Je découvre Dionysos

On continue maintenant le Projet 30 Ans de Taratata avec le groupe qui jouait avec Louise Attaque, Dionysos. Les deux ont apparu en même temps pendant les années 90s, alors on s’attendrait à certaines similarités. Le groupe se fait remarquer pour écrire en anglais autant qu’en français — si on pensait que ça vaudrait quelque chose chez moi, on aurait tort. D’autre part, j’ai craqué pour Jeanne Added, alors on ne sait jamais. Mais je vous donnerai un divulgâcheur : je leur dénonce à la fin, pour des raisons politiques, alors si ça vous dérangerez, arrêtez ici.

Répétition de Dionysos et Louise Attaque sur le plateau de Taratata
Répétition de Dionysos et Louise Attaque sur le plateau de Taratata, Capture d’écran, ©️Banijay et France 2

Leur premier album, Happening Somgs, sort en 1996. Tous les titres sont en anglais, mais je vous préviens — des titres comme « No Sense Words Harmony », « Children of My Walk » et « Socks Tears » sont soit des fautes soit du n’importe quoi. J’ai essayé de commencer avec « Socks Tears » (Chaussettes Larmes) juste parce que le nom est si bizarre, mais ça n’existe pas sur Internet. J’ai réussi à trouver « Children of My Walk » (Les enfants de ma balade) :

Ça sonne comme si Nirvana avait un saxophone dans le groupe, avec toute la distorsion qui allait avec. Quant aux paroles, elles n’ont rien à voir avec le titre. On peut les lire avec une traduction ici. Je passe par-dessus du reste de cet album, parce que je trouve ce genre de chose prétentieux à go-go.

Leur prochain album, The Sun is Blue Like the Eggs in Winter, sort en 1998. Le titre veut dire « Le soleil est bleu comme des œufs en hiver » — ne me regardez pas comme ça, je n’ai rien bu ! Un single sort de celui-ci, « Ciel en sauce », ce qui veut dire… oups, c’est en français, vous le comprenez déjà. Ou pas. De toute façon :

La chanson commence une version sifflée d’une chanson américaine de Noël, « I’m Dreaming of a White Christmas », dont je vous ai parlé l’année dernière. Les paroles n’ont rien à voir avec ses contenus. Il suffit de citer une phrase « Tu vomissais des fleurs fanées ».

J’ai trouvé un clip de deux chansons jouées en live en 1999, Coccinelle (de leur troisième album, sorti cette année-là) et celle que je cherchais, « Frog = Electric Torch » (Grenouille = Lampe de poche — merci de ne plus me regarder comme ça, je ne suis que le messager !)

Le groupe ne manque pas d’énergie en live. Je suppose qu’il fallait être là.

Ça nous amène au troisième album, Haïku. Coccinelle était un single, mais aussi « 45 Tours » :

Enfin, quelque chose de presque normal ! Ça me rappelle les Red Hot Chili Peppers ou Stone Temple Pilots de 5 ans plus tôt, et ce n’étaient pas mes préférés, mais au moins je ne me sens plus comme j’écoute une blague pourrie. Les paroles ont même un peu de la poésie. (Je me sens horriblement mal placé à juger la poésie en dehors de l’anglais.) Mais ne vous inquiétez pas, « Asshole Car Orchestra » (Saligaud Voiture Orchestre) prouve qu’ils sont toujours…euh… Dionysos.

C’est leur quatrième album, Western sous la neige, qui donne le groupe son premier disque d’or et le plus grand tube de sa carrière, Song for Jedi. Cette chanson, enregistré dans du franglais le plus pur, a quelque chose de spécial. C’est nostalgique pour l’enfance, et de jouer dans la peau de nos héros. Je me souviens certainement de vouloir être Luke Skywalker, alors ça me parle comme rien d’autre dans leur discographie.

Honnêtement, « Don Diego 2000 » du même album est aussi pas mal. « Surfin » Frog » est une reprise plus énergétique de Grenouille = Lampe de poche, toujours en anglais afin que le public français ne comprenne pas à quel point c’est juste bizarre.

Leur cinquième album, Monsters in Love (Monstres amoureux) sort en 2005. Le premier single, « Tes lacets sont des fées », est l’un des clips les plus hallucinants que j’ai vus :

Les images ont très peu à voir avec les paroles, le clip racontant l’histoire d’une femme et une sorte d’oiseau-garou qui joue de la guitare, les deux étant avalés par un monstre de la taille d’un gratte-ciel. La musique est presque douce par rapport à leurs anciens pistes.

Mais ici tout part en vrille.

