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Le choc culturel, plus tard que prévu

Vous alliez avoir tout autre article aujourd’hui, quelque chose d’attendu depuis longtemps. Cependant, j’essaie sincèrement de finir le livre cette semaine, pendant que La Fille n’est pas à la maison. Il me faudra 3 heures pour finir ledit article, et je ne les aurai pas jusqu’à ce que je finisse.

Statue où Caïn tient son visage dans sa main
Caïn venant de tuer son frère Abel, de Henri Vidal, Jardins des Tuileries à Paris, France, Photo par Alex E. Proimos, CC BY 2.0

D’abord, j’aimerais dire deux choses.

En premier, je suis toujours prêt à me blâmer pour tout. La Fille et moi avons même une chanson sur ce sujet, sur l’air d’une chanson des années 70. En anglais, le titre dit « Tout est beau », mais nous chantons plutôt « Tout est la faute à Justin » (croyez-moi, en anglais ça convient mieux aux paroles originales).

L’autre chose, la faute pour tout malentendu lié au livre est la mienne. Par exemple, il y a une métaphore que j’ai inventée ici en juin 2024 qui forme une partie importante du récit. Ça se trouve vers la fin de mon article sur Eddy Mitchell, et je l’ai adoptée partout — l’idée étant qu’il y a deux France, la moderne, symbolisée par Eddy Mitchell, et la traditionnelle, symbolisée par Maïté. J’aurais dû envoyer une copie de ce chapitre à chacun de mes bénévoles. Je regrette la confusion exprimée par chaque personne qui s’en est plainte. Je crois sincèrement que tout s’accorde très bien quand on lit le livre en entier, mais sans contexte, je comprends le problème.

J’ai passé du temps avec 2 retours hier soir, l’un reçu il y a deux semaines, pas d’un lecteur habituel, et l’autre, reçu très récemment. Jusqu’à ce point, je n’ai jamais expérimenté vraiment ce que j’appellerais un « choc culturel ». Des différences, bien sûr, mais un moment où je me suis dit « Est-ce que j’ai tout mal compris ? », jamais. Maintenant, ça fait deux, peut-être trois fois.

J’entends souvent des Français qui ont étudié aux États-Unis que notre système de notes est trop gentil, qu’une « A », la note la plus haute possible chez moi, ne vaut qu’un 15/20 en France. J’entends parfois que j’exprime plus de fierté envers La Fille que ce qui est normal en France, et que les parents américains ne sont pas assez stricts par rapport aux parents français.

Disons que je comprends maintenant. Je m’inquiète que mes propres habitudes me mènent à voir des choses qui ne sont vraiment pas là, et je ne cafarderai sur personne. Mais je dirai que le français est une langue très nuancée, alors des mots comme « rien » et « aucun », pour décrire le sens d’une phrase, frappent comme des masses. Chez moi, ces mots ne seraient pas utilisés à moins que le texte soit du vrai n’importe quoi. J’ai pourtant l’impression que ce n’est pas l’intention, mais je suis mal placé pour faire moi-même les distinctions.

Mais l’autre critique est venue de quelqu’une que je considère une chère amie, qui m’a dit « ton experience pourrait intéresser des américains plutôt que des français. Pourquoi ne pas l’écrire aussi en anglais ? » J’espère que j’ai mal compris. « Plutôt » se traduit toujours par « rather », ce qui veut dire « au lieu de », pas « ainsi que ». Alors la première phrase me semble dire que j’aurais dû écrire en anglais au lieu de français, et que le sujet n’intéresse pas les Français. Cependant, la deuxième phrase dit clairement « aussi », et il me semble que ça ne veut pas dire ce que je craignais. Je ne crois pas du tout que cette personne veuille me blesser, mais je galère sincèrement à lire la première phrase d’autre façon.

Un troisième lecteur m’a dit quelque chose que je ne comprends même pas. Il s’agit des césures. Apparemment, je devrais les faire à la main, car selon cette personne, à chaque fois où le logiciel ajoute une césure, il faut mettre un trait d’union à la fin d’une ligne, où le mot est coupé, puis un autre au début de la ligne suivant, où le mot se reprend. Pourtant, quand je lis Le Canard enchaîné ou des livres sur Kindle, je ne vois que des traits à la fin des lignes, comme ici :

Capture d’écran du Canard

J’ai passé une heure en recherchant comment faire ça automatiquement dans LibreOffice, mon logiciel de choix, sans succès. Est-ce que vous ajoutez vraiment les césures à la main ?

Je me demande donc en ce moment si je viens de perdre des mois d’efforts. Mon idée fixe la plus durable, c’est qu’en fait je suis très faible, et que vous êtes tous trop gentils avec moi. J’ai entendu de nombreux commentaires enthousiastes, mais l’un de mes thèmes, c’est exactement que tout ça me semble incroyable. Je m’attendais à une crise de confiance tôt ou tard, parce que je me connais. Mais je m’attendais à ce que ce soit fait maison !

