Les achats des vacances

Comme chaque fois où je pars en vacances, je suis arrivé au Japon avec quelques buts, mais seulement une idée claire de ce que je voulais ramener à la maison. Et il s’est avéré que cette fois, j’ai échoué mon rêve — juste pour finir par le réussir après le retour ! On en parlera la semaine prochaine dans un billet inattendu.

Alors, si en France, je savais que je devais trouver du nougat de Montélimar (mais pas qu’il deviendrait une obsession), je savais qu’au Japon, je voulais découvrir les bonbons locaux. Je savais que je voulais acheter quelque chose d’artisanal, un objet pour le quotidien, sans savoir vraiment quoi. Et bien sûr, il devait y avoir un aimant, car il y a toujours un aimant (j’ai une petite Tour Eiffel, des détails de la Tapisserie de Bayeux, le Musée de la Mafia, etc.).

Comment je m’en suis sorti ?

Le premier jour, pendant notre visite chez Mitsukoshi, il y avait un étage plein d’objets bien japonais — des bols à riz, des boîtes urushi, et bien sûr, des hashi, ou comme vous dites, des baguettes. J’ai fini par dépenser environ 15 $ pour cette paire ; j’aurais facilement pu en dépenser 200 :

Voici une meilleure vue des poignées :

J’aurais tellement aimé vous montrer cet étage-là, mais les photos étaient interdites.

Chez Nintendo, La Fille voulait cette poupée de son personnage préféré de la série Pikmin, le chien Otchin :

Ce que j’aurais vraiment aimé, c’était un t-shirt de Metroid. J’ai fini avec ce t-shirt de Nintendo :

(C’est toute la décoration, même s’il reste dans la boîte.)

Mais ce bac à glaçons produit des Metroids !

Voici une vue de plus proche :

Le dos du carton promet qu’avec un peu de colorant rouge et bleu, on peut produire de vrais Metroids, mais ça prendra bien un jour et demi, car il faut d’abord mettre juste un peu d’eau rouge au fond, puis plus d’eau bleue une fois que la rouge est congelée.

Chez le Kirby Café, j’achète un CD de la musique qui y jouait :

Et chez Tower Records, j’ai acheté un disque des 30 premières années de Zelda :

Hélas, Tower n’a pas eu ce dont je voulais vraiment.

Et l’aimant, acheté au Musée national :

Mais les bonbons, c’était la partie la plus intéressante. Au Japon, les KitKat sont une obsession. Il y a une vingtaine de parfums. On en a acheté deux, au cheesecake aux myrtilles et à la pêche :

Les KitKats étaient les seules choses achetées à l’aéroport. Mais maintenant, je veux vous donner une vraie idée du terminal international !

L’un des premiers magasins que l’on a trouvés, c’était plein de souvenirs japonais. Cet étalage dit « Jouets japonais » — et c’est plein de Gundam et de Pokémon :

Ailleurs, il y a des maillots de foot d’après l’équipe japonaise. Vivement que ce concours quitte les États-Unis — les embouteillages vers LA sont encore pires que d’hab !

Je ne veux pas entendre « Faut pas porter un kimono si l’on n’est pas japonais », car ils sont heureux de les vendre aux touristes. Cependant, remarquez combien de pancartes disent « fabriqués en Chine/au Myanmar » :

Plus haute rés pour la lire

Aimez-vous les coquilles Saint-Jacques ? Séchées ? Voici l’étagère en haut !

Très proche, il y avait une boutique d’une marque de perles, Tasaki, concurrent de Mikimoto. Ces deux bijoux coûtent environ 25 000 € chacun (les étiquettes sont en bas à droite). J’ai failli vous raconter une histoire horrible sur mon ex et des perles de Mikimoto pour le Jour de la Catastrophe. C’était si horrible que vous diriez que je dois être un sale menteur. Mais La Fille lit parfois ce blog.

