Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Saison 4, Épisode 9 — La chenille avec Wiggler

Je suis épuisé après tout ce week-end en cuisine. Notre billet du lendemain sera une exploration du gâteau « Wiggler », ce que je juge un C+ selon le système américain de notes. Le biscuit glacé pour avoir la forme de la chenille fictive allait toujours avoir l’air enfant de 5 ans, car c’est la première fois de ma vie où j’ai tenté une telle décoration. Si j’avais réussi à avoir des bords plus propres — et j’étais déçu car j’ai utilisé du Rhodoïd, mais la mousse y a collé — le gâteau aurait valu un B selon moi. Heureusement, les ados l’ont adoré. Voici le produit final :

Gâteau Wiggler : un fond de biscuit chocolat-amande, avec deux couches de mousse au chocolat blanc et deux couches de génoise en haut. Il y a des sphères de crème Chantilly autour des bords en haut, et au centre, un biscuit en pâte sucrée est coupé en forme de chenille Wiggler, glacé en jaune, avec des pois oranges, un nez noir, une fleur blanche et verte sur la tête, et des chaussures violettes.

L’épisode du jour est plutôt court, parce que ce gâteau ainsi que les sacs cadeaux à emporter pour les invitées, étaient du travail. J’aurais pu m’épargner avec des madeleines sans chocolat, mais non, l’appel du m’as-tu-vu est trop fort.

Il me faudrait vous montrer un échantillon. Voici les deux choses ainsi que les sacs. Je n’ai pas acheté ces derniers pour l’événement — je les ai achetés il y a deux ans, et il me fallut 3 fêtes pour épuiser mon stock.

Je dois vous dire, il m’est vraiment intéressant de voir à quel point c’est facile à planifier une telle fête. Les filles passent 2 heures dans le jacuzzi en discutant je-ne-sais-pas-quoi, sortant seulement pour déjeuner et manger le gâteau d’anniversaire à la fin. On me disait que les ados, surtout les filles, étaient plus compliqués que ça. Je ne m’en plains pas. Je m’attendais à plus de soucis en élevant une fille de cet âge, c’est tout.

J’ai dû assister à une cérémonie vendredi, une sorte de palmarès pour les arts au lycée de La Fille. Elle a reçu un certificat, et j’aurais du mal à même expliquer pour quoi, mais elle était la seule dans sa fanfare à le recevoir. En quelque sorte, dans un lycée de 3000 élèves, il y avait plus de 600 prix à distribuer pendant 2 heures et demi. Parfois pour de vraies réussites, comme être sélectionné pour l’orchestre de l’état de Californie, parfois juste pour avoir montré son art dans un centre commercial local. Nous sommes un peu accros à donner des prix pour tout ici. Mon prix, c’était de m’asseoir à côté de la personne qui me déteste le plus au monde entier pendant tout l’événement. Je vis pour ces moments.

Je fouillais dans mes photos de mon premier voyage en France pour vérifier quelque chose pour le livre, et j’ai trouvé une photo à Schiphol pendant le retour, d’une boutique pleine de Toblerone, avec des parfums qui n’existent pas chez moi. Je l’ai envoyée à une amie qui adore Toblerone. Elle m’a répondu « Quelle coïncidence, je suis à Schiphol en ce moment ! »

Et en parlant du livre, j’ai vu ce clip d’une Praluline ce week-end. Le gâteau de Saint-Genix n’est pas complètement pareil, mais c’est très proche, et il me semble maintenant que je n’ai pas assez concassé les pralines roses. C’est la partie la plus drôle de fabriquer beaucoup de choses que l’on n’a jamais vu dans la vraie vie, peu importe goûté. Quel drôle de livre ce sera !

Notre blague se traite de l’oxygène. Nos articles sont :

Les gros-titres sont Tente et Sondage. Il n’y a pas de Bonnes Nouvelles ; j’étais trop épuisé pour faire des recherches.

Sur le blog, il y a aussi Les madeleines à l’orange et au chocolat, la nouvelle recette pour Dimanche avec Marcel, La mauvaise décision, sur un bouleversement dans le monde de baseball, L’école de la chenille, sur une école qui enseigne la danse nommée, et Robot Busch, 2012-2025, sur la mort de mon robot multifonction.

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Robot Busch, 2012-2025

Il n’y a pas de Dimanche avec Marcel cette semaine parce que j’ai passé tout samedi en cuisine afin de préparer la fête d’anniversaire de La Fille aujourd’hui. J’ai fait 3 génoises (la première a brûlé alors j’ai dû la refaire), une autre couche d’un gâteau différent, de la mousse au chocolat blanc, 2 douzaines de macarons au chocolat, et un lot de madeleines à l’orange et au chocolat.

