Archives mensuelles : juillet 2024

Ici et là

J’ai une dizaine de brouillons en cours, mais je reste bloqué sur chacun, pour diverses raisons (pas la première fois !). Mais je ne veux absolument pas rompre la séquence de jours avec une publication — hier a fait 742 jours de suite — alors je vais vous donner des pépites qui ne valent pas leurs propres articles.

L’année dernière, j’ai fêté la Fête nationale avec la famille de mon amie rouennaise. Ce week-end, j’assisterai au pique-nique de l’OCA pour l’occasion. Et si je vous disais que j’ai commencé ma recette très tôt lundi matin, mais elle ne sera fini que jusqu’à vendredi soir ? (Ne vous en faites pas ! C’est une demi-heure de travail tous les jours, sauf pour le dernier.) Il y aura une soixantaine de personnes ; peut-être que la moitié me connaissent. Je me sens toujours obligé d’épater tout le monde.

En parlant de Rouen, j’ai été attristé par la nouvelle des dégâts au Gros Horloge.

Mes services de détective ont été demandé à nouveau :

Malgré étant gravement tenté par les détails, j’ai remarqué un lien pour me désabonner de leur liste, et j’espère que ça suffira.

Deux articles ont croisé mon écran cette semaine, qui ont un effet intéressant quand on les lit ensemble. D’abord, il y a l’histoire d’un homme Terrifortain — ouais, j’ai croisé celle-ci en recherchant mon menu pour Belfort, toujours un problème — qui s’est retrouvé élu maire d’un petit village en Espagne :

Tout commence en 2019, lorsqu’il rejoint la commune de Burgui, pour suivre sa compagne qui souhaite retourner vivre dans son village d’origine. Flavien Paget, ne parle pas un seul mot d’espagnol : « A Belfort, on fait plus allemand qu’espagnol »,s’amuse-t-il. [caractères gras en original]

C’était juste un jour après mon horoscope hebdomadaire de Furet dans Le Gorafi :

Source

Ça a marché pour Manuel Valls, n’est-ce pas ? J’aurais fait mes valises avec plaisir, mais hélas, aucun appel mardi soir.

Au fait, merci d’arrêter de vous plaindre que l’été est annulé en France cette année, comme j’entends encore et encore. Vous ne voulez pas avoir notre canicule :

Oui, j’ai pré-commandé le nouvel album d’Indochine. Les frais d’expédition me coûtent presqu’autant que le disque !

Si vous vous demandez pourquoi ne pas l’acheter sur iTunes vu que je vais tout copier dès que le disque arrive, c’est parce que TOUTE ma musique est sans perte. Ça prend de l’espace :

Pas mal de ça appartient à juste un groupe :

Je vous ai dit que La Fille est partie cette semaine pour un camp. La petite maline m’a envoyé un SMS :

Ça dit « Ceci est quelque chose dont je ne suis pas sûre si tu peux le faire ». Maline. Elle sait très bien que c’est un défi et que je ne peux pas le résister ! J’ai déjà trouvé la bonne recette pour le glaçage, et elle les aura dès qu’elle sera revenue.

Honnêtement, si c’est la pire chose qui arrive du côté de chez elle, je n’ai rien pour m’en plaindre.

Il y a une chance que plus tard ce mois, je serai à Paris pour juste un jour — encore. Mais si ça arrive, il n’y aura aucune opportunité de me retrouver avec personne, hélas. Je ne divulgue plus !

Je vous laisse avec la pensée qu’il pourrait toujours aller pire :

Source
Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Kif-kif bang bang

Il y a des mois, en me plaignant de l’inflation en flèche chez moi, j’ai reçu plusieurs commentaires avec des synonymes pour « pareil », tous pour dire que c’est la même chose en France que chez moi. Par exemple, il y avait ce commentaire de Juliette :

Chez nous c’est kif kif bourricot Justin !

