C’est plus qu’un peu gênant à avouer, mais ce n’est pas la Langue de Molière annoncée la semaine dernière. J’ai un fichier plein de sujets et leurs liens associés, et j’en choisis un grosso modo dans l’ordre où je les ai notés. Alors, j’avais un lien vers un post Instagram avec de vieilles insultes et, con que je suis, puisque c’était le prochain lien dans ma liste, je l’ai annoncé sans vérifier s’il existait toujours. Vous aurez déjà deviné que la réponse était « non ».
Alors on saute au prochain sujet dans ma liste, la réponse à une question que je me suis posée pendant la semaine dernière. Je regrette que je ne me souviens plus de pourquoi, car ça aurait été utile comme contexte, mais nous voilà.
Je voulais savoir comment traduire l’expression anglaise « on the strength of. » Avant de donner la bonne réponse, disons que « strength » se traduit typiquement par « force » et que l’idée est que ce qui suit l’expression est la raison principale pour ce qui précède l’expression. Google Traduction m’a donné « sur la force de » pour commencer, mais une fois que j’ai ajouté des mots après, elle a changé sa réponse à « sur la base de ».
Quand je recherche une traduction et reçoit de tels résultats, je fais plus de recherches pour vérifier que le résultat final s’utilise vraiment ailleurs. Et en recherchant « sur la base de », j’ai trouvé une note de l’Académie française, dans sa série « Dire, Ne pas dire ». C’est court, alors je citerai tout :
L’ancien français se distingue du français actuel essentiellement par le vocabulaire et l’orthographe, mais aussi par le fait que les articles (et les pronoms sujets) y étaient beaucoup moins en usage qu’en français moderne. De cette époque, nous avons gardé nombre de locutions verbales, comme avoir faim, chercher noise, demander pardon, faire peur, prendre froid, ou adverbiales, comme sauf erreur, par hasard, à plus forte raison, qui ne comptent pas d’article. Ces formes ont été sanctionnées et validées par le temps et il est préférable de ne pas en créer de nouvelles en supprimant l’article dans des locutions ou des expressions où il est d’usage ancien. On dira donc garder le contact et sur la base de et non garder contact et sur base de.
Omission de l’article : exemples de garder contact et sur base de
À vrai dire, je n’ai jamais pensé à la question d’articles dans ces expressions. J’imagine que « avoir tort » vient du même modèle. Mais on dirait donc quoi selon l’Académie : j’ai le tort ? J’ai du tort ? Je ne sais même pas. Il me semblait en lisant sa liste que « faire de la peur » serait plus naturelle que « faire la peur », mais je suis certainement la mauvaise personne pour avoir des avis.
Mais ça dit, est-ce que la chanson aurait dû être « Fais pas de ci, fais pas de ça » ? Hallucinant à y penser.
Langue de Molière vous reverra la semaine avec l’histoire d’un mot qui devrait exister. (Et je sais que mes sources n’iront nulle part.)

Pardon, Justin, mais je t’avoue que tout le contenu de cet article est, selon moi, particulièrement brumeux. Je n’y comprends goutte !
Tout d’abord on dit « fais ça » et jamais « fais de ça ».
On dit aussi « je regrette de ne plus me souvenir de la raison ( ou « du pourquoi »)… » et non » je regrette que je ne me souviens plus pourquoi ».
Pour la traduction de l’expression anglaise, moi je propose « et, dans l’esprit,… » Ou « en substance » ou encore » dans le fond… » ou encore « pour l’essentiel »… Chaque formule adaptée à son contexte évidemment. Il faut disposer des idées A et B pour se déterminer à employer l’une plutôt que l’autre.
Selon moi, on ne dit pas » J’ai du tort » mais « j’ai le tort de dire / de penser/ de croire…. que .. » . Le groupe verbal « avoir tort » est figé effectivement, sans article et signifie » je n’ai pas raison ». ( Encore un G.V. figé par l’usage)…
Comme « ça fait peur ». ( « Faire la peur » et « faire de la peur » n’ont aucun sens, ne se disent pas).
Ton expression « ça dit » est à remplacer par « ceci dit » ou « cela dit » car il s’agit encore une fois d’une expression idiomatique figée par l’usage n’admettant pas la forme familière du pronom démonstratif.
Et… Je suppose que tu as omis « prochaine » dans ta dernière phrase.
Bref… Cet article est un concentré de bizarreries dans lequel j’ai eu beaucoup de mal à retrouver le Justin que j’ai appris à connaître…
Pardon pour ma franchise.
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Complètement d’accord avec Véro !
C’est compliqué le français…
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