La Fille et moi étions dans notre chambre d’hôtel à San Francisco quand WordPress m’a dit qu’elle avait publiée une recette de pain perdu. Je l’ai tout de suite montrée à La Fille, qui m’a répondu : « Comment oses-tu me montrer ça quand nous sommes si loin de notre cuisine ? » Naturellement, 4 jours plus tard, nous l’avons testée :
Il n’y a pas de Dimanche avec Marcel aujourd’hui parce que j’ai eu une soirée de tarot, et je voulais faire quelque chose de spectaculaire. Ai-je réussi ? Il y a un défaut gênant ici, mais autrement je vous laisse à décider.
D’abord, je dois vous dire que c’est la faute à Aurore, ma connaissance sur Instagram. Il y a une semaine, elle a publié une tarte aux fruits de folie. Nous ne sommes pas en concurrence — elle est plus douée que moi, point barre — mais à chaque fois où elle fait quelque chose comme ça, j’ai envie de hausser le niveau de pâtisserie chez moi. Et cette dernière fois est arrivée juste après mon expérience avec le flan aux deux goûts, inspiré par cette publication d’une pâtisserie lyonnaise. Mais j’ai ajouté une autre idée, inspirée par encore un autre flan de chez eux.
Il y a beaucoup de secrètes à dévoiler ici — alors le préparer !
J’ai fait une erreur il y a une semaine. J’avais montré une photo des nouveaux brookies de Péla à La Fille, sans lui dire d’où ils sont venus, et elle m’a tout de suite répondu « Ce ne sont pas à toi. Mais félicite Péla pour moi ». Ne me croyez pas sur parole, c’est sur Instagram. Mais ça an mis l’idée dans sa tête, alors hier elle m’a dit « Je suis stressée par les examens, sauf en français où j’ai déjà 106 %. Alors tu sais quoi faire. » Après une crise cardiaque au supermarché, voici les résultats :
Sans plus tarder, allons les préparer ! (Oh, ça rime. Ce n’était pas planifié.)
Encore une fois, voici le gâteau Wiggler tel qu’il a été servi à notre fête d’anniversaire pour La Fille dimanche dernier :
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Cette recette est largement composée de choses déjà faites ailleurs, alors je vous montrerai les photos de fabrication avec des commentaires sur quoi faire. Mais seulement la partie tout neuve est présentée comme une recette. Allons voir ce boulot lourd !
Ce post doit beaucoup à mon dîner meusien, pour lequel j’ai fait des madeleines de Commercy. Comme je vous ai dit avant, j’ai décidé de faire un parfum différent pour chaque tome de Proust. Cette fois, après plusieurs essais, tous des échecs pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec la pâte, j’ai largement réussi ce que je voulais faire.
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Vous en voulez, je le sais. Elles sont excellentes. Allons les préparer !
Dire que je ne m’attendais pas à ce post est loin de la hauteur de mon niveau de surprise. Mais après son examen AP de biologie hier, elle m’a écrit un texto, et on a eu la conversation suivante. Oui, en français ; veuillez excuser ses fautes.
Mais après ça, elle m’a dit qu’elle voulait faire quelque chose pour fêter l’événement. Si possible, faire des croissants. Je l’ai prévenue que ça prenait du temps, mais dites-donc : qui n’a plus rien à faire dans son cours de biologie ? Alors, suivant la même recette de Cook&Record vu ici pour les pains au chocolat, voici ses premiers croissants. Elle ne manque pas d’ambition !
Dans ce cas, j’ai fait exactement une étape, l’aider à étaler la pâte pour la dernière fois, afin de les découper. Le reste, c’est à elle sous ma surveillance. Allons apprendre !
Il n’y a pas de Dimanche avec Marcel cette semaine parce que le 5 mai tombe lundi, ce qui est aussi le jour de la balado. Et chaque année, je vous propose un dîner mexicain pour Cinco de Mayo, ou comme disait M. le président Obama, Cinco de Cuatro. Nos autres plats : tacos de poulet à l’achiote, la birria, le chili colorado. Cette année, je vous présente la carne asada (littéralement « viande grillée ») et les frijoles de la olla (« haricots de la casserole ») :
« Papy », commença La Fille, « quand j’aurai réussi l’examen pratique pour mon cours de biologie, tu me prépareras un autre dessert de Péla. » Vous aurez sûrement remarqué l’absence d’un point d’interrogation dans cette dernière phrase. Ce n’était pas une question. Samedi, elle a fait un 5/5 sur son examen pratique pour le test « Advanced Placement » (Placement avancé) en biologie, alors voici les blondies selon Péla.
Alors, qu’est-ce que l’on attend ? Allons les faire !
Il y a des semaines, je vous ai parlé de mes efforts de faire du praliné avec un blender, et la fumée et la terreur qui sont allées avec. Aujourd’hui, je suis ici pour vous livrer les bonnes nouvelles pour comment éviter tout stress à cet égard.
D’abord, il faut être réaliste sur les limites de vos équipements. Est-ce une bonne idée de faire du praliné avec un mixeur plongeant ? Jamais. Faites pas ça, comme aurait chanté Jacques Dutronc. Mais ne le faites pas dans un blender pas assez puissant non plus. Un blender dont les publicités parlent de smoothies ou d’être « personnel », c’est le mauvais truc. Il faut avoir une moteur puissant, d’au moins 900 W, et de préférence, 1300 ou plus. 500, et j’avais de la fumée venant du blender ! Heureusement, il n’y a pas besoin du meilleur blender au monde, le Blendtec, qui peut réduire un iPhone en poudre en secondes :
En fait, la meilleure nouvelle si vous êtes comme moi et a vraiment envie de plus d’espace sur votre comptoir, c’est qu’il n’y a pas besoin d’un blender du tout. Un bon robot multifonction fera l’affaire, et là, les moteurs ont tendance d’être plus puissantes. (La mienne fait 1300 W.) Ce que m’avait empêché de l’utiliser au passé, c’est que je croyais qu’il fallait avoir la lame tout en bas, comme dans un blender, et qu’il restait trop d’espace au-dessous. J’avais tort ! Après avoir vu cet article chez Kenwood, j’ai décidé de le tester moi-même, et j’en suis ravi !
Mais attention, même pour une machine puissante, les fruits de coque sont stressantes. Si vous faites une grande quantité comme ici, il est possible que la machine s’arrête afin de se protéger. Laissez-la reposer un moment avant de continuer ; tout ira bien.
Cette recette produit environ 450 grammes de praliné, exactement comme ce qui Surfas me vend pour 32 $ — mais je n’ai payé qu’environ 10 $ pour tout ça ! (Dont l’électricité.) On peut remplacer les noisettes 1:1 soit par amandes soit par pistaches (enfin, des macarons à la pistache !), mais en ce moment, c’était les noisettes dont j’avais besoin. Je dois l’idée générale à Il était une fois la pâtisserie, ainsi que Kenwood lié en haut.
Les ingrédients pour le praliné maison :
330 grammes de noisettes (avec peau)
220 grammes de sucre
160 ml d’eau
Les instructions pour le praliné maison :
Verser le sucre et l’eau dans une casserole. Porter au-delà d’ébullition, jusqu’à 118° C.
Y déposer les noisettes. Remuer pour les enrober toutes du sirop de sucre. Ne baissez pas le feu.
Le sucre séchera sur les noisettes, comme ça. Continuer à faire cuire et remuer.
Une fois le sucre devient un caramel et couvre tous les noisettes, éteindre le feu. Verser les noisettes sur une feuille de papier de cuisson pour refroidir. Elles vont se coller, les unes aux autres.
Briser la masse de noisettes et les déposer dans un robot multifonction équipé de la lame ou un blender.
Les mixer à haute puissance. Après des secondes, il y aura d’abord une poudre, dit pralin. C’est bon pour donner une texture croustillante aux pâtisseries, ainsi que pour décorer.
La poudre deviendra de plus en plus fine, mais même avec 1300 W, ça prend des minutes. Ce n’est pas fini jusqu’à ce que le praliné soit liquide. Si votre robot arrête avant que le praliné ne devienne liquide, attendez des minutes avant de relancer.
Le praliné se conservera jusqu’à 6 semaines dans une boîte hermétique.
« Mais Justin », vous me dites, « ce n’est pas le praliné de votre Paris-Brest d’il y a 3 ans ! Qu’est-ce qu’il y a ? » Ah, excellente mémoire ! Et certainement rien à voir avec le fait que je viens de revisiter cette recette-là pour le livre ! Alors, je vous montrerai cette autre — et pourquoi je recommande plutôt la première.
J’ai suivi la recette à nouveau, mais pour garantir que j’avais assez de matériel pour le robot, j’ai augmenté les quantités de 50 %. Alors :
Les quantités pour le praliné selon Laurène Lefèvre (environ 320 grammes) :
180 grammes de noisettes
180 grammes de sucre glace
Les instructions pour le praliné selon Laurène Lefèvre :
Torréfier les noisettes dans le four pendant 15 minutes à 160° C. Je dois avouer que j’ai fait ça après avoir fait la deuxième étape 3 fois. Je ne crois pas que ça change gravement le produit final. Vous remarquerez un changement de couleur entre ces photos.
Mettre les noisettes dans un torchon et les rouler pour retirer la peau. Je trouve que ça a ses limites, et après quatre fois, j’ai décidé que c’était assez.
Mixer les deux jusqu’à l’obtention d’une pâte, plutôt qu’une poudre. Je ne dirai pas une pâte lisse, parce que je trouve que celle-ci reste très épaisse bien après être devenue une pâte. Comme avant, j’ai dû arrêter plusieurs fois avant l’obtention du produit final.
Ce praliné est plus sucré que l’autre, parce qu’il n’y a pas de haute température qui brûle le sucre. J’aime le goût, mais il manque la fluidité d’un praliné typique, ce qui le rendra plus difficile à utiliser dans certaines applications. La poudre de pralin (4e photo) produit est trop fine aussi. Vous pouvez le voir facilement une fois dans un bol :
Je l’utiliserais pour un Paris-Brest, dans une crème mousseline pralinée, mais pas comme base d’une pâte à tartiner. En fait, je vais faire une expérience pour tester les deux. J’ai des cobayes en forme humaine pour ça, hihihi ! (Ça se prononce « deux événements de l’OCA ».)
Et ça va, vu que ça vient d’une recette de Paris-Brest ! Mais la première recette sera celle de préférence pour le blog dans l’avenir.
C’est le jour de Mardi Gras, et comme je vous ai promis, j’ai une surprise. Il y a trois ans, je vous ai montré comment faire un « king cake » (gâteau du roi) — je fais attention à dire « king cake » afin de ne pas le confondre avec les galettes et gâteaux de l’Épiphanie ; même Routard fait pareil — mais cette fois-là, je l’ai adapté aux goûts français. Cette fois-ci, j’en fais 2 pour la classe de français de La Fille, alors on sera RIGOUREUSEMENT traditionnels.