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Bonbons à gogo

Tout ce que je vous ai montré hier est venu de notre matin (nous sommes partis vers 7h, et sommes arrivés à Vegas vers 12h45). Aujourd’hui, je vous parle du reste de notre dimanche. D’abord, un détour historique.

Vous connaissez sûrement les bonbons M&Ms. Ce sont les initiales des fondateurs de l’entreprise, Murrie et Mars. La famille Mars reste jusqu’à nos jours le seul propriétaire de la société Mars. Mais il était une fois, quand le fils du fondateur original, Forrest Mars Sr, a pris sa retraite à Las Vegas, il s’ennuyait et est revenu dans le commerce avec une gamme de chocolats très supérieur à celle de l’entreprise familiale. Il a nommé sa création Ethel M, d’après sa mère. Ethel M reste un des meilleurs chocolatiers aux États-Unis, même après avoir été racheté par Mars Inc. — et on peut visiter son usine près de l’aéroport. C’est exactement ce que l’on a fait.

Étant dimanche, il n’y avait pas beaucoup d’ouvriers :

En revanche, certaines activités continuaient :

Voici les petits bijoux :

On a acheté quelques bonbons pour remporter, et un « milk-shake » (sérieusement ? Je suis avec les québécois — lait frappé) au chocolat et aux fraises :

On en a profité dans le jardin — des cactus :

Après ça, nous sommes partis de l’usine Ethel M, mais c’était toujours trop tôt pour nous enregistrer à notre hôtel. Nous sommes donc allés dans le Strip. La Fille a pris une photo du plus célèbre panneau de la rue pendant que je conduisais :

Nous sommes passés par le Luxor, hyper-égyptien :

Nous avons décidé de déjeuner dans le MGM Grand, en face de la rue. J’ai visité cet hôtel de nombreuses fois, parfois avec mon ex, parfois seul, mais jamais avec La Fille. (Nous étions à Vegas avec mes parents en 2017.) J’ai su que j’allais demander exiger certaines choses plus tard, alors je l’ai laissée choisir quoi manger. Voici Nathan’s Hot Dogs de New York City — je sais que Mathilde les connaît, mais le reste d’entre vous, probablement pas.

Derrière le comptoir, il y a de la choucroute, des oignons, et du chili, des accompagnements typiques. Il y a aussi le « crumb cake » new-yorkais. Peut-être que je le préparerai pour vous, mais depuis mon toute petite enfance, j’ai toujours préféré les éclairs et les millefeuilles.

Pour avoir du contexte, voici le « food court », une collection de restos rapides. La pub pour Johnny Rockets sur mon plateau en haut est là car ils ne sont pas concurrents — on les reçoit par hasard.

Le MGM Grand est le site de ma dernière visite tout seul à Las Vegas, en 2015. Cette fois-là, j’ai mangé chez L’Atelier de Joël Robuchon, le seul repas 2 fois étoilé de ma vie. Un garde sécurité m’a dit que de nos jours, l’attente pour une place chez l’Atelier est de 3 mois. (On y mange autour d’un bar, pas une table.) Quand j’y suis allé, je ne pouvais pas choisir n’importe quelle date, mais j’ai pu avoir une place une semaine à l’avance. La Fille a pris cette photo pour partager :

À côté, il y a le 3 fois étoilé Joël Robuchon.

Puis nous sommes allés en face de la rue à New York-New York :

Juste après l’entrée se trouve Hershey’s Chocolate World. Là, on voit une sculpture bien française, par un M. Bartholdi — mais en réglisse :

C’est autrement juste un magasin — avec des nouveautés comme des sacs à main en forme de boites de beurre d’arachide Reese’s, ou des barres Hershey’s géantes :

Notre dernier arrêt — pour ce billet — est le bâtiment à côté du MGM Grand où se trouvent le magasin Coca-Cola et M&M World :

Le magasin Coca-Cola (ça dit « Coca-Cola store » à gauche dans la photo, la même chose) stocke des milliers de bibelots et t-shirts liés au soda. On peut commander un menu dégustation d’échantillons de leurs produits, mais la queue pour ça était longue.

M&M World est la même chose, mais pour les M&Ms :

Cependant, au 4ème étage — vous diriez 3ème, mais on appelle le rez-de-chaussée le 1er — on trouve des produits Ethel M et une petite exposition sur la famille Mars :

Je finirais avec notre hôtel, mais c’est uniquement lié au musée dont on va parler demain, alors il faudra patienter. Mais je vous promets, il vaudra la peine !

Sur la route vers Las Vegas

(Pas de Langue de Molière cette semaine ; j’ai trop d’autres choses à écrire.)

Ça fait deux ans où je dis à La Fille « Je veux que l’on parte sur l’autoroute vers Las Vegas, car je veux que tu voies comment vit la vraie Amérique, pas les grandes villes. » Il y avait donc un sens dans lequel la destination n’était que la carotte pour la convaincre. ([Attention, les amis, en anglais on utilise souvent les carottes comme métaphore. C’est une blague cruelle. — M. Descarottes]) Je vous dirai tout d’abord que ça fait 14 ans depuis la dernière fois où j’ai fait ce trajet en voiture — et des choses ont changé. (En fait, cette dernière fois, c’était mon dernier voyage avec mon ex, juste avant la naissance de La Fille.)

