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Ici et là

Ce week-end, c’est la première fois où je participe à une soirée de l’OCA depuis 8 semaines déjà. Je n’évitais personne ; c’était juste une combinaison malchanceuse du déménagement et l’horaire de novembre, où beaucoup de choses devaient avoir lieu avant Thanksgiving, alors plusieurs sont tombées sur mon anniversaire.

De toute façon, je suis en train de tester une recette de Péla pour samedi soir, et ça veut dire que je joue enfin avec deux nouveaux jouets qui attendaient ce moment. Le premier, c’est une petite casserole de la marque All-Clad, un cadeau de ma mère. Toutes mes autres casseroles et poêles viennent soit d’All-Clad soit du Creuset, mais celle-ci est très différent des autres. C’est en inox à l’extérieur et à l’intérieur, mais il y a une couche intermédiaire en cuivre. Puisque cette gamme ne se vend pas en France, voici un lien vers leur site canadien qui l’explique en français. La voilà sur mon comptoir :

Casserole en inox sur un comptoir en faux marbre. La surface est très polie, alors on peut voir un reflet déformé de mon pantalon, ainsi que les portes des placards derrière moi. Il y a une bande de cuivre juste au-dessus du fond.

La surface est hautement réfléchissante — c’est bien moi au centre ! Je dois vous dire, pendant des décennies, j’étais très sceptique qu’il y avait des bienfaits. Je croyais que l’on achetais cette gamme juste pour la bande de cuivre comme décoration. Maintenant ? Je suis croyant. Je l’ai utilisé pour faire un praliné pistache. Je n’ai jamais — jamaisjamaiajamais -/ vu un mélange d’eau et de sucre atteindre le point d’ébullition si vite de la vie. C’était absolument dingue. En fait, j’ai plutôt brûlé le caramel qui a résulté, car je ne suis pas habitué à la vitesse de cuisson, et comme toujours avec les pralinés, il y avait plein de fumée. Mais je ne vais pas le refaire car les pistaches sont trop chères.

Ça nous amène à l’autre jouet, un nouveau mixeur. Je l’ai acheté il y a des mois, mais il restait dans son carton jusqu’après le déménagement. Ce truc est puissant, mais me fait peur. Je n’ai jamais eu un mixeur de 900 W avant, et quand la lame tourne à sa plus haute vitesse, il me semble qu’elle va se lancer directement vers mon cou. Je sais, il ne faut pas faire rêver à mon ex. Mais sincèrement, c’est terrifiant !

Au fait, le praliné n’est pas encore fini. Ce genre de truc prend toujours du temps car il faut laisser reposer les moteurs, et j’ai commencé plutôt tard. Je n’aime pas faire de bruits après 21h, car j’essaie d’être un bon voisin, même si on sait ce que ça valait dans mon ancien appartement !

Ça nous amène à un aveu surprenant. Je vous ai dit que je viens de brancher la stéréo le week-end dernier. Cette semaine, c’est la première fois où je l’ai utilisée pour écouter de la musique française.

Je sais : « Justin, ça fait 5 ans et demi déjà. Vous n’êtes pas sérieux. Arrêtez les conneries. » Mais en fait, je suis complètement sérieux. Dans l’ancien appartement, j’avais déjà trop peur de mes voisins. Il y en avait une qui m’a affronté car elle pouvait entendre le caisson de basse quand nous regardions la télé. Et elle m’a fait peur comme personne d’autre — je croyais qu’elle allait me tuer. Alors j’ai arrêté d’écouter de la musique sauf sur mon ordinateur ou avec des casques audio et mon portable. Ou en voiture, bien sûr. Mais pas plus avec le système que j’ai construit au fil de deux décennies. C’était uniquement pour la télé et les jeux vidéo même avant ma première leçon de français.

Pour être bien clair, j’ai un sonomètre et je suis au courant des lois ici, qui sont très strictes — si les voisins peuvent mesurer 55 dB chez eux (lien en anglais), c’est un délit. C’est un niveau plutôt faible, ça, mais comme dit le site du conseil (ma traduction), « La loi ne précise pas d’heures, alors la paix des autres peut être troublé à n’importe quel moment, que ce soit à 2h du matin ou 2h de l’après-midi. » Vous voyez le problème.

Je dois vous dire, c’est tout autre chose d’entendre certains enregistrements avec de bons haut-parleurs. La basse dans ma voiture est hyper-nulle — certaines parties des portes vibrent avec, et c’est bruyant plutôt que musical. Avec un enregistrement de qualité, comme Climatik par Red Cardell, avec une contrebasse pincée, ça sonne enfin comme un instrument au lieu d’un bruit indistinct.

Sautons du coq à l’âne pour la dernière nouvelle. J’ai trouvé la blague de la semaine hier, mais dans un contexte hyper-américain (il s’agissait d’une émission de télé). Heureusement, il existe une version de l’émission en France — sur TF1, mais je n’en dirai plus — alors en la traduisant, j’ai fait toutes les recherches nécessaires pour la franciser. Pas comme celle d’il y a deux semaines, je n’aurai pas de problèmes pour l’enregistrer !

