Archives pour la catégorie Recettes

Les cerises confites maison

Pour la Fête nationale, l’OCA accueille un pique-nique où tout le monde doit apporter soit un plat salé soit un dessert. Honnêtement, personne ne veut que je fasse un plat salé — je peux, bien sûr, mais j’ai une réputation pour les desserts. Et pour le pique-nique, avec une cinquantaine de personnes, j’ai dû faire quelque chose à grand format. J’ai donc décidé de revisiter ma forêt-noire, mais comme je vous ai dit à l’époque, il me fallait utiliser des cerises sucrées, pas fraîches.

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Si myPanier était toujours ici, j’aurais acheté des cerises confites fabriquées ailleurs, comme pour mon dessert haut-saunois, mais nooooon. Si on veut que quelque chose soit fait, il faut la faire soi-même. Une amie m’a conseillé de choisir une recette sans alcool, car il y aurait des enfants au pique-nique, et c’est ce que j’ai fait.

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La pescajoune

Ça fait des mois où je vous dois toujours mon dessert tarn-et-garonnais. À l’époque, j’ai pris une décision de le revisiter plus tard afin de continuer le Tour, car je l’avais raté plusieurs fois. Avec des pommes pas utilisées pour ma tarte Tatin, j’ai décidé que c’était le bon moment. Voici la pescajoune :

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Comme plus qu’un peu de desserts français, il s’agit d’une crêpe épaisse fruitée. Ce qui n’est jamais une mauvaise idée — mais j’ai du mal à tourner de telles choses. Allons la faire !

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Le cake fondant au chocolat de Péla

Revenons à mes vacances à Montréal :

La Fille : Je n’en peux PLUUUUUUS !

Justin : D’accord. Au fait, t’as vu le dernier post de Péla ?

La Fille : Tu vas m’en faire un dès que nous serons à la maison, pour dédommagement !

J’ai dû la déposer chez sa mère dès que nous sommes revenus en Californie, mais une semaine plus tard, elle est rentrée, et c’est comme ça que je suis arrivé à tester ce cake de Péla. (Au fait, la conversation en haut n’a eu rien à voir avec les québécois, juste une personne.)

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C’est simple à faire et excellent. Allons le préparer !

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Mon dîner icaunais

Je sais depuis longtemps que ce dîner allait tourner autour des gougères. Ce sont la toute première chose que j’ai appris du livre du grand chef Thomas Keller, 3 fois étoilé à deux restos en même temps. Alors quand j’ai appris leur lien à l’Yonne, il ne restait pas de choix. Pour aller avec, le rigodon, un dessert bien paysan de la région.

Vous savez ce qui suit. Allons les préparer !

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Mon dîner vosgien

Une semaine entre le « Je découvre » et le dîner, c’est le retour des bons vieux jours chez moi. J’espère finir le 90 avant la fin juin, et je vais rater une semaine, alors il faut que je me dépêche. Mais on ne sacrifie pas la qualité pour ça ! Voici la salade vosgienne et la glace de Plombières.

Je sais ce que vous pensez — je me soucie de la santé d’un côté, et je m’en fiche de l’autre. Absolument. Allons-y !

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Mon dîner haut-viennois

Très inhabituel d’avoir deux dîners départementaux dans la même semaine, mais je me sens pressé. Notre plat principal nécessite deux pâtes différentes que vous pouvez acheter au supermarché. Je dois les préparer à la main, alors c’est pendant que La Fille n’est pas ici, ou pas du tout. Mais je suis content des résultats. Je vous présente le pâté de pommes de terre et le pelaud d’Eymoutiers :

Honnêtement, bien que j’aime bien le pâté, je suis moins que ravi que ça aille faire 6 repas de suite. C’est un plat pour une famille, pas un type célibataire. Mais notre dessert, le pelaud, c’est une star. Fabriqué comme les macarons mais sans les parties difficiles, vous allez craquer pour les photos franchement « food porn ». Et je ne parle comme ça jamais, alors vous savez que je dis la vérité. Allons-y !

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Mon dîner viennois

J’ai toujours deux buts en faisant mes dîners. Numéro un, c’est que tout doit être aussi authentique que possible. Mais numéro deux, c’est que je dois vouloir les manger, car en général, je le fais tout seul. Alors, j’avais peur de celui-ci car je ne voulais pas faire un farci poitevin — impossible de réduire les quantités quand il faut farcir tout un chou. Heureusement, Recettes et Terroirs m’a sauvé, alors je vous présente l’agneau mariné au vin blanc et le broyé du Poitou :

L’agneau ici est servi avec l’accompagnement miraculeux, le riz de Camargue. Allons les préparer !

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Le fraisier de Yann Couvreur

C’est votre faute, mon vendredi soir d’enfer. Pendant toute la semaine dernière, j’ai vu un fraisier après un autre des grands pâtissiers sur Instagram — Nina Métayer, Yann Couvreur, Jeffrey Cagnes — et je me suis dit, « C’est la tendance et je ne suis qu’un mouton, alors si tout le monde fait des fraisiers en ce moment, il me faut en faire un ». Alors, voici le mien, d’après Yann Couvreur :

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J’ai fait le mien pour une soirée de tarot samedi, mais franchement, maintenant que je comprends vraiment comment le faire… si j’ai dit pour l’entremets Princess Peach qu’il fallait se nommer Julie Zenatti pour me demander de le refaire, pour celui-ci, il faudra que madame acceptera ma demande en mariage avant que je ne rentre en cuisine. OH LÀ LÀ, mais c’est du travail ! Vu qu’elle peut juste en commander un de Yann Couvreur, quel gâchis de ma part. Mais voyons quand même.