Juliette

Et un autre de vanadze17 :

Mon cher Justin, nous « sommes à la même enseigne » !

vanadze17

En même temps, une amie sur Facebook qui m’avait lu là-bas a répondu que c’était « bonnet blanc et blanc bonnet ».

J’étais curieux des tout, ce qui m’a mené à un article par héros du blog Stéphane Bern, qui a expliqué les origines du premier, « kif kif bourricot », qui vient du Maghreb. « kif kif », tout seul, en arabe, veut dire « c’est pareil ». Rien à voir, apparemment, avec « kiffer », synonyme d’aimer, qui vient aussi de l’arabe. En plus, selon M. Bern, rien à voir non plus avec kif, une poudre mi-haschisch, mi-tabac.

Mais le bourricot ? M. Bern continue : « La présence du mot « bourricot » dans cette expression s’explique parce qu’en arabe on dit aussi « c’est pareil à l’âne ». » C’est donc une traduction, ce qui explique un peu le nom de l’ami de Winnie l’ourson, Bourriquet. J’ai déjà connu ce dernier car mon avocate m’a surnommé Eeyore, son nom en VO, il y a une quinzaine d’années. Et non pas à cause du fait que je peux imiter parfaitement sa voix, bien que ce soit le cas. (Une fois, j’ai réduite une employée de Disney aux larmes car elle a confirmé mon deuxième prénom en disant « E comme Eeyore », et j’ai donc répondu comme si j’étais lui.)

M. Bern n’explique pas l’origine des autres expressions, mais mentionne plusieurs similaires :

En Allemand on dit « c’est veste comme pantalon ». Pourtant rien ne ressemble moins à une veste qu’un pantalon… En italien on ne dit pas « c’est pareil » mais « si ce n’est pas de la soupe, c’est du pain trempé », ce qui met en appétit.

En roumain on dit « c’est pierre contre tête ou tête contre pierre », là effectivement on voit bien que c’est assez équivalent. Et si vous me permettez, je termine avec cette citation sportive : « Le tennis et le ping pong c’est pareil sauf que les joueurs sont sur la table » . Elle est de Coluche !

En anglais, on dit « Six d’un, une demi-douzaine de l’autre ».

Mais d’où « à la même enseigne » ? Selon L’Internaute, il faut remonter le temps jusqu’au XVIe siècle :

Au XVIe siècle, le terme  » enseigne  » désignait le nom commercial d’un lieu ou d’un artisan, notamment celui d’une auberge. Quand une personne s’arrêtait pour se restaurer ou se loger pour la nuit, il avait les mêmes conditions que son voisin, à moins d’aller dans une autre enseigne.

Être logé à la même enseigne

Cependant, ce ne serait pas Un Coup de Foudre sans une plainte. Et j’en ai une. Selon de nombreuses sources, on doit l’usage moderne à l’ancien candidat présidentiel communiste Jacques Duclos, lors de la campagne de 1969 :

Le 21 mai 1969, devan1 500 ouvriers des usines Renault de Boulogne-Billancourt, ce héros des deux guerres se présente comme le seul candidat de gauche capable de battre les « frères siamois » de la droite, Alain Poher et Georges Pompidou. Il échoue maisil tient les clés du second tour… Malgré les approches des centristes, il ne change pas d’avis et appelle à l’abstention avec cette célèbre formule : « les 2 P » Poher Pompidou sont comme blanc bonnet et bonnet blanc ».

La Dépêche

Cette histoire en soi n’est pas ma plainte. C’est que la grammaire dit autrement. Selon Wiktionnaire, on disait anciennement blanc bonnet pour une femme, mais que le terme est tombé dans la désuétude. Mais montrez-moi autre chose où on met une couleur devant un nom. On dit aux élèves :

La majorité des adjectifs sont placés après le nom, notamment les adjectifs qui indiquent la couleur, la forme, la religion et la nationalité. [caractères gras dans l’original]

TV5MONDE

Ou encore :

Les adjectifs de couleur sont toujours placés après le nom.

