Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Assiette de madeleines à l'orange et au chocolat, avec un côté trempé dans du chocolat noir.

Dimanche avec Mlle Simonet

On reprend maintenant « À l’ombre des jeunes filles en fleurs ». Cette fois, j’ai avancé de 30 pages.

Vous souvenez-vous du point de départ de cette série, où notre narrateur-bébé se mettait à pleurer si sa mère ne venait pas le coucher dans sa chambre à Combray ? Mais au moins, l’excuse à l’époque était sa jeunesse, et maintenant, il a grandi, d’accord ? Voici pourquoi « grandir » n’a rien à voir avec « devenir adulte » :

Et quand ayant passé la soirée dehors avec Saint-Loup je songeais pendant le trajet du retour au moment où j’allais pouvoir retrouver et embrasser ma grand’mère… je finissais par me coucher, lui en voulant un peu de ce qu’elle me privât, avec une indifférence si nouvelle de sa part, d’une joie sur laquelle j’avais compté tant, je restais encore, le cœur palpitant comme dans mon enfance, à écouter le mur qui restait muet et je m’endormais dans les larmes.

C’est lui qui l’a dit !

Le saviez-vous ? Véronique Sanson était censée s’échapper à Michel Berger pour se marier avec Proust, pas Stephen Stills :

J’avais vu descendre de voiture et entrer, les unes dans la salle de danse du Casino, les autres chez le glacier, des jeunes femmes qui, de loin, m’avaient paru ravissantes. J’étais dans une de ces périodes de la jeunesse, dépourvues d’un amour particulier, vacantes, où partout — comme un amoureux la femme dont il est épris — on désire, on cherche, on voit la beauté.

« Mais Justin », me dites-vous, « qu’est-ce que vous racontez ? » Stephen Stills a écrit une chanson en 1970 où il a chanté : « Quand tu ne peux pas être près de celui que tu aimes, aime celui qui est près de toi. » Évidemment, Proust était là avant lui.

(Les élèves de ce blog auront remarqué qu’aucune histoire française ne m’a autant traumatisé que celle-ci. Il y a des références partout.)

Il suit des pages où le narrateur poursuit cette bande sans leur parler, et on entend le genre de compliments qui expliquent pourquoi ça fait 12 ans depuis mon dernier rendez-vous, car nous sommes trop similaires :

une autre, au visage blanc comme un œuf dans lequel un petit nez faisait un arc de cercle comme un bec de poussin

Une malheureuse attire son attention sans avoir essayé, dans un instant digne du Gendarme et les extra-terrestres :

cette jeune fille coiffée d’un polo qui descendait très bas sur son front m’avait-elle vu au moment où le rayon noir émané de ses yeux m’avait rencontré ?

Suis-je le seul à me souvenir de Mlle de Stermaria ? Ça fait 200 pages depuis la dernière fois où il s’est intéressé à elle. Oubliez-la, elle n’est pas de retour. Il est trop attiré par cette nouvelle inconnue :

Je savais que je ne posséderais pas cette jeune cycliste si je ne possédais aussi ce qu’il y avait dans ses yeux.

Impossible que je sois le seul à penser à Michel Galabru imité par les extra-terrestres du film avec les rayons émanant des yeux. Mais il nous dit qu’elle n’est pas idéale, car :

une jeune fille rousse à la peau dorée était restée pour moi l’idéal inaccessible

Ah, je me trompais ; c’est plutôt Charlie Brown le narrateur !

Le strip suit également ses tentatives malheureuses pour faire la connaissance d’une petite fille rousse… dont il est amoureux et à laquelle il ne trouve jamais le courage d’adresser la parole.

Charlie Brown

Comme j’ai dit plusieurs fois au passé, je connais trop ce type :

Aussi, je pouvais me dire avec certitude que, ni à Paris, ni à Balbec, dans les hypothèses les plus favorables de ce qu’auraient pu être, même si j’avais pu rester à causer avec elles, les passantes qui avaient arrêté mes yeux, il n’y en avait jamais eu dont l’apparition, puis la disparition sans que je les eusse connues, m’eussent laissé plus de regrets que ne feraient celles-ci, m’eussent donné l’idée que leur amitié pût être une telle ivresse.

Il ne va donc pas gaspiller l’opportunité, non ?

Je rentrai parce que je devais aller dîner à Rivebelle avec Robert

GAAAAAHHHHHJ ! Une quinzaine de pages pour rien. Arrêtez d’être moi, vous !

Mais ce sera peut-être important plus tard :

J’avais entendu une dame dire sur la digue : « C’est une amie de la petite Simonet »

J’ai souvent cherché depuis à me rappeler comment avait résonné pour moi, sur la plage, ce nom de Simonet, encore incertain…

je ne cessai plus de me demander comment je pourrais connaître la famille Simonet ; et cela par des gens qu’elle jugeât supérieurs à elle-même

Quelque part, Gilberte soupire « Je sais ».