« Le retour de Bloody Betty » est une chanson assez violente, mais j’avoue que je n’ai rien compris. Puis j’ai lu les paroles. Je citerai un peu :

Happy death day to you Mister President
Crêve moi les trois d’un coup:
BenSadam, Laden, Bush
Sauve-nous petit allumette, frotte toi contre le ciel,
Eclaire nous
Où sommes-nous?
Sadam is et bush à bush

Le retour de Bloody Betty

C’est ici où j’arrête, malgré le fait qu’il reste 4 autres albums. Je considérais déjà la grande majorité de leur discographie une blague genre « Fontaine » de Marcel Duchamp, mais je ne me sens pas du tout obligé de soutenir ça. Je vous ai parlé avant du fait que les éditions et journaux américains le considèrent prestigieux et de l’art à publier des fantasmes de tuer les hommes politiques républicains, mais une acte de lèse-majesté de publier de tels fantasmes sur l’autre parti. Par ce chemin se trouve notre prochaine Guerre civile.

C’est dommage. J’aimais assez bien « Song for Jedi », mais j’ai supprimé une belle partie de ma collection de musique en 2020 parce que j’ai ma ligne rouge, et Dionysos l’a croisée autant que les autres.

Ma note : Zéro.

Le méchant français de James Bond

L’un de ces quatre, je dois vraiment écrire sur l’histoire d’acteurs français dans la série James Bond. En ce moment, je n’ai vraiment pas de temps pour rassembler toutes les ressources, ni le temps pour en écrire plus, mais j’ai lu un article hier sur AlloCiné qui m’a appris un fait divers que même moi, je ne le connaissais pas.

Photo de l'acteur Jean-Pierre Castaldi en 2017
Photo de Jean-Pierre Castaldi en 2017, Photo par ChristopheDelire, CC BY-SA 4.0

J’aurais pu vous dire que le méchant principal du film Moonraker, Hugo Drax, a été joué par l’acteur franco-britannique Michel Lonsdale, et qu’il vivait dans un château français dans le film (importé en Californie, mais laisser tomber). Mais je ne savais pas que le pilote qui attaque Bond dans la scène au début du film (qui n’a rien à voir avec l’intrigue qui suit, comme souvent dans ces films) a été joué par un autre acteur français, Jean-Pierre Castaldi. Monsieur Castaldi a récemment raconté l’histoire sur le plateau des Grosses Têtes, mais je n’écoutais pas ce jour-là :

Alors, la scène. Je n’ai que ce clip en VO, lié dans l’article d’AlloCiné :

M. Castaldi ne dit que deux phrases. D’abord, il pointe un pistolet sur M. Bond et dit « C’est ici où on te quitte, M. Bond ». Puis, après avoir tiré sur les contrôles, il ajoute, « Profite de ton vol » et saute de l’aéroplane.

Je n’aurais jamais reconnu son accent pendant les 5 ou 6 fois où j’ai regardé ce film en grandissant. Même maintenant, je dirais qu’il a un certain son européen, sans être capable d’en tirer plus. Mais c’est le genre de fait divers dont je profite !

Le con que je suis

Je dois avouer qu’hier, j’ai passé tout le temps que j’ai pour écrire en travaillant sur le livre. Il me reste beaucoup à faire, et c’est encore plus important pour moi dans un livre que sur le blog que tout est cité correctement. Peut-être qu’un jour (dans notre vie), je vous raconterai la raison pour laquelle c’est une croisade plus qu’un devoir, mais je suis très limité dans ce que je peux dire. (Disons qu’il n’y a pas de récompense pour être honnête ; bien au contraire.) Je passe beaucoup de temps en vérifiant les adresses web, les citations aux livres, et les citations de faits historiques, etc.

Cependant, il me semble que je vous dois une mise à jour sur quelque chose où j’ai récemment sonné l’alarme. J’ai eu une conversation très inconfortable chez le médecin mardi, et surtout pour des raisons diabétiques. Mais aussi pour une raison si conne, si… si parfaitement Justin, qu’il faut que je la partage.

Caïn venant de tuer son frère Abel, statue dont le visage est couvert par la main droite
Caïn venant de tuer son frère Abel, de Henri Vidal, Jardins des Tuileries à Paris, France, Photo par Alex E. Proimos, CC BY 2.0

Je mets de côté les affaires diabétiques. Il voulait augmenter mes médicaments, mais j’ai demandé un autre test d’ici 3 mois avant de faire ça. Vous allez voir moins de desserts de mon côté pendant un moment. Hélas.

Alors, la folie de Justin. Avez-vous jamais entendu la blague sur les économistes, qu’ils ont prédit 9 des 5 dernières récessions ? Ou peut-être la plainte très courante chez les médecins (mon ex l’est ; vous ne croiriez jamais ce qu’ils disent à propos des patients), que les patients arrivent toujours avec un tas de feuilles imprimées de sites en ligne, qui contiennent une poignée de diagnostics qu’ils ont fait eux-mêmes ? (Rien que la vérité, je vous dis.)

