Ici et là

D’abord, la nouvelle la plus importante de l’année : j’ai enfin ma voiture. Peut-être que vous vous souvenez qu’il y a une semaine, elle est tombée en panne. Et que je suis allé chez le concessionnaire sans rendez-vous lundi. Alors que M. Descarottes s’est moqué de l’incident des rats, il a exprimé l’espoir que ses cousins n’avaient eu rien à voir. Il avait raison.

J’ai vu des photos vendredi après-midi. Il s’est avéré que le tuyau en plastique se termine en une pièce en plastique qui se branche dans une autre pièce en métal. Au fil du temps (plus d’une décennie dans ce cas), avec assez de chaleur, la pièce en plastique peut se rétrécir, d’où la fuite. Aucun rat ne s’est impliqué dans l’affaire.

Mais, j’ai dû proroger la durée de la location d’une voiture, car parce que le concessionnaire a fait le travail très lentement. J’avais attendu à payer 28 $ ; j’ai fini par payer 84 $ pour ça. Il y a un dicton en anglais, « Le temps, c’est l’argent. » Ça date d’une rédaction de Benjamin Franklin en 1748 (lien en anglais).

Un ami français, en entendant parler de ça, m’a posé une question presque touchante, le genre de chose qui parle bien de son bon cœur, moins de sa compréhension de l’esprit californien : « Il n’y avait pas de voiture de courtoisie ? » Pardonnez-moi.

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !

Pendant le Covid, le prix de toute voiture d’occasion est monté en flèche à cause de la fermeture des usines. Quand ça s’est passé, tous les concessionnaires sauf les plus hauts de gamme (les BMW, les Mercedes, les Ferrari, etc.) ont vendu leur stock de voitures de courtoisie. Désormais, l’ennemi — désolé, le client — peut se faire voir chez une agence de location grecque. C’est comme les demandes de pourboires quand on paye à un kiosque, une autre prime de la vue après-Covid — l’idée de service aux clients est absolument morte dans ce pays. Rien n’est plus compris, tout est payant, et si vous vous en plaignez, c’est vous le cinglé.

De meilleures nouvelles ? La Fille m’a envoyé un texto jeudi — en anglais, alors pas de capture d’écran — pour me dire : « Madame m’a dit d’arrêter de traduire un poème pendant mon cours de français ce matin. C’était censé contenir des mots que nous ne savions pas déjà. » Parmi les mots que ces élèves de 3e année de français étaient censés ne pas connaître ? « Loin » et « bruit ». Je ne sais pas vous, mais je suis certain que j’ai appris « loin » et « proche » pendant les 3 premiers mois de leçons. La Fille a sauté une année, mais elle reste quand même en tête.

En parlant de leçons de français, j’ai presque fini les nouvelles parties de Duolingo. L’appli va me renvoyer en disant que c’est fou. Regardez cet exemple stupide qui n’a aucun sens :

Ça dit : « J'ai mangé le macaron de trop. »

Il n’y a pas de telle chose que « le macaron de trop ». L’épinard, oui, le chou de Bruxelles, absolument. Mais même un macaron de chez Walmart n’est jamais « de trop ».

Autre chose jeudi : j’ai appris que je ne connais vraiment pas l’œuvre de Céline Dion. J’ai écouté un épisode du Grand Récit — j’adore André Dussollier — consacré à la relation entre elle et Jean-Jacques Goldman. Je n’avais aucune idée, mais je me pardonne un peu, parce que sa musique en français n’est jamais diffusée à la radio en Californie du Sud. Puis j’ai écouté Bonus Track avec Éric Jean-Jean (qui me rend un peu fou car il a ce qui s’appelle « NPR voice » aux États-Unis, la voix de la Radio publique nationale, où tous les animateurs sont formés à sonner exactement comme M. Jean-Jean sans le savoir). Lui aussi, il parlait de Céline Dion. C’est comme ça que j’ai découvert que je ne savais pas que c’était elle derrière beaucoup de chansons que j’entendais souvent dans les années 90. « The Power of Love« , « All by Myself« , « Overjoyed » en duo avec Stevie Wonder — je n’avais aucune idée. Tout ce que je peux dire, c’est que je n’écoute jamais la radio pour la musique en anglais, une préférence depuis 30 ans, alors je n’entends jamais les animateurs avec ces infos. Je les connais des centres commerciaux, des restos, et ainsi de suite. Il va me falloir écrire « Je découvre Céline Dion », et vous allez tous rigoler.

Pourquoi est-ce que je n’écoute pas la radio pour ça ? Je sais depuis longtemps que c’est payé, et je ne veux que personne achète mes goûts. Alors je dois tout découvrir moi-même. C’est un effort. Et il faut ajouter que tous ces programmes consacrés à Madame Dion n’étaient pas par hasard — elle vient de sortir une nouvelle chanson. Alors je fais partie des pubs gratuitement !

2 réflexions au sujet de « Ici et là »

  1. Avatar de FilimagesFilimages

    Ah oui, Céline Dion. Je ne suis pas un grand fan mais c’est une très grande artiste sur laquelle tu auras beaucoup d’histoires à raconter. Et n’oublie pas le générique du film « Titanic »… 😉 Ainsi que la cérémonie d’ouverture des JO de Paris.

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