Il y a environ 430 km entre chez moi à Elbe-en-Irvine et l’Hôtel Flamingo dans le « Strip » comme Las Vegas Boulevard est connue. (J’ai vérifié chez Planète Vegas ; c’est le Strip, pas la.) Mais presque tout le trajet se déroule dans un seule comté, San Bernardino, le plus grand du pays. Quand je dis que c’est grand, on parle d’une superficie de presque 52 000 km carrés — environ 90 % de la taille du Grand Est. Il y a environ 2,2 millions d’habitants du comté, mais ce n’est pas du tout dense.

Notre premier arrêt a été Oak Hills, à environ 125 km de chez moi :

Il n’y a que 9 000 personnes là, sur 60 km carrés. Ça semble abandonné en traversant l’autoroute :

Pourtant, même cette station-service veut se distinguer d’une façon ou autre. Comment ? Avec un rayon énorme consacré à jerky, le bœuf séché si populaire en Amérique du Nord. Je n’ai jamais rien vu comme ça — en plus de tout le bœuf, il y a du saumon, de l’espadon, même du yak.

30 km plus au nord le long de l’autoroute 15, on est à Apple Valley (la Vallée des Pommes). Il n’y a rien. Quand Véronique Sanson chante « Il est de nulle part », je me demande si elle connaît cette région :

50 km plus tard, on est à Barstow. Barstow est un centre important pour les transports par rail, mais seulement des marchandises.

C’était dimanche, alors ce centre commercial n’était pas encore ouvert, mais même avec les employés, c’était vide. On verra que presque tout l’industrie le long de la route s’est effondrée.

Juste après Barstow, il y a Yermo, un village presque détruit par l’arrivée de l’autoroute 15, car ça a remplacé l’ancienne route entre Californie du Sud et Las Vegas. En 2018, un entrepreneur y a construit « EddieWorld », une station-service énorme avec des milliers de choix de bonbons. Voici leur château d’eau, une photo prise par La Fille :

J’ai tourné un petit clip à l’entrée pour vous donner un goût de la taille :

Il y a plus de jerky, fait dans la région :

Des exemples des bonbons, dont des boules de gomme de taille effrayante :

De Yermo, on continue 84 km de plus le long de la 15, jusqu’à Baker, un village de 400 personnes aussi tombé dans la désuétude au-delà de ses stations-service et restos rapides.

Baker est célèbre pour « le plus grand thermomètre au monde » :

Il y avait 3 hôtels dans le village qui servaient les voyageurs, tous définitivement fermés. Le dernier était le Bun Boy (Garçon aux petits pains ; Baker étant l’anglais pour boulanger), toujours ouvert la dernière fois où j’ai passé par le village :

Mais il reste certaines attractions. The Mad Greek (Le Grec fou) est un resto célèbre pour son décor ridicule plus que sa cuisine :

Alien Fresh Jerky (Le jerky frais extra-terrestre) tire son thème du célèbre Area 51 et les OVNIs censés être là. Ils sont en train de construire un hôtel en forme de soucoupe volante :

Ils ont aussi des vidéos amusantes :

Dans nos campagnes, on trouve des magasins dits « country store », qui vendent un peu de tout. Voici celui de Baker, qui se vante de 400 sortes de sodas :

Mais attention, les prix sont en flèche à Baker. Dairy Queen, une chaîne de glaciers, est connue pour leurs sundaes dits Blizzards (Tempêtes de neige). Ils coûtent plus de 2x leurs prix près de chez moi !

À 60 km de Baker, toujours sur la 15, on atteint enfin le Nevada. À la frontière, il y a une ville dite Primm, à 60 km de Vegas. Leur plus grand hôtel est fermé ; je ne comprends pas pourquoi les portes étaient ouvertes :

À côté, Buffalo Bill’s reste ouvert, mais sa montagne russe est fermée. Il y a très peu de monde là-dedans :

Il y avait un autre village, Jean, à 20 km de Primm, anciennement ancré par 3 hôtels. Il ne reste rien sauf une station-service, et personne n’y habite plus. Le seul hôtel qui reste a été condamné il y a plusieurs ans, mais personne ne se dépêche pour finir le travail. Terrible’s est le nom de la station-service ainsi que l’hôtel disparu ; vous pouvez voir une pub pour la station dans la première photo :

J’étais bien dérangé par l’état de tous ces villages sur la route. Anciennement, la 15 était une autoroute pleine de vie, et même si les espaces entre les villages étaient aussi vides que gros, une fois arrivé au prochain village, c’était joyeux. Ce n’était pas ce que j’avais espéré montrer à La Fille, mais c’était une bonne leçon sur l’état du pays. Quand vous ferez la comparaison avec ce que je vous montrerai demain, vous serez bouches bées.