Mais revenons à nos saumons :

le ciel, du même rose qu’un de ces saumons que nous nous ferions servir tout à l’heure à Rivebelle

On finit avec la liste de visiteurs qu’il voit à cause d’Aimé, le maître d’hôtel :

On frappa ; c’était Aimé qui avait tenu à m’apporter lui-même les dernières listes des étrangers.

Aimé, avant de se retirer, tint à me dire que Dreyfus était mille fois coupable…

Ce ne fut pas sans un léger choc au cœur qu’à la première page de la liste des étrangers, j’aperçus les mots : « Simonet et famille ».

Dommage, j’étais prêt à lire la polémique sur Dreyfus, après les deux dernières semaines de polémiques. La prochaine fois, peut-être !

Gâteau ardéchois, avec des noix de pécan caramelisées et du sucre glace au-dessus.

Le gâteau ardéchois de Millina

J’ai eu une soirée de jeux hier, alors j’avais besoin d’un dessert. Heureusement, exactement au bon moment, Millina a publié un gâteau à base de crème de marrons, ce qui m’a rappelé l’un de mes gâteaux préférés du Tour, le moelleux de noix de Berry. D’abord, voici le produit final :

Gateau entier sur une assiette -- le gâteau a une couleur marron foncé, c'est parfaitement rond et fait 23 cm de large, il y a du sucre glace tamisé partout, et une douzaine de noix de pécan caramelisées parsemées au-dessus
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Ouais, ouais, hâte de le goûter, je sais. Allons le préparer !

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Traduction

Je suis au milieu d’un projet que j’espérais n’arriverait pas jusqu’au milieu de l’année prochaine. Il y a deux semaines, je vous ai dit que je pensais à produire une traduction en anglais de mon manuscrit et l’envoyer à des maisons d’édition. Il y a une semaine, je me suis lancé dans l’effort. Pourtant, si vous vous souvenez de mes propos originaux sur cette idée, il y a des mois, j’étais contre. Pourquoi ai-je changé d’avis ?

La semaine prochaine marque la date limite pour deux maisons françaises dont je croyais que les lignes éditoriales allaient bien avec mon sujet. Je considère le fait que si peu de temps reste comme son propre signe. Et nous sommes à deux semaines de deux dates limites de plus, pour deux maisons où j’ai dû plisser les yeux afin de me convaincre qu’il valait la peine. Mi-janvier marquera la date limite pour moi à partager une maison avec M. Paul Bismuth. J’ai quelques autres cartes à jouer, qui attendront la nouvelle année, car je ne voulais pas le faire sans connaître certaines réponses d’abord, mais de plus en plus, je les ai.

Je crois que j’ai mentionné ailleurs qu’une visite dans une librairie m’a convaincu que je devrais repenser au sujet, mais j’ai du mal à le retrouver. J’ai pris une photo pour vous montrer ce qui s’est passé dans ma tête. C’est disponible à pleine résolution originale en cliquant, car je veux que vous puissiez lire les titres :

Haute dévolution en cliquant

Ce sont des livres de recettes. Il y a quelques livres sur la cuisine française en haut, mais la grande majorité de ce qui nous intéresse se trouve en bas. Il n’y a pas de texte alternatif pour cette photo car j’expliquerai tout.

En haut, il n’y a que deux livres pertinents : Plat du Jour, par une expatriée américaine qui enseigne la cuisine aux touristes américains à Paris, et « A Kitchen in France » (Une cuisine en France) par une femme mi-chinoise, mi-française, Mimi Thorisson, qui peut facilement vendre des livres avec sa photo personnelle. Je ne m’en plains pas, mais c’est la différence entre Karine Dijoud et Aurore Ponsonnet en orthographe — elles sont également expertes, mais seulement l’une des deux pourrait être une mannequin et elle a 270x le nombre d’abonnés sur Instagram en résultat. La photographie est excellente, mais elle et son mari ont apparemment beaucoup d’argent et voyagent entre des hôtels particuliers en France et en Italie. Quant aux recettes, les ingrédients sont assez authentiques, mais les plats sont largement inventés pour un public américain (il y a une flognarde là-dedans, mais très peu d’autres choses qui portent des noms qui ne sont pas juste des descriptions). Ce dernier est sorti en 2014, et elle a largement abandonné la France pour l’Italie depuis ce temps.

En bas, il y a 3 tomes signés Julia Child, qui est le nom en cuisine française aux États-Unis. Ça fait 21 ans depuis son décès. Il s’agit de la nostalgie, et le fait qu’elle était là avant tous les autres — elle faisait du bon travail, mais ses livres n’ont pas de photos comme les plus modernes. Impossible de les publier de nos jours comme ça si elle n’était pas déjà établie. Je crains pour le mien en disant ça.

