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L’école de la chenille

Je vous ai dit pendant le dernier épisode de la balado que je travaille sur un gâteau décoré avec le personnage des jeux Mario dit « Wiggler ». Il est un chenille géant jaune avec une fleur sur la tête. Je très très occupé par ça, qui pourrait mieux marcher, mais en ce moment, inspiré par le gâteau, je vais partager une pépite que je n’ai jamais utilisé pendant le Tour. C’est l’histoire d’une école basée à Paris, dite la Chenille School Academy.

Juste pour vous donner un avant-goût, voici mon gabarit, fait sur l’ordinateur :

Dessin du personnage Wiggler, fait avec des formes géométriques dans un logiciel de dessin. Ici, il n'y a que des lignes noires sur une arrière-plan blanc.

Pourquoi « basée » ? Il n’y a pas d’adresse physique selon mes recherches, et le site web dit que c’est disponible « partout en France » si on réserve une séance. J’ai l’impression que ça veut dire que le prof, Vincent Piguet, qui se surnomme « La Pig », voyagera là où se trouve ses clients. Mais il propose quoi exactement ?

Selon les clips et son site, et je ne crois toujours pas que je l’écris, des cours de chenille synchronisée. La seule analogie que je puisse imaginer, c’est comme si quelqu’un aux États-Unis offrait des cours de danse à partir de la chanson de disco YMCA des années 70s. Il y avait certainement une danse unique qui va avec, et on la trouve toujours même aux fêtes des jeunes quand il y a un DJ présent.

Je vous dis tout le temps « ne ne croyez pas sur parole », car j’aime trop faire des farces, mais ce clip tiré de BFM par le compte de l’école montre exactement de quoi je parle :

On dirait que c’est un peu comme une séance d’aérobic, mais fait en équipe. Et c’est exactement son boniment : réserver une séance avec votre équipe au travail afin de faire une activité ensemble.

M. Piguet sait certainement faire de la pub. En 2023, et je crois c’est comment je l’ai trouvé, il a animé un effort pour faire la plus longue chenille au monde à Rouen, 3 940 personnes pendant l’Armada. Des mois plus tard, à la Grande Braderie de Lille, il mena une chenille encore plus grande, cette fois avec plus de 4 600 personnes.

Mener une foule dans une danse ridicule, c’est du travail sérieux !

La mauvaise décision

Quelque chose s’est passé cette semaine aux États-Unis qui m’a mis en colère. Ça n’a rien à voir avec la politique, et tout à voir avec la cupidité de nos sports professionnels. En particulier, le dernier où je me soucis de ce qui se passe, le baseball. Mais pour l’expliquer, il me faudra d’abord faire un détour dans un loisir lié à ce sport, collectionner des cartes de baseball.

Les cartes de baseball sont de petites cartes en carton avec une photo d’un joueur imprimée sur un côté, et les statistiques dudit joueur sur l’autre côté. En général, si on est chanceux de trouver une carte au début de la carrière d’un joueur, plus il réussit, plus la carte gagne en valeur. S’il finit dans le Hall of Fame (Temple de la renommée), tant mieux pour la valeur de la carte. S’il y a une erreur sur la carte, ça peut aussi augmenter sa valeur, surtout si elle a été vite corrigée et les cartes avec l’erreur sont rares. Pour être clair, ce n’est pas seulement la première année d’une carrière qui voit des cartes ; elles sont imprimées chaque année où un joueur continue à jouer. C’est juste qu’une fois un joueur devient connu, ses cartes valent plus dès le départ, alors c’est mieux de les collectionner avant que l’on ne connaisse la fin de sa carrière.

J’ai récemment retrouvé mon ancienne collection de chez mes parents (j’ai récupéré beaucoup de choses de chez eux l’année dernière, mais il me faudra du temps pour les partager). Avant d’arriver à ce qui m’a mis en colère, je vais vous montrer quelque chose où j’ai gagné. Pendant les années 80s, il y avait un joueur pour les Minnesota Twins, Kirby Puckett, qui semblait sur le point d’une carrière digne du Temple de la renommée. J’ai sa carte de 1986. Voici les deux côtés :

Cette carte vient de la 3e de ses 12 saisons — il y a 6 saisons de statistiques car 3 viennent de ses années dans les ligues mineures, avant d’atteindre le plus haut niveau. Il était l’un des meilleurs joueurs de la décennie suivante et a fini par être élu au Temple de la renommée. Cette carte est particulièrement valable — et je l’ai découverte cette année, pas avant, parce qu’il y a une erreur. Sa date de naissance est le 14 mars 1960, mais la carte dit 14 mars 1961. La carte correcte vaut environ 20 $ ; celle-ci vaut environ 100 $.

