Après nos aventures à Ginza et à Akihabara, le lendemain a commencé avec une visite au jardin de Rikugien. En ou koen en japonais veut dire parc ou jardin, alors vous trouverez souvent des jardins dont les noms se terminent par -en, -koen ou bien -gyoen, tous des formes du même mot, 園. ([Le m’as-tu-vu est en pleine forme. — M. Descarottes]) Au fait, toutes les photos suivantes sont à plus haute résolution que d’hab. Profitez-en !
La chanson du jour, c’est « Costa del Sol » par Nobuo Uematsu :
Rikugien veut dire « jardin de six poèmes » (Pas d’article, bon ? Les japonais ne les utilisent pas.). Il a été construit pour le 5e shogun de la famille Tokugawa, Tsunayoshi (le seul que vous connaissez, c’est probablement TOKUGAWA Ieyasu, le 1er de la famille). On dit que le jardin reproduit 88 scènes célèbres de ces poèmes, mais comprendre la poésie japonaise, ça dépasse mes compétences.
On entre de la rue par cette porte :

Au guichet, j’ai fait une erreur. J’ai demandé « Otona san-ri, kudasai » (3 adultes, svp). J’aurais dû plutôt dire « Otona no kippu san-mai, kudasai » (3 billets pour adultes, svp). Otona = adulte, kippu = billet, san = trois, et kudasai = svp. Le mot après san change selon le truc que l’on compte — « ri », c’est pour des personnes, et « mai », c’est l’un de plusieurs pour des objets. Dans le japonais, il faut savoir comment s’adresser même aux objets. Pour un obsédé de la politesse comme moi, c’est l’une des choses les plus séduisantes de la langue. C’est aussi un cauchemar d’apprendre. Heureusement, la femme au guichet était ravie simplement de ne pas devoir tout faire en anglais — on va en parler. Ce voyage me fait pleurer que j’ai fermé cette porte en désespoir il y a 30 ans, même si je sais au fond que j’avais raison.
Passons à l’entrée après le guichet. Là, il y a une carte du parc entier ainsi qu’une ombrelle idéale pour les photos. J’en ai une de La Fille, mais vous connaissez les règles.


On va voir beaucoup d’hortensias (je suis complètement nul en plantes, et j’ai dû chercher le nom).

On passe par ce portail pour entrer :

À côté du portail, il y a deux plaques de pierre recouvertes d’écriture japonaise. Même après 1 semaine avec un dictionnaire Nelson, je n’aime pas mes chances. (Il n’y avait pas de traductions.)


On passe par un autre portail pour atteindre le jardin central, autour d’un lac comme dans la carte ci-dessus.

Voilà. Au fond à droite, vous pouvez apercevoir le « chaya » où on a bu du thé vert traditionnel. Cha = thé, et ya = magasin. (Ces mots peuvent signifier d’autres choses avec d’autres kanjis, alors ne me citez pas trop fortement, mais vous n’allez pas les voir souvent avec d’autres significations.)

Alors, regardez au centre de cette photo, avec un rocher en forme d’arche. La collection s’appelle « Horajima » (shima = île ; ça devient souvent « jima » en combinaison). L’arche s’appelle « Garyu-seki », ou « dragon accroupi ». Ryu veut dire « dragon », et tout à coup, les jeux vidéo Street Fighter et Ninja Gaiden s’expliquent mieux, non ?

Ce panneau dit en anglais simplement : « Faites attention. » C’est évidemment beaucoup plus compliqué en japonais !

Si on reste très silencieux, on peut regarder la faune de proche. Autrement, ayez un iPhone 15 Pro avec un objectif zoom, hihihi :


Au chaya, j’ai payé 1 000 ¥ (environ 6 €) pour un thé vert froid et un mochi à la pâte de haricots rouges :


Du chaya, on peut voir un petit pont vers l’île au centre du lac, mais c’est fermé.

Il y a d’autres ponts à croiser. Ki wo tsukete ! (Faites attention !)

Je ne sais pas comment s’appellent ces tours, mais elles sont impressionnantes :

Vers la fin du sens de la visite, il y a un autre chaya :

Le tour finit sur un petit bosquet de bambous.


Merci pour la visite, Justin. J’aime beaucoup la photo du héron (?) et de la tortue. Bonne journée.
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❤
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Ha 😊un joli tour dans la nature. Merci Justin !
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