Adieu à une amie du blog

J’ai le cœur brisé et cette fois, je dois me demander si c’était en partie de ma faute. Je vous dirai tout d’abord que personne n’est mort pour autant que je sache, mais c’est presque certainement une perte permanente.

Si vous êtes ici depuis longtemps, peut-être que vous vous souvenez d’un billet pour présenter deux connaissances sur Twitter en région strasbourgeoise, « Les bons œufs de Twitter ». Le gros-titre lui-même était un calembour sur les anciennes photos de profil sur ce site-là, qui étaient des œufs pour ceux qui ne se souciaient pas d’en prendre une, ainsi qu’une expression en anglais. Si vous n’avez pas envie de le lire, je connaissais les deux sous les noms d’Internet de Homer et ytrezaa.

Comme beaucoup de monde, les deux ont largement quitté Twitter pour Bluesky. Vu le manque de réponses sur les deux de nos jours, j’ai tendance de les visiter juste pour poster des liens vers mes articles. Mais à chaque fois où je visitais Bluesky, puisque je savais que ytrezaa avait l’habitude de poster le matin en France, je vérifierais si elle avait mis quelque chose là et lui donnerais une mention j’aime.

Hier je me suis rendu compte que ça faisait des semaines depuis la dernière fois où je l’avais vue. Plus de semaines que ce que j’ai imaginé. Alors j’ai vérifié mes réponses, et il me semblait que notre dernière conversation a impliqué une situation aux États-Unis qui l’avait contrariée :

Post sur Bluesky en réponse à un post supprimé, où j'ai expliqué pourquoi le gouvernement fédéral avait le droit de arrêter un maire qui est entré dans une prison sans autorisation.

Mais je sais que j’avais aimé quelques posts de son côté après, alors je ne crois pas qu’elle m’ait bloqué à cause de ça. C’était elle qui m’avait invité à Bluesky (quand c’était nécessaire) pour commencer :

Post sur Twitter pour annoncer que j'étais désormais sur Bluesky aussi, en remerciant ytrezaa pour l'invitation.
Capture d’écran

Cependant, il me semble qu’en fait, je ne suis pas bloqué. Elle a simplement supprimé ses comptes sur les deux sites.

J’espère que ce n’était pas quelque chose que j’ai dit — je me blâme toujours pour ces choses, mais la vérité, c’est que je n’ai pas d’infos à cet égard. Ce qui m’a fait rendre compte que quelque chose n’allait pas, c’était que nous nous sommes rencontrés à cause d’une autre connaissance commune, Steve Olson — et je viens de corriger la partie de mon livre qui raconte son histoire.

Je sais que rien ne dure pour toujours, et tout le monde nous quitte tôt ou tard. Et je sais que chacun a ses propres raisons. Mais l’année dernière a vu beaucoup de pertes — Pascale, M. Descarottes, et maintenant ytrezaa — et honnêtement, je n’en profite pas.

Les progrès de La Fille

Je vais juste partager une conversation de nos SMS d’il y a 2 jours. Puis nous en parlerons un peu. C’est dingue :

Fille : Je suis une étudiante, mais je suis meilleure à l'école que toi. C'est TROP vrai
Moi : D'accord, je n'ai même pas ESSAYÉ à l'école cette année.
Fille : Oui, c'est le problème. Tu as des mauvaises notes dans l'université de La Fille et Monsieur Descarottes
Moi : « de mauvaises notes ». C'est de, pas des, parce qu'il y a un adjectif devant le nom.
Fille : D'accord, mais tu comprends quoi je veux à dire
Moi : « Tu comprends ce que je veux dire »

Comme souvent, le dialogue a commencé par une vantardise de son côté, dans ce cas qu’elle est une meilleure étudiante que moi. J’étais très fier de voir cette phrase — il n’y a pas d’erreurs là. C’est du bon travail !

Bien sûr, je n’allais pas simplement la laisser dire de telles choses, alors j’ai répondu en disant que je n’avais même pas essayé. Mais ça, c’était pour la provoquer à poursuivre sa pensée avec une raisonnement, peu importe à quel point ce soit ridicule. Et je n’ai pas été déçu ! Elle a fait deux erreurs dans sa réponse, mais savoir la différence entre « de » et « des » devant un nom, c’est un peu compliqué. Et si elle ne sait toujours pas comment choisir entre « à » et « dans », ce n’est pas grand-chose non plus après seulement une année d’études.

Sa dernière réponse laisse plus à désirer. Nous avons discuté plus tard les différences entre « que », « ce que » et « quoi »,mais il me semble que ça prendra du temps. L’erreur de « veux à dire » est tout simplement une traduction dans la tête de l’anglais — elle voulait mettre le mot « to » devant un verbe à l’infinitif.

