Archives mensuelles : mars 2022

Les tuiles aux amandes

Cette semaine, j’ai suivi un autre cours de cuisine avec l’Alliance Française. Ça fait un peu trop long depuis la dernière — ils ont changé d’horaire, et l’heure me convient moins, hélas. Cette fois-ci, nous avons un régal presque inratable, les tuiles aux amandes.

Je n’en ai pas trop à ajouter, sauf que l’on arrive bientôt dans le département de naissance de mon prof, et elle m’a déjà enseigné mon plat principal. Je vous rappelle — si je ne suis pas encore arrivé dans votre département, j’aimerais tellement recevoir vos suggestions ! (Il y en a certains où je sais déjà, mais pas beaucoup.)

OK, une chose de plus — je m’inquiète que cette recette n’est pas assez compliqué pour ce blog ! Elle manque une soixantaine de couches, une dizaine de garnitures ! Je m’excuse.

Les ingrédients des tuiles :

  • 2 blancs d’oeuf
  • 100 grammes de sucre
  • 50 grammes de beurre
  • 50 grammes de farine
  • 40 grammes d’amandes effilées

Les instructions pour les tuiles :

  1. Préchauffer le four à 190°C.
  2. Faire fondre le beurre et laisser-le refroidir.
  1. Battre les blancs d’œufs avec le sucre sans faire monter — pensez à utiliser un fouet ou une cuillère en bois, pas un batteur ou un robot.
  1. Ajouter petit à petit la farine puis le beurre fondu.
  1. Incorporer 1/3 des amandes effilées.
  1. Garnir une plaque de four d’un papier sulfurisé beurré ou d’un tapis en silicone.
  2. Y déposer la pâte par petites cuillères à café espacées.
  3. Avec le dos de la cuillère, donner une forme ronde à la pâte.
  1. Parsemer d’amandes effilées.
  1. Faire cuire pour 6-7minutes. Les tuiles doivent être dorées sur les côtés.
  1. Retirer les tuiles du four et détacher de la plaque de cuisson avec une spatule.
  2. Donner la forme bombée des tuiles en les plaçant sur un rouleau à pâtisserie. Pas besoin d’un rouleau en marbre comme le mien, mais ça aide beaucoup !

Mon idée folle

Un miracle vient d’arriver hier soir. Je gardais encore un billet pour Indochine à Paris, le 21 mai. Mais cette semaine-là, ma fille sera chez moi. Je l’adore, mais… ça fait déjà 9 ans depuis la dernière fois où sa mère a accepté un changement d’horaire pour m’aider. (Par contre, ça fait 4 mois depuis la dernière fois où j’ai accepté une telle chose. Le corniaud, c’est moi.) Vous pouvez déjà deviner quel est le miracle, mais d’abord, une histoire.

Connaissez-vous l’auteur américain O. Henry (de son vrai nom William Sydney Porter) ? Dans sa nouvelle « Le Cadeau des rois mages », il a raconté l’histoire d’un couple très pauvre. En secret, ils font des sacrifices pour l’autre pour Noël. Le mari a mis en gage sa montre pour acheter une pince à cheveux pour sa femme. En même temps, elle s’est fait couper les cheveux pour les vendre et acheter une chaîne pour la montre de son mari. Un joli bordel, hein ?

Vous avez peut-être deviné ce que cette histoire a à voir avec le concert. Sa mère a enfin eu assez de besoin de plusieurs changements d’horaire qu’elle m’a enfin aidé. J’ai maintenant 3 jours autour du concert. Mais pendant ces derniers 12 mois, elle me poursuit en (in-)justice pour changer notre accord de garde de notre fille, et ça continue. (Pour être clair, il n’y a aucun risque de perdre ma fille.) Ça coûte cher. Quand j’ai voyagé en France l’année dernière, c’était déjà une mauvaise idée à cause de l’argent. À l’époque je n’ai jamais cru que ce jour arriverait. Et maintenant que j’ai mon petit miracle, je ne sais pas si je devrais — si je peux — l’utiliser.

