Les fantômes de la Nouvelle-Orléans

Plus tard aujourd’hui, le nombre de visiteurs ici dépassera le total pour toute l’année 2021. Je vous remercie. Nous sommes presque finis avec la Nouvelle-Orléans, mais je vous promets, il y aura plusieurs recettes pendant le mois prochain.

Dimanche, on a visité le cimetière « Saint-Louis No. 1 », établi en 1789. PAS D’EXCUSES — vous pouvez lire les inscriptions sur les pierres tombales. Vous remarquerez qu’après le XVIIIe siècle, les noms sur les pierres commencent à changer. La langue des inscriptions aussi. Voici l’entrée :

Mais d’abord, je vais vous expliquer les traditions uniques des enterrements locaux. Comme on trouverait dans les cimetières français, il y a beaucoup de tombes élaborées. Mais à la Nouvelle-Orléans, même quand les corps ne sont pas incinérés — et ça n’arrivait jamais chez les catholiques avant le XXe siècle — la météo garantit que ça arrivera assez vite. En fait, on peut garantir que les corps se décomposeront complètement après un été entier. À cause de ce fait, les habitants ont créé un système pour réutiliser les tombes. Voici la première que l’on voit en entrant :

Remarquez le tout petit trou en haut de l’inscription. C’est en fait un trou de serrure. Avec la clé, on peut enlever la pierre tombale, et on trouvera deux étagères derrière. Chacune peut tenir un cercueil. On met le nouveau décédé dans le cercueil en haut, et vide le cercueil en bas. Puis on met le squelette du cercueil en bas dans un sac et le pousse vers l’arrière. (On enlève le cercueil en bas après, et ne le réutilise plus.) Il tombera dans un trou sous la pierre tombale, le caveau. Avec ce système, une tombe peut accueillir des centaines de squelettes. Mais la loi insiste que le cercueil en haut y reste pour au moins un an plus un jour. Si un membre de la famille meurt avant la fin de cette période ? Voilà la solution :

Les murs du cimetière ont de nombreuses étagères qui peuvent accueillir d’autres cercueils ! La même règle concernant le temps s’applique. Alors, voilà des tombes intéressantes.

D’abord, celle de l’acteur Nicolas Cage. « Mais Justin, » vous me dites « il n’est pas encore mort ! » C’est juste pour sa carrière en ce moment. Non, mais sérieusement, c’est à lui car il n’est apparemment pas trop tôt pour planifier.

Celle-ci à côté de M. Cage a attiré mon attention. Rappelez-vous de ce que j’ai dit sur la langue à travers le temps. Les parents sont nés et décédés ; leurs enfants et leur gendre sont « born » et « died ».

La « reine du vaudou », Marie Laveau, y est enterrée. Selon notre guide, on n’a vraiment pas besoin de pouvoirs de divination quand on est coiffeuse et entend déjà tous les potins de la ville. Mais la réputation aide à vendre des bibelots « magiques ».

Il y a des tombes de sociétés funéraires, avec beaucoup d’étagères. Voilà celle des portugais :

Un panneau qui vous intéressera sûrement, qui parle d’un général français (à plus haute résolution si vous voulez la amplifier) :

Finalement, puisque c’est difficile d’être sûr qui est enterré où dans les murs, il y a de nombreux panneaux comme celui-ci, qui parle d’une certaine Suzanne Douvillier, née à Dole (dans le Jura), la première chorégraphe aux États-Unis — et réputée d’y être enterrée.

Plus tard, on a pris un tour du Quartier français avec des histoires de meurtres et de fantômes. Honnêtement, il ne faut pas croire à beaucoup de ces histoires, autant à cause du fait qu’ils changent à chaque fois qu’à cause d’être surnaturelles. Par exemple, on entendrait parler dans le Garden District d’une clôture en forme de maïs et de blé, censé être arrivé en 1859. Mais dans le Quartier français, on entendra parler du même genre de clôture, cette fois censé être arrivé en 1829. Voilà la version dans le Quartier français :

Mais je vous raconterai brièvement l’histoire de Delphine Lalaurie, la tueuse en série de la Nouvelle-Orléans. À l’âge de 13 ans, elle s’est mariée avec un espagnol, un M. Lopez, et ils sont partis en Espagne. Mais elle revient seule en tant que veuve à l’âge de 18 ans, son mari étant mort à Havana pendant le retour.

En 1808, elle s’est remariée avec Jean Blanque, un avocat. Ils ont eu 4 enfants en 8 ans, puis son époux est aussi mort.

En 1825, elle s’est mariée une troisième fois avec le Docteur Louis Lalaurie. Elle acheta une maison sur la Rue Royale, où elle vivait en 1834 quand il y avait un incendie pendant une fête chez elle. Jusqu’à ce moment, elle avait une très mauvaise réputation pour le mauvais traitement de ses esclaves — c’était toujours illégal de les fouetter en Louisiane, et 12 esclaves sont morts chez elle pendant cette période-là. Quand les pompiers sont entrés au deuxième étage de sa maison, ils ont trouvé 7 esclaves enfermés dans une chambre, tous très malades et gravement blessés.

Une foule a entendu parler des découvertes des pompiers et est arrivée pour lui rendre la justice façon frontière. Mais elle s’est échappée par bateau à Paris où elle est morte. Sa maison a été détruite par la foule, et une nouvelle maison a été construite sur le site en 1838. Elle existe toujours — voilà la photo suivante — et est réputée d’être hantée par les âmes des esclaves assassinés.

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