Lingolia

Chapeau noir ou noir chapeau — ce n’est pas seulement que ce n’est pas la même chose, mais que vous me diriez tous que l’un des deux est impossible !

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine afin de tomber.

Détective privé

Je vous ai récemment dit que l’adresse e-mail du blog est désormais une vraie adresse hébergée par le fournisseur de WordPress, non pas seulement le visage public de ma vraie adresse (connue à tous ceux qui m’ont écrit). Anciennement, beaucoup de pourriels n’ont jamais attiré mon attention, et certains messages légitimes non plus, car mon opérateur, Yahoo, a un biais contre la langue française et la traite d’indésirable. (J’imagine que c’est à cause du fait que le compte est largement en anglais, et même maintenant, la fréquence de courriels en français n’est que peut-être 2-3 % du total.)

Je n’ai toujours pas formé mon avis sur la qualité des filtres de Titan, le fournisseur derrière l’hébergement proposé par WordPress. Hier soir, Titan a laissé passer un courriel de quelqu’un qui me prend pour un détective privé. Je vais vous le partager. D’abord, l’exposé :

Où commencer ? Je sais que tout le monde utilise des portables pour lire ce site, mais même avec le lecteur on peut en tirer un indice sur où j’habite :

Ça dit expatrié ? Malheureusement, non. Watson, je soupçonne que ce type n’habite pas à Besançon ! Peut-on en apprendre plus sur l’auteur ? Hmmm

Que diable ? Watson, j’ai l’impression que cette personne n’a lu le site tout court ! D’autre part, avec ces pouvoirs de raisonnement, peut-être que je peux reconvertir en détective privé. Parlez-m’en plus, madame.

Un vol d’argent, vous dites ? En fait, j’ai un peu d’expérience avec ça. Une fois, dans une autre vie professionnelle — et je vous jure que ce n’est que la vérité — j’ai découvert une fraude d’une valeur de 500 000 $ à mon travail. Je ne peux pas en dire plus — j’ai quitté ce boulot sans accord de non-divulgation, mais disons qu’il n’y a pas de récompense pour être honnête. Plutôt l’inverse.

C’est comment il m’est arrivé que j’ai lancé mon propre « start-up », et de son tour, la faillite de cette entreprise est… le début d’une longue histoire qui se termine avec ma présence ici. Alors, le reste ?

Oh, comme j’ai des questions ! À commencer par « Non, mais sérieusement ? » On n’a pas besoin d’un détective privé pour lire ce site et découvrir que je ne le suis pas du tout. Je n’ai jamais proposé mon expérience avec la fraude fiscale en tant que compétence, car franchement, tout le monde la perçoit comme si je suis une sorte de traitre. « Ah, t’as cafardé sur tes collègues, c’est ça ? »

Honnêtement, je sais pas si ceci aurait dû trouver sa place dans le filtre. Je le trouve plutôt paresseux, mais en même temps, il n’y a pas de tentative de me voler mon argent ni mon identité. Alors, je n’arrive pas à décider. Mais je regrette de vous dire, quel que soit le cas, je ne vais pas payer les frais pour essayer les oreillers Derila :

Je n’ai pas besoin d’être Sherlock pour savoir que c’est un vrai pourriel !

(Photo de couverture : Plaque du Musée Sherlock-Holmes, Photo par Steve Daniels, CC BY-SA 2.0)

Saison 3, Épisode 17 — Allez les escrocs !

D’abord, je suis bien au courant du deuxième tour dimanche. Mais je dis souvent que j’essaie de me comporter comme un invité, et pour moi, ça veut dire d’éviter tout commentaire sur la politique.

Suite à notre article d’hier, je dois vous partager ce commentaire laissé dans le groupe privé de l’OCA dimanche matin — non, pas par moi :

Vous voyez sûrement que mes comptes rendus sont fiables, car je vous ai raconté la même histoire.

Au moins, je leur fais rire, non ?