Je vous ai parlé de l’anémie en janvier, après un problème chez la Croix-Rouge. Puis j’ai mentionné que les chiffres de la semaine dernière suggéraient que c’est devenu une crise grave. C’était vrai, pour autant que j’aie su. Mais moi aussi, je suis diplômé de la fac de médecine de l’Université de Google.

Alors, je l’ai évoquée avant que le docteur ne puisse le faire. Et il m’a dit, « Ouais, les chiffres sont horribles. Mais il m’est bien évident que tu as récemment donné du sang, ai-je raison ? »

Oui, il avait raison. Je ne le mentionne jamais ici, mais en plus de donner des plaquettes une fois par an, je donne du sang entier 3-4 fois par an. Mais il ne m’est jamais arrivé dans l’esprit que ce serait un problème près d’une prise de sang, parce que les deux n’ont jamais eu lieu à moins d’un mois, l’un de l’autre.

Il s’est avéré qu’il y avait un autre test que je ne reconnaissais pas, qui montrait que les globules rouges étaient tout à fait normaux — c’était juste qu’il y en avait beaucoup moins que d’habitude. Entre ça et le manque d’autres raisons pour paniquer, il était évident pour lui que j’avais probablement donné du sang entier.

Inutile à ajouter que j’ai appris ma leçon. Il faut mettre au moins un mois entre les dons et les prises (pas l’inverse). Je sauterai mon prochain don, car ce serait trop proche de la prochaine prise. Peut-être que je donnerai du sang pour le prochain Jour de la Catastrophe, afin de me sentir utile ce jour-là. Mais en tout cas, pas avant !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Ras-le-plein

Il y a des semaines, j’ai noté une expression intéressante chez Miss Biblio Addict :

Cette semaine, j’ai dit (merde) au tri et au rangement… J’en ai ras la casquette. [emphase le mien]

C’est lundi, que lisez-vous ?

« Ras la casquette » ne me parlait pas en soi, mais ça ressemble à beaucoup d’autres expressions françaises, à partir de « ras-le-bol ». Je comprends que ces deux sont similaires à « J’en ai assez ». Mais c’est ici où je dois avouer qu’après presque cinq ans d’efforts (mon 5e anniversaire français s’approche !), je ne pouvais pas vous dire ce qui veut dire « ras ». Voyons si j’ai réussi à améliorer cela.

« Mais Justin », vous me dites, « le Trésor… » Chut, vous ! On a un terrier de lapin à suivre !

Google m’a amené à Wiktionnaire, qui m’a dit que « ras la casquette » n’est qu’un synonyme de « ras-le-bol ». Là, j’apprends que « bol » n’est que de l’argot pour « cul ». Mais il cite Le Robert comme source, et M. Le Robert me semble dire seulement que les expressions sont des synonymes, pas l’autre chose. Mais au cas où, je devrais supprimer toutes les mentions de « bol » de mes recettes. Il faudra désormais avoir une folle quantité de saladiers pour suivre les recettes Coup de Foudre.

D’autre part, Le Robert dit aussi que « bol » est synonyme de « pot », et que ce dernier veut dire aussi postérieur, venant de « popotin », qui veut dire « fesses ». Super, je ne peux plus mentionner des pots de yaourt ou de confiture non plus. Au cas où, vous savez.

Mais c’est quoi cet autre truc, synonyme de ras-le-bol, ras-le-bonbon ? En tant que nom, c’est plus de la même chose : de l’exaspération. Mais en tant qu’adjectif :

(Vulgaire) Se dit d’un vêtement féminin très court, s’arrêtant au ras des fesses.

On penserait peut-être que ce « ras » veut dire qu’il n’y a rien. Le bol est peut-être donc vide, c’est ça ? Mais cette fois, Wiktionnaire dit qu’il s’agit d’un terme pour quelque chose trouvé dans les entrejambes, et ici, on atteint la limite de ce blog tous publics. Disons que toute autre entrée joignable de ce point porte l’avertissement « vulgaire ». Disons aussi qu’il me faudra enlever les berlingots de 3 articles du Tour. Au cas où, bande d’obsédés !

Mais si je pensais que « ras » voulait dire trois fois rien, qu’il n’y avait pas beaucoup à voir, le Trésor de la Langue française dit l’opposé :

[En parlant d’un récipient] Dont le contenu arrive exactement au niveau du bord.

Ras, adjectif

Le bord est la partie la plus haute d’un bol, alors ceci dit que « ras » veut dire « beaucoup, rempli », plutôt que « vide, court ». Même l’étymologie du Trésor nous dit qu’à partir de 1190, « ras » voulait dire « entièrement plein ». Et bien sûr, c’est quoi un autre synonyme pour ça ? « Plein le cul ».

Ras veut donc dire en même temps qu’il y en a trop et il y en a pas assez. Je n’en peux plus ; j’en ai ras-le-plein.

