propos de ce concert maudit, mais c’est assez en ce moment.

Le prochain projet de Laurence

Il y a un an, pour mon anniversaire, je vous ai raconté l’histoire de comment je suis arrivé à apprendre le français si tard. C’était tout grâce à découvrir par hasard cette vidéo de Laurence Manning :

Eh bien, aujourd’hui son ami Frédéric St-Georges, qui écrit pour un magazine en ligne, Geekbecois, a publié un article sur son prochain projet, des concerts avec des nouvelles compositions, toutes liées à la série de jeux vidéo, Castlevania. Pas besoin de jouer la vidéo en haut pour voir pourquoi ça m’intéresse ! (Au fait, Castlevania n’est pas ma série préférée — je suis tout nul avec ces jeux — mais la musique ? J’adore !)

Hélas, cette nouvelle me rend fou. Pourquoi ? On peut encore une fois voyager au Canada des États-Unis. Mais les premiers concerts auront lieu le 27 novembre, pendant notre Thanksgiving, et je serai en famille (mais regarder cet espace pour un nouveau dessert — je suis sûr que vous n’attendiez pas cette nouvelle-là). Et les autres, le 19 décembre — je pourrais, si je pouvais y aller et retourner le même jour. Ce ne sera pas possible.

Je vous laisserai avec la chanson qui a vraiment changé ma vie, sa reprise de « The Silence of the Daylight ». Dès qu’elle a sorti ce clip, je me suis abonné à son Patreon, et vous savez le reste. Je l’ai écouté plus de 150 fois selon iTunes. Profitez-en !

Je découvre Michel Berger

Cet après-midi, j’ai eu un autre cours de chanson avec l’Alliance Française. Naturellement, selon mon titre ici, on parlait plutôt de Véronique Sanson et de France Gall. Je plaisante — un peu — mais c’est impossible de parler de lui sans les mentionner.

On a commencé avec son premier tube en tant que chanteur, La groupie du pianiste :

Ça a l’air tellement années 70s, non ? J’ai eu une surprise très agréable avec cette chanson. D’habitude, j’ai besoin des paroles écrites quand j’écoute de nouvelles chansons (et c’est également le cas an anglais — j’ai du mal à comprendre des paroles quand il y a aussi d’autres sons). Je le trouve très facile à comprendre. Quant à la chanson, je me demande encore s’il parlait d’une personne particulière.

On passait ensuite par sa comédie musicale, Starmania, en particulier la chanson Le blues du businessman :

Cette chanteuse-là, Lara Fabian, est-elle très talentueuse ou pas ? Je dois trouver plus de son travail. En tout cas, ça nous rappelle qu’il était encore plus compositeur pour des autres que chanteur lui-même. Je ne savais pas avant qu’il avait écrit Quelque chose de Tennessee pour Johnny Hallyday — je pensais toujours que c’était un produit que le temps que Johnny lui-même a passé aux États-Unis. Il a aussi produit l’une de mes chansons préférées, Chanson sur ma drôle de vie. Qui savait à l’époque qu’elle ferait quelque chose aussi bizarre que s’enfuir pendant qu’elle est partie pour acheter des cigarettes ? Je n’ai pas eu l’impression qu’il a fait quelque chose de mal, mais on ne pouvait pas tout discuter pendant une heure.

On a terminé avec Le paradis blanc :

J’ai aimé celle-ci moins bien, mais il a quand même une discographie absolument incroyable. Il faut carrément que je cherche plus de ses efforts !

Un vieux souvenir musical

Ce soir, j’ai trouvé mon plus vieux CD français. Non, je ne parle pas de quelque chose que j’ai acheté en 2020. Je parle d’un disque que j’ai reçu en cadeau d’anniversaire en 1997. Je doute que vous ne le connaissiez. Ça s’appelle « Digital Test », et c’est le résultat d’une collaboration entre un magazine qui n’existe plus et un label qui n’existe plus non plus. Voilà :

Cet album de deux disques a sorti en 1988, et il est rapidement devenu le premier choix pour les audiophiles qui voulaient tester leur équipement. Même aux États-Unis, c’était commun de lire dans nos magazines que les disques de Pierre Verany faisaient partie de leurs tests. En haut du boîtier, vous pouvez voir le nom « Compact : La revue du disque laser », un magazine qui n’existe pas depuis les années 90s.