Puisque l’on l’a dit à La Fille hier, et nous savons tous qui est « on » en gras et en italique, je dois ajouter que je fais tout ça juste pour racheter son affection.

De toute façon, je fabriquais plus de macarons de la haine quand mon robot multifonction a décidé de démissionner en pleine opération. Pour ce qu’il vaut, je crois que ça n’a rien à voir avec le praliné, même si c’était le truc le plus stressant à jamais arriver au pauvre. D’abord, voici ce qui se passe ; c’est juste une courte vidéo qui montre qu’il s’allume mais ne fait rien :

Si vous avez l’habitude d’utiliser ce genre de robot, vous savez probablement que l’un des mécanismes de sécurité est de ne pas fonctionner si le bol est ouvert. Et comment est-ce que le robot s’il est ouvert ? Il y a un contact électrique dans une partie du couvercle qui doit être là pour terminer le circuit — si le circuit est ouvert, la moteur ne s’allumera pas. Et je crois que c’est ça le problème, parce que le robot fonctionnait au début, et je pouvais mélanger mes poudres pendant un instant (pas assez longtemps, malheureusement). Voici deux photos de la pièce que je crois fait le problème :

C’est la même chose aux deux côtés. Si j’ai raison, la partie en métal en haut est si usée que le circuit ne peut plus se terminer.

Encore une fois, si j’ai raison, je peux remplacer cette pièce pour 37 $. Mais le numéro de modèle pour mon robot n’apparaît pas dans la liste de robots pour lesquels Cuisinart stocke toujours un truc pareil. Je dois attendre lundi pour faire un appel chez Cuisinart et voir si c’est juste une question d’aspect, ou si le truc n’est vraiment pas compatible.

La pire chose, c’est que j’ai acheté ce truc en 2012 dans l’espoir de l’utiliser, mais il s’asseyait sur le comptoir pendant 8 ans sans jamais rien faire. C’était seulement avec le début de mes aventures françaises que j’ai commencé à l’utiliser. Tant pis pour moi. Mais c’est Cuisinart qui se fera avoir si je dois le remplacer — il n’y a aucun modèle dans sa gamme actuelle avec une si puissante moteur. Alors je me considérerai libre à acheter n’importe quelle marque et ne resterai pas un client fidèle. Dommage que Moulinex ne se vende pas aux États-Unis, n’est-ce pas ?

L’école de la chenille

Je vous ai dit pendant le dernier épisode de la balado que je travaille sur un gâteau décoré avec le personnage des jeux Mario dit « Wiggler ». Il est un chenille géant jaune avec une fleur sur la tête. Je très très occupé par ça, qui pourrait mieux marcher, mais en ce moment, inspiré par le gâteau, je vais partager une pépite que je n’ai jamais utilisé pendant le Tour. C’est l’histoire d’une école basée à Paris, dite la Chenille School Academy.

Juste pour vous donner un avant-goût, voici mon gabarit, fait sur l’ordinateur :

Dessin du personnage Wiggler, fait avec des formes géométriques dans un logiciel de dessin. Ici, il n'y a que des lignes noires sur une arrière-plan blanc.

Pourquoi « basée » ? Il n’y a pas d’adresse physique selon mes recherches, et le site web dit que c’est disponible « partout en France » si on réserve une séance. J’ai l’impression que ça veut dire que le prof, Vincent Piguet, qui se surnomme « La Pig », voyagera là où se trouve ses clients. Mais il propose quoi exactement ?

Selon les clips et son site, et je ne crois toujours pas que je l’écris, des cours de chenille synchronisée. La seule analogie que je puisse imaginer, c’est comme si quelqu’un aux États-Unis offrait des cours de danse à partir de la chanson de disco YMCA des années 70s. Il y avait certainement une danse unique qui va avec, et on la trouve toujours même aux fêtes des jeunes quand il y a un DJ présent.

Je vous dis tout le temps « ne ne croyez pas sur parole », car j’aime trop faire des farces, mais ce clip tiré de BFM par le compte de l’école montre exactement de quoi je parle :

On dirait que c’est un peu comme une séance d’aérobic, mais fait en équipe. Et c’est exactement son boniment : réserver une séance avec votre équipe au travail afin de faire une activité ensemble.

M. Piguet sait certainement faire de la pub. En 2023, et je crois c’est comment je l’ai trouvé, il a animé un effort pour faire la plus longue chenille au monde à Rouen, 3 940 personnes pendant l’Armada. Des mois plus tard, à la Grande Braderie de Lille, il mena une chenille encore plus grande, cette fois avec plus de 4 600 personnes.

Mener une foule dans une danse ridicule, c’est du travail sérieux !