Mais j’en suis ravi. Elle initie de plus en plus de conversations en français par SMS, et je suis heureux de l’encourager. Si elle veut raconter des salades pour pratiquer, qui suis-je pour dire non ? Elle veut pratiquer tout court !

La Bretagne au Kansas

Il y a des mois, j’ai lu un article sur France 3 Bretagne qui se traitait d’un cloître gothique breton. Mais d’abord, sommes-nous d’accord que le Mont Saint-Michel lui-même se trouve en Normandie ?

Alors, il était une fois, il y avait au moins deux copies du cloître du Mont Saint-Michel. Voici une photo du cloître originale par le photographe le deuxième plus cité du Tour :

Cloître du Mont Saint-Michel
Cloître du Mont Saint-Michel, Photo par Zairon, CC BY-SA 4.0

L’une se trouvait à Pont-l’Abbé, dans le Finistère. Selon France 3, de nos jours il se trouve dans le « musée de Quimper », mais j’ai recherché plusieurs musées dans cette ville et ne l’ai pas trouvée. Cependant, celle-ci n’est pas l’objet de notre histoire.

L’autre se trouvait à Carhaix. Je laisse France 3 expliquer le point de vue français sur ce qui s’est passé :

C’est une Carhaisienne qui avait vendu le cloître et ses quelque 90 piliers aux formes caractéristiques, au milliardaire américain William Randolph Hearst, par le biais d’un antiquaire de Beauvais. Une vente réalisée pour un montant équivalent à l’époque, à 40 000 euros. « L’antiquaire avait volontairement brouillé les pistes pour éviter d’alerter les services de l’État, qui auraient pu faire un classement d’urgence »raconte Clément Perrichot.

On le croyait perdu — jusqu’à récemment, quand un médiateur qui travaille au Mont a signalé à Anne Derrien, l’historienne employée par la ville de Carhaix pour le retrouver, qu’il l’avait vu — au Kansas.

Je voulais comprendre le point de vue du musée américain, qui refuse de le renvoyer en France, alors j’ai recherché leur compte rendu de l’affaire. Selon eux, le cloître provient d’une abbaye près de Beauvais, dans l’Oise. Leurs notes indiquent qu’un certain « E. Simon » — pas clair si c’était un homme ou une femme — l’a eu à partir du 31 juillet 1930 et l’a vendu à la Galerie Brummer de New York en août de cette année. M. Hearst l’a acheté à la Galerie en août-même. Il a resté chez lui jusqu’en 1941 quand la galerie l’a racheté et l’a revendu au Musée Nelson-Atkins à Kansas City, toujours en 1941. Voici une photo du cloître tel qu’il existe aujourd’hui ; à noter, ils offrent un lien pour télécharger la photo, alors je crois qu’il n’y a pas de problèmes de droit :

Cloître au Musée Nelson-Atkins, visiblement gardé dans une salle à l'intérieur du musée
Cloître au Musée Nelson-Atkins, ©️Musée Nelson-Atkins

À mon avis, les arches ne ressemblent pas trop à celles du Mont Saint-Michel — la forme en haute est un objet géométrique un peu comme une fleur, et les arches du Mont se terminent à un point. Toutefois, il y a une bonne raison pour ne pas croire le musée. Voici une capture d’écran d’une plaque à Carhaix sur le cloître, montrée dans l’article lié au début :

Photo avec la légende « La galerie sud du cloître des Augustins vers 1930, avant son départ pour les États-Unis.
Capture d’écran d’un clip de France 3

La légende dit que la photo a été prise en 1930. Les arches sont très clairement les mêmes que dans le cloître américain. Il serait un tour de magie impressionnant pour le même cloître d’être à Carhaix et à Beauvais en même temps !

C’est donc quoi la vérité ? On penserait que le musée connaîtrait le nom de l’abbaye à Beauvais, mais ce n’est pas le cas. Je dois croire les carhaisiens sur parole en ce qui concerne la date de la photo, parce qu’il n’y a pas de preuves externes à son égard. Il y a donc des lacunes aux deux côtés — mais la question de la provenance beauvaisienne me semble plus inquiétante que la date de la photo. Il n’y a pas de doute qu’il s’agit du bon monument.

Je ne suis pas expert des lois à cet égard, mais si c’était à moi, j’essaierais à offrir le cloître en échange d’une garantie que d’autres œuvres seraient prêtées au musée.

Rapport sur l’état du projet

J’ai passé tout, et je veux dire tout le week-end en travaillant sur le livre. Je suis très satisfait d’un changement ; chaque recette qui avait de l’espace sur la page a maintenant des faits sur le département en haut de la recette. Je crois que ça améliore le sens de suivre le Tour même si j’ai écrit au début « Ce livre n’est pas du tout mon blog au format imprimé ». Ça reste le cas, mais ce changement ajoute un peu de couleur.

Liste de contrôle, Auteur inconnu, Domaine public

J’ai pris une décision difficile et le travail est terminé, alors il n’y aura plus de questions sur ce point. Le passé simple est passé au passé. Le livre se lit désormais plus comme ce blog, mais j’espère avec moins des « erreurs de minuit ».

