Le Projet 30 Ans de Taratata

Je laisse parfois des pépites qui passent sans se faire remarquer, comme celle-ci dans le bilan de 2023 :

Et je suis ravi de vous dire que cet épisode de Taratata a inspiré quelque chose de nouveau qui se lancera pendant la première semaine de la nouvelle année. Vous allez l’adorer !

Mais nous voilà. Aujourd’hui je dévoile le premier de plusieurs projets qui seront le futur du blog — car avouez-le, vous aussi, vous pouvez voir la fin du Tour d’ici. Le reste suivront tout le long de l’année. Ce projet m’est venu dans l’esprit avec mon enregistrement de l’épisode des 30 ans en boucle. Évidemment, il ne faisait pas partie de mes plans avant début novembre, mais il répond à de vrais besoins de ma part.

Pour une chose, comme je vous l’ai dit, il n’y a plus de cours de musique chez l’Alliance française ici, alors je manque d’une source de nouvelles recommandations. Autre chose, malgré mes efforts avec NRJ et RTL, je ne peux pas supporter écouter de la musique à la radio. Il vous étonnera, mais je n’ai jamais, même pas une fois, écouté de la musique à la radio exprès en anglais en tant qu’adulte. J’explique :

Je n’ai jamais aimé l’expérience de la radio. Mettez à côté les chaînes nostalgiques des années 60, les instruments de torture de mes parents quand j’étais petit. Que l’on ne puisse pas choisir la musique, pas de problème. Qu’ils choisissent toujours d’une toute petite liste plein de gens qui ne m’intéressent pas, c’est un gros problème. Que ces listes comprennent de plus en plus des rappeurs, qui disent un mot que l’on n’est pas censé dire ainsi que des choses horribles à propos des femmes, c’est inacceptable. Aux États-Unis, au-delà des chaînes qui ne jouent que du jazz ou de la musique classique, bonne chance pour trouver une chaîne qui joue de la musique populaire mais exclut le rap et le R&B tout court. (Pour ces buts, Beyoncé et Rihanna sont aussi offensives que M. 50 Centimes, connu chez vous sous le nom de 50 Cent.)

J’avais espéré que la radio française serait mieux à cet égard. Et il y a un sens où elle l’est. Je peux écouter ceci sur l’appli de NRJ :

Mais ça comprend des trucs comme Tayc ou Philippine Lavrey et Benson Boone et je ne veux ni des trucs qui sentent le R&B américain ni des « nouveautés françaises » chantées à moitié par un américain ! Pire, il y en a beaucoup plus comme ça :

C’est mon tableau que j’appelle simplement « Le Cauchemar ».

Mais ces chaînes de streaming sont quand même mieux que mes essais de la radio en live. La toute première émission que j’ai découverte en 2020 était Manu dans le 6/10. J’aime assez bien Manu et son équipe. Cependant, son idée de la musique est de jouer exactement ce que l’on a à la radio chez moi. C’est nul, ça. Je vous cherchais toute ma vie, sans le savoir, pour m’échapper de Britney Spears et tous les mauvais Justin (Timberlake et Bieber). Vous ne comprendrez jamais à quel point je pensais à utiliser le français en tant que raison de changer mon prénom, afin de mettre un terme à mon « lien » avec ces deux derniers.

Alors, le format. On va passer le long de l’émission du début jusqu’à la fin, et à chaque fois, j’écrirai sur chacun des chanteurs à son tour, de Zazie et Téléphone jusqu’à Shaka Ponk. Ça comprendra les artistes originaux pour les reprises : Joe Dassin, Johnny Hallyday, Françoise Hardy, etc. Je sauterai par-dessus de ceux dont j’ai déjà écrits, comme Véronique Sanson, et aussi tous les étrangers. Ça, c’est parce que je veux traiter tout le monde également, comme pour les départements, et mon article sur M. Ed Sheeran paraîtra le 32 du mois de jamais, comme on dit en anglais. Mais les rappeurs qui ont fait partie de l’émission — MC Solaar, Féfé, Oli, etc. — recevront leurs propres articles. Comme aurait dû dire Térence, j’estime que rien de français ne m’est étranger. Sauf les escargots. Et Jul.

(Au fait, il existe un moyen pour me faire goûter de l’escargot. Mais je refuse absolument de le faire tout seul dans mon appartement. À vous de deviner le secret.)

Je considère que ces trois heures du spectacle étaient la plus grande mine d’or de la chanson française que j’ai trouvée. Mais j’espère aussi que ce sera plus interactif que le Tour des Départements. En vous expliquant comment ça va aller, vous pouvez facilement trouver qui sera le prochain artiste du projet. Alors, suggérez-moi vos morceaux préférés, surtout s’ils ne sont pas les tubes les plus connus. Je suis preneur !

