Un détour musical

On fera un petit détour aujourd’hui. J’ai un rendez-vous chez l’anesthésiste demain — espèce de colonne vertébrale maudite ! — et je doute que je sois capable d’écrire. On verra. J’aimerais penser à quelque chose d’agréable, alors une petite histoire que j’adore. C’est du même esprit que ce blog.

Vous savez que j’aime chanter. Pendant dix ans, je faisais partie d’une chorale. En 2006, j’ai reçu un CD du directeur, avec l’enregistrement de l’une de mes parties. Mais il l’a enregistrée sur son ordinateur, alors le disque contenait du n’importe quoi pour ses données d’identité. Mon ordinateur a essayé de l’identifier quand même, et il m’a dit que le disque contenait une chanson par un groupe de rock polonaise, Elektryczne Gitary (Guitares électriques). Voilà le clip :

« Nie jestem soba » est polonais pour « je ne suis pas moi-même », mais à l’époque je ne le savais pas. Je savais juste que ce clip est l’une des choses les plus drôles que j’ai vues. J’ai donc dû trouver le disque. Et c’est là que notre histoire devient folle.

Il s’est avéré que la chanson est venue de la bande-sonore d’un film, appelée « Kiler-ow 2-och ». C’est-à-dire « Les deux tueurs », et c’est la suite d’une autre film, « Kiler » (Tueur). C’est un jeu de mots polonais — « killer » en anglais est « tueur », et « kiler » en polonais est la même chose — mais c’est aussi un nom de famille polonais ! L’intrigue des films, c’est qu’un certain Jurek Kiler, un conducteur de taxis, est pris pour un tueur par des gangsters. Il décide de pretender qu’il l’est vraiment, d’où vient la comédie.

D’abord, j’ai dû trouver le disque. En 2007, c’était pas facile — il n’y avait pas trop d’importations chez Amazon, et bonne chance si vous vouliez chercher des disques polonais à Los Angeles ! Mais après quelques mois de recherches, je l’ai trouvé au site d’une boutique dans le Wisconsin.

Je dois vous dire — bien que le disque vienne de 1999, c’est d’un style plutôt 1960s, sauf avec un accordéon ainsi qu’un saxophone, de la batterie, et des guitares. Et je l’adore. Le chanteur n’est pas trop doué — ou peut-être que la langue polonaise manque de quelque chose pour chanter — mais la musique, c’est parfait.

Mais après avoir tout écouté, je voulais — vous le saviez déjà — regarder le film. Et ça prendrait des efforts. J’ai passé deux ans en cherchant (pas tout le temps !), et j’ai enfin décidé que je le chercherais en polonais. Et hop ! Je l’ai trouvé dans le site d’un magasin en Pologne — une boîte avec tous les deux films, en fait. Et oui, je l’ai commandé en polonais. Je ne pouvais pas lire le site — mais en tant qu’informaticien, j’ai su lire le code source de la page et deviner où j’ai dû taper mon nom, ma carte de crédit, etc. Ne prenez pas ma parole. Voici mon ticket par courriel :

Mais peut-être que je suis menteur. Aux yeux francophones, ce courriel est plus de n’importe quoi. Alors, voilà les disques, toujours avec moi !

Heureusement pour moi, j’avais déjà un lecteur DVD que pouvait jouer des disques PAL, et il y avait des sous-titres en anglais. Je n’ai aucune idée si on peut les trouver en version française, mais ce sont deux films presque aussi hilarants que Rabbi Jacob ! En particulier, les stars, Cezary Pazura et Jerzy Stuhr, sont parmi les meilleurs comédiens que j’ai vus. Mais maintenant, vous comprenez — je n’ai jamais laissé les frontières m’empêcher !

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