Est-ce que vous comprenez de quoi je parle en disant ça ? Il y a une tendance lamentable, plus pendant l’année dernière qu’avant, où je finis l’écriture de mes articles à une heure où je m’endors. Et c’est à ces moments où j’appuie par hasard sur les flèches qui déplacent les paragraphes, sans avoir aucun souvenir de l’avoir fait. Je suis au courant que ça arrive, mais c’est parfois le cas que je n’ai aucune idée que c’est arrivé jusqu’au lendemain. C’est rarement le cas que l’on me le signale — très gentil de votre part, sincèrement — mais je suis gêné à chaque fois où je le découvre. À vrai dire, je crois que ce genre d’erreur n’existe pas dans le livre, mais je travaille toujours à supprimer les autres au maximum. Avec la fin du livre, il me faudra absolument régler la situation de mon horaire.

Il y a 3 pages qui n’existent toujours pas, et n’ont que des pages blanches réservées pour leurs contenus. Je dois régler cette situation. Je suis si, si proche de la fin, au point où il ne m’a pas dérangé de travailler à nouveau sur les recettes et la grammaire ailleurs, mais ça dit, les trous doivent être comblés et bientôt.

Mais à ce point, j’aime où je vais. Il y a des chapitres qui font référence à d’autres chapitres, mais la plupart du livre peut être lue au hasard, comme je le souhaitais. Je crois que très peu des chapitres se lisent comme bouche-trou, mais peut-être que je n’ai pas assez de distance du texte pour le reconnaître. Je suis surtout ravi qu’à ce point, personne n’ait refusé leur apparition dans le texte. (J’ai toujours une poignée de monde à contacter à cet égard, mais les retours à ce point sont positifs.)

Et j’aurai une surprise pour vous tous plus tard cette semaine. Il y a certaines choses qui ont été censées commencer après la fin du Tour, mais qui ont été reportées ces derniers mois. Disons que j’ai dû faire certaines tâches pendant cette période de corrections qui m’ont aidé à cet égard. Vous aurez bientôt le premier fruit de ça.

Merci encore pour votre patience avec ce processus. J’ai trop de choses sur mon assiette, comme on dit en anglais (Jain utilise la bonne expression dans sa chanson Inspecta), et je me sens très stressé, mais vous êtes tous les meilleurs et votre soutien reste inestimable.

Le réseau toxique

J’ai découvert quelque chose hier qui me met très mal à l’aise. Nous allons en parler tout de suite.

Commençons d’abord avec une nouvelle qui fera pas mal d’entre vous sourire. Pas moi, parce que c’est un autre exemple du problème américain que j’évoque encore et encore, que nous nous haïssons trop, les uns aux autres. C’était la nouvelle que M. le vice-président Vance a rejoint le réseau social Bluesky, et dans un jour, est devenu l’utilisateur le plus bloqué par d’autres utilisateurs (lien en anglais) de l’appli. Mais n’applaudîtes pas trop. Je vais vous montrer un tableau qui explique le problème :

Capture d'écran de la liste de top 5 bloqués sur Bluesky
Capture d’écran

Ça dit « Top 5 bloqués » et montre que 109 milliers d’utilisateurs de Bluesky ont bloqué M. Vance. Je ne connais pas le compte dit « nowbreezing ». Mais même si je ne suis pas les 3 autres, je les connais, parce qu’ils sont tous des personnes bien connues aux États-Unis. Et tous les 3 — Jesse Singal, Brianna Wu, et Mark Cuban — sont connus principalement pour être gauchistes dans les médias (M. Cuban est milliardaire, mais pas plus connu pour ses entreprises, toutes vendues). « Mais Justin », vous me dites, « ça montre que le blocage vont dans les deux sens, non ? Pas de problème ! » Ah non, en fait chez Bluesky, le problème est qu’ils sont bloqués pour être insuffisamment de gauche. Mais je dirais que même cela n’est pas un problème en soi ; tout le monde aime avoir sa chambre d’écho parfois.

Non, la raison pour laquelle je me plains de cette situation, c’est que je ne poste que des liens à mon blog là, rien de politique, et même moi, je me retrouve attrapé dans le même filet. Ayant découvert Clearsky, une appli qui surveille Bluesky, à cause de cette nouvelle, je me suis recherché, et j’ai découvert que je suis bloqué par 9 personnes que je ne connais pas du tout !

Capture d'écran des 9 comptes qui me bloquent. Je ne connais aucun des utilisateurs.

Alors, n’importe quoi, je ne suis pas la tasse de thé de tout le monde. Mais ensuite j’ai décidé de faire l’enquête sur d’autres choses que Clearsky montre, comme les listes où j’apparais. Et là, j’ai reçu une surprise :

Capture d'écran des 2 listes dont je fais partie.

