Sa vie à Los Angeles

Ce soir, j’étais à LA pour un événement de l’Alliance Française de Los Angeles. C’était un spectacle appelé « Ma vie à Los Angeles », par une actrice expatriée, Sarah Trem. Tout en français, et la première fois pour moi d’assister à quelque chose en personne en français.

Je veux vous donner une idée du théâtre. C’était un petit espace dans un bâtiment à Santa Monica, une ville à côté de Los Angeles. Voilà :

Avant la performance, quelque chose s’est passé qui m’a rendu honteux à cause de mes compatriotes. Il y avait une annonce qu’elle allumerait une cigarette pendant le spectacle ! Sont-ils de si gros bébés qu’ils ne peuvent même pas voir une cigarette sans pleurer ou se mettre en colère ? On va parler un peu de plus sur ce sujet en bas. Je suppose que je devrais également vous prévenir : il y aura des opinions beaucoup plus fortes que d’habitude ici.

J’aimerais vous dire que j’ai tout compris sans l’aide des titres qui ont été projetés au-dessus de la scène. Mais ce serait un gros mensonge. Elle a utilisé beaucoup de mots que je ne connaissais pas. Peut-être que j’ai compris la moitié sans aide.

Son sujet était ses expériences en tant qu’expatriée, et j’étais un peu déçu. J’ai dit une fois à un ami qui étudiait aux États-Unis, « Il me semble que les français ont souvent la bonne attitude vers chez moi, mais pour les mauvaises raisons. » C’était fortement le cas ici. Ça fait 5 ans qu’elle habite à Los Angeles, mais la plupart de ses commentaires étaient les mêmes genres de stéréotypes que j’entends souvent de mes amis européens qui ne connaissent pas les États-Unis sauf par la télévision.

Elle a donc parlé de toute la chirurgie esthétique que l’on trouve à Hollywood, de la fausse convivialité des américains, de notre tendance de parler très fort. Et d’accord, c’est tout vrai, dans la mesure du possible. Elle a aussi parlé du fait que tout le monde à LA prétend d’être acteur ou mannequin à la recherche de leur opportunité. Aussi vrai, mais bien que je déteste cette ville-là après y avoir vécu pendant trois ans, je connais une ville différente que celle qu’elle a décrite. On ne trouve pas de faux acteurs dans les quartiers mexicains, par exemple, comme celui où j’habitais.

Il y avait deux choses dont je veux dire un peu de plus. Souvenez-vous de la cigarette ? Eh bien, elle l’a allumée pendant peut-être 30 secondes. Puis elle a parlé de la GRANDE hypocrisie que nous avons vers les cigarettes, tandis que nous fêtons la marihuana. C’est pas mon hypocrisie. Je n’ai jamais fumé. Mais je déteste la marihuana, et à mon avis, nous nous comportons comme de petits bébés dès que nous entendons parler du tabac. Ça reste légal. Si nous étions sincères, nous ne nous permettions pas d’imposer de lourds impôts aux membres les plus pauvres de notre société. Je l’applaudis.

La deuxième et dernière chose — elle a bien appris notre mauvaise attitude vers nos citoyens asiatiques. Il n’y a que deux groupes auxquels on peut se moquer sans peur ici, les asiatiques et les juifs (et elle a raconté une blague à propos des juifs aussi, mais beaucoup plus sur les asiatiques). Il était une fois, les comédiens pouvaient raconter des blagues sur n’importe quel groupe ici, et je dirais que c’était mieux pour la liberté d’expression. Mais si c’est maintenant un faux pas à faire des blagues ethniques, je le trouve…intéressant…que ce ne soit pas un problème envers nos plus petites minorités. C’est pas une critique de Mme. Trem — elle a bien absorbé exactement l’attitude de nos bien-pensants.

Reviendrais-je pour la revoir ? Dans un autre spectacle, bien sûr. Mme. Trem est carrément une actrice talentueuse, et franchement, j’étais heureux de passer deux heures complètement en français.

3 réflexions au sujet de « Sa vie à Los Angeles »

  1. Anne-Marie

    Il semble y avoir les mêmes problèmes partout où on ne peut plus se moquer de rien ni de personne.

    Parce que je sais que tu veux toujours t’améliorer en français, j’en profite pour te glissser gentiment que l’abréviation de « madame » ne prend pas de point à la fin. Il faut écrire « Mme » et la raison est que le « e » est la dernière lettre du mot. 🙂 (Ainsi, l’abréviation de « monsieur » est « M. » puisque « m » n’est pas la dernière lettre du mot.)

    Aimé par 2 personnes

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    1. jeliotb Auteur de l’article

      Merci pour la correction. Je n’avais aucune idée.

      Une vraie histoire : J’écrivais toujours mes points d’exclamation selon la façon anglaise, sans espace. Un jour, un utilisateur sur Quora a décidé qu’il allait m’apprendre. Au lieu de me dire quelque chose, il a trouvé toutes mes réponses sur le site et les a corrigées. (J’ai vu ça parce qu’il faut approuver toutes les corrections des autres.)

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