Il y a aussi un tome d’Anthony Bourdain, le « Livre de Recettes des Halles ». Il s’agit de son ancien resto new-yorkais, avant sa carrière à la télé. Croyez-moi, c’est la télé qui vend ce livre. Puis une traduction anglaise d’un livre de Ginette Mathiot, publié en France, mais je ne suis pas sûr duquel. Il y en a un autre, « Classiques français », par un chef britannique, Matthew Ryle, qui vient de sortir cette année. Les contenus sont assez authentiques, et il y a un certain chevauchement entre le sien et le mien : le bœuf bourguignon, le clafoutis, la soupe au pistou. Il y a un livre dit « Niçoise », par une autre Américaine qui enseigne la cuisine en France, mais à Nice, pas Paris, ainsi que « Le Sud », aussi de la cuisine provençale. « Français au cœur » est encore un autre livre par des Américains qui enseignent leurs compatriotes, cette fois à Beaune. Dernièrement

Puis, c’est Paris à gogo. Il y a un livre de l’expatrié américain. David Lebowitz, qui gagne sa vie en vendant Paris aux Américains — le titre est « Ma cuisine parisienne ». Et un autre, « Club de pique-niques parisien ». Et « Mangeons Paris ». Et « Goûter Paris » par Clotilde Dusoulier, qui écrit de Paris pour un public américain après avoir été expatriée en Californie. Et « Pieds nus à Paris » par Ina Garten, une new-yorkaise qui se vend sous la marque « La comtesse à pieds nus ». Et « La Buvette », un livre venant d’un resto parisien du même nom.

C’est donc le marché américain. La moitié, c’est le rêve parisien. L’autre moitié est un mélange plus ou moins professionnel, mais en général, toujours avec un œil sur les touristes. Il n’y a rien qui traite sincèrement du pays entier.

Et honnêtement, je ne sais pas si ça marchera. J’avais espéré qu’avec un livre en France, l’histoire autour d’une traduction américaine serait « le livre si authentique, c’était publié d’abord en France ». L’auto-édition fermerait cette porte. Mais je commence à perdre espoir pour les possibilités en France, et ça nous amène au dernier problème.

Une traduction ne peut pas être uniquement ça. Il y a beaucoup de références, beaucoup d’histoires dans mon manuscrit qui sont familiers aux Français. Pour les Américains, je dois expliquer des choses comme quel est Le Canard enchaîné, ou qui est Louis de Funès. Ce n’est pas hyper-difficile, mais il s’agit de nouveau travail. Cependant, si je veux voir un retour sur toutes ces recherches, il me semble que je dois essayer.

La guerre contre Exdeath

Continuons maintenant notre récit de jouer à Final Fantasy V. C’est le bon moment vu que Langue de Molière pour cette semaine traitait d’une réplique du jeu.

Quand nous avions quitté le jeu la dernière fois, le méchant Exdeath s’est moqué des Guerriers de la Lumière (toujours le nom du parti du joueur dans les 6 premiers jeux) pour ne pas connaître son plan. Puis, les Guerriers se sont retrouvés devant le château des deux princesses qui faisaient parti de leur bande. Il s’avère que le but d’Exdeath était de fusionner les deux mondes d’où venaient les 4 Guerriers, car il y a longtemps, les deux n’étaient qu’un, et Exdeath était attrapé dans le néant entre les deux. Ayant enfin compris que les deux mondes sont fusionnés (mais toujours pas pourquoi), le parti rend visite à Ghido, une tortue parlante. Ghido s’énerve parce que Bartz, le leader du groupe, a tendance de répéter tout ce qu’il dit. Mais il explique ce dont le parti a besoin pour vaincre Exdeath.

Malheureusement, il s’avère qu’il y a un invité importun. Exdeath s’est transformé en écharde pour se cacher dans le groupe :

Exdeath : Mouah ha, ha, ha, ha... Je me suis transformé en écharde en attendant l'instant propice !

Comme tout bon méchant — une raison pour laquelle j’ai partagé les pages sur les clichés de ces jeux — il livre un discours magistral sur son plan :

Mais Ghido l’affronte. C’est un moment hilarant — je ne crois pas que la cuisine italienne existe autrement dans ce monde :

Ghido est tellement une pastiche de Yoda, c’est ridicule. Mais comme Yoda, il est assez fort pour se défendre, et Exdeath part. Alors, le parti et Ghido regroupent à la Bibliothèque des Anciens pour planifier la lutte contre le sorcier. J’ai profité énormément de ces dialogues :

Les armes légendaires — il y en a douze, au cas où ce ne serait pas clair — sont toutes gardées dans le château de Kuza, plein de pièges. Il y a même un système de sécurité magique : afin d’enlever les armes, trois à la fois, il faut présenter l’une des 4 tablettes magiques, gardées autour du monde. Chaque tablette est protégée par un monstre laissé par les Anciens afin de tester ceux qui veulent les armes.

