Brian was in the kitchen

Aujourd’hui, je vais vous raconter une histoire choquante. La bonne nouvelle, c’est que le méchant ne va déranger plus personne. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il a rendu une vingtaine de victimes innocentes sans abri.

Notre histoire se déroule à Boston. Là, mon frère — qui me tuerait si je faisais même un seul résultat apparaître sur Google avec son nom — vivait dans un immeuble avec une trentaine d’appartements dits « studios » en anglais. Ça veut dire en général 10-40 mètres carrés selon l’endroit, sans une chambre dédiée, juste une cuisine, un salon et une salle de bain. Si on est vraiment « chanceux », la cuisine et les toilettes sont partagées dans le couloir. Typiquement, on y vit seul ou avec une autre personne, pas plus. Mais dans une grande ville comme Boston, louer même un si petit appartement peut être très cher. Pensez aux loyers parisiens.

Alors, un des voisins de mon frère s’appelait Brian Brandt. Et Brian, comme vous allez voir, was in the kitchen. (Comment fais-je ça ?)

Brian vivait dans le même couloir, mais heureusement, pas dans l’appartement d’à côté. Un jour en janvier 2023, mon frère m’a appelé pour me dire qu’il a reçu une lettre bizarre de ce type. Je vous montrerai un peu juste pour prouver que c’est réel — il n’y a pas de noms dans cet extrait :

Vous pouvez voir qu’il utilise des caractères gras pour souligner exactement les moments où des choses sont alléguées d’avoir eu lieu. Et quelles sont-elles ? Le 1 janvier, coupé ici, que mon frère lui a demandé trop de questions en disant bonjour à l’extérieur de l’immeuble. (Ça, je crois, car je le connais.) Le 2 janvier, qu’il est censé avoir poussé Brian contre une balustrade pour se venger du manque d’enthousiasme de la part de Brian. Je doute fortement que ce moment se soit produit de cette façon. Finalement, qu’à 11h25 le 19 janvier, mon frère a lâché prise de la porte de l’immeuble afin de frapper Brian. Il a ajouté que mon frère a regardé derrière lui pour se rassurer que son action avait eu le résultat souhaité. Certainement pas qu’il n’avait pas remarqué Brian et a tourné la tête en entendant un cri. Ça, je trouve trop con pour le croire.

Brian lui a envoyé une autre lettre deux mois plus tard, ainsi que des lettres à des voisins pour se plaindre d’eux aussi. Mon frère a contacté la police pour porter plainte de harcèlement de la part de Brian, puis a quitté l’immeuble à la fin de son bail, en août. (Hihihi, en anglais, « bail » veut dire une caution, l’argent que l’on paye pour sortir d’une prison après avoir été arrêté.)

Je n’ai donc plus entendu parler de Brian…jusqu’à la semaine dernière. Mon frère m’a appelé pour me dire que Brian a été retrouvé mort par la police. Dans son appartement. Après une explosion qui a mis le feu à l’immeuble. Je ne plaisante même pas un peu :

Source

Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Les journaux ne disent pas tout. Mon frère est passé par l’immeuble pour prendre des nouvelles de ses anciens voisins. Et ce qu’ils disent, c’est que la moitié des habitants ne peuvent pas y revenir à cause des dégâts. Mais aussi que selon la police, ce n’était pas un accident complètement par hasard. L’enquête continue, mais sachez que l’immeuble n’est pas servi par un service de gaz. L’explosion est donc presque certainement la faute à Brian.

Que faisait-il ? Préparer des drogues, façon Breaking Bad ? Une tentative de suicide ? On ne sait pas. Pourtant, il n’est qu’une pièce dans un appartement « studio » où on peut faire exploser quelque chose. Comme je vous ai dit, Brian was in the kitchen.

Photo de la couverture prise par Cambridge Fire Department, Domaine public (car toutes telles archives publiques le sont aux États-Unis)

Saison 2, Épisode 43 — Des plaquettes pour Sadie

Bon lundi, tout le monde, et bienvenue comme d’hab à la balado d’Un Coup de Foudre.

J’ai mis un message dans l’introduction de l’épisode et je vais le répéter ici. Veuillez considérer de faire un don de sang, que ce soit à l’Établissement français du sang, la Société canadienne du sang, la Croix Rouge Américaine, ou quel que ce soit chez vous. Je fais mon appel annuel en souvenir de Sadie Winberg, morte d’une leucémie à l’âge de 14 ans.

Il m’a vraiment frappé cette semaine qu’une belle partie de ma vie atteindra sa fin cette année. Je suis presque à mes 100 films, le premier projet de l’après-Tour a été lancé, et j’ai commencé à préparer des plans pour un événement pour marquer la fin du Tour. Le blog continuera. Il ne va même pas ralentir. Et je ne peux pas vous mentir, certaines parties du Tour me pèsent. C’est du travail. Mais il va me manquer de façon que je n’ai jamais imaginé en écrivant les mots « Je découvre l’Ain ». Je lis et relis les mots de la fin, et les trouve toujours exactement ce que je veux dire, mais je n’ai aucune envie de les publier.

J’ai deux événements de l’OCA cette semaine, vendredi et samedi soir. Je sais déjà que je ferai des macarons pour le groupe de vendredi, car c’est mon groupe de belote, et j’ai dû annuler la dernière fois, alors les hôtes n’ont jamais goûté mes macarons. Il me faut corriger ça. Mais c’est le tarot samedi soir, et je ne refais jamais rien pour eux. Que faire ? Peut-être une galette des rois ? Un Paris-Brest ? Je ne sais pas, mais j’ai une réputation à maintenir, et ça, ça pèse aussi.

Quelqu’un que beaucoup d’entre vous connaissent très bien a fait quelque chose de gentil pour moi ce week-end. Je ne connais toujours pas moi-même tous les détails, alors je ne peux rien partager en ce moment, mais il m’étonne vraiment. Ça doit être un rêve. Veillez ne jamais me réveiller.

Le premier tour des éliminatoires de la NFL a eu lieu ce week-end. Qui a gagné ? Je m’en fiche ! Ce qui compte, c’est que les Chargers les regardent de leurs canapés. J’ai de meilleures choses à faire, comme regarder des reprises de LCP pendant le Super Bowl.

Notre blague traite des vaches. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi L’ennemi d’à côté, mon ode à New York et Los Angeles, Je découvre Zazie, le premier article du Projet 30 Ans de Taratata, et Mon dîner tarnais, le gigot d’agneau braisé et le poumpet.

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Astrid et Raphaëlle : L’Étourneau

On revient aujourd’hui vers la série Astrid et Raphaëlle. Ça fait un mois depuis la dernière fois, et je mérite bien que France TV a enlevé le reste de la première saison de leur site pendant mon absence. Alors, on reprend la série avec le premier épisode de la deuxième saison, L’Étourneau.

Je ne connaissais pas ce mot, alors je l’ai cherché avant de me lancer dans le visionnage. C’est un genre d’oiseau, mais aussi quelqu’un d’étourdi. Vu que ce billet ne se traite pas de moi, on ne pense plus au deuxième sens sauf pour remarquer que c’est un étourneau qui a oublié la date limite de la première saison en ligne. Bon travail, Justin !

Notre épisode commence avec une réunion dans une salle en haut d’un gratte-ciel quelque part à La Défense. Un homme d’affaires parle quand tout le monde tourne la tête pour regarder un oiseau qui vient de briser la fenêtre. Puis, l’homme tombe, tué par un coup de feu :

Astrid et Raphaëlle viennent à la scène du crime. Elles remarquent un oiseau mort, le nommé étourneau.

Tout le monde pensait à un sniper (c’est le mot de l’épisode ; j’aurais dit franc-tireur), mais Astrid remarque que l’oiseau est la seule chose qui a brisé la fenêtre. Il n’y a aucune trace d’un trou fait par une balle. Astrid en conclut que le meurtrier était dans la pièce. La police décident d’interroger tous ceux trouvés dans le bâtiment. Raphaëlle se fixe vite sur un neurologue, un certain Guillaume Delarue, expert en attention.

Quand elle le trouve, il est en train de donner un discours à un groupe d’hommes d’affaires. Il démontre un tour de magie à son public, en prenant Raphaëlle pour son « assistante » — puis elle se révèle un flic :

Pendant un moment surréaliste, la police décide d’amener Guillaume à la scène du crime. Il démontre encore une fois son pouvoir de manipuler l’attention aux autres en se libérant de ses menottes. Pas trop intelligent s’il est le coupable !

Raphaëlle mène l’enquête sur les connaissances du décédé, et découvre un escort, une certaine Ambre. Elle l’interroge :

Pendant ce temps-là, Astrid fouille les archives policiers avec des infos retrouvés de l’ordinateur du décédé. Elle découvre que le type voyageait beaucoup « pour son travail » et où qu’il soit allé, il y avait des cambriolages liés à un voleur dit « L’Étourneau ». L’oiseau mort était donc peut-être un message que le tueur connaissait ce secret.

Encore une fois, j’étais content de voir l’attention de l’équipe aux comportements liés à l’autisme. Astrid démontre du « flapping » (des mouvements rapides et peu contrôlés avec les mains) et de la recherche de stimulation sensorielle pendant qu’elle parle ou fait son travail à l’ordinateur :

Astrid découvre aussi que le décédé était criminel en tant que gamin et faisait partie d’un stage de réinsertion avec un magicien de la télé, maintenant à la retraite, un certain Carmine. Un véritable Garcimore, mais sans une Denise Fabre. (Où est-ce qu’un américain trouve toutes ces références pas mentionnées dans l’épisode ?!? C’est mon tour de magie à moi ! Et oui, je les ai déjà connus avant de regarder l’épisode !)

Les femmes rendent visite à Carminé dans son musée. Il avoue se souvenir de la victime.

En regardant de la vidéosurveillance du gratte-ciel, Astrid remarque deux choses intéressantes : Ambre était au bâtiment ce jour-là, et il y avait plus de police scientifiques qui sont sortis du bâtiment que le nombre qui sont venus. Mais les scientifiques portaient tous des combinaisons qui masquaient leurs visages. Raphaëlle se plainte que c’est comme essayer de distinguer un Schtroumpf d’un autre, et Astrid explique pourquoi c’est une mauvaise analogie. J’ai ri !

Avec cette info, Raphaëlle affronte encore une fois Ambre. Cette fois, elle avoue qu’elle avait été embauchée pour piéger le neurologue en faisant semblant d’être le secrétaire d’un éditeur de son prochain livre. Elle rend une photo de son employeur — il s’avère que c’était le magicien :

Je ne parlerai plus du mystère bien qu’il soit évident qui est le coupable, afin que sa motivation reste secrète au cas où vous regarderiez l’épisode plus tard. Je dirai simplement que c’était bien écrit et je continue d’être bouleversé par les intrigues et les scénarios de cette série.

À la fin, un ami d’Astrid, quelqu’un qui la connaît à cause de faire partie du même groupe de soutien aux personnes autistiques, lui rend visite. Il lui demande « Ça va ? » et la conversation est bien gênante pour les deux. Mais il lui semblait qu’il y avait beaucoup de changements dans la vie d’Astrid, et il voulait prendre des nouvelles d’elle.

C’était un moment émouvant, car je sais à quel point c’était difficile pour les deux. Comme j’ai dit avant, je continue d’apprécier les efforts de l’équipe pour apporter du réalisme au personnage d’Astrid. Il reste des moments où elle remarque des choses peu probables afin d’avancer l’intrigue, mais pas au point où tout part en vrille. Je trouve cette série attachante, et je continuerai de la regarder.

Mon dîner tarnais

Le Tarn est très riche en produits locaux — des produits que je n’ai aucun risque de trouver sans prendre un vol à travers l’Atlantique. (Ne me tentez pas.) Alors j’ai dû penser un peu et j’ai fini en choisissant une recette proposée par l’office de tourisme pour mettre en vedette l’ail rose ainsi que l’agneau local. Quant au dessert, j’ai trouvé un vrai joyau, quelque chose bien liée au département. Voici le gigot d’agneau braisé à l’ail rose et le poumpet.

Allons les préparer !

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Je découvre Zazie

On commence le premier billet du Projet 30 Ans de Taratata avec la première performance du spectacle, par Zazie, Jean-Louis Aubert, Raphaël, et Axel Bauer. C’était la toute première fois où j’ai écouté n’importe quel des trois premiers (un ami est grand fan d’Axel Bauer), mais j’étais tout de suite accro :

Bien que 3 des 4 chansons de leur apparition sur scène sont à Téléphone, l’ancien groupe de M. Aubert, on parlera de Zazie cette fois.

Zazie est le nom de scène d’Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes, née à Boulogne-Billancourt. Jai donc au moins l’excuse de ne pas avoir atteint les Hauts-de-Seine dans le Tour pour expliquer le fait qu’elle n’est pas apparue ici avant.

Zazie, Photo par Guy Delsaut, CC BY-SA 4.0

Elle prend son surnom du roman Zazie dans le métro de Raymond Queneau, un livre bizarre qui tourne autour de la question de ce que ladite Zazie prendra le métro parisien ou pas. J’ai eu du mal à trouver le rapport avec l’héroïne du roman et la chanteuse, mais elle portait ce surnom bien avant le début de sa carrière musicale en 1992.

Et c’était un début inhabituel. J’ai lu quelque part, il y a longtemps, que si l’on ne se lance pas dans ce monde avant ses 19 ans, il est très peu probable que ça aille arriver. Mais Zazie a eu une carrière de mannequin pendant dix ans avant son premier contrat à ses 27 ans. La France l’a donc découverte en tant que chanteuse avec son premier tube, Sucré salé :

Je suis un peu surpris que cette chanson a connue un succès parmi les top 50. Elle n’était pas mauvaise, mais la musique vient directement des années 70, et pour être franc, elle ne montre pas de capacités exceptionnelles ici. Tout le monde ne peut pas se présenter comme Catherine Ringer à première vue, où il fallait laisser tout tomber et écouter,

Quelques ans plus tard, elle a connu encore plus de succès avec l’album Zen. J’ai écouté tous les singles de l’album et ce n’est pas tout à mes goûts — « Un point c’est toi » sonne exactement comme son premier album — mais avec le morceau qui partage le nom de l’album, elle montre clairement plus de talent. Ainsi que des grimaces…coquines ?… envers un troupeau de…vaches ? Je suis perplexe :

Avec la célébrité qui se produit par cet album, elle devient collaboratrice de nombreux autres artistes dont Pascal Obispo, que j’adore depuis longtemps (comme si 3 ans est si longtemps !). Ici, elle se montre très compétente :

À ce point, Zazie écrit grosso modo toutes ses propres chansons, dont les paroles et la musique. Avec son troisième album, je reste moins que convaincu par ses mélodies, mais il faut dire qu’elle est bel et bien arrivée en tant que chanteuse. Le chuchotement ne fait plus grande partie de sa technique, une étape importante. Attention, ce clip est plus sexy et plus violent que d’hab ici :

Mais je dois avouer, elle a un avantage chez moi en chantant en français. Il y a pas mal de chanteuses avec des styles similaires en anglais, et aucune ne fait partie de ma collection. Du même époque, 2001, on trouve une réussite, #1 en France, Rue de la Paix, qui renforce mon avis — très agréable, mais je ne l’achèterais pas.

En 2007, Zazie sort son sixième album, Totem, avec le morceau #7 en France, « Je suis un homme ». J’étais bien surpris à apprendre que ça n’a rien à voir avec la tendance aux États-Unis, étant plutôt sur toutes les bonnes choses que l’Homme en majuscule fait au monde :

Je dirais qu’avec 15 ans d’expérience, sa voix continue de s’améliorer, quelque chose d’inhabituel. Je n’étais pas du tout prêt à suivre son 7e album, un projet qui comprend 42 chansons sur 7 disques, mais l’effort lui-même montre de vraie croissance en tant qu’artiste, de prendre un tel risque.

J’ai des avis mitigés sur son huitième album, sorti en 2013, Cyclo. Le morceau « Mobile homme » (un calembour nul en anglais, et selon mon dictionnaire bilingue, en français aussi) est beaucoup trop électronique pour mes goûts, mais « Les contraires » montre encore que sa voix a bien développé :

Son album le plus récent, Aile-P (autre calembour nul avec l’anglais pour « au secours ») provoque aussi des avis mitigés. « Là où je vais » est encore trop électronique pour moi. En revanche, « C’est con, c’est quand » est exactement ce dont j’ai envie d’entendre chez elle — pas cachée derrière des machines, elle montre sa gamme de sentiments et capacités vocales.

Alors que penser de Zazie ? Elle a montré peut-être son plus grand talent sur scène, où elle avait vraiment le sens du spectacle. Son œuvre n’est pas complètement à mes goûts, mais en tant qu’une partie de la tradition de chanson française, elle est certainement la bienvenue sur ce blog.

Avec ça, je vous présente mon échelle de notes pour cette exercice : je change de chaîne, j’irais au concert si vous avez une place de trop, j’achète l’intégrale, et JE PRENDS L’AVION. Évidemment, seulement un groupe a mérité la dernière note à ce point. Mais il y a une 5e note, réservée à un artiste. Dans quelle direction ? Qui ? À vous de suivre cette série !

Ma note : J’irais au concert si vous avez une place de trop.

L’ennemi d’à côté

Je ne m’attendais pas à écrire ce billet aujourd’hui, mais après une conversation avec Oth dans les commentaires de son blog, je me suis rendu compte qu’il y a des choses à propos de la vie à l’américaine que je dois vraiment vous expliquer. On va régler des comptes.

Combinaison de Symbole d’interdiction, Domaine public, et Logo des Los Angeles Chargers, Domaine public

Ça fait maintenant 3 ans où j’essaye de vous expliquer que je compatis avec vos plaintes sur l’attitude parisienne. On ne peut pas lire « Je découvre Paris » ou « Mon dîner parisien » et pense que je n’ai pas de sentiments affectueux envers eux. Mais — et si ça les dérange, c’est leur problème — un parisien vaut exactement autant qu’un lozérien chez moi. En vous expliquant l’origine de mon Tour, je vous ai montré la frustration de vos compatriotes, qui croyaient que j’étais un étranger de plus qui pensait que Paris était toute la France. Mais je comprenais leurs plaintes beaucoup plus qu’ils ne pouvaient comprendre.

Avant de continuer, je vous rappelle que je n’ai jamais, même pas une fois, utilisé l’expression « en province » pour parler de quelque chose en dehors de Paris. Ce qui suit est la véritable histoire derrière ce choix.

Je suis né et grandi à San Diego, à 50 km au nord de la frontière mexicaine. Pas comme le comté d’Orange, où je suis emprisonné à Elbe-en-Irvine jusqu’en 2028 (je suis obligé de vivre à pas plus de 22 km de chez mon ex), San Diego avait ses propres chaînes de télévision, mais on recevait quand même des pubs d’entreprises de LA. Alors j’entendais parler de ce que les habitants de LA appelaient « Greater Los Angeles », J’aurai un peu de mal à vous donner une traduction exacte. Vous connaissez l’idée d’un aire d’attraction d’une ville — la région autour d’une ville, les communes ont leurs propres mairies, ouais, mais on « sait » qu’elles font quand même partie de ladite ville, n’est-ce pas ? Alors, « plus grand » est littéralement « greater », et à leur avis, San Diego — à l’époque une ville de plus de 1M d’habitants, avec ses propres équipes dans 3 des 4 grandes ligues professionnelles du pays (basket-ball, football américain, baseball) — n’était qu’une partie de leur aire d’attraction. En plus, ils appellent leur comté, également au nord d’Orange que de San Diego, « the Southland » — le Pays du Sud — ce qui nous rend quoi exactement ? Le Mexique ?

Vous commencez à comprendre pourquoi je déteste leur attitude, comme si mon ancienne ville ni mon comté actuel n’existent pas.

Maintenant vous avez le contexte, et je peux vous expliquer la situation actuelle. Toute cette saison, je vous ai parlé des Los Angeles Chargers à chaque fois où cette équipe perd. Pendant 50 ans, ils étaient les San Diego Chargers. J’ai été abonné pendant 17 de ces années-là. Et franchement, pour la grande majorité du temps, ils étaient horribles. J’allais au stade tous les deux dimanches pendant qu’ils avaient des records de 1-15, 2-14, 5-11, etc. Il n’y a aucun système de relégation aux États-Unis, et les ligues partagent leurs revenus entre les propriétaires, alors si un propriétaire s’en fout, il peut gérer l’équipe pour des cacahuètes (comme on dit ici), bien profiter, et se moquer des fans. J’ai supporté ça pendant des décennies.

En 1984, notre équipe de basket-ball, les Clippers, a quitté ma ville. Malgré le fait que les Lakers étaient déjà à LA, ils y ont déménagé — et ils étaient horribles, mais le propriétaire s’en fichait, car être à LA était quand même plus rentable. En 2016, les Chargers ont suivi son chemin.

Mais je n’ai pas souffert seul. Ici dans le comté d’Orange, il y a une équipe de baseball, les Angels. Ils jouent à Anaheim, ce que je surnomme « Chez Mickey » sur ce blog, parce que c’est où se trouve Disneyland. Quand leur propriétaire actuel les a achetés en 2005, il a changé leur nom officiel de « Anaheim Angels » à « Los Angeles Angels of Anaheim ». Pourquoi garder le nom d’Anaheim tout court ? Parce que le stade appartient à la ville et le contrat exigeait qu’Anaheim faire partie du nom. Mais le propriétaire, un M. Moreno, s’en fout des fans locaux et préfère être associé à LA — à 40 km de leur stade. En 2016, avec le fin du contrat, il a laissé tomber tout lien avec Anaheim, et l’équipe est maintenant les « Los Angeles Angels » — bien qu’ils jouent toujours à Anaheim !

Seulement l’équipe de hockey sur glace, qui joue dans une arène en face d’Angels Stadium, garde un nom local — les Anaheim Ducks. Comme vous pouvez imaginer, ils sont très populaires ici, parce que nous apprécions que son propriétaire ne se fout pas des gueules de ses fans.

Au fait, n’imaginez pas que les Angels sont uniques à cet égard. Il y a deux équipes de la NFL, les New York Giants et les New York Jets, qui font semblant d’être new-yorkais. Les deux partagent un stade — dans le New Jersey. (Moi, je n’avouerais pas non plus avoir des liens avec le New Jersey — où mes parents et grands-parents sont tous nés. Oups.)

J’espère que ça vous aidera à mieux comprendre le point de vue de ce blog. L’attitude « les grandes villes über alles » — ouais, je l’ai dit — existe aux deux côtes du pays, et à leurs yeux, le reste de nous n’existent pas. « En province », mon œil.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Poussez ici

Il y a des semaines, je vous ai parlé de l’expérience d’entendre un répondeur me dire « Composez 1 pour Taylor Swift ». Mais évidemment, en fait je n’ai entendu rien comme ça, parce que c’est ma traduction de l’anglais. Et derrière ça, on trouve le sujet de Langue de Molière pour cette semaine : les nombreuses traductions qui se terminent toutes par le même mot en anglais, « push ».

Afin d’écrire ce billet-là, j’ai dû demander quelque chose à des amis. J’ai déjà su grâce à Duolingo que l’on dit « composer » pour ce que l’on fait avec un numéro téléphonique. MAIS je ne voulais rien publier sans être certain que ce soit ce que l’on trouverait si on faisait un appel à une grande entreprise. Alors cet aprèm, j’ai écrit sur Facebook :

Vous voyez le problème. Même décrire la situation semble un peu fou. Mais de mon côté, le problème est que je n ai qu’un mot pour tout ça : « push ».

En fait, c’est un peu plus compliqué que ça — l’anglais n’est pas si pauvre en synonymes — mais dans l’usage commun, c’est le mot le plus fréquent de loin.

Il faut que j’explique que l’on n’utilise plus le même verbe pour un seul numéro au lieu d’un numéro téléphonique entier, une partie de ma perplexité. Si on veut dire en français qu’il faut composer un numéro entier, on dit « Composez 01 23 45 67 89 ». En anglais, pour ça on dirait « dial », ce qui veut dire en français « cadran ». Imaginez pour un instant qu’il existe un verbe « cadraner », d’après ce truc que personne n’utilise plus :

Téléphone à cadran, Photo par Maksym Kozlenko, CC BY-SA 4.0

En fait, La Fille a grandi avec un tel téléphone à la maternelle. Ses profs avaient un téléphone — pas connecté ! — dit le « tattle-phone » (téléphone à cafarder), et elles ont dit aux élèves que s’ils voulaient cafarder sur un copain de classe, de le dire au téléphone à cafarder, et quelqu’un écouterait les plaintes. C’était l’idée la plus géniale que j’ai entendue.

Bon, maintenant vous avez cette référence et je peux l’utiliser dans l’avenir.

De toute façon, si on veut composer juste un numéro en anglais — « Composez 1 pour être ignoré par le service aux clients », par exemple, on dit « push ». On peut aussi dire « dial », mais c’est moins commun. Il y a des cons qui disent « press » au lieu de « push ». Si vous dites « press », je m’attends à ce que vous brisiez l’écran de votre portable, car ça veut dire appuyer, et sans cesse. Quelqu’un qui dit « press » a toujours tort.

« Press » est quand même en train de devenir le mot le plus commun pour ça. Je ne plaisante pas toujours quand je vous dis que je trouve l’anglais insupportable. Personne ne sait plus le parler.

En français, il y a souvent des panneaux pour expliquer comment ouvrir une porte. J’ai du mal à trouver une photo sur Wikimedia, mais vous reconnaissez sûrement « Poussez la porte ». En anglais, on dit :

Push sign, Photo par w_lemay, CC BY-SA 2.0

Si on harcèle une autre personne et pousse leur corps ? C’est « push ». Mon dictionnaire Oxford confond aussi « push » et « press » en traduisant appuyer :

On dirait « press » dans ces cas seulement si l’action dure longtemps. Sinon, c’est « push ».

Vous pouvez voir mon problème en apprenant la langue de Molière. Elle fait des distinctions que l’on ne fait pas, ou au moins pas autant, en anglais. Où je pouvais dire juste « push » avant, maintenant je dois me souvenir d’une pléthore de vocabulaire.

Mais pour autant que ce soit un problème, ce n’est pas pas du tout une plainte. Ce sont tous des actions différentes. Pourquoi ne pas avoir des mots différents pour les décrire ?

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour vous expliquer comment remplacer presque chaque « é » dans votre vocabulaire par « st » et toujours vous faire comprendre aux États-Unis.

Le don de plaquettes, version 2024

Peut-être que vous vous souvenez de mon article sur les dons de sang de l’année dernière. C’est encore une fois le temps de vous parler de ma cause préférée.

Je vous rappelle que tout ça est parti d’un événement malchanceux, quand la nièce d’une copine de classe au primaire, Sadie, est tombée mystérieusement malade fin 2021. Moins de 2 mois après un accident vasculaire cérébral à l’âge de 14 ans — 14 ans — elle est morte d’une leucémie. Elle avait 2 ans de plus que La Fille à l’époque, ce qui m’a profondément affecté.

À l’époque, la famille avait organisé une collecte de sang, mais elle est décédée avant que la collecte n’ait eu lieu. Je ne pouvais pas voyager au bon endroit pour en faire partie, mais j’ai donné des plaquettes — la chose la plus importante pour les patients atteints d’un cancer — au bureau de la Croix Rouge, qui gère la plupart des dons de sang aux États-Unis.

Cette année, la famille de Sadie organise une course de 5 km afin de collecter des fonds. Cette fois, ce sera pour son association caritative préférée, qui aide les animaux abandonnés :

Mais moi, je reste fidèle aux dons de sang car c’est la chose la plus utile que je puisse faire. Voilà, quelques photos de ma visite au bureau de la Croix Rouge hier :

Comme à chaque fois, j’y suis arrivé bien équipé pour prêcher la Bonne Parole sur la France. À chaque fois où je fais quelque chose de caritatif, je porte un de mes t-shirts avec une citation en français afin que tout le monde sache à qui il faut attribuer le mérite. Même chose avec le casque audio Focal — j’en ai d’autres d’ici, mais c’est un symbole.

Et qu’est-ce que j’ai écouté pendant mes 2 heures branché à la machine ? Les 30 ans de Taratata, bien sûr, mais avec un playlist pour supprimer Ed Sheeran. (Je dois garder l’enregistrement car je fais ces trucs soigneusement, mais si je n’allais rien toucher, dont le bouton d’avance rapide, j’ai dû me débrouiller.) Et si je vous disais que j’ai déjà appris l’une des chansons pour qu’elle soit la prochaine sur ma chaîne YouTube, et que je chantais donc en français pendant l’affaire ?

Comme j’ai dit la dernière fois, à ce point, on doit être un véritable Justin du 23 juin 2002 (le jour de la pire erreur de ma vie) — un naïf nonpareil — pour ne pas voir le futur. Surtout le reste de ce post.

C’est pourquoi je suis ici maintenant pour vous parler des plaquettes. Le don de plaquettes a le plus court temps de guérison — on peut le refaire toutes les 4 semaines, pas comme les 2 mois entre les dons de sang entier. Ça prend au moins 2 heures — ils vous rendent tout votre sang, moins les plaquettes, mais c’est un processus lent. Mais c’est aussi quelque chose d’essentiel pour les patients atteints du cancer, encore plus que le sang entier. Et la pire chose ? Les plaquettes durent seulement 5 jours après le don avant de périmer. « Heureusement », il y a assez de besoin dans ce monde pourri que les vôtres ne seront jamais gaspillées.

Je vais le rendre tout simple pour vous. En France, la Croix Rouge n’a rien à voir avec les collectes de sang. Vous avez plutôt l’Établissement français du sang. Cependant, il n’est pas le cas que toutes les maisons de dons peuvent prendre des dons de plaquettes. Voici la liste. Ne doutez pas que j’ai déjà tout lu. Voici l’examen pour vérifier si vous pouvez en donner. Ne soyez pas comme les américains, dont personne ne m’a suivi la dernière fois !

Saison 2, Épisode 42 — Du franc-parler sur le Tarn

D’habitude, les articles qui présentent les épisodes de la balado sont mon opportunité pour partager des nouvelles personnelles. Mais il n’y a aucune nouvelle plus important à moi que mettre ce lien en vedette :

Jours d’humeur : I’m back and I’m pas content

Je dois avouer que je n’ai pas la moindre idée à quel point il faudrait le prendre au sérieux. Je m’en fouche comme on dit chez moi (fiche + fout). Je suis ravi de savoir qu’il est en sécurité. Mais il y a plus d’anglais dans son gros-titre que dans presque n’importe quel article ici. J’espère qu’il ne s’est pas cogné la tête.

Plus tard aujourd’hui, je rendrai visite aux vampires du comté. Vous pensez que je plaisante, mais c’est mon devoir annuel. Comme a dit Q à plusieurs fois pendant les vrais films de James Bond, « Je ne plaisante jamais en ce qui concerne mon travail. » (Aucune idée si la réplique était traduite de cette façon.) Mon article de demain sera consacré à cette tâche, une des choses les plus importantes que je fais.

En quoi ai-je la maturité d’un gars de 5 ans ? ([Tout. Et mes excuses au gars. — Mon ex]) Plus qu’un évènement important approche, plus que je ne peux plus me taire. Je vous ai déjà parlé d’un de mes projets du futur — et le premier article arrivera cette semaine — mais j’en ai aussi divulgâché un autre dans les commentaires de l’une de mes blogueuses préférées ce week-end. À vous de chercher la bonne.

Vous souvenez-vous de la fois où j’ai écrit sur toutes les japonaises qui essayent de m’apprendre la langue en français sur Instagram ? Voilà, ce week-end Instagram a décidé que ce dont j’ai vraiment besoin est quelqu’une pour m’apprendre l’anglais en français. Je ne plaisante même pas un peu.

Je suis déçu de vous dire que les Chargers ont perdu une dernière fois pour terminer la saison. Ils vont avoir le 5e choix parmi tous les joueurs qui sortent des universités cette année. Une victoire aurait garanti un pire choix. Quel que ce soit, vous verrez sûrement que c’était encore une perte au dernier moment. C’est si rafraîchissant de ne plus être leur fan et devoir souffrir quand ça arrive à maintes reprises !

Notre blague traite des médecins. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi C’est pas le 1er, version janvier 2024, ma revue mensuelle de mes blogs préférés, La galette des rois au chocolat selon Valrhona, ma recette de galette pour cette année, et Tout ce qui brille, ma critique du film de même nom.

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Tout ce qui brille

En novembre, quand j’étais chez myPanier pour Vendredi noir, j’ai entendu une version de Chanson sur ma drôle de vie que je ne reconnaissais pas. L’appli Shazam m’a dit que c’était par deux femmes inconnues chez moi, Géraldine Nakache et Leila Bekhti. Si vous savez ce que cette chanson signifie pour moi — c’était LA bande-sonore de mon premier voyage en France — vous savez déjà que j’ai en savoir plus.

C’est ma plus grande faiblesse. J’adore vous écouter tous, et si je suis honnête, en particulier toutes, si vous me suivez. J’aimerais bien gifler ce con-là, le moi de novembre. Il m’a fait regarder le film d’où vient cet enregistrement, et c’est 2 heures de ma vie que j’ai bel et bien perdu.

« Mais Justin », vous me dites, « ça fait des mois depuis votre dernier colis de Paradis-sur-Terre. Comment avez-vous réussi à le regarder ? » Bonne question. J’ai un essai gratuit d’Amazon Prime en ce moment, alors ce film était compris. (J’ai une jolie stratégie. Je ne commande presque rien chez Amazon, alors à chaque fois où je le fais, ils m’offrent un essai gratuit.)