Il s’avère que l’on m’a ajouté à une liste d’utilisateurs qui suivent un compte dit « Les électrons libres ». Je me reconnais coupable de ça ; c’est un projet d’une journaliste que je suivais déjà, Delphine Lancel, ainsi que d’autres journalistes. Ils se disent « techno-optimistes » — vous pouvez lire un article sur eux dans Le Figaro — et je suis tout sauf ça, mais je suis une diversité de gens tant qu’ils ne lancent pas des menaces de mort (un grave problème chez Bluesky en anglais). Cette liste est trop nouvelle pour être la raison pour laquelle je suis bloqué par les autres, mais il s’avère que sa créatrice, identifiée dans la capture d’écran ici, l’utilise pour me bloquer. Je ne la connais pas du tout ; pour autant que je sache, nous n’avons jamais interagi.

Et c’est ça que je trouve très inquiétant. Twitter est plein de listes de blocage, mais apparemment Bluesky dépasse ses capacités à cet égard. Avec Bluesky, on peut évidemment choisir de construire des listes de personnes qui ont simplement suivi quelqu’un d’autre, et les publier pour tout le monde. Ça m’étonne — même si cette personne veut me bloquer pour cette raison, je n’arrive pas à comprendre pourquoi Bluesky le rend facile à partager avec le monde entier. Il n’y a pas de fonction pareille sur Twitter.

Je vous ai montré en décembre comment Bluesky est devenu le réseau de choix pour ceux qui aiment fêter la violence politique aux États-Unis. Mais à l’époque, je croyais que c’était juste une coïncidence, que ce réseau soit devenu comme ça parce que beaucoup de monde qui avaient fui Twitter y ont trouvé une sorte de refuge.

Faisons la comparaison avec Twitter. Là, j’apparais dans 2 listes :

Ni « Apprentissage du français » ni « Amoureux Langue française » ne me font peur. On m’a mis sur ces listes pour des raisons évidentes et inoffensives. Chez Bluesky, c’est plutôt le travail d’un commissaire autonommé. Je ne veux pas quitter Bluesky — j’ai des connaissances qui sont seulement actives là — mais si je me retrouve sur d’autres listes construites de cette façon, ce sera certainement la fin.

L’expérience flan pâtissier

Il y a des semaines, j’ai vu une photo sur Instagram, et comme toujours quand il s’agit de la France, je suis tout de suite devenu obsédé. Voilà :

Ce qui m’a attiré n’était pas autant le goût du bonbon Bounty que l’idée de mélanger deux parfums dans des couches séparées de crème pâtissière. Franchement, La Fille déteste la noix de coco (ce qui me donne le droit à tous ses barres d’Almond Joy à Halloween). Et je ne dirais pas qu’imiter ce flan exact était mon but ; je voulais plutôt tester la technique. Alors ceci est plutôt un rapport sur l’état du projet. C’était aussi une opportunité de valider encore une fois deux recettes dans l’annexe du livre.

Alors, voici mon premier flan aux deux goûts, chocolat-vanille :

Flan entier en gros-plan

De la surface, il semble être un flan pâtissier ordinaire. Ce dont vous avez vraiment envie, c’est de voir la découpe. Voilà :

Bout de flan en gros-plan, vue du côté. Les deux couches de flan sont facilement visibles.

Puisque je suis mon propre critique le plus amer (au moins, depuis la démission de mon ex du blog), allons nous lancer dans les problèmes à ce point. Pour une chose, les lignes ne sont pas droites — il y a une sorte d’onde dans le bord entre les deux couches. Autre chose, il y a des points du flan à la vanille visibles dans la couche au chocolat. Et la croûte est trop épaisse, à ne pas mentionner pleine de petits trous où j’ai dû faire des réparations.

Cependant, la technique pour le construire est facile, et je crois que je peux tout régler. Et la couche au chocolat en particulier, c’est une tuerie. Je me demande un peu si je me soucie du reste du projet, parce que ce flan juste au chocolat serait déjà le meilleur que j’ai goûté. Je suis complètement sérieux. Mais j’ai une soirée tarot d’ici 10 jours, et ça veut dire qu’il reste des choses à faire !

La pâte est simplement notre pâte sucrée d’après Pierre Hermé. J’ai fait 40 % de la recette habituelle, afin que je puisse utiliser exactement un bâton entier de beurre. Voici des photos de la fabrication, parce que je voudrais juste vous rassurer (j’explique la blague dans le livre) que cette pâte n’a pas reposé pendant des mois au congélateur.