Je découvre le Tarn

On continue maintenant le Tour avec le 81, le Tarn. C’est le département le quarantième moins peuplé et les habitants se nomment tarnais. C’est notre douzième séjour en Occitanie.

Il y a des fois où j’ai des liens avec un département, mais il me fallait toute une vie, une nouvelle langue, et cette mission pour le savoir. Je pense à la Charente et le musicien Éric Laugerias, dans ma tête pendant 20 ans avant que je ne le connaisse finalement. Je pense à la Drôme et le chocolat Valrhona, ou la Loire-Atlantique et les biscuits LU de mon enfance ainsi que Jules Verne. Et ici, dans le Tarn, on est chez Toulouse-Lautrec, de qui ma grande-mère parlait tout le temps quand j’étais enfant. Je croyais qu’il devait être le plus grand artiste au monde. Plus tard, j’ai découvert les Tortues Ninja, donc de Vinci, Raphaël, etc, mais Toulouse-Lautrec était là avant tous.

On commence à la préfecture, Albi. Puisque l’on est bien chez Toulouse-Lautrec, notre premier arrêt est le Musée Toulouse-Lautrec (2 étoiles Michelin). Abrité dans le Palais de la Berbie (2 étoiles) ancienne forteresse du XIIIe siècle, on y trouve la plus grande collection de l’artiste au monde, grâce à un don de la famille. À côté du Palais se trouve la Cathédrale Sainte-Cécile (3 étoiles), avec l’orgue du troisième plus grand nombre de jeux en France et un grand chœur gothique, plein de statues qui avancent de l’Ancien Testament à l’extérieur au Nouveau à l’intérieur. On est très proche du Pont Vieux (1 étoile), datant au XIe siècle, et d’ici on peut suivre le circuit Azur des berges du Tarn (2 étoiles), qui passe par les fortifications médiévales.

Au nord-ouest d’Albi, on trouve la haute ville médiévale de Cordes-sur-Ciel (2 étoiles) que l’on ne peut pas entrer par voiture — soyez prêt à monter des escaliers. Chaque année, pendant que le reste du monde fête la Fête nationale, les habitants de Cordes ont la Fête du Grand Fauconnier, avec des costumes médiévales, des défilés et des concerts. Ne ratez pas les maisons du Grand Fauconnier et du Grand Veneur, parmi de nombreux bâtiments gothiques du XIIIe siècle. Puis, vous souvenez-vous de la Route des Seigneurs du Rouergue, rencontrée en Aveyron ? On la revisite à la Forterese de Penne, Grand Site d’Occitanie du XIIIe siècle, largement détruite pendant le XVIIe siècle. Le meilleur temps pour visiter est pendant l’été, quand il y a des animations et démonstrations des arts médiévaux : la forge, la teinture, l’enluminure, etc. Le Guide Vert l’ignore, mais c’est bien de la France insolite que l’on aime tant sur ce blog !

On continue vers le sud, à Lavaur, pour visiter la Cathédrale Saint-Alain (1 étoile). Ne ratez ni son jacquemart — « des automates utilisés pour frapper les heures au sommet des églises ou des beffrois » — ni ses fresques peints au XIXe siècle sur les voûtes en bois de l’abside du XVe siècle. Plus au sud, à Sorèze, on trouve l’Abbaye-école et le Musée Dom Robert, une ancienne abbaye fondée en 754 devenue école jusqu’en 1991. Le musée est consacré aux œuvres du moine Dom Robert de Dourgne, maître tapissier.

Au nord-est, on trouve Castres, ville natale de Jean Jaurès, alors notre premier arrêt ici est le Centre national et musée Jean-Jaurès, avec des expositions sur sa vie et celle de la IIIe République. Pas loin, on visite aussi le Musée Goya consacré à — non, pas la chanteuse yé-yé connue dernièrement pour Snoopy ! — l’art espagnol, surtout à trois tableaux de Goya, mais aussi des sculptures et d’autres collections. Juste au sud de Castres, on va marcher sur la passerelle de Mazamet, à 70 mètres au-dessus de l’Arnette. Et par « on », je veux dire vous, car je suis un gros poulet du premier rang. On finit avec une promenade parmi les rochers du Sidobre (1 étoile), une partie du Parc naturel du Haut-Languedoc.