Je remarque que le trafic ici est encore une fois en chute libre — -25 % pendant les deux dernières semaines. Pourtant, il me semble que les habituels sont tous passés par ici pendant ce temps. Si je vous ai énervé en quelque sorte, dites-moi ! D’autre part, il est fort probable que les bons destinataires pour ce message ne sont pas ici pour le lire.

J’ai fait une vidéo sur Instagram pour montrer les étapes de la tarte Tatin, avec une chanson de Lio, « La reine des pommes ». Je connaissais son nom, mais ne l’a jamais écoutée avant. J’ai choisi la chanson selon ma technique habituelle : chercher un mot lié à mon clip, puis choisir quelque chose de la liste où le mot est bien audible. Mais plus que je l’écoute, plus que j’ai l’impression qu’il y a une signification que je rate. Qu’est-ce que les pommes ont à voir avec cette histoire d’amour jaloux ?

Peu importe, il me faudra écrire « Je découvre Lio » un de ces quatre. J’ai une faiblesse pour de telles voix.

La Fille est partie cette semaine pour un camp, mais avec certaines personnes qui — comment dire ça de façon neutre ? — ne font pas partie de mon club de fans. De la nouvelle belle-famille de mon ex, en fait. Je n’ai pas objecté. Je dis ça, je dis rien.

Vu qu’elle n’est pas ici, je m’attends à vite finir mon dîner terrifortain. Si j’arrive à choisir un menu. Le Tour serait déjà fini il y a un an si je ne perdais autant de temps à choisir mes menus.

Notre blague traite du tarot. Nos articles sont :

Les gros-titres sont : Ficher Le Camp, Bureau, et Déception.

Sur le blog, il y a aussi C’est pas le 1er, version juillet 2024, ma revue mensuelle de mes blogs préférés, Le cake fondant au chocolat de Péla, notre dernière recette de notre cuisinière préférée, et Le 4 juillet à Tustin, mon récit de la fête nationale américaine dans une ville près de la la mienne.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur AppleGoogle PlayAmazonSpotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis laissés sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Le ca-tarot-strophe

Ce soir, j’ai eu une autre soirée de tarot. Que vous me croyiez ou pas, j’étais stressé pendant les deux derniers jours car je n’ai pas su que cuisiner. J’avais pensé à une forêt-noire, car c’est la bonne saison — on dirait le temps des cerises — mais après ma première fois, je voulais faire des cerises confites. Et il s’avère que l’on a besoin d’une belle semaine pour les faire maison. Oh.

Alors, vers midi, j’ai enfin décidé de refaire un dessert du Tour, la tarte Tatin. Ça fait deux ans, mais j’ai appris des choses depuis ce temps-là. Je vais « Instagrammer » le tout, mais voici des photos du processus, car je suis presqu’incapable de cuisiner sans arrêter toutes les deux minutes pour prendre des photos. On fera donc brièvement le tour de comment faire une tarte Tatin.

Ça commence avec les pommes. J’ai acheté deux sacs de 1,4 kg chacun. Je suis mécontent de mon pas super-marché car 4 pommes étaient déjà périmées. Inacceptable.

J’ai fait plutôt exactement la bonne quantité de pâte feuilletée, la moitié de ma recette habituelle. Vous allez voir que 10 % de plus aurait été le bienvenu. On est censé utiliser sa poêle pour couper un cercle encore plus large que la poêle, et je l’ai fait, mais…vous verrez.

Ça fait, on passe à faire caraméliser les pommes.

Mais après 20 minutes, le mélange beurre-sucre n’a pas vraiment devenu un caramel. Je l’ai donné 10 minutes de plus, puis j’ai mettre la poêle dans le four.

Je n’ai pas eu plus de temps, alors j’ai mis la pâte sur la tarte et l’a enfournée pour ses 15 dernières minutes de cuisson. C’était pas mal réussi, mal il restait trop de liquide. Ça allait faire des problèmes une fois livrée.