Le parti se met à la tâche, mais il y a des quêtes secondaires à faire aussi. Par exemple, dans un village, on vous offre le choix entre deux armes (pas légendaires). L’une des deux devient de plus en plus puissante si vous ne fuyez pas de beaucoup de batailles. L’autre ? Ben, voyez pour vous-mêmes :

Si vous êtes poltron, choisissez la boîte de droite.

Ouais, j’ai choisi le « couteau couard ». Ce que tous les jeux Final Fantasy ont en commun, c’est qu’il y a beaucoup trop de batailles aléatoires, et je ne m’intéresse pas à les faire encore et encore. Mes statistiques pour le pourcentage de batailles auxquelles j’ai fui étaient assez nulles pour que ce couteau soit devenu plus puissant qu’Excalibur ! (Certaines épées légendaires apparaissent encore et encore dans ces jeux : Excalibur et Durandal autant que Masamune, nommée pour un forgeron japonais historique.)

Si je savais de quelle spécialité ce dialogue parlait, je la ferais pour le blog :

En même temps, Exdeath ne tarde pas à envoyer des serviteurs pour vous empêcher :

Je me souviens bien de mes tentatives précédentes pour jouer à ce jeu. Il m’étonne que certaines choses restent là-dedans, car j’aurais pensé que ces moments offensent les sensibilités américaines. Par exemple, ce personnage semble être une fille quand son dos est tourné, mais copie votre aspect une fois que vous lui parlez :

Tu as cru que j'étais une femme ? Je suis passé maître dans l'art de l'imitation !

Et en trouvant une tablette, un monstre dit quelque chose de sexiste. L’horreur, qu’un méchant serait méchant !

Ça dit, il s’agit d’un serviteur d’Exdeath, non un gardien des Anciens (qui ne sont pas en fait présents à chaque tablette).

Après avoir battu cette créature, on peut monter la Tour fourchue pour chercher les deux meilleurs sorts du jeu. Cette tour se trouve à côté d’un village, et n’était pas là avant la fusion des deux mondes. Ça n’empêche pas les villageois d’en parler comme si c’était toujours là. Et en plus, comme s’il y avait des traditions liées à la tour. Comme disait la liste de clichés, toutes les rumeurs sont des faits et toutes les prophéties s’accompliront.

Vous souvenez-vous de notre mime ci-dessus ? Je l’ai trouvé et l’ai battu afin d’apprendre son boulot de mime. Il s’est avéré que c’était la clé à vaincre ce jeu, même si c’était censé être facultatif !

Une fois que l’on a appris sa compétence de mimer, un mage peut jeter un sort, et des autres dans le parti peuvent le copier — sans être des mages eux-mêmes. La prochaine fois, on verra comment j’ai enfin battu Twintania, le méchant qui m’a battu à chaque fois avant, et comment j’ai enfin terminé le jeu.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Tirez !

Lundi, je vous ai dit que j’avais fini Final Fantasy V. Aujourd’hui est Langue de Molière, pas la suite de mon post pour reprendre le jeu — mais c’est quand même le jeu qui est responsable du post du jour. Peut-être que vous vous souvenez de cette photo :

C'est un bal dans un palais. On dit « La princesse Lenna est mignonne mais la princesse Sarissa est canon ! »

Ce n’était pas la première fois où j’ai entendu le mot « canon » utilisé de cette façon. Mais c’est sans question l’un des usages qui me rend le plus perplexe de toute la langue française.

Ce mot existe tel quel en anglais. Et il y a plusieurs sens partagés entre les deux langues. Quand on parle de droit canon, la loi de l’Église, on dit « canon law » en anglais, une traduction exacte. Quand on chante une chanson où tout le monde chant la même partition, mais commence à des moments différents, comme dans la comptine anglaise « Are You Sleeping. Brother John? », ça s’appelle « chanter en canon ». Quoi, vous ne reconnaissez pas ce titre ? Allez :

Ah, oui, j’oublie parfois qui fait tout en anglais et tout en français. Cette comptine est beaucoup mieux connu aux États-Unis sous un titre français, avec des paroles pareilles, « Frère Jacques » :

Mais ce n’est pas la fin de nos canons en commun. Lié au droit canon, il y a l’idée des livres ou des histoires qui font autorité. On parle également en anglais qu’en français du canon biblique. On a tendance parmi les communautés anglophones de fans de telle ou telle série d’abuser du nom quand il s’agit de l’adjectif. On dit donc « C’est canon que les Bisounours sont les ancêtres de Dark Vador » quand le bon usage serait plutôt « C’est canonique que les Bisounours… ». Mais c’est assez proche.