Qui sont les personnages les plus connus du Tarn ? Il faut commencer avec Henri de Toulouse-Lautrec, peintre de la fin du XIXe siècle renommé pour ses affiches du Moulin Rouge, né à Albi. Le cycliste Laurent Jalabert est né à Mazamet. Jean Jaurès, homme politique, est né à Castres et a été député du Tarn pendant 20 ans. Le réalisateur de L’homme orchestre, Serge Korber, vivait à Brens. L’acteur Pierre Mondy, connu pour La 7e Compagnie, vivait à Albi ainsi qu’à Gaillac. Je dois avouer, j’ai trouvé des dizaines de joueurs de rugby liés au Tarn, mais ne sachant rien du sport, je ne peux en choisir aucun.

Que manger dans le Tarn ? C’est un département riche en produits locaux, dont l’ail rose de Lautrec Label Rouge/IGP et de nombreux fromages à base de lait de chèvre ou de brebis. En plats principaux, on trouve la soupe à l’ail rose de Lautrec, l’alicuit de canard — un ragoût fait de tout le canard (pas les plumes, bien sûr) — et le mourtayrol, un pot-au-feu typique du Rouergue. En dessert, il y a le poumpet, une pâtisserie feuilletée au citron, les croquants de Cordes, un biscuit aux amandes, et le mesturet, un gâteau à la citrouille à base de farine de maïs. Pour boire, il y a les vins de Gaillac AOP et IGP, dont 5 cépages blancs et 8 rouges.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Soyons francs

En 2021, j’étais à la FNAC d’Orléans pendant mon voyage d’été, où j’ai vu une BD. presque certainement ce tome vu les dates de sortie de la série :

©️Éditions Glénat

(Au fait, ce qui suit n’aura rien à voir avec le complotisme autour de ces gens. Allez regarder Benjamin Gates et le Trésor des Templiers si vous en avez envie. Mais dites-donc, « Trésor national » aurait été une traduction exacte de la VO.)

J’ai demandé à mon ami, qui servait en tant que guide ce jour-là, quelle était la « Franc-Maçonnerie ». Il parle très couramment l’anglais, ayant étudié ici à Elbe-en-Irvine (nous ne nous connaissions pas à l’époque), alors il connaissait le bon mot, les « Freemasons ». « Mason » se prononce de manière vraiment similaire à « maçon », et veut dire la même chose.

Mais ça m’a rendu curieux. « Free » veut dire plutôt « libre » (il y a aussi un autre sens de gratuit), et franc est tout autre chose. Mon dictionnaire Oxford a beaucoup de choix, mais franchement, le bon rapport n’est pas évident :

Les autre choix pas vus ici, ce sont l’ancienne monnaie et des cousins d’Astérix (mais pas d’Idéfix, lui étant un chien). On est en terre inconnue.

J’ai vérifié Wikipédia pour chercher l’origine. Peut-être que les Francs-maçons sont des Freemasons faits maison, d’où le « Franc » ? Wikipédia dit pourtant que c’est le même groupe aux racines écossaises que partout au monde. Mais j’y ai quand même trouvé un indice :

La franc-maçonnerie, ou plus précisément, l’Ordre des Maçons Anciens, Francs et Acceptés, est une société initiatique et philosophique dont les origines se perdent dans la nuit des temps.

Grande Loge du Québec

En anglais, on voit souvent les équivalents des mots « Anciens et Acceptés » sans un troisième, ici Francs. Je suis presque certain que ça veut dire franc comme le dernier sens dans ma capture d’écran. On a un mot comme ça en anglais, « franking« , ce qui signifie le droit de ne pas payer pour envoyer des courriers, exactement le « franc de port ». Mais on veut dire vraiment « libre », pas « gratuit », avec le « free » de « Freemasons ». Et en fait, il s’avère que c’est grosso modo ce qui dit le Trésor de la langue française :

FRANC-, élém. de compos.
Premier élém. de composés subst.; issu de l’adj., il forme des composés subst. masculins.
A. [Le 1er élém. signifie qu’il y a absence de liens de dépendance]
1. [Le 2e élém. est un subst. désignant la pers. dépourvue de liens] :
franc-juge* , franc-maçon* , franc-tenancier* , franc-tireur*
2. [Le 2e élém. est un subst. désignant la chose libre, dépourvue de liens, d’entraves] :
franc-fief* franc(-)parler*,(franc parler, franc-parler) franc-parleur* , dér.
B. [Le 1er élém. signifie qu’il y a absence de paiement de droits, de taxes, de redevances]
1. [Le 2e élém. est un subst. désignant la pers. dispensée de ces paiements] :

TLFi, franc-maçon, certains exemples omis

Il y en a plus, mais ça suffit. Entre les deux dictionnaires, il est bien clair que le sens de libre, être sans liens, est bien attesté, mais n’est plus productif de nos jours. On n’inventerait pas de nouveaux mots qui commencent par « franc ».