Il s’est avéré après sa retraite involontaire suite à un glaucome qu’il était un saligaud même selon les autres saligauds. Adultère en série, il frappa sa femme plusieurs fois avant de perdre sa vue. Mais ça n’avait rien à voir avec sa carrière sur le terrain, et si on bannissait tous les saligauds du Temple, il serait vide à trois quarts.

Souvent, on fait de mauvais paris. Je faisais des efforts de collectionner les cartes d’un joueur des Yankees de New York, Don Mattingly, qui semblait un bon candidat pour le Temple :

Mais il s’est fait blessé, sa carrière a échoué, et ces cartes ne valent qu’un ou deux dollars chacune. Ça arrive.

Ça nous amène à pourquoi je suis en colère. Voici une carte de 1986, d’un joueur nommé Pete Rose. C’était la dernière année de sa carrière de joueur, et il était déjà l’entraîneur en plus ; il continuait en tant qu’entraîneur de son équipe jusqu’en 1989. Il a le plus de coups sûrs de tous les temps. On penserait que cette carte vaudrait quelque chose, non ?

Mais non. En 1989, il a été banni à jamais car il pariait sur les matchs, en particulier sur ceux de son équipe — ce qu’il niait pendant 2 décennies malgré de nombreuses preuves. J’étais si en colère, si dégoûté, que j’ai arrêté de collectionner les cartes — celle-ci m’avait coûté chère à l’époque.

En 2012, j’ai croisé Pete Rose. À Las Vegas. Il était là pour signer des cartes de baseball. Je ne lui ai rien dit — pour une chose, il fallait payer 25 $ pour avoir le droit. Autre chose, la seule chose que j’aurais dit, ça aurait été qu’il avait brisé le cœur d’un garçon de 13 ans. Et je savais déjà qu’il s’en fichait.

Cette semaine, le merde inutile qui est le commissaire de baseball, Rob Manfred, vient d’annuler son interdiction (lien en français !), ainsi que celles de tous les joueurs jamais bannis, tant qu’ils sont morts. Officiellement, c’est parce qu’à son avis, l’interdiction est pour la vie, pas pour éternité (en fait, il avait été banni à jamais, pas pour la vie). Ça veut dire que tous ces joueurs rempliront désormais les conditions pour être élus au Temple. Ma carte augmentera en valeur. On penserait que je serais content de cette nouvelle, non ?

Absolument pas. La vérité, c’est que pendant la dernière décennie, toutes les ligues professionnelles du pays cherchent plus de liens avec l’industrie du jeu, afin de profiter des paris. C’est corrompu à souhaits, mais les bookmakers aimeraient bien que leur nouvel ami Rob arrête de les traiter comme des parias. Ce qu’il commence à faire avec cette décision.

Il y a 30 ans, Pete Rose m’a trahi, ainsi que tous les autres fans du baseball. Cette semaine, c’est le sport de baseball lui-même qui m’a trahi. Il s’est vendu aux bookmakers et je ne le pardonnerai jamais.

Habemus americanam

Malgré toutes les églises à apparaître dans ces pages, en général j’évite les sujets religieux. Mais vu les nouvelles d’hier et la certitude que Le Canard enchaîné aura un gros-titre qui se moque desdites nouvelles, il me semble que je ne peux pas laisser ce moment passer sans commentaire. Après tout, je ne croyais pas que La Fille verrait un Pape américain pendant sa vie, peu importe moi. Cependant, même si je me compte parmi les fidèles, je vous promets un billet bien Coup de Foudre.

Avant de me lancer dans les réactions américaines, puis-je mentionner ce que j’ai trouvé inattendu sur Twitter en français ? J’aurais cru que j’avais appris l’italien après tout avec ce niveau d’intêrét. Voici une capture d’écran :

Ça dit "Ce qui se passe", et comprend les tendances les plus populaires. Au moment de la capture, les trois étaient le hashtag HabemusPapam, le nom Léon XIV, et l'expression fumée blanche.
Capture d’écran

Si M. Jours d’humeur lisait jamais Twitter… hihihi, je ne peux même pas finir cette pensée ! Mais pour lui, je dirai, revenons à nos moutons, ou plutôt leur berger :

Nous n’avons même pas atteint la fin de son « Urbi et Orbi », la bénédiction offerte uniquement par les Papes, et pour chacun, pour conclure sa première apparition en public, quand les blagues ont commencé. Par exemple, ce traitement par logiciel de la célèbre fumée blanche pour la donner des couleurs plus américaines, ainsi que remplacer les mouettes par des aigles chauves :

La célèbre cheminée du Vatican, avec de la fumée tricolore -- rouge, blanc et bleu -- ainsi que deux aigles chauves.
Source

Le Babylon Bee (L’Abeille de Babylone), un journal satirique chrétien — pas comme le Canard, tous ses articles sont des blagues — a publié un article avec un gros-titre hilarant en anglais. Il me faudra l’expliquer :

Gros-titre en anglais avec une photo du cardinal Prevost avant son élection.
Capture d’écran

Le gros-titre dit « Les catholiques recherchent désespérément le nouveau Pape sur Google pour voir s’il est catholique ». Je sais, vous vous dites « Ben, c’est évident ». Mais en fait, ça fait partie d’une famille d’expressions en anglais américain — je ne suis pas prêt à dire si un britannique les reconnaîtrait — pour dire que quelque chose est évident. « Est-ce que les ours chient dans les bois ? » est un exemple. « Est-ce que le Pape est catholique ? » est un autre. Parfois, nous pratiquons un genre de contrepèterie en les mélangeant — « Est-ce qu’un ours est catholique ? » Et oui, dans l’autre sens, mais vous êtes sur le mauvais blog pour lire ça écrit par son auteur.