Cependant, ce que je trouve absolument bizarre, c’est que le français utilise uniquement « canon », avec un seul « n » au milieu du mot, pour les sens liés aux armes à feu, où le mot équivalent en anglais utilise deux « n », « cannon ». L’une des erreurs les plus fréquentes que je vois pas des francophones écrivant en anglais, c’est de doubler les consonnes partout. En français, on écrit « passionnant » ; l’anglais est « passionate ». En français, on écrit « raisonnable », l’anglais est « reasonable ». C’est donc étonnant que ceci est un « cannon » en anglais, mais « canon » en français :

Canon à Yorktown, Virginia, Photo par Mobilus In Mobili, CC BY 2.0

Mais vous aimez tant ce mot que vous l’utilisez pour toute la gamme d’armes à feu où l’anglais a une diversité de vocabulaire. Ceci est un « fusil à canon double » fabriqué en France vers 1784 :

Fusil à canon double par Nicolas Bouillet, Photo par Metropolitan Muséum of Art, Domaine public

En anglais, on appelle la partie dite « canon » un « barrel ». Même chose chez les « rifles » en anglais ; ce sont des « fusils à canon rayé » en français.

Ce qui est encore plus étonnant, c’est que le français fait ça malgré le fait que les mots n’ont pas d’histoire en commun. Le « cannon » anglais vient de « canon » en français du temps de Guillaume le Conquérant, mais à son tour, le français l’a emprunté à l’italien « cannone », venant originalement du latin « canna », d’où la canne de « canne à sucre ». Mais l’autre « canon », celle de l’Êglise et de la Guerre des Bisounours, ça vient du grec « kanōn », ce qui veut dire une règle ou un modèle.

Mais ce que je trouve le plus bizarre de toute cette histoire ? Alors que mon dictionnaire bilingue Oxford est au courant de tous ces sens de canon, il semble que le Trésor de la Langue française ne connaît que les « objets en forme de tube ». Le sens de l’adjectif qui m’a lancé sur cette enquête n’y apparaît pas du tout, et le sens de l’église uniquement dans d’autres entrées telles que « canoniste », un spécialiste en droit canon. Je ne m’attendais pas du tout à ce résultat !

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine avec une traduction biblique particulièrement française.

Les brownies chocolat-pistache de Péla

Il y a des fois où je vois une recette ailleurs et je me dis : « Il faut laisser tout tomber et goûter ça hier. » Parfois ces recettes viennent de chefs célèbres, les Pierre Hermé et les Claire Heitzler. Plus souvent chez Un Coup de Foudre, elles viennent du côté de chez Péla. (Quoi ?) De toute façon, sachant que je devais rester sage avant ma prochaine prise de sang (faite hier aprèm — j’ai des histoires), j’ai dû trouver une opportunité de servir ces brownies à d’autres personnes, afin de ne pas trop manger moi-même. C’est comment il est arrivé que j’ai fait ces brownies pour une soirée tarot de l’OCA. Et je dois vous dire, ils étaient une réussite.

Brownie chocolat-pistache en gros plan. On peut voir trois couches du fond : de brownie, de praliné pistache, et de ganache au chocolat
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Allons les préparer !

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Saison 4, Épisode 36 — Le dernier praliné (jusqu’au prochain)

Je dois commencer par vous raconter quelque chose de surprenant qui réchauffe le cœur. Samedi après-midi, avant ma soirée de tarot, je suis allé chez Pick Up Stix, une chaîne de restos rapides chinoises, pour le dîner. Là, une vieille dame avec un déambulateur m’a demandé de l’aider à trouver une place pas sous une bouche d’aération de climatisation. (Dans leur salle à manger, c’est impossible ; il y en a partout.) Après, elle m’a dit qu’elle venait de fêter ses 100 ans. Pourtant, elle gardait sa tête et était très vivante ! Alors qu’elle attendait sa compagne (je crois que c’était sa fille), elle a ajouté que l’état de Californie avait enlevé son permis de conduire à ses 98 ans — sinon, elle aurait continué. Et vous savez quoi ? Je ne doutais même pas un peu qu’elle en reste capable. Je n’aurais pas deviné qu’elle avait plus de 80 ans ! En sortant, j’étais sûr d’ajouter que c’était un plaisir de la rencontrer. Rien que la vérité.

Sérieusement, si vous connaissiez les bêtises des parents dans le parking de notre lycée, vous seriez aussi d’accord qu’il y a des « adultes » qui méritent moins d’avoir leurs permis.

Demain, vous aurez une autre recette de Péla, fait pour cette soirée. Au début, je n’ai entendu que : « Mais Justin, qu’est-ce qui se passe ? Tu ne cuisines jamais des trucs américains comme des brownies ! » À la fin ? « Mais Justin, c’était une tuerie ! Qui t’a enseigné ces brownies ? » Même ma mère, jamais un fan de ma cuisine, l’a aimée une fois goûtée. C’était une vraie réussite, même si j’ai dû faire des bêtises pour les préparer. On en parlera.