Vous allez dire, « Mais Justin, ça a l’air bon — mieux qu’avant ». Et vous avez raison. Si je l’ai servie chez moi, il n’y aurait rien pour m’en plaindre. Au fait, la photo de la tranche est les restes qui sont rentrés avec moi.

Mais une fois arrivé sur place, il s’est avéré que du caramel s’était renversé pendant le trajet. Quand j’ai ouvert le couvercle du plat couvert que j’utilise pour transporter mes pâtisseries, du caramel s’est renversé non pas seulement sur le comptoir, mais sur le tabouret de bar juste au-dessous. J’étais gêné. Heureusement, mes hôtes étaient très compréhensifs. Mais je suis toujours fâché contre moi-même.

Puis j’ai joué comme un con. Au dernier tour, j’ai « pris une petite » (si vous avez besoin des règles du tarot, les voilà). Nous étions 5 à la table, alors j’ai dû annoncer une couleur de roi pour jouer avec moi. J’ai choisi le roi de trèfles. Voici ce qui s’est passé quand le « chien » a été dévoilé. C’était en ce moment que tous les gens à la table ont découvert combien de mots je connais qui commencent par « pu- ». J’ai essayé de m’arrêter, mais tout le monde a entendu la première syllabe.

Ouais, j’ai dû jouer sans partenaire. Je n’ai eu qu’un bout, le 1, dit « le petit ». Ça perd contre tous les autres atouts, et je n’ai eu que 4 atouts dans mon jeu. J’étais bel et bien « en haut de la rivière sans pagaie », comme on dit en anglais. Exactement le mauvais moment m’est arrivé :

Oh, que les autres en aient profité quand j’ai du faire ça :

C’était de loin ma pire soirée en tant que joueur de tarot. Et ça, après un chelem au début pour moi, qui m’a valu 200 points !

J’ai demandé d’avoir ces photos afin de les montrer à La Fille quand elle rentrera d’ici une semaine. Elle va aussi en profiter.

La soirée n’était pas un échec total. En général, on s’entend très bien, et j’ai pu enfin exprimer un peu de ma déception sur le fait que personne ne voulait aller à LA avec moi pour voir Philippine Delaire — sans citer les noms de ceux que j’y ai retrouvés, bien sûr. Je ne trahirais jamais personne comme ça.

D’ici une semaine, j’aurai un autre événement qui exigera un autre dessert. Pas d’excuses, il vous faudrait déjà le connaître. Pour ça, ma confite de cerises sera prête.

Ma semaine de braquages

Juste avant de partir pour Montréal, j’ai dû faire quelque chose d’énervant. Afin d’imprimer un document de 2 pages en noir et blanc, j’ai dû acheter une cartouche d’encre bleue, sans laquelle mon imprimante refusait de fonctionner. Quand je suis arrivé au comptoir du magasin avec seulement une couleur, le caissier a tout de suite deviné exactement ce qui se passait, un fait qui n’a fait rien de bon pour mon humeur.

Alors quand j’ai reçu ce message mardi, j’étais tout sauf heureux :

Ça dit « Échec d’imprimante : Il y a un problème soit du côté de l’imprimante soit du côté du système d’encre. Éteignez l’imprimante, puis allumez-la. Si le problème dure, appelez HP. »

Je n’avais rien imprimé depuis ce document-là. Mais le truc avait déjà ses 14 ans — oui, je sais, étonnant, ça — alors j’ai décidé tout simplement de la remplacer. Même si ça voulait dire que ce dernier document m’avait coûté 40 $ pour 2 pages.

J’ai donc visité le magasin Staples — c’est-à-dire Agrafes, mais en anglais, le nom a un double sens d’essentiels — pour en choisir une nouvelle. Après au moins 3 minutes de recherches, j’ai décidé d’acheter exactement la même que mes parents, car je les avais aidés à faire le même achat il y a des mois, et pas besoin d’inventer à nouveau la roue, comme on dit en anglais.

Sauf que, comme dit M. Jours d’humeur.