Plus tard, le même site a publié un article avec une blague peut-être plus européen sur le même sujet :

Photo de la cheminée avec un aigle chauve avec un fusil dans ses griffes.
Capture d’écran

Ça dit « Aigle tirant un fusil AR-15 sort du Vatican pour indiquer qu’un Pape américain a été choisi ». C’est bien nous, les fusils et les aigles.

Et je suis sûr que vous profiterez tous d’une blague que j’ai vue une centaine de fois hier, de nombreuses sources. Celle-ci n’est qu’une d’entre eux :

Capture d'écran d'un tweet par la commentatrice Kate Hyde
Capture d’écran

Ça dit « Un autre indice que les droits de douane de Trump fonctionnent… même le Pape est désormais fabriqué aux États-Unis. »

Je vous promets, c’est du second degré. Enfin, je pense.

Mais il vient en particulier de Chicago, une ville connue pour avoir deux équipes de baseball, une équipe de football américain avec des fans hyper-passionnés mais aucune réussite en 40 ans, le gouvernement local le plus corrompu du pays, et son propre genre de pizza. On parle de ça aussi :

Capture d'écran d'un tweet par le commentateur Stephen Miller
Capture d’écran

Ça dit « La première directive du Pape sera de canoniser Mike Ditka. » M. Ditka était le entraîneur de la dernière équipe de Chicago à gagner le Super Bowl, en 1985. Je ne plaisantais pas !

Blagues à part, le cardinal Prevost n’était pas bien connu aux États-Unis, ayant passé presque toute sa carrière de prêtre à l’étranger. Alors personne ici ne sait à quoi s’attendre. Mais tout comme les Jeux Olympiques tous les 4 ans, quand le pays entier devient tout à coup expert en des sports que personne ne suit et a des avis forts sur des athlètes dont personne n’a jamais entendu parler, il n’y a pas de question que seulement les plus grincheux ne sont pas fiers de ce moment. Naturellement, d’ici la semaine prochaine, la moitié du pays aura du mal à se souvenir de son nom de naissance. Mais pour l’instant, nous disons (presque) tous, U-S-A ! U-S-A !

Premier chapitre

Voici une surprise. Le livre fait maintenant 261 pages, en partie parce qu’une amie m’a rappelé qu’en fait, il faut utiliser une taille A4 plutôt que la taille ordinaire américaine (plus large, moins longue). De cela, je dirais que 200 pages sont bel et bin prêtes. Mais je me bloque de les envoyer aux bénévoles, en partie parce que j’ai toujours peur de mon grammaire, mais aussi parce que je me sens comme si le début est « trop Justin », trop ringard. Je le mets donc dans toutes vos mains, et je serai curieux des retours. Ne soyez pas gentils ; soyez honnêtes. Dans le brouillon, ce qui suit s’intitule « Du Québec au Confinement ».

Dessin d’un homme assis à un secrétaire, du livre South by East: Notes of Travel in Southern Europe par G.F. Rodwell, Photo prise par Grufo, GNU GPL

Voici un livre sur la France. Naturellement, cela veut dire que notre histoire commence au Québec, et avant cela, sur Internet. On est 2019, où je naviguais sur YouTube quand il me recommanda une vidéo par une pianiste dont je n’entendis jamais parler. Elle s’appellait Laurence Manning, et elle était spécialiste en musique des jeux vidéo. Mais pas comme beaucoup de « youtubeurs », elle jouait à un très haut niveau car elle avait un doctorat de l’Université de Montréal. Or, je ne le savais toujours pas ; je savais juste que je n’entendis jamais personne qui jouait la musique de la série de jeux vidéo Castlevania comme cela. En effet, j’étais assez captivé par sa musique que je passai les trois heures suivantes en écoutant tout et n’importe quoi qu’elle avait sorti sur Internet.

Le lendemain, je commandai son album récemment sorti, « Game Music Piano Album ». À l’époque, Laurence se débrouillait de toutes ses affaires toute seule ; elle gérait donc chaque commande personnellement. Je reçus un courriel d’elle, me remerciant (en anglais) pour avoir acheté son album. C’était très gentil de sa part, mais la première coïncidence qui changerait ma vie était sur le point d’arriver. Quelques jours après ma commande, elle sortit une nouvelle vidéo de mon morceau préféré de la série Castlevania, « The Silence of the Daylight » (La silence de la lumière du jour). C’était magique. Je sortis tout de suite ma carte de crédit, et quelques minutes plus tard, je devins abonné.

Avec cet abonnement, Laurence m’invita à rejoindre son groupe privé de fans sur Facebook. Elle étant québécoise, ce groupe était à moitié plein de personnes qui la connaissaient au Québec. Laurence vit selon les meilleures idéales du Québec – toutes ses publications sont pleinement bilingues – mais le groupe parlait grosso modo en anglais. Je fis donc la connaissance de nombreuses personnes avec de tels prénoms que Yannick, Sébastien, et Yohan, mais ils écrivaient tous en anglais. Sur Facebook, quand même. Puis, le virus arriva.

Laurence commença à donner des concerts en ligne sur des services de streaming, tels que YouTube et Twitch. Et pendant qu’elle jouait, nous les fans pouvions nous parler les uns aux autres. C’est par là que je découvris que je ne pouvais pas complètement m’intégrer dans ce groupe après tout. Beaucoup de québécois se parlaient en français, et à Laurence aussi (elle lisait les commentaires pendant ses pauses). Je ne me fâchais pas à cause d’être exclu ; je voulais juste faire partie du club !

En même temps, un ami, un ancien copain de classe au lycée, avait commencé à apprendre d’autres langues avec Duolingo. Je me dis qu’avec tout ce temps, je pouvais aussi me lancer en français avec le hibou vert et son appli. Le 29 mars – ce que j’appelle mon anniversaire français — je suivis ma première leçon. Et c’est ici où notre histoire tourne vers la France.

Je suis linguiste et j’appris vite avec Duolingo, en y passant plusieurs heures par jour. Un mois après le début, je pouvais déjà suivre les conversations sur Twitch – mais pour être clair, ce n’était pas du tout difficile ! Ce genre de parler emploie un vocabulaire très limité, souvent répété, et poivré de plein d’émojis qui rendent la tâche facile. J’aurais pu arrêter à ce point, satisfait que j’avais réussi mon but de comprendre ce qui se passait pendant les concerts de Laurence. Mais j’avais de plus grands rêves.

Jeune, j’avais voulu apprendre le français. Cependant, je grandis à 50 km de la frontière mexicaine, et selon l’avis de mes parents, c’était l’espagnol qui me servirait dans la vie. J’ai de nombreux heureux souvenirs de mes profs d’espagnol et je ne veux pas du tout suggérer qu’ils étaient tous moins qu’excellents. Mais je me sentis pendant toute ma vie comme si j’avais raté ce que je voulais le plus, parler le français. En tant que linguiste, je croyais que j’avais raté la meilleure opportunité, en ne pas avoir commencé avant « l’âge critique » (disons environ 13 ans ; c’est un sujet plein de désaccord). Mais en 2020, moi voilà, apprenant le plus vite possible. Je demandai donc à mes amis québécois : qu’est-ce que je peux faire pour m’améliorer au-delà de Duolingo ?

L’un d’entre eux, Yohan, me suggéra de trouver un groupe francophone en ligne qui parlait des mêmes choses que j’aimais déjà. Et complètement par hasard – un autre heureux hasard ! – cette semaine-même, dans un groupe de fans de jeux vidéo, je vis une publicité pour une page de Facebook, Génération 80s. Ce jour-là, je m’abonnai à leur page et rejoignis leur groupe privé. Ce moment changea ma vie.

Génération 80s est un groupe de nostalgiques des années 80s. Ils parlent de beaucoup de choses que l’on connaît mutuellement, mais peut-être sous des noms différents. Je dis « Airwolf », vous dites « Supercopter ». Je dis « Spaceballs », vous dites « La folle histoire de l’espace ». Avec un peu d’effort, on peut se comprendre très bien en parlant de ces sujets. Mais ils parlaient aussi de nombreuses choses que je ne connaissais guère, ou pas du tout : Club Dorothée, Casimir, des acteurs appelés Louis de Funès et Bourvil, les biscuits LU.

Je passai les trois prochaines semaines presque complètement silencieux, de peur que je dise quelque chose de gênant. C’est l’une de mes compétences dans n’importe quelle langue ! Mais pendant ce temps-là, un autre heureux hasard : je trouvai une boîte de biscuits Chamonix dans une boulangerie locale. En les goûtant pour la première fois de ma vie, je me dis « Je comprends maintenant exactement de quoi ils parlent, et c’est enfin le temps de me présenter. » (D’accord, en anglais, je n’étais toujours pas prêt à dire tout cela en français – mais plus proche que vous ne l’imaginez.) J’écrivis un petit post, plein d’erreurs, et plusieurs heures plus tard, les admins appuyèrent sur le bouton qui me transformerait pour toujours.

Personne ne connut jamais un accueil aussi chaleureux dans la vie. Je ne sais toujours pas s’il y avait d’autres anglophones de naissance dans le groupe, mais tout le monde fut étonné d’y découvrir un américain. Je reçus des centaines de commentaires gentils, et pendant les prochains mois, des douzaines de demandes de parler sur Messenger. Après la toute première journée, je le sus : il me fallut 43 ans afin de rentrer pour la première fois de ma vie. C’était le début du Coup de Foudre.

La vie sous les droits de douane

Aujourd’hui est l’anniversaire de La Fille, ce qu’elle passera chez sa mère, car c’est de son tour. Ce n’est pas mon sujet, mais je ne veux pas le laisser tomber.

Cette semaine marque les « 100 jours » du nouveau mandat présidentiel ici, et à partir du 20 janvier, je pensais à écrire quelque chose sur le sujet, comme fait beaucoup de notre presse. J’avais largement décidé de ne pas faire ça, et je ne le fais pas ici, sauf pour une chose, parce qu’elle m’a frappé il y a deux jours.

Boîte de Metformin
Metformin, Photo par Ash, Domaine public

Non, non, je ne pars pas pour les camps. ([Mais c’est ce qu’ils lui feraient dire. — M. Descarottes]) (Au fait, et sérieusement, il n’y en a pas, et il ferait du bien si tout le monde arrêtait de faire semblant que c’est l’Allemagne de 1941 ici.) C’est plutôt ce qui m’est arrivé à la pharmacie, un changement de coûts comme jamais de la vie — sauf pour les œufs l’année dernière.

Je prends plus de cachets que je n’aimerais l’avouer. Parmi les plus importants, c’est le Metformin, pour le diabète. Jusqu’en avril, je payais toujours 10 $ les 3 mois, comme dans le texto suivant de janvier :

Texto avec une notification que je payerai 10 $ pour mon ordonnance.

C’était 10 $ pour 180 cachets de 1000 mg. Mais malgré le fait que mon ordonnance n’a pas changé, voici le nouveau prix :

Texto avec une notification que le prix de mon ordonnance est désormais 24 $.

Ouaip, 24 $ pour la même quantité, la même dose. Qu’est-ce qui a changé pour hausser le prix par 140 % ?

Ah oui, on a haussé les droits de douane contre la Chine jusqu’à 140 % (lien en anglais), et ces cachets viennent d’exactement ce pays. « Mais Justin », vous me dites, « selon votre lien les nouveaux droits de douane ne s’appliquent pas aux cachets ! » C’est vrai, les amis, c’est vrai. Mais toutes les chaînes de pharmacies ont haussé le prix de Metformin par au moins ce taux ce mois, et ça n’a rien à voir avec l’assurance. Bien sûr, je suis le bienvenu de payer 30 $ chez CVS, notre plus grande chaîne de pharmacies, si je suis mécontent de 24 $ chez Walmart. (Tout est toujours plus cher là.) Le problème, c’est que tout le monde croit que les exonérations ne dureront pas, et c’est pour ça que les prix de tout venant de Chine commencent à monter en flèche ici en ce moment. C’était comme ça que tous les supermarchés ont imposé l’impôt californien sur les sacs en plastique le lendemain de notre élection en 2016, où cette loi a été adopté, malgré le fait que la loi n’entrait pas en vigueur jusqu’en 2017.

J’ai l’impression que je vais vraiment profiter de la vie quotidienne pendant les mois à venir.

J’ai honte

Langue de Molière est reportée jusqu’à demain ; j’avais déjà mon sujet, ce que j’annonce toujours à l’avance pour une bonne raison — c’est quelque chose que je ne veux pas chercher au dernier moment. Mais je suis en colère au point où je ne pouvais pas me concentrer. En colère contre quelqu’une, et en colère contre moi-même parce que je me blâme à chaque fois où cette inconnue blesse l’un ou l’une de mes proches.

Je ne suis pas censé donner des noms. Alors supposons que c’est juste une situation hypothétique.

Peut-être qu’un enfant de ma connaissance veut un chien depuis une décennie. Moi, ayant signé un contrat pour mon appartement où je n’ai pas le droit de garder ni un chien ni un chat à la maison, je ne pouvais jamais avoir un tel animal chez moi. C’est comment il est arrivé que M. Descarottes y habitait.

Bouledogue, Photo par Aobranc, CC BY-SA 3.0

Alors, cet enfant demandait souvent à un autre parent, je ne sais pas qui, s’ils peuvent garder un chien. En général, la réponse était non, mais parfois, ils visitaient un refuge pour chiens pour penser à adopter un animal. Supposons aussi que cette autre personne avait un compagnon — appelons-le Gargamel, car je choisis ces noms par hasard. Ça n’a rien à voir surtout avec sa coupe de cheveux. Supposons que Gargamel voulait aussi un chien à la maison.

Supposons donc que cette famille est allée au refuge, a adopta un chien, a signé les papiers, est rentrée avec l’animal… et plusieurs heures plus tard, quelqu’une décide qu’elle ne veut pas de chien après tout, et que le chien sera renvoyé le lendemain matin.

Pensez-vous que l’enfant serait content ? Ouais, moi non plus. Mais peut-être que c’est de ma faute que l’enfant doit supporter tout ça.

Mario en douce

Génie que je suis, j’ai refait mes madeleines hier soir, et le lot a collé au moule, cette fois sans l’aide de chocolat. Alors, plus tôt que planifié, je vous raconterai l’histoire de la plus grande bêtise que j’ai jamais faite avec une console de jeux vidéo.

Certains d’entre vous ont trouvé mon compte personnel sur Instagram, à ne pas confondre avec le compte du blog. C’est privé, mais seulement parce que je l’utilise pour gérer le compte de La Fille, et je suis responsable de garder sa confidentialité. Je le mentionne ici parce que le photo de profil là est VIEILLE, et vous pouvez y voir que je porte des lunettes, quelque chose que je ne fais pas depuis 2017. Je l’expliquerai, car c’est lié à notre bêtise. Mais voici la photo, pour que vous puissiez vous moquer du nerd :

Photo de profil prise en 2013. Je porte des lunettes sans monture.

Sur un tableau de Snellen, ma vision est en général fiable à un niveau de 20/40. Il y en a pire. Pendant des décennies, je portais des lunettes parce que ma mère insistait quand j’étais enfant. Mais j’ai réussi l’examen de permis de conduire sans lunettes il y a 20 ans, et quand les miennes se sont cassées pendant des vacances, j’ai dû m’habituer à ne pas les porter pendant une semaine. Après, j’ai abandonné, ayant toujours détesté mon aspect avec les lunettes. J’ai souffert pas mal de harcèlement à l’école à cause de ces trucs, c’est certain. Mais enfant, j’avais un problème sérieux, du strabisme grave, et après mon 2e année au lycée, mes parents ont décidé que j’allais avoir une intervention chirurgicale pour le corriger.

L’intervention a eu lieu le même jour que la sortie de la Super Nintendo aux États-Unis. Ma grand-mère maternelle a fait la queue pendant 6 heures ce jour-là pour assurer que je l’aurais plus tard — elle était la première personne d’en acheter une au magasin. Pour ma part, je n’aimerais jamais en savoir plus sur comment le chirurgien a atteint les muscles derrière les yeux pour les couper. Tout ce que je sais, c’est que je n’étais censé rien voir pendant plusieurs jours à suivre. Quand je suis rentré, c’était avec les yeux bien bandés et des ordres de ne pas les retirer jusqu’à ce que la douleur ait bien baissé.

Mais ma grand-mère avait laissé la Super Nintendo chez moi et il y avait le nouveau jeu Super Mario World là-dedans. Et s’il y avait une chose que je voulais plus qu’avoir mes yeux pour le reste de ma vie, c’était de jouer à ce jeu.

Le lendemain de la chirurgie, j’étais à la maison tout seul pendant des heures. Mon père était au travail et je ne suis pas sûr où soient allés ma mère et mon frère, mais je savais que j’allais avoir 4-5 heures à moi-měme, et personne ne verrait rien. Idéalement, dont moi, mais comme je vous dis parfois, je suis un peu intelligent et complètement sans sagesse.

Alors, j’ai ouvert la boîte avec un couteau X-acto pour couper le ruban adhésif de façon presque invisible. J’ai sorti les fils en notant quel sac en plastique contenait chacun, afin de tout remplacer exactement comme avant. J’ai branché la console à la télé, et j’ai joué au nouveau jeu Mario pendant une heure. À la fin, j’ai supprimé le fichier de sauvegarde. Puis, j’ai tout restauré exactement comme avant, et si on ne vérifiait pas le ruban qui scellait la boîte, personne ne découvrirait ce que j’ai fait. Et c’est exactement ce qui s’est passé.

CEPENDANT — vous saviez qu’il allait y avoir un « cependant »…

Il y avait une bonne raison pour laquelle j’étais censé éviter toute lumière. J’avais déjà un sacré mal de tête à cause de la chirurgie, mais une heure devant la télé a augmenté le niveau de douleur quelque part que je ne savais pas existait. J’ai fait de nombreuses bêtises pendant ma vie, et vous êtes les témoins de certaines, mais celle-ci dépasse toutes les autres. La pire partie, c’est que le médecin avait conseillé mes parents sur l’horaire de rétablissement, et j’avais bel et bien mal rangé le bordel pour ça. Heureusement, ils croyaient que je ne savais pas brancher la console, alors ils ne soupçonnaient rien. Mon frère, qui aurait certainement cafardé sur moi s’il avait découvert ce que j’avais fait, n’a jamais rien dit.

Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ouaip, c’est la même Super Nintendo. Elle fonctionne toujours, et reste toujours avec moi.

Super Nintendo avec une cartouche du jeu Super Mario RPG
Port de Saint-Tropez

Don’t you Saint-Tropez

Il y a des années, quand j’ai entendu « Douliou Douliou Saint-Tropez » pour la première fois, je me suis gravement trompé sur les paroles. Je croyais que la foule autour de Geneviève Grad chantait « Do you Saint-Tropez ? », ce qui serait de très mauvais anglais selon les manuels scolaires — mais hyper-courant argot anglais des années 2010 ! Il n’y pas de vrai verbe là, juste un auxiliaire (« do »), mais pendant les années 2010, « Do you » suivi par un nom est devenu une façon ironique parmi les jeunes et analphabètes pour dire « Est-ce que tu fais des choses qui impliquent le nom qui suit ? » Alors, pendant le Confinement, on aurait peut-être demandé « Do you sourdough? » pour dire « Est-ce que tu fais du pain levain à la maison comme tout le pays tout à coup ? » Si vous voulez avoir le même effet que j’ai pour certains quand je sors des choses comme « Maurice, t’as poussé le bouchon trop loin ! », essayez ça avec vos amis anglophones ; sinon, évitez-le à tout prix. Vous aurez l’air d’un ado de 13 ans.

Croyez-moi, j’ai eu un moment de plein panique à penser que cette expression avait voyagé dans le temps et à travers l’Atlantique.

Ça nous amène jusqu’à hier. Un ami m’a envoyé un texto pour demander si je connaissais « Le Marche ». Puisqu’il ne sait pas utiliser les accents sur un clavier de portable, je n’étais pas sûr s’il voulait dire « marché ». Mais non, il parlait de la région italienne, dite en français « Les Marches ». Il avait vu un tweet avec un prix d’immobilier absolument dingue :

250 mètres carrés, sa propre piscine, de belles vues, et tout ça pour 250 mille euros. Aucun appartement n’est disponible à Elbe-en-Irvine pour moins de 3 fois ce prix, raison pour laquelle je reste locataire.

Il m’a demandé « Qu’est-ce que l’on payerait en Provence ? », comme si j’étais agent d’immobilier. Je ne savais rien, mais j’ai décidé de rechercher de l’immobilier à Saint-Tropez.

OH LA VACHE ! Beverly Hills est plus bon marché ! ([Je disais toujours que mes goûts étaient raisonnables. — M. Descarottes])

Voici une villa de 200 mètres carrés — 6 millions et demi. 547 mètres carrés ? 16 millions ! Un appartement de 15 mètres carrés ? Hyper-bon marché, juste 430 mille euros !

J’ai dû arrêter avant que les yeux ne commencent à saigner. J’espère toujours visiter, pour faire le pèlerinage des Gendarmes, mais ça risque d’être encore pire que Venise, la ville la plus chère que j’ai visitée ! Si on me demande, « Do you Saint-Tropez? », la réponse sera (en bon franglais) « Non, je ne Saint-Tropez pas ! »

De bonnes nouvelles

Je ne peux pas vous mentir — j’ai passé des heures avec le livre aujourd’hui, et je n’avais rien planifié pour aujourd’hui. Mais je vais partager avec vous une pépite que j’ai appris en faisant des recherches, et j’espère que ça vous apportera un peu de joie en ces temps inquiétants.

J’écris sur les stéréotypes que les deux côtés ont de l’autre, les Français des Américains, et vice versa. J’ai recherché des données à cet égard. Aux États-Unis, le sondeur le plus vieux, et parmi les plus prestigieux, est Gallup. (Je dois mentionner que je reçois parfois de l’argent de chez Gallup à cause de faire partie de leurs sondages depuis 2010, et ça continuera dans l’avenir. Les sommes sont en général entre 1 et 5 dollars, jamais plus que 10. Je participe à la plupart des sondages gratuitement.)

Plusieurs fois par année, ils recherchent les réputations des pays étrangers chez les Américains. Voici un extrait de leur dernier sondage, de février 2025, dont je n’ai pas fait partie. De gauche à droite, les colonnes sont : nom de pays, pourcentage d’adultes avec des vues soit très positives soit largement positives, pourcentage de Démocrates avec ces vues, d’indépendants, et de Républicains, et finalement la différence entre les membres des deux parties.

Capture d’écran, ©️2025 Gallup Organization

Des 22 pays dans le sondage, la France arrive en 6e place derrière le Canada, le Japon, le Royaume-Uni, le Danemark, et l’Allemagne (voici un fichier avec tous les résultats). Les différences entre ce groupe ne sont pas graves — 77 % des Américains, dont 75 % des Républicains, 72 % des indépendants, et 87 % des Démocrates ont des vues positives de la France, et seulement 2-5 points vous séparent de l’Allemagne et du Danemark où l’erreur est +/- 4 % pour chaque mesure. J’ai souvent l’impression de nos jours que beaucoup de Français croient que la réputation du pays chez les Républicains est grosso modo celle de la Corée du Nord, et rien n’est plus loin de la vérité. Quoi qu’arrive dans les nouvelles, on vous aime.