Avez-vous remarqué à quel point j’adore qu’il soit tout à fait normal de commencer une phrase par « Mais » ? Son homologue en anglais, « but », est fortement déconseillé au début d’une phrase.

Chaque année, le Père Noël donne un Hershey’s Kiss énorme (environ 200 grammes) à La Fille. Au moins, il faisait ça quand c’était disponible dans les magasins, alors pas les deux dernières années. Hier, je l’ai aidé en en commandant un directement de Hershey’s. J’ai vite reçu un courriel pour me dire « Ta commande a été expédiée ». Voici une capture d’écran. Sommes-nous déjà le 9 ? Il me semble que non.

Capture d'écran qui dit : « Bonjour Justin Busch, ta commande a été expédiée. Date d'expédition : 9/12/25. » Le courriel a été envoyé le 7/12.

Quelque part à Paris, une employée de la Cinémathèque française croit qu’il a été envoyé le 12 septembre, d’après une histoire racontée dans mon livre (il s’agissait de ma carte de vaccination, avec des dates à l’américaine).

Je regrette de vous dire que je suis tombé deux fois samedi, ce qui ne m’arrive jamais. La première fois était l’inacceptable. Il y a des mois, le cardiologue voulait me montrer que c’est lui le médecin, pas moi, en augmentant la dose d’un médicament qui baisse la tension artérielle — sauf que je n’avais pas de tension élevée avant son ordonnance, alors j’ai protesté. Pendant les 6 derniers mois, j’ai souvent la tête qui tourne, et cette fois, c’était trop. La deuxième fois, j’ai simplement raté une marche où il n’y avait pas de lumière. Mais je suis sur le point de virer le cardiologue.

J’ai appris ce week-end qu’il y a une commune dans le Rhône nommé Soucieu-en-Jarrest. Les habitants s’appellent les Jarréziens. C’est ridicule. Évidemment, ils sont les Soucieux.

Pour finir sur une note heureuse, j’ai enfin battu Final Fantasy V dimanche soir. On en parlera en deux fois. La fin est l’une des plus belles choses que j’ai vues. Vraiment, ça vient de l’Âge d’Or.

Notre blague traite des oiseaux. J’ai dû faire des recherches pour la traduire de façon idiomatique. Nos articles sont :

Les Bonnes Nouvelles cette semaine traitent de sœurs jumelles sauvées par le Téléthon. Les gros-titres sont Perplexe et Schlemiel.

Sur le blog, il y a aussi C’est pas le 1er, version décembre 2025, ma revue mensuelle de mes blogs préférés, Une petite blague, sur une photo de publicité, Reprenons Final Fantasy V, où je reviens sur un projet abandonné, Ici et là, des nouvelles personnelles, et Le praliné pistache, une recette améliorée pour cet ingrédient.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur AppleGoogle PlayAmazonSpotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis laissés sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Assiette de madeleines à l'orange et au chocolat, avec un côté trempé dans du chocolat noir.

Dimanche avec M. Nissim Bernard

On reprend maintenant « À l’ombre des jeunes filles en fleurs ». Cette fois, nous sommes enfin arrivés dans la troisième partie du livre selon la version originale publiée par Gallimard, et j’ai avancé de 30 pages.

Cette partie commence avec un dîner partagé par le narrateur, Saint-Loup et Bloch, fils. Il faut désormais distinguer entre Bloch, fils et Bloch, père car le père entre ici dans l’histoire. On apprend que :

Or je compris pendant cette petite fête que les histoires trop facilement trouvées drôles par notre camarade étaient des histoires de M. Bloch père…

C’est ainsi qu’après avoir dit les choses les plus intelligentes, Bloch jeune, manifestant l’apport qu’il avait reçu de sa famille, nous racontait pour la trentième fois quelques-uns des mots que le père Bloch sortait seulement (en même temps que sa redingote) les jours solennels où Bloch jeune amenait quelqu’un qu’il valait la peine d’éblouir

On apprend aussi que ce même Bloch, père a tendance à faire semblant de connaître des gens tels que Bergotte, mais qu’il ne connaît que de même façon que vous connaissez Audrey Fleurot — c’est-à-dire par les journaux ou à la télé. (Si je me trompe et l’un d’entre vous a son véritable adresse e-mail, merci de m’écrire à l’adresse du blog. Hier.)

Je remarque dans ses commentaires sur le père, l’observation le plus J.D. Salinger de tout :

Dans la famille la plus proche, on se plaisait d’autant plus avec lui que si dans la « société », on juge les gens d’après un étalon, d’ailleurs absurde, et selon des règles fausses mais fixes, par comparaison avec la totalité des autres gens élégants, en revanche dans le morcellement de la vie bourgeoise, les dîners, les soirées de famille tournent autour de personnes qu’on déclare agréables, amusantes, et qui dans le monde ne tiendraient pas l’affiche deux soirs. Enfin, dans ce milieu où les grandeurs factices de l’aristocratie n’existent pas, on les remplace par des distinctions plus folles encore.

Je parle du pire livre jamais écrit en anglais, L’Attrape-cœurs, bien-aimé de Nicola Sirkis pour la même raison que mes goûts littéraires en français ne comprennent pas Racine et Hugo, un manque cruel d’éducation dans une langue étrangère. On peut résumer le tome entier dans la phrase : « Tout le monde est poseur. » Après plus de mille pages de Proust, c’est la première fois où j’ai cette pensée, mais ce morceau m’a frappé. Dans un roman presque entièrement consacré à ces « règles fausses mais fixes », ça menace de tout bouleverser.

Il y avait un moment très drôle quand une sœur de Bloch, fils a posé une question sur le caractère de Bergotte :

— Je l’ai rencontré à plusieurs générales, dit M. Nissim Bernard. Il est gauche, c’est une espèce de Schlemihl. »

J’ai expliqué la signification de schlemiel dans l’humour américain avant. C’était une joie de le retrouver ici. (Le seule personnage de qui je l’aurais dit à ce point, c’est le regretté M. Vinteuil, maltraité par sa fille sans le reconnaître.) M. Bernard est apparemment l’oncle de Bloch, père. On apprend vit qu’il a l’habitude de raconter de grosses salades (j’adore cette expression, qui met les salades dans la bonne place).

Après le dîner, Bloch, fils réussite à insulter Saint-Loup sur les qualités de son oncle, M. de Charlus. Mais plus intéressant, il pose une question au narrateur :

« Quelle est donc cette belle personne avec laquelle je t’ai rencontré au Jardin d’Acclimatation et qui était accompagnée d’un monsieur que je crois connaître de vue et d’une jeune fille à la longue chevelure ? »

Il s’agit de Mme Swann, Odette, ce qui rend la suite hilarante, quand il ajoute :

« Je l’avais rencontrée quelques jours auparavant dans le train de Ceinture. Elle voulut bien dénouer la sienne en faveur de ton serviteur, je n’ai jamais passé de si bons moments… J’espérais, me dit-il, connaître grâce à toi son adresse et aller goûter chez elle, plusieurs fois par semaine, les plaisirs d’Éros… »

Elle doit avoir, quoi, 25 ou 30 ans de plus que lui ?

Puis, on apprend que Françoise n’est pas complètement ravi de Saint-Loup :

Elle eut bientôt à l’égard de Saint-Loup qu’elle adorait une désillusion d’un autre genre, et d’une moindre dureté : elle apprit qu’il était républicain.

J’aurais cru autrement vu son traitement aux mains de la tante Léonie.

Il suite des pages d’histoires sur comment la maîtresse de Saint-Loup, une courtisane comme Odette, avait grosso modo le même effet sur lui qu’Odette sur Swann — si la société n’approuve pas la relation, c’est eux qui se trompent. Heureusement, avant que ça ne puisse durer 300 pages comme le premier tome, il s’avère que Saint-Loup va bientôt quitter Balbec — mais avant ça :

ma grand’mère me dit d’un air joyeux que Saint-Loup venait de lui demander si avant qu’il quittât Balbec elle ne voulait pas qu’il la photographiât

Ouaip, il a un appareil mystérieux, du jamais vu, dit un « Kodak ». Mais avant de vous moquer trop de ça, La Fille ne sait pas quelle est une caméra argentique non plus !

Le praliné pistache

Je n’ai pas menti hier, mais quand j’ai goûté le produit final du praliné pistache d’hier, je me suis dit : « C’est inacceptable. Vous ne serviriez pas ce truc à votre ex. » Et en fait, c’est rien que la vérité. Quand je sais qu’elle va goûter quelque chose que j’ai fait, le niveau de qualité doit être le meilleur. Pas parce que je veux lui faire plaisir, bien sûr. Je veux qu’elle soit jalouse. De toute façon, c’était trop brûlé, alors 8 $ de pistaches à la poubelle. Cette fois devait donc être parfait.

Les étapes sont grosso modo celles de la première recette de Deux pralinés maison. Mais j’écris un nouvel article car je comprends enfin qu’une instruction importante dans cet article-là est fausse. Et j’ai les photos pour le prouver. D’abord, le produit final :

Praliné en très gros plan, coulant très, très lentement d'une cuillère en inox
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Alors, allons le préparer !

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Ici et là

Ce week-end, c’est la première fois où je participe à une soirée de l’OCA depuis 8 semaines déjà. Je n’évitais personne ; c’était juste une combinaison malchanceuse du déménagement et l’horaire de novembre, où beaucoup de choses devaient avoir lieu avant Thanksgiving, alors plusieurs sont tombées sur mon anniversaire.

De toute façon, je suis en train de tester une recette de Péla pour samedi soir, et ça veut dire que je joue enfin avec deux nouveaux jouets qui attendaient ce moment. Le premier, c’est une petite casserole de la marque All-Clad, un cadeau de ma mère. Toutes mes autres casseroles et poêles viennent soit d’All-Clad soit du Creuset, mais celle-ci est très différent des autres. C’est en inox à l’extérieur et à l’intérieur, mais il y a une couche intermédiaire en cuivre. Puisque cette gamme ne se vend pas en France, voici un lien vers leur site canadien qui l’explique en français. La voilà sur mon comptoir :

Casserole en inox sur un comptoir en faux marbre. La surface est très polie, alors on peut voir un reflet déformé de mon pantalon, ainsi que les portes des placards derrière moi. Il y a une bande de cuivre juste au-dessus du fond.

La surface est hautement réfléchissante — c’est bien moi au centre ! Je dois vous dire, pendant des décennies, j’étais très sceptique qu’il y avait des bienfaits. Je croyais que l’on achetais cette gamme juste pour la bande de cuivre comme décoration. Maintenant ? Je suis croyant. Je l’ai utilisé pour faire un praliné pistache. Je n’ai jamais — jamaisjamaiajamais -/ vu un mélange d’eau et de sucre atteindre le point d’ébullition si vite de la vie. C’était absolument dingue. En fait, j’ai plutôt brûlé le caramel qui a résulté, car je ne suis pas habitué à la vitesse de cuisson, et comme toujours avec les pralinés, il y avait plein de fumée. Mais je ne vais pas le refaire car les pistaches sont trop chères.

Ça nous amène à l’autre jouet, un nouveau mixeur. Je l’ai acheté il y a des mois, mais il restait dans son carton jusqu’après le déménagement. Ce truc est puissant, mais me fait peur. Je n’ai jamais eu un mixeur de 900 W avant, et quand la lame tourne à sa plus haute vitesse, il me semble qu’elle va se lancer directement vers mon cou. Je sais, il ne faut pas faire rêver à mon ex. Mais sincèrement, c’est terrifiant !

Au fait, le praliné n’est pas encore fini. Ce genre de truc prend toujours du temps car il faut laisser reposer les moteurs, et j’ai commencé plutôt tard. Je n’aime pas faire de bruits après 21h, car j’essaie d’être un bon voisin, même si on sait ce que ça valait dans mon ancien appartement !

Ça nous amène à un aveu surprenant. Je vous ai dit que je viens de brancher la stéréo le week-end dernier. Cette semaine, c’est la première fois où je l’ai utilisée pour écouter de la musique française.

Je sais : « Justin, ça fait 5 ans et demi déjà. Vous n’êtes pas sérieux. Arrêtez les conneries. » Mais en fait, je suis complètement sérieux. Dans l’ancien appartement, j’avais déjà trop peur de mes voisins. Il y en avait une qui m’a affronté car elle pouvait entendre le caisson de basse quand nous regardions la télé. Et elle m’a fait peur comme personne d’autre — je croyais qu’elle allait me tuer. Alors j’ai arrêté d’écouter de la musique sauf sur mon ordinateur ou avec des casques audio et mon portable. Ou en voiture, bien sûr. Mais pas plus avec le système que j’ai construit au fil de deux décennies. C’était uniquement pour la télé et les jeux vidéo même avant ma première leçon de français.

Pour être bien clair, j’ai un sonomètre et je suis au courant des lois ici, qui sont très strictes — si les voisins peuvent mesurer 55 dB chez eux (lien en anglais), c’est un délit. C’est un niveau plutôt faible, ça, mais comme dit le site du conseil (ma traduction), « La loi ne précise pas d’heures, alors la paix des autres peut être troublé à n’importe quel moment, que ce soit à 2h du matin ou 2h de l’après-midi. » Vous voyez le problème.

Je dois vous dire, c’est tout autre chose d’entendre certains enregistrements avec de bons haut-parleurs. La basse dans ma voiture est hyper-nulle — certaines parties des portes vibrent avec, et c’est bruyant plutôt que musical. Avec un enregistrement de qualité, comme Climatik par Red Cardell, avec une contrebasse pincée, ça sonne enfin comme un instrument au lieu d’un bruit indistinct.

Sautons du coq à l’âne pour la dernière nouvelle. J’ai trouvé la blague de la semaine hier, mais dans un contexte hyper-américain (il s’agissait d’une émission de télé). Heureusement, il existe une version de l’émission en France — sur TF1, mais je n’en dirai plus — alors en la traduisant, j’ai fait toutes les recherches nécessaires pour la franciser. Pas comme celle d’il y a deux semaines, je n’aurai pas de problèmes pour l’enregistrer !