Vegas à la parisienne

Ce billet sera plutôt court, car nous avons marché aujourd’hui, dans des températures chaudes. Ne me croyez pas sur parole — après les deux derniers jours, pas de problème, je le sais ! — voici les températures de lundi :

Et les distances, par pas et par kilomètres :

Quand je suis à Las Vegas, je suis là pour faire les hôtels. Et on a beaucoup visité ! Demain, je recommencerai du début, mais cette fois, je veux vous donner une idée de vos influences sur la ville. Et si vous considérez que pendant deux décennies, c’était grosso modo tout mon contact avec la culture française, sur moi.

Il y a des châteaux médiévaux à Las Vegas :

Hôtel Excalibur

Même Fontainebleau !

Quoi, vous ne le reconnaissez pas ? Voilà, une vue plus proche du panneau :

Vous avez déjà vu la Tour Eiffel ici, mais c’est le 14 juillet tous les jours ici. Au moins la nuit :

Peut-être que vous reconnaîtrez un autre monument :

On entre Paris par une porte sous un auvent qui dit « Le Casino », complètement différent des autres hôtels qui disent seulement « casino », alors on sait que c’est hyper-authentique.

Juste à l’intérieur, on peut voir les autres pieds de la tour — c’est exactement comme l’originale, mais ne fait que la moitié de la taille :

On sait que l’on est vraiment à Paris, car c’est trop américanisé pour mes goûts :

Il y a des panneaux en français partout, mais maintenant, je suis hyper-sensible aux erreurs. Comme le manque d’accents ici :

Parfois les erreurs sont plus subtiles. C’est « Excursions dans la cAmpagne », pas « cOmpagne » !

Trop petite, la photo ? Essayons avec une plus proche :

Ouais, vous m’avez tous ruiné. Je ne peux plus aller nulle part sans chercher de l’orthographe à critiquer ! ([Il était toujours comme ça en anglais, rassurez-vous. — M. Descarottes])

Les boutiques ont largement les bons noms :

À l’intérieur d’un café, ils sont un peu perplexes sur quelle est une pâtisserie :

Mais tout n’est pas perdu. Peut-être que j’essaierai un chou à la crème de spéculoos :

La vitrine n’est pas mal non plus, mais encore américanisé :

Hélas, la crêperie est définitivement fermée — j’avais hâte de vous la montrer. Mais il y a une nouvelle boulangerie-pâtisserie par Guy Savoy :

Naturellement, j’ai dû goûter une brioche aux fruits confits. Vraiment pas mal, mais à 9 $, un rapport qualité prix plutôt pénible.

Ce n’est pas tout ce que je vais dire sur Paris Las Vegas, mais c’est la grande majorité. Avant d’y revenir, on suivra notre chemin vers la ville, vous montrer des bibelots en grand format et visiter un musée comme nulle part ailleurs.

On s’en va

Il y a trois ans, j’en ai eu assez pendant mes soi-disant vacances dans le Massachusetts, en famille avec La Fille, mes parents et mon frère, ce qui m’a mené à réserver mon premier voyage en France.

Avion d’Air France, Photo par Philippe Noret – AirTeamimages, CC BY-SA 2.5

Il y a deux ans, je vous ai dit que je n’en pouvais plus à cause de la rupture de mon stock de nougat de Montélimar. Et j’ai récemment épuisé à nouveau mon stock. Deux jours plus tard, je vous ai dit que j’étais à Paris. Juste pour un jour, mais quel jour.

L’année dernière, nous sommes allés en France, mais toujours avec de la famille et c’était diff-i-cile, car La Fille et moi, nous étions prêts à bouger et n’avons pas fini par faire tout ce dont nous avions envie de faire.

Alors, que pensez-vous arrive cette fois, quand j’ai dû supporter mon frère pendant une semaine entière et je n’ai plus de nougat ?

Ouais, vous l’avez bien deviné. Demain soir, je publierai la balado comme chaque semaine, mais je vous écrirai de Paris. On ne sera là que pendant deux jours, car je vous ai dit que je ne referai plus jamais un voyage d’un jour, mais je n’en ai rien dit sur deux. Je n’ai contacté personne car notre horaire est déjà plein, alors j’offre mes regrets à ceux qui sont près des bons quartiers.

Cependant, je me sens à l’aise en vous faisant une promesse. Je sais que c’est un sujet sensible quand je me plains de l’anglais après chaque voyage. Et je suis sûr que cette fois, tout le monde va me parler en anglais. Je veux que La Fille passe deux bons jours, alors je vous promets que je l’assumerai et n’en plaindrai pas.

Honnêtement, je suis ravi de rater les JO, mais juste pour vous faire rire, j’ai vu cette parodie de Tintin à propos de la chanson catastrophique de Mme Dombasle il y a des jours :

Source

Je sais que c’est une blague sur « Antisocial » par Trust. Mais sérieusement, personne n’a déjà pensé au fait que « Arielle Dombasle » rime avec « pierre tombale » ?

