Une question de confession

Je ne peux pas éviter le scandale de la semaine dans ce numéro du Canard enchaîné, le rapport Sauvé et l’abus dans l’Église. C’est l’un de leurs thèmes principaux, et c’est un sujet qui continue de recevoir beaucoup d’attention ici aussi. Mais il y a certaines blagues que je ne publierais jamais même s’il n’y a pas d’enfants qui lisent ce blog. Alors :

Un sujet plus proche au sein du blog, c’est le Nutri-Score, et le combat des producteurs traditionnels contre ce qu’ils croient est de la discrimination. Selon cet article :

« Des produits industriels ultra-transformés avec des conservateurs peuvent avoir A ou B alors que nos produits du terroir très naturels sont stigmatisés », a regretté ce lundi 11 octobre Sébastien Vignette, qui s’exprimait depuis le siège de la confédération, à Millau.

La Dépêche

Il y a encore un conflit sur les droits de pêcher entre la France et le Royaume-Uni. Voilà le résultat inévitable :

Et finalement, j’ai essayé de rechercher ce dessin avec plusieurs moteurs de recherche, mais je crois je c’est juste une blague sur Mme. le Maire Hidalgo :

Bien sûr, il y avait ce monument à Johnny, mais je ne pouvais rien trouver d’une statue neuve pour Belmondo.

Comme d’habitude, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Le Gabin que vous ne connaissez pas (2 de 2)

On a déjà rencontré les personnages de Moontide, Bobo (Gabin), son ami Tiny, et sa nouvelle amie Anna. Maintenant, on continue avec l’histoire.

Anna n’est pas du tout heureuse que Bobo l’a empêché de se noyer. Pour sa part, Bobo aurait apprécié un peu de gratitude :

Le lendemain, Bobo aide un docteur dont son bateau a tombé en panne.

Pendant ce temps-là, Anna range la péniche où Bobo travail et prépare du petit-déjeuner.

Maintenant, Tiny retourne en cherchant Bobo. Il veut toujours que Bobo quitte la ville avec lui pout aller à San Francisco, et il critique Anna comme quelqu’un sans valeur.

Tiny menace Bobo, parce qu’il sait son secret — quand Bobo est saoul, il se met facilement en colère, et a même étranglé quelqu’un comme ça.

Mais après cette conversation, Bobo parle avec Nutsy, un autre ami (joué par Claude Rains). Nutsy vole un chapeau, qu’il croit est une preuve que Tiny a raison. Bobo décide de quitter Anna, qui n’arrive pas à y croire :

Bobo revient au bar du début du film, où il se retrouve avec la femme qui était là avant. Mais elle lui dit quelque chose qui lui rappelle Anna.

Bobo revient à Anna, et ils décident de vivre ensemble. MAIS Bobo explique à Anna qu’il veut se marier avec elle, et tout doit être « parfait ». À cause de son caractère ou pour faire satisfait les censeurs ? C’est à vous de décider.

Quand Henry revient, Bobo lui dit qu’il ne veut plus être payé avec de l’alcool, juste de l’argent. Bobo et Anna font des plans pour leur mariage :

Mais pendant que Bobo est parti, Tiny retourne, et il menace Anna. Il lui parle de la mort de Papa Kelly, dont il dit que Bobo a tué pendant qu’il était saoul. C’est le chapeau de M. Kelly que Nutsy a brûlé. Mais Tiny ne sait pas encore qui Bobo et Anna se marieront.

Tiny revient au bar, où tout le monde boit pour célébrer les bonnes nouvelles de Bobo et Anna. Alors il découvre ce qui arrivera, et Nutsy lui conseille de quitter Bobo — il parle du poisson pilote, qui se colle aux requins pour voler leur nourriture, ce que Tiny fait avec Bobo.

Puis, c’est le jour du mariage (peut-être une semaine après leur rencontre !) Nutsy parle à Bobo de la tradition que le marié ne voit pas la mariée avant la cérémonie.

Et on voit la cérémonie :

Le docteur qui avait le bateau en panne parle à Bobo, et lui demande de régler encore son bateau. Ils partent, ensuite ils restent coincés longtemps en mer parce que le bateau a beaucoup de problèmes. Pendant qu’ils sont partis, ils parlent de l’amour et comment on sait que c’est réel.