Plus haute rés en cliquant

Il y avait aussi des pâtisseries à l’européenne dans ce magasin, des gâteaux roulés et langues de chat — au matcha :

Dans un autre magasin, plus d’une épicerie, on a trouvé un étalage énorme de KitKats :

Il y a de tels parfums que wasabi et matcha :

Un panneau proclame « Marque de chocolat #1 au Japon ! » et il a raison :

Vous ne le saviez pas, mais vous voulez un sac Pilachu (personnage emblématique de Pokémon) pour cet achat :

Ce magasin a aussi une collection de porte-clés et d’aimants. Je m’en suis mieux sorti au musée :

Il y a une décennie, La Fille a acheté un maneki-neko, un chat chanceux, chez Mitsukoshi à Disney World en Floride. Le sien ne bougeait pas. Ceux-ci, oui :

Les boissons portent aussi des dessins de Pokémon :

J’ai vu cette pub pour une liqueur que je n’avais pas goûté, choya, à base d’un fruit dit ume (abricot japonais). Ça m’intrigue :

La pub promet qu’un verre de choya a le même effet que manger un ume. Pas sûr.

Dans un magasin « hors taxes » (mais à prix élevés !), on trouve des gâteaux et des bonbons intéressants. Une gamme dit « Tokyo Banana » offre des gâteaux fourrés de crème avec une variété de parfums : banane, bien sûr, mais au chocolat, au rhum et raisin sec, au miel, etc. Ceux-ci sont décorés avec Rilakkuma (un ours) et Doraemon :

Des amandes au chocolat au goût de matcha sont là :

Quelque chose qui m’étonne — n’importe qui peut atteindre le tabac, même s’il faut avoir 16 ans pour l’acheter. Essayez ça en Californie !

Le cognac Louis XIII s’y vend, dont en bouteilles de 10 ml pour 50 000 ¥ (270 €) :

Mon seul regret dans ce magasin, c’est que mon Scotch préféré est Glenomrangie, et il y avait une version limitée au Japon, « Un Conte de Tokyo ». À environ 81 $, le prix n’est même pas pire qu’aux États-Unis. Je n’en bois qu’une ou deux fois par an, alors impossible à justifier. Mais il y avait une larme :

Les distributeurs au Japon sont comme nulle part ailleurs. Au dernier rang de celui-ci, il y a un boisson au chocolat froide, Georgia Ice Cocoa. Disons que j’ai déjà fait de nombreuses enquêtes, mais personne ne l’importe aux États-Unis :

Voici un autre magasin avec de vrais kimonos locaux — tout là est garanti fabriqué au Japon :

Plus haute rés en cliquant

On finira dans une épicerie 7-11, une marque américaine encore plus réussie au Japon qu’aux États-Unis, au point où la société américaine est désormais la filiale, pas l’autre sens.

Les biscuits Pocky se trouvent chez moi, mais pas ces cartons géants à 5 parfums !

Plus de biscuits en forme de Pokémon, les personnages Pikachu et Évoli

Il y a une gamme de chocolats en forme de champignons, au goût de matcha :

Les coquilles Saint-Jacques séchées sont là :

Je ne sais pas pourquoi on achèterait du café moulu juste avant de voler, mais je suppose si ces marques vont vous manquer :

La marque de chocolat qui va nous manquer s’appelle « Crunky ». L’anglais sur les cartons est horriblesnacky n’est pas un mot — mais le chocolat est très bon :

7-11 a sa propre version du chocolat froid :

Souvenez-vous du sandwich aux œufs que j’ai détesté chez Mitsukoshi ? C’est là à emporter :

Il y a toute une gamme de pâtisseries japonaises :

Parmi les plus intéressantes, de petits pains à la sauce soja :

Et des baumkuchen, une pâtisserie allemande très bien aimée au Japon :

J’ai failli acheter ces bâtonnets de poisson au goût de crabe juste pour dire que je l’ai fait dans un 7-11 — il n’y a rien comme ça dans les nôtres !

Il y a toute une étagère consacrée aux produits au goût de matcha :

Et peut-être que ça m’amuse que moi, mais ce chocolat produits en partenariat avec la chaîne de glaceries américaines Baskin-Robbins me tuepourquoi ne peut-on pas avoir pareil ?

Vous pouvez le voir — j’aurais ramené le pays entier dans mon sac à cabine si je le pouvais !

17 réflexions au sujet de « Les achats des vacances »

      1. Avatar de Agatheb2kAgatheb2k

        C’est ce que je croyais savoir, un trésor national qui ne s’exporte pas. Mais toutes les lois sont faites pour être contournées, c’est ce que la mondialisation du commerce en ligne voudrait nous faire avaler… 😉

        Aimé par 2 personnes

      2. Avatar de Agatheb2kAgatheb2k

        Merci, j’avais déjà lu quelque chose en ce sens et ne voulais pas trop croire que le trésor national non exportable ait changé de statut (mais il est aussi impossible de retrouver les textes lus au moment du classement trésor national, ce qui veut dire que l’argent a gagné !). 😉

        Aimé par 1 personne

      3. Avatar de Agatheb2kAgatheb2k

        L’interdiction de multiplier les plants (et l’obligation d’en racheter chaque année) me fait penser aux relations difficiles entre les fruitiers français qui cultivent le kiwi de Nouvelle-Zélande et leurs fournisseurs de plants concernant l’écoulement de la récolte. Elle ne peut commencer que quand la N-Z a fini d’écouler ses récoltes (il doit y avoir d’autres obligations qui me sont inconnues) !
        Fort heureusement ma racine de raifort polonais a fait des plants supplémentaires, car ses fleurs sont stériles contrairement à celles du wasabi !

        Aimé par 1 personne

  1. Avatar de AnagrysAnagrys

    Le matcha dans le paragraphe « mais je suppose si ces marques vont vous manquer » est disponible dans les magasins parisiens : aucun manque de ce côté-là.
    Pour l’ume-shu, j’ai de très bon souvenirs de ce vin avec un peu de saké et de la limonade. De mémoire, ça fait un apéritif qui était populaire là-bas, qui s’appelait le Sawa. Inconnu dans les « sushi sashimi brochettes » que nous avons chez nous, preuve complémentaire que ces gens-là viennent de Wenzhou (ville de Chine) et non du Japon. Note : l’ume-shu est un vin de prune, pas d’abricot. Et c’est très bon hors cocktail aussi, j’en ai à la maison, avec les prunes au fond, que je complète de temps en temps quand les anges ou quelques apéros ont pris leur part.

    Pour les kimono, ceux qui ne sont pas fabriqués au Japon sont des déguisements. Mon ex était rentrée avec un véritable kimono, qui lui avait été offert, elle avait passé plusieurs séances pour apprendre à le mettre. Au Japon, mettre un kimono sur des personnes qui ne savent pas le faire (et elles sont nombreuses) est une des activités des coiffeurs. En dehors de l’archipel, j’ai bien peur qu’il ne vous soit nécessaire de savoir être autonome…

    Aimé par 2 personnes

    Répondre
    1. Avatar de Justin BuschJustin Busch Auteur de l’article

      J’avais compris que le fruit ume était une espèce de prune, mais la première phrase du lien au site Cuisine Japonaise dit « Au Japon, le fruit du prunier japonais est appelé « ume », mais en France il est connu sous le nom d’abricot japonais. » Je ne savais vraiment pas quoi faire de ça.

      J’ai vu de nombreux magasins où on pouvait louer un kimono, surtout à Kyoto. Mais nous n’allions pas perdre du temps juste pour prendre des photos comme ça. Cependant, ma plainte sur ne pas vouloir entendre des plaintes sur les porter n’avait rien à voir avec les japonais eux-mêmes — aux États-Unis, il y avait toute une polémique en 2018 quand une lycéenne blanche a porté une robe chinoise, une qipao, à un bal scolaire. Depuis ce temps-là, il y a un slogan partout « Ma culture n’est pas ton costume », souvent déclané par des gens qui n’ont jamais vécu dans les pays qu’ils revendiquent, mais laissez tomber !

      https://abcnews.com/amp/GMA/Style/teen-defends-chinese-prom-dress-sparked-cultural-appropriation/story?id=54866211

      Aimé par 1 personne

      Répondre
      1. Avatar de AnagrysAnagrys

        Le fait d’appeler ça une prune me vient de mon ex, mais aussi de ce qu’on trouve en boutique chez Kioko, qui était dans les années 2000 le principal importateur de produits japonais en France — voir ici : https://www.kioko.fr/collections/umeshu

        J’ai entendu parler de ces histoires de costumes et d’appropriation culturelle à travers les vidéos d’un humoriste et chroniqueur en ligne, David Castelo Lopez, il s’en amuse notamment dans sa série sur la Suisse. Question bête : si ma fille, avec son air européen, porte un qipao, ces gens crieront-ils à l’appropriation culturelle ? Je pense que certaines personnes ont trop de facilités à remplir leur assiette…

        Aimé par 1 personne

      2. Avatar de Justin BuschJustin Busch Auteur de l’article

        C’était surtout l’ambiance de ce pays entre 2018-2020, avec le parler d’appropriation culturelle ainsi que les autres obsessions avec la couleur, qui m’a fait courir vers les Français en 2020.

        Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire