Les Combattantes

Ce soir, au lieu d’un film, j’ai regardé les deux premiers épisodes des Combattantes. C’est la première fois où j’ai regardé une série fictive à la télé en français. Je dois vous dire, à part du fait que je vous déconseille fortement de la montrer à tous âgés moins de 15 ans (pas les 10 recommandés), cette série porte ma plus haute recommandation. Par contre, mon amie Agathe dit les mêmes créateurs ont déjà fait du meilleur travail, ce qui m’étonne.

ACHTUNG ! SI VOUS NE VOULEZ PAS DE SPOILERS, ARRÊTEZ DE LIRE.

Désolé, mais ce post aura des sentiments moins que chaleureux vers les allemands ([C’est-à-dire, les affaires comme d’hab. — M. Descarottes]). C’est pas juste à cause du fait que cette série a lieu pendant la Première Guerre mondiale (leur faute). On va parler d’une scène qui est choquante. Croyez-moi, j’ai pleuré en la regardant.

Le premier épisode commence à un point de contrôle militaire. Deux voitures passent. La première est conduite par Marguerite, une prostituée. La deuxième est un camion conduit par Jeanne, qui transporte en secret des femmes troublées, dont Suzanne, qui est cachée au fond du camion. Un policier, Compoing, inspecte le camion et trouve Suzanne, alors Jeanne s’en va. VITE.

Marguerite trouve une fille, Lisette, qui marche vers le village de Saint-Paulin pour aller au couvent (devenu hôpital militaire). Elle lui offre de l’amener au village.

Après, Marguerite cherche du travail dans un bordel. En même temps, Mère Agnès du couvent dit à Lisette de dire à sa mère que la famille doit fuire leur ferme car les allemands s’approchent.

Pendant ce temps-là, un certain Capitaine Dewitt est rappelé au service et laisse sa femme, Caroline, chargée comme responsable de leur usine. Sa cauche-mère, Éléonore, n’est pas du tout heureuse de la voir, mais on sait pas toujours pourquoi. On voit le capitaine dire au revoir à sa fille dans une scène de larmes. Si ce monsieur est toujours vivant à la fin de la série, je mangerai mon portable.

Caroline perd ses ouvriers, car le gouvernement les appelle des déserteurs et les commandent de rejoindre l’armée. Tant pis pour l’usine.

Jeanne et Suzanne atteignent la ferme de la famille de Lisette. Jeanne a été blessée par Compoing, et Suzanne prend ses papiers en allant à Saint-Paulin pour trouver des matériels médicaux.

Après que Suzanne est partie, les allemands attaquent la ferme. Ils tuent tout le monde, dont Lisette, sa mère, et Jeanne. Cette scène m’a mis en colère à nouveau. Les cris de Mère Agnès quand elle arrive et trouve les cadavres sont parmi les choses les plus horrifiantes que vous entendrez.

Pour sa part, Marguerite a trouvé un camp militaire française en demandant le secret de ses clients. Est-elle espionne ?

Suzanne rencontre Mère Agnès à côté des cadavres. En ce moment, elle décide de vivre sous le nom de Jeanne Charrier, avec les papiers qu’elle a pris.

L’épisode termine avec Compoing à la ferme. Il trouve « Suzanne », qui est en fait le cadavre de Jeanne, et sait qu’elle n’est pas là bonne femme. On apprend que malgré être policier, son but est de tuer Suzanne pour avoir tué sa femme.

Le deuxième épisode commence encore avec Compoing (comme j’espère que rien ne va pour ce gars), qui cherche Suzanne dans le couvent. Le docteur le sort, car il n’a pas le droit d’y être.

Quand Marguerite sort du bordel, Yvonne, la sœur du patron (Marcel), cherche ses affaires et découvre une carte avec les positions des troupes :

Pendant ce temps-là, Suzanne attend un train qui la livrera en Suisse, le dernier avant la fermeture de la frontière. Elle dit à Mère Agnès qu’elle peut aider en tant qu’infirmière.

Marguerite, à son tour, est pris par des soldats qui la prennent pour une espionne.

On revient à la famille Dewitt. Caroline n’ayant plus d’ouvriers, elle demande à leurs femmes de faire le travail à la place de leurs hommes partis. Elles ne sont pas contentes de Caroline, mais avec ça, elles recevront au moins l’argent dû à leurs familles.

À l’heure de partir pour Suzanne, c’est Compoing qui attend devant le couvent. Mais il est rappelé à Paris juste à temps.

Charles, le frère du Capitaine Dewitt, ne croit pas que Caroline puisse sauver l’usine et demande de l’argent à Marcel :

Mère Agnès a un argument brutal avec le docteur, qui veut retourner des soldats carrément pas en bonne santé mentale au front. Elle prie pour un signe. C’est une scène touchante, et cette actrice est superbe.

Marcel rend visite aux soldats pour chercher la personne qui Marguerite cherchait. Il s’avère que le type est aussi revendeur de drogue. Je le déteste autant que Compoing.

Vers la fin, Suzanne est revenue au couvent. Elle a décidé d’y rester et aider le docteur.

Mais Mère Agnès rend visite aux soldats pour parler de la famille de Lisette, et ils lui disent que la police cherchait une meurtrière, Suzanne, dans l’hôpital. Elle soupçonne « Jeanne ». Pour ma part, je crois qu’il s’avérera que Suzanne n’est pas meurtrière, mais qu’elle a fait partie d’une chirurgie échouée.