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour demander, « C’est quoi, ce machin ? »

L’arme secrète

Vous entendez parler souvent des progrès de La Fille en français. Mais en grande partie, ça arrive simplement parce qu’elle est plus curieuse que ses copains de classe. Hier soir, pour la Journée de Mario —

Attendez, vous ne saviez pas que c’était la Journée de Mario ? C’est à cause de votre système bizarre d’écrire les dates, avec le jour en premier. Quand on l’écrit à l’américaine, c’est Mar10. Mario. Si les publicitaires japonais peuvent comprendre ça, vous aussi.

Capture d'écran d'une publicité Nintendo qui dit "Happy Mar10 Day" -- Bonne Journée de Mario.
©️Nintendo

De toute façon, La Fille m’a approché pour demander, « Ça te dit de jouer à quelque chose sur la Switch, mais en français ? » Alors, nous avons examiné notre collection de jeux pour trouver quelque chose qui serait au bon niveau.

Nous avons rapidement décidé d’éviter les jeux de Zelda. Il y a beaucoup de texte dans ces jeux-là, mais la plupart est des noms fictifs, qui ne servirait à rien. Ne me croyez pas sur parole ; voici les premières étapes de Tears of the Kingdom :

5 premières lignes du guide de solution
Capture d’écran du site Palais Zelda

En revanche, un jeu de combat tel que Super Smash Bros n’aurait pas assez de texte. Heureusement, nous avons aussi Pikmin 4 dans notre collection :

Capture d'écran de l'écran titre, qui dit « Alles sauver des naufragés avec l'aide des Pikmin, dans une grande aventure sur une planète inconnue ! »
Capture d’écran du titre

C’est un jeu qui a lieu sur une planète dite « PNF-404 », « Planet Not Found » ou Planète non trouvée, d’après l‘erreur 404 pour les navigateurs. Mais c’est en fait une version de la Terre, juste sans les êtres humains.

Il y a exactement la bonne quantité de texte sur l’écran à tout moment. Voici des exemples :

Capture d'écran où le capitaine Olinar raconte « Sans leur aide, je n'aurais jamais réussi à récupérer les pièces de mon vaisseau. »
©️Nintendo
Le capitaine Olinar dit « Il me semble qu'il devrait y avoir des Pikmin quelque part par ici. »
©️Nintendo

Vous remarquerez que même avec seulement une phrase par écran, il y a des conjugaisons bien au-delà de la première année de presque n’importe qui pas nommé « Justin de 2020 ». On voit des exemples du conditionnel passé et du conditionnel présent. Pensez-vous que les élèves de sa classe ont tenté n’importe quelle version du conditionnel ? Ben non, mais — et c’est ici la partie importante — elle a déjà maîtrisé ce jeu en anglais. Elle sait déjà ce qui disent ces écrans. Et avec moi à son côté pour la corriger, elle peut se concentrer sur comprendre exactement les choses qu’elle ne savait pas déjà.

Il y a parfois des murs géants de texte, dans ce qui s’appelle le « journal de bord ». Mais ce sont juste des sommaires du jeu au moment où le joueur se trouve, et il n’y a jamais de pression à les lire rapidement. Voici un exemple :

Capture d'écran d'une partie du journal de bord, intitulée « Drôle de comportement ».
©️Nintendo

Pensez-vous que sa classe lui a appris l’expression « drôle de (quelque chose) » ? Bien sûr que non — mais encore une fois, avec moi là pour tout expliquer, elle apprend vite.

Dernière chose — ça fait longtemps que je la surnomme « La Fille » ici, alors peut-être que vous ne le saviez pas, où l’aviez oublié, mais ce surnom était en fait son choix. Et elle l’a adopté pour le jeu. Voici la preuve :

Capture d'écran où un personnage non-joueur s'adresse à la joueuse en disant « Tu es notre toute nouvelle recrue, non ? La Fille, c'est bien ça ? »
©️Nintendo

C’est une façon d’entraînement disponible à tous les élèves, mais personne ne profite de cette opportunité sauf nous. On dirait que c’est notre arme secrète.

Saison 3, Épisode 50 — Le Bulbe de Mardi Gras

La semaine prochaine marque la fin de la 3e saison de la balado. Je vous ai déjà dit qu’elle sera de retour pour une 4e saison à cause de la popularité de la page des blagues. L’épisode aura un but caritatif à cause d’une promesse que j’ai faite il y a des mois, mais l’association que j’avais choisie à soutenir ignore mes requêtes pour un invité pour 5 Minutes Avec.

J’aime dire que seulement une personne m’a jamais rejeté pour une interview. Le reste ne répond pas du tout. C’est beaucoup moins drôle que vous ne le pensez.

L’heure vient d’avancer ce week-end aux États-Unis. Pendant deux semaines, on sera juste un peu plus proches dans le temps. J’aime ça à chaque fois où il arrive.

