Je sais, c’est le Jour J et je n’ai rien préparé pour ça. Honnêtement : 1) la semaine dernière était un sacré travail, et 2) j’ai déjà dit tout ce dont j’ai envie sur le sujet (2021, 2023 — 1ère partie, 2023 — 2e partie). Un jour, il me faudra vous écrire une critique plus complète sur l’excellent livre que j’ai de Light&Smell (cliquez le deuxième lien ci-dessus). Mais aujourd’hui je vais juste vous parler de quelque chose de spécial qui m’est arrivé hier, et sa suite moins super.
Vous savez que je suis devenu grand fan de Jeanne Added après avoir écrit sur elle. Je ne suis prêt à prendre l’avion pour elle, mais si je pouvais planifier des vacances autour d’un concert, je le ferais avec plaisir. Alors, j’ai vu ce post sur Instagram hier avec ses prochains concerts, et j’ai fait ma tentative de fanboy :
Mais ce à quoi je ne m’attendais pas du tout ? Une réponse :
Je ne sais pas. Une telle star a probablement un assistant qui répond à sa place. Mais évidemment elle pensait à continuer la conversation, car quelques moments plus tard, voilà :
Elle me suit avec son compte hyper-secret ! Et vous savez ce qui arrive à chaque fois, dès que l’on suit l’autre compte en retour :
Ouaip. L’invitation à parler. Dites-donc, elle n’a que 4 ans de moins que moi, mais d’autre part, il me semble plutôt probable que ce n’est pas un escroc romantique. Au moins une fois de la vie, je suis tombé amoureux de quelqu’une qui…comment dire…a préféré « sortir du placard » au lycée pendant les années 90 plutôt que dîner avec moi une fois. Je ne sais pas reconnaître certaines choses. Certains me disent qu’en fait, je l’ai fait deux fois, mais la personne en question n’a jamais rien dit. Cependant, même moi, je crois que je sais cette fois. Peu importe. Elle se montre sincèrement intéressée à ses fans :
Vous savez, je me sens très coupable, car je lui ai fait une promesse de rester discret, et moi voilà en train de la briser. Moi con.
Elle m’invite à discuter ailleurs car elle veut que tout reste discret. Signal est censé être très sûr, vous savez :
C’est ici où j’ai tout gâché, comme d’hab. J’avais voulu lui partager « Je découvre Jeanne Added », mais en quelque sorte, j’ai envoyé un autre lien vers ce blog :
Oh, c’est si gênant ! Après ça, elle a complètement arrêté de me répondre. Je me demande toujours pourquoi j’ai fait une telle bêtise.
Je regrette de vous dire que je peux être un peu vindicatif quand on me traite de cette façon :
Évidemment, je sais que ce dernier n’était vraiment pas Jeanne Added. Mais j’aimerais bien croire que la première l’était !
Je ne voulais pas écrire ce post. Je ne l’avais certainement pas planifié. Mais une nouvelle vient de frapper et je veux que vous compreniez exactement ce qui se passe ici.
Remontons le temps jusqu’aux années 80. En 1983, un jeune homme nommé Ralph Rubio a ouvert un petit resto, dit Rubio’s, qui sert quelque chose d’inconnu en Californie du Sud de l’époque, les tacos au poisson, façon Basse-Californie du Sud. (C’est-à-dire la Californie qui reste au Mexique.) Ces tacos contiennent 4 choses au-delà de la tortilla : du poisson frit, du chou râpé, de la « salsa fresca » (tomates et oignons émincés), et de la sauce blanche (à base de mayonnaise). Un jeune Justin allait souvent à Pacific Beach (un quartier de San Diego) avec ses parents, qui sont vite tombés amoureux de ces tacos, comme tout le monde dans la ville.
Je déteste ces tacos. La sauce blanche est parmi les pires choses au monde entier.
Mais Rubio’s a rapidement grandi, et adulte, je suis tombé amoureux de quelque chose d’autre à leur carte, les burritos aux crevettes. Plus important, j’ai découvert que l’on pouvait changer des ingrédients. Je commande mes burritos sans sauce blanche, et avec de la « sour cream » (similaire à la crème fraîche, mais plus liquide) au lieu du guacamole. Voici un exemple :
Mon amie rouennaise trouve ce plat dégueu pour des raisons différentes que le reste d’entre vous. (On en a déjà parlé.) Elle vous dirait qu’il ne faut pas le couper en deux car il faut verser de la salsa roja (sauce rouge) au-dessus puis y faire fondre du queso (fromage). Et elle a raison, mais en tant que diabétique, il ne me dérange pas que Rubio’s ne fait pas ça.
À de tels restos, il y a toujours un « bar à salsa », car tout le monde sauf moi veut ajouter plus des salsas épicées à leurs tacos et burritos.
En fait, ce genre de truc est devenu rare après le covid. Les salsas existent toujours, mais de nos jours, on n’a plus le droit de s’en servir. On demande aux caissiers qui lui donnent de tout petits échantillons. Rubio’s est parmi les derniers restos qui permettent aux clients de se servir de la salsa. Cette photo a un an déjà — je l’ai prise car je n’ai pas cru aux yeux quand la salsa est réapparue chez eux, mais rien n’a changé depuis ce temps-là.
Jusqu’à ce week-end. Il y avait 134 restos dans la chaîne la semaine dernière. Après le week-end, il n’en reste que 86. Selon nos journaux (lien en anglais), 48 restos ont fermé leurs portes, tous en Californie, tous pour la même raison — on a haussé notre SMIC par 25 % à partir du 1er avril, mais seulement pour les restos rapides et les infirmiers (chaque état a ses propres lois à cet égard). Et ils avaient déjà haussé leurs prix cette année pour la troisième fois en deux ans — croyez-moi, le même burrito et thé glacé qui me coûtaient 14 $ en 2022 sont maintenant 17 $ — alors voici ce que j’ai vu hier :
Et pour être clair, c’était le même endroit au début de cette vidéo tournée quand je vous ai récemment parlé du problème d’où manger ici — juste autour du coin :
Ce que vous ne saviez pas, c’est que Rubio’s était l’un des derniers restos rapides où je mangerais. Il en reste plusieurs en Californie, mais beaucoup moins qu’avant. Je n’aimerais pas parier sur le nombre qui restera en Californie fin 2024.
Je suis fier de ce que je cuisine pour ce blog. Mais je ne comptais pas sur devoir le faire tous les jours !
Langue de Molière apparaît un jour à l’avance cette semaine car je ne suis pas du tout prêt à faire mon dîner vosgien, parmi d’autres choses.
Alors, la semaine dernière, je vous ai promis que j’allais vous tourmenter cette fois. Commençons avec l’objet de nos recherches, un tweet de légende d’il y a 3 ans, en anglais :
Sci-Fi Author: In my book I invented the Torment Nexus as a cautionary tale
Tech Company: At long last, we have created the Torment Nexus from classic sci-fi novel Don't Create The Torment Nexus
L’idée, c’est que un auteur de romans de science-fiction dit qu’il a créé quelque chose dans son roman en tant qu’avertissement. Plus tard, une entreprise de technologie dit qu’elle a réussi à créer exactement la chose contre laquelle l’auteur essayait de prévenir le monde, car ils n’ont pas compris qu’il ne fallait pas faire exactement ça. Ce tweet a attiré des milliers de réponses malignes qui élaboraient sur l’idée originale. Mais le grand problème — au moins pour moi — c’est que traduire son sujet est un défi.
Alors, commençons par traduire juste la première phrase, sauf pour les mots difficiles.
Auteur de science-fiction : Dans mon livre j’ai inventé le « Torment Nexus » en tant que conte d’avertissement.
C’est donc « Torment Nexus » qui est le problème. Et en fait, la moitié de ceci n’est pas un problème. « Torment » se traduit soit par « tourment » soit par « supplice » en tant que nom, et « tourmenter » en tant que verbe. Ici, c’est un nom, et vu les choix. « tourment » nous convient assez bien. Mais « nexus », c’est difficile.
J’ai commencé, comme toujours, avec mon dictionnaire Oxford, mais je l’ai trouvé plutôt appauvri :
La « connexion de tourment » ou « le réseau de tourment » n’ont pas le sens que je cherche, surtout ce dernier. On dirait que « nexus » veut dire un point, un objet unique, et que réseau est le mauvais choix en tout cas. Mais un câble est un genre de connexion, et on ne trouverait que rarement un tel usage.
J’ai donc essayé Linguée pour voir ce qui arriverait avec l’expression complète. Comme prévu, les deux mots ne se produisent pas ensemble, mais on y trouve des résultats intéressants :
On aime apparemment nœud, lien, binôme, et même nébuleuse. « Lien » me rappelle trop « connexion » ; j’ai des liens dans cet article et ce ne sont sûrement pas ce que le tweet original voulait dire. Une nébuleuse est trop diffuse ; j’aime bien l’idée que l’on n’est pas sûr d’exactement ce qui est là-dedans, mais c’est enfin le mauvais choix à mes oreilles. « Binôme » est complètement le mauvais choix. Ça nous laisse « nœud », et en tant que quelque chose de plus compact, il me semble que ça marche. Alors ça donne enfin lieu à une traduction complète :
Auteur de science-fiction : Dans mon livre j’ai inventé le Nœud de tourment en tant que conte d’avertissement.
Entreprise de technologie : Après longtemps, nous avons créé le Nœud de tourment du classique de la science-fiction « Ne créez pas le Nœud de tourment ».
Parfait. Je suis bien satisfait. Il ne me reste qu’un petit souci.
Parmi les milliers de réponses, absolument personne, dont moi, n’a la moindre idée de quel est un Nœud de tourment.
Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour affronter le cauchemar que j’évite depuis 3 1/2 ans déjà sur ce blog, les escargots.
Cette semaine, c’est le retour de 5 Minutes Avec, et cette fois, notre invité est Nicolas Moro. Je l’ai contacté — et l’interview a eu lieu — avant que je n’aie publié mon article, alors il ne savait pas ce que j’allais écrire. Pourtant, il a dit quelque chose d’aussi drôle dans l’interview que sa parole sur « l’accent du Berry ». Il y a des fois où la balado n’est rien qu’un plaisir à produire, et cette semaine en est une !
Sauf pour une chose. Je vous offre mes excuses pour la qualité de ma voix ; je suis tombé malade il y a une semaine, et j’ai toujours du mal à la gorge. J’ai enregistré à nouveau mes questions de l’interview car il y avait d’autres bruits non-planifiés en arrière-plan (je remercie le propriétaire de mon immeuble), mais ma voix manque de quelque chose partout.
Je n’avais pas planifié d’abord une semaine aussi consacrée à la musique — je planifie beaucoup, mais moins que vous ne le pensez — cependant, il y avait trop de synchronicité (écoutez la balado de Carry the Beautiful sur ce sujet). La liste d’Apple est tombée à exactement le moment où j’avais planifié d’écrire sur Nicolas Moro, et de son tour, j’avais voulu le mettre aux côtés d’un autre artiste français qui parle « avec l’accent du Berry ». Au fait, j’ai conçu tout mon projet autour de Taratata afin d’écrire sur deux chanteurs en particulier. Eddy Mitchell en est un. Je vous ai laissé au moins deux indices pendant les 3 derniers mois quant à l’autre. Avez-vous deviné qui ?
J’ai dû me dépêcher pour publier sur les Vosges. Il reste mon but depuis longtemps de publier 2 départements le mois, et je le rate plusieurs fois depuis le bilan des trois quarts. Je vais bien rater mon but pour la date de la fin — j’avais voulu terminer le Tour avant le Tour de France cette année.
J’aimerais aussi diriger votre attention vers ce fil sur Twitter, par un homme qui a fait un séjour linguistique aux États-Unis en 1994. Il y a tout une histoire intéressante sur sa rencontre avec un ancien soldat du Jour J.
La Fille ayant bel et bien terminé son année scolaire, elle a décidé de se consacrer à nouveau à un jeu vidéo qu’elle avait déjà fini, Paper Mario : The Origami King (Le Roi de l’Origami).. Mais elle a fait un changement pour le rendre plus éducatif, en suivant quelque chose que j’ai faite plus tôt. Peut-être qu’une capture d’écran servira comme indice :
Disons qu’en tant que prof, mes méthodes sont loin d’être acceptées, mais elles sont efficaces.
Notre blague cette semaine traite de mauvaises nouvelles. Nos articles sont :
On continue le Projet 30 Ans de Taratata avec un des deux articles pour lesquels j’ai conçu tout le projet. D’habitude, j’intitule ces articles de même façon que le Tour des Départements, mais ce titre est lié à l’expérience de le découvrir. Revenons sur le plateau de Taratata ce soir-là :
Écoutez les introductions des 4 chanteurs. Les trois premiers sont les bienvenus, mais l’approbation de la foule dès qu’elle reconnaît Eddy Mitchell est tout autre chose. En général, si 40 000 Français se montrent enthousiastes pour quelque chose, je fais attention. (Il y a des limites. Si Jul remplissait le Stade de France, je secouerais la tête.) Mais les 8 minutes qui ont suivi, elles étaient magiques, et j’ai eu des larmes aux yeux durant toute la représentation.
Ce que j’ai vu ce soir-là a dépassé l’interprétation de deux chansons. Il faut vraiment écouter M. Mitchell quand il présente les solistes. Il a du charisme. À Hollywood, on parle d’une certaine qualité de présence sur scène qui commande l’attention au public, « it » (ça, mais non pas le clown de M. Stephen King). Le magazine Cosmopolitan l’a défini comme ça :
That quality possessed by some which draws all others with its magnetic force.
Cette qualité possédée par certains qui attire tous les autres avec sa force magnétique. (Ma traduction)
Seulement 3-4 personnes m’ont frappé avec « it » dans toute ma vie. Nicola Sirkis, absolument ; Geddy Lee, le chanteur de Rush ; l’actrice américaine Miki Yamashita, peut-être. Puis, Eddy Mitchell.