En même temps, Tiny retourne chez Bobo et Anna. Il est bien ivre, et il menace encore Anna. Mais Anna se rend enfin compte que c’est en fait Tiny qui a tué Papa Kelly, et Tiny l’attaque.

Quand Bobo et le docteur arrivent, ils trouvent Anna, qui est gravement blessée. On voit Anna à l’hôpital, où Bobo attend avec Nutsy. Après une chirurgie, le chirurgien (pas le même docteur) dit à Bobo que c’est grave, et qu’Anna a seulement dit le mot « Tiny ». Bobo part pour le chercher.

Bobo et Tiny se retrouvent à l’extérieur de la maison. Tiny nie qu’il a blessé Anna, mais Bobo le poursuit jusqu’au bout de la jetée. Bobo ne touche pas Tiny, mais Tiny glisse et se noie.

Bobo revient à l’hôpital, où Nutsy lui dit qu’Anna survivra. Il s’avère qu’elle est devenue paralysée, mais à la fin, on découvre que Bobo a tout planifié, et le couple vivra heureux pour toujours.

Alors, quoi penser de tout ça ? Franchement, je n’aime pas trop l’accent de Gabin en anglais, et souvent pendant le film, il me semblait qu’il a dû apprendre ses paroles phonétiquement. Mais les dix dernières minutes du film sont parmi les meilleures œuvres de Gabin, égales avec ses rôles dans La traversée de Paris ou Un singe en hiver. Si vous pouvez trouver « La péniche de l’amour » en français, ça vaut la peine. Sinon, j’ai fait ce post si détaillé pour que vous compreniez exactement ce qui s’est passé dans ce film presque perdu.

Le Gabin que vous ne connaissez pas (1 de 2)

En 1942, notre héros Jean Gabin a pris une décision très inhabituelle. Il a joué en anglais à Hollywood, dans un film appelé « Moontide. » Il est sorti plus tard en français sous le titre « La Péniche de l’amour ». C’est quand même presque tout inconnu dans les pays francophones. J’ai trouvé une copie de ce film en version originale, et après avoir vu la première demi-heure, j’ai décidé de faire quelque chose de différent. Au lieu de le regarder sur ma télé, je l’ai regardé sur mon ordinateur pour que je puisse vous donner un clip et des photos à meilleure qualité, ainsi que vous donner une description plus détaillée. Alors, cette fois, j’écris en deux parts.

Pour résumer, Gabin joue un débardeur, Bobo, qui voyage haut et bas à travers de Californie avec son ami, Tiny. Bobo est toujours complètement saoul. Voici le moment où il entre dans le film. Je vous donne une minute avec lui pour mieux comprendre son personnage.

Au début, on trouve Tiny dans un bar, où il cherche Bobo :

Quelques secondes plus tard, Bobo arrive. Il est déjà saoul, mais il va au bar pour plus d’alcool :

Après avoir bu du whisky, Bobo voit une femme et il sort le type qui la drague.

Mais son copain retourne et lui et Bobo se battent. Bobo le met KO :

Après le combat, il y a une séquence comme un rêve. Bobo boit de plus en plus avec la femme, et on lui voit passer dans un resto chinois. « Chop Suey » est un plat tout inconnu en Chine ; c’est un plat des immigrants chinois aux États-Unis :

Quand Bobo se réveille plus tard, il est devant un petit magasin qui vend des appâts pour la pêche :

Un type chinois, Henry, lui explique qu’ils buvait ensemble, et qu’il a offert un boulot à Bobo. Il répète son offre :

Bobo retourne à Tiny qui le convainc de partir à San Francisco :

Mais avant de partir, il se promène sur la plage avec un autre ami, et ils empêchent une nouvelle femme, Anna, de se noyer.

Maintenant, on a tous nos personnages importants. Demain, le reste du film.

