Mon histoire normande

Cette semaine, on arrivera dans le Calvados, en Normandie. Il y a beaucoup de raisons pourquoi cette région est spéciale pour moi. Avant de mon «Je découvre» habituel, je vais vous raconter les histoires de deux normands et d’un belge, trois hommes qui ont fait de moi ce que je suis. C’est leur influence qui a semé ce blog.

Quand j’étais tout petit, un garçon de six ou sept ans, j’ai reçu mes premiers souvenirs de la cuisine française grâce à deux restaurants à San Diego. L’un d’eux, appelé Piret’s, est fermé depuis 1991, mais l’autre, The French Gourmet existe toujours. Le propriétaire du French Gourmet, Michel Malecot, est venu de Normandie aux États-Unis dans les années 70s. Grâce à cet homme et à sa boulangerie, j’ai découvert ce qui reste de mon dessert préféré, le mille-feuille. (Aux É-U, c’est aussi connu sous le nom de «Napoleon».) Mais ce n’était pas seulement le mille-feuille — grâce à lui, j’ai découvert l’amour de toutes les classiques de la pâtisserie et la viennoiserie.

L’extérieur du French Gourmet. ©️ The French Gourmet.
La pâtisserie de mon enfance. ©️ The French Gourmet

Le deuxième homme, Don Coulon, venait de Belgique. Son restaurant, Thé Belgian Lion (Le Lion Belge), a toujours été le préféré de toute ma famille quand j’étais ado. The Belgian Lion est fermé maintenant, et M. Coulon est malheureusement décédé, mais à mon avis, c’était l’un des deux meilleurs restaurants à San Diego à l’époque.

Malgré avoir venu de Belgique, le menu du Belgian Lion était plein de classiques de la cuisine française. Voici un article de 1991qui parle du Belgian Lion. Si j’ai appris mon dessert préféré de M. Malecot, je dois mon plat préféré à M. Coulon. C’est quelque chose de normand, mais je vais garder le secret un peu plus longtemps.

Également important, The Belgian Lion était affaire de toute sa famille — sa femme, Arlene, était la maîtresse d’hôtel, et sa fille, Michelle, était le chef de dessert. Elle a encore une pâtisserie à San Diego, et leurs petites-filles ont aussi un restaurant là-bas, appelé Thé Little Lion (Le Lion Petit).

Je ne connaissais pas le deuxième normand jusqu’à j’avais atteint 23 ans. Pascal Olhats est venu aux États-Unis en 1984. Il a travaillé brièvement chez Piret’s, mais je ne lui ai pas connu à l’époque. En arrivant à Irvine, j’ai découvert Tradition by Pascal et sa voisine à côté, Pascal Épicerie. De M. Olhats, j’ai appris surtout mon amour des macarons, mais aussi de la tradition. Après la fermeture de ses restos originaux en 2013, je n’avais plus rien de la cuisine française pendant des années. C’est grâce à lui que je cherche toujours les plats typiques. M. Olhats a encore un resto ici, Café Jardin, mais c’est quelque chose de différent qu’avant. (Surtout, il n’y a plus l’épicerie de mes rêves.)

Je rendrai hommage à tous les trois ici, mais à leurs propres moments. Chacun mérite cet honneur.

3 réflexions au sujet de « Mon histoire normande »

  1. Bernard Bel

    Effectivement, le Belgian Lion proposait un large éventail de cuisine provinciale française, d’après cet article !
    Quelquefois des restaurants établis à l’étranger offrent une meilleure variété et qualité que dans leur pays d’origine. Le meilleur restaurant indien que j’ai connu était à Cambridge (UK) et des amis résidents de Toronto (Canada) disent aussi que leur ville est une des plus hauts lieux pour la cuisine asiatique… Bien sûr les prix sont différents !

    J'aime

    Répondre
  2. Ping : Extraordinary Desserts à San Diego | Un Coup de Foudre

  3. Ping : Le bilan du premier quart | Un Coup de Foudre

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s