Reprenons Final Fantasy V

J’ai la flemme de finir Langue de Molière, alors on va prendre un tournant inattendu aujourd’hui.

En novembre 2021, quand j’avais déjà atteint un niveau B2 en lecture, mais restais moins confiant quant à beaucoup de tâches autres que lire le Canard enchaîné, j’ai décidé que j’allais jouer à Final Fantasy V en français. Square Enix, le développeur, venait de sortir une nouvelle version pour les portables, et j’avais échoué mes deux premières tentatives en 2003 et 2006 avec des versions pour la PlayStation et la Game Boy Advance. « Mais Justin », me dites-vous, « Final Fantasy VI est sorti en 1994 pour la Super Nintendo. Qu’est-ce qu’il y a ? » Ouais, mais uniquement au Japon ! On le considérait « trop japonais » pour l’Ouest à l’époque.

J’ai vite avancé dans le jeu et un mois après avoir annoncé le début, j’ai publié « Le bilan de la première moitié du jeu ». C’était décembre 2021. Après ? Rien. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je me suis fait Final-Fantasy-V-é, exactement comme avant. Le gros problème avec ce jeu, c’est qu’il y a une vingtaine de boulots que l’on peut choisir pour ses personnages, et en général ça offre plusieurs façons de gagner — jusqu’à la fin, quand les derniers méchants sont presque invincibles à moins que l’on ait acquis exactement la bonne combinaison de compétences et équipements. J’ai atteint grosso modo exactement le même point qu’en 2006, après des mois d’efforts, me suis retrouvé complètement sans espoir car j’avais raté certains sorts, et me suis dit « Ben, c’est aussi chiant en français qu’en anglais. J’ai de meilleures choses à faire avec ma vie. »

Mais la vérité, c’est que j’aime Final Fantasy comme très peu d’autres choses, et la direction de la série depuis la XIIe entrée ne m’intéresse pas comme avant. C’est les jeux jusqu’à là qui font « ma série » — et les raisons pour avoir repris Proust m’ont enfin poussé à reprendre Final Fantasy V. Je serais très déçu si je ne voyais jamais la fin. Alors, il y a trois semaines, je l’ai relancé, du début parce que j’étais bien désorienté. « Alors Justin », me dites-vous « pourquoi est-ce que cette fois sera différente ? »

Parce que cette fois, je m’en fiche de ma fierté en tant que joueur, et je n’ai pas honte de consulter des soluces en ligne. J’ai vaincu IV et VI sans jamais faire pareil (connus dans l’Ouest comme II et III), I était assez facile, et quand les II et III japonais sont enfin sortis en Amérique du Nord, ils n’étaient pas trop difficiles non plus. Ce n’est plus une question d’apprendre le français par le biais du jeu (même si j’apprends quand même quelques mots), c’est une question d’être « complètiste », sans trou dans la séquence.

Alors, pour reprendre vite l’histoire : il y a un sorcier, Exdeath, qui menace de détruire votre monde, parce que c’est ce qui font les sorciers. Vos guerriers, Bartz l’aventurier, Lenna la princesse et Faris le pirate — qui est en fait une fille, mais était déguisée en homme au début — sont rejoints par Galuf, un guerrier venu d’un autre monde pour empêcher Exdeath. Dans le cours de l’aventure, les 3 guerriers voyagent au monde de Galuf pour y affronter Exdeath. La dernière fois, les 4 viennent de détruire la barrière magique qui protégeait le château d’Exdeath au monde de Galuf. C’est donc là où nous reprenons l’histoire.

Alors que la mission pour détruire la barrière réussite, il ne reste pas assez de soldats pour attaquer le château. Un sage, Ghido (une tortue parlante), vous dit d’aller dans la forêt de Mua, car Exdeath y cherche quelque chose. Mais une fois là, Exdeath brûle la forêt. On le voit dans son château pour fêter le moment — s’il avait une moustache, il la caresserait vigoureusement :

Exdeath, portant une armure bleue claire, reste debout dans son château plein de crânes et de torches, et annonce « Mouah ha ha ! Voilà ce qui arrive à ceux qui osent me défier ! »

Le parti se cache dans une grotte jusqu’à ce que l’incendie s’éteigne. Ils trouvent les cristaux qu’Exdeath cherchait, mais il se téléporte au bon endroit pour les voler :

Exdeath apporte 3 cristaux (le 4e vient d'être brisé par le parti) et dit « Quelle impudence ! ».

Dans le combat, il tue Galuf, le guerrier venu de ce monde. Ici, j’ai appris le mot « baderne » :

Faris : « Relève-toi, espèce de vieille baderne ! Tu dois te battre ! »

La fille blonde dans la photo est Krile, la petite-fille de Galuf, qui est venue le chercher, mais qui arrive trop tard. Elle est en deuil, mais l’esprit de Galuf apparaît devant elle pour lui dire de reprendre sa lutte. Heureusement pour le parti, ça donne tous les compétences et niveaux de Galuf à Krile :

L'esprit de Galuf apparaît et dit : « L'arbre gardien, celui qui a protégé les cristaux pendant des siècles, me permet de te parler... »

Enragé, le parti affronte Exdeath à nouveau dans son château. Comme tout bon méchant, il donne un discours magistral :

Mais qu’est-ce qu’il veut dire par « son apparence d’antan » ? Le parti ne sait pas, mais il jette un sort et des minutes plus tard, ils se réveillent devant le château de la princesse Lenna. Là, il s’avère que le pirate Faris, qui portait un collier identique à celui de Lenna, est en fait sa sœur, la princesse Sarissa, disparue il y a une quinzaine d’années. Il y a une fête avec une réplique hilarante quand on considère que Faris/Sarissa était pirate :

Un inconnu : La princesse Lenna est mignonne, mais la princesse Sarissa est canon !

Hihihi, canon.

J’ai déjà avancé beaucoup plus loin que ça, mais nous arrêtons ici. La prochaine fois, la vérité sur le monde d’antan et ma réplique préférée du jeu !

Une petite blague

Il s’est avéré que l’article de La Fille a mis en danger ma séquence de jours de suite, car WordPress ne considère pas que c’est une séquence d’articles du blog, mais d’articles signés Justin. Puisque je ne veux pas que ça continue (j’ai 1 251 jours de suite), voici quelque chose pour mettre le compteur à jour.

Il y a 5 ans, à la sortie du single « 3SEX », une reprise de « 3e sexe » interprétée par Nicola Sirkis et l’artiste connue à l’époque sous le nom « Christine and the Queens », j’étais déçu non seulement par la musique électronique mais par une photo de publicité. Les deux chanteurs ont posé pour la pub sans chemises, mais vus du côté afin de ne pas montrer leurs poitrines. Je l’ai trouvée de mauvais goût, mais je considère que ma réponse était une bonne blague pour un fan :

Capture d'écran qui montre la date du post, 30/11/20, la photo des deux chanteurs nus, et mon commentaire :

« J'ai deux pensées sur cette photo : J'ai pas envie de la voir nue. J'ai pas envie de le voir nu. »

Ce sont des paroles de la chanson originale.

Cependant, personne n’a ri. Quoi, suis-je le seul à me souvenir des paroles de « 3e sexe » ?

Thanks pour rien

La vache, mais je suis fâché contre moi-même ! Puisque les fêtes de Thanksgiving pendant les années paires sont à mon ex, La Fille était chez elle hier. Et puisque je savais que ce serait le cas, je planifiais à inviter des membres de l’OCA chez moi plutôt que dîner avec mes parents et M. Ordure… désolé, je voulais dire mon cher frère bien-aimé (tant qu’il reste sur la Côte Est). Mais il m’a fallu 2 semaines avant que je ne puisse même plier les genoux après le déménagement, et je n’étais pas prêt à avoir des invités.

Je vais vous raconter deux histoires liées à ce Thanksgiving. La première est si stupide que même si je viens de le vivre, je galère à le croire.

Il y a un mois, ma mère m’a dit qu’elle allait réserver une table chez Seasons 52 pour Thanksgiving. C’est une chaîne de restos légèrement au-dessus du moyen, où tous les plats sont censés contenir moins de 600 calories. Je dirais que la plupart d’entre vous l’aimeraient car ils réussissent ce but avec des portions très françaises. Il me semble que leur carte Thanksgiving rate ce but, mais nous y reviendrons.

Ce qu’il faut savoir, c’est que ma mère, qui a 76 ans, a des problèmes avec la technologie que… comment dire ça… personne d’autre n’a. Rien à voir avec l’âge ; je pourrais vous raconter des histoires datant des années 90. Mais la moitié du temps, quand elle dit qu’elle a réservé une table sur Internet, la réservation n’existe pas. Je n’ai pas d’explication.

Alors, quand j’ai abandonné mon but d’avoir des invités, elle a appelé le resto pour m’ajouter, et a découvert qu’il n’y avait pas de réservation. Moi, j’aurais simplement dit « Allez, donc faisons-en une maintenant. » Mais elle a plutôt décidé de réserver une table ailleurs, chez Caló, un resto mexicain dans le même centre commercial. J’ai l’impression que je l’ai mentionné au passé, mais je n’arrive pas à trouver le bon billet. Cette fois, elle a appelé ce resto-là, et ils lui ont envoyé un courriel avec l’heure et la date.