Mon dîner gardois

Le Gard est l’un des départements où il y a plus de produits de terroir que de recettes locaux. Heureusement pour nous, ils ont un excellent site officiel pour on suggérer que faire avec tous ces produits, Militant du Goût. J’ai donc choisi une recette où leurs oignons, huile d’olive, et le célèbre riz de Camargue sont les stars, les boulettes de boeuf, oignon doux, et coriandre. (Et puisque l’on parle de Camargue, ne ratez pas ce post de Flanel avec de belles photos d’un olivier ancien en Camargue, et le Pont-du-Gard.) En dessert, nous avons les croquignoles d’Uzès, un biscuit également chinois que français — je vous expliquerai tout !

J’ai trouvé deux produits locaux pour ce dîner, du riz de Camargue et du vin Costières de Nîmes. Le vin est surtout un bon marché — environ 12 € la bouteille ici, et très bon. Le riz est arrivé grâce à myPanier, et m’a coûté environ le même prix que ce que vous payeriez en France.

Comme d’habitude, j’ai coupé les quantités de cette recette — par 1/2 pour la sauce, et 3/4 pour les boulettes. J’ai quand même assez pour deux personnes avec 1/2 tasse de riz. Voici la recette originale.

Les ingrédients :

  • 1/4 kilogramme de viande de boeuf haché
  • 1 oignon doux
  • 1 oeuf
  • 1/2 cuillère à café de cannelle
  • 1 cuillère à soupe de chapelure
  • Sel, poivre
  • 1 belle poignée de coriandre fraîche taillée menu (qui peut être remplacé par du basilic, de la menthe, persil…)
  • 10 cl de vin blanc
  • 1/2 petite boite de concentré de tomate
  • 1 grosse boite sauce tomate au basilic
  • 1/2 tasse de riz de Camargue
  • De la farine

Pour être clair, voici mon concentré de tomate. 1/2 ce tube = environ 60 grammes.

Les instructions :

  1. Mixez les oignons ; les presser à cru dans une passoire, pour enlever leur eau.
  1. Ajoutez 1 oeuf entier, la cannelle, la chapelure, la viande hachée, la coriandre, et les oignons. Mélanger. — J’ai oublié les oignons avant de prendre les photos. Je vous rassure que je les ai utilisés, mais seulement la moitié. Je n’aime pas trop d’oignons dans mes boulettes.
  1. Formez des boulettes de la grosseur d’une noix.
  2. Passez les dans la farine et les faire frire. Réservez les boulettes.
  1. Faite revenir un oignon dans un peu d’huile d’olive.
  1. Ajoutez un petite boite de concentré de tomate ; bien rissoler.
  1. Mouillez le fond de sauce avec le vin blanc.
  1. Laisser s’évaporer l’alcool, ajouter la sauce tomate au basilic et faire mijoter à feu trés doux les boulettes dedans au moins une vingtaine de minutes.
  1. Pendant que vos boulettes mijotent, faire bouillir 1/2 tasse de riz avec 1 tasse d’eau et une pincée de sel. Quand vous avez de grosses bulles, baisser le feu, couvrir la casserole et laisser cuire pour 15 minutes. Laisser reposer pendant 5 minutes avant de servir.

Maintenant, les croquignoles d’Uzès. Selon Keldelice :

On doit sa naissance à un boulanger du milieu du XVIIIe siècle, Vincent Pellecuer (qui habitait au mas des Librottes, à Blauzac), qui en avait rapporté la technique d’un voyage en Chine. Une dizaine d’années plus tard, il s’installa, à Nîmes et créa, route d’Uzès, une biscuiterie, et, rue Nationale, un magasin où ses “pralines et biscuits chinois” connurent un vif succès. Sans descendant, il prit pour successeur son neveu Justin, qui acheta, en 1909, une maison à Uzès, rue Benoit, et y fit construire un four de sa conception lui permettant d’enfourner une vingtaine de sortes de biscuits dont les fameuses “pralines chinoises”, rebaptisées “croquignoles d’Uzès”.

La croquignole d’Uzès

Pensiez-vous qu’après avoir lu cette histoire je pouvais faire rien d’autre ? Je dois ajouter que aussi selon Keldelice, les vraies sont faites à machine avec une noisette ou une amande au centre. J’ai donc ajouté une noisette à chacune. J’ai suivi cette recette, qui vient d’un vieux journal (lisez le lien).

