Cette semaine, le numéro peut-être le plus intéressant depuis que je suis abonné au Canard est arrivé. La grande nouvelle est sur le logiciel espion Pegasus. Un petit mot sur les nouvelles — Pegasus en français est Pégase, comme on le trouve dans le catalogue de Louis Vuitton. (C’est mon rêve depuis longtemps, mais je préférerais voyager que d’avoir une jolie valise que je n’utilise pas.) Pourtant, je ne vois que le nom en anglais dans les nouvelles. C’est souvent le cas que tout ce qui peut être traduit, soit traduit. S’il y a un motif, je ne l’ai pas encore découvert.
En tout cas, il s’avère que Le Canard a une histoire d’être espionné. L’article qui accompagne cet article parle d’un scandale en 1973 :

J’ai l’impression que cette madame, Dominique Simonnot, n’a pas eu un bon départ quand elle est partie du Canard :

J’ai dû chercher dans 3 dictionnaires pour trouver « funer » — ni Google Traduction ni le dictionnaire bilingue Collins-Le Robert ne connaissent ce mot. Heureusement, il y a toujours le Trésor de la Langue Française.
J’ai beaucoup d’amis français qui ont des avis forts sur les passes sanitaires. Moi, qui fais la chose bizarre de ne pas exprimer des avis sur des choses qui ne m’affectent pas, reste amis avec tous. Mais je sais que j’ai des amis qui seront en colère contre ce dessin, et ceux qui le soutiendront fortement :

C’est rare de trouver un Français qui manque d’avis forts !
Finalement, celui-ci m’intéresse parce qu’il y a une grosse différence entre les articles de la presse américaine et la Française :

Il y a PLEIN d’articles en anglais qui traitent de ce sujet comme si M. Bezos était un criminel, et qu’il a beaucoup pollué l’environnement. Je ne vois aucune différence entre sa fusée et celle de M.Musk, qui a lancé une voiture dans l’espace. La presse française (au moins, ce que j’ai vue) n’est pas si en colère. Ce qui m’amuse — et me rend triste — chez mes amis anglophones est que personne ne voit que leurs avis sur le lancement viennent de leurs attitudes envers les deux hommes.
Je vais conclure avec une petite histoire, toute vraie. J’apprends des mots à ma fille, et nous avons eu cette conversation il y a quelques jours :
Rachel : Papa, il y a une blague coquine dans un épisode de DuckTales [en France, La Bande à Picsou ] !
Moi : Désolé, quoi ?
Rachel : C’est vrai ! Il y a une ville appelée Saint-Connard !
Moi : MONTRE-MOI ! ALLEZ HOP !
(J’écoute)
Moi : Rachel, c’est « canard », pas « connard ». Canard signifie « duck. » C’est une blague, mais pas celle-là.
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
























