De toute façon, qu’est-ce que l’on y trouve ? Dans le premier disque, il y a des extraits musicaux :

J’adore surtout « Dear Old Dixie, » une chanson de notre genre de « bluegrass, » mais jouée par des musiciens français. Je l’ai trouvé sur Internet, de son disque original (la vidéo devrait commencer à 4:22) :

Le deuxième disque est intéressant, mais quelque chose que je vous conseille fortement de ne pas utiliser à moins que vous sachez l’utiliser. On pourrait abîmer votre équipement avec certaines choses sur ce disque — tout ce qui dit « 0 dB » :

Pierre Verany n’existe plus — le label a été acheté par Arion, un autre label français. Mais vous pouvez trouver la grande majorité de leur musique dans le catalogue d’Arion. Et il existe encore un disque de tests vendu par Arion (avec de la musique, comme le mien) que l’on peut acheter chez eux. C’est moins dangereux, mais il faut quand même faire attention à ne pas jouer de bruits roses ou blancs à des niveaux élevés. Moi, j’utilise d’autres choses pour tester mon équipement maintenant. Mais je voulais partager ce disque pour que vous soyez fiers de savoir que c’était un label français qui a vaincu le monde des audiophiles.

Le nouveau projet de Laurence

C’est toujours un plaisir de partager les efforts de Laurence Manning, sans qui ce blog n’existerait pas. Je lui dois toute ma vie en tant que francophone. Ce matin, elle a lancé un nouveau project sur Kickstarter pour un album de musique des jeux vidéo « The Legend of Zelda ».

Cette fois, elle sera rejoint par deux autres musiciennes, Daphnée Sincennes Richard et Lou Dunand-Vincent. Voici un exemple de leur travail ensemble dans l’univers Zelda :

Je fais absolument confiance à Laurence et ses collaborateurs de livrer cet album. Ce sera son troisième projet Kickstarter, et elle a bien réussi les deux précédents. Moi, je l’ai déjà soutenu, et je suis fier de l’avoir fait.

Je découvre Barbara

Après quelques mois sans leçons de musique mon chapitre local de l’Alliance Française a offert un nouveau cours cet après-midi. Cette fois, on a discuté la musique de Barbara.

Je ne la connaissais pas, sauf que la chanteuse Barbara Pravi a adopté son nom « in homage » à elle. (C’est une expression en anglais qui veut dire « en hommage ». Quand je veux préciser, j’ai parfois besoin d’anglais.) Nous avons écouté trois chansons, « Dis, quand reviendras-tu ? », « L’aigle noir », et « Göttingen ».

Faut soupire. C’est toujours Paris. Je veux juste une fois écouter une chanson qui parle de l’amour à Aix-en-Provence ou Clermont-Ferrand. Est-ce que plus personne ne tombe amoureux dès qu’il commence à habiter dans une ville avec un trait d’union dans le nom ? C’est le message de trop de la musique française.

J’étais plutôt étonné par la relation entre les paroles et sa vraie vie. Elle chante :

Si tu ne comprends pas qu’il te faut revenir,

Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,

Je reprendrai la route, le monde m’émerveille,

J’irai me réchauffer à un autre soleil,

Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,

Je n’ai pas la vertu des femmes de marins,

Paroles sur LyricsTranslate

Elle avait un petit ami, Hubert Ballay, qui s’est expatrié en Côte d’Ivoire, et elle a écrit cette chanson pour lui. Dès son retour en France, elle l’a quitté pour un autre homme !

Selon une citation de notre prof, Göttingen « a fait plus pour les relations franco-allemandes qu’un discours de de Gaulle ». (Voilà l’article derrière ce sentiment.) Et oui, je peux voir comment des paroles comme celles-ci auraient pu aider les allemands à se sentir moins gênés :

Quand ils ne savent rien nous dire

Ils restent là à nous sourire

Mais nous, nous les comprenons quand même

Les enfants blonds de Göttingen

Paroles

Mais c’était exactement l’idée des enfants blonds qui était le problème chez les Allemands ! D’une chanteuse d’origine juive, je trouve ce sentiment plutôt bizarre.