Les ingrédients :

  • 2 blancs d’œufs
  • 4 cuillerées à soupe, ou 50 grammes, de sucre
  • même poids de farine que de sucre, aussi 50 grammes
  • 2 cuillerées à café d’eau de fleur d’oranger
  • 1 pincée de sel

J’ai mesuré le sucre par cuillère sur une balance, puis ajouté le même poids de farine, comme ça. 50 grammes de chacun.

Les instructions :

  1. Dans un récipient, mélangez intimement le sucre et la farine.
  1. Dans un autre récipient, battez les blancs en neige bien ferme avec la pincée de sel.
  1. Incorporez délicatement l’eau de fleur d’oranger puis les blancs en neige au mélange sucre/farine. — En fait, j’ai utilisé 1/2 fleur d’oranger, 1/2 vanille liquide. Les photos ici sont après 1/2, puis tout, le mélange.
  1. Déposez des petits tas de pâte sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé, en les espaçant suffisamment car ils vont s’étaler. Cuire environ 15 minutes à 180° et laissez refroidir à température ambiante avant de déguster. — Comme j’ai dit, j’ai ajouté des noisettes. Une seule suffit.

Je découvre le Gard

On continue maintenant avec le 30, le Gard. C’est le département le trente-et-unième plus peuplé, et les habitants se nomment gardois. C’est notre quatrième séjour en Occitanie. Il y a des fois où je dois travailler dur pour trouver assez de trucs à faire. Pas cette fois-ci. Préparez-vous, ce voyage sera extraordinaire !

On commence dans la préfecture, Nîmes, pleine d’antiquités. Et les plus grandes antiquités sont les Arènes (3 étoiles Michelin). Si vous connaissez déjà le Colisée à Rome, vous avez une idée de ce que vous trouverez ici. Les arènes fonctionnent toujours pour certains spectacles, surtout une reconstitution historique appelée Les Grands Jeux Romains — au moins quand il n’y a pas de Covid. (Avec une capacité de 20 000 spectateurs anciennement, c’est plus grand que leur stade actuel, avec 15 000.) Face aux Arènes, on y trouve le Musée de la Romanité (2 étoiles), consacré aux temps romains et l’histoire de Nîmes. On continue à la Maison Carrée (3 étoiles), le temple romain le mieux conservé du monde, qui date au Ier siècle avant J.-C. Puis on visite les Jardins de la Fontaine (2 étoiles), érigés à l’ordre de Louis XV par son ingénieur royal, Jacques Philippe Mareschal.

Au sud de Nîmes, à Saint-Gilles, on arrête pour visiter l’abbatiale, et surtout sa célèbre façade (2 étoiles) du XIIe siècle. Encore plus au sud, on y trouve Camargue (3 étoiles) — une grande territoire pleine de marais, partagée entre le Gard et les Bouches-du-Rhône. De la partie gardoise, on trouve le célèbre riz de Camargue et la station balnéaire de Port Camargue. Il y a aussi la ville d’Aigues-Mortes, avec leurs remparts (2 étoiles) et la Tour de Constance (2 étoiles), les restes d’une grande forteresse construite par Louis IX. Au nord de Nîmes, on trouve l’un des plus grands trésors du Gard, le Pont du Gard (3 étoiles). J’y visiterais juste pour voir cet aqueduc du Ier siècle. Après le Pont du Gard, on conduit vers l’ouest à Uzès pour passer une journée au Vieil Uzès (3 étoiles). Ceux qui aiment les bonbons Haribo voudront visiter le musée Haribo (les propriétaires Allemands ont acheté une ancienne entreprise locale, Zan). Pour ma part, je vous conseille de ne pas rater cette histoire ridicule qui parle de la Police de Paris et les fraises Tagada.

Avant de partir d’Uzès, on visite la Tour Fenestrelle (2 étoiles), le seul et unique clocher de plan circulaire en France. Puis on conduit vers l’ouest pour visiter l’un des sites les plus inhabituels, la Bambouseraie à Générargues (2 étoiles). C’est un parc exotique avec plus de 200 variétés de bambous. On finit en conduisant quelques minutes de plus vers le nord-ouest, à Mialet, et on y trouve la Grotte de Trabuc (2 étoiles), où les camisards (des Huguenots locaux) se cachaient.

