Le trou normand

Ce soir, mon film hebdomadaire était Le trou normand, avec Bourvil et une actrice complètement inconnue chez moi, une certaine Brigitte Bardot. Bien sûr, je connaissais le nom, mais que vous me croyiez ou pas, c’est mon tout premier film avec elle. Vu qu’elle jouait dans quelques films hollywoodiens, ouais, c’est un peu surprenant. Au fait…

Oh là là, mais Mme Bardot a une page intéressante sur Wikipédia ! Peut-être que l’on y reviendra. De toute façon, le film :

Bourvil jouait souvent de vrais cons, des gens où on devait se demander comment ils se souvenaient de respirer. Pensez au Corniaud, au Bossu, au Capitan. Mais cette fois-ci, son rôle d’Hippolyte Lemoine était presque trop pour moi. Je déteste voir les bons gens souffrir, et dans ce rôle, même s’il est un légume ambulant, il n’a absolument rien de méchant.

Au début, on rencontre le maire, l’instituteur M. Pichet, et le barman M. Testu. Ils parlent de la mort d’un certain Célestin Lemoine. Il y a un dialogue qui met l’honneur à l’éducation dès le départ :

Testu : Qui va hériter de l’auberge ?

Pichet :Non, hériter l’auberge.

Maire : Notre instituteur a raison. C’est un puriste.

Puis on rencontre sa tante Augustine et sa fille, Javotte. Elles vont aux funérailles de Célestin et s’attendent à hériter son auberge. Augustine est peut-être la pire méchante à jamais dans une comédie. Le temps que le film soit fini, je l’ai DÉ-TEST-ÉE.

Au fait, il est impossible qu’il y ait eu une Javotte en France à l’époque, au moins de cet âge. Voilà Politologue — aucune Javotte n’est née entre 1900 et 1970. J’avoue, les prénoms sont une obsession chez moi. On va y revenir en environ un mois, je pense.

De toute façon, Javotte est très méchante avec Hippolyte. Elle l’appelle « un bouseux », ce que j’ai dû chercher. Malgré le fait qu’ils sont des cousins germains, et l’attitude de Javotte, Hippolyte espère que les deux se marieront. À ce point, je commençais à me sentir que je connaissais un peu trop bien ce gars, qui manquait de bon sens.

après les funérailles, le testament de Célestin est lu à haute voix par le notaire. Il s’avère que l’auberge passera à Hippolyte, mais seulement s’il réussit son certificat d’études. C’est pas exactement un doctorat duquel on parle.

Augustine est certaine, sorcière qu’elle soit, que ce ne posera aucun problème pour elle :

Maria (de laquelle je n’étais pas sûr de la relation) lui donne un cartable et Hippolyte va à l’école. L’instituteur charge sa fille, Madeleine, d’aider Hippolyte :

Plus tard, Javotte — qui est censée être en deuil pour son oncle — va à une danse. Elle rencontre Jean-Marco, un impresario avec de mauvais motifs.

Hippolyte lui retrouve, et les deux se fâchent l’un contre l’autre. Elle annonce à tout le monde quel genre d’imbécile est Hippolyte, puis la foule sort Hippolyte de la danse :

De nombreux complots s’ensuivent où les parties essayent d’utiliser la presse pour s’embarrasser mutuellement.

Il semble qu’Hippolyte réussira, mais Augustine a une idée cruelle. Elle ment à Hippolyte que Javotte l’aime, et suggère qu’il faudrait rater l’examen du certificat pour lui faire un cadeau de l’auberge.

Ai-je vous dit à quel point je la déteste ? Malheureusement, ce genre de sacrifice me rappelle quelqu’un. Au fait, bien que je ne connaisse pas les lois françaises, le mariage de cousins germains est interdit à la moitié des États-Unis. C’est légal dans des états comme la Californie, le New York, et le Massachusetts, et illégal au Texas et dans le Kansas. La carte au lien n’est pas du tout ce que vous vous attendiez. En plus, même dans le film, Hippolyte a presque deux fois les ans de Javotte (dans la vraie vie, il n’y avait aucun « presque »). Ce mariage serait une mauvaise idée.

Mais Hippolyte est trop con même pour rater l’examen. Il donne toutes les bonnes réponses et réussit son certificat — mais d’abord, il croit qu’il l’a échoué et déprime quand Javotte lui dit la vérité.

À la fin, il s’avère que Célestin ne s’était vraiment pas attendu qu’Hippolyte pouvait réussir le certificat, et il hérite quand même l’auberge, qu’il réussisse ou pas.

J’ai souffert un peu trop au nom d’Hippolyte en regardant ce film. Comme je vous ai dit, je déteste voir souffrir des gens comme lui. Je suis content de la fin heureuse, mais j’aurais préféré regarder un film moins méchant.

3 réflexions au sujet de « Le trou normand »

  1. les2olibrius

    Les films français que certains de mes compatriotes tiennent en si grande estime… Sont souvent d’un réalisme bien trop pessimiste. C’est la raison pour laquelle je préférerai toujours le cinéma américain et les dramas coréens. J’ai besoin d’une fin morale et optimiste pour apprécier un film.

    Aimé par 1 personne

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  2. Ping : Épisode 17 | Un Coup de Foudre

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