Pour des raisons qui m’échappent, vers midi ma mère a vérifié le site web de Caló, qui disait que le resto serait fermé pour Thanksgiving. Elle a donc appelé à nouveau Seasons 52, et a obtenu une table — à 15h15. Je ne plaisante même pas un peu. Il y a 4 jours aux États-Unis où il faut vraiment réserver à l’avance : la Saint-Valentin, Thanksgiving, Noël et le Réveillon du Nouvel An. Nous étions chanceux d’avoir une table tout court. De toute façon, voici le dîner :

C’est de la dinde avec toutes les accompagnements traditionnelles : purée de pommes de terre, « stuffing » (une sorte de pain perdu salé), purée de patate douce et de la sauce aux canneberges, ainsi que des haricots verts. D’habitude, il n’y a pas de pain chez Seasons 52, mais cette fois, il y avait de petits pains aux graines de pavot. Vraiment pas mal. Mais nous aurions pu avoir la même table avec beaucoup moins de soucis !

Alors, l’autre histoire. Je crois que vous savez tous que Dimanche avec Marcel est né d’un cadeau d’anniversaire de mon frère. Voici ce qu’il m’a donné au dîner hier soir :

Merci de me tuer avant que je n’ouvre ces livres. Honnêtement, un livre, et je m’en fiche duquel, aurait suffi. Ce sont : Comment Jésus est devenu Dieu par Bart Ehrman (un historien sceptique), Les meilleurs frappeurs de baseball de tous les temps par un universitaire qui est prof de statistiques, et Rashomon et 17 autres nouvelles, un recueil de Ryūnosuke Akutagawa, qui a écrit la nouvelle devenue le film culte japonais d’Akira Kurosawa, Rashomon.

Il n’a pas peur de me donner des devoirs. Mais si jamais j’essaye de suggérer la moindre chose dans l’autre sens, il a l’air de s’ennuyer. Quand il a déjeuné avec La Fille et moi avant d’aller au jardin il y a deux jours, nous avons essayé de lui montrer un extrait de Rabbi Jacob. (Ça, parce qu’il insistait que nous devions voir sa dernière obsession, Les Diaboliques. Toujours les devoirs pour les autres.) Disons que c’était mal accueilli.

Je me compte chanceux d’avoir survécu Thanksgiving cette année. On dit que c’est l’évènement familial le plus stressant de l’année, car pour des raisons mystérieuses, on évoque toujours quelque chose de déroutant à table. Mais c’est encore plus marrant quand on a un parent qui le fait exprès !

Jardin pédagogique

Hier, mon frère a rendu visite à moi et La Fille. En fait, il sera ici toute la semaine, mais elle, elle passera Thanksgiving et le week-end (les deux vont ensemble) chez sa mère. Afin de trouver quelque chose à faire ensemble, nous sommes allés au Great Park, le Grand Parc.

C’est un peu une grosse blague. En 2002, les Marines ont quitté leur base, El Toro, dans le sud d’Irvine, un espace de 526 hectares. La ville a décidé de la transformer en parc de même façon que Central Park à New York. Cependant, après avoir gaspillé 100 millions de dollars à travers une décennie sans construire plus qu’un manège, une montgolfière et un peu d’espace vert, la ville d’Irvine a décidé de rendre plus de 90 % de l’espace aux promoteurs immobiliers en échange de promesses de « finir » le reste du parc. J’étais là il y a 6 ans, et il y avait une patinoire énorme, construite pour l’équipe de hockey sur glace professionnelle de la région, les Ducks d’Anaheim, que la communauté peut aussi utiliser. Il y a maintenant aussi un petit stade de rugby et ce jardin pédagogique. Et des milliers de maisons.

J’ai pris des photos du jardin, où nous nous sommes promenés. Hélas, il n’y avait pas de panneaux pour nommer les espèces, alors je ne peux pas vous dire quelles plantes sont dans les photos.

Le premier article de La Fille

Bonjour mes amis ! C’est moi, La Fille ! La vraie fille. Je ne suis pas « La Fille » dont le narrateur met les mots dans la bouche. Je ne vais pas dire mon vrai nom, mais je veux dire que j’ai raison. Toujours. Tout le temps. Pas de question. Je veux vous poser un question, si je suis plus populaire que le narrateur, puis pourquoi ne suis-je pas la narratrice du blog ? Je peux faire un meilleur travail que le narrateur, et M. Descarottes peut m’aider quand j’ai besoin d’aide avec la traduction. Je ne veux pas répondre à la question, « La Fille, qu’est-ce que tu as fait avec le narrateur ? » (Il est un peu préoccupé…hihihihihi.)

L'IA a été utilisé pour couper les statues de Ladybug et Chat Noir de la série Miraculous, la Tour Eiffel et un macaron Saint-Valentin de leurs photos originales pour faire un collage. Le macaron est rose, et garni de couches de crème pâtissière et de ganache au chocolat avec une framboise entière, une création de Justin Busch.
Ladybug et Chat Noir au Musée Grévin, Tour Eiffel, Macaron Saint-Valentin, Photos par Justin Busch

Maintenant, je veux discuter pourquoi j’ai choisi d’apprendre le français. Au début, c’était pour énerver ma mère, mais éventuellement, je suis tombée amoureuse de la langue, et j’ai décidé de suivre un cours. J’ai travaillé très dur depuis que j’ai commencé à apprendre le français, et maintenant, je peux dire que j’ai dépassé le maître, mon père ! (Hey ! Je t’ai aidé quand tu as écrit cet article-aah! – L’énervant, *ahem*, narrateur). Merci à M. Descarottes pour m’aider avec l’énervant ! (Pas de problème, tout pour ma personne préféré ! – M. Descarottes.) Qu’est-ce que je disais ? Ah, oui ! J’ai envie de visiter la France un jour, et je veux pratiquer mon français plus avant ce jour, alors je peux parler avec tout le monde ! J’aime la culture de la France, et l’histoire !