Alors, la crème pâtissière. C’est ma recette habituelle d’après Gaston Lenôtre, même si j’ai du mal à trouver un exemple avec les mêmes quantités — 5 jaunes d’œuf contre 500 ml de lait, très riche car il n’y a pas de blancs d’œuf. Mais cette fois, j’ai versé la moitié de la crème dans un bol une fois cuite, puis ajouté 55 grammes de chocolat noir pâtissier (1/2 tablette Ghirardelli). À noter, ce serait 110 grammes de chocolat pour parfumer toute la crème. Voilà :

Si vous regardez la dernière photo de proche, vous verrez de petits points blancs dans la crème pâtissière au chocolat. Ce sont des grumeaux de maïzena qui se sont collés dans la crème. Je crois que je peux régler ça avec un batteur plongeant. D’habitude je ne tamise pas la maïzena avant de la mélanger avec les œufs, mais peut-être que c’est nécessaire. Je ne l’ai jamais remarqué dans des crèmes à la vanille uniquement.

Voici le montage :

Il faut vraiment que je maîtrise le fonçage par bandes, car la pâte se déchire sous son propre poids quand on essaye de mettre la pâte étalée directement dans le cercle. Mais on peut verser la crème très facilement dans la pâte en deux couches, et étaler l’une au-dessus de l’autre. Si je l’ai fait plus liquide, avant que la crème ne soit cuite, il me semble que les deux couches se mélangerait, et on ne veut pas ça.

Ça fait 35 minutes au four, à 180° C, et un chalumeau après pour brûler la surface. Après, j’ai laissé le flan reposer une nuit entière au frigo. Je vais penser à ce que je veux faire pour la soirée de tarot, et à ce point, je vous donnerai une recette détaillée. Mais nous sommes déjà sur le bon chemin !

Autour de Las Vegas

On finit les points forts de mon voyage à Las Vegas de ce week-end, principalement mais pas seulement dans l’hôtel Paris.

Parlons d’abord des « francismes » de l’hôtel. Il y a des efforts pour avoir des panneaux authentiques, mais quand il s’agit de quelque chose que les clients doivent comprendre, la règle de « le » s’applique. Quoi, vous ne connaissez pas cette règle ? Ça dit que tout mot anglais se traduit en français en mettant « le » devant le mot. Ou « les » pour le pluriel. Quoi, c’est important ! Aussi, un accent peut suivre la lettre qu’il est censé aller avec ; « pool » veut dire « piscine ».

Dans la chambre, il y a un petit bar où si on enlève les bonbons, les chips, ou les… autres choses, on est facturé automatiquement. Et les tarifs sont chers :

Dites-donc, 15 $ pour les bonbons, c’est ridicule. Mais 70 $ pour le truc qui se dit « intimacy kit » ? De quoi s’agit-il ?

Photo de la trousse pour les amants -- une paire de lèvres bien rouges en gros-plan est imprimée sur la boîte.

Je ne voulais pas risquer d’être facturé si je touchais ce truc. J’imagine qu’il y a plus qu’une seule « lettre française » là-dedans (traduction littérale de l’expression britannique pour une capote), mais les contenus n’étaient pas visibles. Au cas où ça pourrait vous aider au futur, il y a une pharmacie CVS juste à côté de l’hôtel. CVS veut dire « Chaîne de voleurs sans-scrupules », mais les anglophones pensent que ça dit « Consumer Value Stores ». Même à leur pire, vous payerez certainement moins pour ce truc là. Et vous pensiez tous que je ne savais pas quelles étaient ces choses. (J’aurais fait le même pari à vos places.)

Parlons maintenant de la boulangerie de l’hôtel. L’année dernière, je vous avais montré « Brioche par Guy Savoy », ce qui était décevant. Cette fois, c’est Dominique Ansel, renommé partout aux États-Unis pour son « cronut », mi-croissant et mi-donut. Voici sa vitrine :

Tout ici coûte au moins 10 $ — les croissants, les pains au chocolat et les cronuts ; le kouign-amann géant coûte 70 $ (c’est un thème là, quand on se fait… hihihi, ce n’est pas ce genre de blog). Les petits kouign-amanns en haut à droite sont fourrés de glace à la vanille, et sont plus chers.

J’y ai commandé un kouign-amann nature ; il fallait que je sache comment les miens font par rapport à ce pâtissier célèbre.

Je dois vous le dire. Les miens sont meilleurs, et ce n’est pas proche. Il n’y avait aucun sel dans ces viennoiseries, évidemment adaptées aux goûts américains. Mais mon feuilletage est meilleur en plus. Ai-je le melon ? Ben oui, certainement. Mais le cronut était aussi bon que sa réputation — La Fille en a commandé un — alors les attentes étaient élevées. Les gens chez l’OCA qui reçoivent les miens gratuits savent exactement à quel point il faut les apprécier.

Oups, ai-je oublié de vous montrer ses macarons ? Et leur prix de folie ?

Ces coques sont trop plates — et bien trop proches, les unes des autres. C’est-à-dire que la quantité de ganache est honteuse. Pourtant, 6 $ chacun. Pierre Hermé n’ose pas facturer ça, et Ladurée non plus ! Il n’y a pas de question que mes macarons sont meilleurs, sans goûter les siens.