Sauf que j’étais furieux contre HP, car cette histoire de cartouche bleue s’est foutue de ma gueule. Pendant les 30 dernières années, il ne m’est jamais une fois venu dans l’esprit d’acheter un produit de Canon ni de Brother ni d’Epson, car j’achetais de préférence nos produits, fabriqués en Chine qu’ils soient, mais au moins où plus de l’argent reste dans le pays.

J’ai donc décidé de vérifier s’il existait une telle chose qu’une imprimante française. J’ai demandé à des amis ; ne me croyez pas sur parole :

J’ai une impression qu’il était une fois, le Groupe Bull fabriquait des imprimantes, mais ça fait belle lurette depuis la dernière fois où j’ai vu son nom ici. Et il me semble que chez la FNAC, la liste de manufactures actuelles est identique à la nôtre. Dommage. Est-ce qu’il y a même un lecteur du blog qui doute que j’aurais payé les frais de livraison et acheté la bonne prise juste afin de montrer le doigt d’honneur à HP après cette histoire ?

Voici la nouvelle :

Je suis déjà mécontent, car ce truc m’a dit tout au début qu’il voulait mon consentement de rester connecté à Internet 7/24 et arrêter de fonctionner sans — pourtant, il fonctionnerait sans problème si j’ai dit non. Puis, qu’il voulait me facturer 1 $ toutes les 10 pages en échange de me vendre de l’encre quand qu’il veuille. C’était trop facile à dire non à toutes ces conneries — je n’ai pas acheté ce truc afin qu’il me braque sans cesse ! ([Comme il a tort. — HP])

J’ai failli me faire avoir par un autre escroc cette semaine. Une amie m’avait dit qu’elle m’a envoyé un colis cette semaine. Mercredi, j’ai reçu ce courriel, qui paraissait venir de Chronopost :

Après mon aventure des impôts en décembre, j’ai cru que c’était réel. Pourtant, quand j’ai cliqué le lien, il m’a dirigé vers… le site de DHL ? (Le vrai, pour info, pas un faux.) Le numéro de suivi n’a pas marché, ni là ni chez Chronopost. À ce point, j’ai enfin vérifié l’adresse e-mail :

J’ai honte. En anglais, j’aurais été beaucoup plus prudent et vérifié l’adresse avant de cliquer. Je ne sais pas à quoi ressemble un véritable courriel de Chronopost, et j’ai cru que celui-ci était réel. Après, je l’ai montré à quelques amis, qui m’ont tous dit que c’était faux sans avoir besoin de cliquer.

Pourrais-je avoir un jour où personne n’essaye de me faire avoir ? C’est trop à demander ?

Probablement, oui.

Le 4 juillet à Tustin

Hier était le 4 juillet, jour anciennement réputé pour manger des hot-dogs et des tartes aux pommes, boire de la bière, et assister à des spectacles de feux d’artifice. Au moins, dans la vieille Amérique.

Avant de continuer, un mème de Twitter. Le texte dit « J’ai demandé à une IA de dessiner l’image le plus américain, et je n’étais pas déçu » :

J’avais pensé à amener La Fille au spectacle de Costa Mesa, au même endroit où je vous ai montré Centennial Farm. Mais j’ai fait une petite erreur que je n’ai pas découvert jusqu’à ce que nous soyons sur place. Même si vous ne lisez pas l’anglais, peut-être que vous le trouverez :

Au cas où vous ne l’auriez pas vu, voilà :

Ouaip, c’était mercredi le 3. Tout comme en France, où on fête le 14 le 13, ils étaient à l’avance. Oups. Alors nous sommes partis à la ville à côté, Tustin, pour sa fête. Avec 80 000 habitants, Tustin fait la même taille que Cherbourg-en-Cotentin ou La Rochelle. Mais il fera froid à Anguille-sous-Roche avant qu’il n’y ait même un endroit de Tustin classé dans le Guide Vert.

