Je découvre la Loire

On continue maintenant le Tour avec le 42, la Loire. C’est le département le trentième plus peuplé et les habitants se nomment ligériens. C’est notre septième séjour dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Il y a en gros quatre régions de la Loire, du nord au sud : Le Roannais, Le Forez, Le Lyonnais, et Le Pilat. Saint-Étienne, la préfecture, est la plus grande ville, avec 173 000 habitants — environ 20 % de la population du département. On suivra un chemin dans l’ordre de cette liste, mais je ne vais pas essayer de planifier le plus court chemin car nos sites seront trop diffus.

On commence donc dans Le Ronnais, nommé por sa ville principale, Roanne. À Roanne lui-même, on va visiter le Musée Joseph Déchelette, avec des collections très diverses — dont des peintures européennes, des antiquités égyptiennes, des sculptures, et d’histoire naturelle. On est là aussi pour déguster la Praluline, une brioche aux pralines roses qui vient de la Maison Pralus. Ailleurs dans Le Roannais, on trouve le Château de la Roche, un joli château du XIIIe siècle situé sur un îlot au milieu de la Loire. Envie de quelque chose d’inhabituel ? Essayez La Chapellerie, le Musée du Chapeau à Chazelles-sur-Lyon, qui raconte l’histoire de cette industrie, mais sert aussi toujours comme centre de formation et accueille plusieurs ateliers. Finalement, on visite l’Abbaye de La Bénisson-Dieu dans le village du même nom, fondée par Saint-Bernard de Clairvaux en 1138. Cette dernière fait aussi partie du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

On continue dans le Forez, où on visite d’abord le Château de Saint-Marcel de Félines. Le lieu est occupé depuis le XIe siècle, mais le château moderne ne date qu’au XVIe siècle. On est là pour sa cour Renaissance, son joli parc, et sa vue sur le Massif Central. On passe aussi par Chalmazel-Jeansagnière — les skieurs d’entre vous pour la station de ski et le reste de nous pour le château, qui existe depuis le XIIIe siècle. Comme Saint-Marcel, ce château appartenait à la famille Talaru pendant la Renaissance, et on y trouve cette façon-là de décoration.

Peut-être que vous vous souvenez de ma faiblesse pour les aqueducs (voilà et voilà) et on en a un spécial dans le Lyonnais, l’Aqueduc romain du Gier. On y trouve la plus longue enfilade d’arches visible en France (550m). On visite aussi le parc et village médiéval de Salva Terra, où on peut expérimenter la vie quotidienne du Moyen-Âge.

On passe maintenant à Saint-Étienne (1 étoile Michelin). Classée par l’UNESCO comme « ville créative et design », on est là pour quelque chose de moins glamour, l’industrie charbonnière, qui relie plusieurs de nos destinations. On commence avec le Château de Bouthéonon peut voir les restes d’une ramberte, un genre de bateau construit pour apporter du charbon de Saint-Étienne à Orléans. Au Puits Couriot, on peut visiter le Parc Musée de la Mine. Saint-Étienne abrite aussi l’École Nationale Supérieure des Mines. Saviez-vous que l’une des technologies de sûreté, la lampe Marsaut, y a été inventée ? Au Musée d’Art et d’Industrie (2 étoiles), on trouve quoi ? À eux :

Depuis toujours, Saint-Étienne invente. Des armes à feu, ça on le sait, mais aussi des métiers à tisser, du textile et des vélos. Eh oui, c’est ici qu’a été inventée la toute première bicyclette française.

Musée d’Art et d’Industrie

Finalement, à Firminy, juste en dehors de Saint-Étienne, on trouve cinq sites architecturaux du Corbusier, dont un immeuble géant, l’Église Saint-Pierre, une centre culturelle, un stade et une piscine prévue par lui, mais réalisée par André Wogenscky. Vous avez certainement lu assez sur ce blog pour savoir ce que je pense du travail de ce type, mais ce site est classé par l’UNESCO aussi, et ça offre une excellente opportunité de voir assez de ses œuvres pour toute une vie.

Notre dernier arrêt est le Parc naturel du Pilat. Il y a plus de 1 500 km de sentiers de randonnée et pas mal de choix à vélo en plus. Je suis le mauvais guide avec autant de choix ; je vous conseille donc de consulter le site du parc.

Village d’Ampiis dans Le Pilat, Photo par Pilat.Oueb, CC BY-SA 4.0

Qui sont les personnages les plus connus de la Loire ? Il y a le compositeur Jules Massenet (connu pour Werther), le chef d’orchestre Pierre Boulez, l’actrice Muriel Robin (considérée comme humoriste par certains), le chanteur Mickaël Furnon, dit Mickey 3D, duquel on a parlé plus tôt, et Georges Pralus, inventeur de la cuisine sous vide. En plus. Louis de Funès s’y est marié avec sa première femme.

Quoi manger en Loire ? Il y a la Praluline, bien sûr, un fromage bien local, la fourme de Montbrison, et un saucisson local, l’Andouille de Charlieu (dans le Roannais). En plats principaux, il y a le barboton, un ragoût à l’agneau, et le saucisson brioché. En dessert, on y trouve le matefaim, un genre de crêpe épaisse aux pommes, et le pâté à la batteuse, un chausson aux fruits. Pour boire, on y trouve du vin AOC Côte Roannaise et du vin IGP Pays d’Urfé.

5 réflexions au sujet de « Je découvre la Loire »

      1. Light And Smell

        De part la proximité avec Lyon, notre gastronomie est très liée à celle de cette ville, mais je t’avoue ne pas particulièrement apprécié nos spécialités. Mais il y a l’incontournable Sarasson, les bugnes (différentes de celles de Lyon), les râpées…

        Aimé par 1 personne

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