La mauvaise décision

Quelque chose s’est passé cette semaine aux États-Unis qui m’a mis en colère. Ça n’a rien à voir avec la politique, et tout à voir avec la cupidité de nos sports professionnels. En particulier, le dernier où je me soucis de ce qui se passe, le baseball. Mais pour l’expliquer, il me faudra d’abord faire un détour dans un loisir lié à ce sport, collectionner des cartes de baseball.

Les cartes de baseball sont de petites cartes en carton avec une photo d’un joueur imprimée sur un côté, et les statistiques dudit joueur sur l’autre côté. En général, si on est chanceux de trouver une carte au début de la carrière d’un joueur, plus il réussit, plus la carte gagne en valeur. S’il finit dans le Hall of Fame (Temple de la renommée), tant mieux pour la valeur de la carte. S’il y a une erreur sur la carte, ça peut aussi augmenter sa valeur, surtout si elle a été vite corrigée et les cartes avec l’erreur sont rares. Pour être clair, ce n’est pas seulement la première année d’une carrière qui voit des cartes ; elles sont imprimées chaque année où un joueur continue à jouer. C’est juste qu’une fois un joueur devient connu, ses cartes valent plus dès le départ, alors c’est mieux de les collectionner avant que l’on ne connaisse la fin de sa carrière.

J’ai récemment retrouvé mon ancienne collection de chez mes parents (j’ai récupéré beaucoup de choses de chez eux l’année dernière, mais il me faudra du temps pour les partager). Avant d’arriver à ce qui m’a mis en colère, je vais vous montrer quelque chose où j’ai gagné. Pendant les années 80s, il y avait un joueur pour les Minnesota Twins, Kirby Puckett, qui semblait sur le point d’une carrière digne du Temple de la renommée. J’ai sa carte de 1986. Voici les deux côtés :

Cette carte vient de la 3e de ses 12 saisons — il y a 6 saisons de statistiques car 3 viennent de ses années dans les ligues mineures, avant d’atteindre le plus haut niveau. Il était l’un des meilleurs joueurs de la décennie suivante et a fini par être élu au Temple de la renommée. Cette carte est particulièrement valable — et je l’ai découverte cette année, pas avant, parce qu’il y a une erreur. Sa date de naissance est le 14 mars 1960, mais la carte dit 14 mars 1961. La carte correcte vaut environ 20 $ ; celle-ci vaut environ 100 $.

Il s’est avéré après sa retraite involontaire suite à un glaucome qu’il était un saligaud même selon les autres saligauds. Adultère en série, il frappa sa femme plusieurs fois avant de perdre sa vue. Mais ça n’avait rien à voir avec sa carrière sur le terrain, et si on bannissait tous les saligauds du Temple, il serait vide à trois quarts.

Souvent, on fait de mauvais paris. Je faisais des efforts de collectionner les cartes d’un joueur des Yankees de New York, Don Mattingly, qui semblait un bon candidat pour le Temple :

Mais il s’est fait blessé, sa carrière a échoué, et ces cartes ne valent qu’un ou deux dollars chacune. Ça arrive.

Ça nous amène à pourquoi je suis en colère. Voici une carte de 1986, d’un joueur nommé Pete Rose. C’était la dernière année de sa carrière de joueur, et il était déjà l’entraîneur en plus ; il continuait en tant qu’entraîneur de son équipe jusqu’en 1989. Il a le plus de coups sûrs de tous les temps. On penserait que cette carte vaudrait quelque chose, non ?

Mais non. En 1989, il a été banni à jamais car il pariait sur les matchs, en particulier sur ceux de son équipe — ce qu’il niait pendant 2 décennies malgré de nombreuses preuves. J’étais si en colère, si dégoûté, que j’ai arrêté de collectionner les cartes — celle-ci m’avait coûté chère à l’époque.

En 2012, j’ai croisé Pete Rose. À Las Vegas. Il était là pour signer des cartes de baseball. Je ne lui ai rien dit — pour une chose, il fallait payer 25 $ pour avoir le droit. Autre chose, la seule chose que j’aurais dit, ça aurait été qu’il avait brisé le cœur d’un garçon de 13 ans. Et je savais déjà qu’il s’en fichait.

Cette semaine, le merde inutile qui est le commissaire de baseball, Rob Manfred, vient d’annuler son interdiction (lien en français !), ainsi que celles de tous les joueurs jamais bannis, tant qu’ils sont morts. Officiellement, c’est parce qu’à son avis, l’interdiction est pour la vie, pas pour éternité (en fait, il avait été banni à jamais, pas pour la vie). Ça veut dire que tous ces joueurs rempliront désormais les conditions pour être élus au Temple. Ma carte augmentera en valeur. On penserait que je serais content de cette nouvelle, non ?