Je ne sais pas si vous le savez tous, mais l’histoire est mon sujet préféré. S’il vous plaît, dites-moi toutes les choses sur la France qui ne sont pas bien connues ! Il y a beaucoup de choses que personne ne sait sur moi. Par exemple, mes couleurs préférées sont le rouge et le bleu foncé, et mon dessert préféré que le narrateur m’a fait est le Macaron St. Valentin. Je suis en deuxième année au lycée. Je suis des cours de chimie, de pré-calcul, et d’histoire mondiale.

J’ai visité la France il y a deux ans, et c’était magnifique ! Les gares sont très belles, et les monuments comme La Tour Eiffel et L’Arc de Triomphe sont très grandes ! Mais je suis allée à d’autres lieux aussi, comme Bayeux, et Rouen. Quand je suis allée en France, c’était pendant le quatorze juillet, et j’ai vu beaucoup de feux d’artifice, et il y avait le bleu, le rouge, et le blanc partout.

J’aime Miraculous beaucoup, mais je suis très fâchée avec Disney pour ne pas avoir sorti les nouveaux épisodes ! Justice pour La Fille ! Mes amis, je suis très intéressée à vos réponses à cet article, alors n’hésitez pas à écrire quelque chose pour moi ! J’espère que je peux vous écrire bientôt ! (Hé ! La Fille ! Tu as beaucoup de problèmes pour ce que tu as fait avec M. Descarottes ! – Le narrateur.) Uh-oh, au revoir pour le moment !

Ici et là

Bof, demain c’est l’événement maudit annuel dont j’ai peur, mon anniversaire. Cette fois, mon 29e anniversaire fête ses 20 ans. L’année prochaine, il aura donc le droit de boire de l’alcool. La seule bonne nouvelle, c’est que cette fois, Thanksgiving est dans une semaine (bon, 5 jours) alors personne ne va mettre une bougie dans une tarte à la citrouille du supermarché et me dire que c’est mon gâteau. Vous n’avez aucune idée du point auquel ça saoule, à moins que votre anniversaire tombe à Noël. Je suis sûr que c’est l’anniversaire le plus pénible. Cette année, Noël est aussi ma date limite pour la maison d’édition Denoël. On va voir, hein ?

Tartelette à la citrouille avec une bougie au centre, Photo par mandiberg, CC BY-SA 2.0

J’ai passé trop de temps ce soir en faisant des recherches pour ma recette du jour, raison pour laquelle vous avez un autre « Ici et là » et rien sur la France. Je pensais à faire une copie de mon gâteau commercial préféré, le regretté « Chris’ Outrageous Chocolate Cake » du resto The Cheesecake Factory (retiré de la carte il y a 6 ans déjà), mais notre gâteau sera déjà assez compliqué, et quand c’est moi qui le dis, vous devriez vraiment craindre le niveau de cet autre gâteau.

J’ai une plainte sur mon nouvel appartement que je n’aurais jamais devinée. Dans chaque pièce, il y a deux interrupteurs d’éclairage. L’un contrôle une lumière qui fait partie du plafond. L’autre est censé contrôler une prise quelque part dans la pièce. Par convention aux États-Unis, mais pas par loi, ces prises sont montées à l’envers. Et il y a une telle prise dans chaque pièce.

Aucun interrupteur ne contrôle ces prises. Elles marchent, mais les lampes s’allument seulement en fonction de leurs propres interrupteurs. Je trouve ça absolument étonnant. Qu’il y ait une erreur, ça arrive de temps en temps. Mais systématiquement comme ça ? Absolument bizarre.

Je ne peux pas vous dire de quelle famille il s’agit, car je n’ai pas envie d’être poursuivi en justice, mais j’ai entendu parler d’une fille voleuse comme rien d’autre. De 5 ans. Il y a des mois, la mère de la famille a accusé sa fille aînée de lui avoir volé 100 $. L’aînée l’a nié, et a dit « Peut-être que c’est ma sœur. » Puis, un cadeau d’anniversaire a disparu de la chambre de la fille aînée. Et la collection de billets de 2 $ du mari de la famille aussi. Ce week-end, tous ces biens ont été retrouvés dans la chambre de la fillette de 5 ans. Ouais. Je n’aimerais pas être responsable de corriger ce comportement.

La Fille, qui m’a raconté cette histoire, n’a jamais rien fait comme ça. Sauf pour une chose. Je vous parle parfois de See’s Candies, le chocolatier californien. À partir de ses 2 ans, j’avais l’habitude d’y aller avec elle chaque semaine et choisir quelques bonbons. Je laissais les sacs sur le comptoir dans la cuisine. Un jour, juste avant son 3e anniversaire, j’ai trouvé le sac vide le matin. Mais comment ça ? Elle était trop petite pour atteindre le comptoir !

