Le voyage fou

Je vous ai promis que l’on va parler de certaines choses malheureuses de ce dernier week-end. Mais pas aujourd’hui ! Cette fois sera donc un récit des bonnes parties du voyage. Plus ou moins. Je vous préviens, c’est LONG.

Vendredi matin, j’ai dit « au revoir » à M. Descarottes. Il ne m’a même pas regardé ! ([Pas besoin de le faire pour les serviteurs, garçon. — M. Descarottes])

J’ai entré par Amsterdam, dans un vol de KLM. Comment est-il arrivé qu’Air France et KLM font partie de la même entreprise, mais les repas chez KLM sont autant horribles que ceux d’Air France sont bons ?

Je suis arrivé à Schiphol vers 8h30. Je n’ai rien contre les Néerlandais — l’équipe sur l’avion était toute sympa — mais à mes oreilles, leur langue sonne comme le chef suédois des Muppets sous méthamphétamine. Au contrôle des passeports, la police des frontières m’a presque refusé l’entrée, parce qu’elle ne croyait pas que j’étais là juste pour le concert !

Dès que je suis arrivé en France, je cherchais le bureau de poste à l’aéroport. J’avais apporté un cadeau pour l’amie qui m’avait envoyé le livre de Cook&Record. Un ami m’a aidé à le trouver — mais malheureusement, les horaires d’ouverture n’étaient pas ce dont ils avaient posté en ligne. Tous les autres bureaux à Paris étaient déjà fermés pour le week-end. J’ai donc quitté le pays sans envoyer le cadeau.

Puis je me suis rendu à l’hôtel, l’Hôtel du Parc Roissy. Je le recommande ! C’est très proche de l’aéroport, et m’a coûté seulement 45 €. Il n’y a pas d’équipements, mais c’était bien propre et je n’ai pas de plaintes. C’est loin de tout ce dont on aimerait voir à Paris, mais si le RER B marche, c’est un bon rapport qualité prix.

Mon plus grand regret de la dernière fois était n’avoir pas visité le tombeau de Napoléon. C’était très gentil à votre part que personne ne m’a dit que je restait debout devant sa porte la dernière fois, mais c’était pour le meilleur. Je n’avais pas un billet et si je l’avais eu, je n’aurais pas eu le temps pour visiter La Grande Arche. Alors, après m’être enregistré à l’hôtel, je suis allé aux Invalides. J’ai passé par l’Opéra Garnier, une pâtisserie Lenôtre — sans l’entrer car je suis con — la Tour Eiffel, et très proche aux Invalides, un panneau en souvenir de la Shoah. (Voilà, mon vieux article sur d’autres panneaux.)

Je suis enfin arrivé pour payer mes respects à l’Empereur. Je ne savais pas qu’il y aurait autant d’autres grands généraux là-bas, surtout le Maréchal Foch. Cette fois, nous nous concentrerons sur Napoléon. Autour du tombeau, il y a dix bas-reliefs qui parlent des réalisations du Consulat et du Premier Empire. Pour moi, c’est le Code civil — on dit « Napoleonic code » en anglais pour ne pas le confondre avec notre « civil code » — qui est sa plus grande réussite. Je sais, en version originale, il aurait pu mieux respecter les droits des femmes. Mais à l’époque, c’était une grande avancée, et en plus, la meilleure chose qui se soit jamais passé pour mes voisins d’Amérique du Sud, qui l’ont adopté partout.

Après un test antigénique pour retourner aux États-Unis (nous n’acceptons pas nos propres cartes de vaccination ; ouais, moi, je ne ferais pas confiance à ces types non plus), je suis allé dans un resto fortement recommandé par l’une de mes lectrices l’année dernière, Le Procope. Peut-être que vous vous souvenez de ma recette de gelato où je vous ai raconté leur histoire. Il n’y a jamais des coïncidences chez moi. La nourriture était bonne, surtout la soupe à l’oignon. Mais vous allez beaucoup entendre sur mon expérience demain. Avant, demandez-vous comment est-il arrivé que moi, l’obsédé des desserts, suis parti sans un dessert, vu que j’en ai fait un en leur honneur.

Après le dîner, j’ai dû revenir dans la pharmacie car il y avait des problèmes avec les résultats du test. C’était négatif, mais je ne pouvais pas les retrouver. Puis, c’était le concert, la fin de ma nuit.

Le lendemain, je voulais : aller aux Galeries Lafayette Haussmann et au Temps des Cerises, faire des achats chez Carrefour, visiter un Monoprix, et acheter des films chez FNAC. Grâce à la fermeture inattendue du RER B, j’ai dû prendre un bus, et j’ai fini par visiter seulement les Galeries Lafayette. J’espérais que je pourrais au moins déjeuner dans le magasin, mais même ça aurait pris trop de temps. J’ai acheté une ceinture pour avoir quelque chose de français que je peux porter tous les jours :

J’adore que le ticket dit « designed in Paris » — dessiné à Paris — seulement en anglais, bien qu’elle soit fabriquée en Chine. On ne peut pas tromper un californien comme ça — nous venons de chez Apple, qui a inventé ce mensonge-là. De toute façon, j’ai aussi acheté du nougat, du chocolat Pierre Marcolini et des macarons Pierre Hermé pour ma fille…et deux choses pour manger dans l’avion — un éclair de Christophe Adam, et une petite tarte framboise estragon de Yann Couvreur. Moi, je tuerais pour en avoir UN ici, et je m’en fiche duquel. ([Voilà ! Il est terroriste ! Je prends tout ce qu’il dit littéralement car il n’a aucun sens de l’humour ! Ce n’est que lui qui fait partie de l’Équipe 1er Degré ! — Mon ex])

Mais cette fois-ci, j’ai exploré plus La Coupole. Il y a des vues époustouflantes sur le toit, et une collection vraiment impressionnante de souvenirs au 5e étage. J’ai failli acheter l’un de leurs affiches, mais ils n’avaient pas celle dont j’ai eu vraiment envie. (Et non, je ne l’avais pas vue — c’est juste que j’aurais pris n’importe quelle affiche de Rouen, en souvenir du meilleur jour de ma vie.)

Après ça, j’ai dû quitter le pays. Si je n’ai pas eu besoin des bus, j’en aurais fait plus. Mais comme je vous ai dit, la cuisine chez Air France est la meilleure, et si j’ai dû rentrer retourner sur mon Île d’Elbe personnelle, au moins j’ai eu deux bons repas sur la route. Je regrette tellement avoir fait ce voyage, et je ne l’échangerais pour rien au monde.

9 réflexions au sujet de « Le voyage fou »

  1. jeanlouispaulmarchal

    Ce Blog est tout à fait intéressant et instructif. C’est un regard différent. Il serait intéressant que l’auteur du Blog aille faire un petit tout au Québec ! ou bien en Suisse Romande ou bien en Wallonie. Le rocher de Monaco est à visiter également. ce sont des lieux où la francophonie se vit. Et puis s’enfoncer profondément dans des campagnes, dans la ruralité. Mais Cannes, il faut y aller, la côte d’Azur, et les Alpes du Nord (Chamonix, le Mont-Blanc, en se promenant en Suisse.

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