Mais ça explique aussi le titre d’un magazine que j’ai récemment croisé, Franc-Tireur, ainsi que franc-parler. En anglais, franc-tireur veut dire « sharpshooter » ou « sniper », et « shooter » et « tireur » sont certainement la même chose. Ces gens étant typiquement solitaires sur le champ de bataille, ça marche. En ce qui concerne franc-parler, j’aurais plutôt pensé au sens « honnête » comme on trouve dans le dictionnaire Oxford, mais le TLFi dit autrement.

On trouve ailleurs que ça explique un autre point de perplexité pour moi, le « coup franc » de football. En anglais, c’est encore une fois « free » comme « libre », mais assez proche de ce sens de « sans liens ou entraves ».

Alors, c’est assez de franc-parler sur franc. Je dois me taire avant que les Francs-maçons ne me soupçonnent. Nan, je plaisante. Mais Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour appuyer sur pousser.

La galette des rois au chocolat selon Valrhona

Nous avons une tradition chez Un Coup de Foudre — une galette des rois tous les ans, mais jamais la même deux fois (2021, 2022, 2023). Bon, 2022, n’était pas une galette en soi, étant les haguignettes, mais ce qui compte est être toujours à la recherche du temps perdu de l’Ombre Jaune des nouveautés.

De toute façon, j’ai dû vite choisir ma recette pour cette année, parce que La Fille quittera la maison pour la semaine plus tard aujourd’hui. L’année dernière, j’ai fait une galette proposée par Valrhona, mais avec de la pâte à brownies au-dedans. Cette année, je voulais revisiter la frangipane, mais de façon différente, alors nous sommes revenus chez Valrhona pour une recette différente. Voici la galette des rois au chocolat :

J’ai adoré le brownie de l’année dernière, mais cette frangipane au chocolat est super. La pâte d’amande produit de meilleurs résultats qu’une frangipane à base de poudre d’amande. Vous allez être le héros de votre Épiphanie. Allons la faire !

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Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est pas le 1er, version janvier 2024

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

Moi, je ne fais pas de résolutions. Je mets juste mon affiche préférée ici :

Erreurs : Il pourrait être le cas que le but de ta vie n’est que de servir en tant qu’avertissement aux autres. ©️ Despair, Inc.

Moi voilà. De rien.Vous pensez que je plaisante, mais en fait, elle faisait partie d’un calendrier que j’ai acheté pour mon bureau pendant les années 00.

Avec ce numéro, j’ajoute une nouvelle catégorie pour ceux qui restent actifs ailleurs même si rien n’a apparu sur leurs blogs. Si vous avez un compte Insta que je ne suis pas, dites-moi ! (Mais seulement Instagram.)

Nouveaux à moi :

Aucun ce mois.

Les habituels :

Actif ailleurs :

Mathilde’s little things continue de poster régulièrement sur Instagram — voici les décorations de Rockefeller Center à New York. Les Dédexpressions y est aussi — voici 7 expressions illustrées pour Noël. Un déjeuner en Provence a une super photo de Noël au centre-ville d’Aix-en-Provence.

À encourager :

Rien de nouveau chez Bessie’s Bazaar, La tête dans le panier, Et si Facebook disparaissait?, Le Petit Monde de Julie, L’Atelier du Phoenix, Les souris de Paris, Soigner l’esprit — Guérir la Terre, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Saison 2, Épisode 41 — À la batte avec Sébastien Berrouard

Commençons avec les bonnes nouvelles — 5 Minutes Avec est de retour. Mon invité cette semaine est Sébastien Berrouard, copropriétaire du site Passion MLB, consacré au baseball nord-américain, à la sauce québécoise. C’est pour ça que nous devions parler des Expos samedi ; on parle d’eux ainsi que de l’état du baseball au Canada. Je vous invite à le suivre aussi sur Twitter, ainsi que le compte officiel du site.

C’est le 1er est reporté jusqu’à demain, évidemment.

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais je vous ai parlé de découvrir les fans de baseball québécois il y a environ 2 ans. J’ai oublié de le citer dans mon article sur les Expos, mais vous pouvez voir que je vous ai dit la vérité car j’avais dit les mêmes choses avant — les Expos étaient spéciaux à moi même avant que je ne parle français.

Je ne vais pas écrire une recette dédiée, mais je vous avais dit que j’ai fait les TKOs afin de faire tout autre chose. Voilà — j’ai écrasé quelques biscuits, mis les miettes dans de la ganache, ajouté de la vanille liquide, et utilisé le tout pour remplir des macarons. Tout ça, c’était du travail. Mais je dois vous dire, c’était une réussite avec les amies de La Fille :

Je ne sais pas si je les ferais pour l’OCA. Cookies-and-creme est un parfum hyper-américain. Si vous me dites que vous aimez aussi les Oreos — pas les maison, je veux dire les biscuits industriels — je le ferai.