Je me suis enfin souvenu d’où j’avais entendu parler de L’aigle noir. C’est #4 des 1 000 chansons préférées des Français, un livre que j’ai mentionné au début du blog. Des trois chansons que j’ai écoutées aujourd’hui, c’était aussi ma préférée.

Je ne suis pas sûr toujours que penser de Barbara. Ses chansons sont plutôt tristes, mais elle a évidemment un grand talent. Avez-vous d’autres suggestions de quoi écouter de ses œuvres ?

Le héros s’appelle Bob Morane

Pendant que j’étais en France, j’ai dû poursuivre autant de mes influences que possible. Alors, j’étais certain d’acheter un livre d’histoires de Bob Morane, dont j’ai déjà tant entendu grâce à Indochine.

Mon plus cher rêve est de faire partie d’une foule comme celle-ci de leur film de concert, Putain de Stade (la musique commence à 4:10) :

La foule entière connaît toutes les paroles sur Bob Morane. Je n’ai jamais vu rien comme ça dans ma vie ! Mais bonne chance si vous voulez lire n’importe quel de ces livres ici. En tout cas, mon livre est le premier tome de l’intégrale de la bande-dessinée. Il commence avec une rédaction sur l’origine du personnage. Voilà, sa première aventure est aussi le début de la chanson. Égaré dans la vallée infernale…

On apprend du livre d’où vient son nom. J’avoue que ça m’a confus parce que le seul aventurier français que je connaissais s’appelait aussi Bob — le mercenaire Bob Denard. Il s’avère qu’ils n’ont rien en commun sauf leur surnom. Selon le livre :

Il [Henri Vernes, l’auteur] le baptise Robert Ujac, avant de changer d’avis. Il trouve que « Morane » sonnera mieux. De plus, ce nom symbolise parfaitement le courage du héros : c’est ainsi que l’on appelle en Afrique le guerrier Masaï qui a tué son premier lion. Enfin, la mode étant aux prénoms anglo-saxons, Robert devient « Bob ».

Rédaction de Jacques Pessis

Il y a aussi un nom de famille irlandais, Moran, et je pensais qu’il était possible que le personnage soit irlandais. Après tout, son ami Bill porte un nom bien écossais, Ballantine.

Il n’y a que trois histoires dans ce livre, et malgré être le premier tome, La vallée infernale n’apparaît pas. Je suppose que la bande-dessinée ne suit pas le même ordre que les livres originaux. Les méchants qui apparaissent dans la chanson n’y sont pas non plus, l’Ombre Jaune et Miss Ylang-Ylang. C’est pas clair s’il existe un méchant appelé « Kali Jones » dans les livres, mais il y a une histoire, La marque de Kali.

J’ai découvert qu’il y avait aussi un dessin animé dans les années 90s, sur Canal+. La générique est parfaite :

Je ne sais pas encore si je poursuivrai plus d’histoires de Bob Morane. Ces livres sont lourds, alors chers à livrer. Mais c’était au moins important de le trouver, et je suis heureux de l’avoir fait.

La drôle de vie de Véronique Sanson

Quand on passe dix heures dans un avion, on a assez de temps pour écouter TOUTE la musique offerte. Il y avait plein de choses inconnues pour moi, mais ce dont j’ai le plus profité, c’était « Chanson sur ma drôle de vie » par Véronique Sanson. C’est pas disponible aux États-Unis, mais comme d’habitude, la FNAC m’a sauvé. (C’est la chose qui n’est pas arrivée avec le reste de ma dernière commande.)

Elle me rappelle Carly Simon, mais peut-être que c’est plus précis de dire que Carly Simon me rappelle Véronique Sanson ! En attendant ce disque, j’ai découvert quelque chose d’incroyable. (Pour vous, c’est de vieilles nouvelles, bien sûr.) Dans les années 70s, elle a vécu aux États-Unis après s’être mariée à un musicien américain, Stephen Stills. Ce n’est pas la chose incroyable. C’est ce qu’elle a fait pendant ce temps-là. Voilà une chanson en anglais, « Full-Tilt Frog » :

Son accent est impeccable. Je ne veux pas dire « pour une Française ». Je veux dire que j’aurais pu croire que c’était soit Mme. Simon soit Dolly Parton qui chantait. Je n’ai jamais entendu rien comme ça. Bien sûr, c’est une chanson qui traite d’être une expatriée qui habite aux États-Unis, mais en dehors du sujet, n’importe quelle chanteuse américaine aurait chanté celle-ci.