Qui sont les personnages les plus connus du Gard ? Il y avait le pape Clément IV, Louis Perrier, un médécin connu pour son eau, le Général Montcalm (connu aux États-Unis pour son rôle dans la Guerre de Sept Ans), le chanteur Julien Doré, très populaire avec les jeunes, le rabbin et scientifique Levi ben Gershom, dit Ralbag, l’écrivain Jean Racine vivait à Uzès pendant plusieurs ans, et l’acteur Jean-Louis Trintignant y vit maintenant.

Quoi manger dans le Gard ? C’est un département très riche en produits de terroir, moins en plats originaux. Il y a 5 « Sites Remarquables du Goût » du Gard : les figues de Vézénobres, les oignons doux des Cévennes, l’olive et huile d’olive de Nîmes, les Taureaux de Camargue AOP, et les truffes noires du Pays d’Uzès. En plus à Camargue, on y trouve le fleur de sel (le mien est de Camargue, pas de Guérande) et le riz de Camargue IGP. Il y a aussi la fraise de Nîmes IGP, le fromage Pélardon AOP, et bien sûr, des vins. On y trouve l’AOC Costières de Nîmes et l’AOP Côtes du Rhône. Selon Keldelice, leurs plats typiques sont l’agrillade saint-gilloise, le manoul, et la pouteille. En dessert, il y a les croquignoles d’Uzès et la minerve. Heureusement, le département a un site excellent, Militant du Goût, qui propose beaucoup de bonnes idées pour utiliser tous ces produits.

La Ligue Magnus

Mon amie rouennaise a posté une vidéo aujourd’hui pour son équipe locale de hockey, les Dragons de Rouen. Je ne connaissais ni l’équipe ni la ligue, j’ai donc fait des recherches. Ça m’intéresse parce que, malgré avoir grandi dans un désert, le hockey est mon deuxième sport préféré après le baseball. Mais j’ai aussi découvert quelque chose qui m’intéresse beaucoup plus que le sport !

Les arènes de hockey en France sont beaucoup plus petites que les nôtres. La plus grande arène est à Grenoble, et sa patinoire a une capacité de 4 208 spectateurs. Où j’ai grandi, à San Diego, il y a une équipe du deuxième niveau (il n’y a pas de rétrogradations aux États-Unis), et leur arène a une capacité de 14 600. Au plus haut niveau, les Ducks d’Anaheim jouent très proche de chez moi, et leur arène a une capacité de 17 174 pour le hockey, et plus de 18 000 pour les concerts.

Quand on assiste à un jeu de hockey en France, on voit d’abord des français qui jouent. Selon les règles, une équipe peut utiliser un maximum de dix joueurs étrangers, de vingt joueurs en total. Et en fait, environ 55 % sont nés en France — mais c’était 63 % en 2013. Par rapport, la Ligue « Nationale » des États-Unis et du Canada (c’est plutôt international, non ?), est 43 % canadien, 29 % européen, et 28 % américain, en jouant principalement aux États-Unis pour un trophée donné par un Britannique.

Mais ce n’est pas le fait qui m’intéresse le plus. C’est que les équipes restent où elles ont été fondées. J’ai cherché toutes les pages de la Ligue Magnus sur Wikipédia, mais je n’ai trouvé aucun exemple d’une équipe qui a déménagé. Je déteste l’équipe de football de mon enfance, et je ne regarde plus notre NFL, parce que cette équipe-là, les Chargers, ont déménagé de San Diego à Los Angeles. Il me semble que c’est quelque chose qui ne se passe pas en France. Je ne regarde pas non plus la NBA parce que deux équipes ont quitté ma ville.

Peut-être qu’il vous semble que c’est fou d’être si étonné par un fait quotidien comme ça. Mais j’avais des billets de saison pendant 17 ans pour les Chargers, et à la fin, il n’a sert à rien. Que pensez-vous — préférais-je soutenir une équipe loyale qui joue dans un petit stade, ou une équipe qui ne se soucie pas de ses fans ?