Attentat

Mon tout premier souvenir est de l’attentat contre M. le président Reagan. Né vers la fin de 1976, je ne me souviens pas du tout du mandat de M. le président Carter, ni de la présidentielle de 1980. Mais je me souviens très bien de regarder la télé et entendre le nom John Hinckley Jr. Le pauvre con a dit plus tard qu’il l’a fait afin d’attirer l’attention de Jodie Foster, ce qui le rend la personne la plus malchanceuse de tous les temps. Mais à l’époque, s’il y avait du monde qui approuvait, les cons restaient silencieux.

Il y a une histoire amusante (lien en anglais) de ce jour-là. Quand M. Reagan était sur le point de subir une intervention chirurgicale, il a dit au chirurgien, « Dis-moi, s’il te plaît, que tu es un Républicain. » Et le chirurgien lui a répondu, « M. le président, aujourd’hui nous sommes tous des Républicains. » En fait, le chirurgien était un membre du parti Démocrate. Cependant, à l’époque, on pouvait toujours s’entendre, au moins pendant les pires moments. Pas plus.

Quand Hinckley est sorti de prison, il a établi un compte Twitter, et les réponses m’ont fait honte pour mon pays. Celle-ci était typique :

Source

Ça dit « Salut John bienvenue sur Twitter, ravi que tu sois ici. Grand fan de ton ancien travail !! » Imaginez si on avait dit une telle chose à quelqu’un qui avait essayé de tuer Obama. Il serait impossible que cette capture d’écran (que j’ai prise hier) existe, car Twitter aurait supprimé le tweet, et banni le compte. Mais ça s’est passé sans plainte.

Ce dont je veux parler maintenant, c’est que l’environnement de la violence politique aux États-Unis est bien autre que ce que vous ne pensez.

La presse américaine a fait son tout pour vous faire croire que Trump est Hitler. Voici la dernière couverture de The New Republic, magazine de gauche :

Source

Une récitation de la manif de Charlottesville jusqu’au 6 janvier 2021 ne vous dirait rien que vous n’avez pas déjà entendu. Mais une telle récitation manquerait des incitations de l’autre parti — et la violence qui a eu lieu.

En 2017, il y a eu une fusillade lancée par un militant du parti Démocrate contre les députés du parti Républicain. James Hodgkinson, le tireur, était anciennement bénévole de la campagne présidentielle (lien en anglais) du sénateur Bernie Sanders. À l’époque, c’était justifié, par — parmi d’autres — un éditeur pour Bloomberg, publication financière appartenant à l’ancien candidat Démocrate Michael Bloomberg, avec la suggestion qu’une loi proposée qui aurait réduit les bienfaits d’assurance sociale était aussi de la violence. C’est certainement le message que M. Hodgkinson a reçu du sénateur Sanders, qui a dit que les gens mourraient par des milliers (lien en anglais). En 2020, M. Sanders a fini en deuxième place du premier tour du parti Démocrate.

En 2020, le leader des Démocrates au Sénat, M. Chuck Schumer, se tenait devant le bâtiment de la Cour suprême en disant « Je veux te le dire Gorsuch. Je veux te le dire Kavanaugh. Vous avez récolté le tourbillon et vous payerez le prix. Vous ne saurez pas ce qui vous aurez frappé si vous procédez avec ces décisions horribles. » En juin 2022, un homme armé d’un pistolet a été arrêté (lien en anglais) devant la maison du juge Kavanaugh et a avoué à la police que c’était une tentative d’assassinat. Vous ne trouverez aucune mention de cet homme, Nicholas Roske, dans les archives du Monde. Ni Le Figaro. Ni Franceinfo.

Un autre problème, c’est que tous les candidats Républicains sont Hitler selon notre presse et leurs adversaires. En 1948, M. le président Truman a dit de Thomas Dewey (lien en anglais) qu’un victoire républicaine « apportera une menace fasciste à la liberté américaine ». En 1964, le journaliste Daniel Schorr, connu nationalement, a dit du sénateur Goldwater (lien en anglais) qu’il a donné une interview à Der Spiegel afin d’appeler à l’extrême-droite allemande. Une fois Goldwater a été sélectionné, le gouverneur de Californie a dit que « la puanteur du fascisme est dans les airs ». Plus récemment, M. le vice-président Biden a dit en 2012 que Mitt Romney, le candidat républicain, allait restaurer l’esclavage. En quelque sorte, on a évité l’esclavage ainsi que les centres d’extermination. Si vous pensez à répondre que cette fois est la bonne, sachez que Messrs Obama et Biden lui ont déjà souhaité bon rétablissement, ce qui serait bizarre s’ils le croyaient vraiment Hitler.

Le dernier problème, c’est qu’il est devenu légitime de publier des fantasmes d’assassiner les présidents républicains pendant les deux dernières décennies. En 2004, le romancier prestigieux Nicholson Baker a publié Checkpoint (paru en français sous le nom Contrecoup), un roman centré sur ses fantasmes de tuer George W. Bush, en ce moment-là le président. En 2006, un film britannique, La mort du président, a repris ce fantasme et est sorti aux États-Unis sans censure. En 2018, le New York Time a publié une nouvelle qui imaginait que le Service secret aiderait les russes à assassiner M. Trump. Les fous du pays voient l’approbation de nos médias.

Dans cet environnement, la question n’est pas si ce genre de rhétorique produira des tentatives. Je viens de vous donner deux exemples récents au-delà de la dernière. Le problème est que tout le monde condamne de tels propos seulement d’un côté. Anciennement, tout le monde condamnait les Hinckley du pays. Il nous faut recouvrir cet esprit.

La Fête nationale à l’étranger

Je ne peux que commencer par dire que l’on va parler sur les actualités américaines la semaine prochaine.

L’année dernière, le 13 juillet était un des meilleurs jours de ma vie ; j’étais aux alentours de Rouen pour la fête en famille avec mon amie. Cette année, j’étais au moins parmi des amis, mais à 9 000 km du bon pays. On fait ce que l’on peut.

D’abord, je dois vous raconter deux choses hilarantes. Afin de garder la confidentialité des événements, l’OCA ne publie jamais les endroits sur son site. Les adresses sont toujours envoyées par courriel à ceux qui ont réservé des places. Alors, quand j’ai reçu le courriel jeudi, avec les coordonnées du pique-nique, c’était où ?

En face de chez mon ex.

J’ai eu une petite crise cardiaque après ça, mais mes cerises étaient déjà en cours ! Alors absolument rien n’a changé avec mes plans. Mais ces plans étaient dingues.

Et l’autre chose ? Je tweete toujours tous mes articles, et juste après avoir publié les cerises, ça m’est arrivé :

On dirait que j’étais venu de jeter ma bouteille dans la mer ! Il m’étonne que je reste inconnu, pourtant un beau nombre de vrais journalistes me suivent.

Pour autant que j’aie su, il allait y avoir une cinquantaine de personnes, alors j’ai décidé que j’allais préparer un gâteau de même taille que mon Napolitain géant de l’année dernière. À cause du fait que c’est la bonne saison pour les cerises, j’ai tout de suite pensé à une forêt-noire.

Mais je ne voulais pas faire exactement la forêt-noire du Tour. Cette fois-là, j’ai suivi la recette de Cook&Record, et si je suis honnête, je n’étais pas complètement satisfait avec la génoise, l’ayant trouvée trop dense. J’ai donc décidé de la remplacer par celle de Gaston Lenôtre, mais avec de la poudre de cacao, pas nature comme au lien. Sans publier toutes les photos des étapes — car j’ai découvert qu’il ne faut pas arrêter pour prendre des photos si on veut réussir cette génoise, j’ai appris qu’il ne faut pas le suivre exactement. Lenôtre était un génie, et moi, je suis juste un type inconnu, mais il dit de battre ses œufs pendant 23 minutes, les 15 dernières à petite vitesse. Vous savez ce qui arrive pendant ces 15 minutes ? Les œufs perdent tout leur air ! Voici mes 3 couches de génoise, chacune préparée séparément — la première est plus plate et dense que les autres, pourtant aussi gonflée de mauvaise façon, car je ne l’avais pas compris :

Il m’a fallu environ 40 minutes pour réduire ces trois barres de chocolat en copeaux. Achetez vos copeaux de chocolat déjà faits, les enfants :

Et voici un aperçu du montage. Je regrette de vous dire qu’à cause d’une chantilly pas assez ferme, j’ai mis le gâteau au frigo après chaque étape, alors je n’étais pas seulement réveillé jusqu’à 3h du matin, je me suis réveillé à nouveau à 7h pour le finir :

Le montage final avec les copeaux, c’était le cauchemar. Vous remarquerez que la couche du fond n’est pas bien alignée avec les deux autres — elle a bougé pendant le montage et chaque effort de le régler a causé plus de problèmes. Alors, le produit final :

Évidemment, je ne peux pas publier des photos avec des gens — je n’ai pas le droit. Mais je peux vous dire que le gâteau — bien que je ne le trouve pas assez pro — a été bien accueilli :

On a joué à un jeu inconnu à moi avant, Mölkky, qui me rappelle un peu le pétanque et le jeu italien, le bocce — il faut jeter un bâton en bois contre ces piliers :

Mais la meilleure surprise n’est pas venue du pique-nique lui-même — mon amie m’a appelé par vidéo de Rouen pour partager les feux d’artifice ! J’étais prêt à pleurer — comme j’aurais aimé être là encore une fois !

On m’a dit au pique-nique que je suis trop exigeant avec moi-même, car j’ai avoué tout ce qui s’est passé pour préparer le gâteau (j’étais visiblement épuisé). Et c’est vrai. En même temps, j’ai sauté le pique-nique il y a deux ans car je me suis senti mal à l’aise à l’époque, et l’année dernière, j’étais évidemment ailleurs. (En tant que responsable du bulletin, je suis désormais obligé d’y aller pour prendre des photos et écrire un article.)

Mais je me sens toujours obligé de faire de tels efforts. On n’est pas au point où j’apporterais quelque chose achetée au supermarché. Le reste du monde a les bons passeports afin qu’il n’y ait pas de question qu’ils sont au bon endroit. Pour moi, c’est toujours une question d’être l’étranger, ce qui doit vous sembler bien bizarre vu où nous sommes. Mais c’est vrai et je cherche toujours la clé qui mettra un terme à ce sentiment.

Détective privé

Je vous ai récemment dit que l’adresse e-mail du blog est désormais une vraie adresse hébergée par le fournisseur de WordPress, non pas seulement le visage public de ma vraie adresse (connue à tous ceux qui m’ont écrit). Anciennement, beaucoup de pourriels n’ont jamais attiré mon attention, et certains messages légitimes non plus, car mon opérateur, Yahoo, a un biais contre la langue française et la traite d’indésirable. (J’imagine que c’est à cause du fait que le compte est largement en anglais, et même maintenant, la fréquence de courriels en français n’est que peut-être 2-3 % du total.)

Je n’ai toujours pas formé mon avis sur la qualité des filtres de Titan, le fournisseur derrière l’hébergement proposé par WordPress. Hier soir, Titan a laissé passer un courriel de quelqu’un qui me prend pour un détective privé. Je vais vous le partager. D’abord, l’exposé :

Où commencer ? Je sais que tout le monde utilise des portables pour lire ce site, mais même avec le lecteur on peut en tirer un indice sur où j’habite :

Ça dit expatrié ? Malheureusement, non. Watson, je soupçonne que ce type n’habite pas à Besançon ! Peut-on en apprendre plus sur l’auteur ? Hmmm

Que diable ? Watson, j’ai l’impression que cette personne n’a lu le site tout court ! D’autre part, avec ces pouvoirs de raisonnement, peut-être que je peux reconvertir en détective privé. Parlez-m’en plus, madame.

Un vol d’argent, vous dites ? En fait, j’ai un peu d’expérience avec ça. Une fois, dans une autre vie professionnelle — et je vous jure que ce n’est que la vérité — j’ai découvert une fraude d’une valeur de 500 000 $ à mon travail. Je ne peux pas en dire plus — j’ai quitté ce boulot sans accord de non-divulgation, mais disons qu’il n’y a pas de récompense pour être honnête. Plutôt l’inverse.

C’est comment il m’est arrivé que j’ai lancé mon propre « start-up », et de son tour, la faillite de cette entreprise est… le début d’une longue histoire qui se termine avec ma présence ici. Alors, le reste ?

Oh, comme j’ai des questions ! À commencer par « Non, mais sérieusement ? » On n’a pas besoin d’un détective privé pour lire ce site et découvrir que je ne le suis pas du tout. Je n’ai jamais proposé mon expérience avec la fraude fiscale en tant que compétence, car franchement, tout le monde la perçoit comme si je suis une sorte de traitre. « Ah, t’as cafardé sur tes collègues, c’est ça ? »

Honnêtement, je sais pas si ceci aurait dû trouver sa place dans le filtre. Je le trouve plutôt paresseux, mais en même temps, il n’y a pas de tentative de me voler mon argent ni mon identité. Alors, je n’arrive pas à décider. Mais je regrette de vous dire, quel que soit le cas, je ne vais pas payer les frais pour essayer les oreillers Derila :

Je n’ai pas besoin d’être Sherlock pour savoir que c’est un vrai pourriel !

(Photo de couverture : Plaque du Musée Sherlock-Holmes, Photo par Steve Daniels, CC BY-SA 2.0)

Le ca-tarot-strophe

Ce soir, j’ai eu une autre soirée de tarot. Que vous me croyiez ou pas, j’étais stressé pendant les deux derniers jours car je n’ai pas su que cuisiner. J’avais pensé à une forêt-noire, car c’est la bonne saison — on dirait le temps des cerises — mais après ma première fois, je voulais faire des cerises confites. Et il s’avère que l’on a besoin d’une belle semaine pour les faire maison. Oh.

Alors, vers midi, j’ai enfin décidé de refaire un dessert du Tour, la tarte Tatin. Ça fait deux ans, mais j’ai appris des choses depuis ce temps-là. Je vais « Instagrammer » le tout, mais voici des photos du processus, car je suis presqu’incapable de cuisiner sans arrêter toutes les deux minutes pour prendre des photos. On fera donc brièvement le tour de comment faire une tarte Tatin.

Ça commence avec les pommes. J’ai acheté deux sacs de 1,4 kg chacun. Je suis mécontent de mon pas super-marché car 4 pommes étaient déjà périmées. Inacceptable.

J’ai fait plutôt exactement la bonne quantité de pâte feuilletée, la moitié de ma recette habituelle. Vous allez voir que 10 % de plus aurait été le bienvenu. On est censé utiliser sa poêle pour couper un cercle encore plus large que la poêle, et je l’ai fait, mais…vous verrez.

Ça fait, on passe à faire caraméliser les pommes.

Mais après 20 minutes, le mélange beurre-sucre n’a pas vraiment devenu un caramel. Je l’ai donné 10 minutes de plus, puis j’ai mettre la poêle dans le four.

Je n’ai pas eu plus de temps, alors j’ai mis la pâte sur la tarte et l’a enfournée pour ses 15 dernières minutes de cuisson. C’était pas mal réussi, mal il restait trop de liquide. Ça allait faire des problèmes une fois livrée.

Vous allez dire, « Mais Justin, ça a l’air bon — mieux qu’avant ». Et vous avez raison. Si je l’ai servie chez moi, il n’y aurait rien pour m’en plaindre. Au fait, la photo de la tranche est les restes qui sont rentrés avec moi.

Mais une fois arrivé sur place, il s’est avéré que du caramel s’était renversé pendant le trajet. Quand j’ai ouvert le couvercle du plat couvert que j’utilise pour transporter mes pâtisseries, du caramel s’est renversé non pas seulement sur le comptoir, mais sur le tabouret de bar juste au-dessous. J’étais gêné. Heureusement, mes hôtes étaient très compréhensifs. Mais je suis toujours fâché contre moi-même.

Puis j’ai joué comme un con. Au dernier tour, j’ai « pris une petite » (si vous avez besoin des règles du tarot, les voilà). Nous étions 5 à la table, alors j’ai dû annoncer une couleur de roi pour jouer avec moi. J’ai choisi le roi de trèfles. Voici ce qui s’est passé quand le « chien » a été dévoilé. C’était en ce moment que tous les gens à la table ont découvert combien de mots je connais qui commencent par « pu- ». J’ai essayé de m’arrêter, mais tout le monde a entendu la première syllabe.

Ouais, j’ai dû jouer sans partenaire. Je n’ai eu qu’un bout, le 1, dit « le petit ». Ça perd contre tous les autres atouts, et je n’ai eu que 4 atouts dans mon jeu. J’étais bel et bien « en haut de la rivière sans pagaie », comme on dit en anglais. Exactement le mauvais moment m’est arrivé :

Oh, que les autres en aient profité quand j’ai du faire ça :

C’était de loin ma pire soirée en tant que joueur de tarot. Et ça, après un chelem au début pour moi, qui m’a valu 200 points !

J’ai demandé d’avoir ces photos afin de les montrer à La Fille quand elle rentrera d’ici une semaine. Elle va aussi en profiter.

La soirée n’était pas un échec total. En général, on s’entend très bien, et j’ai pu enfin exprimer un peu de ma déception sur le fait que personne ne voulait aller à LA avec moi pour voir Philippine Delaire — sans citer les noms de ceux que j’y ai retrouvés, bien sûr. Je ne trahirais jamais personne comme ça.

D’ici une semaine, j’aurai un autre événement qui exigera un autre dessert. Pas d’excuses, il vous faudrait déjà le connaître. Pour ça, ma confite de cerises sera prête.

Ma semaine de braquages

Juste avant de partir pour Montréal, j’ai dû faire quelque chose d’énervant. Afin d’imprimer un document de 2 pages en noir et blanc, j’ai dû acheter une cartouche d’encre bleue, sans laquelle mon imprimante refusait de fonctionner. Quand je suis arrivé au comptoir du magasin avec seulement une couleur, le caissier a tout de suite deviné exactement ce qui se passait, un fait qui n’a fait rien de bon pour mon humeur.

Alors quand j’ai reçu ce message mardi, j’étais tout sauf heureux :

Ça dit « Échec d’imprimante : Il y a un problème soit du côté de l’imprimante soit du côté du système d’encre. Éteignez l’imprimante, puis allumez-la. Si le problème dure, appelez HP. »

Je n’avais rien imprimé depuis ce document-là. Mais le truc avait déjà ses 14 ans — oui, je sais, étonnant, ça — alors j’ai décidé tout simplement de la remplacer. Même si ça voulait dire que ce dernier document m’avait coûté 40 $ pour 2 pages.

J’ai donc visité le magasin Staples — c’est-à-dire Agrafes, mais en anglais, le nom a un double sens d’essentiels — pour en choisir une nouvelle. Après au moins 3 minutes de recherches, j’ai décidé d’acheter exactement la même que mes parents, car je les avais aidés à faire le même achat il y a des mois, et pas besoin d’inventer à nouveau la roue, comme on dit en anglais.

Sauf que, comme dit M. Jours d’humeur.

Sauf que j’étais furieux contre HP, car cette histoire de cartouche bleue s’est foutue de ma gueule. Pendant les 30 dernières années, il ne m’est jamais une fois venu dans l’esprit d’acheter un produit de Canon ni de Brother ni d’Epson, car j’achetais de préférence nos produits, fabriqués en Chine qu’ils soient, mais au moins où plus de l’argent reste dans le pays.

J’ai donc décidé de vérifier s’il existait une telle chose qu’une imprimante française. J’ai demandé à des amis ; ne me croyez pas sur parole :

J’ai une impression qu’il était une fois, le Groupe Bull fabriquait des imprimantes, mais ça fait belle lurette depuis la dernière fois où j’ai vu son nom ici. Et il me semble que chez la FNAC, la liste de manufactures actuelles est identique à la nôtre. Dommage. Est-ce qu’il y a même un lecteur du blog qui doute que j’aurais payé les frais de livraison et acheté la bonne prise juste afin de montrer le doigt d’honneur à HP après cette histoire ?

