Re-adieu, hibou vert

Je suis malgré moi-même un gros menteur au sujet de Duolingo. En 2022, je vous ai dit « C’est fini ». En 2023, j’ai dit « Adieu, hibou vert ». Et oui, j’étais de retour en 2025 d’abord pour aider une utilisatrice aveugle, mais quand une chère amie m’a demandé d’y rester pour l’aider avec un « friend streak » (une séquence de jours de suite en partenaire avec un ami), je ne pouvais pas lui dire non. ([Voulais et pouvais sont parfois des synonymes. — M. Descarottes]) J’aurais dû apprendre la leçon de Sean Connery devant un assez grand tas d’argent pour reprendre le rôle de James Bond : « Jamais plus jamais ». Ou comme on a dit dans Le Secret de Brokebacl Mountain, « J’aimerais savoir comment te quitter. » (Hyper-romantique, ça ; je vous jure que je ne l’ai pas écrit !)

Mais j’ai trouvé une « bonne » raison pour retourner. À l’époque quand j’ai fini le cours la première fois, il n’y avait pas de « Duolingo score », un chiffre entre 1 et 130 censé montrer le niveau de l’utilisateur. Avec mes vieilles données, Duolingo a décidé que le mien n’était que 108. Je n’accepte pas ça. Je reste un membre de mon groupe d’utilisateurs, je sais donc ce qui veut dire un 130, et croyez-moi, si une personne qui pose des questions telles que « là ne peut pas signifier ‘ici’, non ? » a un 130, l’échelle ne vaut rien — mais je ne suis pas derrière ce type. Alors, voilà, je ne le suis plus :

C’est mignon, ce champignon atomique, hein ? Je suis sǔr que les utilisateurs japonais l’apprécient vraiment. Mais la légende m’a fait rire : « Je peux communiquer au travail ! » Pas si vous ne savez pas comment utiliser ‘là’, les amis. Et pour aller avec, ce graphique pour partager, qui dit : « J’ai terminé le cours de français sur Duolingo. »

Comme à chaque autre fois, revisitons ce que l’on appelle en français le « best-of » de ce retour.

On dit que la flatterie ne mène à rien. Chez moi, c’est absolument le contraire ! On dirait que Duolingo a bien compris le tout premier post de ce blog :

Pourtant, l’appli n’a pas bien compris que parler aux animaux est exactement ce que l’on fait ici :

À quoi bon parler français à mon chat ?

([Cobaye. Pas chat. Et je ne suis pas le tien. C’est l’envers. — M. Descarottes])

On sait apparemment que j’ai presque suivi un chemin italien :

Allez, finies les siestes et fini le repos, je me mets à l'italien !

Finies les histoires stupides sur Eddy, le personnage que je déteste le plus, qui rate tous ses rendez-vous et est complètement nul en cuisine. On dirait qu’il est exactement ce que les Américaines pensent des pères célibataires :

Vraiment, cette appli aime taquiner les célibataires de façon cruelle ; au moins, pas gentille — qui veut ceci ?

C'est l'association de ceux qui aiment être seuls.

Ce qui me manquera le moins, c’est les erreurs. Dans cet exemple, Duolingo dit que j’ai tort car j’ai choisi « him » (pronom pour un homme ; d’habitude, « lui ») au lieu de « her » (pronom pour une femme ; « elle » comme sujet, mais « lui » en français comme COI). Dans ce cas, les deux sont également possibles car le français ne donne aucune idée du genre :

Exercice de traduire : « Il put lui parler sur le parvis. » J'ai reçu une mauvaise note pour traduire « lui » comme homme plutôt que femme.

Mais l’appli a bien compris ce qui compte :

Ça en vaudra la peine quand je mangerai des croissants.

Peut-être que certains d’entre vous se souviendront que c’est comment j’ai redécouvert Moulin — après quelques leçons, je voulais manger un vrai croissant pour la première fois en une décennie !

Et pour conclure avec le hibou vert ([Pour l’instant. — M. Descarottes]), ce que je désire toujours le plus, même si c’est dans la bouche d’Eddy :

Je vais en France pour approfondir ce que j'ai appris.

4 réflexions au sujet de « Re-adieu, hibou vert »

  1. Avatar de Bernard BelBernard Bel

    Le jugement abusif sur him/her me paraît être une indication que ces phrases ont été produites par un traducteur automatique, de l’anglais vers le français, donc sans tenir compte, ici, de l’incertitude du français… On ne peut pas traduire « lui » sans connaître le contexte, à moins d’utiliser le « them » de l’écriture inclusive qui suggère un nombre indéfini de personnes.

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