Après notre journée avec le Gundam et Kirby, c’était enfin le temps pour découvrir le Shinkansen, les trains à grand vitesse japonais, qui nous a apporté à Kyoto. Il faut partager ce que j’ai écrit sur Facebook du train :

C’est vrai. J’apprécie tellement la SNCF par rapport aux trains d’Amtrak (le « service » américain), mais le Shinkansen est vraiment le nec plus ultra des trains. Même en 1966, James Bond a compris que les trains étaient à tout autre niveau au Japon (lien en anglais).
La chanson du jour, c’est « Onsen Yunohana » par ryo pour le jeu Bravely Second. Un onsen est un bain thermal, et Yunohana, un pays fictif dans le jeu, est basé sur un vrai onsen près de Kyoto (lien en français !). Cette chanson sera pour vous ce qui « Paris in Crimson » est pour moi.
Dans le train, j’ai commandé — on lance une commande par WiFi sur son sumaho (portable), puis une hôtesse l’apporte à votre place — une boîte de deux pâtisseries d’une marque nommée « Qu’il fait beau ». Quoi, vous allez vous plaindre d’une faute ? Regardez l’emballage :

C’est un peu difficile à lire, mais les deux emballages disent « Livre Gâteaux » à gauche, « Pâtisserie Qu’il fait beau » en haut à droite et « Le samedi après midi, sous un beau soleil, je suis impatiente de prendre un café avec… » en bas à droite. J’ai énormément profité de celle en haut, une sorte de barre de tarte aux noix de pécans ; celle en bas était un peu comme un financier. J’ai partagé la moitié de ces deux trucs avec ma famille ; ce sera important.
Après 2 heures et demi, nous sommes arrivés à la Gare de Kyoto. Notre hôtel, le DoubleTree (une chaîne américaine), était à 500 mètres de la gare. Nous avons donc apporté nos valises à l’hôtel nous-mêmes. Puis, on est revenus dans la gare. Il y a un grand centre commercial souterrain là-bas — pour distraire mon père du fait qu’il venait de marcher 1 km, j’ai proposé d’arrêter à cette boulangerie :

Oui, le panneau au-dessus de la porte dit « Boulangerie Pâtisserie Grandir » (lien en japonais et anglais en même temps). Voici un exemple de la vitrine — on est loin de la France malgré le nom :

J’ai commandé une « Kyoto brûlée ». Je ne suis pas sûr de la pâte — c’était quelque chose de japonais, pas une pâte traditionnelle française — mais je ferai mon tout pour la reproduire sur ce blog. C’était ex-cell-ent. Le haut est caramélisé grosso modo de même façon que les petits kouign-amanns faits dans un moule à muffins.


« Mais Justin », me dites-vous, « la diabète ? » Chut, vous. Ce truc était petit, et j’ai partagé beaucoup de ma commande dans le train avec d’autres personnes !
Après cette pause, on a pris le métro pour aller au temple bouddhiste le plus important de Kyoto, Higashi Hongan-ji (lien en anglais). Il date du XIIe siècle, mais comme les cathédrales européennes, il a été construit à travers plusieurs siècles, et certaines parties devaient être reconstruites après des incendies.
Il y a un fossé autour du temple, plein de koi :

À l’extérieur, on y trouve aussi des enseignements sur des panneaux bilingues, en japonais et en anglais. Celui-ci dit : « On souffre parce que l’on n’est pas clairement au courant de notre véritable aspiration. »


J’ai presque effondré en larmes en le lisant, parce que j’étais déjà au courant du retour de certains sentiments que j’avais cru laisser derrière moi. Peut-être que vous les avez déjà remarqués dans cette série de récits.
On entre par un portail dit Amida-do mon, le portail de la salle Amida, consacré au bouddha du même nom. Ce portail ne date qu’à 1911 :

Voici la salle Amida de l’extérieur :

Et de l’intérieur :

Il y a une autre salle, encore plus grande, dite Goei-do, la salle du fondateur, consacré à Shinran, le fondateur du bouddhisme Jodo Shinshu. Voici l’extérieur :

C’est plus grand qu’Amida, plus évident de l’intérieur :

Comme les cathédrales, les salles bouddhistes sont divisées en deux — ce que vous voyez ici est le gejin, comme le nef dans une cathédrale, où s’assoient les fidèles. En arrière-plan, on voit l’écran qui sépare le gejin du majin, comme lechœur, où seulement les prêtres passent. Puisqu’il n’y a pas eu d’événement pendant notre visite, je pouvais apercevoir le majin :

Dans la cour, il y a une fontaine rituelle, une chozu yakata, pour laver les mains, en forme de ryu — désolé, dragon :


Puisque l’on est au Japon, il y a une machine à capsules même dans cet espace :

On a quitté le temple par le portail devant Goei-do. Dans la rue, il y a une fontaine :

Mais le portail, dit Goei-do mon, est encore plus impressionnant que celui de notre entrée :

J’ai atteint ma limite pour la longueur de ce post, mais on n’est pas finis avec cette journée. Il nous reste le site de pèlerinage le plus important de tout le Japon pour La Fille. Ça, c’est notre histoire de demain.

En France, la SNCF est surtout connue pour ses retards et ses grèves. Deux désagréments inconnus au Japon…
Il se trouve que je suis justement dans une gare dans les Pyrénées. Mon train est annoncé avec 15 minutes de retard… pour l’instant. 🙃
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Pendant une décennie chez Amtrak, j’ai régulièrement connu des retards de 2-3 heures. Alors j’entends ces histoires de la SNCF, et je secoue la tête en pensant « Mais quelle amélioration ! »
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Tout est relatif, comme disait Amtrak, heu… Einstein.
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Vous n’avez pas bien compris : comme le disait le vieux Albert, le temps est relatif et dépend de votre référentiel. Elle ne nous l’a pas encore dit, mais je suis sûr que la SNCF travaille dans un référentiel temporel alternatif, dont le fonctionnement attend d’être découvert et décrit précisément.
En attendant… en tant qu’usagers, on attend.
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