Adieu, M. Tapie

Cette semaine, je ne peux pas ignorer le plus grand thème du Canard enchaîné, même si je ne le comprends pas complètement. Le décès de Bernard Tapie est l’histoire dont ils parlent le plus. J’avoue que je ne connaissais pas ce monsieur, alors j’ai dû faire mes recherches.

Comme ce qui s’est passé avec M. le Président Giscard, on ne veut vraiment pas déranger le Canard, surtout si on a déjà fait faillite dans la vie :

Sérieusement, ne soyez jamais en faillite et un cible du Canard en même temps :

J’ai cherché, mais je ne suis pas sûr si ce dessin parle d’un scandale particulier, ou juste la faillite :

Mais ce dernier parle carrément de son temps comme propriétaire de l’équipe Olympique de Marseille.

Ici, j’ai appris quelque chose. Les canards ont aussi parlé d’OM :

J’ai tout de suite compris la blague sur « un grand OM », mais c’est mieux que ça. Le scandale où M. Tapie a perdu son équipe est appelé l’affaire VA-OM, parce que l’autre équipe est venue de Valenciennes-Anzin.

C’est pas la première fois où je dis ça, mais je ne suis pas toujours sûr — est-ce mieux apparaître dans Le Canard, ou ne jamais mériter l’honneur ?

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Les baguettes

Je ne voulais pas faire ça. J’avais déjà TROP de plaques de cuisson. Mais quand mon amie rouennaise me donne une recette, je la fais. Quoi ? Vous ne croyez pas du tout que je ne veux pas faire des baguettes ? Mer…credi, je ne cache rien à personne !

En fait, je suis un gros menteur. Mais que ferai-je avec les autres trucs ? Vous verrez ! (Une astuce : ils ne sont pas liés.)

En tout cas, cette recette est en même temps très simple et très dangereuse. Pour la faire, il faut mettre de l’eau bouillante dans votre four pendant la cuisson. Dès que vous sortez les baguettes du four, votre alarme incendie SONNERA. Et si vous faites ça à minuit, comme moi, vos voisins VOUDRONT vous tuer. Voyez-vous ? Dangereuse ! (Comme dit « Q » dans les films James Bond, je ne plaisante pas dans le travail.)

Voilà l’originale. Elle fait 4 baguettes, mais ma nouvelle plaque n’a que trois créneaux, et en plus, notre levure boulangère est vendue dans des paquets de 7 grammes, pas dix. J’ai donc coupé la recette par 1/4.

Les ingrédients :

  • 300 ml d’eau tiède
  • 7 grammes de levure de boulangerie déshydratée
  • 375 grammes de farine
  • 6 grammes de sel

Les instructions :

  1. Délayer la levure sèche dans 300 millilitres d’eau tiède pendant 10 minutes. — J’ai chauffé l’eau dans une casserole jusqu’à 45 ºC.
  1. Mettre l’eau qui reste ensuite le sel tout en remuant, additionner la farine en une fois.
  1. Amalgamer le tout minutieusement puis couvrir le bol avec un torchon propre.
  2. Mettre de l’eau bouillante dans un bol dans le lèchefrite du four et poser le bol avec la pâte dans le four fermé. Laisser pousser votre pâte pendant 1 1/2 heures.
  1. Chauffer le four en avance à 240° C sans retirer l’eau dans la lèchefrite. — J’ai retiré la pâte pour cette étape, sinon, elle sera cuite ! Voilà, elle est bien poussée.
  1. Graisser les moules à baguette au beurre et les parsemer de farine. — Ma plaque étant déjà perforée, j’ai beurré la plaque, mais je ne l’ai pas parsemée de farine.
  2. Transvaser la pâte avec une maryse et faire des incisions sur la surface à la lame. — Ma pâte est devenue collante en poussant, alors, je l’ai roulé dans un peu de farine avant de la mettre sur la plaque.
  1. Cuire au four pendant 25 minutes.

Le Plan 9 du Moyen-Âge

Il y a un film très célèbre aux États-Unis que vous n’avez jamais entendu parler. Pourquoi ? Parce que tout le monde est d’accord que ce film-là, Le Plan 9 de l’Espace, est le pire film de tous les temps, donc inédit à l’étranger. (Au lien, en français, vous trouverez le titre « De nombreuses erreurs techniques ». C’est un petit goût de pourquoi il mérite sa réputation.) Je me sens comme je viens de voir le Plan 9 Français, vendu sous le nom « Les Visiteurs : La Révolution ».