Voici l’entree du lycée, Tustin High School, qui abrite l’événement tous les ans :

Et l’horaire :

Nous sommes arrivés à 18h30 afin d’avoir des sièges. Il reste plein de places même au moment où les feux d’artifice commencent — si vous aimez rester débout. Mais d’abord, nous voulions manger. Et il y avait plein de camions-restaurants, avec toute la diversité qui est la fierté de la Californie du Sud :

Du mexicain :

Plus de mexicain :

Encore plus de mexicain :

Et du mexicain un peu plus cher, mais avec du poulet frit pour La Fille, donc notre choix :

Veuillez m’enlever d’ici, le plus vite possible. Ce régime est tout pourri pour un diabétique au-delà d’être complètement homogène. J’ai quand même commandé une « carne asada quesadilla » ; c’est-à-dire une tortilla remplie de fromage et un peu de bœuf grillé. Très peu.

Au moins La Fille a pu profiter de l’un de ses desserts préférés, dit « Hawaiian shaved ice » (glace pilée à la hawaïenne). C’est des glaçons bien écrasés où on peut ajouter tout genre de sirops parfumés aux goûts de fruits, tous artificiels à souhaits, bien sûr. On est loin de chez Monin !

Alors, le spectacle. J’ai pris quelques vidéos pour vous partager. La Fille m’a dit que ces feux d’artifice sont La Tricolore. Je vous laisse à décider pour vous-mêmes :

On a joué « Party in the USA » pendant le spectacle. La Fille et moi avons commencé à chanter la version de Weird Al, « Party in the CIA » — nous la connaissons très bien, et le clip est hilarant. Mais on ne peut pas nous entendre dans ce clip, juste la chanson originale :

On a fini avec « Stars & Stripes Forever », une marche militaire par John Philip Sousa, le compositeur de marches américaines, la marche nationale depuis 1987, bien qu’elle ait déjà ses 128 ans cette année.

Je ne peux pas vous mentir ; mes pensées étaient ailleurs.

Le cake fondant au chocolat de Péla

Revenons à mes vacances à Montréal :

La Fille : Je n’en peux PLUUUUUUS !

Justin : D’accord. Au fait, t’as vu le dernier post de Péla ?

La Fille : Tu vas m’en faire un dès que nous serons à la maison, pour dédommagement !

J’ai dû la déposer chez sa mère dès que nous sommes revenus en Californie, mais une semaine plus tard, elle est rentrée, et c’est comme ça que je suis arrivé à tester ce cake de Péla. (Au fait, la conversation en haut n’a eu rien à voir avec les québécois, juste une personne.)

Haute résolution en cliquant

C’est simple à faire et excellent. Allons le préparer !

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Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Allez-just’in

Ça fait des mois depuis la première leçon de français de La Fille, mais il est tout sauf un secret que j’ai fait des efforts pendant ces dernières années pour le rendre intéressant à ses yeux. Après tout, il y a deux volets de Dialogues avec ma fille et Plus de dialogues avec ma fille. Nous avons donc notre propre version de franglais à ce point ; quand on quitte la maison, c’est souvent comme ça (Tout s’est passé en anglais sauf les parties entre guillemets.) :

Justin : « Allez-vous-en ! »

La Fille : Non, c’est « va-t-en ». T’as oublié qu’on se tutoie ?

Bien sûr, je n’ai rien oublié. Mais j’ai récemment vu un dessin qui a remis en question mon orthographe :

Pas cool que la page sur Facebook qui l’a partagé a coupé le crédit ! Mais j’ai vu « vas t’en », et j’avais des questions — « vas » est sûrement faux, mais une apostrophe au lieu d’un trait d’union ? Je l’ai recherché, et ça m’a mené à un article du Figaro qui m’a laissé en pleine PLS. Il s’avère que je me trompe de nombreuses façons depuis des années.