J’aurais besoin de voler, écouter, et retourner le lendemain. Malheureusement, Air France coûte deux fois ce que j’ai payé l’année dernière pour voler en mai. En juillet, en août, c’est le même qu’avant. Mais pas en mai. Il y a des choix moins chers, mais ils ont leurs propres risques, comme arriver trop tard, ou des arrêts que j’aimerais éviter au Moyen-orient. Alors je dois bientôt prendre une décision dont j’ai vraiment pas envie.

C’est la guerre !

Il y a un dessin plutôt…ironique…à la une du Canard enchaîné cette semaine. Les éditeurs ne se connaissent pas ? Je le doute.

Celui-ci est parmi les plus fous rires de ma vie. Je pensais que c’était seulement quand ces deux hommes sont apparus ici ! Sérieusement, M. Henri-Lévy écrit souvent dans le Wall Street Journal. Je le connais depuis des décennies. Pour sa part, M. Kouchner est connu pour une parodie dans la série de jeux vidéo, Metal Gear Solid, où il y a une organization appelée Militaires Sans Frontières. (Oui, ce nom en français apparaît dans les versions en anglais.)

Je comprends celui-ci, parce que c’est un fait que les russes ont capturé Tchernobyl. Ce que je ne comprends pas toujours —pourquoi ? Je comprends que la route qui y passe devant est important, mais qui veut devenir responsable du réacteur ?

J’ai raté l’histoire du chien devenu adhérent des Républicains jusqu’au moment où j’ai lu Le Canard aujourd’hui. Franchement, c’est pas grand-chose. On a déjà fait ça plusieurs fois aux États-Unis : en 2007 à Seattle, en 2012 à Albuquerque, et en 2019 en Californie.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Laissez les bons temps rouler

C’est le jour de Mardi gras. Je pensais à faire des beignets selon l’une de nombreuses versions traditionnelles françaises, mais beaucoup d’entre vous connaissez déjà des beignets. Et je suis ici pour vous faire découvrir les choses insolites de la francophonie, non ? Alors je vous présente le « king cake » (gâteau des rois) de la Nouvelle-Orléans, une tradition du Mardi gras plutôt que l’Épiphanie.

Mais juste comme je fais des efforts pour adapter les recettes françaises à la réalité américaine (pas de foie gras, pas de fromage), j’ai adapté ce gâteau aux goûts français. La garniture traditionnelle est faite avec de la cannelle, du sucre, de la farine, et de l’huile végétale. Le glaçage traditionnel est fait avec du sirop de glucose. J’ai remplacé la garniture traditionnelle avec une crème pâtissière à la cannelle — mais sachez que beaucoup de monde font aussi des versions avec de la crème ou du fromage. À mon avis, le sirop de glucose est un ingrédient inférieur, j’ai donc utilisé le fondant blanc de Cook&Record, dans sa recette de mille-feuilles.

Peut-être que je me vante trop, mais ce gâteau, avec ces changements ? À mon avis, c’est une réussite. Si vous aimez les brioches à la cannelle, c’est l’ultime.

Je dois la recette à plusieurs sources : le Bureau de Tourisme de la Nouvelle-Orléans et Gracious Bakery (lien en français !), et cette vidéo de Bayou Saint Cake pour la technique de façonnage.

Les ingrédients de la pâte :

  • 180 grammes de farine T65
  • 54 grammes de farine T55
  • 129 grammes de lait entier
  • 24 grammes de sucre en poudre
  • 21 grammes d’œuf (lisez l’instruction 2)
  • 4 grammes de levure boulangère
  • 4 grammes de sel
  • 35 grams de beurre, coupé en dès

Les instructions de la pâte :