Ces premiers épisodes m’ont absolument bouleversé. J’ai peur que tout aille mal pour les meilleurs personnages, parce que c’est déjà clair que c’est une histoire où le mérite n’a rien à voir avec la chance. Mais c’est ça le drame, et souvent la vraie vie. Après tout, les histoires de guerre ne sont pas celles des bisounours.

Au fait, j’ai énormément profité de regarder les pubs. Ouais, d’habitude je les déteste à la maison autant que vous. Mais pour moi, ce sont un petit aperçu de votre quotidien. Je ne connaissais pas du tout les bonbons Knoppers, ni les glaces Nuii. Et celle de SFR, où une fille dit « Chloé fait un live avec un influenceur » et sa mamie répond « On peut en avoir aussi des ‘fluenceurs’ » m’a bien fait rire !

19 réflexions au sujet de « Les Combattantes »

  1. biche*

    Bonjour monsieur Justin, je vous suis assez régulièrement sur votre blog grâce à notre ami jour d’humeur. Savez-vous qu’ici en France la chaîne TF1 est souvent qualifiée de télé poubelle dans certains milieux se disant intellectuels. J’ai regardé également le début de cette série avec plaisir. La chaine TF1 avait aussi passé la série Le bazar de la charité que j’avais beaucoup apprécié.
    Avec toutes mes félicitations pour votre apprentissage de la langue française 🙂

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    1. jeliotb Auteur de l’article

      Merci, ça fait chaud au cœur ! Je n’ai pas trop d’idées sur les réputations de n’importe quelle chaîne. Jusqu’à il y a des semaines, je n’avais pas les bons logiciels pour regarder les séries à l’étranger. Je suis donc toujours novice quant à la télé. Mais je lis les courriels de beaucoup de chaînes depuis longtemps, et cette émission m’a vraiment donné envie de la regarder !

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  2. Agatheb2k

    Bon, je vais peut-être réviser mon opinion, une guerre est une guerre et la ligne de front sera nettement plus longue que l’installation (en dehors de toutes les normes de sécurité) du Bazar de la Charité, il y aura donc plus de personnages et d’hémoglobine !
    On y retrouve trois des actrices qui avaient porté cette série à l’époque (et tu as 2 jours pour voir les premiers épisodes du Bazar en replay => https://www.tf1.fr/tf1/le-bazar-de-la-charite/videos/le-bazar-de-la-charite-episode-1-75421423.html )
    Dans les deux séries, les femmes ont beaucoup plus la tête sur les épaules que certains des messieurs qui auraient dû les protéger, mais on ne va pas partir sur ce terrain, les guerres sont des querelles d’égos meurtrières, tout le monde le sait et ce n’est pas ce qui m’avait choquée, mais le trafic de cocaïne et l’arrivée annoncée de l’héroïne, vérifications faites, ces drogues étaient largement utilisées à l’époque pour… sevrer les opiomanes, et déjà aussi largement détournées de leur usage avoué !
    Pour la fuite de la faiseuse d’anges, c’est un métier parallèle risqué qui a toujours existé, on ne sait toujours pas au bout du deuxième épisode, ni pourquoi, ni comment la femme de Compoing s’est trouvée dans cette obligation, peut-être qu’il veut simplement se venger de lui-même ?
    Quant à Charles Dewitt, sa perversité me donne envie de vomir…, si les ouvriers de son frère sont partis au front avec l’étiquette de déserteurs, c’est parce qu’il n’a pas transmis la demande d’exemption de son frère, tout simplement parce qu’il avait déjà perdu son emploi au ministère !
    Les pubs, je ne connais aucun des produits cités, elles doivent être plus ou moins ciblées selon les informations fournies sur nos comptes respectifs ?
    Autre chose, le mariage annoncé TF1- M6 n’a pas été conclu, les 2 chaînes gardent leur indépendance… pour l’appréciation globale générale, elles sont toutes les deux commerciales, mais proposent (au milieu de beaucoup de n’importe quoi sans intérêt) parfois de bons moments comme ces séries ! 😉

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      1. Agatheb2k

        Aussi… ! 😉
        Quand la mini-série s’était terminée lors de sa première diffusion, je pensais la revoir. Ils l’ont ressortie des archives, en même temps que Les Combattantes, mais comme toi, cela fait trop… c’est aussi la saison des récoltes et conserves, j’ai mieux à faire que du replay ! 😉

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    1. Agatheb2k

      Erreur, il s’agit de la Première (1914-18), dite la grande boucherie… les femmes de cette époque étaient (sauf celles de « mauvaise vie ») confinées à la maison, ne votaient pas, ne touchaient pas à l’argent, ne travaillaient que si elles étaient célibataires ou veuves… le fait de devoir continuer à faire tourner tant bien que mal l’économie leur a donné de solides idées d’émancipation qui se sont manifestées entre autres dans la mode dite « à la garçonne » entre les années 1919 et 1929 ! 😉

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      1. les2olibrius

        Merci mais… non, je ne vais pas la regarder ailleurs qu’à travers les articles de Justin. Si je me suis trompée de guerre, j’ai bien exprimé l’idée. J’en ai ras le bol des guerres… historiques européennes… Je suis partie ailleurs (dans l’univers coréen par les dramas) et n’ai plus envie de franchouiller. Je t’envoie du soleil dominical car il vient de se lever par ici.

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  3. Ping : Épisode 28, l’épisode de la maladie | Un Coup de Foudre

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