Absolument pas. La vérité, c’est que pendant la dernière décennie, toutes les ligues professionnelles du pays cherchent plus de liens avec l’industrie du jeu, afin de profiter des paris. C’est corrompu à souhaits, mais les bookmakers aimeraient bien que leur nouvel ami Rob arrête de les traiter comme des parias. Ce qu’il commence à faire avec cette décision.

Il y a 30 ans, Pete Rose m’a trahi, ainsi que tous les autres fans du baseball. Cette semaine, c’est le sport de baseball lui-même qui m’a trahi. Il s’est vendu aux bookmakers et je ne le pardonnerai jamais.

Ici et là

Je me sens si, si proche d’atteindre la fin de ce brouillon. Je garde une liste de toutes les pages qui ont besoin de plus d’attention de ma part. Aujourd’hui, il ne reste que 27, dans un fichier qui fait maintenant 262. Alors vous pouvez imaginer comment je passe mes soirs en ce moment. C’est pour ça que vous avez le droit à un autre pot-pourri, comme on dit en anglais, de tout ce qui flotte dans ma tête :

J’ai fait un sondage sur la page Facebook du blog pour demander combien de sources sont citées dans le livre. À ce point, je n’ai reçu que 4 réponses, mais ne m’en attends pas à plus, alors je vais vous montrer une capture d’écran, puis vous dire la vérité :

Capture d'écran du sondage. De 4 réponses, 1 choisit de 50 à 100, et 3 choisissent de 100 à 150.

Le consensus est évidemment entre 100 et 150. Vous avez tous tort — il y 210 en ce moment, dans une bibliographie qui fait 15 pages. J’ai changé le format de notes de bas de page en bibliographie parce que ça rend le texte beaucoup plus facile à lire, et aussi parce que le livre a son côté intellectuel, même si c’est moi qui l’écrit. Je pourrais ajouter une cinquantaine de plus si je citais tous les films et chansons de même façon que les articles, les vidéos et oui, même les posts d’Instagram. Peut-être que je devrais le faire ; mon but était principalement d’éviter toute accusation de plagiat.

Je crois que j’aurai quand même des conversations intéressantes avec des éditeurs sur le sujet de ce que je peux faire quant aux recettes. J’ai fait des enquêtes sur les droits d’auteur français à cet égard, raison pour laquelle toutes les instructions sont réécrites. Les instructions sont protégées sous la loi française ; les listes d’ingrédients ne le sont pas. Mais je suppose que tout le monde pourrait se plaindre que j’essaie de profiter de leurs noms. Je ne sais pas. Comme j’ai dit, les conversations seront intéressantes.

J’étais bien surpris à apprendre que « tout et n’importe quoi » a un sens péjoratif. On m’avait dit que c’était l’équivalent de l’anglais « anything and everything », ce qui est neutre mais exprime que l’on fait son tout. J’aurai besoin d’un remplacement, car je le dis ici assez souvent !

J’ai fait quelque chose pour le dîner il y a deux jours. Un ami expatrié d’origine bretonne m’a dit qu’il lui semblait de la viande haché dans une poêle ; une amie belge m’a dit que je l’avais tout raté. C’est quoi ce plat selon vous ?

Carbonade flamande, dont la moitié du pain d'épices a été réservé jusqu'à la fin.

J’ajouterai que mon amie belge ne sait même pas que je l’ai fait avec la dernière bouteille de cidre qui restait dans mon frigo, pas de la bière. J’ai adoré le résultat, même si ce n’était pas traditionnel !

J’ai reçu un courriel du Temps des Cerises il y a deux jours, et je me trompai en lisant le sujet. La Fête des Mères aux États-Unis était le 10, et le 10 au Mexique, alors j’avais oublié qu’elle n’est pas encore arrivée en France cette année. Je pensais que ça voulait dire « Vous avez raté la fête des mères alors profitez-en des soldes pour vous-même ».

La légende dit « Fête des Mères : -30% pour lui (me) faire plaisir !

Dernière chose : La Fille ne le sait toujours pas, mais la semaine prochaine, elle assistera à un autre événement de l’OCA.

Avec ça, je vous laisse à demain !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Camper dehors

Ça fait belle lurette depuis la dernière fois où j’ai mentionné un fait divers venant de Mme Karine Dijoud, connue sur Instagram sous le nom d’Internet « Les Parenthèses Élémentaires », même si elle devrait être l’une de mes meilleures sources. J’avoue, c’est largement parce qu’elle est aussi la plus grande réussite d’une tendance que j’ai dénoncée dans cette même série, qu’il y a une opportunité pour se faire connaître sur l’Internet francophone juste en parlant de la grammaire si on est une jolie femme. En revanche, il faut ajouter que pas comme les autres, Mme Dijoud semble particulièrement bien éduquée dans ce domaine, et mérite son succès. Mais je doute qu’elle ait plus de 430 milliers d’abonnés en me ressemblant, c’est certain.

De toute façon, elle m’a appris une expression très intéressante il y a des mois. Selon elle, il était une fois, « il fallait énoncer son nom » afin d’être admis dans les auberges. Ceux qui avaient des noms trop difficiles pour les aubergistes se retrouvaient dans les écuries ou en dehors tout court. Ça a donné lieu à une expression toujours courante de nos jours, « avoir un nom à coucher dehors ».

Mais elle n’offre pas de sources pour cette histoire au-delà de dire que ça vient du Moyen-Âge, et il s’avère que l’Armée française a toute autre version de son origine en ce qui concerne l’époque et la raison :

En effet, au début du XIXe siècle, l’armée napoléonienne recrutait à tour de bras des soldats venant de la campagne mais aussi de pays étrangers. Extrêmement mobiles et parcourant toute l’Europe, les troupes rencontraient parfois des difficultés pour se loger. Lorsqu’elles s’arrêtaient dans des villes où il n’y avait pas de caserne, les habitants avaient l’obligation d’offrir l’hospitalité aux hommes. Le maire établissait alors un billet de logement. Mais parfois, l’hôte refusait d’accueillir chez lui les militaires portant des noms étrangers : ils étaient soupçonnés d’être des espions ou des ennemis. Les malheureux étaient alors contraints de coucher dehors, d’où l’expression « avoir unnom à coucher dehors avec un billet de logement ». Au fil des années, elle fut raccourcie jusqu’à devenir « unnom à coucher dehors ».

Ministère des Armées

Mais ça pose ses propres problèmes. Comme ils disent, les armées parcouraient partout en Europe ; cependant, les noms français auraient l’air étranger partout en dehors de France ! Pour ce qu’il vaut, Stéphane Bern raconte grosso modo la même origine que Mme Dijoud. CNews aussi, mais avec une explication un peu plus précise :

Les nobles, grâce à leur particule, et les personnes dont le patronyme faisait référence à une fonction réputée (Chevalier, Lemoine, etc.) obtenaient facilement une chambre. En revanche, les roturiers étaient moins bien lotis. Ceux dont le nom faisait référence à un métier banal (Boucher, Barbier…) pouvaient, éventuellement, dormir au chaud dans l’écurie avec les chevaux.

CNews

Tout ça me fait demander ce qui arriverait à Grzegorz Brzęczyszczykiewicz, même en Pologne. (Merci, Agathe !)

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine avec l’histoire d’une petite figure de l’Histoire.

Les madeleines à l’orange et au chocolat

Ce post doit beaucoup à mon dîner meusien, pour lequel j’ai fait des madeleines de Commercy. Comme je vous ai dit avant, j’ai décidé de faire un parfum différent pour chaque tome de Proust. Cette fois, après plusieurs essais, tous des échecs pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec la pâte, j’ai largement réussi ce que je voulais faire.

Des madeleines en gros-plan, avec la moitié tournée pour montrer le chocolat, l'autre moitié, la bosse. Il y a des côtés chocolats au centre et aux 4 coins.
Haute résolution en cliquant

Vous en voulez, je le sais. Elles sont excellentes. Allons les préparer !

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Saison 4, Épisode 8 — Les Dieux-rois maudits

Encore une fois, je dois commencer par vous dire à quel point j’apprécie tous lets mots gentils pour La Fille après ses premiers croissants. Pour sa part, elle est très fière d’une statistique :

Capture d'écran des statistiques du blog pour la semaine dernière. Les deux pages les plus populaires sont les blagues et l'accueil, comme d'habitude, mais l'article le plus populaire après ces deux est celui sur ses croissants.

Vos yeux (ou vos plages braille) ne vous trompent pas. Ce n’est pas seulement le cas que son article (rédigé par moi, pour être clair) était le plus populaire, après les deux pages qui sont toujours en haut, c’est qu’elle se montre plus populaire qu’Indochine et le nouveau Pape. Et ça pendant une semaine où Indochine a joué plusieurs fois à Rouen, ce qui rend ce vieux article très populaire d’habitude.

Facebook m’a montré cet article de Franceinfo qui dit que depuis 1947, l a SNCF subit au moins une grève chaque abnnée. C’est de l’année dernière, mais le record a déjà été prolongé cette année. Je trouve ça incroyable, mais d’autre part, les grèves françaises viennent et partent beaucoup plus rapidement que chez moi. Ici, elles n’arrivent que peut-être toutes les 3-4 années, mais elles durent pendant des mois.

Il faisait chaud ce week-end à Elbe-en-Irvine. Encore une fois, j’ai pris une photo du thermomètre dans ma voiture pour montrer à mes amis francophones :

Photo de l'écran dans la voiture avec la température -- 34° C -- et l'heure, 18h25, soulignées en rouge. Ça montre aussi qu'Un été français d'Indochine joue à la radio.

Oui, 34° à 18h25. J’ai vraiment profité de samedi et dimanche. Lundi verra un retour vers 23°, selon la météo. Vivre dans un désert, c’est nul.

Un ami m’a envoyé ce tweet avec la maison de mes rêves :

150 mètres carrés, vue de la Seine, très moderne à l’intérieur mais avec sa façade de 1892, à 20 km de Rouen, et tout ça pour moins de 500 mille euros. Je veux pleurer. Aucune maison n’est disponible à Irvine à ce prix, peu importe tout ce dont j’ai envie.

Notre post de demain sera la recette des nouvelles « madeleines de Proust ». Après, je dois paniquer. Je m’attends à faire un gâteau pour encore une autre fête d’anniversaire de La Fille, et cette fois, le ciblé est celui du jeu Super Mario Party Jamboree :

La chenille en haut s’appelle « Wiggler » et fait partie des jeux Mario depuis 1990. Je crois que je peux réaliser sa forme avec le biscuit d’un soi-disant « number cake » comme on voit souvent sur Instagram. La décoration est tout autre chose — je n’ai aucune expérience avec le glaçage des cookies, mais ça me semble la bonne idée. Quant au gâteau lui-même, une génoise, de la mousse au chocolat blanc, et un croustillant pour la base devraient faire l’affaire. Mais pour la décoration, vos conseils sont les bienvenus !

Notre blague se traite de la vie après la mort. Nos articles sont :

Les gros-titres sont Question et Découverte. Les Bonnes Nouvelles se traitent d’une cause très cher à moi.

Sur le blog, il y a aussi Les croissants de La Fille, où elle a pris son premier pas en boulangerie, Premier chapitre, le début du livre du blog, Habemus americanam, des notes sur le premier Pape américain, et Je découvre Antoine, la dernière entrée du Projet 30 Ans de Taratata.

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Madeleines à l'orange, trempés dans du chocolat

Dimanche avec l’oncle Sam

On reprend maintenant « À l’ombre de jeunes filles en fleur ». Cette fois, j’ai avancé de 24 pages. Et avez-vous remarqué quelque chose de nouveau ? Oui, de nouvelles madeleines — cette fois, à l’orange et au chocolat, une combinaison très populaire chez les britanniques en particulier. Je ne savais pas jusqu’à maintenant : ce chocolat britannique appartient de nos jours à Carambat. De toute façon

Pour vous rappeler, toute citation du texte vient de Wikisource.

La dernière fois, notre narrateur allait rencontrer un certain M. de Norpois, ancien ambassadeur français, qui allait peut-être l’aider avec sa carrière littéraire. Il est un personnage très différent de moi :

Comme les étrangers de passage qui lui étaient présentés, au temps où il représentait la France, étaient plus ou moins — jusqu’aux chanteurs connus — des personnes de marque et dont il savait alors qu’il pourrait dire plus tard, quand on prononcerait leur nom à Paris ou à Pétersbourg, qu’il se rappelait parfaitement la soirée qu’il avait passée avec eux à Munich ou à Sofia, il avait pris l’habitude de leur marquer par son affabilité la satisfaction qu’il avait de les connaître.

Je rencontre fréquemment des personnes dont leurs enfants étaient des copains de classe de La Fille, qui me disent bonjour, et je n’ai aucune idée de leurs noms où ce que l’on a fait ensemble.

Le narrateur croit que tout va très mal :

Mais les termes mêmes dont il se servait me montraient la Littérature comme trop différente de l’image que je m’en étais faite à Combray, et je compris que j’avais eu doublement raison de renoncer à elle.

6 tomes disent que ce n’est pas comment finit l’histoire. Mais on n’a qu’à attendre jusqu’à 2 pages plus tard, quand Norpois lui dit à qui il devrait parler pour plus de conseils :

après un instant d’hésitation pendant lequel il sembla calculer les conséquences de son acte, il me dit, en me tendant sa carte : « Allez donc le voir de ma part, il pourra vous donner d’utiles conseils »

Il s’avère que Norpois est peut-être moins malin qu’il se pense ; le père du narrateur lui parle d’investissements, et il recommande :

le 4% Russe. « Avec ces valeurs de tout premier ordre, dit M. de Norpois, si le revenu n’est pas très élevé, vous êtes du moins assuré de ne jamais voir fléchir le capital. »

Ce livre a été écrit après la Révolution russe en 1917 ; je ne suis pas sûr en quelle année nous sommes, mais ce conseil va échouer de façon spectaculaire. Puis la conversation tourne vers la Berma, l’actrice que le narrateur avait vue au théâtre la dernière fois, et Norpois se révèle sans jugement d’autre façon, disant :

Bien qu’elle ait fait de fréquentes et fructueuses tournées en Angleterre et en Amérique, la vulgarité je ne dirai pas de John Bull, ce qui serait injuste, au moins pour l’Angleterre de l’ère Victorienne, mais de l’oncle Sam n’a pas déteint sur elle.