C’est bien évident quel est le plus grand problème de ce film. Comme dit Yaourt dans La Folle Histoire de l’espace, « On se reverra dans la suite, la recherche de plus d’argent ». La seule raison de sortir ce film 18 ans après le précédent devait être l’espoir de l’argent, parce qu’ils ont eu une très bonne idée et n’ont rien fait !

Ce dernier film commence dans une magnifique église :

On aurait pu espérer que ce serait le début de quelque chose de merveilleux. Mais tout ce qui arrive, c’est que le roi menace un employé de Godefroy qu’il doit se produire ou il perdra son titre. Hélas pour Godefroy et Jacquoille, ils sont coincés dans le temps de la Révolution. Et c’est d’où vient notre prochain problème — le méchant est encore un descendant de Jacquoille, quelqu’un de stupide et de gourmand en même temps. Jacquoillet veut voler le château de Montmirail au nom de la Révolution :

Il y avait plus de blagues sur la langue :

Godefroy : C’est son « fillot ». Dis-leur andouille.

Jacqouille : C’est mon fillot qui nous a arrestés !

Juge : Qu’est-ce que ça veut dire un fillot ?

Autre juge : C’est son filleul.

Avez-vous entendu que le révolutionnaire Marat a été tué dans sa baignoire ? Non, vous êtes le seul ? Eh bien, ce film va raconter une centaine de blagues à propos de ce sujet, jusqu’à ce que vous soyez prêt à devenir royaliste. Voilà ce qu’il dit à propos de la température : « Le bain est glacé, je vais attraper la mort. »

Depuis le premier film, c’est clair que Jacquoille aime l’idée de l’égalité. Godefroy est horrifié par la nouvelle de Robespierre, mais Jacquoille l’applaudît. On aurait pu écrire un film TRÈS intéressant sur ce sujet, mais tout ce qui fait Jacquoille est se moquer de Godefroy et faire semblant d’être un noble. Marie-Anne Chazel, qui joue dans un nouveau rôle, lui dit « On a de l’hygiène à Paris, on pisse dans la rue ! »

Quand ils rencontrent enfin Robespierre, l’homme célèbre est aussi terrifiant comme il devrait être, et il menace beaucoup de monde avec la guillotine. Mais il a mal au estomac à cause d’un mauvais boudin, et la scène devient stupide.

Il y avait une idée intéressante au début du film pour expliquer leurs âges — plus qu’ils évitent leur propre temps, plus qu’ils vieillissent vite. Mais au lieu de finir par retourner à leur propre temps, à la fin, les deux arrivent dans les années 40s. J’étais déjà bien prêt pour le film à finir, alors même le drapeau allemand et des soldats comiques ne m’intéressaient pas. En fait, après avoir vu quelques secondes plus tôt qu’ils mourraient sans retourner au Moyen-Âge tout de suite, cette scène est plus homicide que drôle.

Ce film n’est vraiment pas aussi mal que Plan 9. Ce film-là a été tourné pendant une semaine sans budget. Mais les premiers deux Visiteurs avaient 2 des personnages plus intéressantes du cinéma et beaucoup de moments drôles. Cette fois, c’est juste les mêmes gags encore et encore, et l’idée est toute épuisée.

Le nouveau projet de Laurence

C’est toujours un plaisir de partager les efforts de Laurence Manning, sans qui ce blog n’existerait pas. Je lui dois toute ma vie en tant que francophone. Ce matin, elle a lancé un nouveau project sur Kickstarter pour un album de musique des jeux vidéo « The Legend of Zelda ».

Cette fois, elle sera rejoint par deux autres musiciennes, Daphnée Sincennes Richard et Lou Dunand-Vincent. Voici un exemple de leur travail ensemble dans l’univers Zelda :

Je fais absolument confiance à Laurence et ses collaborateurs de livrer cet album. Ce sera son troisième projet Kickstarter, et elle a bien réussi les deux précédents. Moi, je l’ai déjà soutenu, et je suis fier de l’avoir fait.