Oh, je dois me vanter un peu ! Des mères ont goûté ces macarons. Mon ex va en entendre parler. BWAHAHAHAHAHA ! Euh, je veux dire… je suis sûr qu’elle sera ravie que sa fille et ses amies en ont profité.

Pour le Réveillon, nous sommes allés dans un resto mexicain, El Torito Grill, pour le brunch. Peut-être que je vous ferai le chile colorado pour le 5 mai cette année. C’est très similaire à la birria, mais aussi l’un de mes plats préférés. Remarquez les huevos rancheros, des œufs au plat à la sauce tomate épicée. Sur la table de desserts, vous trouverez « arroz con leche », ou comme on dit, riz au lait.

Je suis déçu de vous dire que les Chargers ont perdu ce week-end. Ai-je perdu la tête ? Non, c’est qu’en Amérique du Nord, les ligues majeures recrutent de nouveaux joueurs en les envoyant aux pires équipes, pour égaliser les opportunités. Alors, maintenant qu’ils sont éliminés des éliminatoires, je veux qu’ils gagnent afin de rater cette opportunité. J’ai mes priorités !

Notre blague traite des politiciens. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Jeu d’échecs, sur mes bûches de Noęl ratées, Les TKO, un cookie de façon Oreo maison, et Le bilan de l’année 2023, le sommaire de tout ce qui est arrivé cette année sur le blog.

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Le bilan de l’année 2023

C’est la fin de l’année, et encore une fois (2021, 2022) le temps pour réfléchir un peu. Par rapport aux années précédentes, les hauts étaient moins hauts, et les bas plus profonds, mais il restait quand même des succès. Et non pas seulement pralinés. Revivons la montagne russe qui était Un Coup de Foudre en 2023.

Commençons comme à chaque bilan du blog, avec un collage de mes choses préférées :

À partir de la haut-gauche : Fête nationale à Montville, thon à la basquaise, mon dîner rhodanien, macarons « crème brûlée », moi au marché de Noël, religieuses

L’année a commencé avec deux moments qui ont fini par la définir : j’ai acheté le nouvel appareil photo avec lequel toutes les photos en haut (sauf celle de moi) ont été prises, et La Boulette, où j’ai gâché une nouvelle amitié. J’ai lié cette dernière huit fois dont maintenant, et ça sous-estime énormément à quel point elle me hante. J’en ai marre d’être radioactif.

En ce qui concerne le Tour des Départements, on a commencé l’année dans le Nord, maison d’un de mes plus grands coups de cœur, Lille, et on a atteint la Somme, en passant par d’autres inoubliables comme les Pyrénées-Atlantiques, le Bas-Rhin, le Rhône, Paris, et Seine-Maritime. J’appelle ces articles les joyaux du blog, mais même si je n’ai pas besoin d’un article dans un journal après chacun, j’aimerais qu’ils soient mieux connus.

Pour autant que j’adore ce que j’ai découvert chez eux, c’est les dîners qui les ont rendus des souvenirs à jamais ! En plus du thon à la basquaise, les macarons « crème brûlée », et mon dîner rhodanien, tous montrés dans la photo en haut, il y avait les merveilleux, la forêt-noire, le homard Thermidor, et le gâteau normand de la Mère Olhats :

En parlant de ce dernier, je me souviens surtout de la générosité du chef Pascal Olhats et son interview. Toutes les interviews étaient de vrais plaisirs, mais celui-là était l’étincelle derrière le lancement des interviews tout court. Je vous promets, 5 Minutes Avec reviendra, et bientôt.

Et puisque l’on parle de la balado, voyons des statistiques partagés par Spotify :

Mais certains de ces statistiques ne tiennent pas. J’ai certainement adoré parler avec Sév et Oth, pourtant : selon Spotify ici, c’était l’épisode le plus populaire, mais l’appli me dit qu’il a été joué 256 fois, et que 15 épisodes ont été joués plus que ça. J’aimerais aussi croire qu’il y avait une hausse d’auditeurs de 625 %, mais voici les statistiques jusqu’à maintenant :

Et les résultats fin 2022. Environ 13 000 lectures cette année est une bonne chose, mais loin d’une hausse de lecteurs de ladite taille.