Allez-vous-en, Norpois !

Je note que la traduction ne fait pas confiance aux connaissances du lecteur. Pendant le dîner qui suit, Norpois dit « Je serais curieux de juger votre Vatel maintenant sur un mets tout différent » — l’anglais remplace Vatel par chef. Quoi, comme si le lecteur n’a pas écrit « Je découvre l’Oise » et ne sait pas qu’il est réputé d’avoir inventé la crème Chantilly, et de s’être suicidé quand il n’y avait pas assez de poisson pour les invités ?

Il suit des pages sur les relations avec un certain roi Théodose, ainsi que l’empereur d’Allemagne, de qui Norpois râle :

D’abord, c’est un acte d’ingratitude. C’est plus qu’un crime, c’est une faute et d’une sottise que je qualifierai de pyramidale !

Voleur ! Ces mots appartiennent à Antoine de la Meurthe en parlant de l‘exécution du duc d’Enghien. Quelle coïncidence vu que nous venons de parler de Chantilly, le château dudit duc.

Norpois est presque certainement un commentaire par Proust sur son avis des compétences du gouvernement français avant la Première Guerre mondiale. Pauvre Proust — ne savait-il pas que les fonctionnaires du monde étaient, et restent, tous comme ça ?

Tout ça se relie enfin avec le dernier tome quand Norpois mentionne qu’il vient de dîner chez Mme Swann. Il dit de la maison :

Mon Dieu… c’est une maison où il me semble que vont surtout… des messieurs. Il y avait quelques hommes mariés, mais leurs femmes étaient souffrantes ce soir-là et n’étaient pas venues, répondit l’Ambassadeur avec une finesse voilée de bonhomie et en jetant autour de lui des regards dont la douceur et la discrétion faisaient mine de tempérer et exagéraient habilement la malice.

Il élabore sur son mauvais avis de madame :

Il y a eu, il est vrai, dans les années qui précédèrent le mariage, d’assez vilaines manœuvres de chantage de la part de la femme ; elle privait Swann de sa fille chaque fois qu’il lui refusait quelque chose.

Avec ça, Proust a appuyé sur mon bouton le plus sensible, et j’ai dû arrêter. Il me semble que nous sommes loin de finis avec ce conte sordide, et nous le reprendrons la semaine prochaine.

Je découvre Antoine

On continue maintenant le Projet 30 Ans de Taratata, cette fois avec Antoine. « Mais Justin », vous me dites, « il a 80 ans et n’était pas sur scène cette nuit-là ». Et vous avez raison. Cependant, c’était sa chanson « Les Élucubrations » jouée par Tryo, notre dernier groupe, alors il faut continuer avec leur source. Ce sont les règles du Projet, après tout.

Antoine à une séance d’autographes, Photo par David.Monniaux, CC BY-SA 3.0

Pierre Antoine Muraccioli est né en 1944 à Madagascar. Sa famille était là parce que son père était ingénieur en travaux publics — alors il a aussi habité à Saint-Pierre-et-Miquelon, au Cameroun, et à Marseille, tous avant ses 12 ans, avant de s’installer en Haute-Savoie. Il est devenu élève-ingénieur et a suivi un parcours plus comme le mien que j’aimerais penser. Nous nous déprimions tous les deux pendant ces études à cause de chagrins d’amour — mais où j’ai changé de cours, il a continué et obtenu un diplôme avec un classement très bas. D’autre part, il a utilisé cette expérience pour se lancer dans l’écriture de musique, où il a connu un plus grand succès que moi, alors j’imagine qu’il serait offensé par la comparaison. De toute façon

En 1965, toujours un élève à la fac, Antoine sort son premier single, Autoroute européenne N° 4. Là, il est l’homme orchestre, jouant de la guitare et de l’harmonica, ainsi que chantant. À mes oreilles, il sonne exactement comme Iggy Pop ou Three Dog Night, mais ces autres commençaient leurs carrières en même temps, alors impossible qu’ils se connaissaient. C’était juste dans les eaux, comme on dit en anglais.