  1. Dans le bol d’un robot pâtissier, mettre les farines, la levure, et le sel.
  1. Il n’y a aucune chose comme un œuf de poule qui ne pèse que 21 grammes. Dans un petit bol sur une balance, battre un œuf avec une fourchette. Verser peu à peu l’œuf et vérifier avec la balance jusqu’à ce que vous ayez mis 21 grammes d’œuf dans le bol du robot.
  2. Verser le lait dans le bol. Mélanger à la vitesse 1 pendant 3 minutes.
  1. Racler le bol.
  1. Avec le robot en marche, incorporer le sucre en filet. Mélanger à la vitesse 1 pendant quelques minutes. Arrêter le batteur et ajouter le beurre. Mélanger maintenant à la vitesse 2 pendant 2 minutes.
  1. Vaporiser un bol de taille moyenne avec un spray se démoulage. Placer la pâte dans le bol et couvrir avec du film à contact. Placer au frigo pendant 12 heures ou toute la nuit.

On passe maintenant à la crème pâtissière. 5 grammes de cannelle produit une saveur forte. Réglez selon vos goûts.

Les ingrédients de la crème pâtissière :

  • 25 cl de lait
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide
  • 1 œuf
  • 45 grammes de sucre
  • 22 grammes de maïzena
  • 5 grammes de cannelle

Les instructions de la crème pâtissière :

  1. Mettre le lait et la vanille dans une casserole. Faire bouillir.
  1. Pendant que le lait est en train de chauffer, mettre l’œuf et le sucre dans le bol d’un robot. Faire blanchir à grande vitesse. Ajouter la maïzena et la cannelle au mélange et incorporer bien.
  1. Quand le lait commence à bouillir, réduire le feu. Verser un peu du lait dans le bol du robot et mélanger. Puis verser le mélange dans la casserole avec le reste du lait. Continuer à faire cuire jusqu’à 2 minutes après les premières bulles apparaissent.
  1. Couvrir une plaque de cuisson avec du film à contact. Verser la crème au-dessus, puis couvrir avec plus de film. Laisser reposer au frigo jusqu’au temps de façonnage.

Le lendemain, on est prêt pour le montage. On va faire notre fondant pendant que le gâteau est dans le four.

  1. Étaler votre pâte sur une surface farinée en un rectangle de 15 cm par 50 cm. Couper en deux dans le sens de la longueur.
  1. Mettre la crème pâtissière dans un bol et la détendre avec une cuillère.
  1. Mettre de la crème pâtissière sur l’une des deux parts. Étaler avec un couteau.
  1. Rouler à partir de la longue couture, pour créer un long rouleau. Pincer les extrémités ensemble.
  1. Répéter avec l’autre part.
  1. Tordre les morceaux ensemble comme dans les photos.
  1. Placer le gâteau de roi dans un cercle de pâtisserie sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé ou un tapis en silicone pendant 1,5 à 2 heures, dans un endroit chaud, et le recouvrir d’un torchon. — Pour cette étape, j’ai mis de l’eau chaud — juste du robinet — dans un moule à gâteau, puis j’ai mis le moule au-dessous du gâteau dans un four éteint.
  1. Préchauffer le four à 350F.
  2. Retirer le torchon et mettre le gâteau au four à 180°C pendant 20-25 minutes, ou jusqu’à ce qu’il soit bruni.

On passe au glaçage pendant la cuisson.

Les ingrédients du fondant blanc :

  • 38 grammes d’eau
  • 125 grammes de sucre

Les instructions du fondant blanc :

  1. Mélanger l’eau et le sucre dans une casserole. Faire bouillir jusqu’à ce que l’eau atteinte 114°C.
  1. Retirer du feu et plonger dans un bol d’eau froide. Laisser baisser la température à 75°C.
  1. Mettre le fondant dans le bol d’un robot et battre environ 10 minutes à vitesse moyenne. Le fondant doit blanchir.

On est prêt à finir le montage.

  1. Retirer le gâteau du four, enlever le cercle de pâtisserie et laisser refroidir.
  1. Verser le fondant au-dessus du gâteau.
  1. Saupoudrer avec des vermicelles vertes et violettes.
  1. Laisser sécher le fondant. C’est prêt à déguster !