Vous ne serez pas surpris à apprendre que mon message sera que la situation est meilleure que vous ne la pensez, même en reconnaissant certaines vérités. Certains thèmes à cet égard seront familiers — les Américains croient que Paris est toute la France, les Français croient que les Américains ne mangent que des burgers. D’autres thèmes seront nouveaux — mais pas de divulgâcheurs !

La pénurie de pistaches

Il n’y a pas de Dimanche avec Marcel cette semaine. J’avais planifié quelque chose pour le changement de tomes, et je ne voulais pas dire quoi exactement, mais je viens de lire un article qui explique mon problème, alors je suppose que je vais un peu divulgâcher. Mais d’abord, revisitons la blague de la semaine pour le 19 septembre 2022 :

C’est une mamie qui entre dans la boulangerie de M. Martin et demande combien coûte une douzaine de croissants. « C’est 7 euros, madame », répond le boulanger. « Mais ça coûte un bras ! » exclame la vieille. « M. Durand les vend pour 6 € ! » « Bon, madame, allez les acheter de lui », dit-il. « Mais je ne peux pas. Il n’en a plus. » Et le boulanger lui répond « Madame, quand je n’en ai plus, moi aussi, je les vends pour 6 €. »

C’est une blague new-yorkaise que j’avais « francisée » — dans la version originale, il s’agissait plutôt de bagels, mais vous n’auriez pas su combien coûtent les bagels ici. Et si j’avais utilisé les prix typiques américains pour les croissants, on parlerait plutôt de 40 $ pour une douzaine ! (Et 48 $ s’il s’agissait de pains au chocolat !)

Des pistaches crues, dans leurs coques
Pistaches, Photo par Kobi Schutz, CC BY-SA 3.0

De toute façon, j’avais besoin de pistaches. Mais les seules pistaches disponibles autour de moi sont inutiles — déjà salées ou autrement adultérées avec des poudres pour leur donner des goûts de tout sauf des pistaches. (Ça, c’est la faute à une entreprise qui se dit Wonderful, mais est tout sauf ça — elle contrôle 60 % du marché américain — lien en anglais.) Le marché où je compte sur trouver des fruits de coque crus, décortiqués et en vrac n’en a pas depuis deux semaines déjà. Pourtant, le ticket sur le récipient vide indique qu’elles se vendent pour 17 $ la livre — environ 33 €/kg en ce moment. Quand je n’en ai pas, moi aussi, je les vends pour 33 €/kg.

Alors, qu’est-ce qui se passe ? Selon BFM Business, c’est complètement la faute au chocolat de Dubaï. Voilà :

Depuis quelques mois, les chocolatiers et les marques du monde entier se mettent donc à proposer leur version du fameux chocolat Dubaï. Sauf que cette tendance n’est pas sans conséquence.

L’explosion de la demande a entraîné une forte hausse du prix des pistaches. Le tarif est passé de 7,65 dollars la livre (soit environ 454 grammes) il y a un an à 10,30 dollars la livre aujourd’hui, explique au Financial Times Giles Hacking, négociant en fruits à coque chez CG Hacking.

Ce prix me semble quand même le prix de détail britannique, malgré étant cité en dollars — les sacs des pistaches « Wonderful » se vendent pour environ 8 $ la livre (environ 15,5 € le kg), avec des coques, à mon pas-super marché, Ralphs.

Je note, avec un certain malheur, que la marque Wonderful est aussi disponible chez Carrefour, où leurs pistaches se vendent pour environ 23 € le kg — une augmentation d’environ 50 % sur leur prix aux États-Unis. Ce qui n’est pas à dire que les autres pistaches disponibles chez Carrefour sont bon marché par rapport aux produits Lamentable — désolé, Wonderful. En ce moment, je vois toute une gamme entre 14 et 40 € le kg, mais si on ne veut pas de pistaches déjà salées, on paiera cher là, encore plus que chez moi.

Mais si cette histoire de chocolat de Dubaï n’était pas assez déjà, il s’avère que c’est aussi notre faute ! BFM continue :

D’autant qu’avant cet engouement pour le chocolat Dubaï, les stocks de pistaches s’amenuisaient déjà à cause d’une récolte décevante l’année dernière aux États-Unis, principal exportateur de ce fruit à coque.

Ai-je mentionné que cette entreprise Wonderful, c’est déjà le plus grand consommateur d’eau en Californie ? À votre place, je commencerais à chercher d’autres fruits à coque pour le futur proche. C’est certainement ce que je ferai avant ce prochain projet.