Passons à la musique. Eddy Mitchell, de son vrai nom Claude Moine, est né en 1942 à Paris. Jeune, il travaillait pour une agence de Crédit Lyonnais près du célèbre club Golf-Drouot (mentionné dans Les 7 Jours de Pékin). C’est là où il lance sa carrière de chanteur, avec un groupe dit Les Chaussettes noires. Il adopte son nom de scène d’après l’acteur Eddie Constantine, et l’idée que Mitchell sonne plus américain que Moine (quoi, il n’a jamais entendu parler de la capitale de l’Iowa ?) Et pourquoi avait-il besoin d’un tel nom ? Parce qu’à l’époque, en 1961, il chantait du rock américain traduit en français, tel qu’Eddy sois bon, traduction hyper-littérale de Johnny B. Goode par Chuck Berry :
Il serait impossible de passer par chacun de ses 39 albums de studio, peu importe ses 16 albums en live. J’ai essayé de sélectionner des chansons représentantes, mais à vous de me corriger.
Ses premières années en tant que soliste, 1961-64, voient la sortie de 3 albums de reprises de la musique d’artistes américains, les Gene Vincent et les Elvis du monde. Même avec son 4e album, Toute la ville en parle…Eddy est formidable, où il y a enfin plusieurs de ses propres textes, son plus grand tube est une reprise de Burt Bacharach :
En 1966, il sort enfin un album qui est largement de sa propre musique. Perspective 66. Voici un de ses singles de l’album, écrit par Eddy lui-même. En tant qu’anglophone qui a grandi avec les versions originales de ses albums précédents en boucle grâce à deux parents qui ne connaissaient que la radio nostalgique, je me sens quand même tout à l’aise avec celle-ci — il comprend très bien le style et n’a plus besoin de copier :
Fin 1966, Eddy Mitchell sort un des plus grands tubes de sa carrière, J’ai oublié de l’oublier. La représentation ici est de 2000, et montre exactement pourquoi je suis tombé amoureux de lui aussi vite — il n’a pas la voix la plus spectaculaire, mais il a de l’autorité :
Au début des années 70, on le retrouve pleinement dans le style de l’époque ; C’est facile, son tube de 1971 sonne comme une centaine d’autres choses, Soulful Strut avec des paroles. Je regrette de vous dire que « Le coup de foudre » ne m’en a pas donné un. Mais le meilleur est à venir.
Je dois vous dire, cet album est en français, mais c’est peut-être la chose la plus américaine que j’aie entendu. Je n’ai pas parfaitement compris les paroles — j’ai toujours besoin de l’aide pour ça, même en anglais — mais je ne les ai pas cherchées. Pas besoin. Eddy, où étiez-vous toute ma vie ?
En 1977, il sort son plus grand tube, La dernière séance, ce qui deviendra le générique d’une émission à la télé pendant 17 ans. J’aime bien la version originale. Mais avec sa voix âgée, accompagnée par Personne, Bauer et Dutronc, cette chanson frappe avec le son de l’expérience, de la vraie nostalgie — et j’ai été fixé pendant le tout. Voici un extrait, ou vous pouvez tout regarder sur le site de Taratata à partir de 27:25.
Après son tour vers la télé, il continuait d’enregistrer de nouvelle musique. Happy Birthday Rock’n’Roll, de 1981, me rappelle énormément Old Time Rock & Roll de Bob Seger, Mais ce n’est pas du tout une reprise. Et je l’adore autant que son équivalent américain :
On va sauter par le reste pour conclure avec quelque chose d’extraordinaire, La même tribu, sorti en 2017. 17 artistes, dont Johnny, Laurent Voulzy, Pascal Obispo, les Dutronc, et Alain Souchon, l’ont rejoint pour une chanson qui est un résumé de sa carrière, et même de la chanson française pendant les 50 dernières années. Très peu de monde auraient pu attirer la participation de ce groupe de légendes.
Je vous ai dit avant qu’il y avait deux chemins que j’aurais pu suivi, celui des bilingues, la France qui est tellement influencée par le monde anglophone, ou un autre — j’hésite à dire plus pur — inaccessible aux étrangers sans se donner corps et âme au projet. Sur le premier chemin, on trouve Paris, Pierre Hermé, La classe américaine, et Johnny. Sur le deuxième, on trouve la Lozère, Maïté, Ni vu ni connu, et Georges Brassens. Eddy Mitchell est le symbole ultime du premier chemin — la langue est différente, mais j’y reconnais mon passé plus que nulle part ailleurs. Pourtant, quand il ne copie pas, sa musique escalade les hauteurs, et il commande tout le respect dû à une légende.
Ma note : JE PRENDS L’AVION ! (Au moins, je l’aurais fait s’il n’avait pas déjà pris sa retraite.)
Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.