Quelqu’une pourrait manger hyper-bien chez moi ; je dis ça, je dis rien.

Nous étions de retour chez Mon Ami Gabi, le grill au pied de leur « Tour Eiffel ». Le sandwich au poulet et au brie était meilleur que mon steak frites de la dernière fois.

Il faut toujours se rendre au jardin de l’hôtel Bellagio, mon spectacle préféré de toute la ville. Je ne suis jamais déçu, mais je ferai mes excuses ici — il n’y a pas de texte alternatif pour ces photos parce que je ne connais pas le vocabulaire du jardinage. Mais oui, c’est moi en bas à droite. Je porte un jean du Temps des Cerises, incorrigible que je suis.

Il faut aussi voir le spectacle d’eau dans le lac devant le Bellagio :

J’ai remarqué une vitrine curieuse chez Hermès dans le Bellagio. C’est impossible de lire les mots dans la première photo, alors j’ai pris une photo avec eux en gros-plan :

« Tous en selle » ? Je me demande si c’est un calembour avec « on sale » en anglais, ce qui devrait s’écrire « en vente ». Selle et sale se prononcent de façon assez similaire. Mais s’il y a une signification française ici, mon dictionnaire ne la connaît pas et moi non plus.

Une dernière chose ? Il y a un magasin consacré à Coca-Cola ailleurs dans le Strip. Très inhabituelles, la queue était courte, alors La Fille et moi avons commandé « Autour du monde » (lien en anglais), une dégustation de 14 sodas pas vendus aux États-Unis — ils viennent d’Afrique, de Chine, d’Italie, même de Pérou. Nous sommes d’accord, « Beverly », vendu en Italie uniquement, est le deuxième pire soda de notre vie. Le pire ? C’est Fanta Prune Aigre, vendu en Chine. Mais la bière au gingembre Stoney ? Merveilleux.

14 petits verres en plastique avec des sodas ; les couleurs sont toutes très artificielles

Ben, en partant une toute dernière chose. Même les stations-service ont des manchots !

La fête d’un million de mots

Avec ce billet, je dépasse un million de mots écrits pour ce blog, tous écrits depuis le 1er novembre 2020. J’étais bien en retard à commencer, mais ce qui me manque en durée, je l’ai remplacé par la quantité, je suppose.

Je serais menteur si je vous disais que je l’ai planifié, mais il s’avère que je me retrouve à Paris pour l’occasion. Encore une fois, l’hôtel Paris Las Vegas plutôt que Paris, Texas ou bien le Paris avec les Galeries Lafayette Haussmann, où j’aurais pu trouver la bonne pâtisserie. Mais on fait ce que l’on peut.

Tour Eiffel de l'hôtel Paris Las Vegas

Avant de continuer, les statistiques, jusqu’à hier, 999 374 mots en total. Mais il y a environ 680 mots ici :

Chiffres tirés de la page « Tendances » de WordPress

Mais comment est-il arrivé que je me retrouve ici exactement aujourd’hui ? Plus tard aujourd’hui, mes parents, La Fille et moi irons tous à un concert de Weird Al Yankovic chez The Venetian, un hôtel que je vous ai montré avant, avec un thème basé sur Annecy. Non, je plaisante, sur Venise. Cependant, il serait beaucoup plus cher de séjourner là qu’à Paris, et les deux sont très proches, l’un de l’autre, alors nous voilà. C’est la première fois où je suis client, alors faisons le tour de choses que je n’ai jamais vues avant.

Pour une chose, voici la chambre :

Vue de la chambre, avec deux lits et environ 40 m carrés d'espace.

Il y a de l’art hyper-stéréotypé dans la chambre, avec des expressions familières :

Ça dit Oui, très bien et bonne chance en collage.

Nous sommes à la 13 étage, mais le nombre commence par 14. Comment ça ? N’oubliez pas que le nombre 13 est considéré malchanceux dans les cultures anglophones, alors il n’apparaît pas dans les casinos, surtout pas dans les ascenseurs.

Quelque chose d’amusant, les panneaux sont bilingues dans lesdits ascenseurs :

Ça dit « Hôtel et casino accès au niveau 1 uniquement »

Bien sûr, ici la version française suit la convention anglophone : le rez-de-chaussée se dit le « niveau 1 ». Mais quand les panneaux sont bilingues à Las Vegas, la deuxième langue est souvent le chinois, pas le français. Cependant, ce n’est pas partout. Le panneau pour la réception de personnes de marque dit « Le Diamond Check-In », littéralement « L’enregistrement diamant » et la salle juste pour eux dit « La salle des VIP » en bon franglais.

Cependant nous sommes allés ailleurs, chez Caesar’s Palace — le Palais de César — pour le dîner parce que ma mère ne voulait rien essayer dans l’hôtel. Ne me demandez pas pourquoi ; comme tout hôtel à Vegas, il y a au moins une douzaine de restos ici. Néanmoins, nous avons fini par choisir un resto français quand même ; voici la « Brasserie B » par le chef Bobby Flay.