C’est pas à dire que je m’intéresse à elle pour sa musique en anglais. Ce qui m’a attiré au début est « Chanson sur ma drôle de vie », et je l’ai écouté en boucle toute la journée depuis son arrivée. Elle a un style très différent que celui de Catherine Ringer, ma chanteuse préférée, mais je ne peux pas arrêter de l’écouter. Elle a du TALENT !

Le concert de Laurence à Otakuthon 2021

Chaque année, il y a un congrès pour les fans de la culture japonaise à Montréal, appelé Otakuthon. Pendant ces dernières deux années, tout se passe en ligne à cause de Covid. Je ne connaissais pas Otakuthon jusqu’au moment où j’ai découvert Laurence Manning. Elle y joue un concert chaque année, et c’est mon rêve d’y assister dans la vraie vie. Ce week-end est le deuxième Otakuthon « à la maison ».

C’est un événement bien bilingue — TOUT est également disponible en anglais et en français :

Il y a des événements culturels sponsorisés par le Consulat Général du Japon. Par exemple, ce cours sur la soupe ramen :

Il y a aussi des concours — celui-ci est pour reconnaître des extraits de bandes sonores :

Mais j’étais là principalement pour regarder Laurence. J’ai commencé à apprendre le français exactement pour des moments comme celui-ci :

Pour être clair, Laurence parle aussi l’anglais. Je voulais aussi faire partie de conversations comme celle-ci (pendant le concert) :

C’était, comme toujours, un vrai régal. Laurence a joué 15 chansons, dont une nouvelle qui apparaîtra dans son prochain album. Je suis heureux de partager quelques photos :

La grande majorité de ses chansons sont des reprises de bandes sonores de jeux vidéos. Mais de plus en plus, elle joue ses propres compositions. Je ne peux partager rien de son concert aujourd’hui, mais je vous laisserai deux clips de chansons qu’elle a joué aujourd’hui. La première, « Water Spirit » (L’esprit de l’eau) est une chanson originale, et la deuxième, « Inside the Castle Walls » (Dans les murs du château) vient du jeu « Super Mario 64 ». J’ai choisi cette dernière, parce que vous pouvez vraiment voir la joie derrière de tout son travail.

Le reste de Mitsouko

Il restait 4 albums des Rita Mitsouko que je n’avais pas encore dans ma collection. Plus maintenant — merci FNAC !

Je les écouterai dans leur ordre chronologique, alors, j’ai commencé avec l’album « Rita Mitsouko » de 1982. C’est évident qu’à l’époque, ils n’étaient pas encore les grands génies qu’ils allaient devenir. Par exemple, il y a plusieurs chansons en anglais sur « The No Comprendo », comme Stupid Anyway et (là moitié de) Someone to Love. Je n’ai pas encore écouté « Marc et Robert », mais on y trouve Singing in the Shower. Toutes les paroles de ces chansons sont logiques pour un anglophone. Mais les paroles de celle-ci sont du vrai n’importe quoi :

J’aime bien celle-ci en tant que musique, mais elle est encore n’importe quoi en anglais :

Mais je n’écoute pas Les Rita Mitsouko pour l’anglais. Pour moi, ils sont les immortels de C’est Comme Ça et Y’a D’la Haine. Il y a beaucoup de monde qui diraient que Marcia Baila est dans le même rang :

Je ne l’entends pas. À mon avis, Amnésie est la plus proche chanson sur cet album à ce qu’ils devront, mais c’est pas encore là.

Mon but n’est pas de me plaindre. C’est leur tout premier album ! C’est juste que d’ici, on peut voir qu’ils avaient encore besoin de plus de pratique et d’un bon producteur. Ils lui ont trouvé sous la forme de Tony Visconti. J’ai hâte d’écouter « Marc et Robert », leur deuxième album avec lui, parce que « The No Comprendo » reste l’un de mes albums préférés en n’importe quelle langue.