Le livre du blog commence à avancer plus rapidement, mais après des mois d’efforts inacceptables. Je crois que j’aurai besoin de quelques bénévoles pour lire environ 10 pages chacun et jeter un œil sur le passé simple, en échange de remerciements dans le texte et d’exemplaires gratuits une fois publié, début avril au lieu de fin mars comme prévu. Si vous vous intéressez à m’aider avec ça, veuillez me signaler dans les commentaires. Je demanderai à nouveau quand le manuscrit sera prêt.

Ce week-end, j’ai trouvé la meilleure carte de vœux à envoyer à un ami pour son anniversaire. D’habitude, je n’aime pas faire ça, car je trouve ces cartes follement chères pour quelque chose que l’on ne lit qu’une seule fois. Mais j’ai l’impression qu’il va vouloir la montrer à beaucoup de ses proches. Je la partagerai avec vous une fois qu’il l’aura lue. C’est-à-dire, oubliez-la pendant environ une quinzaine. Elle part pour la France plus tard aujourd’hui.

La Fille vous rendra visite brièvement plus tard ce mois. Les écoles américaines ont une semaine de vacances pendant le printemps, et bien que les dates varient partout, ce sont en général en mars. Sa mère partira avec elle ce week-end pour une croisière d’une semaine en Méditerranée, dont une journée à Marseille. Je ne sais pas s’il y a des lecteurs réguliers à Marseille (vu mon attitude envers Jul, probablement pas), mais vu la courte durée et le fait que sa mère voyagera avec Garganel, son mari (surnom choisi par hasard pour garder sa confidentialité), je ne propose pas que l’on essaie de leur rencontrer.

Au fait, je surnomme aussi l’acteur Benoît Magimel « Gargamel », car il a le seul nom que j’ai jamais entendu qui rime avec. Je ne le connais pas du tout pour avoir un avis, et M. Magimel n’a même pas les cheveux identiques au personnage, comme l’autre type. Alors quand je fais ça, ce n’est évidemment pas un commentaire. Évidemment.

Notre blague traite d’une question importante. Nos articles sont :

Les gros-titres sont Tulipes, Spielberg, et Télé-Réalité. Les Bonnes Nouvelles concernent le meilleur sandwich au monde ; pas surprenant que ça se trouve en France.

Sur le blog, il y a aussi Le « king cake » de la Nouvelle-Orléans, mon gâteau pour Mardi Gras, La ca-tarte-strophe, l’autopsie d’une recette ratée, La crise arrive, de mauvais résultats d’une prise de sang, et Je découvre Louise Attaque, la dernière entrée du Projet 30 Ans de Taratata.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur AppleGoogle PlayAmazonSpotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis laissés sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Assiette de madeleines faites maison par Justin Busch

Dimanche avec Mme de Crécy

On reprend « Du côté de chez Swann ». Cette fois, j’ai avancé de 55 pages, car je devais savoir comment finissait un certain dîner.

Je continue de remarquer que la traduction part de plus en plus loin du français original. Où le texte de la phrase suivant en caractères gras apparaît :

Swann partit chez Prévost, mais à chaque pas sa voiture était arrêtée par d’autres ou par des gens qui traversaient, odieux obstacles qu’il eût été heureux de renverser si le procès-verbal de l’agent ne l’eût retardé plus encore que le passage du  piéton.

en version anglaise, le traducteur décrit plutôt un policier qui manie maladroitement son cahier afin de noter une amende (le reste est fidèle aux limites des deux langues). Ce n’est rien en ce qui concerne les vrais personnages du livre, mais c’est pour me rassurer que je ne rate pas grand-chose que je dois suivre les deux textes en même temps.

Swann continue de se révéler un saligaud du premier rang en affaires du cœur :

il la retrouverait le lendemain chez les Verdurin : c’est-à-dire de prolonger pour l’instant et de renouveler un jour de plus la déception et la torture que lui apportait la vaine présence de cette femme qu’il approchait sans oser l’étreindre.

L’expression anglaise qui vient à mon esprit, c’est « leading on » ; amener quelqu’un nulle part sans cesse. Ce n’est pas une bonne chose du tout.

Mais cette nuit, Odette ne se trouve pas chez Prévost (un resto parisien, pour être clair), et Swann et son cocher Rémi cherchent tous les restos du quartier pour la retrouver. C’est ainsi que les deux se retrouvent dans la voiture de Swann, et si Proust est si elliptique qu’un naïf comme moi n’a pas compris le dénouement de l’affaire, même moi, je comprends la suite :

Mais il était si timide avec elle, qu’ayant fini par la posséder ce soir-là

Cependant, ce n’est pas juste une autre affaire pour Swann, jusqu’à maintenant un goujat sans pareil. Son comportement change :

On ne recevait plus jamais de lettre de lui où il demandât à connaître une femme. Il ne faisait plus attention à aucune, s’abstenait d’aller dans les endroits où on en rencontre.