Il s’est avéré qu’elle avait vaincu le verrou de sécurité pour enfants d’un placard, puis elle avait utilisé l’étagère derrière la porte comme échelle pour atteindre les bonbons. Je n’ai absolument rien fait pour la punir — je ne voulais pas lui donner l’idée que l’intelligence est un défaut — mais après, j’ai commencé à ranger les bonbons dans un placard beaucoup plus haut.

Mais l’argent ? Non, elle est absolument fiable et n’a jamais rien volé. Une fois, elle m’a dit que M. Descarottes avait mangé les macarons dans le frigo. J’ai grondé le pauvre cobaye sans pitié devant elle. Elle n’a rien avoué, mais elle n’a plus jamais blâmé notre cher animal de compagnie non plus. Cependant, quand il s’agissait de mon stock de Valrhona, je lui ai dit que ce chocolat est trop cher pour grignoter

Il pleut des cordes en ce moment, et c’est comme ça toute la semaine. Je ne peux pas me coucher, car c’est beaucoup trop bruyant. Au moins c’est bon pour garder la séquence de jours de suite de publications !

Des dialogues avec La Fille, 4e partie

Il y a très longtemps, j’ai publié quelques dialogues avec La Fille (voilà, voilà et voilà), bien avant son premier cours de français, mais où elle apprenais des mots ici et là. Ça a beaucoup fait pour établir sa réputation ici, une sorte de Mademoiselle Descarottes en forme humaine. Mais comme vous savez tous, à partir de l’année dernière, elle est une star du département de langues étrangères à son lycée. Et franchement, l’honneur est à elle. Je ne l’aide jamais avec ses devoirs de français — ce n’est pas nécessaire. Cependant, je l’aide d’autre façon que j’ai évoquée ici au passé — nous échangeons des textos en français quand elle n’est pas chez moi. La semaine prochaine, elle fera enfin son début officiel ici en tant qu’autrice — merci de ne pas lui dire que je vous l’ai signalé à l’avance — alors avant ça, je veux vous donner une petite mise à jour sur son niveau. Nos dialogues sont exactement comme ceux du passé, mais je ne traduis plus rien.

À noter, il y a un mot qui apparaît ici qui est de notre propre argot et n’a rien à voir avec le mot écrit de même façon en français. Quand elle était très petite, et avait du mal avec la prononciation de certains mots en anglais, nous avons commencé à prononcer le mot « fine » en anglais comme si c’était le mot équivalent en français. Cependant, ça veut dire « bon » ou « OK » quand on l’utilise en réponse à une question ou commentaire. Plus tard, pour un effet humoristique, nous avons adopté une façon de l’écrire avec certaines lettres répétées pour indiquer de (fausse) exaspération : « fiiiiiiine ». Puis le rappeur Travis Scott a gâché ça en sortant une chanson nauséabonde, « Fein« , qu’il a prononcé de même façon, avec des paroles cochonnes. Pour éviter tout lien avec ça, nous avons commencé à le prononcer comme si c’était pareil au mot anglais « fin », sans « e », ce qui veut dire « nageoire ». En plus, au lieu d’écrire le mot, on utilise parfois des photos d’une mascotte bien connue aux États-Unis, Finn le poisson rouge, qui apparaît sur les paquets de Goldfish, un biscuit salé en forme de poisson rouge (liens en anglais).

C'est un biscuit Goldfish -- jaune, et en forme de poisson rouge sans détails -- avec un grand sourire. Il porte des lunettes à soleil, mais sur ses yeux, qui restent visibles.
Finn sur un paquet de Goldfish, Source, ©️Pepperidge Farm

Alors, sans plus d’attentes, des dialogues récentes.

Une fois, elle m’a écrit pour me dire qu’elle a eu de nouvelles chausseurs. Sauf qu’elle ne savait pas l’écrire. Je la corrige souvent comme ici, mais c’est comment elle apprend :

Elle: J'ai des nouveaux chasseurs
Moi : Chausseurs. Chasseur = Hunter.
Elle: Fiiiiinnnn
Moi : Aussi, c'est au féminin. « J'ai DE nouvelles chausseurs. »

Vous pouvez constater que je n’ai pas peur de la taquiner :

Elle : C'est mon anniversaire demi demain
Moi : demi-anniversaire
Elle: Je vous déteste
Moi : Bon
Elle : Booo
Moi : On n'est plus Halloween. Arrête de dire ça! (Émoiji de citrouille)
Elle : JE VOUS DÉTESTE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Elle a toujours hâte d’utiliser les « expressions de la semaine » qu’elle apprend au lycée. Il y a des semaines, c’était « chut ». Le contexte ici, c’est que je venais de la corriger pour une autre erreur.

