J’allais écrire autre chose qu’un billet Ici et là aujourd’hui, mais quelque chose s’est passé pendant le dîner hier et je dois l’exprimer quelque part afin de ne pas devenir fou :
Vous vous souvenez du « Coup de foudre du con » ? Aimeriez-vous deviner combien de fois que je suis revenu chez Miguel’s dans l’espoir de la croiser une deuxième fois ? Disons que le mathématicien Georg Cantor a fait des découvertes sur de tels numéros, et ça lui a coûté sa santé mentale. (Le fait que je pense souvent à de telles comparaisons est exactement mon problème, mais laissez tomber.) De toute façon, vous avez certainement deviné où je vais avec ça.
Cette fois, elle avait le dos tourné et la monture de ses lunettes avait une couleur différente de celle dont je me souviens. Mais je suis certain que c’était la même personne. Hélas, elle dînait avec quelqu’un d’autre, un homme.
Au moins j’ai évité la boulette des boulettes en étant si lâche avant.
Cependant, puisque l’on parle de dîner chez Miguel’s, je dois me plaindre d’autre chose chez eux. Voici un ticket de chez eux du 6 septembre :

On est d’accord que j’ai commandé une quesadilla au fromage Monterey Jack (presque identique à la raclette, au fait) et une boisson ? Que le total avant les impôts était 8,98 $ ? Et qu’il y a une remise de 20 % ? C’est quoi 20 % de 8,98 ? Pensez-vous que c’est 1,10 $ ? Ou est-ce que 1,80 semble plus probable ? Mais pour info, ils écrivent toujours « Coke » peu importe la boisson ; je ne bois que du thé glacé sans sucre.
Voici un autre ticket, du 27 septembre :

On va manger des chips, hein ? Pourquoi vous dites rien, vous faites la tronche, quoi ? Désolé, on n’est pas dans La classe américaine. Je l’oublie souvent. (C’est probablement ma réplique préférée de n’importe quel film sans Louis de Funès.) Mais sur un total de 10,53 $, dites-vous qu’une remise de 20 % est 1,41 $ et non 2,11 $ ?
Voici le ticket du jour :

C’est enfin correct : le total avant les impôts, c’est 10,93 $ et la remise, c’est 2,19 $. Mais attendez — j’ai commandé les mêmes choses qu’il y a une semaine ! Oui, les prix ont augmenté de 20 centimes chacun. C’est nul.
En anglais, les enfants diraient que « les maths ne mathent pas ». Je le sais, « mather » n’est pas un mot en français. Mais « math » en anglais est seulement un nom, pas un verbe, et ça ne les empêchent pas du tout de dire « The math isn’t mathing » ; c’est-à-dire que le calcul semble contenir des fautes. C’est une expression devenue très courant pendant l’année dernière, mais il y a des preuves qu’elle date de 2021.
Je sais, quel genre de cinglé prend ses tickets en photo ? C’est aussi mon problème, je le sais.
Je ne l’ai pas mentionné ailleurs, mais oui, je suis au courant de la retraite de Marc Éliard d’Indochine. Pour autant que je sache, il n’a jamais écrit une chanson pour eux, et je ne le considère pas l’un des meilleurs bassistes. Je lui souhaite une bonne retraite, mais ce n’est pas la nouvelle catastrophique que la retraite de Nico sera un jour.
Ça fait belle lurette depuis la dernière mention des jeux vidéo Castlevania sur ce blog — on a certainement parlé des preuves que le premier héros de la série, Simon Belmont, était originalement nommé d’après Jean-Paul Belmondo. Il y a enfin un nouveau jeu dans cette série après plus d’une décennie d’attentes, Belmont’s Curse (La malédiction de Belmont). Pour fêter sa sortie, jusqu’au 24 octobre de cette année, vous pouvez télécharger le jeu original pour la NES/Famicom sur iPhone ou Android, gratuitement. Malheureusement, la manette est virtuelle, sur l’écran de votre portable, alors c’est presque impossible à y jouer. Je sais, parler d’un jeu injouable, c’est aussi mon problème.

Cependant, pour les buts de ce blog, il y a une nouvelle encore plus importante :
Trevor Belmont, le héros qui a vaincu Dracula, s’aventure dans les rues en flammes aux côtés de sa fille, Rose Belmont. Armés du légendaire fouet sacré, le Tueur de vampires, le duo traque les monstres qui se déversent du sinistre château.
Bientôt, Rose se retrouve entraînée dans la terrible conspiration qui rôde dans les profondeurs. Parviendra-t-elle à sauver Paris de la destruction ?
Oui, le nouveau jeu se déroule en France ! Je n’aurai donc pas de choix — il me va falloir l’acheter afin de l’étudier de proche et de faire un reportage détaillé. Pour des raisons purement académiques, vous comprenez.
Les sacrifices que je fais pour vous amuser tous !