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Je découvre la Haute-Vienne

On continue maintenant le Tour avec le 87, la Haute-Vienne. C’est le département le trente-sixième moins peuplé, et les habitants se nomment haut-viennois. C’est notre douzième et dernier séjour en Nouvelle-Aquitaine, et encore une fois, j’ai des larmes aux yeux à la fin d’une autre région.

On commence notre tour à la préfecture, Limoges. La ville est mondialement connue pour sa porcelaine, alors notre premier arrêt est le Musée national Adrien-Dubouché (3 étoiles Michelin), qui raconte l’histoire de l’industrie à Limoges ainsi que de poterie autour du monde, avec plus de 18 000 pièces dans sa collection. De nos jours, on peut aussi visiter la Manufacture Bernardaud dans la ville. On visite aussi la Cathédrale Saint-Étienne (1 étoile), construite à travers 6 siècles, dans un style largement gothique, remarquable pour son portail Saint-Jean du XVIe siècle. En 1169, Richard Cœur de Lion y a été confirmé comme duc d’Aquitaine. Ailleurs dans ce quartier, dit la Cité (2 étoiles), on trouve le Musée des Beaux-Arts (2 étoiles), avec des collections de Renoir, d’émail, et même d’antiquités égyptiennes. On finit à Limoges avec quelque chose d’inhabituel, le Musée des Distilleries limougeaudes, partie de la Distillerie du Centre, et ce qui reste d’une industrie d’une cinquantaine de distilleries dans la ville.

Juste au sud de Limoges, on visite le village de Solignac, pour prendre une balade le long du Sentier de la Briance et visiter son abbaye avec une des églises romanes les plus vieilles du Limousin. Quelques kilomètres à l’est, on passe par Feytiat, qui a de belles randonnées, mais largement car je trouve sa mairie l’un des plus beaux bâtiments au monde entier. Un peu plus à l’est, on visite Saint-Léonard-de-Noblat pour son ancienne collégiale romane (1 étoile), avec un clocher qui fait 52 m de hauteur. Notre dernier arrêt dans l’est du département est le Lac de Vassivière (2 étoiles), un lac artificiel de 1 000 ha, autour duquel on trouve plein de beaux paysages et randonnées.

Ce ne serait pas Un Coup de Foudre sans un Devoir de Mémoire, alors on tourne vers l’ouest pour un pèlerinage au village d’Oradour-sur-Glane (2 étoiles), où les ruines et les cimetière témoignent à un crime sans pareil. Le village reconstruit est à côté.

Plus à l’ouest, on trouve le château Renaissance de Rochechouart, qui abrite de nos jours le Musée départemental d’art contemporain (1 étoile) et sa collection de plus de 1 300 œuvres. Juste au sud, on trouve le château de Châlus-Chabrol (1 étoile), où Richard Cœur de Lion est mort d’un trait d’arbalète. (On a visité son cœur et le reste de sa dépouille ailleurs.) On finit notre séjour au village des Salles-Lavauguyon pour visiter son église romane avec des fresques du XIIe siècle.

Qui sont les personnages les plus connus de la Haute-Vienne ? Mondialement, la première place appartient certainement au peintre Auguste Renoir, né à Limoges. Le chimiste Louis-Joseph Gay-Lussac, découvreur d’une loi fondamentale sur les gaz, est né à Saint-Léonard-de-Noblat. Lucien Ginzburg, dit Serge Gainsbourg, a passé 6 mois en tant que lycéen à Saint-Léonard-de-Noblat sous le pseudonyme de Lucien Guimbard pour se cacher des Voisins. Le peintre Camille Corot séjournait parfois à Saint-Junien.

Que manger en Haute-Vienne ? On est dans l’ancienne région de Limousin, alors c’est une cuisine très similaire à ses voisins creusois et corréziens. En plats principaux, on y trouve la pâté de pommes de terre, fait avec des pommes de terre, de la chair de saucisson, de la pâte brisée et de la pâte feuilletée (oh là là, du travail) et les choux farcis à la limousine, avec des pommes de terre et de la chair de saucisson. (On sent un thème ici.) En dessert, il y a la flognarde (déjà fait ici), comme un clafoutis aux pommes, le boulaigou, une crêpe épaisse, ou le pelaud, un petit-four à base de poudre d’amandes, recouvert de chocolat, et nommé pour « ceux qui pèlent la peau » chez la tannerie. Pour boire, il y a le gin « Bleu de Limoges » et les vins Haute-Vienne IGP.

Le fion vendéen

Je savais depuis début octobre que ce serait mon dessert vendéen. J’avais envoyé une photo de mon flan pâtissier à mon amie F, et elle avait deviné que c’était un fion. C’était assez d’un indice pour moi ! (Au fait, j’espérais que ce genre de truc m’arriverait plus souvent, où les habitants des départements à venir me donneraient des idées.) Alors nous voilà ; voici le fion vendéen :

La véritable recette exige un moule que je n’ai pas, alors on parlera des changements à faire. Allons le préparer !

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