Le con et son ‘phone

Sauf pour les accents, le mot « téléphone » est pareil en français qu’en anglais. Cependant, on dit habituellement juste « phone ». Permettez-moi cette abuse de la langue pour le jeu de mots ; vous allez voir à quel point je suis en train de me faire punir pour être con avec le mien.

Remontons le temps jusqu’au jour de la visite à Akihabara. La Fille est sortie de Yodobashi-Akiba, le magasin que l’on a visité, avec une merveilleux étui portefeuille pour son portable. J’étais jaloux, mais je croyais que j’étais à 7 mois de remplacer mon portable, alors il me semblait que je ne pouvais pas acheter un tel étui. Puis il m’est arrivé à l’esprit que si j’achetais un iPhone 17 Pro en terminant mon contrat actuel quelques mois à l’avance, je pourrais faire ça. Alors quand on a découvert un autre magasin de Yodobashi à Kyoto, c’était exactement ce que j’ai fait. Le voilà :

Vous pouvez voir clairement dans le gros-plan du carton que l’étiquette dit : « ヨドバシカメラl », Yodobashi Camera. Et le prix, 2710 ¥, ça fait environ 15,60 €. Bonne chance à trouver un étui pareil aux États-Unis pour moins de 42 € ! Je me considérais chanceux.

Je regrette tout. TELLEMENT.

Depuis mon premier BlackBerry, j’ai toujours sauvegardé mes données de portable sur mon ordinateur. Et je n’ai jamais eu de problème — jusqu’à cette fois.

Anciennement, je ne chiffrais pas mes sauvegardes. Pas besoin. Mon réseau à la maison est invisible à Internet, car le niveau de sécurité chez moi est fou (c’est pour ça que je refuse tout objet connecté, n’utilise pas Siri, et n’accepte pas les demandes d’applis de voir les appareils sur le réseau). Si on arrive quand même à trouver mon ordinateur, bonne chance pour trouver le bon mot de passe. Mais copier tous mes mots de passe à la main chaque fois où je remplace un portable, c’est chiant. Alors en 2025, j’ai accepté la demande d’Apple de cocher la case pour chiffrer les sauvegardes. Il n’y a jamais eu de problème — car je n’ai jamais essayé de restaurer mon portable — jusqu’à samedi matin, quand je suis rentré avec le nouveau iPhone. Ayant tout supprimé de l’ancien avant de le rendre à AT&T.

Apple insiste sur un mot de passe juste pour la sauvegarde. J’aurais juré que j’avais utilisé le même mot que pour iTunes (oui, je l’utilise toujours sur Windows). Apparemment, non. À ce point, j’ai essayé plus de 200 versions de divers mots de passe (je garde un fichier), mais rien n’a marché. La dernière sauvegarde qui marche vient de janvier 2024. Je l’ai donc utilisée — mais ça veut dire que j’ai perdu 2 1/2 ans de notes, de contacts, de données de santé, et de mots de passe.

En plus — car je suis chanceux et Apple est géré par des salopards — les données qui étaient sauvegardées sur iCloud ne sont pas disponibles. Pourquoi ? Parce que le portable insiste qu’il faut composer le code d’accès de l’ancien portable. Un code qui n’existe pas. Puisque c’est facile de perdre un portable, je ne le confie aucune donnée financière, et en conséquence, je n’utilise ni de code d’accès ni de FaceID. Pourtant, il y avait brièvement un code d’accès il y a des années quand j’ai dû subir un processus d’identification qui exigeait tous les méthodes de sécurité pour les données financières. Je soupçonné que c’est ça, mais je n’ai aucune idée du code. Alors iCloud ne marche plus pour moi non plus.

Grâce à cette connerie de premier cru de ma part, j’ai passé tout le week-end et une belle partie de lundi et mardi en essayant de recouvrir de ma propre stupidité. Je suis toujours le premier à dire « n’écrivez jamais vos mots de passe », car j’ai passé plusieurs années en tant que chef de sécurité pour un projet gouvernemental — mais à vrai dire, si vous n’allez pas utiliser une donnée qu’une fois tous les deux ou trois années, c’est acceptable.

Ai-je mentionné que le journal de mes cartouches pour l’imprimante, les prochains poissons d’avril, et toutes les Blagues de la Semaine et gros-titres de la balado faisaient parti de mes notes ? Oui, cette perte est une catastrophe.

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