En revanche, je suis certain que Spotify dit la vérité en rapportant que le genre musical le plus populaire parmi les auditeurs est la chanson française. Le mien aussi. Y avait-il un moment qui m’a touché autant qu’Eddy Mitchell sur le plateau des 30 Ans de Taratata ? Partager la Fête nationale avec la famille de mon amie rouennaise, c’est tout. Et je suis ravi de vous dire que cet épisode de Taratata a inspiré quelque chose de nouveau qui se lancera pendant la première semaine de la nouvelle année. Vous allez l’adorer !

Je suis un peu déçu par la très petite quantité de films que j’ai vue cette année. En partie, c’est la faute à La Fille et mon ex. À partir d’octobre 2022, le horaire de la garde de La Fille a changé. Au passé, j’étais toujours tout seul à la maison soit vendredi soit samedi. (C’est aussi la faute aux américaines, bien compris.) C’était possible de regarder un film chaque semaine. Pas plus. Seulement toutes les deux semaines maintenant, et je regarde souvent la télé française au lieu des films. Mais si je suis complètement honnête, la fréquence de mes achats chez la FNAC a plongé. Le flambé des prix — surtout l’électricité, le loyer, et la nourriture — est très mauvais pour le budget.

Pourtant, tout n’est pas perdu. J’ai découvert un grand amour pour la télé française avec Les Combattantes en 2022, et ça continuait avec « Meurtres à », HPI, Capitaine Marleau, et Astrid et Raphaëlle cette année.

Il n’y a pas de meilleur rapport qualité prix que lire, et cette année a vu Prospérine Virgule-Point, L’Ombre de Nyarlathotep, Les Rôdeurs de l’Empire, Outsphere et Outsphere 2.

Et peut-être la plus grande récompense de l’année était mes échanges avec d’autres blogueurs. J’ai rencontré le Chat Voyageur et La bibliothèque Roz pendant mon voyage en France (qui m’ont donné des souvenirs, en bas), j’ai reçu un merveilleux cadeau de Light&Smell, et Angelique m’a aussi envoyé quelque chose (malheureusement volée). À ne pas oublier mon amie lyonnaise qui voulait assurer ce dîner-là !

Merci de m’avoir aidé à dépasser toutes attentes :

Je réserve même un merci aux brouteurs, qui continuent d’apprendre leur métier grâce à mon guide détaillé. C’est toujours l’article le plus lu du blog, ainsi que le plus recherché :

Je remarque que parmi mes quatre langues, la seule sans une déception romantique — car jamais essayée — est l’espagnol. Il y a un message, là.

Et je réserve un dernier remerciement pour cinq amis des plus longtemps, bien avant le début du blog, qui sont dans l’esprit tous les jours. Vous avez visité quatre de leurs départements ces derniers mois : le Rhône, la Savoie, la Seine-Maritime et la Somme. La Vendée nous attend !

Merci de m’avoir écouté, de m’avoir lu, et on se reverra en 2024 !

Les Expos

Cette semaine est pleine de posts inattendues. Aujourd’hui, bien qu’il ne soit pas la saison de baseball, on va parler de l’ancienne équipe de MLB québécoise, les Expos de Montréal. Comme a dit la meilleure BD anglophone en ligne des années 00, Les Aventures du Docteur McNinja, il me faut vous raconter cette histoire afin que je puisse vous en raconter une autre. (Hélas, pas plus disponible en ligne, mais le lien est vers la FNAC.)

©️MLB, Droit d’usage raisonnable

On est en 1969. Pendant toute la décennie, les deux ligues de baseball américain ont connu une croissance rapide. La Ligue américaine (American League) a déjà passé de 8 équipes à 10 en 1961, et la Ligue nationale (National League) a fait la même chose en 1962. Mais les deux continuent de jouer dans des villes qui n’intéressent à personne, les Los Angeles et New York du pays. Et en plus, toutes les équipes sont aux États-Unis. Pendant ce temps-là, dans le monde de hockey sur glace, la Ligue Internationale n’a que des équipes aux É-U alors que la Ligue Nationale est également au Canada qu’aux États-Unis. Évidemment, pour accorder avec le sens clair de « national », la Ligue Nationale de baseball doit élargir ses frontières au-delà d’un seul pays.

C’est donc comment il est arrivé qu’en 1969, la Ligue nationale fait son expansion au Mexique avec les Padres de San Diego, et au Canada avec les Expos de Montréal. « Mais Justin », vous me dites, « vous êtes citoyen américain, né et grandi à San Diego. Cette ville n’est pas au Mexique ! » Alors, dites-le à notre Pat’Patrouille frontalière, qui a un point de contrôle sur l’autoroute (lien en anglais) entre San Diego et Los Angeles. Ben, c’est mon idée fixe, laissez tomber. On parle des Expos.

Le nom Expos vient d’un événement important, l’Exposition universelle de 1967, qui a eu lieu à Montréal. Le Canada abriterait plus tard l’Exposition spécialisée de 1986 à Vancouver, où je suis tombé amoureux de la langue française pour la première fois. Pourquoi ? Parce que les cartes canadiennes de McDo sont bilingues, et les Chicken McNuggets y sont aussi appelés Poulet McCroquettes. Je me suis trompé en croyant que les deux mots rimaient. Et j’ai trouvé ça la chose la plus drôle au monde. Mais c’est tout autre histoire. Ici, ce qui nous intéresse est le nom des Expos. Leur stade, construit plusieurs ans plus tard était nommé pour un autre événement, les JO de 1976.

Malgré le fait que les Expos faisaient partie de la concurrence dans la Ligue nationale, je les aimais bien. Montréal, tout comme Lille de nos jours, me rappelle le San Diego de mon enfance. De taille similaire, leur équipe avait toujours un budget similaire — c’est-à-dire loin de rivaliser celui des Yankees de New York où les Dodgers de Los Angeles. Leurs stars — Jeff Reardon, André Dawson. Vladimir Guerrero, Moises Alou — n’étaient pas le genre que l’on trouverait aux grandes villes, avec les plus hauts chiffres de coups de circuit, mais plein de coups sûrs, de la vitesse comme nulle part ailleurs, des moyennes au bâton élevées…ils jouaient au baseball de bonne façon pour gagner sans avoir beaucoup d’argent.

Sauf pour une fois. Ce que nos villes avaient en commun, c’était un manque de succès en octobre (le mois traditionnel des éliminatoires pour le baseball). Mais en 1994, il semblait que nous étions tous nous deux réussir des rêves — Tony Gwynn, mon héros des Padres depuis 1982, poursuivait une moyenne au bâton de .400, quelque chose de jamais vu depuis 1941. Et les Expos avaient enfin le meilleur record de toute la Ligue nationale. Il semblait que la Série mondiale serait gagnée par l’équipe québécoise. Il y avait du parler que l’équipe ajouterait des joueurs pour les éliminatoires, comme font les riches chaque année. Mais les propriétaires de MLB ont fini par annuler la saison parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec le syndicat des joueurs sur le prochain contrat.

Hélas, ce serait l’apogée des Expos. L’équipe a été achetée par un pauvre con, Jeffrey Loria, qui n’avait vraiment pas assez d’argent pour gérer une équipe professionnelle. Il a fini par revendre les Expos à la ligue, et en 2004, l’équipe a déménagé à Washington, D.C., où elle a changé de nom et est devenue les Nationals de Washington.

Aujourd’hui, le baseball canadien est centré sur Toronto, où jouent les Blue Jays. Un peu par défaut, elle est devenue l’équipe nationale. Mais si ce sport peut soutenir une équipe à Tampa, une ville d’un quart les habitants, on peut espérer qu’un jour le baseball reviendra à Montréal.

Les TKO

Voici une recette 100 % inattendue, suite à une demande 200 % inattendue. Je l’expliquerai, mais d’abord : Le plus grand chef américain est Thomas Keller, le seul d’avoir 2 restos 3 fois étoiles par Michelin en même temps (The French Laundry, Per Se). Parmi ses efforts pour nous les mortels est un resto dit Bouchon, et une boulangerie-pâtisserie qui va avec. Là, il fait sa propre version des cookies Oreo, et il les appelle « Thomas Keller Oreos », les TKO.

Et si je vous disais que je les ai fait en partie pour les rendre en miettes ? C’est vrai, mais je vous montre comment les faire en bas. Allons-y !

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Jeu d’échecs

J’abandonne.

Non, pas le blog. Je n’ai aucune intention de faire une telle chose. Mais j’ai essayé — comme j’ai essayé — de préparer une bûche de Noël vraiment originale, et après deux échecs complets, j’en ai assez. Mais après avoir gaspillé une somme à couper le souffle, il faut que j’en tire un post. Quelque chose.

Notre histoire commence en 2021. J’ai eu une idée pour une bûche tricolore, d’après le drapeau français. Pour aller avec, j’ai eu l’idée de faire une bûche aussi tricolore au-dedans qu’à l’extérieur, mais de façon différente — aux trois mousses au chocolat. Ayant récemment préparé le gâteau « Riviera » de Pierre Hermé, je pensais à utiliser sa crème au citron pour recouvrir l’extérieur, puis la décorer avec des glaçages miroirs des bonnes couleurs. Voici l’idée :

Mais ça n’a pas marché du tout. Cependant, la recette pour les mousses m’avait donné deux inserts, alors je l’ai refait plus selon la recette « Riviera », et les résultats m’ont donné une signature du blog, visible dans l’art de la balado ainsi que chaque C’est le 1er :

Mais cette idée restait dans la tête. Si vous ne comprenez pas ce que La Tricolore veut dire pour moi, bienvenue au blog pour la première fois, et commencez par ici.

L’année dernière, j’ai mis la bûche tricolore à côté afin de faire quelque chose en l’honneur d’une amie qui habite en Savoie. Je n’ai toujours pas trouvé une solution, alors c’était facile à me dire que j’y reviendrais plus tard.

Début décembre, j’ai décidé que ce serait le temps. J’ai eu une idée. Au lieu de préparer une crème au citron, avec sa couleur jaune, je préparerais des crèmes (sans citron) aux bonnes couleurs pour commencer. Le rouge et le bleu étaient assez évidents — et si les framboises et les myrtilles ne suffisaient pas, je n’hésiterais pas à les aider avec des interventions chimiques :

Et afin de renforcer la blancheur de la crème nature, du dioxyde de titane, ainsi que de la vanille liquide pour la parfumer :

Mais la première fois, j’ai suivi les conseils du moi de 2021, qui a dit que seulement 2 feuilles de gélatine auraient suffi. Et voici les résultats le Réveillon de Noël :

Franchement, j’ai su avant de la démouler — le centre n’était pas du tout aussi ferme que les bouts. Mais les trois mousses et le pain de Gênes étaient exactement selon mes souhaits. Je croyais que j’ai dû juste refaire la crème avec plus de gélatine. Mais une heure après avoir pris ces photos, le cauchemar est arrivé :

Je l’ai trouvée dans cet état au frigo. Évidemment, la crème ne resterait pas stable à température ambiante. Comme en 2021, il me restait assez de pain de Gênes et un autre insert, alors j’ai refait la crème. J’ai changé des myrtilles aux mûres, car il me semblait que la partie bleue était beaucoup pire que la rouge, et peut-être que le choix de fruits faisait partie du problème.

Je veux que vous voyiez le montage. J’ai mesuré avec un ruban pour égaliser les longueurs des trois parties, j’ai gardé un peu de la crème blanche pour souder le pain de Gênes à l’insert — bref, je croyais que j’avais pensé à tout :

Je ne sais pas vous, mais je trouve l’effet joli dans ces photos..

Après une nuit entière, voici ce qui m’est arrivé en démoulant le deuxième essai :

Les deux photos sont là pour vous montrer toute la bûche ainsi que les dégâts au centre. Évidemment, ce n’était toujours pas à la hauteur désirée, mais j’espérais que je pourrais au moins la servir à La Fille. Mais j’ai voulu vérifier sa stabilité. Je l’ai remis au frigo. 4 heures plus tard, il me semble que tout allait bien :

Mais une heure après ça, il est devenu clair que quelque chose n’allait pas :

C’est pas facile à décrire le problème. Est-ce que les bouts s’effondrent ? Sont-ils trop lourds ?

Une heure plus tard — six heures après l’avoir démoulée, mais presque tout ce temps au frigo — le cauchemar est revenu encore. J’ai pris cette photo au frigo, avant de la sortir au robinet.

Cette expérience m’a coûté chère. Le pain de Gênes exige 200 grammes de massepain (10 $), 4 œufs, et 60 grammes de beurre. C’est environ 13 $ pour faire tout ça pour les deux bûches. L’insert aux trois mousses ? 12 $ de chocolat, 50 cl de crème liquide (5 $), 7 œufs, du sucre et des feuilles de gélatine — disons 22 $ pour les deux inserts. La crème aux trois couleurs ? 8 $ de fruits, 4 œufs, 200 grammes de sucre, et 150 grammes de beurre, et 2-4 feuilles de gélatine — à chaque fois. Disons 13 $ deux fois.

J’ai donc gaspillé 60 $ pour absolument rien. La Fille et moi sommes d’accord — la crème aux framboises a exactement le bon goût, et va super avec l’insert aux mousses. Mais je ne peux servir ces bûches à personne et n’ose surtout pas les publier comme recette officielle.

J’ai le cœur brisé. Ainsi que ma « forêt noire moderne » ratée, cette bûche était censée être un chef-d’œuvre du blog. Je me sens très loin de trouver la solution, parce que l’absence du jus de citron est la seule différence, et le jus des framboises et des mûres aurait dû servi dans le même rôle. Il y a deux ans, cette même recette de crème s’est conservé au frigo pendant 3 jours au frigo sans problème. Il n’y aura plus de tentatives cette année, mais je n’ai aucune idée de comment régler ce cauchemar.