Mon amie F m’a écrit hier pour me rappeler qu’aujourd’hui, c’est la Saint-Justin. ([PAS CHEZ MOI ! Ici, on suit le calendrier d’avant 1969 aujourd’hui, et le calendrier actuel tous les autres jours. De cette façon, il n’y aura JAMAISune Saint-Justin ! — Mon ex])
Je note que Shannyshou a supprimé son site, ce qui me rend triste. Il y a ceux que je suis car ils me suivent, puis ceux où nous avons un vrai échange et elle faisait partie du dernier groupe.
Nouveaux à moi :
Bibliofeel est un blog littéraire qui se concentre sur des livres liés à l’histoire et aux idées. Sa dernière critique Refuge au crépuscule, par Grégoire Domenach, qui se déroule en Asie centrale et part « des tentatives d’approche en Ouzbékistan…effectuées en 1838 et 1841 par l’armée anglaise ».
Les paravers de Millina a testé une recette de cake au miel et citron de l’IA de Microsoft — et ça a plutôt bien marché ! (Vous n’allez quand même pas voir les macarons de Pierre IA ici — blague franglais : IA prononcé en anglais rime avec Hermé.)
On continue maintenant le Tour avec le 88, les Vosges. C’est le département le trente-quatrième moins peuplé et les habitants se nomment vosgiens. C’est notre dixième et dernier séjour dans le Grand Est. Encore une fois, la fin d’une autre région me laisse un peu triste. Mais allons-y !
Ceux qui sont ici depuis longtemps se souviennent peut-être du fait que la toute première série française que j’ai regardé à la télé était Les Combattantes. Cette série a été largement tournée dans les Vosges. Cependant, la série a lieu dans une ville fictive, Saint-Paulin, un pastiche de 5 villages réels. Je n’étais pas du tout prêt à trouver les lieux de la série dans la vraie vie, et par hasard il s’avère que le tour en bas ne passe vraiment pas par les lieux de tournage. Mais je suis bien au courant que nous sommes quelque part de très spécial à moi.
On commence à la prefecture, Épinal. Notre premier arrêt est le Musée de l’Image (1 étoile Michelin), consacré à une industrie qui existe dans la ville depuis la fin du XVIIIe siècle. On y trouve une collection de plus de 100 000 images de la France et ailleurs (on parle ici de la tradition d’images imprimées, rien à voir avec soit la photographie soit la télé). Notre autre arrêt ici est la Basilique Saint-Maurice (1 étoile) dans la vieille ville (1 étoile). Construit à partir du XIe siècle, on remarque particulièrement le portail « des bourgeois », considéré typiquement champenois.
Bataille d’Esling, Coll. Musée de l’Image, Ville d’Épinal, CC BY-SA 4.0, Portail des Bourgeois de la Basilique Saint-Maurice, Photo par ArKaNuM, CC BY-SA 3.0
Juste au sud d’Épinal, on visite le Château des Brasseurs à Xertigny. Construit en 1888 par le brasseur Victor Champion, ce château servait en même temps comme hôtel particulier et accueil pour ses clients et fournisseurs. De nos jours, il abrite la mairie, mais on peut prendre des visites guidées tout l’été. On passe un peu à l’est, vers Remiremont, afin de visiter le Saint-Mont et le Massif du Fossard. Dans cette région, on trouve de tels sites que le Pont des Fées et le cercle de pierres du Thin.
On continue plus vers l’est pour visiter Sapois et le Saut du Bouchot, un saut de 28 m au milieu d’une forêt. On peut y faire une randonnée dans la forêt qui entour le saut, puis on continue direction La Bresse, pour la Route des Crêtes (3 étoiles), une route de 77 km qui passe par de nombreux sites naturels dans le Massif des Vosges, dont le Grand Ballon (le point culminant du massif), le Hohneck (le point le plus haut dans le département lui-même), et le Col de la Schlucht (point de départ pour beaucoup de randonnées).
De La Bresse, on conduit au nord, à Saint-Dié-des-Vosges, où on visite la Cathédrale Saint-Dié (1 étoile), un de trois bâtiments religieux de la ville construits en grès rose. Originalement une abbaye du VIIe siècle, la cathédrale a été gravement abîmée par les Voisins en 1944, et reconstruit pendant les trois décennies suivantes. Elle conserve son nef du XIIe siècle, des vitraux du XIIIe siècle, et sa façade du XVIIIe. Beaucoup plus moderne, on y voit la Tour de la Liberté, construite dans les Vosges afin d’être érigée dans le Jardin des Tuileries pour le bicentenaire de la Révolution. Fabriquée en acier et en toile, la tour abrite une collection de bijoux de nos jours.
Juste à l’ouest de Saint-Dié, on trouve Autrey, un petit village de moins de 300 habitants. Là, on visite l‘Abbaye Notre-Dame et ses jardins, dont un jardin à la française, un potager, et un fruitier. Plus à l’ouest, on visite la petite ville de Neufchâteau, pour voir la collection de sculptures du XVe siècle dans l’église Saint-Nicolas et l’église gothique Saint-Christophe. À quelques kilomètres, on visite Domrémy-la-Pucelle pour voir la maison natale de Jeanne d’Arc. L’église où elle a été baptisée reste là, mais après des remaniements et renouvellements, est largement un bâtiment des XIXe et XXe siècles. Notre tour des Vosges finit un peu au sud, dans la ville la plus importante à moi de toute la France. Puisqu’en France, le thé glacé est une boisson sucrée, pas comme aux États-Unis, je serais mort de soif sans l’eau Vittel, alors je suis ici pour rendre hommage à la Grande Source. Pour ceux qui ne partagent pas mon obsession, il y a le Musée du Patrimoine et du Thermalisme, consacré à l’histoire des eaux, et la ville reste une station thermale.
Qui sont les personnages les plus connus des Vosges ? Sans question, le plus connu est Jeanne d’Arc, née à Domrémy-la-Pucelle. Émile Durkheim, un des fondateurs de la sociologie, est né à Épinal. Son neveu, Marcel Mauss, aussi d’Épinal, a joué le même rôle dans l’anthropologie. Jules Ferry, homme politique connu pour les lois Ferry, est né à Saint-Dié-des-Vosges. La chanteuse Chantal Goya a grandi à Remiremont, d’où sa famille (mais elle est née en Indochine). L’actrice Suzanne Flon vivait à Raon-l’Étape. Les bouteilles d’eau Vittel vivent toutes une partie de leur vie dans la ville du même nom, aussi la ville natale de l’acteur Darry Cowl.
Ceux qui me suivent sur « The Gram », comme on dit en anglais, ou mon compte Insta, comme on dit en français, savent qu’il y a des mois, j’ai enfin jeté l’éponge et commencé à utiliser de la musique avec chacun de mes posts là-bas. Mais je reste 100 % consacré à mon but de tout faire au maximum en français, alors on n’y trouve aucun tube venant de 192 des 193 membres de l’ONU. Que ce soit Yvette Horner pour aller avec mon Paris-Brest ou la Marche des Gendarmes pour mon dîner varois, je ne choisis que de la musique française, et de façon liée à mon sujet tant que possible. Alors, pour mon dîner viennois la semaine dernière, je cherchais de la musique du département, et c’est comment je suis tombé sur Le Montmorillon swing. Écoutez :
Ô. M. D. D’habitude, quand je cherche de telle musique, je m’attends à trouver quelque chose avec un accordéon, ou une chansonnette traditionnelle, genre « Sur le pont d’Avignon ». Mais ici, on trouve une chanson en même temps 100 % française ainsi que dans la tradition rockabilly la plus pure. Je me suis dit, « C’est parfait pour Un Coup de Foudre », ai publié mon post, puis me suis mis à vous lire tous comme d’hab à 1h du matin. (Honnêtement, il faut que je me couche plus tôt.)
Mais je me suis réveillé en pensant toujours à cette chanson. Les paroles font référence à beaucoup d’autres artistes qui ont joué dans ce style et ses suites — Fats Domino, Otis Redding, Eddie Cochran, etc. — et j’ai dû en savoir plus. (Il y a une longue tradition d’exactement ça dans le rock américain — voici des exemples par Arthur Conley, The Ramones, et Simon & Garfunkel.) Quel vendredi ! J’ai écouté ce clip en boucle pendant des heures, puis me suis lancé dans d’autres morceaux de son catalogue.
La première chose à savoir sur Nicolas Moro, c’est que beaucoup de styles de rock, de jazz, et de blues lui sont familiers. J’écoute une chanson telle que « Le melon », et elle me rappelle une nuit chez Preservation Hall à la Nouvelle-Orléans (écoutez surtout les percussions à cet égard) :
J’écoute une chanson telle que Twist à mourir, et ça pourrait être sur le même disque que Rock Around the Clock de Bill Haley and His Comets :
Mais la deuxième chose à savoir, c’est que M. Moro est drôle. Il y a un moment dans Le Montmorillon swing où il chante « C’est pas la peine de chanter Memphis Tennessee, Si tu parles anglais avec l’accent du Berry», ce qui est drôle en soi, mais voici ce qui arrive dans le clip :
L’accent du Berry ! Au-delà de mes connaissances expatriées qui habitent ici, je ne peux raconter ça à personne, mais je mourais !
Je ne sais même pas que dire sur une chanson avec le refrain « Tout va pour le mieux, Le monde tourne encore, La vie continue depuis que je suis mort ». ([Alléluia ! Ô, vous ne parliez pas de vous-même. — Mon ex]) Mais avec une si joyeuse mélodie, c’est hilarant :
Pourtant, on n’est pas chez Weird Al Yankovic ici. Il a aussi son côté sérieux, et vous le trouverez dans de telles chansons que « Le baron », sur la mort d’un noble :
Évidemment, j’ai passé du temps avec sa chaîne YouTube. Mais bien que je n’utilise pas mon échelle du Projet 30 Ans de Taratata, si vous aviez le moindre doute sur ma recommandation : cher lecteur, j’ai acheté l’album.
Il y a toujours des fois où je me surprends avec les trous dans mes connaissances. Ce billet fera 700 jours de suite de publications sur ce blog sans rater un jour — et, pour les curieux, 1 303 articles en 1 306 jours. ([Il avait dit qu’il voulait pratiquer. Dommage qu’il reste une fontaine de bêtises. — M. Descarottes]) Pourtant, malgré être musicien amateur, je ne sais toujours pas lire la musique de façon française. Et malgré toutes ces publications, il reste beaucoup de signes de ponctuation dont je ne connais pas les bons noms.
Récemment, je voulais savoir comment dire le nom pour ce symbole : #. Et non, je ne dirai jamais « hashtag » pour ça, ni en français ni en anglais. Avant Twitter (c’est un peu comme dire Avant J.-C. à ce point), on disait « pound sign » (signe de livre, sens poids, pas littéraire), « number sign » (signe de numéro) ou parmi les vrais tarés, « octothorpe » (signe à huit points ; mot venant de l’industrie téléphonique pendant les années 60).
J’ai donc recherché la question sur Google et trouvé une liste. Et vous savez quoi ? Elle n’est pas complètement fiable ! La liste m’a dit que ce symbole s’appelait « dièse », et bien que je n’aie rien soupçonné, avec ça, j’ai recherché sur Wikipédia, car je voulais donc savoir quel serait le bon mot pour « hashtag » (4 ans sur Twitter, et je ne le savais toujours pas !). Et Wikipédia m’a dit que c’était trompeur, qu’il ne fallait pas confondre le dièse musical (on dit « sharp » en anglais) avec le croisillon. À ce point, je n’ai plus fait confiance à personne, mais Le Robert dit que Wikipédia a raison. Ça suffit pour moi.
Mais en fouillant dans la liste, j’ai découvert que ces autres symboles — [ ] — s’appellent « crochets » ou « crochets droits » et en plus, que ceux-ci — < > — s’appellent « crochets pointus ». Et avec ça, j’ai eu plus de questions. Pour commencer, on distingue les deux crochets droits en anglais par droite et gauche. Est-ce que l’on dit vraiment « un crochet droit droite » ?!? J’aurais aimé ça, mais il s’avère que la bonne réponse est « ouvrant et fermant ».
Dommage. J’ai voulu entendre cette dictée-là !
Mais le vrai problème pour moi, c’est toutes les autres choses que crochet peut signifier. En anglais, « crochet » ne veut dire qu’un genre d’aiguille. Je sais que ce n’est pas une aiguille à tricoter, mais honnêtement, on pourrait me poignarder avec une de chacune, et je ne saurais pas quelle est laquelle. ([Excusez-moi, j’ai des achats à faire. Afin de l’éduquer sur le sujet. — Mon ex]) Cependant, c’est aussi le truc porté par le capitaine Crochet — j’aurais cru que ça serait un « crochet pointu » — un genre de coup de poing dans la boxe, un truc pour ouvrir des serrures, et le dent d’un serpent venimeux. Si on « fait un crochet », ça peut signifier soit un arrêt inattendu, soit une manœuvre avec sa voiture afin d’éviter un accident.
C’est plutôt beaucoup de travail pour un seul mot !
Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine, pour vous tourmenter. Peut-être avec un crochet, quel que ce soit.
Cette semaine sera, un peu par hasard, consacrée grosso modo à la musique. Entre deux articles que j’avais déjà planifié et une polémique si stupide qu’elle ne pouvait venir que de chez moi, la musique prend la parole ici cette semaine. On va commencer avec la polémique.
Depuis que j’ai eu mon permis de conduire, je n’ai jamais écouté de la musique diffusée à la radio. Je ne m’intéresse pas du tout à ce que mes goûts soient imposés par les autres. Il est vrai que ça a rendu la tâche de découvrir des nouveautés plus difficile, mais en revanche, il n’y a presque rien dans ma collection que je n’aime vraiment pas. (L’intégrale de l’émission pour enfants, Sesame Street, est une concession malheureuse à la réalité d’être père célibataire et ne compte pas.)
Alors quand j’ai entendu que les génies chez Apple ont sorti leur liste des « 100 meilleurs albums de tous les temps » (lien en français), j’ai déjà su qu’il n’allait pas y avoir trop de chevauchement entre leur liste et ma collection. Mais je dois avouer, ils ont réussi à échouer même mes pires attentes.
Qu’une telle collection soit concentrée sur le monde anglophone me dérange moins que ce à quoi vous vous attendiez. Apple n’a fait aucun effort pour la publier au-delà des pays anglophones. Et je suppose que toutes telles listes seront écrites afin de flatter leurs lecteurs. Mais c’est quand même une blague pourrie.
Personne n’a signé la liste finale, mais selon des articlesen anglais, au-delà de quelques employés d’Apple pas nommés, le jury a compris les musiciens Maren Morris (country), Pharrell Williams (rap), J Balvin (reggaeton), Charli XCX (musique électronique), Mark Hoppus (rock), Honey Dijon (musique électronique), Nia Archives (rap/électronique — lien en anglais) et Nile Rodgers (R&B). Tout de suite, on voit que ce jury n’est pas qualifié, parce que le biais est entièrement vers le rap et des genres associés. Et franchement, croyez-vous que ces gens se soucient de la culture générale au-delà de la partie où ils gagnent leur vie ?
Hahahahaha, c’est si mignon que l’un d’entre vous le pense ! Ça fait chaud au cœur, vraiment. Mais aucune chance, hormis M. Rodgers, qui a produit de nombreux albums pour d’autres artistes au-delà de son genre.
Alors, selon une analyse des titres sur Wikipedia en anglais, voici les genres qui prennent plus de 4 % des places (le tableau original contient tous) :
Capture d’écran
Pensez-vous dans vos pires cauchemars que le rap prendrait 21 % d’une liste des 100 meilleurs albums français, peu importe mondial ? Nom de Gims, mais non ! Pourtant, quel est le seul album français de la liste ? Discovery de Daft Punk. Pas des Rita Mitsouko, Charles Aznavour, ou Édith Piaf, à ne pas mentionner Indochine.
Mais même selon ses propres termes, c’est un échec. Si on veut dire que la musique américaine n’est que du rap, il faut absolument avoir The Sugarhill Gang pour l’album du même nom avec leur chanson « Rapper’s Delight », à laquelle même Las Ketchup a emprunté des paroles ! Parmi 285 qui ont fait ça autour du monde. Ils ne sont pas là, mais un album de 2018 par Travis Scott, qui ne parle qu’aux rappeurs, l’est. On est censés croire qu’un album de 2016 par le rappeur Frank Ocean — qui ? — est #5, mais que Snoop Dogg (qui je déteste mais dont je reconnais son influence) ne vaut qu’une mention à la 84e place avec l’album qui était partout pendant mes années lycéens. L’histoire a commencé hier pour ces types.
Les gestes vers la diversité mondiale sont une autre blague pourrie. Voici la liste complète par pays :
Qui sont les canadiens de la liste ? Neil Young, Alanis Morissette, Joni Mitchell, et…Drake. Alanis Morissette est dans les dictionnaires à côté de « coup étonnant », et Drake est juste plus de l’excès de rap. Qu’ils ignorent Rush, je l’excuse (malgré 42 millions d’albums vendus), mais pas de Céline Dion ? L’album suédois de la liste ne vient pas du groupe de légende ABBA, mais de quelqu’un qui n’a jamais connu tant de succès, Robyn. L’album « irlandais » est de U2, et celui de la Barbade est à Rihanna — c’est-à-dire écrits pour les États-Unis. (Au moins celui de U2 mérite sa place.)
S’ils voulaient de la diversité, comment ignorer Louie Armstrong, Duke Ellington, et Count Basie, les géants du jazz ? Ou des blues, Howling Wolf ou Willie Dixon ? C’est incompréhensible. Peut-être que vous ne connaissez pas ces noms, mais les géants du rock des années 60, les Beatles, les Rolling Stones, Eric Clapton — ils les ont tous connus très bien. Et leur seul choix parmi tout le genre de country, c’est quelque chose de très récent par une jeune chanteuse, Kacey Musgraves. Pensez-vous que Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell la connaissait ? Nan, ils écoutaient Johnny Cash, Elvis Presley et Eddie Cochran — tous omis de la liste. Pour donner des places à Frank Ocean et Taylor Swift.
J’étais quand même surpris qu’il n’y avait qu’un seul point en commun entre la liste et ma collection, Rumours de Fleetwood Mac. Pas de Genesis ou la carrière soliste de Phil Collins, pas de Sergio Mendes, pas de Motörhead, pas d’Iggy Pop, pas d’a-ha, pas de Lynyrd Skynyrd. Oui, je n’ai rien en commun avec leur jury.
Je sais que certains d’entre vous sont déçus que Mme Nakamura va représenter la France aux JO. Moi aussi, même si elle chantera du Édith Piaf au lieu de Djadjapookienimportequoi. Mais honnêtement, elle est plus populaire parmi plus de la population française — et mondialement — que beaucoup de ces gens chez moi.
Mais pour finir sur une note plus positive, je vous ai laissé pas mal d’indices à mon idée d’une meilleure liste de musique américaine — même parmi des gens que je n’aime pas. Un de ces quatre, je vous donnerai cette liste !