Le Magnifique

J’ai recommencé mes films dans le nouvel an avec l’un des meilleurs que j’ai vus — Le Magnifique, avec Jean-Paul Belmondo et Jacqueline Bisset. J’ai passé 4 heures pour regarder ce film, parce que j’ai fini par l’étudier comme presque rien d’autre. En tant que fan de James Bond, ce film mérité encore plus d’attention qu’Austin Powers ! (Le premier, pas les suites.) Je suis complètement sérieux.

Si on est un fan de James Bond — pas les parodies avec Daniel Craig, mais les vrais de Sean Connery à Pierce Brosnan — Austin Powers est un hommage de première qualité. Le film ne se prend pas du tout sérieusement, mais c’est carrément l’œuvre des élèves qui ont étudié de près tous les films Bond jusqu’en 1997. C’est une farce, mais aussi une lettre d’amour. Le Magnifique vient du même esprit. Si vous pouvez lire anglais et vous aimez ce qui suit, je recommande fortement la nouvelle « The Secret Life of Walter Mitty, » par James Thurber. (C’est apparemment disponible en traduction, mais un si haut prix pour une si courte œuvre !)

On commence au Mexique, dans un endroit qui pourrait être n’importe quelle « Vieille Ville » (on dirait « Old Town) du sud-ouest des États-Unis, celles qui ont un patrimoine mexicain du XVIIIe siècle. Vous devez comprendre que cette scène m’a fortement rappelé mon enfance, surtout à cause des musiciens, appelés « mariachis » :

L’intrigue commence avec un agent secret, Rodriguez, quand il entre dans une cabine téléphonique. Un hélicoptère enlevé la cabine. Ça m’arrivait aussi de temps en temps, et c’est pourquoi j’ai enfin acheté un portable.

Rodriguez meurt d’une façon ridicule — la cabine est tombé dans l’océan. On se serait attendu qu’il se noierait, mais des plongeurs l’attrapent, et le mettent dans une cage avec un requin, qui le mange. Ça rappelle fortement une scène du film « Opération Tonnerre », où des plongeurs récupèrent une bombe atomique sous l’océan.

Prochainement, on trouve Bob Saint-Clare (je suis les sous-titres pour son nom), l’héros, en train de se battre contre des méchants inconnus. Il reçoit des ordres pour aller au Mexique.

Au Mexique, il rencontre Tatiana, la « femme fatale » (une expression en anglais qui veut dire femme fatale) et ils partent en voiture. Ce qui se passe maintenant est un hommage à deux films de James Bond en même temps, « Goldfinger » et « Bons baisers de Russie » — c’est donc l’un des meilleurs moments dans n’importe quel film pour moi. Saint-Clare et Tatiana conduisent jusqu’en haut d’une colline pour tirer contre un ennemi, exactement comme Tilly Masterson dans Goldfinger. Et Saint-Clare utilise une valise qui déguise son fusil, avec les mêmes couleurs que la valise qui sert à la même chose dans Bons baisers de Russie. Voilà :

Au fait, on peut toujours acheter une copie exacte de la valise de James Bond chez Swaine Adeney Brigg, le fournisseur original du film. Ça coûte cher. (Swaine Adeney Brigg a également fabriqué le célèbre chapeau d’Indiana Jones, et les meilleurs parapluies de la planète.)

Comprenez-vous à quel point ce film est un trésor pour moi ?

Bob et Tatiana arrivent dans un hôtel à Acapulco, où son dent creuse avec une pilule de cyanure tue accidentellement des nageurs dans la piscine. Cette scène me rappelle l’hôtel Fontainebleau à Miami, dans Goldfinger.

Mais après une lutte sur une plage où on voit une femme de ménage qui passe l’aspirateur entre des guerriers, il s’avère que Bob Saint-Clare est un personnage fictif même dans le film :

Et que son auteur, un François Merlin, met des personnes qu’il rencontre dans la vraie vie dans ses contes. Comme j’aimerais faire ça avec certains !

L’histoire de Bob continue dans un pyramide qui ressemble fortement (à l’intérieur) le repaire du Docteur No dans « James Bond 007 contre Dr. No », où il rencontre Karpov, son ennemi.

Le fils de François interrompt l’histoire et finit par lui suggérer plus de sang, un conseil pris au pied de la lettre.

Un rencontre malchanceux avec un plombier par François devient la prochaine évasion pour Bob :

Sa voisine Christine, qui est son inspiration pour Tatiana, rencontre enfin François et lui emprunte des romans. François a des idées bizarres sur l’Alaska, mais peu importe.

Ensuite, cet agent américain est écrasé dans sa voiture, façon Goldfinger :

Mais la situation devient plutôt John le Carré, qui a fini par détester ses personnages et les détruire dans « Les Gens de Smiley », quand François et Christine se disputent. François décidé de rendre Bob malade et ridicule, puis le tuer.

Ils se réconcilient, et François pardonne Christine de l’avoir insulté. (François a apparemment oublié qu’il l’avait draguée. J’entends parler que les hommes ont de mauvaises mémoires.) Mais après il voit par la fenêtre une fête avec son éditeur. Charron, dans l’appartement de Christine, François décide encore une fois de se venger, cette fois-ci avec un combat où Tatiana tombe amoureuse de Karpov, puis Karpov et Bob se tombent amoureux ! Tatiana ne peut que regarder, choquée !

Mais à la fin, François découvre que Christine est en fait amoureux de lui, et les deux disent adieu à Charron. C’est peut-être la fin de Bob, mais pour le couple, on verra.

Comme je vous ai dit, j’ai étudié ce film ! J’ai lu sur Wikipédia qu’il y a d’autres sources, surtout OSS 117. Je peux louer les films OSS 117 chez iTunes (seulement ceux avec Jean Dujardin, donc sortis après Le Magnifique), alors ce sera notre prochaine série.

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