Ici et là

Ce soir, je serai à l’Assemblée Générale de l’OCA, où à moins qu’il y ait une mauvaise surprise, je serai élu pour une autre année comme éditeur de La Dépêche, notre bulletin. Puisque la formule est toujours ce que l’on appelle un « potluck » en anglais — un mot inconnu pour mon dictionnaire bilingue — tout le monde, dont moi, doit apporter un plat salé pour le dîner. Les potlucks ne sont pas définis par les plats salés, seulement le fait que tout le monde est obligé d’apporter quelque chose. Pour ma part, je vais apprendre encore un autre plat du Tour, cette fois, de la ficelle picarde. Je n’ai appris qu’après la fin du Tour que ce plat ne date qu’au XXe siècle, et les années 50 en plus. Tant pis côté traditionnel, mais ça reste l’un de mes préférés.

Ça va coûter cher. 11 $ de viande, 10 $ de champignons, 5 $ pour le fromage, 5 $ pour la « sour cream » (l’ingrédient le plus proche de la crème fraîche ici, mais pas identique), 3 $ pour le lait, 3 $ pour les échalotes — à ne pas mentionner le lait et les œufs déjà sous la main. Et je sais qu’il y aura ceux qui n’apportent qu’une baguette de 5 $ de chez Ralphs. Mais je me sens hyper-sensible après l’accueil des brownies ces deux derniers mois, alors ça doit être franchouillard et du travail.

Passons aux Grosses Têtes d’hier. J’ai eu un bon 15 minutes en PLS entre une question et l’invité musical. D’abord, la question, qui commence à 1:13:20 au lien. Il s’agissait d’un ministre britannique du XIXe siècle, Robert Peel. J’ai commencé à écouter juste après le moment où M. Ruquier avait mentionné que l’on parlait d’un britannique, alors j’étais persuadé qu’il s’agissait d’un ministre français. Et j’avais certainement étudié M. Peel au lycée, mais puisque j’ai raté le début de la question, j’ai décidé qu’il devait être quelqu’un qui écrivait son nom de famille Pills, comme le chanteur Jacques Pills. M. Peel a donné son nom à quelque chose, la réponse cherchée par M. Ruquier. Si on m’avait posé la question en anglais, j’aurais tout de suite répondu : « La police de Londre, qui se surnomment les « bobbies », « Bobby » étant un surnom pour les Robert. » Mais puisque je me trompais du nom, je ne l’ai pas eu avant Franck Ferrand à 1:15:00.

Il s’est avéré que M. Ruquier voulait poser une question qui évoquerait l’anglais car l’invité portait un nom anglais. Enfin, de l’anglais à la sauce française, car je vous rassure, tout le monde réagirait au nom de même façon que moi ! Je parle de Lilly Wood and the Prick, qui ont été présentés à 1:15:40 au lien.

Lilly Wood and the Prick, Photo par Nicolas Esposito, CC BY 2.0

Comment puis-je expliquer le problème ? « Lilly Wood » pourrait bel et bien être le nom d’une femme américaine ou britannique. J’avais du mal à comprendre le dernier mot, car M. Ruquier le prononçait comme s’il s’écrivait « Preak », ce qui ne signifie rien. Mais j’ai recherché les paroles que j’ai entendues, et ça m’a amené à « prick ».

Ça peut vouloir dire piqûre, soit comme pour un vaccin soit venant d’une abeille. Mais c’est également de l’argot pour… euh… le sexe masculin. OMD, je n’arrive toujours pas à le croire !

Quant à la chanson, Swear (lien aux paroles), de leur nouvel album Christina, c’était pas mal comme musique — mais sa prononciation de l’anglais n’était pas très bien. J’ai entendu « the pressure’s on » (la pression se mit) comme « the precious oil » (l’huile précieuse), et « the wrong to your right » (le mal par rapport à ton bien) comme « the road to your right » (la rue à ta droite). J’ai écouté d’autres chansons plus tard, et j’en conclus qu’elle est plutôt douée quand elle utilise un accent américain, mais presque incompréhensible quand elle utilise un accent britannique. (J’approuve quand même son message, « Nous ne reviendrons jamais en Californie ».

Apres, il y avait une publicité pour Cdiscount que je regrette de ne pas avoir enregistré. On a dit quelque chose comme « c’est un air fryer, mais on le dit en français ». J’ai complètement raté le mot duquel ils parlaient ! J’aimerais tellement que les publicités fassent partie de la version podcast des émissions, car elles sont souvent intéressantes !

Dernière chose — je vous ai dit que j’ai repris Duolingo pour aider une amie. Hier, je crois que l’appli m’a trompé, mais je poserai la question. Voici une bonne réponse selon le hibou vert :

La phrase est « Heureusement que Maman n'a rien vu ! »

Je croyais qu’après une expression émotionnelle — je suis heureux/content/ennuyé que… — on utilisait le subjonctif. Mais c’est bien l’indicatif ici, après « heureusement que ». Duolingo utilise de l’IA pour créer tous les exemples de nos jours, alors je ne sais pas — est-ce correct ?

Regardez, je pose de telles questions, pourtant je me crois capable d’écrire un bulletin bimensuel en français. L’audace !

12 réflexions au sujet de « Ici et là »

  1. Avatar de vanadze17vanadze17

    Je traduirais « potluck » par « repas partagé », chacun apportant quelque chose. Parfois, on doit dire ce que l’on apportera pour que cela ressemble à un vrai repas (entrée-plat-dessert).

    Je pense que tes ficelles picardes vont être appréciées !

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  2. Ping : Saison 4, Épisode 43 — Un peu d’assemblage | Un Coup de Foudre

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