J’avais appris tout au début que l’on écrit des choses comme « a-t-il » et « vas-y ». Des traits d’union pour indiquer les liaisons, le « t » si besoin et le « s » pour terminer les impératifs des verbes « -er » s’il y a un y ou un en qui suit. Pourtant, comme nous rappelle l’Office de la langue québécoise, on ne fait pas ça si ces prépositions sont liés à un verbe suivant ; par exemple :

Ton bureau est en désordre, va y mettre un peu d’ordre. (y est complément de mettre)

Il me semble qu’en quelque sorte, j’ai évité cette situation jusqu’à maintenant.

De toute façon, il s’avère que tous les « t » ne sont pas égaux. C’est seulement « vous » qui garde sa forme dans ces cas impératifs ; moi devient « m » et « toi » devient « t », d’où de telles commandes que « donnez-m’en » et oui, « va-t’en ». Mais c’est ici où je me trompe depuis le début. Je les ai tous écrites avec des traits d’union (voilà, voilà, et voilà) ; pourtant Le Figaro nous dit :

Lorsque le «t» n’est plus «une élision vocalique» mais la contraction du pronom «toi», accompagné des prépositions «en» ou «y», celui-ci sera alors suivi non plus d’un trait d’union mais d’une apostrophe. Exemple: «Va-t’en». Ainsi que nous le rappellent les sages, de la même façon qu’il ne nous viendrait pas à l’esprit d’écrire je-t-aime, on évitera d’écrire «méfie-t-en», «va-t-en» et «donne-t-en les moyens».

On écrit ainsi: «Méfie-t’en» et «va-t’en».

«Va-t-en» ou «va-t’en» ? Ne faites plus la faute !

Du moins, je ne seul pas seul. Après tout, ces articles ciblent des lecteurs adultes, non pas des enfants. Mais faire la même erreur encore et encore sans l’avoir jamais rendue compte ? Ça gêne.

Je vous ai dit la semaine dernière que l’on parlerait de l’expression préférée de La Fille, car elle aime la dire tout le temps. Cependant, je lui ai parlé de ce billet après avoir écrit tout ça, et on a eu une conversation :

Justin : Ai-je raison que « va-t’en » est ton expression préférée ?

La Fille : « N’importe quoi ! »

Justin : Choisis tes prochains mots soigneusement.

La Fille : Pourquoi ?

Justin : Parce que c’était malpoli, ça !

La Fille : Mais non ! Tu m’as demandé quelle est mon expression préférée, et je te l’ai donnée. C’est « n’importe quoi ».

Justin : Oups, euh…laisse tomber.

En anglais, les enfants de son âge disent « Whatever! », mais elle a déjà appris que « N’importe quoi » s’utilise d’exactement la même façon. Et comme vous voyez, elle l’a déjà maîtrisée.

Les années lycéennes dureront longtemps, les amis.

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour parler de plus de la même chose.

Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est pas le 1er, version juillet 2024

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

S’il y a une chose que je regrette avec cette colonne, c’est qu’il est difficile de suivre des blogs en dehors de WordPress. Une chère amie du blog (Un Déjeuner en Provence) vient de déménager chez Over-blog ; vu le changement d’adresse, j’imagine qu’elle ne voulait plus payer l’enregistrement d’un domaine. Je suis presque 100 blogs, alors je compte sur le lecteur WordPress afin de ne pas me noyer sous une inondation de courriels. J’aimerais mieux intégrer certains fidèles qui visitent de là et Canalblog ; si vous avez des recommandations, je suis preneur !

Nouveaux à moi :

Rien. C’est la faute aux autres, pour ne pas m’avoir fait découvrir de nouveaux blogs.

Les habituels :

Actif ailleurs :

Mathilde’s little things explique les joies de se garer à New York (toutes nos grandes villes, vraiment) ainsi que la « République de la Conche », une micro-nation en Floride.

À encourager :

Rien de nouveau chez Les papiers de Mrs. Turner, Planète Opalie, Je suis sur la route, Bonheur des yeux et du palais, L’Atelier du Phoenix, La bibliothécaire, Bessie’s Bazaar, Planète Vegas, Grain de Sable, Bonheurs culinaires, Les souris de Paris, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !