Je rencontre les xénophobes

J’ai quelque chose à dire à cause de ce qui m’est arrivé aujourd’hui. J’ai pensé à l’ignorer, mais il faut parfois prendre position.

Il y avait des mois, un français m’a écrit (EN ANGLAIS) pour me dire que ce blog est à la fois « plus royaliste que le roi » et « la chose la plus française » qu’il a jamais lu. C’était une note gentille et je lui ai remercié et dit aussi que je devrais partager ses commentaires avec une amie qui parle encore de « la calomnie de la brioche ». Ces commentaires restent entre mes trésors les mieux gardés. Je dis tout ça pour que vous ne l’oubliez pas trois paragraphes plus tard.

je ne m’attends pas à ce que tout le monde me connaisse ou me comprenne. Surtout des inconnus sur les réseaux sociaux. Je ne m’attends donc pas à ce que quiconque sur Facebook sache ce que j’écris ici. Mais je ne serai JAMAIS d’accord avec des diffamations de sang. Voici une vidéo du comédien américain expatrié, Sebastian Marx. C’est tout en anglais (avec des sous-titres en français), et il se moque du rôle des États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale. (C’est seulement sur Facebook, désolé.) Sa vidéo n’est pas de la diffamation. Mais voilà des commentaires que j’ai reçus :

Ces commentaires en anglais disent que les russes étaient dans le Front de l’Est et c’était plus important alors ne dites pas de mensonges, s’il vous plaît, que les américains n’ont entré la guerre qu’à cause d’avoir été payé (répété deux fois), et que les américains n’ont l’air bon qu’aux autres américains. Et en français, bien sûr : « j’espère que tu resteras aux États-Unis ». « Yankee, go home, » comme on disait.

LE PETIT DIEU A FAIT QUOI ? Voilà :

J’ai écrit « Combien de divisions russes étaient en Normandie ? Ou aux Ardennes ? (Zéro pour tous les deux.) Je vous aime beaucoup mais bien que les Alliés ne gagne sans que les Soviétiques changent des côtés, je crois que nous avons l’air bon ici. Et ça vient d’un américain qui a envie de vous suivre. » M. Marx a répondu « Vous avez raison, bien sûr. Je ne voulais pas minimiser la valeur de l’huile d’olive. » (C’est une référence à sa vidéo.)

À mon avis, il était injuste vers le rôle américain. Et il a le droit ! Je ne discute rien à propos de ça. Mais c’est quoi la preuve de la femme qui a dit que les américains étaient payés ?

Elle dit que les britanniques « viennent de finir de vous payer ». Elle fait référence à un prêt de 1946 du gouvernement américain au gouvernement britannique. On peut discuter si c’était juste, ou même si c’était une bonne idée. Mais c’est pas une mauvaise attitude de dire que les canadiens ont fait un accord similaire avec les britanniques, et elle ne les blâme pas. C’est pas une mauvaise attitude de dire que les États-Unis ont donné de l’argent pour le Plan Marshall. Il ne faut pas dire que les États-Unis sont entrés en guerre en 1941 à cause d’une traité en 1946. Mentir sur ce sujet juste pour appeler mon grand-père et ses camarades des mercenaires, ÇA c’est la diffamation de sang.

Je ne parle jamais de politique ici ou sur Facebook, par choix. On a une diction chez nous, « Les avis sont égales aux trous de cul – tout le monde en a un ». Vous n’avez pas besoin de l’un ou l’autre des miens. Mais si le prix de mon projet est de croire à des mensonges juste pour ne pas offenser les cons, je ne le continuerai plus.

Les éclairs au chocolat

Ma fille est trop intelligente, et elle m’a offert une plaque pour éclairs pour la Fête des Pères. Ce genre de truc est rare aux États-Unis, alors elle a demandé à sa grand-mère de la commander. La plaque est arrivée aujourd’hui alors je les ai faits tout de suite — exactement ce que ma fille a planifié ! Ce sont selon la recette de Laurène Lefèvre que l’on peut trouver ici. Mais il y a plusieurs changements ! Les miens sont au chocolat pour le glaçage et la garniture.

Les ingrédients :

  • 250 grammes d’eau (250 mL)
  • 100 + 55 grammes de beurre 
  • 5 grammes de sel 
  • 150 grammes de farine 
  • 200 à 300 grammes d’oeufs (4-6 gros œufs)
  • 500 grammes de lait (485 mL)
  • 1 gousse de vanille ou 1 cuillère à soupe vanille liquide
  • 80 grammes de jaunes d’oeufs 
  • 90 grammes de sucre 
  • 60 grammes de poudre à crème (ou maïzena)
  • 110 + 50 grammes de chocolat amer

Les instructions pour la crème pâtissière au chocolat :

  1. Infuser : La première étape est d’aplatir puis fendre 1 gousse de vanille pour y récupérer les grains qu’on va ensuite ajouter à 500 g de lait et faire chauffer, sans bouillir. On peut également utiliser 1 cuillère à soupe de vanille liquide.
  1. Blanchir : Dans un bol, mélanger 90 grammes de sucre à 80 grammes de jaunes d’oeufs jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Une fois le résultat obtenu on va pouvoir y ajouter 60 grammes de poudre à crème (ou maïzena). J’utilise Bird’s Custard Powder pour la poudre à crème, la même chose que dans les barres Nanaïmo.
  1. Délayer : Ajouter le lait chaud, par petite quantité, pour éviter le choc thermique. Remettre la crème sur le feu et la fouetter. Ajouter 50 grammes de chocolat amer (on peut également utiliser soit une barre soit des pépites). La crème est prête dès l’apparition des premières bulles, cuire 2 minutes supplémentaires afin de tuer toutes les bactéries.
  1. Refroidir : J’utilise une plaque de cuisson que je viens chemiser avec un film alimentaire, je filme également au contact pour éviter la formation d’une croûte. 1h au frais est suffisant. 
  1. Détendre : Une fois la crème bien rafraîchie (et compacte !), on va la détendre à l’aide d’un fouet pour lui donner la texture lisse et brillante souhaitée.

Les instructions pour la pâte à choux :

  1. Dans une casserole, porter à ébullition quelques secondes 250 g d’eau, 100 g de beurre et 5 g de sel.
  1. Dessécher la panade : Ajouter 150 g de farine en une seule fois et remuer énergiquement jusqu’à l’obtention d’une pâte bien homogène qui se détache des parois. Ici on dessèche la pâte.
  1. Faire descendre la température : Attendre que la pâte soit refroidie avant d’ajouter un par un les oeufs. Vous devez obtenir un ruban cassant, parfois il n’est pas nécessaire d’incorporer tous les oeufs, tout simplement car ils ne font pas la même taille. Pour plus de précision, fouetter les oeufs tous ensemble dans un bol et ajouter des petites quantités d’oeufs progressivement.
  1. Pocher : Placer la pâte dans une poche à douille avec une douille lisse ou crantée suffisamment large. Mettre la pâte sur votre plaque. Une fois les éclairs pochés, enfourner à 180° pendant 40 mn. Attention à ne pas ouvrir le four pendant la cuisson ! Pensez également à bien vous adapter à votre four, si nécessaire réduire la température en fin de cuisson et laisser un peu plus longtemps afin d’être sur que l’intérieur soit bien cuit et que les choux ne retombent pas.

Les instructions pour la glaçage :

  1. Mettre 55 grammes de beurre et 110 grammes de chocolat dans une casserole. Faire fondre le mélange en remuant. C’est tout — pas si difficile !

Les instructions de montage :

  1. Maintenant que notre pâte à choux est cuite, prendre les éclairs par la semelle (le dessous) puis y percer deux ou trois petits trous à l’aide d’un couteau (les miens sont trop petits pour avoir besoin de trois). Ces derniers permettront d’introduire la douille. J’utilise une douille cannelée parce que c’est un plus peu facile si vos trous ne sont pas assez grands.
  2. Remplir les éclairs par les trous.
  1. Tremper les éclairs dans le mélange de beurre et chocolat. Laisser rester dans le frigo jusqu’au temps de servir.

La socca

On fait une petite pause dans le tour pour une demande spéciale. J’ai une amie américaine qui aime la culture française, mais qui ne mange pas de gluten. Il y a quelques semaines, elle m’a parlé de la socca, un plat niçois à base de farine de pois chiche. J’ai trouvé des recettes, et je me suis dit, « Je dois en faire quelque chose de spécial pour elle ». Elle habite à 2 000 km de chez moi, alors je ne lui ai pas servi. Mais je suis absolument sûr que c’est la bonne chose si elle visite — les oignons rendent cette version délicieuse même si vous n’êtes pas du tout vegan.

Je dois la recette à La Cuisine d’Annie, mais les oignons et les épices sont tous les deux mes additions. Je vous préviens — il faut prendre le temps avec les oignons, et les faire cuire lentement. Sinon, ils brûleront, et on veut éviter ça. Je vous promets que mon amie et les oignons valent également la peine !

Les ingrédients pour la socca :

  • 250 grammes de farine de pois chiche
  • Environ 1 l d’eau — mais attention aux instructions
  • 30 ml d’huile d’olive (2 cuillerées à soupe), 30 ml pour les oignons
  • 60 ml d’huile pour la plaque de cuisson (4 cuillerées à soupe)
  • Du sel
  • Du poivre
  • Du romarin
  • Du thym
  • Environ 500 grammes d’oignon

Les instructions pour la socca :

  1. Mettre 2 cuillères à soupe d’huile dans une poêle et la chauffer à feu bas pendant quelques minutes. Éplucher, rincer, et couper vos oignons, et les mettre dans la poêle. Remuer bien avec l’huile. GARDE une température basse !
  2. Chaque 5 minutes, remuer brièvement les oignons. Au bout de 10 minutes, les saler, mais continue à cuire et remuer chaque 5 minutes. Ça doit prendre 30-40 minutes. Voici des photos de chaque 5 minutes.
  1. Après avoir commencé à cuire les oignons, dans un saladier, verser 250 g de farine, 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive, sel, poivre et incorporer 500 ml d’eau progressivement pour ne pas faire de grumeaux.
  2. Mettre suffisamment d’eau pour que la pâte soit fluide comme une pâte à crêpe — j’ai trouvé que je n’ai pas besoin de plus de 500 mL d’eau cette fois.
  1. Laisser reposer jusqu’au moment où vos oignons sont prêts.
  2. Préchauffer le four à 220° et y faire chauffer la plaque en fonte bien huilée avec 4 cas d’huile.
  3. A température, verser la préparation comme pour une crêpe, puis ajouter les oignons, le romarin, et le thym.
  1. Laisser dorer dans le four, ce qui prend environ 10 mn (surveiller la coloration !). J’ai utilisé la même poêle pour les oignons et la socca, alors j’ai seulement préchauffé l’huile un peu. Ça prendra plus de temps pour faire cuire — j’ai eu besoin de 20 minutes.
  2. Servir chaud.

Je veux que vous voyiez vraiment à quoi ressemble le produit final :

La réouverture continue

Il y a beaucoup de dates importantes ce mois-ci, sans lesquelles je ne voyagerais pas. Par exemple, la Tour Eiffel rouvre le 16 juillet. Mais ce qui compte pour les jeunes, c’est le 9 juillet. Je dois vous dire — Le Canard a enfin trouvé la PIRE excuse depuis le rejet que j’ai reçu à la fin du lycée. Elle est maintenant professeure de biologie à l’une de nos plus prestigieuses universités, mais à l’époque, elle m’avait dit qu’elle serait trop épuisée après son dernier examen de l’année, 4 jours avant la fête. Ce serait moins insultant de m’avoir dit que j’étais con.

Je suppose que celui-ci a lieu à Marseille, à cause des chichis :

Je me sens comme c’est une boîte à kebab depuis que je voulais aller en France :

Et enfin, j’adore toujours la lutte pour le droit au mot « champagne » :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Le donut « français » qui n’existe pas en France

De nos jours, je mange beaucoup moins de donuts qu’avant — il faut réduire sa consommation de choses comme ça quand on fait autant de desserts que moi ! Mais je vois parfois une boutique lilloise grâce à Cook and Record où les donuts ne ressemblent pas du tout aux nôtres, et ça me donne des QUESTIONS. Surtout celle-ci : « le « French cruller » existe-t-il en France ? »

À moins que vous ne l’ayez vu aux États-Unis, je doute que vous ayez vu ce donut. C’est plus ou moins juste de la pâte à choux, frite à l’huile. Voici le meilleur exemple que je connais près de chez moi, du Donuttery à Huntington Beach (si j’ai jamais des invités français et ils veulent goûter un donut américain, c’est LE bon endroit) :

©️The Donuttery

Mais même si c’est à base de pâte à choux, je ne trouve aucune pâtisserie française que les fait. Voici la carte de Royal Donuts, la chaîne française la plus proche des donuts américains. Il n’y a rien comme le French cruller. Et voici la carte de Boneshaker Donuts, un café à Paris géré par deux américains — pas de French cruller ! The French Donuts, aussi à Paris ? Même chose ! J’ai l’impression que ce donut est aussi français qu’un French dip sandwich !

Selon Wikipedia (en anglais), malgré le nom et la pâte, c’est en fait une pâtisserie d’origine hollandaise. « Cruller » vient du mot « krullen », qui veut dire boucler. Wikipedia dit aussi que la même pâtisserie existe en Suède et en Norvège. Il n’y a pas d’infos sur pourquoi elle est appellée « French », mais je suppose que c’est peut-être à cause de la pâte. En tout cas, je ne passerai pas de temps en cherchant des donuts en France — il faut déjà que je visite les boutiques de Pierre Hermé, de Philippe Conticini, Ladurée, Fauchon… j’ai peur de devenir un ballon !

Le français pour les soldats

Grâce à l’un de mes groupes sur Facebook, Secrets d’Histoire, j’ai découvert un petit livre intéressant, publié par le Ministère de la Guerre des États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il s’appelle « French : A Guide to the Spoken Language » (Le Français : Guide de la langue parlée). On peut le trouver sur l’Archive Internet. Voici des exemples :

Celui à gauche me rappelle une scène de « Mais où est donc passée la 7e Compagnie ? » — « Nous vouloir du vin rouge ! Vous avez du à l’ail ? »

Il y a quatre parts du livre. Une court introduction (p. 1-6), des mots et phrases utiles (p. 7-21), des phrases où on peut remplir quelque chose, façon « je veux _____ » (p. 22-33), puis un dictionnaire (p. 34-62). Ce que je trouve le plus intéressant, c’est les changements dans ce que l’on enseigne aux élèves.

Par exemple, on ne trouve presque jamais « Mademoiselle » dans Duolingo :

Les questions pour demander « c’est quoi ? » ont bien changé — quand je les ai appris l’année dernière, j’ai appris « c’est quoi ? », « qu’est-ce que ça ? », et « qu’est-ce que c’est que ça ? ». En 1943, c’était plus formel — pas de « c’est quoi ? » !

On voit beaucoup d’expressions qui ne sont pas trop utiles sans guerre — « Faites-moi un croquis. » et « Mettez-vous à l’abri ! ».

Les prononciations sont plus logiques qu’il n’y paraît. Quand on voit « YAWNG » et « LWANG » en haut, l’idée n’est pas à dire que l’on devrait tout finir par un « g ». C’est qu’il veut dire avec force « utilisez des voyelles nasales » (l’auteur explique ça au début du livre). C’est facile pour ceux de notre Côte Est, mais pas pour le reste du pays.

Il y a une partie de moi qui veut acheter un livre de ce genre avant de partir. Mais j’essayerai de survivre sans anglais ni traduction tous les jours sauf un (mon ami à Orléans aime me parler en anglais). Tant que je n’ai pas besoin de « Vous serez récompensé », je crois que tout ira bien !

Mon dîner costarmoricain

Je vous présente le dîner le plus trompeur de ce blog. Ça a l’air facile, et ce devrait le cas si vous avez les bons outils. Mais j’ai dû faire une douzaine de ces galettes pour vous en présenter UNE qui n’a pas cassé en tournant ! Voici la galette complète et le far breton :

Ne me méprenez pas — j’adore ce dîner ! Mais la pâte à crêpes fait à base de farine de sarrasin est plus fragile que celle avec à farine de blé. Il faut vraiment utiliser une vraie crêpière, pas une poêle à bords hauts comme la mienne. J’ai déjà trop de poêles et de moules dans mes placards, mais je sais maintenant que une crêpière fait partie d’une vraie cuisine française.

Je dois ces recettes au site Recettes Bretonnes. Voici leur originale pour la galette complète, et voici leur far breton. Il faut que je vous dise — en fait, j’ai déjà fait un far breton il y a un an. Quand j’ai demandé à mon groupe sur Facebook pour des recettes traditionnelles, l’admin m’a recommandé cette recette. Ça fait longtemps, mais je l’adore encore.

Ingrédients pour la galette complète :

  • Des galettes bretonnes
  • 1 tranche de jambon par galette (j’ai utilisé du jambon de dinde)
  • 1 œuf par galette
  • De l’ emmental
  • Du beurre
  • Sel

Pour les galettes bretonnes elles-mêmes :

  • 330 grammes de farine de sarrasin
  • 75 cl d’eau
  • 10 grammes de gros sel
  • 1 oeuf
  • Du beurre

Instructions pour les galettes complètes :

  1. Disposez la farine de sarrasin en puits, dans un saladier, avec le sel.
  1. Versez de l’eau au fur et à mesure et mélangez énergiquement à l’aide d’une cuillère en bois. Vous obtiendrez ainsi une pâte fluide et épaisse.
  1. Ajoutez y l’œuf qui apportera une belle coloration à votre pâte lors de la cuisson et mélangez bien.
  1. Laissez la pâte reposer environ 2 heures au frigo, en la recouvrant d’un torchon ou film alimentaire.
  2. Mettez du beurre dans votre poêle ou du saindoux sur votre crêpière et mettez la sur feu doux/moyen.
  3. Si vous effectuez vos galettes à la poêle*, une fois le beurre bien fondu, versez une louche de pâte, puis inclinez très vite la poêle afin d’étaler la pâte sur toute la surface. — Je vous conseille de faire des galettes plus épaisses qu’à farine de blé, parce que cette pâte est plus fragile.
  1. Faites cuire les deux faces pendant environ 1 à 2 mn chacune. Après avoir cuit la deuxième face pendant 2 minutes, on fait la galette complète. Ajoutez l’emmental, puis la tranche de jambon.
  1. Rajoutez l’œuf (vous pouvez le cuire dans une poêle à part pour une meilleure cuisson ou bien casser l’œuf directement sur la galette). Selon vos goûts, vous pouvez faire un oeuf sur le plat ou brouillé. — J’ai cuit mon œuf dans une autre poêle.
  1. Ajoutez une pincée de sel.
  2. Repliez chaque bord de la galette afin d’obtenir un carré : votre galette est déjà prête en 5 mn ! — J’ai trouvé que c’est difficile de replier la galette dans la poêle, alors je l’ai fait sur l’assiette.

Et maintenant, le far breton. J’adore ce dessert ! L’astuce de Recettes Bretonnes est de « penser à dénoyauter » vos pruneaux. Pensez plutôt à votre dentiste et juste les dénoyauter. C’est pas une question. Aussi, je mets directement les pruneaux dans le moule, au lieu de les mélanger avec la pâte. Vous aurez un moule BIEN rempli — pas besoin d’un déversement.

Ingrédients pour le far breton :

  • 220 grammes de farine de blé
  • 130 grammes de sucre en poudre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 3/4 de litre de lait
  • 5 oeufs
  • 20 grammes de beurre
  • 500 g de pruneaux, ou assez pour couvrir le fond de votre moule

Instructions pour le far breton :

  1. Pour commencer, préchauffez le four à 180°C (thermostat 6).
  2. Dans un saladier, mélangez le sucre, la farine et ajoutez le sucre vanillé.
  1. Puis ajoutez les œufs en prenant soin de bien mélanger délicatement le tout à chaque fois.
  1. Versez le lait et ajoutez le beurre au préalablement fondu puis mélangez jusqu’à ce que vous obteniez une pâte homogène.
  1. Ajoutez vos pruneaux si vous souhaitez obtenir un far aux pruneaux et pensez à les dénoyauter s’ils ont des noyaux (mais vous pouvez évidemment le déguster nature -ce qui est d’ailleurs plus traditionnel- ou avec des pommes*). — Vous avez déjà mon avis sur les pruneaux !
  2. Beurrez le fond de votre moule et versez y la pâte.
  1. Vous pouvez placer votre moule au four et patientez une heure environ. Votre far sera bien gonflé quand il sortira du four. Laissez-le tomber et refroidir avant de démouler, environ 1/2 heure.

Mon horaire est (presque) complet

Je savais que je pourrais compter sur mes connaissances de remplir vite mon horaire ! La vraie question, puis-je tout faire vraiment ? J’sais pas moi, mais j’essayerai !

  • Samedi : Je pars de Los Angeles, la meilleure chose que quiconque peut faire avec cette ville-là. (Je suis de San Diego. On déteste LA.)
  • Dimanche : J’arrive à Paris le matin, je laisse les valises à l’hôtel, et je visite le Louvre.
  • Lundi : Le matin, c’est le Sacré-Cœur, puis le Panthéon. Je déjeune aux Deux Magots, puis c’est la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe. Je fais du shopping aux Galeries Lafayette plus tard dans l’après-midi.
  • Mardi : Je passe la journée à Rouen avec des amis. Il faut que je revienne à Paris ce soir-là, parce que…
  • Mercredi : Je passe la journée à Orleans avec des autres amis. C’est le tour de Jeanne d’Arc !
  • Jeudi : Le matin, je suis à Versailles. L’après-midi, il faut que je visite la Cinémathèque pour une exposition sur Louis de Funès. QUELLE CHANCE ! Je visite aussi l’Hôtel des Invalides, à cause de Rabbi Jacob.
  • Vendredi : Le deuxième pire jour de ma vie. Il faut que je parte. (Quand votre ex kidnappe votre enfant, c’est le pire pour toujours.) Quelque chose de bête — je passerai la nuit à Amsterdam, mais j’arrive juste assez tard, et je pars juste assez tôt le lendemain, pour que je ne fasse rien.

J’ai dit que cet horaire est « presque » complet. Je ne pense pas à ajouter plus de monuments. Ce sera déjà difficile. Mais je n’ai pas encore acheté les billets pour le Louvre ou la Cinémathèque. Je ne suis pas sûr si je doive échanger les dates pour les deux. Si vous avez d’avis sur ce sujet, je suis curieux. J’ai aussi besoin d’un test Covid avant mon retour, et je suppose que je devrais le faire avant d’aller à Orléans. J’ai trouvé une chaîne de labos où je peux prendre rendez-vous à partir de 7h30. Si vous avez des conseilles pour ça, je les apprécierai aussi.

Il y a des autres choses que je ferai au fur et à mesure que je trouverai les opportunités. Je veux visiter : Pierre Hermé, Fauchon, Ladurée, Carrefour, FNAC, et — ne rigolez pas — Picard (il n’y a RIEN comme ça aux États-Unis). Si j’avais le temps, je visiterais l’adresse la plus précieuse pour moi dans la France entière — 2 Rue des Champarts, 91300 Massy, France, chez FNAC Logistique. TOUT ce que j’ai commandé pendant l’année dernière vient de cette adresse. Je suis une sorte de touriste bizarre !

Le Cercle rouge

Je reviens ce soir aux films français avec le dernier de Bourvil, Le Cercle rouge. C’était DUR de ne rien regarder pendant deux semaines !

Ce film raconte l’histoire de deux criminels qui se rencontrent par hasard, quand l’un se cache dans la voiture de l’autre. Ils unissent leurs forces pour cambrioler une joaillerie, tandis que Bourvil, en tant que commissaire de police, les poursuit. C’est une histoire très compliquée, pleine de flash-back, et elle ne se déroule pas de façon linéaire. Il y a quelques parties du scénario qui disparaissent sans conclure, comme la relation entre le commissaire et l’un des criminels. Mais c’était quand même intéressant, et je profite toujours de Bourvil !

Le Canard change mes ingrédients

Revenons maintenant à nos moutons, jusqu’au moment où je prévois plus.

J’ai fait une découverte surprenante ce soir à cause d’un vieux article du Canard Enchaîné. En janvier, j’ai remarqué un article qui a dit :

En effet, plutôt que d’utiliser des écorces d’orange, des cerises ou des abricots confits, la plupart des industriels du cake donnent le change avec des « cubes de végétaux confits », en général de la pastèque…

Eh bien, j’avais acheté des fruits confits français pour mon pain d’épices, alors j’ai vérifié les ingrédients, et j’ai reçu plusieurs surprises.

#1, ce sont de pastèque et écorces d’orange. Les écorces, pas de problème. Mais Le Canard n’a pas tort, c’est décevant de le voir. #2, « Les fruits ne sont pas français ». Sont-ils sérieux ? J’ai payé plus pour des faux fruits français ? #3 n’a rien à voir avec la qualité des fruits, mais ils viennent de la ville avec LE plus drôle nom pour un anglophone dans la France entière.

Je suis fier du fait que ce blog soit « tous publics », façon Disney, pas Peur sur la ville. Alors je ne veux pas dire pourquoi c’est si drôle. On dirait que l’on trouve cette ville dans le rayon à Carrefour appelé « Premiers soins », mais c’est pas pour des blessures.

À cause de cette découverte — la pastèque, PAS le nom — j’ai cherché d’autres fruits confits. Je trouve que ceux-ci suivent la description du Canard :

©️Paradise Fruit Company

Il n’y a pas de pastèque — c’est tout des écorces, des cerises, et d’ananas. Ça vient de Floride, mais c’est plus proche de la tradition française que le produit fait en France. Je doute que je dirai ça deux fois sur ce blog !