Entrée de la Brasserie B

M. Flay est un peu le Cyril Lignac américain ; il occupe une place pareille dans les médias. Si vous reconnaissez son nom, c’est sans doute parce que j’ai cité ses astuces pour griller un steak pour mon dîner val-de-marnais. Alors, voici la carte avec ses prix époustouflants :

Photo de la carte

J’ai choisi la bavette avec une sauce au poivre, cuite à point, peut-être un plus saignant que ça. J’avais de bonnes raisons pour suivre ses astuces avec le steak ; même si la bavette n’est pas mon steak préféré, c’était excellent.

Photo de la bavette et sa sauce au poivre

Pour aller avec, des frites. Excellentes, mais un peu trop salées, comme arrive souvent aux États-Unis, où notre relation avec le sel est ce que vous pensez existe avec la cannelle.

Les frites

Pensiez-vous que je n’allais pas prendre un dessert ? Vous êtes sur le mauvais blog pour ça ! Mais c’était décevant, un soi-disant « gâteau délice au chocolat », sans ce que j’appellerais du gâteau. C’est une mousse au chocolat sur un croustillant au chocolat, avec un caramel au beurre salé. Des noisettes se trouvent sur l’assiette sans s’impliquer dans la recette. À vrai dire, la mousse était fade et le caramel était de loin la meilleure partie. Peut-être que je revisiterai cette idée moi-même. Je fais une meilleure mousse au chocolat, et j’aime le concept ; c’est la réalisation qui doit s’améliorer.

Ce n’était pas prévu comme fête de mon million de mots. C’est juste, comme je dis dans le livre, un autre « heureux hasard », comme beaucoup des histoires du blog, des choses imprévisibles qui vont pour le mieux contre tout attente. Mais ça le rend le dîner parfait pour l’événement, non ?

Ici et là

Il me semble que demain, je vais enfin atteindre la plus grande étape du blog, ce que j’ai mentionné il y a deux semaines. Je n’ai pas grand-chose de prévu pour la fêter, autre que de marquer l’occasion.

Alors, quelques notes en l’attendant :

La bonne nouvelle, c’est que mon médecin était plus content de mes résultats qu’attendu. J’avais rendez-vous chez lui mercredi, et il m’a dit que vu que rien n’avait empiré, il n’y avait pas besoin de me revoir jusqu’en décembre. En fait, tous les nombres autour du cholestérol étaient excellents. C’est pour le mieux, parce que je me suis comporté très mal pendant le week-end, avec un bol de…riz blanc. La honte ! Aussi, les 334 mg/dL de sucre ! (Presque 2 fois le bon maximum.) En même temps, j’ai lu cette semaine que le nombre d’abonnements au logiciel ProtonVPN a augmenté de 1 000 % en France par rapport à la semaine précédente, pour des raisons. Mon idée du mauvais comportement est peut-être un peu différente de la vôtre.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y a un risque que nous n’allons nulle part pour les vacances cet été. Je vous ai dit il y a des mois que La Fille a été censée aller à Marseille pendant une croisière avec sa mère, mais les plans ont échoué au tout dernier moment. Alors, je pensais à faire une partie du même itinéraire, sans croisière, pour les vacances. Mais mes parents ont commencé à se plaindre comme toutes les années, « Faut pas partir sans nous, nous n’avons qu’un petit enfant. Mais nous ne savons pas quelles seront les bonnes dates. » Alors j’attendais alors que mon ex insistait sur connaître mes dates afin de faire ses propres plans. Je dois avouer, c’était une demande raisonnable.

Qui vient de me dire hier que les dates ne marcheront pas pour eux ? Alors que les prix ont haussé de 50 % par rapport à ce que j’aurais pu avoir il y a deux mois ? Je suis de très mauvaise humeur à cause de ce développement, alors je vous donne tous un Bon Point sans attendre les réponses :

C'est un « Bon Point Schtroumpf à lunettes », tiré de Facebook, gagné pour avoir pris du sarcasme au sérieux.

Je dois avouer, je ne sais pas vraiment si les prix d’hôtels ont bougé. Mais nous avions ces discussions exactement au moment où tous les européens disaient qu’ils allaient boycotter les voyages aux États-Unis à cause des droits de douane. Les allers-retours coûtaient juste un peu plus que les allers simples à l’époque, car personne n’achetait des billets en direction nord-américaine. Ce que j’essaye de dire, c’est que cette situation ne s’applique plus du tout. Je dois penser sérieusement à la situation, mais il me semble que ce sera peut-être trop.

Ça me rend assez énervé que je crois que je vais aller à Paris pour le week-end juste pour me soulager !

(J’espère qu’à ce point vous avez tous appris comment lire de telles déclarations de ma part. Si vous vous inquiétez sincèrement pour mon état, cliquez ici. Puis par ici.)