Voici la nouvelle :

Je suis déjà mécontent, car ce truc m’a dit tout au début qu’il voulait mon consentement de rester connecté à Internet 7/24 et arrêter de fonctionner sans — pourtant, il fonctionnerait sans problème si j’ai dit non. Puis, qu’il voulait me facturer 1 $ toutes les 10 pages en échange de me vendre de l’encre quand qu’il veuille. C’était trop facile à dire non à toutes ces conneries — je n’ai pas acheté ce truc afin qu’il me braque sans cesse ! ([Comme il a tort. — HP])

J’ai failli me faire avoir par un autre escroc cette semaine. Une amie m’avait dit qu’elle m’a envoyé un colis cette semaine. Mercredi, j’ai reçu ce courriel, qui paraissait venir de Chronopost :

Après mon aventure des impôts en décembre, j’ai cru que c’était réel. Pourtant, quand j’ai cliqué le lien, il m’a dirigé vers… le site de DHL ? (Le vrai, pour info, pas un faux.) Le numéro de suivi n’a pas marché, ni là ni chez Chronopost. À ce point, j’ai enfin vérifié l’adresse e-mail :

J’ai honte. En anglais, j’aurais été beaucoup plus prudent et vérifié l’adresse avant de cliquer. Je ne sais pas à quoi ressemble un véritable courriel de Chronopost, et j’ai cru que celui-ci était réel. Après, je l’ai montré à quelques amis, qui m’ont tous dit que c’était faux sans avoir besoin de cliquer.

Pourrais-je avoir un jour où personne n’essaye de me faire avoir ? C’est trop à demander ?

Probablement, oui.

Le 4 juillet à Tustin

Hier était le 4 juillet, jour anciennement réputé pour manger des hot-dogs et des tartes aux pommes, boire de la bière, et assister à des spectacles de feux d’artifice. Au moins, dans la vieille Amérique.

Avant de continuer, un mème de Twitter. Le texte dit « J’ai demandé à une IA de dessiner l’image le plus américain, et je n’étais pas déçu » :

J’avais pensé à amener La Fille au spectacle de Costa Mesa, au même endroit où je vous ai montré Centennial Farm. Mais j’ai fait une petite erreur que je n’ai pas découvert jusqu’à ce que nous soyons sur place. Même si vous ne lisez pas l’anglais, peut-être que vous le trouverez :

Au cas où vous ne l’auriez pas vu, voilà :

Ouaip, c’était mercredi le 3. Tout comme en France, où on fête le 14 le 13, ils étaient à l’avance. Oups. Alors nous sommes partis à la ville à côté, Tustin, pour sa fête. Avec 80 000 habitants, Tustin fait la même taille que Cherbourg-en-Cotentin ou La Rochelle. Mais il fera froid à Anguille-sous-Roche avant qu’il n’y ait même un endroit de Tustin classé dans le Guide Vert.

Voici l’entree du lycée, Tustin High School, qui abrite l’événement tous les ans :

Et l’horaire :

Nous sommes arrivés à 18h30 afin d’avoir des sièges. Il reste plein de places même au moment où les feux d’artifice commencent — si vous aimez rester débout. Mais d’abord, nous voulions manger. Et il y avait plein de camions-restaurants, avec toute la diversité qui est la fierté de la Californie du Sud :

Du mexicain :

Plus de mexicain :

Encore plus de mexicain :

Et du mexicain un peu plus cher, mais avec du poulet frit pour La Fille, donc notre choix :

Veuillez m’enlever d’ici, le plus vite possible. Ce régime est tout pourri pour un diabétique au-delà d’être complètement homogène. J’ai quand même commandé une « carne asada quesadilla » ; c’est-à-dire une tortilla remplie de fromage et un peu de bœuf grillé. Très peu.

Au moins La Fille a pu profiter de l’un de ses desserts préférés, dit « Hawaiian shaved ice » (glace pilée à la hawaïenne). C’est des glaçons bien écrasés où on peut ajouter tout genre de sirops parfumés aux goûts de fruits, tous artificiels à souhaits, bien sûr. On est loin de chez Monin !

Alors, le spectacle. J’ai pris quelques vidéos pour vous partager. La Fille m’a dit que ces feux d’artifice sont La Tricolore. Je vous laisse à décider pour vous-mêmes :

On a joué « Party in the USA » pendant le spectacle. La Fille et moi avons commencé à chanter la version de Weird Al, « Party in the CIA » — nous la connaissons très bien, et le clip est hilarant. Mais on ne peut pas nous entendre dans ce clip, juste la chanson originale :

On a fini avec « Stars & Stripes Forever », une marche militaire par John Philip Sousa, le compositeur de marches américaines, la marche nationale depuis 1987, bien qu’elle ait déjà ses 128 ans cette année.

Je ne peux pas vous mentir ; mes pensées étaient ailleurs.