Alors, Tout ce qui brille. C’est le début en tant que réalisatrice de Géraldine Nakache, et après quelques recherches, il me semble qu’elle et Mme Bekhti sont les Deux Mousquetaires, ou si vous connaissez bien votre Disney, Mouseketeers. Elles jouent ensemble dans tout. Et franchement, ce film n’est pas la pire chose pour un début. Le grand problème, c’est que c’est La Boum à 20 ans, et ces comportements et angoisses ne sont plus mignons à cet âge. (J’ai aussi détesté La Boum, documentaire sur une vie dont j’ai été exclu.)

Notre histoire commence avec Ely (Nakache) et Lila (Bekhti) assises sur un banc où elles font des grimaces et parlent des personnes très à la mode :

Plus tard, elles essaient d’aller dans une boîte de nuit. Elles ne sont pas « sur la liste », mais elles réussissent à entrer par une autre porte. Ely est plutôt nerveuse, mais Lila est très confortable dans cet environnement et parle avec des gens — dont Maxx, avec qui elle échange des numéros.

À l’extérieur, elles sont agressées par un clochard, mais Ely l’assomme. Ça impressionne deux femmes, Agathe et Joan, qui leur offre un covoiturage pour rentrer

Ely et Lila mentent qu’elles habitent à Neuilly plutôt qu’avouer la vérité, Puteaux, pas loin (j’ai vérifié) mais apparemment beaucoup moins réputé. Elles doivent donc rentrer en marchant par la Grande Arche, et c’est ici où elles chantent « Drôle de vie » ensemble.

Mais une fois rentrée, Lila est frappée par une lettre de son père. Il est rentré au Maroc, il s’est remarié, et puisque sa vie d’avant est inconnue à sa nouvelle famille, il veut quitter définitivement sa fille. Le con. Ça fait descendre Lila dans une vie fantasmatique, ce qui ne comprend pas ses amis parce qu’elle cache la vérité.

On voit les vies quotidiennes des deux femmes. Ely a une petite sœur avec laquelle elle ne s’entend pas ; Lila a un copain, Éric, qu’elle évite de plus en plus :

Assises devant la Grande Arche, les deux font un escroc pour gagner de l’argent. Ils volent des t-shirts d’une association caritative à deux garçons, puis font semblant de collecter de l’argent pour l’association. C’est censé être drôle, mais elles ont commis plusieurs crimes !

Avec l’argent, elles achètent des chaussures chères dans une boutique, avec un plan pour les partager une nuit après l’autre.

Leur prochaine fête a lieu — ironiquement — dans un supermarché. Elles se retrouvent avec Maxx, Joan, et Agathe, et Lila s’en va avec Maxx. Ely est déçue.

Plus tard, elles sont invitées dans un resto par Joan et Agathe. Les deux font semblant qu’une amie, Carole, qui est mal habillée, est leur entraîneuse, pas leur amie, ce qui fait chier Carole. (Ne vous inquiétez pas, Carole est insupportable pour d’autres raisons.)

Éric affronte Lila, qui l’évite de plus en plus, mais elle ne s’explique pas :

Agathe et Joan surprennent les deux femmes en embauchant Carole en tant qu’entraîneuse. Mais Carole n’est toujours pas contente d’eux :

Finalement, Ely et Lila se battent car Maxx a quitté Lila, et Lila refuse d’avouer qu’elle ment sur tout à tout le monde :

Pour sa part, Ely est embauchée par Joan et Agathe en tant que baby-sitter de leur fils, ce qui est bizarre.

Ely loue enfin son propre appartement et quitte celui de sa famille. Lila la retrouve en train de déménager et essaye de se réconcilier avec Ely, mais Ely refuse de lui parler.

Lila, désespérée, ment à la propriétaire de la boutique de chaussures qu’elles avaient un rendez-vous. Mais impressionné par ses compétences de menteuse, elle embauche Lila en tant que vendeuse.

Pendant ce temps-là, Ely découvre la lettre du père de Lila (laissée dans un sac parmi ses affaires), et comprend enfin la vérité.

Maxx et sa copine viennent dans la boutique. Lila vend une paire de chaussures hyper-chères à la copine pour se venger de Maxx.

Ely cherche Lila, lui dit qu’elle sait tout, et les deux se réconcilient. Juste à temps pour recommencer de nouvelles aventures en boîte de nuit, n’ayant rien appris.

Au-delà de l’intrigue plein de gens superficiels, ce film a une bande-sonore remplie de musique extrêmement prétentieuse par un britannique avec le nom de scène The Streets. Si vous ne comprenez pas l’anglais, peut-être que ce gars ne vous dérangera pas autant que moi.

Ce film ne touche pas le fond des pires films français. Le troisième Visiteurs est vraiment hors comparaison, mais celui-ci ne fera même pas partie de mes pires 5. En même temps, il n’y a rien pour moi à recommander ici. Ely et Lila ne sont vraiment pas sympathiques, et elles s’entourent également avec des gens que je n’aime pas non plus. Et franchement, je m’identifie trop avec Éric, qui finit par être mal traité par Ely, non pas seulement Lila. Désolé. Mais ça fait maintenant 97 films français pour moi, alors le grand classement approche.