30 Ans de Taratata, 2e partie

On reprend le reste de l’émission pour les 30 ans de Taratata. Quand nous sommes partis la dernière fois, c’était Julie Zenatti sur scène avec une chanson de Sylvie Vartan. Après elle, c’était Sheila avec une chanson qui n’a rien fait pour moi, Bang Bang :

Puis, il y avait une grande foule. avec plusieurs artistes qui viennent de jouer revenant sur scène pour « Le Temps d’Amour » de Françoise Hardy. J’adore cette chanson, très important dans l’histoire du blog, mais j’aurais tellement préféré que ce soit juste Mme Zenatti ; je ne m’attends pas à chercher les autres plus tard. Honnêtement, vu que son fils (Thomas Dutronc) était là, même une courte apparition de Mme Hardy aurait été super.

Après ce groupe, un de mes artistes préférés est monté sur scène, Pascal Obispo, avec quelques inconnus pour moi, Superbus, Cali, et Yarol Poupaud. Ils ont joué « Allumer le feu » de Johnny, évidemment très bien connu au public, car ils chantaient avec.

On passe vite par Messrs Bernard Lavilliers et Féfé. J’adore aussi Olivia Ruiz, mentionné ici très peu après mon début, mais avec eux, elle a joué du reggae. Bof.

C’est rare pour Taratata de mettre un musicien qui ne chante pas en vedette, mais du prochain groupe, dont « -M- », Charlie Winston, et Emma Peters, la star était Ibrahim Maalouf, trompettiste. Je ne connais pas la chanson « Libre d’amour », mais M. Maalouf a mon attention.

Après eux, Amandine Bourgeois et « Skip the Use » (Sauter l’Usage, les amis ; ouaip) ont joué la chanson « Highway to Hell » de AC/DC. Malgré leurs accents, ils l’ont réussi :

Ils étaient suivis par Kimberose, que je n’aime pas, et Zucchero, un italien inconnu chez moi. Les deux ont aussi joué une chanson en anglais, « The Letter ». J’aurais pris Zucchero pour un américain de quelque part dans le nord-est du pays.

Mme Bourgeois et Skip the Use sont revenus sur scène pour « Jumpin’ Jack Flash » des Rolling Stones. Avec 3 chansons en anglais de suite, j’étais bien prêt pour un changement, même si la performance était honorable. Qu’est-ce que je dois faire pour vous convaincre que je ne veux rien entendre en anglais ?

C’est donc pourquoi la prochaine chanson était aussi en anglais. Voici Laurent Voulzy, Hollysiz, Raphaël, et Yael Naïm. Je connaissais le nom Laurent Voulzy, et je savais qu’il avait de graves problèmes de santé, mais au-delà de ça, des inconnus pour moi. Ils ont joué « A Horse with No Name » du groupe America — bien des années 80, et je l’aime, mais s’il vous plaît, Nagui. Après, ils ont joué une chanson de M. Voulzy, Belle-Île-en-Mer, et je l’ai beaucoup aimé.

Je connais le nom Vianney, et on a déjà rencontré Charlie Winston ici, mais ils ont décidé de jouer une autre chanson en anglais, et pire, du deuxième pire Harry d’Angleterre, Harry Styles. (Le roi de mauvais Harry ne sera jamais roi, ce qui me rend heureux.) Je refuse, alors j’ai sauté par-dessus de celle-ci.

Le prochain groupe était trop gros pour réussir sa performance. Zazie et Thomas Dutronc sont revenus, avec Hoshi (boo !), Santa, et Eddy Depretto, les deux derniers inconnus pour moi. Ils ont joué « Foule sentimentale » d’Alain Souchon, une des premières chansons que j’ai apprises de l’Alliance française. La foule était très enthousiaste.

On m’a clairement entendu. Le prochain groupe était Patrick Bruel, Axelle Red, Claire Keim, et MC Solaar. Ce dernier m’a fait peur que ce soit du rap, mais en fait il a une voix plutôt agréable, et la chanson était La Javanaise de Serge Gainsbourg. Voilà, on est bien de retour en ma France.

Après eux, il y avait un pianiste tout seul, Vincent Delerm, qui a dirigé la foule en chantant Les Champs-Élysées de Joe Dassin. Celle-ci m’a fait pleurer pour les mêmes raisons que L’Aventurier en live — il y a des fois où on sait ce qui est important à quelqu’un et c’était évident à quel point cette chanson était bien aimée par cette foule.

Claire Keim était ensuite de retour, et elle est une star. Sa version de « Résiste » par France Gall était quelque chose de spécial. Je vais chercher plus de son travail.

Joyce Jonathan était inconnue pour moi aussi, mais sa « Petite Marie » de Francis Cabrel était aussi magnifique. Voilà, Nagui, c’est possible de jouer plusieurs chansons françaises de suite. Mais j’étais surpris que ce n’était pas un pseudonyme — ça sent l’anglais.

Après ça, deux trucs de disco, dont ma punition pour avoir profité des chansons françaises. La Grande Sophie a chanté « Stayin’ Alive » de The Bee-Gees, suivi par Patrick Bruel avec sa propre « Chacun fait c’qui lui plaît ». Cette dernière n’est que moitié-moitié pour moi.

Ils étaient suivis par Cali, un jeune homme très enthousiaste — je n’ai pu que l’aimer — mais avec une voix plutôt limitée. Sa version de « Pour un flirt » de Michel Delpech n’était pas mal. J’irais à son concert si on m’invitait, et je payerais le dîner, mais je n’y irais pas seul.

Puis un maître. Je ne connaissais pas du tout M. Michel Jonasz, mais au-delà de l’enthousiasme de la foule pour « Super Nana », il était un vrai professionnel. Il faut le voir diriger la foule. Les chanteurs précédents lui ont rejoint juste avant la fin :

Maintenant, on arrive à la partie où je vous choque. Je ne m’attendais pas du tout à une vraie légende de la musique américaine, Nile Rogers, du groupe de disco Chic, qui a aussi écrit de nombreux tubes pour d’autres artistes. Il a joué le plus grand tube de son groupe, « Le Freak », puis « Get Lucky », qu’il a écrit avec Daft Punk. Après ces deux, il a collaboré avec une poignée de rappeurs français pour l’autre grand tube de Chic, « Good Times ». Il était évident qu’il ne parle pas français, mais en quelque sorte. Nagui l’a convaincu à y voler. Chapeau, Nagui. Chapeau.

La dernière chanson était encore une fois une reprise des Rolling Stones, « Sympathy for the Devil » avec Shaka Ponk (bof) et Zucchero, qui m’impressionne de plus en plus. Après une soirée aussi réussie, je ne m’en veux pas à Nagui pour ça.

À la fin, beaucoup des artistes sont remontés sur scène pour dire au revoir.

Mais je me suis demandé : rien d’Indochine ni Catherine Ringer ? Ils étaient là les deux le jour où j’ai regardé Taratata pour la première fois. Et voilà, dans les crédits, aux côtés de nombreux autres artistes :

Je suis absolument bouleversé. J’ai fait plein de découvertes, mais ce que je retiendrai pour toujours, c’est qu’encore une fois j’étais frappé par une chanson qui me changera à jamais. Le nombre n’est pas grand — Nos Célébrations, C’est Comme Ça, Chanson Sur Ma Drôle de Vie — mais La Dernière Séance l’a augmenté par un. Toute cette semaine, je la joue en boucle, la version de cette émission. Pour mes propres raisons, j’ai perdu le goût de ma propre culture il y a longtemps. Mais ça fait maintenant trois ans et demi où les Coups de Foudre me frappent encore et encore. Sans savoir d’où ils viendront, il me faut essayer tout et n’importe quoi français. Je suis à vous pour toujours.

5 réflexions au sujet de « 30 Ans de Taratata, 2e partie »

  1. Avatar de vanadze17vanadze17

    Je crois que Françoise Hardy a des problèmes de santé depuis longtemps. Et Michel Jonasz est un très grand monsieur ici. Son style est jazzy (je l’adore) et il est également un bon acteur ! Pour moi aussi, trop de chansons en anglais, mais Naguy a le mérite de mélanger les genres !

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  2. Avatar de encuisineavecpelaencuisineavecpela

    Et oui taratata a toujours été avec des artistes mixtes. Moi j’aime mais je comprends ton ressenti.
    Françoise Hardy est malade depuis quelques années et on ne l’a voit plus.
    Vu comme tu aimes la chanson bien française, tu devrais rechercher sur internet l’émission  » La chance aux chansons ». Elle a commencé en 1984 et finit en 2000. Peut-être tu y trouveras un peu de bonheur 😊

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