Mise à jour, 26/10/25 : On a retrouvé Alarmo, alors la moitié de ce billet ne s’applique plus. Mais le reste, oui.
Le « denouement » (un mot anglais qui veut dire « dénouement » en français, mais n’a pas d’accent) du déménagement sera long et contient déjà de mauvaises surprises. Ça comprend une telle qui aura des conséquences pour ce blog.
Je ne me souviens pas de si je l’ai mentionné, mais j’enregistre la balado le dimanche sur mon estomac, allongé sur le sol. La raison pour ça est technique, car je vous rassure, parler longtemps pendant que quelque chose de dur appuie sur vos poumons et votre ventre est inconfortable à souhait. Mais si vous écoutez n’importe quel épisode enregistré depuis début 2023, vous remarquerez qu’ils ont tous quelque chose en commun : l’absence totale d’échos. Avec un sol recouvert de moquette, rien ne marche mieux pour absorber le son. Ça ne coûte rien alors que faire pareil sur mon bureau me coûterait 500 ou 600 $.
Pourquoi est-ce que je mentionne tout ça en ce moment ? Devinez où se trouvait mon microphone miraculeux, celui qui ne m’a coûté que 5 $, le meilleur achat de ma vie ? Ouaip. Sur le sol. Hier matin, je me suis rendu compte que je n’ai pas eu de souvenir de l’avoir emballé. Ou de le porter à la main. J’ai fait un appel au bureau de mon ancien immeuble pour demander s’ils l’avaient trouvé. « Ô non, en fait l’équipe n’a rien trouvé chez vous, monsieur ». (À noter : selon moi, le « you » anglais se traduit uniquement par « tu ». Qu’est-ce que je veux dire ici ?)

En fait, si l’équipe n’a « rien » trouvé, on est un gros menteur, que ce soit les ouvriers soit la dame dans le bureau. J’étais pressé de quitter l’appartement à la fin, et je savais que j’avais laissé la ventouse des toilettes, des bouteilles de lessive, de nombreux cintres et — puisque je ne pouvais plus plier les genoux — des bouteilles de sauce barbecue dans le placard de la cuisine. Je suis 100 % certain que le microphone faisait partie de ces choses laissées derrière moi. Que l’on considère que la majorité de ces objets sont sans valeur, je peux l’accepter. Que l’on me dise qu’il n’y avait rien, pas du tout.
Je ne sais pas ce que je ferai pour la balado. Je n’en aurai pas un autre pour ce prix. Je ne veux pas mettre un terme à cette activité juste à cause de ma propre stupidité — ni la malhonnêteté d’autres personnes — mais c’est une déception grave.
Malheureusement, le microphone n’est pas le seul disparu de l’affaire. L’année dernière, La Fille a reçu le réveil Nintendo, Alarmo, en cadeau de Noël de mes parents. Elle l’adore. C’était sur son commode jusqu’à la veille de l’arrivée des déménageurs, à côté d’une lampe en forme de Tour Eiffel, de trophées de karaté, et de quelques photos. Nous avons tout — sauf Alarmo. J’ai vérifié tous les cartons hier soir, et je suis bien satisfait qu’il n’est pas avec nous. Je ne peux rien prouver. Mais je ne vais pas laisser un avis positif sur les déménageurs sur Yelp comme prévu.
Sincèrement, dans les deux cas, je n’ai rien vu. Mais le bureau de mon ancien immeuble a fait preuve de sa malhonnêteté à de nombreuses reprises au passé, et ce que ces deux choses ont en commun, c’est qu’elles ont de valeur pour les autres, pas seulement pour nous. Je sais que l’on peut toujours me faire confiance à rendre les choses qui ne sont pas à moi, mais ce n’est pas une qualité courante.

