Proust en tire une leçon extravagante :

Les êtres nous sont d’habitude si indifférents, que quand nous avons mis dans l’un d’eux de telles possibilités de souffrance et de joie, pour nous il nous semble appartenir à un autre univers, il s’entoure de poésie, il fait de notre vie comme une étendue émouvante où il sera plus ou moins rapproché de nous.

Mais ne vous inquiétez pas, Swann reste lui-même :

il se rendait compte que les qualités d’Odette ne justifiaient pas qu’il attachât tant de prix aux moments passés auprès d’elle.

Quelle pensée romantique ! Je suis très peu expérimenté à cet égard, mais il me semble impossible de garder une telle pensée dans la tête et rester fidèle en même temps.

Après des mois de ça (il me semble ; le temps est plutôt fluide chez Proust), elle se sent assez à l’aise autour de Swann pour lui dire ce qu’elle pense vraiment de sa maison. Ce n’est pas important en soi ; c’est plutôt que pour la première fois, Proust laisse tomber un nom qui explique ce que Mme de Crécy est vraiment :

« Tu ne voudrais pas qu’elle vécût comme toi au milieu de meubles cassés et de tapis usés », lui dit-elle, le respect humain de la bourgeoise l’emportant encore chez elle sur le dilettantisme de la cocotte.

Pour ceux qui sont encore plus naïfs que moi, la cocotte de laquelle Proust parle n’est pas un produit de chez Le Creuset.

Or, on commence à voir qu’il y a quelque chose de pire que de fréquenter une cocotte. (Tout à coup, je me demande ce que vous pensez tous de toutes les photos comme celles-ci sur ce blog, où je mets un saucisson dans une cocotte ; un vrai cochon, ce Justin.) Swann commence à penser que les Verdurin sont de chics types, car c’est chez eux où il a rencontré Odette. Le con ; ils sont les pires !

Comme tout ce qui environnait Odette et n’était en quelque sorte que le mode selon lequel il pouvait la voir, causer avec elle, il aimait la société des Verdurin…« Décidément, sauf quelques rares exceptions, je n’irai plus jamais que dans ce milieu. C’est là que j’aurai de plus en plus mes habitudes et ma vie. »

Naturellement, c’est immédiatement après cette pensée que Proust commence à parler d’un certain Comte de Forcheville qui « précipita la disgrâce de Swann » pendant son premier dîner chez les Verdurin. Je n’ai pas envie de citer la quinzaine de pages qui suivent, parce que les jeux de mots sont franchement au-delà de mes compétences en français ; pourtant, je les ai trouvés également énigmatiques en anglais. L’important, c’est que ce Forcheville trouve qu’il aimerait avoir l’attention de Mme de Crécy, et en service à ce but, il provoque Swann à commettre le péché mortel chez les Verdurin — dire du bien de personnes qu’ils ne trouvent pas dignes de leurs dîners.

Franchement, après tout ce que l’on a entendu du caractère de Swann, c’est difficile de compatir trop avec lui. Mais c’est le génie de Proust : encore et encore, il nous fait penser du mal de quelqu’un, puis nous fait regretter son sort parce que ce qui lui arrive est quand même injuste par rapport à ce qu’il mérite.

Je découvre Louise Attaque

On continue maintenant le Projet 30 Ans de Taratata avec les deux groupes qui ont joué sur scène après le quatuor d’Eddy Mitchell. Cette fois, c’est Louise Attaque ; la prochaine fois sera Dionysos. Les deux ont été rejoint par Sharleen Spiteri du groupe écossais Texas (le Texas étant fortement lié à l’Écosse, évidemment), mais je vous rappelle que les étrangers ne font pas partie de projet écrit par…euh…laisser tomber. Cette fois, notre sujet est Louise Attaque, représenté sur scène par leur chanteur, M. Gaëtan Roussel. Il a toute une carrière soliste, mais j’écris seulement sur le groupe.

Louise Attaque, Photo par Kevin Decherf, CC BY-SA 2.0

Je dois avouer tout d’abord — M. Roussel est l’exception à ce que je dis parfois, que vous avez presque tous des voix d’anges. Je l’ai entendu pour la première fois quand j’ai regardé Taratata pour la première fois en 2020, et j’ai écrit à l’époque, « Gaëtan Roussel, Kimberose, et Lous and the Yakuza, je ne les aimais pas. » Une autre fois, j’ai écrit « On avance avec Hannibal Lecter…Je sais, c’est en fait M. Gaëtan Roussel. Mais vous le voyez maintenant aussi. » Le plus récemment, j’ai dit « Il est le cas, tellement, absolument le cas que je peux écouter n’importe quel Français pas nommé Gaëtan Roussel pendant toute la journée. (Il gratte les oreilles. J’ai essayé, j’ai vraiment essayé.) » Je ne l’ai pas mentionné à l’époque, mais cette dernière fois, je venais d’écouter une interview avec lui par Éric Jean-Jean sur RTL. J’ai vraiment essayé.

Mais c’est aussi le cas que des 4 chansons jouées par ce trio, c’est M. Roussel chantant « Song for a Jedi » (de Dionysos) que j’écoute la plus jusqu’à maintenant. Alors, je crois que je peux le traiter justement.

Louise Attaque a été fondé en 1994 à Paris, par M. Roussel, Arnaud Samuel, Robin Feix et Alexandre Margraff, après l’échec d’un autre groupe de Messrs Roussel et Feix.

On commence avec son premier album, intitulé aussi Louise Attaque, sorti en 1997. C’est l’un des plus grands réussites de l’histoire française, ayant vendu 2,8 millions d’exemplaires dans un pay où 100,000 en suffisait pour un disque d’or à l’époque. (C’est maintenant seulement 50 000.) Et de cet album, le plus grand tube est certainement Je t’emmène au vent :

Vu que M. Roussel a 23 ans de moins ici que ma première expérience de lui, je dirais que sa voix a bien changé depuis ce temps-là. Il me rappelle horriblement Gordon Gano du groupe américain Violent Femmes, et quelle coïncidence, devinez qui était co-producteur de l’album. Ouaip. M. Gano. J’aime bien le violoniste, M. Samuel, sur ce piste, mais je trouve le tout plutôt fatigant.

Il y a a deux autres gros tubes de l’album. « Léa », l’histoire d’une femme qui n’est pas terroriste — c’était très important, vu le nombre de fois où c’était répété dans les paroles — est plus agréable à mes oreilles que « Je t’emmène » :

« Ton invitation », bloqué aux États-Unis à cause des droits d’auteur (je l’ai écoutée avec mon logiciel VPN) est aussi plus agréable à écouter. Mais le clip est déroutant à souhaits, avec des scènes de violence domestique qui se transforment en « lucha libre », le catch mexicain.

Le prochain album du groupe, « Comme on a dit », gagne la Victoire d’album rock de l’année. J’aime assez bien la chanson du titre — encore une fois, c’est le violoniste qui a mon attention, et M. Roussel est moins en vue dans le mixage :

« Pour un oui pour un non » est encore une fois une chanson où j’aime très bien le travail de M. Samuel, et la musique en général reste agréable :

J’aime sincèrement le premier morceau de l’album, « Qu’est-ce qui nous tente ? » : positif, pas geignard du tout, même M. Roussel ne me dérange pas ici :

« À plus tard crocodile », leur troisième album, me semble une référence au tube de Bill Haley des années 50, surtout vu qu’il y a une chanson dite aussi « See you later alligator » sur l’album. Mais elle ne partage que le titre, et je la trouve simplement bizarre. « Depuis toujours », en revanche, classée 41e en France en tant que single, je trouve aussi agréable que « Qu’est-ce qui nous tente ? ».

Le groupe se sépare après cet album, et ne réunira que jusqu’en 2015 pour enregistrer leur quatrième album, Anomalie, qui gagnera aussi une Victoire de meilleur album l’année suivante. La chanson du titre sent l’angoisse adolescente bien que les membres du groupe ont tous leurs 40 ans à l’époque. C’est quand même pas mal :

On dirait pareil du morceau « Du grand banditisme », mais je ne pouvais même pas finir « Avec le temps ». Le changement de la voix de M. Roussel est en pleine vue ici, et je ne peux pas.

Ça nous amène au cinquième et plus récent album, Planète Terre, sorti en 2022. Le premier morceau de l’album, « Sortir de l’ordinaire », a encore du bon travail du violoniste. M. Roussel parle plutôt que chante, un peu comme Grand Corps Malade. « La Frousse » est vraiment pas mal, et il chuchote plutôt que chante :

La dernière chanson que j’ai écoutée de l’album, « Grazie », est pareil, sauf avec quelques paroles en italien.

Que dire de Louise Attaque ? Je soupçonne que M. Roussel partage mon avis que quelque chose d’horrible est arrivé à sa voix. Les techniques de production des 3 derniers albums ont tendance de cacher ce que je n’aime pas. Le violoniste est un point fort. Mais j’ai assez écouté de M. Roussel en live (au moins en direct, pas en personne) que je sais que je trouve sa voix insupportable. En même temps, on ne parle pas de la version musicale du troisième volet des Visiteurs. C’est plutôt les escargots de la musique française — je ne peux pas partager votre avis, mais ça ne baisse pas du tout mon affection. Pourtant, vu que le deuxième rang de notre échelle est « J’irais au concert si vous avez une place de trop », et ce n’est pas vrai…

Mon avis : Je change de chaîne, mais avec tristesse.

Ici et là

Après les nouvelles d’hier matin (le mien ; je sais qu’il faisait déjà nuit en France), j’ai eu du mal pour me concentrer sur écrire le soir. Heureusement, c’est pour ça que j’ai une catégorie juste pour me débarrasser de tout ce qui flotte dans ma tête.

Commençons avec une bonne nouvelle avant de me lancer dans des plaintes. Je n’arrête jamais de me vanter de La Fille, mais même moi, je n’étais pas du tout prêt pour la note de remerciement que j’ai reçu de sa prof pour les gâteaux de Mardi Gras. C’était en anglais, car copiée à sa mère, alors je traduis la partie intéressante :

Je veux prendre un moment pour vous féliciter les deux pour la merveilleuse fille que vous avez grandie. (La Fille) est un pur bonheur en classe ! Son enthousiasme et sa connaissance de la langue française m’apportent de la joie tous les jours et je me sens très chanceuse de l’avoir comme élève.

Je ne peux même pas revendiquer du crédit pour ses connaissances. Ça fait environ trois ans où je vous raconte des histoires de tous les petits jurons et insultes que je lui apprends, et vous savez qu’elle n’en utilise aucun en classe !

Puis-je me plaindre de quelque chose chez Instagram ? Tant pis, je vais le faire quand même. À presque chaque fois où un compte qui ne me suit pas aime quelque chose que je poste là-bas, il s’avère que le profil est comme ces deux :

Pas de publications, pas d’abonnés, et des biographies qui disent exactement la même chose en anglais : « J’espère être mannequin. Tu veux voir mes photos et vidéos ? Ma page est liée en bas. » Et bien sûr, les liens sont toujours vers soit OnlyFans soit un site où le domaine est dans un pays pas connu pour ses lois. C’est énervant. Instagram a enfin résolu les escrocs Shein, mais ce n’est pas mieux. Ils envoient aussi des invitations à parler, avec des lignes ridicules :

Capture d'écran d'une invitation par MP qui commence « Salut toi séducteur »

« Salut toi séducteur » ? Je ne sais même pas si ce soit à rire ou à pleurer. Mais j’aimerais que ça arrête.

Autre chose pour m’en plaindre chez Insta. Je n’imagine pas que mes photos sont au niveau d’une Péla ou une Aurore. Je ne dépense rien pour mettre la scène, et j’assume les conséquences. Mais je remarque de nos jours que si je publie des photos et non pas des « reels », Instagram cache les publications de tout le monde sauf les abonnés. Je suis juste assez arrogant pour croire que la Boston cream pie était du bon travail, mais Instagram l’a montrée à exactement 6 personnes qui ne me suivaient pas déjà :

Graphique qui montre 90 vues dont 6 % sont de gens pas abonnés

Je n’ai aucune envie de tourner des clips dans ma cuisine, qui est loin d’être professionnelle. Mais ça semble être la monnaie du royaume.

Au moins j’ai dit à son IA ce que j’en pense :

L'IA de Meta a lancé une conversation avec moi ; j'ai répondu « Allez-vous-en ». Elle a quitté après.

Avec ça, c’est assez de plaintes pour l’instant.

La crise arrive

Dimanche, je vous ai dit :

Mercredi, j’aurai ma prochaine prise de sang pour la diabète. Je crois — crois — que ça ira mieux que la dernière. On a parlé l’année dernière du nouveau moniteur. Si ça me parle vraiment, je devrais avoir une HbA1c d’environ 6,1 selon les formules. Ce serait une amélioration de 10 % par rapport à la dernière fois. Si ça arrive, sachez que j’aurai payé cher pour un si bon résultat, pas avec de l’argent, mais en mangeant trois fois rien (pourtant, je ne maigris pas du tout). Si ça n’arrive pas, je serai au bout du rouleau. Dès que j’ai les résultats, je posterai quelque chose hors l’horaire habituel, car franchement, je suis stressé.

Je plaisante souvent, je taquine sur tout genre de chose, mais je n’ai jamais eu autant tort dans ma vie que ce paragraphe. Les résultats sont un cauchemar, une catastrophe absolue.

J’avais changé de moniteur de glycémie pour quelque chose qui était censé être le plus juste disponible, +/-10 % au lieu des 15 % de mon ancien. Et ça me disait que le taux moyen de glycémie avait baissé de 155 mg/dL jusqu’à 141. Il y a deux formules pour estimer la HbA1c pour ça. Selon la plus vieille, j’aurais dû avoir une HbA1c de 6,1 ; selon la nouvelle, 6,5. J’utilise la vieille car la nouvelle s’attend à beaucoup plus de mesures que je fais. Historiquement, c’est plus proche de mes résultats réels. Mais même dans le pire cas, je ne m’attendais pas du tout à un résultat de 7,0. C’est possible seulement si TOUTES les mesures étaient trop basses. J’ai dû mal à croire que ce soit possible,

Pour aller avec ça, il y a des résultats jamais vus avant qui suggèrent que l’anémie est devenu un gros problème. BEAUCOUP pire qu’en janvier.

Rien ne va en ce moment.