Elle : Chut (Émoji main sur la bouche)
Elle : Ce n'est pas amusant
Moi : Ça l'est pour moi !!! (Émojis de rire)
Elle : J'ai appris "chut" de ma prof
Moi : C'est un bon mot. Très authentique.

Le dialogue le plus récent la montre en bonne forme Descarottes. Il serait très fier d’elle. Le contexte ici, c’est qu’elle vient de me rappeler de lui acheter le nouveau jeu Zelda. Et de menacer de retirer les droits du dessin pour « C’est le 1er » si je l’oublie. Il est important de l’ajouter, nous ne sommes pas sérieux.

Elle : Tu comprends ?
Moi : OUI !
Elle : Bon! Puis tu comprends ce que tu dois faire
Moi : OUI MADAME
Elle : C'est "mademoiselle reine DIAS" pour toi !
Moi : Déesse

Vous voyez ? Elle est bien prête pour son début, déjà écrit et approuvé. J’ai corrigé les fautes avec elle, mais le texte est entièrement le sien. Vous allez en profiter !

Benjamin Franklin, nageur

J’écoutais Les Grosses Têtes en live lundi matin, alors l’émission de cet après-midi-là, quand la conversation a tourné en direction américaine (à partir de 1:19:36). Comme a dit Franck Ferrand au début de cette partie, Benjamin Franklin était ambassadeur du nouveau pays des États-Unis à la France, l’une des raisons pour lesquelles j’ai dîné — mais pas « desserté » — chez Le Procope avant le concert d’Indochine. Il fréquentait ce restaurant entre 1776 et 1785. Mais cette question ne tournait pas autour d’une histoire bien connue. En fait, je n’avais aucune idée de ce qui suit malgré le fait que M. Franklin n’était pas seulement l’un des Pères fondateurs, mais certainement le plus populaire après George Washington jusqu’à nos jours.

Portrait de Benjamin Franklin par Joseph-Siffred Duplessis, Photo par ZgEyj5EEKdux-g at Google Cultural Institute, Domaine public

La question posée par M. Ruquier était : « Je vous parlais d’un livre qu’il a écrit. Ça s’appelle « L’art de  » quoi ? » Franchement, le seul livre que j’aurais pu nommer, c’est L‘Almanach du Bonhomme Richard ; cependant, j’aurais cité le titre en anglais, « Poor Richard’s Almanac ». Et ça ne commence pas par « L’art » ; j’étais donc perdu.

Il y a eu de nombreuses bonnes hypothèses liées à sa carrière bien connue de scientifique — il a installé un paratonnerre, ce qu’il a inventé, sur le clocher de l’Église Saint-Clément d’Arpajon en 1782. On a même déviné que le bon mot était « séduire ». Sur ce sujet, Wikipédia est plus délicat que les histoires américaines :

Il choisit de séjourner dans une grande résidence desservie par de nombreux serviteurs à Passy, entretenant une douce amitié avec quelques beautés mesdames Helvétius ou Brillon.

Si le site Au Féminin exagère en proclamant « l’effet Benjamin Franklin pour séduire à « tous les coups » », c’est quand même vrai qu’il est bien connu pour de telles choses que sa lettre sur comment choisir une maîtresse (lien en anglais). Mais en fait, c’était bien plus obscur que ça.

La bonne réponse était en fait « L’art de nager », une brochure de 24 pages qu’il a écrit sur ce sujet (lien en anglais). Là-dedans, on trouve des astuces pour flotter, nager sous l’eau et même faire de la nage sur place. Ce que l’on n’apprend pas des Grosses Têtes, c’est que M. Franklin a tiré pas mal de ses conseils d’un livre français d’un siècle plus tôt, « L’Art de nager, démontré par figures, avec des avis pour se baigner utilement » par Melchisédech Thévenot, physicien et inventeur du niveau à bulle.

Mais vous devriez aussi connaître Benjamin Franklin pour une autre raison. De nature optimiste, il a prêté une expression aux Français qui fera partie d’une chanson célèbre après son départ :

Le chant est connu sous le nom de son refrain : « Ah ! ça ira ». Il reprend l’expression favorite de Benjamin Franklin, résolument optimiste et répétant au plus fort de la guerre d’Indépendance en Amérique, à qui lui demande des nouvelles : « Ça ira, ça ira. »

« Ah ! ça ira, ça ira, ça ira… »

Le voyage fou qui n’aura pas lieu

Il y a 10 jours, j’ai eu une conversation avec un ami anglophone par texto. Il habite au Texas, pas en Californie, et c’est donc pourquoi il parle ici d’un vol à partir de Dallas :

Capture d'écran de textos, traduits en bas

Ça dit : « Dallas à Paris, 440 $ sur One World Alliance ». Il n’y a aucune compagnie aérienne de ce nom ; il doit parler d’American ou de British Airways dans ce cas, les deux seuls de ce groupe-là à desservir Paris. Pourquoi il parle comme ça, sans être précise, je ne le comprendrai jamais. De toute façon, un peu irrité, j’ai répondu « Alors, réserve-le. » Après tout, pourquoi me dire ça ? Je ne peux pas voler de Dallas, au moins sans payer un vol d’au moins 400 $ pour y aller de Los Angeles.

Mais j’étais curieux, alors j’ai vérifié le site Hopper, en général le meilleur pour faire des comparaisons entre compagnies aériennes en anglais. En ce moment-là, pendant la première semaine de décembre, j’aurais pu acheter un aller-retour de Los Angeles à Paris sur soit Delta soit Air France pour 550 $. Mais je ne l’ai pas fait. Je sais que j’aurai bientôt des dépenses, et ce serait une mauvaise idée. Je l’ai laissé tomber, à regret.

Ce soir, afin de vous en parler, je l’ai revisité. Quelle différence ! La seule compagnie aérienne qui livrera un billet pour environ 550 $, comme suggéré le calendrier en bas, c’est ITA. Air France, Delta ou United coûteraient tous entre 740 $ et 800 $. J’ai certainement raté mon opportunité, même si je savais que c’était le choix responsable. (Je suis impulsif, mais moins que ça paraît sur ce blog.) Au fait, n’imaginez pas que les deux dernières semaines en rouge coûtent seulement 775 $, comme indique le calendrier — ces dates coûtent environ 1400 $ sur Air France. Le chiffre bas serait sur quelque chose comme Turkish Airlines, et si vous pensez que je passerais par le Moyen-Orient, vous êtes encore plus fou que moi !

Capture d'écran du mois de décembre sur le site Hopper. Les dates entre le 1er et le 10 sont en vert ou en orange, ce qui indique des prix moins chers. Tout après ces dates est en rouge, très élevé.

Mais supposons que j’avais fait ça. Qu’est-ce que j’aurais fait pendant la première semaine de décembre en France ?

La réponse, c’est que dès que j’avais quitté CDG, je serais parti direction Gare de l’Est pour prendre un train vers Strasbourg. Après tout, le marché de Noël ouvre le 26 novembre, et reste ouvert jusqu’au 24 décembre, et s’il y a une chose dont j’ai envie, c’est de voir finalement dans la vraie vie cette photo, partagée originalement dans « Je découvre le Bas-Rhin » :

C'est une photo du quartier dit « Petite France ». La rivière Ill est au centre, et des maisons à pans de bois sont sur les bancs. Il y a de la neige sur les toits.

Je ne pardonnerai jamais la SNCF de m’avoir envoyé cette photo, même si c’est moi qui étais abonné à leurs courriels. Elle me hante chaque année en hiver, même si je ne comprends pas pourquoi vous peignez les toits en blanc pour l’occasion. Même les strasbourgeois disent de cette photo, le quartier Petite France :

Le quartier de la Petite France est incontestablement le passage obligé de votre séjour.

Les immanquables de Noël

La ville de Strasbourg semble avoir planifié ce Noël pour me torturer vraiment. Le 22 novembre, c’est-à-dire mon anniversaire, il y aura une visite guidée, « Visite enchantée Disney ». Je citerai un peu de la description :

Plongez au cœur de l’imaginaire Disney et découvrez comment Strasbourg est devenue une source d’inspiration pour les dessins et les illustrations fantastiques et magiques qui constituent cet univers fascinant ! 

Si seulement vous connaissiez le Disneyland des années 80, avant Marvel et Star Wars ! Ils parlent de mon Disney, la raison pour laquelle cette photo m’a sous son emprise. Savez-vous ce que je ferai ce maudit jour-là ? Je perdrai des heures assis sur un trottoir dans une banlieue de Los Angeles pour voir un défilé auquel la fanfare de La Fille participera. Après octobre dernier, vous ne m’entendrez plus jamais dire que je préférerais une dévitalisfation, car je sais maintenant exactement à quel point c’est faux. Mais : Strasbourg ? Los Angeles ? Dois-je vraiment penser afin d’en choisir un ?

D’autres choses que je raterai ? Connaissez-vous La Soupe Étoilée, un événement caritatif où les chefs étoilés de la région vendent des soupes au marché, avec un livre de recettes historiques de l’événement disponible uniquement sur place ? Ou le Grand Sapin sur la place Kléber, qui fait 30 m de hauteur ? (Celui de Fashion Island, un centre commercial près de chez moi, fait pareil. Mais on reste emprisonné en Californie.) Et la ville a une autre astuce :

Grimpez les 332 marches en haut de la Grande Dame et la récompense se trouve à 66 m de hauteur, avec une vue à couper le souffle idéale pour saisir tout le centre historique.

Les meilleurs points de vue

D’accord, je n’ai vraiment pas envie de plus d’escaliers en ce moment. Mais d’ici décembre, je devrais être prêt à les tenter à nouveau !

Cependant, je vous promets, il n’y aura pas de « je suis parti à la recherche de nougat » ou autre farce. Le budget ne le permettra vraiment pas, et j’ai déjà raté la meilleure opportunité de loin. Mais sachez que j’y penserai l’année prochaine !