L’important, c’est que ça lui vaut l’opportunité de sortir son premier album en 1966, intitulé « Les Élucubrations d’Antoine », d’après ce qui serait son plus grand tube. Cette chanson doit être le premier « diss track » au monde — ce que les rappeurs américains appellent une chanson écrite pour insulter d’autres rappeurs. Ici, il se fout de la gueule d’Yvette Horner (qui il suggère devrait quitter son accordéon) et de Johnny Hallyday, qui devrait être dans une cage. En anglais, on dirait qu’il fallait avoir des couilles en laiton pour tenter une telle chose !

Peut-être la chanson qui montre la plus sa personnalité sur cet album est « Qu’est qui ne tourne pas rond chez moi ? » où il annonce « Je ne croooooooois à rien ! » Antoine est là pour épater la bourgeoisie, comme on dit. Et tout le monde l’aimait, sauf pour Johnny, qui rétorque avec « Cheveux longs et idées courtes », où il dit que personne ne change le monde en criant dans un micro.

Son prochain disque, sorti aussi en 1966, « Antoine rencontre Les Problèmes » est largement du à ce dernier groupe, mieux connu plus tard comme Les Charlots. Antoine n’écrit que deux chansons pour cet album, dont « Contre-élucubrations problématiques », où il se moque de Johnny : « Nous ferons ce qu’il faut pour être les premiers, Ta cage est déjà réservée ». Fallait pas mordre à l’hameçon, Johnny. L’autre contribution d’Antoine est « Je dis ce que je pense et je vis comme je veux », où il s’assied dans un Volkswagen Combi et se comporte en général comme un sale hippie :

L’année suivante, 1967, voit un troisième disque avec un changement de direction, « Je reprends la route demain ». La chanson éponyme continue l’attitude insouciante, mais la musique est moins « caféinée », si vous me suivez, plus introspective. J’ai eu du mal à trouver d’autres morceaux de cet album.

Tout change radicalement plus tard en 1967 quand il sort encore un autre album. Cette fois, il a coupé les cheveux — quoi ? — porte désormais une moustache, et chante des choses qui pourraient venir d’un roman satirique de Douglas Adams. Ça commence avec une autre chanson éponyme, « Madame Laure Messenger, Claude, Jérémie, et l’Existence de Dieu », où deux poissons rouges se disputent sur ce dernier sujet :

J’ai eu du mal d’en trouver plus sur YouTube, mais Internet Archive a tout l’album disponible gratuitement. Il y a plus d’une diversité de styles — « L’anniversaire de Beethoven » ne sonne comme rien d’autre jusqu’à ce point — et si « Je partirai bientôt » a un peu le même air de « Je m’en fous et je quitte », cette fois, c’est plus… joyeux ? Je doute que c’était une réussite vu la difficulté de retrouver l’album, mais il semble s’en profiter plus.

Je saute plusieurs albums difficiles à trouver, mais en 1970, il sort Ra Ta Ta, un autre album où la chanson éponyme est étonnante vu son début. Il mène le public en applaudissant, et les paroles ne semblent pas lourdes du tout :

Encore une fois difficile de trouver d’autres chansons de l’album, mais j’ai trouvé un autre clip avec « J’aime le bon vin » ainsi que Ra Ta Ta. Cette fois, c’est un conte de son goût pour boire le vin de Communion. Je l’ai mis au bon moment dans ce lien.

En 1971, il sort un autre album, Larraldia, dont j’ai trouvé au moins le single ‘Scusez-moi, m’sieur Antoine, en duo avec Danièle Gilbert, inconnue pour moi avant. C’est assez charmant ; les paroles sont des questions peu importantes avec des réponses marrantes :

En 1974, il part en voyage autour du monde pendant 6 ans, en voilier. Apparemment, il enregistrait pendant ce temps ; j’ai trouvé tout son album de 1976, Corcovado, complet dans une seule vidéo sur YouTube. Mais c’est ici où j’arrête. Sa musique est largement difficile à trouver, avec presque aucune info disponible sur ses classements et son accueil par le public. Le fait qu’il y a des clips de l’INA ici me dit qu’il continuait de trouver un rapport avec son public en live, mais c’est assez évident que sa carrière à partir de « Madame Laure Messenger » est largement une réaction contre son image originale. Et ses voyages, qui continuaient après son retour en 1980, me disent qu’il voulait vraiment juste tout plaquer. Je compatis énormément.

Que penser d’Antoine ? Il me semble qu’il était plus qu’un coup étonnant, mais que le renommé n’était pas à son goût. Et ça va ; la vie des stars est souvent moins heureuse que nous ne le pensons. Mais entre le fait que sa musique après les deux premiers albums reste largement cachée, et son manque d’intérêt à régler la situation, je n’ai franchement pas envie d’en creuser plus. Il faut ajouter, cependant, que le sale caractère personnel de ses premiers albums se révèle une fausse image pour la publicité vu ce qui s’est passé après.

Ma note : Je ne change pas de chaîne, mais je ne le suis pas plus loin.