À la recherche du bon marché

La chanson du jour, c’est « Boutique » par Nobuo Uematsu :

J’avais planifié d’écrire sur toute une journée à la fois. Mais à vrai dire, avec plus de 600 mots juste pour décrire la moitié de notre première journée, c’est mieux de les diviser en deux. J’ai beaucoup à dire sur Akihabara tout seul quand même, alors ça va.

Pour une chose, la bonne prononciation selon ce que j’entends dans le métro, c’est a-ki-HA-ba-ra, l’accent sur la troisième syllabe. Moi, j’avais toujours dit A-ki-ha-BA-ra, et j’avais tort. Autre chose, j’avais toujours cru que c’était le paradis des appareils électroniques. Je manquais CRUELLEMENT d’imagination !

En allant à Akihabara, on est passés par Kenele Stand, une chaîne de boutiques dans les stations de métro où on peut tenter sa chance avec des distributeurs de capsules (j’espère que Google m’a donné le bon mot — on ne parle pas de café). Il y a tout genre de prix là-dedans : des auto-collants, des porte-clés, des bonbons, des jouets, et ainsi de suite. Les japonais sont absolument fous pour ce genre de truc — Kenele Stand est peut-être le plus grand, mais la concurrence est rude !

La décoration dans les stations de métro est plus moi que même les stations parisiennes. À gauche, il y a une pub pour le dernier jeu de Yoshi (le dinosaure de Mario). À droite, un BD avec deux personnages inconnus pour moi, Koro et Maru. C’est mignooooooon.

Une fois à la Gare d’Akihabara, on se trouve vite devant le Versailles de l’électronique, Yodobashi-Akiba. C’est la vedette d’une chaîne de magasins, Yodobashi Camera (lien en japonais), où se trouve tout ce qui m’intéresse de la vie qui n’a rien à voir avec la cuisine française. Ce bâtiment a plus de 9 étages ; Yodobashi est installé « uniquement » dans les 9 premiers.

Filimages se moquera de moi pour ça, et je sais qu’il a raison, mais je n’ai vraiment plus envie d’un appareil photo SLR. J’adorais mon Contax argentique comme rien d’autre, mais l’investissement en objectifs était déjà de la folie avant l’existence de tant de tailles de capteur. Je sais que l’objectif de mon Panasonic LUMIX regretté était nul par rapport à mes anciens objectifs Zeiss, mais j’ai payé beaucoup moins cher pour le petit Panasonic.

Tout ça, c’est à dire que puisque aucune Mizuho ou Sayaka ne tombera amoureuse de moi, voici le plus grand coup de cœur que j’aurai eu au Japon :

La Fille peut vous dire que je pleurais en testant ce LUMIX L10 — j’ai adoré le viseur, c’était naturel dans les mains comme jamais avec mon ancien appareil Panasonic, la bague de mise au point m’a rappelé mon vieux Contax — et le capteur 4/3 aurait été une amélioration merveilleuse par rapport au capteur 1″ de l’ancien Panasonic. Le prix était super aussi — 1300 $ contre les 1500 $ que je payerais aux États-Unis (c’est pareil en Europe). Ça dit, la vérité, c’est que j’ai dépensé cet argent juste pour aller au Japon. J’ai fait le bon choix en le laissant derrière moi. Mais quel étage de merveilles :

Avant de quitter l’étage d’appareils photos, regardez ces petits jouets :

Tous sont là taille d’un porte-clés, mais fonctionnent réellement !

L’étage consacré aux équipements stéréophoniques était aussi intéressant, avec des trucs inattendus. Il y a 35 ans, mes premiers équipements venaient de la marque Kenwood, mais elle a quitté les États-Unis juste après 2000. Voilà, elle existe toujours !

Tout genre d’enceinte de la marque danoise Bang & Olufsen est là — à des prix 10-15 % moins chers qu’aux États-Unis !

Mais le plus grand régal pour nous deux (mon père ne voulait pas visiter le magasin), c’était d’aller à l’étage avec les jeux vidéo. On n’a vraiment rien vu qui n’est pas disponible mondialement — l’époque des titres exclusifs au Japon appartient vraiment au passé — mais la décoration et les produits dérivés ont coupé le souffle ! Voici les escaliers mécaniques :

À gauche, on voit de l’art du dernier jeu de Sonic, le hérisson. à droite, c’est Kirby’s Air Riders (le japonais dit Kaabii no Ea Raidaa, une translittération plutôt qu’une traduction, encore un exemple de comment l’anglais a pris sa place au-dessus du japonais dans leur culture).

Sur l’étage, il y avait quelques produits liés à Final Fantasy, mais je ne suis pas arrivé à en acheter, car honnêtement, je n’étais pas sûr de quoi faire avec. Le truc à droite, je crois que c’était un sous-main pour le bureau, mais je ne travaille pas avec ce genre de chose. Ces personnages, des deux côtés, sont dans un style dit chibi — petit et mignon, mais une caricature des versions « réelles ».

Je devrais m’intéresser à ce jeu à venir, Les Aventures d’Elliot, car il y a très peu de personnages avec soit mon prénom soit mon deuxième prénom, mais à vrai dire, je n’ai pas les réflexes dont on a besoin. Heureusement, Square ne m’a pas oublié, et un nouveau Final Fantasy au combat tour par tour (qui permet au joueur de penser) sortira cette année après 20 ans d’attentes.

On a finalement quitté Yodobashi pour explorer ses alentours. Juste à côté, il y a un couloir avec beaucoup de petits restos et boulangeries. « Jack in the Donut » était un nom hilarant — un « Jack in the Box » est un diable à ressort. Les donuts avaient l’air excellents ! Le « croissant taiyaki » est une pâtisserie japonaise, le taiyaki, fourrée de pâte de haricots rouges, mais avec de la pâte feuilletée à la place de la pâte traditionnelle. Et « Manneken » vend des gaufres belges — sûrement vous avez la réf !

On a fini par dîner chez McDo, parce que tout comme en France, La Fille voulait l’expérimenter ailleurs. Le kiosque promet un « Samouraï Mac », deux galettes de bœuf avec du fromage et de la sauce soja. Je voulais pleurer — non seulement c’était le meilleur thé que j’aie jamais bu chez McDo, mais les prix : 770 ¥, c’est environ 5 $, contre les 13,50 $ que je payerais pour un burger, des frites et un thé chez moi !

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