Little Tokyo à LA

Hihihi, vous avez tous cru que nous avions fini avec le Japon, mais la vérité, c’est que c’était juste le pays lui-même. Deux jours après notre retour, je me suis retrouvé chez Mitsuwa, une chaîne de supermarchés en Californie du Sud, à la recherche d’un paquet de chocolats Crunky, une bouteille de chocolat froid Georgia, quoi que ce soit. Les symptômes de sevrage étaient graves.

J’ai manger de la cuisine authentique après la déception de tous ces repas à l’américaine. Alors :

Bol de légumes tempura sur un lit de riz blanc

C’est de la tempura, bien sûr, même si aux goûts américains — pas de feuilles de shiso ou de racine de lotus, juste des carottes, des pommes de terre, et des crevettes. À noter, c’est lourdement plus frit que chez Kakaya — plus de panure, et frit à une couleur beaucoup plus foncée. Il y a une leçon, là.

Je n’ai rien trouvé de ma liste, mais j’ai vu ces produits avec plus de « envie d’être français » sur l’emballage. Ce sont tous les deux des langues de chat, mais à gauche, il y a un nom ridicule, « Couque D’asses », alors que les autres promettent simplement d’être des rangu do sha — langue de chat. « Asses » ressemble au pluriel de « ass » en anglais, ce qui veut dire soit « âne » soit « cul ».

Déçu, j’ai dit à La Fille, « Vendredi de cette semaine, tu n’as rien à faire, alors on partira pour Little Tokyo à Los Angeles, à la recherche des choses qui nous manquent ! » En plus, le Square Enix Café et Boutique venait d’ouvrir ses portes, le 20 juin en fait. J’ai donc eu une autre raison pour y aller !

On s’est garé au parking de « Japanese Village Plaza », le centre commercial qui est aussi le centre du quartier. À l’extérieur de trouve une fresque :

Fresque de Little Tokyo

Voici l’entrée. Ça dit clairement « Japanese Village Plaza » :

6 caractères japonais qui donnent le nom

Ben, ça dit Nihon Mura Puraza, où Nihon = Japon, Mura = Village, et Puraza est simplement la translittération du mot anglais « plaza ». On peut dire « place » en français. À côté, il y a une tour en forme de pagode, le point de repère phare du quartier :

Tour rouge avec un toit en forme de pagode

On est passés d’abord par une boutique plein de jouets et d’autres souvenirs, Maneki Neko (les chats qui apportent de la chance). Au-dedans, il y a des trucs de Gundam et d’Evangelion, parmi d’autres :

Vous souvenez-vous des onigiri kujo miso que j’ai découverts à Kyoto ? Le supermarché là, Nijiya, a tout genre de boule de riz comme ça — mais comme Mitsuwa, rien de nos souhaits. Je crois que ces choses ne sont pas du tout importés aux États-Unis. Hélas.

Des centaines de boules de riz triangulaires, avec de nombreux parfums. Chacune est emballée pour être vendue seule.

Voici quelques photos des boutiques. Il y a une boulangerie, Yamasaki (rien à voir avec la société derrière Vie de France), une glacerie, des boutiques de thé, et un resto rapide coréen, Two Hands, qui vend des « corn dogs » (saucissons à bâtonnet, selon les Québécois) :

Derrière ces boutiques, un bâtiment s’appelle « Le Petit Akihabara », d’après le quartier de Tokyo célèbre pour les appareils électroniques :

Entrée du « Petit Akihabara » : un escalier mené à des boutiques au 1er étage, et il y en a aussi au RDC

Comme au Japon, il y a des machines à capsule à go-go :

Boutique Bandai Gashapon, pleine de machines à capsule

Mais aussi une boutique temporaire — les Français disent « pop-up » — consacré à Sega, et les personnages de Sonic, le hérisson :

Quelque chose de spécial pour vous tous : vous savez peut-être que Goldorak était originalement une série japonaise, Grendizer. À son tour, Grendizer faisait partie d’un plus grand univers, Mazinger. Le créateur de Mazinger, Go NAGAI, est passé par cette boutique. En plus de la statue du robot Mazinger, voici un dessin qu’il a fait pour la boutique, ainsi qu’une photo de lui avec son robot :

La boutique de Square Enix est au coin de la rue du Petit Akihabara. Dans son parking, il y a une fresque qui adapte les mascottes de ses deux grandes séries, Chocobo de Final Fantasy et Slime de Dragon Quest, à la vie californienne :

Voici le « café et boutique » lui-même :

Entrée du Café Square Enix

« Mais Justin », me dites-vous, « il n’y a pas de tables ? » Il y a une porte en arrière-plan, au fond de la pièce — le café est par là. C’était fermé au moment de notre visite. Mais je sais que vous voulez voir les peluches dans la vitrine de plus proche :

Vitrine avec deux peluches : Chocobo et Slime en forme de cube

Il n’y avait pas grand-chose dans la boutique — des t-shirts, des Thermos, des peluches — mais j’ai pu poser pour une photo avec Chocobo et Slime :

Moi, portant un polo orange et un jean, à côté d'une statue de Chocobo et Slime

Cependant, il y avait aussi des bandes-sonores. C’est ainsi que j’ai enfin trouvé ce que je cherchais sans succès au Japon, la BO de Final Fantasy VII Rebirth :

Couverture de la BO de FF7 Rebirth

Il y a 7 disques et l’art dans le carton est vraiment superbe, alors voici des photos à haute résolution :

Le reste du quartier a vu de meilleurs jours :

Avant de partir, nous avons déjeuné chez Sushi Gala. Je ne peux pas le recommander — le bœuf teriyaki était mauvais, et même si les sushis de La Fille étaient bons, 50 $ pour le tout était franchement scandaleux :

Il faut finir avec une fresque géante de quelqu’un qui vous ne reconnaîtrez pas. Shohei Ohtani est un joueur de yakyuu — désolé, baseball — pour les Dodgers de LA. Il est peut-être le meilleur joueur de tous les temps — certainement, le seul comparaison qui reste est Babe Ruth, des années 1920. À 10 étages de hauteur vous pouvez voir à quel point ils sont fiers de le revendiquer.

Fresque géante de Shohei Ohtani avec une batte de baseball dans les mains

Laisser un commentaire